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Full text of "Histoire naturelle des coralliaires, ou polypes proprement dits;"

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4/. 

37) 




MU 



\ 



HISTOIRE NATURELLE 



CORALLIAIRES 



ou 



POLYPES PROPREMENT DITS. 



TOME TRCHSIÉME. 



HISTOIRE NATURELLE 



CORALLIAIRES 



ou 



ï¥Fl 



POLYPES PROPREMENT DITS 



PAB 



m L^nsnniT, 

Doyw de U Fanilié au SdtncM de Firif, Piûfeiiiui AdminiitoiteM 

an Uménm dlûftoiie natiirella. 



TOME TROISIËIIE. 



PARIS 
A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, 

RUB HADnraUlLLBj 12. 

1860. 
Tous 4roiis rés&rvét» 



4 
« 



SI 



fflSTOIRE NATURELLE 



DK8 



CORALLIAIRES 



ou 



POLYPES PROPREIENT DITS. 



SUITE DE LA SECTION 

DES 

HiDRÉPORiIRES iPORES. 



CINQUIÈUE GROUPE PRINCIPAL. 

FAMILLE DES FONGIDES. 

{FVNGIBM.) 

Un des caractères les plus généraux et les plus frappants 
des espèces qui constituent cette famille, consiste dans la forme 
courte et étalée du polypier, soit qu'il reste simple, soit qu'il 
devienne composé en se multipliant par bourgeonnement; 
mais cette tendance au développement horizontal n'est pas 
absolue et d'ailleurs ne présenterait pas par elle-même une 
assez grande valeur pour servir à définir un type particulier, 
si à ce trait extérieur ne venait se joindre un caractère orga- 
nique d'une haute importance. * 

Noos avons vu déjà que les loges comprises enlr^ les lames 

CoraUiaires. Tome 3. i 



a ZOANTHAIRES SGLÉRODEBBnÊS APORE8. 

cloisonnaîres 8m\ t^siAt libres d^ toute leur profondeur, 
comme chez les Turbinolides et les Dasmides» tantôt fermées 
de distance en distance par Ae» traverses lamellaires épithé- 
liques, comme ctj^z lea Oculinides et principalement chez les 
Âstréides. . 

Les Fongides montrait âm^ 1» structure de leurs loges 
interseptales une disposition nouvelle, et qu'on ne rencontre 
pas ailleurs. Le tissu épithélique y manque complètement, de 
même que dans les Turbinolides, mais le sdérenchyme der- 
mique des faces latérales des cloisons tend à se développer par 
places au-delà du plan de ces lames verticales et forme d^ 
saillies semblables à des verrues.oaà des tubercules qui s'avan- 
cent vers celles de la cloison voisine et s'y soudent; il en résulte 
que les loges viscérales sont plus ou moins traversées par des 
sortes de barreaux souvent très-étendus en hauteur, mais ne 
sont jamais complètement feripées (^). Cet appareil intercloi* 
sonnaire diffère beaucoup, comme on le voit, de l'endolhèque 
des Âstréides, tant, par sa. nature même que sous le rapport de 
son agencement ; on peut considérer les parties qui le com- 
posent, comme les analogues développés à l'extrême des grains 
qu'on observe sur les faces des cloisons dans la plupart des 
Turbinolides, des Âstréides et des Madrépc^ides. Ces organes 
transversaux, que nous avons proposé d'appeler Synapticules, 
varient un peu dans leur forme. Le plus souvent, et nous croyons 
que c'est le cas pour toutes les espèces de la sous-famille des 
Fongiens et pour la plupart des Lopho^ériens, lorsqu'on sépare 
violemment deux cloisons conliguës, on remarque, sur chacune 
des faces qui se regardaient, de fortes traînées verticales ou 
légèrement obliques, de matière sclérenchymateuse compacte, 
qui sont ordinairement continues et égales, mais qui quelque- 
fois se montrent comme étranglées de dislance en distance, ou 
tout à fait interrompues ; dans quelques genres, tels que les 
Trochoséris et Psammoséris, ces synapticules verticales sont 
petites, peu nombreuses et occupent seulement le fond des 
ïog^ ; mais la tendance au développement appendiculaire des 

(t) Voyespi.Dll,fig.U 



FONGIOEd. Ô 

cloisons se manifeste encore ici d'une manière remarqti^le* 
par le grand nombre et la forte saillie des grains cylindro- 
coniques et snbsj^iaifoTmès, qui hérissent leurs faces latérales. 
Les synapttcules paraissent n'avoir été vues par aucun des 
observateurs qui nous ont précédés, et l'on n'en trouve même 
pas Pindication sur les cloisons de Fongies dessinées avec tant 
de soin par M. Dana, dans le magnifique atlas de son grand 
ouvrage sur les Zoophytes. 

Dans tes espèces simples, les calices sont ordinairement 
superficiels et renversés latéralement ; ils sont toujours im- 
parfaitement circonscrits dans les espèces composées. Celles- 
ci s'accroissent par gemmation latérale et jamais par fissi- 
parité. 

Les cloisons ou les rayons septo-costaux sont formés par des 
lames parfaites ou faiblement perforées et ont toujours leur 
bord libre denté ou échinulé. 

Le polypier étant étendu en forme de disque ou de lame 
foliacée, les murailles occupent la base des individus. Les 
lames sclérenchymateuses qui les constituent sont souvent 
continues ; mais, dans beaucoup de cas aussi, elles sont plus 
ou moins perforées (^). En sorte que les Fongides, tout en se 
plaçant naturellement parmi les Madréporaires apores^ mon- 
trent pourtant dans la structure de leur polypier, l'indication 
très-nette d'un passage aux Madréporaires perforés, qui peut 
être suivi principalement par les genres Anabacia et Gêna- 
borna. Du reste, elles se distinguent bien des groupes précé- 
dents, par la présence des synaplicules ; et leur forme générale 
les fait ressembler aux Ëcbinoporines et aux Mérulinacées. 

C'est à M. Dana qu'on doit l'établissement de cette fa- 
mille, et ce savant sooologiste l'a renfermée dan s des limites 
qui sont, à très -peu de chose près, celles que nous adop- 
lons.ici. En 1849, M. Haime et moi avons publié une mono- 
graphie de ce groupe (2). 

(1) Voyez pi. D n, fig. !«• 

(2) Comptes-Rendus des séances de VAcad, des Sciences, 184^, t. XXIX, 
p. 70, et Annales des Sciences natureUes, série 3^ t. XV, p. 72. 



4 ZOANTHAIRE8 SCUÉRODERBlis APORtâ. 

Les Fongides comptent quelques représentants dans la for^ 
mation silurienne; elles ne deviennent un peu nombreuses 
qu'à répoque des dépôts crétacés, et la majeure partie des 
espèces appartient à Tépoque actuelle. C'est parmi elles 
qu'on rencontre les Madréporaires de la plus grande taille; 
il n'est pas rare de voir des individus ayant un décimètre de 
diamètre, et dans quelques espèces cette quantité peut être 
doublée ou même triplée. 

La modification la plus importante que nous offre le poly- 
' pier des Fongides, consiste dans la structure de la muraille qui 
tantôt est continue et tantôt perforée. Gettei différence nous 
a paru motiver la subdivision de cette famille en deux sous- 
familles : 

1^ Les FoNGiBNs dont la maraiile ou le plateau commun est 
plus ou moins poreux et ordinairement échinulé ; * 

2^ Les LoPHosERiENs dont la muraille ou le plateau com- 
mun n'est ni perforé ni échinulé. 

PREMIÈRE SOUS-FAMILLE. FONGIENS. 

(FUNGINJE.) 

Les Fongiens sont caractérisés par un disque ou un plateau 
mural dépourvu d'épithèqoe, en général fortement échinulé et 
toujours plus ou moins poreux. 

Parmi les dix genres que renferme cette sous-famille, sept 
sont jusqu'à présent exclusivement composés d'espèces vivan- 
tes, et les trois autres exclusivement composés d'espèces fos- 
siles. Deux de ces derniers sont propres à la formation juras- 
sique et l'autre à la formation crétacée. 

Le tableau suivant indique les caractères les plus saillants 
de ces dix divisions génériques. La structure subpoulrellaire 
des genres Anabacia et Gmabacia nous porte à en former un 
petit groupe distinct des huit autres dont les. cloisons sont 
constituées par des lames presque entièrement continues ; ce 
qui donnera lieu à l'établissement de deux Àgèles : les Fungta- 
de* et les Anabacimiés. 



eonstitaées 

par des 

lames 



FONOID18. 
[sin^etâiiooldt Initia. 

^^^let assesl coneaTe . . POftABACU. 

■y.2 1 nom- { 
™^'*»'/breiu;leJlibi» et forte- 
rayons 
sepio- 

cos- 



)lypierff ment con- 
\ Texe .... 



peu nom- 



nNHum« ;<cUniUée;/composé; ,7?^ f eowii et 

FcH««« cJŒ^^I«^yp^ J~^^^ ^^^ 

*îï* \^^^«\ tons snbradi«« ; eenx dn centre 

les \ tonjoors | | 1 anltilameUés , les antres 

I pancilamellés ........ 



tonjoars 
cloisons Idistincteetj 



fdfl 



de denx sortes; eenx <mi ooei^ 
I pent la ligne centrale snbr»* 
I aies, les antres non radiés. . 

\tens semblables et non radiés . 

simplement grannlée, le polypier simple 



.snbpo^llains; la mnraiUe îft.J'*™?'*- 
\ distincte ; le polypier jcomposé. 



HAMUmA. 
GâTTTABACU. 

HmsTounA. 
PoiiTPmuâ. 

liiClAAAGU. 

Amabacu. 
Gbubacu. 



FBSiiiER ▲GiLS. FONGIAGËES. 
{FUNGIÀCEJS.) 

m 

Cloisons constituées par des lames lyesque continues; la 
muraille toujours bien distincte et ordinairement échinulée. 



Genre f. FUHOIA. 



Fungia {par$), Lamarck, 8y$t, des apim, t. vert., p. 369, iSOi. 

Ptmgia (jpars), Monomyceê {pars) et Saliglossa {pars), Ehrenbeig, CoralL 
des roth. Meer., p. 48, 50 et 77, 1834. 

Herpetolitkus {pars), Leuckart, De Zooph. Cor. et gen. Jhmg., p. 52, 
i841. 

Fungia et Zoopt7iis, Dana, Expl. exped. Zooph., p. 318, 1846. 

Fimgia, Milne Edwaids et J. Haime, Ccmptes^end. de l'Acad. des Se., 
t. XXIX, p. 71, 1849. 

Le polypier est simple et discoïde. Lorsqu'il est très-jeune, il 
est subturbiné et fixé (i), mais il ne tarde pas à devenir libre par 
rupture de pédicelle, et il ne présenté plus de traces d'adhérence 

(1) La constatation de ce &it est dae à Stntchbury {An account of the mode 
of Orowth of the genus Pungia (Transactions of the Unnean Society, 1833, 
tXVI^p.495,pl.32). 



6 ZOANTHÀIBES SdJÊ^OtmRMBS APORK8. 

lorsqu^on-f observe dans l'étataduite ( i). La muraille est sensible- 
ment borizontale^ plus ou moins bérissëe de dents ou d'épines 
et irrégulièr£;meqt perforée; dans quelques espèces!^ ces perfora- 
tions dîsparabsent quelquefois avec l'âge. Le calice est subplan 
ou conrèxe; ses bords sont rep versés et il présente dans son 
mîKeu une petite fossette, au fond de laquelle on distingue quel- 
quefois une cokimelle rudimen taire. Les cloisons sont fort nom- 
breuses, plus ou moins dentées sur leur bord, et unies entre 
elles par des synapticules très-fortes; celles des ordres inférieurs 
se soudent à leurs voisines des premiers cycles; elles présentent 
souvent à l'extrémité interne de leur partie supérieure un lobule 
que M. Dana appelle très- justement la dent tentaculaire, parce 
que o'e^ sur elle que repose le tentacule. 

La conformation générale des parties molles de ces Madrépo- 
raires a été observée et figurée par plusieurs voyageurs (2), mais 
il n'a pas été fait de recbercbes sur leur structure intérieure. 
Toute la portion supérieure du corps de l'animal, correspondante 
à la partie lamellifère du polypier, est garnie de tentacules épars 
qui ne sont pas groupés en forme de couronne comme ebez la 
plupart des Zoantbaires. Dans les espèces figurées par MM. Quoy 
et Gaimard, ces appendices sont assez longs, mais dans celles 
observées par M. Dana, ils sont remarquablement courts. Ils 
paraissent être termikiés par une petite ventouse; cependant, 
quand l'animal a été renversé, il ne peut pas reprendre sponta^ 
nément sa position naturelle. 

Lamarck, dans son JSfistoire des/immaux sans vertèbres^ a com- 
pris dans ce genre, non-seulement les espèces qui viennent se 
ranger sous la précédeiite, car,açtéristique, mais encore un Dir 
phctenium (fimgia semibmcUa), un Fiabe/him (F. compressa), une 
Cyloseris (F. cyciolitesj, et enfin trois espèces composées qui ont 
été prises depuis pour types d'autant de gej&res. Après toutes ces 
éliminations, le groupe des vraies Fongies correspond assez exac- 
tement à l'ensemble des polypiers que Linné confondait sous le 

(1) Au sujet du mode de déyeloppemeut du polypier des Fopgies, je ren-: 
verrai à un mémoire publié par M. Haime et moi en 1848 (Observ. sur la 
structure et le dévehppefiwt des polypiers ; Annales des Sciences nat. série 3, 
4. IX, p. 7^, »1. 6). 

Ô) Forskal, Descript. animaliufa guœ in itinere orientait obsen?avit icpt^ 
nove, pi. 48. 

— JÇschscholtz, Isis, 1825, p. 746, pi. p, fîg. 19. 

— Quoy et Gaimard, Voyage de VÂstrolabe; Zoophytes^ pi. 

— kègne animal de Cuvier; Zooph,, pi. 82, fîg. 1. 



QDm àe JMMifp0rafttnf^e$, Im ZacfiUw de Mi Dmay Ooiiridérê 
par cet auteur comme un polypier ayant appartenu à une eâpèbe 
composée, nous payait an co^tt*aire avoir touâ tes caractères des 
Tëritables Fongies^ et nous ne voyons aucune riaison poui' l'en 
séparer. 

Les eqpéces assez nombreuses, comprises dans cette division , 
se rapportent à trois types secondaires bien diétinrcCs. Les unes 
ont les cloisons fortement dentées ou épineuses^ et Tépitbète de 
lacérantes leur convient bien ; les autres, que nous nommerons 
' subinJtegrœ^ offrent des lames cloisonnaires très-finement aentées 
ou crénelées sur leur bord libre et enfin nous désignerons par 
le nom de lobiférœ celiesdont les mêmes organes sont lar^^ement 
découpés, de manière à présenter des séries de lobes irréguliers. 

Toutes les Fongies appartiennent à l'époque actuelle, et on les 
trouve principalement dans l'océan des deux Indes et dâins la 
mer Rouge. he% fossiles qu'on» a décrits sous ce nom trouvent 
letir place naturelle dans d'autres genres, tels ({ne Cyclolites^ 
Micrabacia, uinabacia^ etc. 

S Â. — le hord des cloisons muni de denU sfùéformes. 

(FUNGIA LAGERANÎfi^.) 

§ B. — Le polypier circulaire ou subcirculaire ^ 

i. FUNCUA PATEULA. 

Fmgus sagcw9 NUi majora Cb» de TEcIum, ExoU P* i^* 1605. 

Funffus lapideus^ J. Bauliin et H. Gheiler, Hist. plant, univers., t. III, p. 815. 

1651. 
Champignon marin, etc., Seba, Loc. rer, nat. Thés,, t. III, p. 204^ tab. caa, 

no 2. 1758. 
Madrepora fUngites, Forskal, Descripf. anim, et Icon, rer, nat,, p. 134, 

tab. xui, fig. 1, % 3. 1775. 
Madrepora pateUa, EUis et Solander, Zooph,, p. i4S, Ub. 28^ fig. i, % 3, 4. 

1786. 
Madrepora pateUa, Gmelin, Linn, Syst, nat,, éàiU 13, p. 3757. 1789. 
Maérepora fimgiteSy Esper^ Pflanss, 1. 1, p. 60, Madrep., tab. i. 179f . 
Madrepora pcUeUa, Esper, ibid,^ t. I, Forts,, p. 75, tab. uni. 1797. 
Fungia agoTiciformis et patellaris, Lamarck, Syst, des anim, sans vert,, 

p. 370. 1801. 
Fungia agariciformis, OkeD, Lehrh. der Zoci,j 1. 1, p. 74. 1815. 
Fungia pateUaris, Lamarck, Hist, nat, des anim, sans vertèbr,, t. II, p. 236i 

1816. — 2«édit.,p.372. 
Fungia' agariciformis, Scbweigger, Jïând&. der Naiurgesch,, p. 414. 1820. 
FmgmptdelkuHs, mmtniàB, Dict, s4* mt^^ t. XVIi, p. 216; 1820. 



8 Z0ANTHA1BB8 SCtJÊaODEBBfiS AP0BS9. 

Fungkt paUUarit, Lamoinoox, Exp. méih., p. 52^ tab* zznn, flg. 1, % 5, 4. 

1821. 
Fungia pateUaris, Lamouroux, Encyd, {Zooph.), p. 419. 1824. 
Fungia agariciformis, Samuel Stutchbury, An account of the mode ofgrowth 

of ihe genu9 Fungia, in Trans, of the Lûm^Soc,, t. XVI, p. 485, tab. xxxu, 

ûg. 1-5. 1853. 
Fungia agaridformis, Ehrenberg, CoraU, des roth. Meer,^ p. 48. 1834. 
Monomyces pateUa, Ehrenberg, ilnd., p. 77. 
Fungia agariciformis, F.-S. Leuckart, De Zooph. CoraU. spedatim de gen, 

Fungia, p. 42^ tab. iv, f. 1-4. 1841. 
Fungia agaridformis, Dana, Zooph., p. 292, pi. 18, fig. 5. 1846. 

Fungia pateUaris, Miloe Edwards et J. Haime. Ann. se. nat,, 3« série, t. IX, 
pi. 6, fig. i. 1848. 

Fungia pateUa, Milne Edwards et J. Haime, Ann^ d, se. nat,^ 3^ sér., t. XY, 
p. 77. 1851. 

Polypier à bords (pielquefois sublobés daDs les grands exemplaires^ 
qudquefois plat et subdiscoîde^ mais en général un peu concave en 
dessous et convexe en dessus. Les jeunes restent fixés assez long- 
temps^ et conservent^ après s'être détachés^ une cicatrice large qui tend 
à disparaître de plus en plus^ et dont on ne trouve plus de traces dans 
les individus adultes. Les côtes sont très-serrées^ peu inégales^ bien 
marquées dans toute leur longueur^ quoique moins nettes près du 
centre ; elles sont formées par des pointes cylindro-coniques^ simples, 
serrées et modérément saillantes^ moins régulières. Le centre de la 
surface supérieure est^ en général^ un peu proéminent; la fossette 
centrale étroite, un peu allongée, assez profonde. Golumelle rudimen- 
taire ; sept ou huit cycles cloisonnaires, rarement plus. Cloisons fort 
minces, légèrement flexuBuses, à bord assez régulièrement divisé en 
petites dents subspiniformes très-rapprochées, qui se prolongent, sous 
forme de stries, sur le haut, des faces latérales ; ceUes-ci sont très-fine- 
ment granulées. Les individus adultes sont ordinairement larges de 
10 centimètres; on eu'^voit rarement de 15 à 20.. 

Habite la mer Rouge et Tocéan Indien, et se trouve aussi à Tétat 
fossile dans les terrains récents de la mer Rouge. M. Dana Ta recueillie 
à Singapore et dans la mer de Sooloo. 

Les anciens auteurs, L'Ecluse, J. Bauhin, etc., regardaient cette es- 
pèce comme une production du Nil (1). 

(1) « Ces cbampignoos, dit M. Peyssonoel (Traité du Corail, 2« part du ma- 
nuscrit, p. 39), ressemblent aux Monomadrépores, à la différence que ceHes-ci 
conservent leurs tuyaux élevés, au lieu que les champignons de la mer Rouge^ 
de môme que quelques-uns que j'ai observés dans la Méditerrannée, s'épanouis- 
sent, s'élargissent à leur sommet et deviennent plats. Les feuillets de la Mo- 
nomadrépore venant à s'élargir et à s'étendre horizontalement^ donnent à ces 
corps la figure de champignons. 

» ir y a cette différence entre les champignons terrestres et les marins., que 
les terrestres ont les feuilles dessous, et ceux de la mer les ont dessus^ parce que 
ces feuillets ne sont que répanouiçsement de la M/idrépore. Ainsi? «piçiqae je 



voNomis. 9 

2. FuNGu mnnFouA. 

Fungia agarieiformis nr. UmUfaiia, Dana, Zoojph., p. fS% pL IS, fig. 6, 
4846. 

Fungia iemdfbUa, Milne Edwards «t J. Haime» Ànn. dês <e« «o^., 9^ air.» 
t. XV, p. 78, 18W. 

Cette espèce a beaucoup de rapports avec la précédente (F. pakUa) 
à laquelle M. Dana la réunit. Elle s'en distingue pourtant par sa forme 
en général plus convexe^ ses épines costales beaucoup plus grêles^ 
ses cloisons plus minces^ plus nombreuses, et moins fortement den- 
tées. Les dents cloisonnaires sont très-petites, subégales> courtes et peu 
pointues. Les petites cloisons ont la partie interne de leur bord supé- 
rieur entière et relevée de manière à former un petit lobe tentaculaire. 
Diamètre, 10 ou 12 centimètres; bauteur, de 5 à 7. 

Habite la mer Rouge. L'exemplaire âguré par M. Dana, et qui est un 
jeune, provient de Tabiti. 

3. FUNGU DISCUS. 

Fungia âisciêty Dana, Zooph,, p. 291, pi. 18^ flg. 5, S*. 1846. 

Milne Edwards et J. Haime, Ànn. det te, nat., 9« sér., t. XY, p. 78, 

1851. 

Polypier presque discoïde, plan sur Ids deux surfaces, si ce n'est 
dans leur milieu, où l'on voit une faible saillie. Côtes peu inégales, 
serrées^ bien distinctes sur presque toute la longueur du rayon, formées 
par des épines cylindro-coniques qui sont plutôt fortes que grêles et 
subégales, mais inégalement rapprochées. Fossette centrale étroite, 
médiocrement profonde, un peu allongée. Columelle tout^-fait rudi- 
mentaire; sept ou huit cycles cloisonnaires. Cloisons sensiblement 
droites, peu inégales, anguleuses, médiocrement serrées; quelquefois 
elles sont entremêlées de petites pointes grêles. Les petites cloisons ont 
leur partie supérieure interne relevée et coupée obliquement en de- 
dans, de manière à former im petit lobe tentaculaire assez distinct : 
ce lobe est entier du côté interne et subdenté extérieurement. Diar 
mètre du polypier, environ 13 centimètres; son épaisseur au milieu, 
près de 3. 

Habite Madagascar. M. Dana Ta recueilH aux lies de la Société, à 
Tahiti. 

n'aie point eiamiDé ces Ghaoïpignons pétrifiés dans la mer^ je ne balance point 
de croire que ce sont de Téritabies genres ou espèces de Madrépores, qui con- 
tiennent comme les autres une pourpre ou ortie qui les forme. 

» Dans mes voyages en Egypte^ en 17l4 et 1715^ je n'ai jamais oui dire que 
le NU produisît de ces champignons. Etant logé chez M. Lemaire^ consul de la 
nation française, il oie montra de ceux qu'on lui avait apportés de la mer 
Rottge, Irès-iéeonde en ces productions. » 



IP ZOANTHAIBES 8|ia,«90«MUl£8 AP0RB8. 

I 

Madrffpora echinata, Esper, Pflanz., 1. 1, p. 72, Madr,^ up).n, fig. 1. 1791. 
j[N<rti Fallas.) 

Pungia agaridformis, Lamarck, HifiL des (mm. sans vertèbr., t. H, p. 1S36« 
1816.— 2« ôdit.^ p. 372 {Synm, exd.). (Non Lamk. Sywm, des a», sans ifert] 

Fïmgia agaridformis ^ Blainville, Dict. des se, nat, t. XVII, p. 216. 1820. 
— (pars), Bhrenberg^ Corail, deê roth. Mièt¥,y p. 48^. 1834. 

Futtffia confiHriifiaia, Dana, Zooph., p. 297, pi. 19, ftg. 8 et 6. 1846. 

— — Milfte BdwardB et J. Haime, Ann, des se, nat,, 5* «6r., t, XV^ p. 79. 
i8SH. 

Polypier subcirculaite ou un peu défonné. Surfaxïe inférieure concave, 
hérissée d'épines cylindro-coniques, fortes, serrées, simples, im peu 
inégales, éparses vers le centre, mais disposées sur le reste du disi^ue 
en lignes costales droites, et un peu inégales de 4 en 4 ou de 8 en 8. 
Sorfftce supérieure convexe. Fossette centrale oblongue, extrêmement 
étroite, peu profonde; on distingue à peine cpielques traces d'une 
columelle. Sept à huit cycles eloisonnaires. Cloisons serrées, minces, 
très-peu inégales quant à leuf sayiie, légèrement flexueuses, et pré- 
sentant sur leurs bords de petites dents un peu faibles et un peu iné- 
gales : les cloiscms des cinq premiers ordres so9:t uiii> peu épaissies 
dans leurs deux tiers internes, et ont leur bord irréguliàrement dé- 
chiqueté. Les cloisons des cycles inférieurs ont leur partiâ tentaculaire 
un peu élevée et coupée obliquement en dedans. Le diamètre est fré- 
quemment de 2 décimètres ou même plus pour une hauteur de 6 à 8. 
centimètres. 

Habite les lies Fidji, suivant M. Dana* Lamarck Tindique comme s^ 
trouvant dans la mer Rouge et Tocéan Indien. 

Un petit polypier provenant de Dosey, et rapporté par WL Quoy ^ 
Gaimard, qui Tout étiqueté F. pateUaris, panait toe un jeune â& 
cette espèce. 

^. FUNGIÀ JXBmATJ^ 

Fmgia dmitUa, Dana^ Zooph., p. 293^ pK 18, û$. 7. 1846. 
-^^ Milne Edwards et J, Qaime, Ann, dês se* nat,, 5« sér., t. XV, p. 80. 
1851. 

Polypier élevé. Surface inférieure très-convexe, hérissée de fortes 
é{>iBe6 eylindroldes, échinulée» au sommet et quelqu^^s ramiftéaB, 
qui suivent des directions irrégulières, sont éparses près du centre> 
mais se disposent ailleurs en séries costales très-distinctes et sensible- 
ment droites. Entre chacune de ces côtes épineuses, qui sont peu dis- 
semblables entre elles, on remarque ordinairement, près du bord du 
polypier, trois petites côtes peu saillantes qui correspondent aux cloi- 
sons des deux derniers cycles. Surface supérieure fortement saillante 
dans le milieu. Fossette centrale oblongue, étroite, asisez profond^^ et 
offrant des rudiments d'une columelLet^abi^ulaire^ Ëng^pé^jai si9pt^yt«' 



F0N6IDS8. 1 1 

cles^ mais le dernier maQC[ue fréquemment dans quelques parties de 
deux systèmes^ en même temps que sur d'autres points il peut se déve- 
lopper des cloisons d'un huitièine cycle. Les primaires^ les secondaires 
et les tertiaires sont presque égales^ plus élevées que toutes les autres 
et très-faiblement épaissies; letir bord est finement épineux^ comme 
plissé et un peu îrréguUèren^ent déchiqueté; les cloisons du quatrième 
cycle leur ressemblent beau coup, mais s'avancent moins vers le centre ; 
celles du cinquième sont plus régulièrement dentées^ et montrent un 
angle élevé dans leur partie tentaculaire ; les autres cloisons sont très- 
minces et peu élevées. Le diamètre des grands exemplaires est de 
2 centimètres, et leur hauteur de i . 

Habite Geylan et les mers de la Chine. Un petit individu de la Noh- 
velle-Hollande, rapporté par MM. Quoy et Gaimard, paraît être un 
jeune de cette espèce. 

6. FUNGU DiKAI. 

(PI. D10,fig.lO 

Futtffia ecfimaia, Dana» Zooph,, p. 204, pi. 18, fig. 8 et 9. 1846. (Nco Madr. 
eehifMtaj Efifer ii«c Pai^as.) 

fiunffia Danm, Miloa Edwavds et J. Haime, Ann. ées sc.nat^ 3« sér,, t. XV, 
p. ^, im. 

La surface supérieure du polypier un peu concave. Quarante-huit 
côtes principales sensiblemi^t droites, distinctes jusque près du cen- 
tre, mais beaucoup plus saillantes dans leur partie extérieure et for- 
mées par des épines très-fortes, très-granulées, inégales, quelquefois 
bifurquéos, en général d'autant plus grandes qu'on les observe plus 
près du bord; un égal nombre de côtes encore assez fortes, mais beau- 
coup plus courtes, alternant avec celles-ci, et dsois chacun des espaces 
compris entre ces quatre-vingt-seize côtes, sept autres côtes un peu 
inégales, suivant leurs ordres et à peine épineuses. Le centre du disque 
mural est faiblement épineux, et ne présente pas de traces d'adhé- 
rence. Surface supérieure un peu élevée vers le centre. Fossette cen- 
trale petite, étroite, un peu allongée et profonde. Columelle rudi- 
mentaire. Huit cycles complets. Cloisons très-inégales en épaisseur et 
en élévation. Celles des trois premiers cycles subégales, fortes, les plus* 
élevées à peu près droites; leurs faces sont finement granulées, et leur 
bord présente de grosses épines serrées, un peu inégales et mousses 
au sommet. Les cloisons du quatrième cycle sont presque aussi fortes 
et aussi élevées dans leur partie extérieure, mais elles sont tron- 
quées dans leur partie interne : celles du uinquième cycle, moins 
longues et plus amincies en dedans, n'ont de grandes épines qu'en 
dehors ; celles du sixième cycle restent beaucoup plus basses, plus 
minces^ et présentent sur leur bord de petites dents encore épineuses; 
enfin les autres cloisons sont extrêmement minces, très-peu éjevées et 
seulement crénelées. Diamètre, 16 centimètres; hauteur, 5. 

Habite^Manille (expédition de la Bonite). M. Dana l'a trouvée dans la 
mer des Indes et aux îles Fidji. 



l4 ZOiaTHAIBSS SGLÉaODSRMSS 1P08XS. 

mais peu épaisses^ angnlenses^ assez serrées et un peu inégales. Dia- 
mètre^ 10 à 12 centimètres; épaisseur, 2. 

Bami& lirf(oat«Ué4rUQdé. 

S A (pà^e T). $BJi. — Lé ^pi^ Mùngi H M^ 

elliptique. 

11. FimGIA EHRElirBÊRGI. 

Éàî%$huà êchinaià^ Ehreûterg el fieiûpric&, Ccfi^aU. des rotH, Mèer,, p. 50. 

1854. 
mrpetolWius EkrêtiAnrgHy Leàdart, Jh Zxjoph. Corail, et ien.'Ffmgéa^ p. 53, 

t^. ir, 1841. 

Ftmgia Ehr^nbergH, Dana, Zooph., p. 305, pi. 19, ûf;. 2. 1846. 

Fmnffia edikmta, Hihie Edwards» Àtku âa Bèffim tméttud de Cmrier {Zooph.), 
pi. 83,fig. 2 

Fimgia Shrenbergi, Mihie Edwards et J. fiaiflle, Afm. éd$ se, nat., 5* sér.» 
t. XV, p. 83. 1851. 

Polypier \m pôu épais, convexe en dessus, tm peu concave en des- 
scntô et sGins traces d'adhérence. Surface inférieure fortement hérissée 
de papilles spinif ormes échmulées et comme étoiléés, saillantes et ip- 
régulières ; plusieurs d'éntire elles se ramifiait dans les grands indi- 
vidus; celles qtii sont rapprochées du bord sont en général simples, 
mais grandes, et se disposent en séiies colles. La fossette centrale est 
extrêmement longue, étroite et peu profonde. €!olumelle trahicn- 
laire et tout-â-fait rudimentairé. Cette espèce est une de celles qui pré- 
sentent le plus grand nombre de cloisons; car, dans lès gi^ands exem^ 
plàires, on en compté jusqu'à 800 ou mtoie plus. Ces cloisons sont un 
peu flexueuses, alternativenfent minces et un peu plus fortes : léà 
principales sont peu inégalés entre elles en saillie, en épaisseur, et 
même en étendue; elles sont granulées latéralement, et leur bord est 
divisé en dents rapprochée^, assez grandes, peu inégales, faiblement 
échinuïées au sommet. Le grand axe est de 20 à 30 centimètres; le 
petit axe n'est guère que le tiers de cette longueur. La hauteur est 
de 4 ou 5 centimètres Les syuapticules sont teiUcales, un peu 
flexuetmès et trèspCbrtes; 

Habite la mer Rotige et se tronve fbsâilë dans les teft^siins récents 
de l'Egypte. 

12. FûiïGIA BCmiTATA. 

FfWfiNâ f}mrtntit,e(c.) Seba, loc. rer. nat^ Thés., U ttl, p. 205, tab. cxi, D04, 

1768. 
Madrupora ecMnata, Pâllas, Bknth. sooph., p. 284. 1760. 
MttdrêporapUettSyVSit. Ëiqper, Pfim»., Forts,;, U I, p« OO» Madr,, tab. lxxui, 

1797. 

Ftmffia UmoûèM» rsgtè lolAta subfiiêtcata, LajBMijcâk^ Bi»i* dst anim. sam 
verièbr., t. II, p. 237. 1816. — 2« éd., p. 375. 



' 



Fimgia pÊCtkuéit, Ebwboi^ CotaU. d$t rêih. M0êr., p. 00. MM. 
Fongiê Umace^ Blainville, Man, d^actin,, pi. 51, U^,Z, 1834. 
Fungia pectinctta et Her^toUthus Atippeln^ Leackart^ 2>0 Zoopb. Cor. «^ jfwi. 
ITViii^» p.4i et H tab. i. IS41. 

Futij/ia pwtiiàaia et iiiippeiii, Dana, Zoopft..» p. 502 et 304. 1846. 

Fungia eckhktfa^ Milne Edwards «t J. EOmé, àftK. des se, nat. 9* 8ér.,t. XV, 
p. 84, 1851. 

Cette espèce dSfi^re tr&s-peu de la F. Ehrenbergiy elle a la mteie 
fonne oblongue; mais^, ea général, elle est moias convexoi. ^ wAi»»i 
dans lés grands échantiilons^ les épines murales sont à peine rami- 
fiées. Le cara(y(ère qjal la distingue le mieux consiste dans rirré^uk*» 
rite beaucoup plus graiMie des dents cloisonnaires q/d 8a&t<aassi pins 
minces et plus échinulées. 

Habite les m&A d^Hûde 4i de la &âhë. 

Les espèces suivantes > que nous n^avons pas observées par nous- 
mêmes^ doivent (robablemeiit rentrer dans la section des Fvngiœ lor 
cenmtes, 

i3i. Fui«6»kK0Bftii>A>Ban8y.Ze<]|pàv p. â98>pL 1% %.7.<-»BiM; remar- 
quable par ses cloisons épineuses et les épines costales grosses et 
ramifiées. — Voici la description que nous trouvons dans» Touvrage 
de M. Dana : — « Orbiculaixe presque plate. Polypier à oloisona 
fortement inégales, écartées^ grossièrement découpées; surface in-* 
férieure à côt^s écartées et fortement écliinulée. — Habite leaUe» 
Fidji. » 

14* Fjjneiài eiOi^màyDana^.âwd., p. aOtft^ pL i% fig. 12. -*^ « Biflëte' 
de l&JP. Ehreféergij.^SiX foa dents doisonnaares^qni ne sontpaâ gra*- 
nuleuses et un peu^ pïhis: feetes, quoique de mi6me foittne. Un exem* 
plaire est long de; 14 pouces^ large de 6 et épais de d. L'oiûiitië 
(losfiettd bucBle) faitrpreiquttles dftui tiers de la longueur totale du 
j^ol^^lier; — Héhita les Iles! E^L » 

«J* Fmoik ASPïAMAi D«na> ibiâ,, p. 30S; pi. i^Ûg. tê, — r Ctolde, 
(dÉlfoBg3S^-cdli{|lîque, tSfoîs fois plus longue que btrge, coflcaiveoii ^uti* 
itoie^isIMeYiiremeiit. L'oririme médiaiie dû poljpier d6pâ:ssantTm 
peu la moitié de la loâ^eor totale. Les dents des doî^ons fbrtes^, 
grossières et spiniformes. )» Les dents de cette espSce sontezlrèiiiie- 
ment serrées. — Patrie inconnue. 

16. Fungia grassa, Danay Mé.y pi 304^ pi. 19^ fig. 13. — « Grande^ 
très-allongée^ deux fois aussi longue que large, fortement convexe 
et comprimée laléraâemenl^; très^oneav^ en dessous. Polypier trèè- 
solide ; cloisons fortement dentées, non granuleuses, à dent^ rondes, 
souvent larges d'une ligno 1/2 à 2 lignes; oririme divisée en 4* ou 
ou 5 parties; les épines* éb la 'surface inférieure très-serrées; -* Ha- 
bite les.ilM Fidji »^ 



l6 iOÂVTAAlRtS scLiâaoDÊaifiis APOECS* 

s ÂÂ. — les cloisons munies 4e dmUelures très- fines sur 
leur bord libre et plus ou moins épaissies dans 
leur partie interne (Fungus subimtkgils). 

17. FUNGU SCCÏABU. 

Punffut saxeus? Rumphius, Herb. Amboin*, t. VI, p. 248, tab. LixxYin, fig. 4. 
i7»0. 

Pi»ngi maHni, etc., Seba^ Loc. rer. nat, Thes.^X lU, p. 309, tab. cxn, H9» 28, 
S9 et 30. 1758. 

Fïmgia «ct4/arta,Lamarck, HUt. des anim. sans vertèbf.j p. S70. 1801. 

— » Lamarck, Sist. des anim. sans vertèbr.^ t. U, p. 238. 1816. —2* édit. 
p. 572. 

, Blainville, Diet. des sç. nat.^ t. Xyil«.p. 218* 1820. 

— — Lamouroux^ Encud, (ZoopA.), p. 419. 1824. 

— — Ehrenberg, CoraU, des roth, Meer,^ p. 50. 1854, 

Leuckart, De Zooph, Cor, et gen, Fungia^ p. 49. 1841. , 

— Dana, Zooph,, p. 301, pi. 19, fig. 10. 1848. 

— - Milne Edwards et J. Haime, Ann, des se, nat.^ 3* sér., t. XV, p. 85, 
la'&l. 

Polypier irrégulièrement eUiptii^ie, mince; la surface inférieure 
subplane, montrant une cicatrice centrale, des trous muraux très-peu 
nombreux, une muraille épaisse et des côtes subégales peu prononcées^ 
formées par des séries de très-petites épines échinulées et peu serrées 
et qui sont plus lâches et moins serrées dans le voisinage de la cica- 
trice. Surface supérieure subpkne. Fossette centrale profonde^ allongée 
dans le sens du grand axe du polypier; des traces d'ujie columelle 
tral>iculaire. Plus de 300 cloisons; eues sont serrées^ peu élevées^ on-* 
dulées^ fort minces, mais légèrement épaissies dans l^urs parties in* 
ternes^ peu inégales en saillie et en épaisseur, mais Tétant beaucoup 
en étendue; toutefois les petites se continuent enoftre profondément 
au moyen d'une lame très-mince. Leurs faces sont couvertes de 
grains très-fins et serrés, et leur bord présente des dents anguleuses 
•extrêmement fines et régulières. Grand axe du polypier, environ 
10 centimètres; petit axe 7; épaisseur dans le milieu 2. 

Habite la mer Rouge. 

18. FUKGU PAUHOtlKSIS* 

Funffia pawmolensis, Stutchbury, Trans, Um, Soc. London, t. XVI, p. 485, 
tab. xxxii, fig. 8» 1835. (Jeune.) 

— Dana, EoDpl. exped. Zooph,, p. 300, pi. 49, fig. 8, 1848» 
CydoUihes pnumolensis, Bronn, Ind. pqléont., p. 375, 1848. 

Fungia paumotensis, Miloe Edwards et J. Haime, Ann, des se. nat., Zfi série, 
t. XV, p; 88, 1851. 

Polypier irrégulièrement ellipti^e, médiocrement élevé, & surface 



1 



FON6IDES. 1 7 

inférieuTe concave et montrant une cicatrice très-efTacée. Muraille 
épiaisse> et ne présentant qu'un très-petit nombre de trous. Côtes très- 
serrées^ alternativement inégales près du bord extérieur du polypier^ 
subégales dans le reste de leur longueur; leurs épines sont serrées^ un 
peu fortes^ un peu irrégulières^subgranulées^ xm peu obtuses^ plus sail- 
lantes dans le voisinage du bord extérieur. Surface supérieure convexe. 
Fossette centrale profonde^ étroite^ allongée dans le sens du grand axe ; 
des traces d'une colimielle rudimentaire. Plus de 300 cloisons serrées^ 
flexùeuses^ très-minces^ mais graduellement épaissies 4ans leur partie 
supérieure et interne^ couvertes de grains très-fins^ à bord régulière- 
ment crénelé^ dont les dents très-fines sont plus senées et moins an* 
guleuses que dans la JP. scdaria. Hauteur, 3 ou 4 centimètres ; grand 
axe, 10 ; petit, 7. 

Habite les îles Sandwich, et, suivant M. Stutchbury, les îles de la 
Société. 

Cette espèce se distingue de la F. scuttaria par ses épines murales 
plus fortes, et ses cloisons plus épaisses en dedans et à dents plus rap- 
prochées. , 

La Fungia intégra^ Dana {Zooph., p. 296, pi. 19, fig. 4), est proba- 
blement très-voisine de cette espèce ; mais elle est de forme circulaire. 

Cet auteur la décrit ainsi : « Grande, orbiculaire. Polypier à cloisons 
inégales, faiblement dentées; surface inférieure à rayons écartés et 
inégaiu, fortement épineux; les épines souvent groupées, pjôtites au 
centre. » 

§ ÂÂA. — Le bord des cloisons largement découpé en 

lobes irrégtdiers. (Fcngije lot^kiie.) 

19. Fungia dentigera. 

Fungia dentigera, F.-S. Leuckart. De zooph. coralk, Spec, de gen. Fungia 
p. 48, tab. m, fig. 1 et 2. 1841. 

— Dana, Explor. Exped,, Zooph., p. 301, pi. 18, fig. 4. 1846. 

— Milne Edwards et J. HaimCf Ann. des se, nat, 3» série, t. XV, p. 86. 

1881. 

Polypier elliptique, médioerement épais. Surface inférieure un peu 
concave,montrant une muraille épaisse avec quelques trous irréguliers, 
une cicatrice centrale, et des côtes tantôt plus, tantôt moins inégales et 
fonnées par des séries d'épines très-serrées, granulées et obtuses, dont 
plusieurs sont souvent très-rapprochées ; ces épines sont plus petites 
près du centre et vers le bord extérieur. Surface supérieure un peu con- 
vexe. Fossette centrale assez profonde, très-étroite, allongée, dans le 
sens du grand axe. Columelle tout-à-fait rudimentaire ou nulle. Plus de 
300 cloisons flexueuses, serrées, minces, inégales en étendue, mais peu 
inégales en hauteur et en épaisseur, latéralement couvertes de grains 

CoràOiaires. Tome 3. 2 



i 



1^ ZOAKTHAIRES SÇSHJfRÇ^^ill^ÉS APOBE8. 

€^ i7è»#9iBj ioii odResyond 4ua teQi^inîto» eam^ma tmip» qvie dans 
caMi^^Motow^ (iQ9ad' «x» <ta palypiar^ i(^ qu. U, i^ntUp^trci»;^ 

p«lîi cu^ 7 («I 8 ; éfAto9)ir> % owi 4:. 
HaMte la mer= Rouge ; les fie» Sandwich, mÛTiuit M. Dana; 

20. FunGu biTKRSiDinrs. 

Fimgia âivêrHdêns, Milne Edwards et J. Haime, Àim. des jc. nat., 9* a^*t 
t^XY, p.87. 1851. 

B(d^çi:elMptlqB!e9.peujôlaf«ié^ aubfiiKaa ei^ dâflanaa^ àrpaiaeaeivireiii* 
en dessus. Muraille très-peu perforée, et présentant dans sour miiieu 
ut)e (^cajtrice ^ez.p^t^t^. Gâtes très-nomjbreuses^ très-étroites, serrées, 
assez saillantes, droites, distinctes depuis le bord de la cicatrice, fine- 
n^ent découpées ep. petits lobes spînuleux égaux. Fossette centrale 
grande,, un peu étroite^ allongée^, assez profonde. Golumelle bien de- 
ye]k)ppée, formée par des trabicules ascendantes un peu grêles et très- 
serrées. Quatorze ou seize systèmes apparents, par suite de Tinég^al 
développement d'un ou plusieurs des systèmes réels. Sept cycles com- 
plets, et en outre des cloisons d'un huitième dans les grands systèmes. 
Les clojboDs ont leur^bond. trèstdimeKemettt découpé^ suivant lês.ordres 
auxquels elles 9||^9]«tienneot et 1^ p^ipt 04 on l^s observe. Celle des 
trois premiers cycles présentent ordinairement, vers le dedans et vers 
le dehors, de grandes dents en forme d'angle ouvert, mais plus petit 
qu'un droit; vers le milieu de ces cloisons, les dents se termii;Lent en 
angle obtus, et non loin de leur sonmiet elles montrent, de chaque 
c6lê, \m autre angle qui rencontre souvent les dents voisines. Les cloi- 
sons des ordres inférieurs ont plus ordinairement leur bord découpé 
en lobes arrondis; et au-dbssous des sinus assez profonds qui séparent 
ces lobeà, on toit souvent des trous de différentes grandeurs, et qui 
résultent vraisemblablement de la rencontre des lobes par une partie 
éieyée de kw» honte latâraudu.Auireate» ces ^pta et^Ai lohesaent 
tpi^urs \m peut inréguUers et ui» peu dUMcenia mvain^ iesindi^d^ 
et Ui» sepUent aussi varies un peu avec TA^. Tontes les oloîsonfi sm% 
trè8r«qiaeese( trèt^senéea; celles des^denûers cy^toSidiv^sgent xm peu» 
dia leu:^ voisines d'ordres supénâurs» Isum faces latérales sool ooV 
ventes df grains ïnei^ d^tincts, épais et trèsrservés^ le& 8]inapti»iikMi; 
sent asses lasgûs. Hauteur du polypier» 2 centîiAèties 0» S,SI; grax&d 
aae, 13; petit axe, 10; étendue de laioâBette».^.; pcofondeui^un peut 
plu4 de i. 

Patne ineennue. 



rojn&ix«ic9« 19 

21. FUNGIA CRASSITJÏNTACULATA. 

Fungia crassiteniaeukUa, Quoy et Gaimard, V^y. de VAfML.^ Zoel,, t. IV, 
p. 182, Zooph,, pL ÎÀn tg. S, 4. 1B9S; 

Leuckart, De gooph, coraU. Spee. de gen. Fimgia, p. 47. 1841. 

Dana^ Zooph., p. 99&. 1846. 

mine Edwards, AtUu du règ. enim, {Zoofh,\ pi. 89, flgr» 1. 

— ^ Milne Edwards et J. Haime, Ann, des se, naL^ 5« sér.^ t. XV, p. 88, 
i8Sl. 

Nous UQ connaissons qu'un exemplaire de cette espèce; c'est celui qui 
a été rapporté par Quoy et Gaimard. Une cicatrice très -prononcée 
au contre d^ la^muxaille^mble indiquer qu'il est très-jeune. S&fonne 
est discoïde, mais un peu oblongue. La surface inférieure est plaaa et 
marquée de côtes sublamellaires, peu saillantes, et alternativement 
UB peu inégales^ à dents petites et très-surréesi Suoriace supénenate 
saisplBBû». Fossette centrale un peu alloi^ée, tooite^ assez j^iK^bnde; 
quelques trabieules cohimellaires. Sept cycleacloisomunres; le dernier 
manquant dans quelques parties des systtoes. Cloisons mmeee, très*- 
inégales, en saiUiie suivant les ordrei^ finement granulées latéralemest, 
à bord profondément divisé en lobes arrondis; ces bbos sontjnégaux 
sur une même cloison, et les plus grands soi^t les* plus rapp^hés do 
centre; les grandes cloisons ont ces lobes très^rononcés, quelquefois 
un peu sublobulés eux-mêmes, mais en génénd entiers. Les divisions 
du bord- sont beaucoup plus égales dans les petites eleison». Grande 
kffgeur du polypier, 7 centimètres; sa hauteur, près de % 

Eébite Vanikoro. 



Genre IL PODABikOIA. 

Agaricia (pars), Schweigger, Sandb. der Naturg.y p. 415, 1820. 

Paoonia (pars), Dana, ExpL Exped,, Zooph,, p. 322, 1846. 

Podabacia, MOne Edwasd» et h Bpipe, Qm^U-rend. de VAcad. des 
Se., t. XXIX, p. 71, 1849. 

Le polypier esc composé et adhérent par sa base. If est cons- 
titué par une lame assez épaisse et repHée de manière à former 
une CQupe ou une corbeille. £$térieureoient on ne voit que 1(6 
plateau commun qui est fortement échinulé et irréguliéreme^i; 
perforé. Toute la surface interne est couverte de calices distino- 
tement radiés et épars autour d'un parent central. Les rayons 
septo-coatauK sqnt très-longs et assez nombreux. 

Ce genre ne contient encore qu'une espèce, laquelle appar- 
tient à. KégoqfX^ iK^tueUe. Il se trouve indiqué dans l'ouvrage 



aO ZOANTHAIRES 8CLKR0DZR1IES APORE8. 

de M. Dana, qui le définît très-justement en l'appelant une Ha- 
lomitre retournée et pédonculée. 

PODABACU CEU8TACIA. 

Madrepora cnutacM, Pallas, Elenc^, xooph., p. 271. 1776. 

Madrêpora pUeus^ Eqwr, Pflanz,<^ t. I, p. 87« Maârep., tab. n. 1791. 

(Jenoe.) 
Àgarieia eœpUuiata, Schweigger, Handb. dor Naturg,, p. 415. 1829. 
Pavonia eœpUmuiatay Dana» Explor. Exiped.^ Zooph,, p. 3S2. 1846. 

Podabaeia cyathoides, Ifilne Edwards et J. Haîme^ Brit, foss. Corals^ Intr.^ 
p. Ixiiij. 1850. 

Podabaeia cnutaceat Mflne Edwards et I. Haime^ Ann, du se. nat,, 3* sér., 
t. XV, p. 98, 1851. 

Polypier fixé par son milieu, f onné d'une lame étalée ou leleyée par 
les bords, ou quelquefois dédoublée et sublobée. Surface extérieure ou 
inférieure criblée d'un grand nombre de pet^ trous, et hérissée de 
très-petites papilles spiniformes et échinulées, très-serrées et subsé- 
riées. Calices d'une seule sorte, subradiés, à fossette petite, mais bien 
distincte, à celumelle tout^-fait rudimentaire. Rayons septo-costaux 
longs, diU^ pour la plupart vers le bord extérieur du polypier. 11 
parait y avoir deux cycles complets, et seulement quelques cloisons 
d'un troisième oyde. Les rayons sont peu élevés, alternativement 
minces et épais; leur bord très-déchiqueté; leurs faces finement gra- 
nulées. Des synaplicules verticales bien développées et médiocrom^it 
écartées. Cette espèce folrme des corbeilles larges de 30 centimètres, 
et probablement même beaucoup plus grandes ; son épaisseur n'est 
guère que de 1 ou 2 centimètres. 

Habite Ceylan et le détroit de Malacca; M. Dana l'a aussi trouvée 
sur d'autres points de la mer des Indes orientales; Pallas l'indique 
comme provenant de l'océan Américain, mais cela est peu probable. 



Genre lU. HALOIOTSA. 

Fungia {pars)y Lamarck, Syst. des omm. s. vert. y p. 370^ 1801. 
Halomitra, Dana, Expk Exped,, Zooph,, p. 311, 1846. 

Le polypier est composé, libre et fortement convexe. Sa forme 
a été comparée très-justement par Rumpf à celle d'un bonnet 
polonais. Toute la surface supérieure est couverte de calices 
distinctement radiés et épars autour d'un parent central. Les 
rayons septo-costaux sont très-longs et assez nombreux. Le pla- 
teau commun est très-fortement écbinulé. 

Ce genre e^t très-voisiu du précédent, dont il ne diiftre que 



F0N6IIUB8. ai 

par sa forme générale et la liberté de sa base. Il appartient à 
Fépoque actuelle. 

HiXOMITRA PILEUS. 

Mitra polonica, Rumpf» Herb. Ambùin., t^VI, p. 248, tab. lxxxvAi, fig. 3. 
1750. 

Madrepora ficeus, Maratti, De plant xooph,, p. 46. 1776. 

Madrepora pUeus, Pallas, Ehnch, zooph.y 285. 1796. 

Linné, Syst nat., éd. 12«, p. 1273. 1767. 

Fungia pilent, Lamarck, Syst des anim, sans vert., p. 370. 1801. 

Lamarcki Hist. des anim. sans vert,, t. II, p. 237. 1816 — 2« éd., 

p. 374. 

BlainvlUc, Dict se, nat., t. XVII, p. 217. 1820. 

Lamouroux, Ehcycl, (Zooph.)^ p. 420. 1824. 

Halomitra pHeus, Dana, Expl, Exped., Zooph., p. 311^ pi. 21^ fig. 2. 1846. 

Milne Edwards et J.Haime, jénn, des se, nat,, 3' sér., t. XV, p. 97. 

1851. 

Polypier en lame assez mince. Sm*face inférieure montrant des trous 
muraux assez grands et irréguliers^ et hérissée de nombreuses épines 
et de grosses papilles qui sont raînifiées et échinulées; ces grosses 
papilles sont plus abondantes près des bords du polypier. Surface su- 
périeure très-fortement convexe, présentant des calices assez serrés, 
tous de même sorte, à centres très-distincts. Fossettes centrales bien 
marquées, un peu profondes. Golumelle papiUeuse, mais rudlmentaire. 
Trois cycles de cloisons; le dernier cycle est ordinairement incomplet 
dans deux des systèmes. Rayons septp-costaux médiocrement longs, 
un peu élevés, assez serrés, alternativement très-inégaux en épaisseur, 
mais très-peu inégaux en étendue ; la plupart ontune direction perpen- 
diculaire au bord extérieur du polypier, et sont à peu près droits : 
ceux qui occupent les côtés des calices sont fortement courbés et re- 
viennent, par leurs extrémités, à la direction générale. Les rayons 
t)rincipaux sont très-épais, lobés, avec les lobes renflés, denticulés et 
fortement écbinulés ; ils présentent en dedans un lobe bien distinct. 
Les petites cloisons sont fort minces et lobées. Les synapticules sont 
verticales, l^en développées et un p«u écartées. La hauteur des grands 
échantillons est de 20 centimètres ou même plus; la hauteur des ca- 
lices, 15 millimètres. 

Habite Tooéan Indien et Pacifique. 

C'est probahlement au genre Halomitre qu'il faudra rapporter la 
Volyphyllia fungia, Dana {op, cit., p. 316), qui, suivant cet auteur, est 
circulaire, convexe, sans calices disposés en une série médiane, et qui 
offre des centres calicinaux distincts. 

Voici la description qu'en donne M. Dana : a Circulaire, convexe et 
concave en dessous ; polypes complètement épars. Polypier assez fort, 
épais de 4 à 6 lignes; oririmes profonds, laiges de 1 Mgne à 1 ligne 1/2 ; 



aa ZOANTHAIRIS SCLÉRODERMÉS AP0RX8 

cloisons non radiées^ très-saillantes^ très-minces^ déièoupées et dente- 
lées^ longues de 3 à 5 lignes^ et les marginales de 6 à 12 Hgûes; sur- 
face inférieure à rayons serrés et écbinulés. p 



Genre W. <àlTMABACtA. 

Fungia (pars), Lamarck, Syst des amm. s. vert,, p. 370. 1801. 

Agancia{pars)i SclT^'eigger, Bandb.der Naiurg., p. 415. 1820. 

Herpolitha {pars), Eschscholtz, Isis, p. 746. 1825. 

Polfpkyllia {pars)j Blainville, Dict, des Se, nat., t. LX^ p. 305. 18âO. 

Cryptàbada, Milne Edwards et J. Haime^ Compt,'Tead. de VAcad, des 
Se, t. XXIX, p. 71. 18é9. 

Le polypier est composé, libre, toujours oblong, convexe en 
dessus, concave en dessous. Tous les calices sont distinctement 
radiés ; ceux qui occupent la ligne centrale le so&C cependant 
plus distinctement que les autres. Lés rayons septo-costaux sont 
courts et .peu nombreux. Le plateau inférieur est irrégulière- 
laent perforé et échinulé. 

Les Gryptabacies diffèrent des genres Fodabacia et Hqhmîtra 
par la présence d'une série centrale de calices principaux et par 
le faible développement des rayons septo-costaux. Elles se dis- 
tinguent des Polyphyllies avec lesquelles Blainville, M.Bbrcnberg 
et M. Dana les ont confondues, en ce que tous leurs calices sottt 
nettetnent radiés. Nous ne connaissons encore que deux espèces 
qui sont Tune et I*autre vivantes. 

1. Grtptabacia xalpinà. 

Funffus màrinus, etc., Seba, Thés., t. m, p. 905, tab. cxi, hp 6, et tab. gxh, 
no 31. 

Fungia tatpina, Lamarck, Syst, des anim, sans vert,, p. 570. 1801. 

taïpa^ Oken, Lehrb, der Naturg,, Zool, 1. 1, p. 74. 1M5. 

Lamarck, Hisi, des anim, sans vert,, t. ÎI, p. 257. 1816. — 2« édit. 

p. 575. 

talpa, Blainville, Dict, se, nat,, t. XVII, p. 216. i826. 

Agarida tai^, Schweigger, Bandb. der Naturg,, p. 415. 1820. 
Fungia tcdpa, Lamouroux, Encyd. {Zooph,), p. 419. 1824^ 
Herpolitha tcUpa^ Eschschollz^ Isis, p. 746. 1825. 

Polyphyllia talpa, de Blainville, Dict. des se. nat,, t XL, j>. 305. 1830.— 
Mon,, p. 339. 
— — Ebfenberg, CoraU. des roih, Meer.y p. 52. 1854. 
Polyphyllia sigmoides^ Bhrenbèrg, tMd., p. 52. Est un jeune exemplaire. 
PàlyphpUia ttilpa, !Dana, Expior, Ecbped,, Zooph,, p. 513, pL*21, flg.'5. f8l6. 



¥iXÊHUÊÊÊB. ^ 

Pà^kéma MéffMdm, batt, KM;, p. 114 

^Cniitibaciaéiripa, «iine EdfVilMs et J. Hfdm», BrH. foÊt.GwniÊ'j Ioir«, 
;p. Ix?!). 1850. 

Cryptctbacia talpina, Milne Edwards et J. Haime, Ànn, 4és se, nat,^ %• sér., 
l. XV, p. Ô5. 1851. 

Polypier en lame assez mince^ très-allongé^ ayant quelquefois la 
îùrctiù d'tmé croix à trois branbhes. Surface ihfériëul'e tùbntrant.des 
th)us petits Ëft ^régùHèr^^ feoseï estncés, ert hérissée <fe ti^-pëtitës 
papilles éehinulées très^sntfées. Tqus lesvalices subuadiés, mais eoux 
qui oceiipent le sommet le sont beaucoup plus disliacteméat : il parait 
Y avoir dans ces derniers, cinq cycles, dont le dernier serait incomplet 
âéUs deux dés ^étèttres. hè$ Àyonis septo-cb^aux ti^è^oxûfts : lë& uns 
Di^memeht ^»àis et renifles au milieu, sâfec^tiformcùi; ^autresèl- 
leiraant avec ceux^â m^s élevés^ très^mîaces, vouât fréquemment 
«'unir entre eux par un prolongement de leur lame au-devant des 
^grosses oloisons. Toutes ces lames septo-costales {Mrofondément créne- 
lées et échinulées sur leur bord supérieur, et très-granulée^ latérale- 
ment. La columeQe rudimentaire^ La longueur de ce polypier est èfe 
15 ou 20 centimètres pour une largeur de 6 à 8. On trouve quelquefois 
des exemplaires courbés éti itidâlë lëf^&B '4àx eux-mêmes. La largeur 
des calices centraux est de 6 ou 7 millimètres. 

Habite HaniUé. Lamarck Tindique comme prôvenaitt dé Tocéan In- 
dien. 

Si. Cètptabàgià leptopstlla. 

Potypf^pm ^pMfiiyttà, fStàétibéti^ CdrM. des ^àth. Steérés, p. )A.mk 

ftaba^ ÉSDpÊor. Wàopèd.y Êtàjjh,, p. dl4, pl;^, ftg. <l. iSKI. 

t. XT, )). e&. 1851. 

Cette espèce, distinguée par Ehrenberg, est très-voisine de la C. 
UOpay dont elle 6ù diffère par ses clolsoiïs priacit»aleis plùà minces, 
plus régulièrement développées et plus ci^épuès. 

Patrie inconnue. 

Genre V. fiDEEMMTOlJfeBà. 

Fwgia (pars)> Lamarck^ Syst* de$ anim. s. vert., p. 370. ISÔl. 

Setpetolifha (jpari), Ëscbscholtz, Jsis, p. t46. 1825. 

HaUglossa (pars), Hempricb et Ehrenberg, Corail, des roth. Jlfêer.,p. 50. 

Herpetolitkus (pars), Leuckart, De zooph. cor. Sjpeo. de gen^ Ptmgia^ 
p. 56. 1841. 

— Dana, Explor. Exped., Zooph^ p. 306. 1846. 

HerpeiolWui,Wîhïe Edwards et Jules Hume, BrU. foss. Oom^s^Intiad., 
p. xlvij. 1850. 

Le polypier est composé, libre, oblong, fortement ëtffafnûlë 






34 ZOANTHAUIZS SCLÉROOSBafÉB APOBES. 

en dessous. La surface supérieure présente des calices subradiés 
de deux sortes ; les uns, mnltilamellés, sont disposés en série et 
occupent la ligne centrale; les autres sont paucilamellés et ir- 
régulièrement épars. Les rayons septo -costaux sont forts, al- 
longés, alternativement minces et épais. 

Les polypes ont été observés à l'état vivant par M. Dana; ils 
ne s'élèvent que fort peu au-dessus du polypier et ne sont pour- 
vus que de tentacules rudimentaires, lesquels ne paraissent être 
que de petits renflements de la membrane circumlabiale. 

Ce genre a été établi par Eschscholtz pour recevoir les Fon- 
gies composées de Lamarck ; nous en avons séparé les Grypta- 
bacies^ dont tous les calices sont distinctement radiés. Nous ne 
connaissons encore qu'une espèce bien caractérisée, laquelle vit 
dans l'océan Indien. Celles qui ont été décrites par M. Dana 
n'en sont peut-être que des variétés. 

HeRPBTOLITHA UMAX. 

Funffus marmus^ etc., Seba, Loe, rer, nai. Tkes,^ t. III, p. 204 et 905, tab. cxi, 
vfl» 3 et 5. 1758. 

Madrepora pUeus, Ellis et Solander, Zoàph.^ p. 159, tab. lz?. 1786. (Non 
Linné.) 

Madrepora Umax, Esper, Pflanx., 1. 1, Forts, 77; Madr., tab. Lzm. 1797. 

Fungia Umacina, Lamarck, Syst. des anim, sans vert., p. 370. 1801. 

Fungia Umax, Okcn, Lehrb, der Naturg.j ZùoU, 1. 1, p. 74. 1815. 

Fungia Umadna^ Lamarck, Hist, des antm. sans vert., t. II, p. 237. 1816. 
— 2* édit., p. 373. 

Blainville^ Dkt^ des se. nat. t. XVIt, p. 216. 1820. 

Lamouroax, Ea^. méth., p. 52, tab. xly. 1821. 

HerpoUtha Umax, Escbscboltz, Isis, p. 746. 1825. 

HaUglossa Umacma, Ebrenberg, CoraU. des roth. Meeres, p. 51. 1854. 

HaUglossa interrupta^ Ebrenberg^ ibid.^ p. 51. 

HaUglossa foUosa, Ebrenberg, ibUL, p. 51. 

HaUglossa stMiris, Ebrenberg, ittid., p. 51. Est un exemplaire moDStmeox, à 
4 brancbes. 

HerpetoUtkus Umacma, Leockart^ De xooph. cor. Spec. de gen. Fungia, 
p. 56. 1841. 

HerpetoUihus sieUaris, inierrupta et ftiiUosa, Leuckart, ibid., p. 58 cl 59. 
HerpetoUihus Umacinus. Dana, Zooph., p. 307, pi. 20, fig 2. 1846. 
HerpetoUtkus iniem^tus? ibid., p. 308. 
HerpetoUt?ius foUosus ? ibid., p. 308, pi. 20, fig. 3. 
HerpefoUOim steUaris? ibid.^ p. 309. 

HerpetoUiha Umacina, Milne Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corals, Intr., 
p. hru- i850. 



FOMOioss. a5 

HwpetoiWut Umax, Mihie Edwards et J. Haime, Afm, des se, nat,^ 3* sér., 
t XV, p. 94. 1851. 

Polypier en lame assez mince > très-allongé, un peu convexe en 
dessus; la surface inférieure criblée de trous aUongés et semblables à 
ceux que produirait une lame tranchante comme celle d'un canif, et 
hérissée de papilles spinifc^mes très-serrées et simples. Le grand axe 
de la surface supérieure est occupé par un grand siUon qui résulte de 
la réunion des fossettes centrales d'une série de calices subradiés ; lors- 
que cette série se bifurque, ce qui arrive assez souvent, le polypier 
prend la forme d'une croix à trois branches. Les calices subradiés de 
la série centrale presque confondus entre eux, ayant la plupart de 
leurs cldsoBB parallèles, et seulement limités par quelques cloisons 
courbées dans le sens ^posé; les autres calices ne sont pas radiés et 
ne sont indiqués que par de petites fossettes, qui, à des distances très- 
inégales, semblent interrompre Iqs rayons septo-costaux; ceux-ci sont 
tous sensiblement parallèles et perpendiculaires au bord du polypier. 
«Ces rayons sont alternativement inégaux en épaisseur, les grands 
épais, les petits très-minces, tous finement denticulés; leurs faces 
montrent des cannelures verticales granulées. Ceux des calices du 
grand axe sont plus longs et plus nombreux que ceux de tous les autres 
calices; mais leur nombre varie dans tous. Columelle spongieuse, ru- 
dimentaire. 11 n'est pas rare de trouver des exemplaires de cette es- 
pèce ayant 30 millimètres de longueur ou même plus, pour une lar- 
geur une fois et denoie ou deux fois moindre ; l'épaisseur est de 2 ou 
3 centimètres. 

Habite l'océan des Indes orientales (suivant Lamarck). 

M. Dana décrit deux espèces qui ne sont peut-être pas distinctes de 
celle-ci. Ce sont : Eerpetolithus strictus (op. cit., p. 309, pi. 21^ fig. 1), 
de Tahiti; et H, crassns (op. ctï., p. 310, pi. 20, fig. 5), des îles Fidji. 

Genre VI. PpLTPHTU^Uk. 

Pdyphffllia {pars}, Quoy et Gaimaxd, Voy. de VAstroL, Zocph., p. 184. 
1833. 

— — - Hilne Edvirards et J. Haime, Compt^-rend. de VAead, des 8e., 
t. XJOX, p.71.1849. 

Le polypier est composé, lihre; oblong, convexe en dessus et 
concave en dessous. La surface inférieure est ëchinulée. Les 
calices qui recouvrent la surface supérieure sont de deux sortes: 
les uns., subradiës, occupent la ligne centrale; les autres, non 
radiés, sont représentés par des lames septo-costales courtes et 
séparées de celles qui les précèdent et qui les suivent, par des 
lames transverses minces. Ces petites lames transverses, qui ne 
sont que le prolongement interne des cloisons d'un cycle kifé- 



^ ZOAlfTHAIBSS ^tXJIllOlteBMlÉS APOHIS. 

rîeui^, )iâràiteent être analogues à des colùmelles rudîmeiuaires 

er. indiquent les centres calicinaux. 

Les ,polypes ne paraissent se développer que d^une manière 

tràs-incomplète et ne porter chacun qu'un seul tentacule qui 
4Sorr«spoad à la grande lame septo^-cctstiple dont il vient d'être 

fuestiou. M. Dana, qui^^nsi que <^aoyiBt Ociiniard, a eu l'oè- 
-casion de voir cê» animaux à l'ëtat vivant, nous appreffd anssi 
^e ces 'appendices labiaux sont très-courts {op. cit.). 

Les auteurs de ce genre^y comprenaient aussi la Fungia t^lpa 
de Laoïarok (Cn^tabaiciaJ, fui dïSère de la PofyjthyUia ptbfk 
en €€ que tous ses calices sont arsses dislltictenient radiés. Ce 
petit gk*oupe, d^ns les limites que nous lui assignons îciv fait le 
passage des Cryptabacies aux Lithactînies. TJne espèce, Poly- 
phyflia substetlata^ se rapproche beaucoup des premières^ et nous 
sommes encore incertains sur la place qui lui convient le mieux. 

i . POLTJPHTLUâ FttTlS. 

(pi.mi,fîg.i.) 

f\m0us saxeus oUongus? Rumph., Berb. irnôotn.^ t.yi, p. 2i6, tâb» tkzifni, 
fS^. % 1780. 

PdyjphyUia pehiSj Quoy et Gaimard, Vo^oge de fAstmUabe {Zoùj^,\ 'p. iBS, 
pi. 20, fig. 8 et tO. ftSSS. 

Polyphym$ «rofigti^, Blainville, Mon. (facftn., pi. S2, fig. 1. 1854. 

Pplyphyttiia pelmi, Dana, Zoofh., p. 315. 1846. 

^— <Milne Edwards et J. tEaime^ Ann. des se, nàt,. S* aér., t. XY, p. 9B. 
1851. 

Polypier en lame assez mince^ el]ipti((tte. La surface inférieure 
pensée de trous petits^ mais bien dijstincts et un peu écartés^ et cou- 
verte de stries costales subégales et irréguliàrement écbinulées^ qui 
tiniiteAMs ne |»résentent jamais de fortes éfm9s, éi sont plas saiBaMBs 
sur les bourrelets concentriques. Ces côtes se continuent sissez netter 
ment des parties centrales aux parties nA^^inales. La ligne centrale 
des calices radiés s'étend presque d'une exiréadté à l'autre du polypier ; 
dans ceux dont les centres sont les plus distincts^ on compte douze 
cloisons alternativement inégales. Ces cloisons^ de même que celles 
qui couvrent le teste de la sorface supérieure^ somt^ les unes trè»- 
épaisses, les antMs trèsHoninaes; les premières sent lég^ement-angu- 
kii6es> épineases sur leur bord, un peu renflées dans leur miliev^ 
striées et granulées latéralement; sur presque toute, la surface du po- 
lypier elles s(»it sensiblement dîroites et parallèles à leurs voisines, 
longues de 4 à 6 millimètres et perpendiculaires au bord; les petit» 
cloiscms ont leurs crénelures profondes et serrées; élies sont moins 
életées que les principales, mais aussi t^iokmgées qn^eles, et se rab- 



contrent fré<iueminent au-devant de celles-ci par leur bord interne qui 
86 recourbe plus ou moins. Les synapticules sont forces, verticales et 
un peu arquées. Les exemplaires que nous avons observés sont longs 
de 20 à 30 centimètres^ pour une largeur de 7 à 10; ils sont épais 
seulement de 5 ou 6 millimètres. 

Habite Vanîkoro et la NouveUe-lrlande^ d^oti Quoy et Gaimard l'ont 
rapportée. Ces mêmes voyageurs ont trouvé à la Nouvelle-Zélande 
un exemplaire qui diffère de celui que nous venons de décrire, par 
des cloisons principales un peu moins renflées et plus serrées , mais 
qui ne nous parait pas devoir constituer une espèce distincte. 

2. POLTPHTLLU SUBSYBLLATA. 

PolyphyOêa stArtéUata, de BlainviDe, DkL se, nat, t. LX, p. 33S(. 1830. — 
JUanml, p. 339 (sus dsserfptiOD ni flgvre). 

Blibie Edwards et J* Hiime, Afin, des se. nat. S* sér., t. XV, p. iOO. 

1851. 

Polypier en f etdlle mince, ressemblant beaucoup par la forme gé- 
nérale à la IPoîyphyîîia pélvis. La surface inférieure finement échi- 
nulée, costulée seulement sur les bords, peicée à des distances iné- 
gales de trous bien distincts et à peu près arrondis. Surface supérieure 
un peu convexe^ la ligne centrale distincte, mais fonnée d'une suite 
de calices seulement substellés, et dont les cloisons un peu arquées 
sont dirigées obliquement vers Tune des extrémités du polypier; sur 
le reste de la surface les cloisons sont, les unes droites» les autres un 
peu arquées, soit d'un côté, soit de l'autre, d'où résulte une apparence 
un peu étoile, mais sans qull existe toutefois de centres oalieinaux 
^Kstincts. Les cloisons scmt de deux sortes : les principales fort épaisses, 
surtout dans leur milieu, longues de <l ou 4 millimètres, & bord con- 
vexe rarement subangnleux, crénelé et écbinulé, à faces latérales 
très-granulées; elles portent ordinairement du côté interne une ou 
derux petHes dents paHformes très-minces. Les petites cloisons, qui 
alternent avec les précédentes, sont toujours bien moins élevées; leur 
bord est horizontal et régulièrement crénelé; elles se confondent au- 
devant des principales dans des amas transversaux de substance com- 
pacte finement granulée. Epaisseur clu polypier, 6 ou 7 millimètres. 

Habite l'île Waigiou (Holuques). 

Bkinville (IhtU des so.nat., t. LK, p.30$, et Jran.,p. 33») a aMmné 
PeiyphyiHa eohmata, «rtiMa et eoadsmata, trois polypiess du nanée 
de Gaan'dant il n^apaa donné la descriftion, et que nous n'avona pas 

retrouvés dans la collection de cet établissement. 



a8 ZOAIfTHAIBM 8CLÉRODBi|9CÉS APORBI. 



Genre VIL LITHACmiIA* 

LithacHnia, Lesson^ lUustr. zooL 1833. 

FolyphyUia? {pars), Dana, EscpL Exped., Zooph., p. 317^ 1846. 

Le polypier est composé, libre et discoïde. Le plateau com- 
mun est échinulë. Tous les calices sont semblables entre eux, 
non radiés et représentés par des lames septo-costales , courtes, 
séparées ^e celles qui les précèdent, et de celles qui les suivent, 
par des lamelles transverses et minces; ces lamelles transverses, 
qui sont en continuation avec le bord interne des cloisons in- 
férieures, paraissent être analogues à des cloisons rudimentaires. 

Ce genre nous montf*e la confusion des individus portée aussi 
loin que possible ; il n'existe pas ici un seul centre calicinal dis- 
tinct, et jusqjoi'à présent nous ne connaissons pas d'autre exem- 
ple de ce fait parmi les polypiers. 

1. LiTHACTINIA NOY^-HlBBRNIiB. 

LithacHnia Novœ-HibemùBy Lesson, lUustr, zod , pi. 6, fig. i et 2. 1833. 

Dana^ Ea>pl, Exped., Zooph,, p. 316. 1846. 

Milne Edwards et J. Haime, Ànn, des se. nat, 3" sér., t. XV, p. 101. 

1831. 

Polypier en lame mince^ presque plane ou légèrement bosselée en 
dessus. Surface inférieure présentant quelques lignes concentriques 
peu prononcées, percée de trous assez petits, bien distincts et un peu 
irrégulierS; couverte de papilles granulées, et, en général^ peu sail- 
lantes, qui ne se disposent nettement en séries costales que tout près 
du bord du polypier. La surface supérieure ne présente pas un seul 
calice radié, mais est couverte de cloisons alternativement inégales^ 
dont les principales sont épaisses, longues de 4 ou 5 millimètres, un 
peu saillantes et un peu anguleuses en dedans^ épineuses sur leur 
bord, très-granulées latéralement^ sensiblement droites et perpendi- 
culaires au bord du polypier. Les petites cloisons, qui alternent avec 
celles-ci; sont moins élevées, à bord horizontal et profondément denté^ 
très-minceS; et s'unissent fréquemment entre elles par leur bord in- 
terne au-devant des cloisons principales où elles se courbent plus ou 
moins. Diamètre du polypier, 14 centimètres; son épaisseur, 6 à 8 
millimètres. 

Habite la Nouvelle-Irlande. 

Il nous parait probable que la troisième section du genre PoJy- 
phyllia de M. Dana comprend les Lithactinies, puisque, d'après cet 
auteur^ leur caractère est de manquer de calices disposés on série mé- 



V0NGIDB8. 19 

diane j et d'avoir les centres càlicinaux indistincts. Les deux espèces 
décrites sont : 

2. LiTHACTiNU? pheiformis. — Polyphyllia pileiformis, Dana {Expl. 
Exped.y Zùoph.y p. 317^ pi. 21 , fig. 4). — «Très-grande^ presque hé- 
misphérique ou en forme de bonnet , à sommet très-largement ar- 
rondi; les jeunes individus patelliformes. Polypier mince^ épais d'un 
tiers de pouce^ fragile ; cloisons partout isolées^ longues de 2 à 3 li- 
gnes; en aucun point on n'observe d'oririmes distinctes. — Habite 
les iles Fidji, n Dana. 

3. LiTHÂCTiNU? GALBRiFORitis. — Polifphyllia ga/m/brmis^ Dana (op. 
ci*., p. 317, pi. 21, fîg. 3). — « Conique-hémisphérique, piléiforme, 
avec Textrémité étroite; les jeunes individus renversés, en forme 

. de coupe et hémisphériques. Polypier tout-à-fait mince, épais d'un 
quart de pouce et fragile; cloisons partout isolées, longues d'une 
demi-ligne à deux lignes; en aucun point on n'observe d'oririmes 
distinctes. — Habite les îles Fidji. » Dana. 

Genre VIII. mCBABAGIA. 

Fungia {pars), Goldfuss, Petref, germ,, 1. 1, p. 50. 1826. 

Cyclolites {pars) y Broim^ Index paléont,, p. 374. 1848. 

Micrahacia, Mibue Edwards et J. Haime, Compt-rend, de l'Acad. des 
Se, t. XXIX, p. 71. 1849. 

Le polypier est simple, lenticulaire, plano-convexô et sans 
trace d'adhérence. La muraille est sensiblement horizontale ; 
elle présente des côtes fines, non échinulées et simplement gra- 
nulées, qui alternent avec le bord extérieur des cloisons ; les 
sillons intercostaux montvent des séries régulières de petites per- 
forations. Les cloisons sont médiocrement nombreuses, droites, 
denticulées et restent libres ptir leur bord interne. La cotumelle 
est rudimentaire ou nulle. 

Ce petit genre se distingue bien des Fongies dont le polypier 
est également simple, par ses côtes non échinulées et qui ne 
correspondent pas au bord inférieur des cloisons. On ne con- 
naît encore que deux Micrabacies qui appartiennent à la for- 
mation crétacée. 

1. MlCHABAGlA CORONULA. 

PwpUes nUfmr, Lhwyd, LUhoph. Brit. /con<^.,tab. m, flg. 1M. 1760. 
PorpUCy Knorr et Walch, Aec. des mon. d9s catast», t. III, p. 188, suppl. 
pi. 6*, flg. 4, 5, «, 7. 1775. 



32 ZOANTHAIRES SCLÉRODERMÉS IPORSS. 

Fungia oHnditês, Lunonioux, Expos, mM., p. 86, tab. isuan, fig. i, 2, 3. 
1831. 

Funffia lœvis, Goldfiiss, Peiref. germ.^ 1. 1, p. 47, pi. 14» fif. 1. 1896. 

CycMUes lœvis, de BUinyflle, DM. ic. naU, t. LX, p. 301. 1830. — M<m., . 
p. 335. 

Fungia lœvis, Hilne Edwards, ^éd.ée Lamatek, t. II, p. 375. 1836. 

Fungia compkmata, Miloe Edwards, ibid. 

Fungia orMUes {pars), Micbelio, Icon, xooph,, p. 221. 1845. 

CydoltOws orbuUtes et comipianatus, Bronn^ Index paleont,, p. 374. 1848. 

Ànabacia arbttUtes, D'Orbigny^ Prodr. de paiéont., t. I^ p. 321. 1850. 

Anabacia bajociana, i|>id., p. 292. 

Anahada orbuUtes, MUne Edwards et J. Haime, Brit, fiyss, Corals, p. 121» 
pi. XXIX, fig. 3. 1851. 

Anabacia compianata, Mihie Edwards et J. Haime, Ann. des se. nat.j 3* sér.» 
t. XV, p. 90. 1831. 

Fungia kevis, Q^enstedt^ Handb. der Peiref., p. 650, pi. 59^ fig. 18 et 19. 
1852. 

Polypier affectant la forme d'une lentille plane-convexe^avec iinbord 
épais et arrondi. Fossette caliculaire circulaire, petite et peu profonde. 
Cloisons très-nombreuses (140 à 150), très-serrées, égales en épaisseur, 
et en hauteur^ mais variant entre elles en largeur (c'est-à-dire dans 
la direction du centre du polypier à sa circonférence), et terminées par 
un bord ûnemcnt et régulièrement denticulé ; les petites cloisons se 
réunissent aux grandes par leur bord interne, de façon à faire paraître 
celles-ci bifurquées. Surface inférieure du polypier souvent concave. 
Diamètre, 16 à 18 millimètres; hauteur, environ 7 miUimètres. 

Groupe oolitique Inférieur : Environs de Gaen; Hirson (Aisne); 
plaine entre Toul et Nancy ; environs de Bath, Dundry ; Conlie, Gué- 
ret; — Goldfuss cite la Suisse. 

La Fungia heteroclita, De&ance (Bict. des se. nai., t. XVII, p. 217), 
n'est probablement qu'un exemplaire en bon état de cette espèce. Ce 
nom a été mal imprimé et changé en celui de liticulata dans la 2« édi- 
tion de Lamarck, et par suite de cette erreur typographique, M. Bronn, 
dans son Index paléontologique^ signale comme espèce distincte un 
Cyclolithes liticulaius. 

2. Anabacia hehispherica. 

Porpita^ Button stone John Walcott, Descr. and fig of peiref, found near 
Bath, p. 47« à$. 62, var. E. 1775. 

Anabacia hemispherica, Milne Edwards et J. Haime, Brit, foss, corals^ 
p. U2« lab. XXV, fig. 2. 1851. — Ann, des sc.'nat., 3" sér., t. XV, p. 91. 
1851. 

Polypier presque hémisphérique ; sa surface inférieure légèrement 
concave vers le centre; la surface supérieure fortement convexe, et 
présentant au sommet une fossette circulaire ou elliptique bien mar- 



FONGIBE8. 33 

qjaée, mais peu profonde. Cloisons très-minces^ très-serrées^ et |>arais- 
sant se dicbotomiser à la surface intérieure du polypier; leur bord 
supérieur est faiblement dentelé^ et leur tissu parait plus serré que 
dans les autres espèces du môme genre; on en compte environ 160. 
Diamètre^ i centimètre; hauteur^ presque autant. 

Groupe oolitique inférieur : Dundry. 

M. Michelin possède un échantillon provenant de Ghâtillon-sur-Seine^ 
qui se rapproche un peu par la forme générale de VAn, hemispîierica; 
il a 1 centimètre de diamètre et 6 millimètres de hauteur. 

Nous ne sommes pas sûrs que cette espèce soit réellement distincte 
de la précédente. 

3. Anjuiacu Bouchârdi. 

Punffia orhuUtes (pars), Michelin, Icon, xooph., pi. 54, fig. 1. 1845. 

Ànabacia Bfmchardi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. paléox,, 
p. i22. 1851. — Ann. des se, nat,, 5« sér., t. XV, p. 92. 1851. 

Pictet, Traité de Paléontol., t. IV, p. 422, pL 56, fig. 2. 1857. 

Polypier un peu élevé^ plan en dessous, subconique en dessus, à 
fossette centrale légèrement oblongue. Cloisons excessivement fines et 
nombreuses. Diamètre, 2 centimètres 1/2; hauteur, 1 1/2. 

Groupe oolitique inférieur : Marquise (Pas-de-Calais); Grosmont, 
près Avallon. 

4. Anabacu Norkajviana, D'Orbigny, Prodr. de paléont., t. I, p. 241. 
1850. -^ M. D'Orbigny appelle ainsi un polypier très-plat, large de 
15 miûimètres, qui provient du lias des Landes (Calvados). 

Genre X. GENABACIA. 

Pimgia {pars), d'Aichiac, Mém. de la Soc, géoL de France, 2* sér., t. Y, 

p. 369. 1843. 
Cyclolites {pars), Bronn, Ind. paléont,, p. 375. 1848. 
Genabacia, Milne Edwards et J. Haime, Compt.^end. de VAcad. des 

Se., t. XXIX, p. 71 . 1849. 

Le polypier est composé, sublenticulaire, et présente du reste 
dans sa structure les plus grands rapports avec le genre précé- 
dent. Le plateau commun ne se distingue que par sa position 
du reste de la surface. On observe au centre un caliceparent, 
lequel est entouré d'un ou de plusieurs cercles de calices plus 
petits et à cloisons confluentes. 

Les Genabacies ne sont en quelque sorte que des Anabacies 
composées. Elles se séparent des autres genres gemmipares de 

Coràlîiaires. Tome 3. 3 



L. 



34 ZOAHTHAIRES flCftiRODBRMÉS AP0BE8. 

cette sQus-familley en ce que]«oi!s cIoîsods gont «ubpootrelhiipes 
€t que leur mrbce infiérieure ne présente pas de muraille pro- 
prement dite. 

Les deux seules espèces connues appartiennent à la formation 
jurassique. 

1. GSHUAGIA SZBUUFBRA. 

Fungia sUOifera, d^Ârehiac^ Mém^is la Société géol de France,^ 9ét.^ t.T, 

p.569,pU25,fig.2.i843. 
CydoUtes 3teUiferus, Bronn, Index paJéont,, p. 375. 1848. 

Genàbada MieUifera, Hiloe Edwards et J. Haime, Brit fost. Corals, Inir., 
p. Ivij. 1850. 

irOrbisny, Prodr. de pal,, 1. 1, p. 321. 1850. 

— — SftilDC Edwards et J. Haime, Jim. des se. nat, 3« sér., t XY, p. 92. 
1851. 

Pictet» Traité de Palfoniol., t. IV, p. 422, pU56, fig. 3. 1857. 

Polypier libre et sans traee d'adhérence^ circulaire^ à bords mousses^ 
.à surface inférieure concave dans son milieu^ à surface supérieure for^ 
tement convexe ou même subconique. Les calices à fossette circulaire 
très-peu prononcée j le central ayant une quarantaine de cloisons; les 
autres disposés autour de lui circulairement^ le plus ordinairement 
' en une seule série, quelquefois en deux, et présentant seulement une 
vingtaine de cloisons. Tous les rayons sont fins, égaux, serrés, réguliè- 
rement 4;rénelés, parfaitement confluents, et se dirigent en dessous 
poiir aboutir au centre ou dans le voisinage. On ne connaît que de 
petits exemplaires larges de 2 ou 3 centimètres, et hauts de 1 1/2. 

Groupe ooMque inférieur : Marquise (Pas-de-Calais); Quincy, Spon- 
tiUe (Meuse); chemin d'Aubenton à la Fotie-Not (Aisne). 

2. GeNABàCIA SANCn-MlHIELI. 

Genabacia Sancti^MikieU, Hilne Edwards et J. Haime, Ann, des se. nat., 
3"8ér., t.XV, p.93.i851. 

T^ous avons observé dans la collection de M. Michelin ce petit poly- 
pier, qui est arrondi et convexe, qui paraît être adhérent, et présente 
dans son milieu un calice parent, entouré d'une simple série de calices 
im peu plus petits. Chaque polypiérite est pourvu d'un rudiment de co- 
lumelle et de quatre cycles cloisonnaires dans le grand calice; 14 ou 16 
cloisons dans les autres. Ces cloisons sont alternativement inégales, les 
principales épaisses. Largeur du polypier, 15 millimètres; hauteur, 10. 

Groupe oolitique moyen : Saint-Mihiel. 



FONGIDKS. 35 

DSuxiiifB sous-FÂiiiLLE. LOPHOSÉRIENS. 

{LOFEOSEMN^.) 

Lophoserinœ et CycîoUtinœ, Milne Edwards et J. Haime; Cooipt.-rend. 
4k VAcad. desSc,, t. XXIX^ p. 71 el 72^ 1849. 

La muraille n'est jamais perforée » ni échinnlée chez les 
Lophosériens. 

Des dix-&eaf genres de cette sons-famille, sept sont exdusi- 
yement composés d'espèces fossiles ; sept ne comprennent que 
dès espèces vivantes, et cinq renferment à la fois des espèces 
fossiles et de Tépoqne actaelle. 

Le tableau suivant contient Tindicatton des caractères aux- 
quels ces divers genres se reconnaîtront le plus facilement. 



ZOAIfTHAIBrX «CLÉRODERMil APOAZS. 




FOMOIDSS. 37 



Genre XI. GTGLOLITBS. 

CyclolUes, Lamarck, Syst. des <mm. s. vert., p. 369. 4801. 
Ftmçia (pars), Goldfoss, Petref. Germ., t. I^ p. 48. 1826. 
CyeMithus, Ehrenbeig, Cùrall. des reih* Mettes, p. 52. 1834. 
Cyclolithes,^;îQTm, Ind. paléont., p. 374. 1848. 
FungineUa, D^Orbigny^ Note sur des poL foss., p. 11. 1849. 

Le polypier est simple^ libre et sans trace d'adhérence, cir- 
culaire ou eUipttque. La muraille est sensiblement horizontale 
et garnie d'une forte ëpithèque plissëe concentriquement. La 
columelle est rudimentaire. Les cloisons sont très*minces, ex- 
cessivement nombreuses, délicatement et régulièrement dente- 
lées sur leur bord libre ; les plus petites d^entre elles s'unissent 
en général par leur bord interne à celles des cycles les plus 
anciens. 

Ce genre n'est connu qu'à l'état fossile; il a commencé à se 
montrer à l'époque de la formation jurassique, et parait s'être 
continué jusqu'à celle de la formation tertiaire moyenne. Il est 
surtout abondant dans les dépôts crétacés. 

O'Orbigny appelle FungineUa les espèces dont la fossette 
centrale est circulaire, réservant le nom de CycloUtes à celles 
qui ont cette dépression plus ou moins allongée. Outre qu'on 
trouve tous les intermédiaires entre l'un et l'antre état, ce carac- 
tère ne coïncide jamais avec d'autres différences de quelque 
importance, et, par conséquent, nous ne l'avons pas adopté. 

SA. — Le polypier étant serhsAlemerU dreulaire eu à pme 
oblang. 

SB. — Le polypitr trèi^nmee, sa hatUeur n*égalant pas 
le quart de son diamètre. 

1. CTCLOimS ALPIUA. 

PimgmMa àlpina, lyOrbigny, prodr. de paléonL, t. U, p. 405. 1880. 

CycMUes? alpma, Milne Edwards et J. Haime, Am. des se. nat., 3* sér., 
t. XV, p. 109. 1851. 

CycMUes aipina, J. Haime in Hébert et Renevier, BuU. de la Soc. de stat. de 
l'Isère, 9« sér., t. in, p. 75. 1851. 

Polypier très-aplati, légèrement elliptique, à bords minces ; surface 
inférieure un peu saillante au miMeu, n'offrant que de faibles bout- 



36 ZOANTHAIRBS SCttltOVËXLMÛS APORX8. 

felets concentriques et reconverte d'une épithèqne mince qoi laisse 
apercevoir les stries costales; surface supérieure à peine convexe; fos- 
sette centrale bien marquée^ tantôt arrondie^ tantôt oblongue; sept 
cycles cloisonnaires^ ordinairement complets; cloisons très-serrées^ 
très-minces^ droites, finement denticulées et granulées, assez inégales ; 
celles des trois premiers cycles épaissies dans leur portion moyeane 
et supérieure. Diamètre^ 4 centimètres; épaisseur^ à peina 1. 

Formation éocène : Saint^Bonnet; Faudon. 

2. Gtclolites lenticulabis. 

CyckUtês lenticutariSy d'Archiac, Mém, Soc, géol, de Pranc»^ 2^ sér., t. m, 
p. 401, pL 8, fig. 2. 1850. 

Cycloseris letUieuiaris, Milne Edwards et J. Haimè, P€^fp, fots. des terr, 
pcUéoz., p. 127. 1851. 

Cycloliles lenticularis, Mibe Edwards et J. Haîffle, Ann. des se. naL, 3» aér.^ 
t. XV, p. 108. 1851. 

Polypier circulaire, peu épais, à surface inférieure plane, présentant 
ime épithèque peu développée; à surface supérieure très-faihlement 
convexe; à fossette calicinale ronde, petite, mais bien matqtiée. Cinq 
cycles complets. Cloisons très-serrées, médiocrement minces, fortement 
crénelées, et présentant des synapticules très-développées ; celles des 
trois premiers cycles sensiblement égales ; les petites se soudent aux 
plus . grandes par leur bord interne. Diamètre, 7 millimètres; hau- 
teur, 1 4/2. 

Formation éocène : Biarritz; Rocca-Esteron; San-DaJmazzû. 

3. Gyclolitbs altayillensis. 

Cydolfies altavUiensis, Befraoce in Milne Edwards et J, Haime, Àm, des se, 
nat,, 3« sér.f t. XV, p. 108. 1851. 

Polypier discoïde^ très-mince, à surface inférieure légèrement con- 
vexe, souvent adhérente à un petit corps étranger, présentant une épi- 
thèque assez forte, mais très-peu plissée. Surface supérieure subplane, 
à fossette centrale petite et arrondie. Six cycles complets. Cloisons 
assez serrées, minces, un peu inégales, droites, hérissées latéralement 
de grains très-saillants; les petites se soudent par leur bord interne à 
leurs voisines d'ordres supérieure. Diamètre, de 10 à 12 millimètres; 
épaisseur, 2. 

Formation éocène : Hauteville. 

4. Ctcloiites Deshatesi. 

CydoUtês Deshayesi, Milne Edwards et J. HMime, Awudes^sc,' nat,^ S^sér., 
t. XV, p. 107. 1851. 

Pdypier suboirQul9if6, mineejt àibeirds>£aiblemfiatiaognlewc^<à:'SûiN 



&C6 inférieure subplane; qtii laissé voir quelque^ «ttien costales soui' 
une épithèque asses mince eft faiblement plissée. Fossette centrale bien 
marquée^ petite, allongée. On compte {dus de 200 cloKOns^ qui ont 
leur bord' profondéiJSL«:it et régulièrement crénelé. Ces <sk>isons «sont 
fort minces^ excessivement serrées et ti'ès-peu inégales* en élévation 
et en épaisseur. Hautear^'^ ou 4 miffîmètres; diamètre/ 3 ou 4 cen- 
timètres. 

Cette espèce^ que nous avons observée dans la colïecllon dé M? Mi- 
chelin, est étiquetée comme provenant de la Normandie, mais sans 
autre indication de gisement. 

5. Gtclolitss Haueriaka. 

CyéléUtês Hmuriana, Michelin, Icm. xooph., p.' 284, pi. 64, fig^ 4. 1846. 

FmgineUa Haueriana, D'Orbigny, Prodr. de pal, 1. 11^ p. 202. 1850. 

CydûMes 'HaiteHanaj Milne Edwards et J. Hàime, Arm* dès se, nat,, 3« sén, 
t XV, p. 106. 1851. 

Reuss, Mém. de l'Acad, de Vienne, t. VIT, p. 124. 1854. 

Polypieï subcirculaire ou très-légèrement allongé, assez mince, à 
bMds minces, subplan en dessous et un. peu saillant &u milieu. Epi- 
thèque assez mince ; quelques plis d'accroissement. Fossette centrale' 
arrondie^ grande et peu profonde. De cent trente à cent quarante' 
chbmss^ alternativement un peu inégales, toutes droites, très-minces^ 
à bord profondément dentelé; les dents sont allongées, si ce n'est près 
du bord du polypier, et très-séparées entre elles. Diamètre,. 4 centi- 
mètres; hauteur, de 7 à 10 millimètres. 

Groupe de la craie tuffeau : Goi1)ières. 

6. GTCLOLITBS PLAGSNTtJIA. 

CycloUtes placeniuia, Beuss, Mém. de VAcad. de Vienne, t. VII, p. 125, pi. 17, . 
iig.4-5. 

Polypier sûbcirculaire. Irrégulier. Surface inférieure un peu concave 
et fortement plissée; face supérieure un peu renflée vers les bords et 
gibbeuse au centre. Fossette centrale lon^e et large. Gloiso;is nom- 
breuses (plus de 500), garnies de denticules marginales arrondies; 
assez fortes de 5 ^n 5; les autres très-minces;. 

Craie dé Gosau. 

S A (page 37). § BB. — La hmUeur du polypier 

égalant environ le tiers de son diamètre. 

7. GYaOLITES inJMISMAIJ8« 

Ethmites striis capiUaceis^ Ch. N. Lang, Hist. lap. fig, HelvetiiB, p. 127, 
pi. 36, fig. 1 et 2. 1708. 



4o Z0ANTHAIRB8 8Gi:.éROOBRMÊ8 APOKBB. 

ParpUê, Guetlard, MMr. du Dauphiné, pt S, fig. 3 et 4. 1179. 

Uaârepora porpita, Bspfsr, Pflang, (Petref,), 1. 1, tab. i, fig. i, % 9. iSOO. — 

(Non Linné.) Parait être un jeune. 
CycloUtes numistnàlis {pars), Lamarck, Hist. des anim. sans vert,, t H, 
p. 253. 1816. —2« édit., p. 367. 

Defrance, Dict. se. nat,, t. XII, p. 287. i818. 

— Schweigger^ Handb. der Naturg., p 414. 1820. 

Goldfuss, Petref. Germ,, 1. 1^ p. 48^ pi. 14, fig. 3. 1826. 

CycloUtes porpita, Blainville, Dict, des se, nai., t. LX, p. 301. 1830* — 
Man,, p. 335, pi. 51, 'fig. 1. 

CydoUtes discoidea, IHchelin, Icon.zooph.^ p. 16, pi. 4, fig. 1. 1841. 

CycloUtes mmUsmaUs, Bronn, Ind. paléont,, p. 374. 1848. 

CycloUtes discoidea, D'Orbigny, Prodr. de paléont., t. II, p. 201. 1840. 

CycloUtes Gvettardi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr. paiéog., 
p. 125. 1851. 

CycloUtes mmismalis, Milne Edwards et J. Haime, Ann, des se» nat.^ 3" sér., 
t. XV, p. 102. 1861. 

Polypier régulièrement circulaire ou trè»-faibleineiit oblong^ à bords 
arrrondis ou anguleux^ peu élevé^ subplan en dessous où Tépitbèque 
est fortement plissée^ légèrement convexe en dessus. Fossette calicinale 
bien marquée^ assez grande^ oblongue. Sept cycles complets. Cloisons 
peu inégales^ très-minces^ toutes sensiblement droites^ et ne se soudant 
que très-peu par leur bord interne. Diamètre^ 3 centimètres^ rarement 
plus; hauteur^ à peu près 1. 

Groupe de la craie tuffeau : Montdragon; Uohaux. 

8. Gyclolites discoIdea. 

Porpite circulaire, Gaettard^ Mém. sur les se. et les arts, t. III, p. 460, pi. 23, 
fig. 4 et B. 1770. 

Pi/ngia discùidea, Goldfuss, Petref. Germ., t. I^ p. 50, pi. 14, fig. 9. 
1826. 

CycloUtes discoidea et hemispherica, Blainville, Dict, se. nat., U XL, p. 301. 
1830. — Mon., p. 335, pi. 65, fig. 6. 

CycloUtes discoidea, Milne Edwards, 2« édit de Lamarck, t. Il, p. 368. 
1836 

CydoUtes kemispherica, Michelin^ Icon. stooph., p. 282, pi. 64, fig. 2. 1846. 
CycloUtes corhieriaca? Michelin, Icon., p. 234, pi. 64, fig. 5. 1846. 
Punginella ?iemispherica, D'Orbigny, Prodr. de pal., t. 2, p. 202. 1850. 
FungineUa discoidea, D'Orbigny, Prodr. de pal., 1. 11^ p. 302. 1850. 
CycloUtes hemispherica et discoidea, Milne Edwards et J. Haime, P<^. foss. 
des terr. paléox.] p. 125. 1851. 

CycloUtes discoidea, Milne Edwards et J. Haime, Ann. des se, nat., 3* sér., 
t. XV, p. 104. 1851. 

«— 7 var. corbierensis, J. Haime in d'Arcbiac, BuU. de la [Soc. gM., 
2« sér., t, XI, p. 190. 1854. 



FONaiDES. 4l 

CyclûUtêf diseoideay Reuss, Beitrœge xur Charact. âer Kreides<^Udii$n in den 
Ostalpen. Mém. de VÀcad. de Vienne, U VII, p. lié. 1854. 

Polypier circulaire^ à surface inférieure subplane^ présentant des 
bourrelets un peu irréguliers et une épithèque assez mince ; la surface 
supérieure inégalement convexe suivant les individus. Fossette cen« 
traie petite^ peu profonde^ arrondie ou à peine oblongue. Cloisons ex- 
cessivement nombreuses^ très-minces^ très-serrées^ toutes sensiblement 
droites^ très-peu inégales^ à bord régulièrement crénelé. Diamètre^ 
6 centimètres ; hauteur^ 2 ou 3. 

Groupe de la craie tuffeau : Bains de Rennes; Gàrcassonne; environs 
de Castres; département de l'Orne. M. D'Orbigny ajoute le Beausset et 
Périgueux. 

Dans la variété décrite par M. Miobelin sous le nom de Cyclolites 
corbierensis, les bords du polypier sont plus minces^ les cloisons plus 
fines et un peu plus fiexueuses que dans les échantillons que nous 
décrivons. Peut-être faudra-t-il rétablir Tespèce . de M. Michelin que 
nous réunissons encore avec doute à la C. discùidea ? 

M. Reuss a conservé le nom de Cyclolites hemispherica, pour un 
fossile qu'il considère comme étant spécifiquement distinct du précé- 
dent^ et qui a^ en effets la fossette centrale plus allongée (op. cit., 
p. 124, pi. 22, fig. 14 à 16). 

9. Cyclolites cancellaxa. 

FongiteSy Faujas Saint-Fond, Hisi. nat. de la mont, Saint'-Pierre de MaêS" 

tricht, p. 200, pi. 38, fig. 8 et 9. 1795. 
FosiU from S.-Peter's mount^ Farkinson, Org. rem,, i, II, pi. 13, fig. 11. 

1820. 
Pungia canceUata, Goldfuss, Petref, Germ,, 1. 1, p. 48, pi. 14, fig. S. 1896. 
CycUMes cancellata^ Blainville, Dkt: se, nat., t. LX, p. 301. 1830. — JVon., 
p. 338. 

Morren, Descr, corail, helg., p. 30. 1832. 

Milne Edwards, ^éd.de Lamarck, t. II, p. 368. 1836. 

D*Orbigny, Prodr. de paiéont., t. II, p. 267. 1830. 

Hilne Edwards et J. Haime, Ànn, des se, nat., 3* sér*, t. XV, p. 105. 

18M. 

Polypier subhémisphérique, à surface inférieure un peu concave, et 
présentant des plis concentriques peu prononcés; à surface supérieure 
assez régulièrement convexe. Fossette centrale bien marquée, légère- 
ment obloi^ue. Cloisons trè»-nombreuses, très-minces, très-serrées, 
presque droites, très-peu inégales, unies par des synapticules très- 
rapprochées. Diamètre, de 2 centimètres 1/2 à 3; hauteur, 1. 

Groupe de la craie blanche : Maêstricht; Royan ; environs de Tours. 



4^ E0ANTHAIBE8 SGLÉUOOBMI^S AF0AX8. 

10. CYCIOLITES GtlERANGCRI. 

Cyclolites semiglobosa {pars), Michelin^ Icon. zodph,^ p. i95, pi. 60, fig. i«, 
1845. (Individu usé.) 

Cyclolites Guerangeriy Milne Edwards et J. Haime, Ânn* des se, nat., 5^ sér., 
t. XV, p. 107. 1851. 

. Polypier à bords inineea> assez régulièrement convexe en dessiis> 
subconcave en dessous^ mais présentant au centre une légère saillie 
conique. Epithèque bien distincte^ mais très-mince, peu plissée, lais- 
sant apercevoir des stries radiées très-inégales. Fossette centrale petite^< 
arrondie, peu marquée. Cloisons très-sen'ées, se rapportant à sept- 
cycles; mais le dernier cycle est incomplet dans quelques points. Elles 
sont un peu inégales> généralement minces, surtout extérieurement; 
les principales sont légèrement épaissies dans leurs parties internes; 
Les adhérences des petites cloisons par leur bord interne ne sont gu^^^ 
visibles que dans les exemplaires roulés. Les synaptioules ont la forme^^ 
de plis radiés assez prononcés dans leurs parties supérieures. Hauteur, 
de '6 à 8 millimètres ; diamètre, 2 centimètres ou même plus. 

Groupe de la craie tufiTeau : le Mans. M. Michelin possède un grand 
exemplaire de Cassis (Bouches-du-Rhône), qui ne parait pas différer de 
cette espèce. 

a. Cyclolites Vicabyi. 

CycloUles Vicaryi, J. Haime iQ d'Archiac, Hist, des progr, de la géol.y t. III^. 
p. 429. 1851. 

-- — Milne Edwards et J. Halme, Anru des se, nat, 5« sér., t. XV, p. 107» 
i851. 

d*Archiac et J. Haime, Anim, foss. de Vlnde^ p. i92, pi. i2, flg. 8. 

1855. 

Polypier circulaire, peu élevé; face inférieure concare en dessous, 
présentant une légère saillie dans son' milieu et de petite* bourrelets 
concentriques.i Epithèque bien développée* Surface supéiieurenin peu 
convexe, à fossette centrale circulaire et peu profonde. Il paMitty avoir 
six cycle» cloisonnabes- complets ^Jes.dûi^ons sont très^sertées, très- 
minces, droites et subégales. Hauteur, 6 millimètres; diamèiâJe, un peu 
plus de 2 centimètres. « 

Formation éoeène : Scinde. 

S A' (page 37). § hBB. -^ La hauteur du pdypier^ 

égale à environ la moitié dé son diamètre. 

ilt. 0r€L0£l!TES UKDQIiAÏAk 

Fungia undulataj Goldfuss, Petref, germ,, 1. 1, p. 49, pi. 14, fig. 7. 182t«. 
Fungia radiata, Goldfuss, ïbid., p. 47, pi. 14, fig. 8. 



OydôlUès îmdiéMa', BfilDTflte, Dict se. nat., t. LX^ p. 301. \W^: — Ma»,, 

p. 325. 
CycUAitM semkaàiaUi BlaniviiUs, Dkt,^ p. 301, et MafUy p. 335. 
CychUtes undukUa et semiradicUa, Milne Edwards, ^nn. de to ^ ^d. de Lan 

marck, t. H, p. 368. 1836. 
Fungia fmdtdaêa, GeioitE, Ottmdr, der Vérstein., pi. xxiii a, fic^ 1 . 1S45- 

1846. 

CydolUes undtdafa, Micbelln, Iton^ xooph., p. 243, pU:64, iig. 3. 1846. 

D'Orbigny, Prodr. d pal., U lî, p. 201. 1850. 

Milne Edwards et J. Hakne, Ann. des se, nat., 3*8ér., t. XV, p. 104; 

1851. • 

~* Reu38, op. cit., Mém. de VAcad. de Yiêfine, t. VII^ p» 121, pi, 22*,^ 
fig. 11-13. 1854. 

Galullo, Dei terreni dtSadi/iMmiQ superé&n d^ia Venesie, pi. 1 « fig,2Q; 

Polypier circnlaire ou un peu elliptique, à surface inférieure légère* 
ment concave, avec une faible saillie conique au milieu, à épithèque 
fortement plissée. Surface supérieure fortement gibbeuse au milieu, 
très-aplatie sur les bords. Fossette centrale très-allongée et étroite, ayant 
une position variable par rapport au grand axe du polypier, et en 
gâciéral oblique. Cinquante-deux cloisons prinôipales environ, entre 
lesquelles sont trois cloisons plus petites. Les cloisons principales sont 
un peu saillantes et un peu fortes; les autres très-minces. Toutes sont 
fin^nent et régulièrement crénelées. Grand axe, 5 on 6 centimètres 9 
petit axe, 4 ou 5 ; hauteur^ 2. 

Groupe de la craie tuffeau : Gosau; Corbières. M. D'Orbigny ajoute 
le Beausset et les Pyrénées catalanes. 

13. Gtcxolites rugosa. 

CydoUUes rugosa, Michelin, Icon. %ooph,, p. 283, pi. 64, fig. 6. 1846. 

Milne Edwards et J. Haime, Afin, des se. nat., 3* sér., t. XV, p. 106. 

Polypier subhémisphérique , à surface inférieuce très-légèrement 
concave, avec quelques gros bourrelets d'accroissement. Fossette cen- 
trale allongée en travers. Cloisons très-nombreuses^ très-serrées, très- 
inégales^ épaisses de quatre en quatre; les autres très-minces. Diamè- 
tre, 6 ou 7 centimètres; hauteur, 3. 

Groupe de la^^craie tuffeskii : Montagna des Cornes (Corbières); Bal- 
lesta (Ariège). 

1 4. Cyclolites Borsoni." 

CycMites Borsani, Michelin, Icon., p. 33, pi. 8, fig. 4.- 1841. 

Milne Edwantls-et i,,Baifiïti Anft. des se. nat, 3« sér*, t. XV, p. 108.* 

1851. 

C'est un polypier subdiscoîde^ un peu épais^ plan en dessous*, qui 



L 



44 Z0ANTHAIRE8 flCLBBODSRMis APOBX8. 

parait avoir une épithèqae^ mais dont nous n'ayons vn qae de très- 
mauvais échantillons dans la collection de M. Michelin. 

Formation miocène : Turin; la Roche de Baldi (Âstesan). 

S AÂ. — £e polypier éUM subdl^^tique^ eu Miplique. 

IS. Ctcloutes polymobpha. 

F«'y rare fossUs, Parkinson, Org, rem., t. II, p. 144-, pi. iO, lig. i, % 5, 4. 
4820. 

Pungia pf^ymorpha, Gokifuss, Petref. germ,, t. I, p. 48^ pi. 44, fig. 6 a-m 
(exclus, e et f). 18S6. 

CycloUtùs eUiptica {pars), BlichèUiiy Icon, xooph., p. 281, pi. 64, fig. 4 & (non 
la figure J a). 1846. 

CycloUtes polymorphus, Bronn, Ind* paléont., p. 375. 4848. 

Cychlites polymorpha, Milne Edwards et J. Hainie, Polyp, paléox., p. 125. 
1851. — Ann. des se. nat, 3« sér.^ t. XV, p. 405. 4854. 
Piclet, Traité de PaléorUol., L IV, p. 425, pi. 56, fig. 4. 

Polypier de forme im peu irrégulière, en général subelliptique, un 
peu élevé, à surface inférieure présentant une forte épithèque à plis 
très-prononcés; la surface supérieure convexe, et ayant son point cul- 
minant à ime certaine distance du centre. Fossette centrale bien mar- 
quée, médiocrement profonde, allongée dans une direction variable 
suivant les individus, et ordinairement oblique au grand axe du poly- 
pier; la partie qui avoisine cette fossette est toujours plus ou moins 
renflée. Cloisons excessivement nombreuses, très-minces, très-serrées, 
finement et régulièrement crénelées, flexueuses, très-peu inégales, 
mais pourtant un peu plus fortes de quatre en quatre. Les grands 
individus ont B ou 7 centimètres de longueur ou même plus; leur 
hauteur est de 3 ou 4. 

Groupe de la craie tuffeau : port de Figuières; Âllauch (Bouches-du- 
Rhône), Piolence près Orange (Yaucluse); Gorbièi^es; Gosau; Riol; 
Brignoles ; environs de Castres. 

16. Ctcloutes kluptica. 

FungiteSyJ.'^, Scheuchzer, Herb, diluv,, tab. xui, flg. 4. 1725. 

' José Torrubia, App* para la histi nat. espanola, pi. 42, âg. 5. 

4754: 
Hysterapeira ou CwmoUteSy d*Argeii ville, OryctoL, p. 229, tab. yii, fig. 3. 

4755. 
Porpite elliptique, Guettard, M^. sur les sciences et les arts, t. III, p« 452, 

pi. 24, fig. 47, 48. 1770. 
Fungites, Born, Lithophyt. Bom», t. II, tab. n, fig. 5. 4775. 
Cyélolites hemispherica el eUiptica, Lamarck, Hist, des antfr». sans vert», p. 369. 

4804. 



F0NGIDE8. 4^ 

CyekUies eU^pHca, Lamarck, Hist des anim. sans veri., t. Il, p* 234. 1816. 

- 2« éd., p. 367. 

CycMites hemispheriea, Lamarck, ibid,, p. 233. — 2« édiu^ p. 367. 

CycklUes hMUspherica et eiUptica, Defrance, Dict. se. fwt,^ t. XII, p. 387. 

4818. 
CycloUtes eUiptica, Lamouroux, Exp. méth., p. 52. 1821. 

LamouroùXf Encyd. {Zooph.), p. 235. 1824. 

Funffia'polymorpha (pars), Goidfuss, Petref. germ., 1. 1, p. 48, Ub. xiv, fig.60 
et f. 1826. 

Cyclolites eUiptica^ Michelin, /coti. xooph., p. 281, pi. 64, fig. la. 1846. (Non 
la fig. 1 6.) 

Milne Edwards et J. Haime, Àfm, des se. nat.y 3« sér., t. XV, p. 103. 

1851. 

Fungia eUiptica, Quenstedt, Handb, der Peiref., p. 658, pi. 59, fig. 24. 
1852. 

Cyclolites elHpiica, Reuss, op. cit., Mim* de VÀcad. de Vienne, t. VU, p. 123» 
pi. 22, fig. 7. 1854. 

Gatullo, Dei terreni di Sedknento sv^periore delta Venezie, p, 30^ pi. 1 , 

fig. 19. 1856. 

Poif pier faiblement elliptique^ un peu épais^ à surface inférieure 
plane et munie de gros bourrelets concentriques^ à surface supérieure 
convexe; à fossette centrale bien marquée^ très-longue dans le sens 
du grand axe^ médiocrement profonde. Cloisons excessivement nom- 
breuses> très-serrées^ très-minces, dentelées, très-peu inégales, mais 
un peu plus fortes de 4 en 4, un peu courbées près de la fossette. Les 
synapticules verticales, très-serrées, bien développées, mais fréquem- 
ment interrompues sur leur longueur. Grand axe des grands exem- 
plaires, 7 à 9 centimètres; petit axe, de 5 à 6; hauteur, 4. 

Groupe de la craie tuifeau : Gorbières; Martigues; Gosau; Royan; 
environs de Perpignan; Uchaux; Montferrand (Aude). 

17. Cyclolites deprbssa. 

Cyclolites depressa, Reuss, Mém. de VÀcad. de Vienne, t. Vn, p. 122, pi. 22, 
fig. 4-6. 

Polypier elliptique et épais. Surface inférieure convexe vers les 
bords et fortement plissée; surface supérieure un peu gibbeuse. Fos- 
sette centrale longue et étroite, mais peu profonde (occupant au moins 
la moitié de la longueur du grand axe). Cloisons fines, très-nom^ 
breuses (plus -de 500} et subégales. 

Craie de Gosau. 

s. 

18. Cycxolites scutelluh. 

Cydolites scutellum, Reuss, Mém. de VAcad. de Vienne, t. VII, p. 125, pi. 22, 
fig. 1^. 1854. 

Polypier assez régulièrement elliptique et très-aûnce. Surface infé- 



46 ZOANTHAIIIXS 3Q]:iaODKBBl£8 APOBSS. 

rieure>l«rtdiiient plissée et sul^pectinée; siufaioe st^Maure np pea 
gibbeuse vers le milieu. Fossette calicinale très-courte et tiès-éiroite. 
Cloisons très-fines et au nombre d'enyison idûO. Gia8d'ise> 4jeeoliaiè- 
tre0 ;, petit axe> eaviron ^3. 

Craie de Gosau. 

19. CrcLOiifss Ntnuitiiis. 

CydoUtes numrnuius, Keuss, Méin. dé VÀcad. de Vienne, t. VU, p. ifS, pi. "SS» 
4g. M. 

Polypier ellipti(jpje, épais. Surface inférieure un peu concave et 
à peine plissée; surface supérieure renflée. Fossette centisale assez lon- 
jg^e et Is^ge. Cloisons très-dissimilaires ; les principales à grosses 
dents marginales arrondies, les autres de deux ou trois grandeurs. 
Grand bj/q, eaviron iS miUiymÂtres. 

Craie de Gosau. 

20. Ctglolites macrostoka. 

€yeMiU»9 unacrùitcma, Eeuss^ Mén, d» VÀead. de Vienne, t. VU, p. 132, pi S2, 
fig- ^iO. 

Polypier eUiptique, épais. Surface inférieure un peu convexe et for- 
tement plissée ; surface supérieure régulièrement bombée. Fossette 
centrale très-grande, occupant près des quatre cinquièmes de la lon- 
gueur du grand axe et très-profonde. Cloisons très-inégales alt^^mati- 
vement. Grand axe ayant quelquefois plus de 11 centimètres^ 

Craie de Gosau. 

Nous rapportons avec doute au genre Cyctolites plusieurs fossiles^ 
seulement indiqués par M. D'Orbigny et que nous n'avons pas eu 
occasion d'observer par nous-mêmes. Ce sont : 

21. CYCL0LIT2S? ELEGANS, Milud Edwards et J. Haime, PoL foss. des 
terr. pal., etc., p. 126, 1851. — Funginella elegam, D'Orbigny, Prodr. 
depaL,%. II, p. 181, 1850. 

Groupe de la craie tuffeau : île d'Aix. 

sa. Ctcxolitbs TAntoiATA, lyOrbigny, lôtd., p. 201. 
Groupe de la craie tuffeau : Soulage. 

23. Ctcxolites? gigantea, lyOrbigny, IMd., p. 201. 
Groupe de la craie tuffeau : le Beausset. 

24. Cyglolitks? martiniana, Milne Edwards et J. Haime, PoL foss. des 
terr. pal., etc., p. 126, 1851. — Funginella martiniana, D'Orbigny, 
Prodr., t. Il, p. 202, 1850. 

Grouipe de la craie tuffeau : les Martigues. . 



yONGIDBS. '4? 

M^ @TG&oiiiTBS? UGBRiEKSis, MIIbo Ëdwards et J.HaisQbe^ JPol. fim. 
desterr, pcU., etc., /p. .126. — Fmgindla mmiSTnaïis, lyOrbigny^ 
Vfodf,, t. IIj p. 27^^ 1850 (na& Cyclolites numismalis, Lamaeck). 
Groupe de la oraie blaïK^he : Saint-Christophe (Indre-<et-^oire). 

H6. OttLOLiTEâ? ASSîLîNA, M51ne Edwards et J. Haime, l. c.,;p. 126. 
— Jî'unflfiweZZa o&siWna, D'Orbigny, Frodr., t. II, p. 110. 

Groupe néocomien : Saint-Auban (Var). 

â7. 'Gyglolitss COPGIÂBU, D'Orbigny, IWd., p. 27S. 
Groupe de la craie blanche ; Royan; silex de Languais (Dordogne). 

28. Gyclolites? NEOCOMiEKSis, Milne Edwards et J» Haime, A»n. des 
se. nat,, 3* série, t. XV, p. 109, 1851. — Funginella neocomiensis, 
D'Orbigny, Fredr. de pal,, t. II, p. 91, 1850. 
Groupe néooomien : Fontenoy ; Ghenay. 

Genre tE. VAUBOCttSLVB. 

Cyclolites {pars), Lamarck, Syst, des amm, s. vert, p. 869, i 801. 

Palœocyclus, Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rend. de VAcad. des 
Se, t. XXK, p. 71, 1849. 

CycZop^yZ/um, D'Orbigny, Prodr. depaL, t. I, p. 47, 1850 (non Fa/?.). 

Le polypier est simple, court, en gënëral discoïde, liUre et sub- 
pédicellë. La muraille est recouverte d'une épithëque complète. 
Le calice est circulaire et présente au centre une fossette bien 
marquée. La côlumelie est rudimentaire. Les cloisons sont mé- 
diocrement nombreuses, fortes, un peu débordantes, droites, 
libres entre elles par leur bord interne, grapulëes latéralement 
et dentelées sur leur bord libre. 

Ce petit genre ressemble aux Cy€l<!rlites par sa muraille 'garnie 
d^une ëpîthèque; mais il s'en disting;ue par la présence tl'un 
petit pëdicelle, par des cloisons beaucoup moins nombreuses et 
qui toutes restent libres à leur bord interne. 

Les Paléocycles sont les seules Fongides qu'on rencontre dans 
le terrain palëozoïque et ils appartiennent tous à la formation 
silurienne. 

§ Â. — Cloisons étant alternativement inégales. 

1. PAlJïOCYCLtS PORPITA. 

Fossile Qîierfurttnse, Buttners, Corail. svX>terr., p. 25, tab. 1U| fig. 5. 1714* 

Funffitarum capifula, etc.,- Magnu8Broiiiel,ildto Uter, suec,, t. Uvp. 446, 
~ c. 4H'h. i1â8. 



48 Z0ANTHAIRE8 SGLéRODKRMlfe ÀPOBSS. 

Madr^pora «if»p^,etc., Fougt,ilmc9n.acad., t,I, p.91, tab.nr, fig.5,1749. 
Madrepora porpUa, Linné^ Syst, nat, éd. 12, p. 1272. 1767. 
CydoUtes numismalis, Lamarck, Syst, des antm. sans vert.,p, 309. ISOt. 
Porpites hemisphericus, Schlotheim, Petref,, 1. 1^ p 349. 4820. 

Madreporites porpJ^a^Walhenberg, Nov. ad. Soc» scient, Upsal, t. Vin, p.95p 

1821. 
CydoUtes nwnismalis, Hisinger, Lett. suêc., p. 100« tab. xmn, fig. 5. 1837. 
Paksocyclus porpita, Milne Edwards et J. Haime^ Brit. foss, Corals, Iiilr«, 

p. xlvj. 1850. — Polyp. des terr, paléox, {Archives du Muséum, t. V), 

p. 204. 1851. — inn. des se, nat., 3« sér., l. XV, p. 110. 1851. — Brit. 

foss, Corals, p. 246, pL 57, fig. 1. 1855. 

Polypier discoïde^ à surface inférieure plane^ sans trace d'adhérence, 
ou présentant un pédicelle conique fortement recourbé et aplati. Sur- 
face supérieure convexe en dehors^ fortement excavée dans son milieu. 
Vingt-huit ou trente cloisons principales, égales, alternant avec un 
égal nombre de plus petites. Toutes sont épaisses, très-serrées en dehors 
et parfaitement droites^ fortement crénelées. Diamètre, de 12 à 1(S mil- 
limètres; hauteur, 3. 

Système silurien : Gothland; Dudley. 

2. PALiBOCYCLUS FlETCHERI. 

* 

Palœocylus Fletcheri, Milne Edwards et J. Haime, Potyp, des terr, paWox. 
{Arch. du Mus,, t. V)^ p. 205. 1851. — Ann. des se. nat, 3« sér.^ U XV, 
p. 111. 1851.— JBrt/. foss, Corals, p. 248, pi. 57, fig. 3. 18?5. 

Pictet, Traité de PaléontoL, t. IV, p. 424, pi. 56, fig. 5. 

Polypier très-court, subturbiné, à base brièvement pédicellée et forte- 
ment courbée ; bourrelets d'accroissement assez prononcés; épithèque 
très-mince. Calice à bords feuilletés, à cavité profonde. Trente-six à 
trente-huit cloisons principales, alternant avec un égal nombre de plus 
petites ; elles sont assez épaisses, serrées, très-peu élevées et à peine dé- 
bordantes, très-granulées, ayant des denticulations assez fortes, serrées, 
un peu plus écartées près du centre. Hauteur du polypier, 1 centimè- 
tre ; sou diamètre, 2. 

Système silurien : Dudley. 

3. Pausoctclus rugosus. 

Palœocydus rugosus, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr, paléox, 
{Areh, du Mus., t. V), p. 206. 1851. — ^n. des se, nat,, 3« sér., t. XV, 
p. 111. 1851.— JBrt^ foss, Corals, p. 248, pi. 57, fig. 4. 1855. 

Polypier cylindro-turbiné, quelquefois un peu allongé, à base sub- 
pédicellée très-fortement rephée sur elle-même et aplatie, à bourrelets 
d'accroissement très-prononcés. Galice circulaire à cavité grande et 
assez profonde. Ving-cdx à vipgt-huit cloisons principales alternant 
avec un égal nombre de plus petites : elles sont un peu épaisses, régu- 
lièrement dentées, un peu étroites en haut. Les grands individus ont 



rov6ii»s« 49 

iO on i2 mâlimètres de hauteur^ leur diamètie calkinàl étaat épX ou 
xm peu moindre; chez les jeunes le calice est déjà presque aussi large, 
et la hauteur n'est guère cpe la moitié du diamètre. 

Système silurien : Wenlock ; Dudley. 
S ÂÂ. -^ Tauiu les dai$an$ éimU subégalêê. 

4. PalJBOCTCXCS PEiBACUTUS. 

CycloUtM prœachâa, ionidale in Murchison, Sm^r, Sffttem,, p. 083, pL 15» 
lig. 4. tS39. 

CvckUUs UmHeiOata, IbUL, p. 605, pi. IS, âg. 5. (Noa PorpUêi UnHoUaHu^ 
Schlotbeim.) 

I CycMîtes ^tBoeidus, EichwtU, SU. sekiMt. syrt., p. 9H. iS40. 

I DiscopkifikÊm prqsaeiâMm et ImdkviabM^ D'Oibigny, iVodr. iê ftdéani., t. !« 

p. 47. 1850. 

Pdœocydus ^cbocuHu, Milne Edwards et J. Bti/m, Polfp. foss. des tmr. po- 
Mis., etc., p. 105. 1851. — Ann. des se, nai., 5»sér., t. XV, p. 110. 1851, 
Brii. fikss, Corot», p. 317, pi. 57, ig. 3. i8B6. 

Polypier cyclolitoîde^ plas mince que le F.parpita. Surface inférieure 
presque plane, quelquefois légèrement saillante au milieu, recouverte 
d'une épiihèque assez mince. Quarante-huit cloisons suhégales, peu 
élevées, régulièrement crénelées : il ne paraît pas y avoir de petites 
cloisons alternant avec céiles-ci. Diamètre d'un grand individu, 2 cen- 
timètres; sa hauteur, 3 millimètres. 

Système silurien : Marlo^hay (Pei&hrokeshire)^ ^ 

Genre Xm. CTCLOBEBIS. 

hngia {jpars), Lamarck, Hist des anim. s. verf., t II> p. 236, 1816. 

Cyelolites {pars), Michelin, Jcon. looph., p. 50, 1845. 

Cydoseris, Milne Edwards et J. Haime, Compt.-4'end. de VAcad. des 

Sc.,t. XXIX, p. 72, 1849. 
Actûiofens, E'Or^igny, ifW^ mr des pol. fm., p. 12, 1840. 

Le polypier est simple, libre et sans traces d'adhérence. La 
muraille est sensiblement borizontalef nue et présente des stries 
costales finement granulées. Les cloisons sont irès-nombreuses, 
finement dentelées sur leur bord supérieur; lee petites s'unissent 
aux grandes par leur bord interne. 

Les Cycloséris ressemblent à beaucoup crégards aux Cyelo- 
lites et aux Paléocycles, mais elles s'en distinguent bien par leur 
muraille nue et délicatement costulée. 

Ce genre renferme des espèces vivantes et des espèces fossiles 
du terrain tertiaire et de la formatioâ crétacée. 

CwaUiaiTes. Tome 3. 4 



i 



Bù ZOAMTHAIRES liCtERÔDERViS APOliXfli. 



§ A. — > Polypier un peu épais. . 

i. Gtcxosrris ctgloutbs. 
(W. Di% flg. M 

Fungia eyckUtes, Lamarc^, HisUdre 4ef ontm. som V0rt., t. II, p. 836. i816. 
— 2«édil.,p.571. 

Lamouroux^ l^nc^t. (Zooph,), p. 418. 18i4« 

— - Blainville, Dict se. naL, t. XVII, p. 216. 1820. 
^— BUiDviUe, Did» se. nal*i L XL, p. » l9Sè. 

Leuckart, De xooph. cor, et spec*de g9n, Fungia, p. 46. 1841. 

- Dana, /oopA.^ p. 28^. 1816. 

CycUtt^f^ eydotUes, Mtbi» KdWai^ds et J. ftaime> Pùt^. patèox., p. I2is^. 
1851. — Ann. d$s se. nai., 3« sér., t. XY, p. 112. 1851. 

Polypier atyant à peu près la fonne d'un (i[eiat-<elHp8€ade pkM ou 
moins convexe en dessus^^ concave en dessous. La ifturaille e)Kt ^utile- 
ment granulée dans son milieu, et montre extérieurement des o^tes 
plus ou moins prolongées, ânes, serrées, alternativement ^ég^l^? 
sublamellai^d près du bord du polypier. Fossette cejitral'e étroit^ 
(Monde, très-allongée dans le sens du grand axe chez certains in(Û- 
Vidus, mais beaucoup moins chez d'autres. Sept à huit cyckis cloisonr 
ndres; le dernier ne se montre ordinairement que daps quelques 
systèmes et dans une des moitiés des autres. Cloisons élevées, iné- 
gales, minces, ftrfées, à bord fiiletitent dentelé : les pfîncipateB on 
un peu épaissies dans leurs parties internes; celle» des ordres infé- 
rieurs se soudent par leur bord interpe ^ cellesxLes premiers cycles. 
Toutes présentent isur leurs faces des grains serrés et sensiblement 
disposés en séries radiées. Grand axe, 6 centimètres dans les grands 
in&vidus ; petit atxe, 5 ; hauteur, 2 1/2 on 3. 

Habite les mers australes. Est aussi subfossile des terrains récents 
de l'Egypte. 

La Fungia glans, Dana, Zoop^., p. 290, pL 18, fig. 2, t8é6, noiù li- 
rait ôtre la même espèce. 

2. Gtcloseris sbuiglobosà. 

€u(MUes semigkhosû (f)ar9}i Michelhi, 7con. stùojOi., p. 50, pL 50, lig. 1, 6, c 
(non It). 1845. 

FungineUa semiglobosa, D'Orbigny, JProd. de pal., l. H, p. 181. 1840. ' 
Cycloseris senUglohosa, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. 

paléoz,, p. 127. 1851. — Ann. des se. nat. S» sér., t. XV, p. 115. 

1861. 

Bronn et Boemer, LeÛuBa geognosHea, Atlas, pi. 29*, fig. 15. 

Polypier ayant la forme d'ime lentille plan-convexe, à bord^ arron- 



wàKtMkB. 5 1 

dis. GdtdB ta»B, Wifné&B, graonlées^ snbéigale»; peu dUrtinctes. Smflaoe 
sQj^érieuie obnyexe^ & léssette centrale arrondie^ petite et peu pro- 
fonde; ànq eycles doisomataiies complets^ maie les cloisons du der- 
nier cycle radimentaires; celles des quatre premieis on peu fortes, 
un peu Inégales, droites. Hauteur, 3 imUixnètres; diamètre, 7 à 9. 

Groupe de la cnûe tuffeau : Le Mans. 

8 A A. — Polypier trèi-mnice. • 

§ B. — Sept «u huU cycles dowmnmcê. 

• * 

3. CTCLOSBUB fflflUGOHALIS. 

f¥»gta hêxagonaHs, Milne Edwards et J. Halme, Àtm. des se. nai,, S* sér., 

t. IX, pi. 6, fig. 3. 1848. 
PvctoMTtf liexagoÊiùUs, rinné Edwards et J. Haime, Potyp, fos9. dêi terr» 

paléox.^ p. 196. 1851. — Am, du se. nat., S< s6r., t XV, p. 113. 188M. 

Polypier très-légèrement convexe en dessus dans le milieu , sub- 
plan en dessous, hexagonal dans le Jeune âge; mais parles progrès du 
développement les angles marginaux s'arrondissent, et le contour dé- 
tient subeireulaiie en même temps qu'il est un peu plissé. On ne dis- 
tingue aucune trace d'adhérence même dans les très-Jeunes individus; 
le c^tre de la surlace inférieure très-finement granulé. Les stries cos^ 
tak» deviènnefit pourtant distinctes ft une certaine distence du bord ; 
elles sont très-fines, très-peu saillantes, délicatement granulées et un 
peu inégales altemativeraent, ou bien de 4 en 4 dans leurs parties exté- 
rieures.Fesseftte centrale petite, un peu oblongue. Columelle rudimen* 
taire. En général sept cycles complets, et Aôme quelquefois on observe 
des cloisons d'un huitième cycle; les deux moitiés d'un demi-système 
sont ordinairement inégales, celle qui avoisine la cloison primaire étant 
la plus développée . Les cloisons sont inégales suivant les ordres auxquels 
elles appartiennent, très-peu élevées, très^anulées ou subéchinulées 
sur leurs faces et sur leur bord, minces, un peu plus saillantes et plus 
épaisses dans leurs parties internes. Largeur, 4 ou 5 centimètres; épais- 
seur au milieu, 5 ou 6 millimètres. 

Habite les Philippines. 

4. Grciosiais snmisis. 

Cydoteris sinensis, USIae Edwards et J. Halme, Amn. dss se. nat., 3* sér* 
t. XV, p. 112. 1851. 

Polypier circulaire, extrêmement mince, concave en dessous, légè* 
rement convexe en dessus. Côtes extrêmement fines^ formées de séries 
simples de grains, très^peu inégales, distinctes jusque vers le centre. 
Fossette centrale petite, légèrement oblongue. Golumelle papilleuse, 
peudévekq^ée. Huit cy<Aes complets. Cagiaons tr ès s orrt es, très-minces. 



L 



1 



Sa ZOANTHàIRBS SCLÉfiODKRlfllS APORXS. 

peu inégales en épaisseur^ ttès-fortement granulées laiéfalement^ k 
bord régulièrement crénelé, constituées par des lames fenestrées. IHa- 
mètre^ de 3 à 5 centimètres; hauteur, de 10 à 15 millimètres. 

Habite les mers de la Chine. 

La Fungia tenais, Dana, Zooph,, p. 290, pi. 18, fig. 1, 1846, pourrait 
bien ne pas différer de cette espèce. Elle est de l'océan Pacifique. 

En voici la description : « Petite, orbiculaire, presque plate et on- 
dulée, épaisse d'une ligne 1/2L à 2 lignes. Polypier mince et fragile, à 
bord subaigu; cloisons très-minces, très-finement dentelée^, inégales; 
surface inférieure très-finement et un peu écbinulée. » Dana. 

' § AA (page 51). — *- $ BB. — Sx cycles cloison* 
noires. 

5. Gtgloseris Psrezi. 

Porpites? Fortis, Mém. sur rhist. nat. de l'Italie, U II, p. 40, pi. 3, fig. 3. 
1802. 

CydoUtes Borsùnis, MichétiD, leon. xooph., p. 266, pi. Ol, fig. 2 (non liichelin, 
pi. 8, fig. 4). 1846. 

Cycioseris? Perezi, J. Hatme in d'Archiac, Hist, des frogrés de la géàl., t. lU, 
p. 229. 1850. 

FunginOla Perezii, D'Orbigny, Prodr. de pal, t. ft, p. 353. 1850. 

Cydàseris Perexi, Milne Edwards et J. Halme, Ann, des se. nat., 3^ sér., 
t.XV, p. 113. 1851. 

J. Haime, Mém, de la Soc. g4ol,, 2« sér., t. IV, p. 288. J852. 

— -« d'Archiac et J. Halme, Avwm, fass, de Vlnde, p. 193. 1853. 

Polypier subcirculaire, nummiforme, à surface inférieure subplane 
et montrant une épithèque rudimentaire ; surtace supérieure à peine 
convexe. Fossette centrale peu prononcée, arrondie ; six à sept cycles 
cloisonnaires. Cloisons droites, minces, assez serrées, finement et régu- 
lièrement dentées, striées latéralement, inégales en saillie; celles des 
tBois premiers cycles plus élevées que les autres. Diamètre, de 3 â. 4 
centimètres ; hauteur, 1 . 

Formation éocène : environs de Nice; Gap; Faudon, Saint-Bonnet 
(Hautes-Alpes). 

6. GTCLOSEBES ANDIANENSIS. 

CycloUtes andianensis, d'Aichiac, Mém, Soc, géol, d» France , 2« sér., t. III, 

p. 401, pi. 8^ fig 1.1850. 
Cycloseris andianensis , Milne Edwards et J. Haime« Poïyp, foss. des terr, 
paléoz,^ p. 127. 1851. — Ann. des se, nat, 3« sér., t. XV, p. 114. 
. 1851. 
Piolet, Traité de Paléontol, t IVj p. 425, pi. 56, fig. 6. 

Polypier circulaire ou suboisculaire, nummiforme, très^plat, à sur- 



• 



I 



T0NG1DSS. 53 

face inférieure phne^ et montrant dés côtes distinctes seulement près 
du bord extérieur. Fossette calicinale circulaire, large et très-profonde, 
proportionnellement au peu d'épaisseur du polypier; six cycles, mais 
le dernier très-inégalement développé; les systèmes inégaux et diâiGiles 
à reconnaître. Cloisons inégales^ assez minces^ sensiblement droites^ 
montrant latéralement des stries peu prononcées. Diamètre^ de 12 à 
16 millimètres; épalsseiu*, 1 1/2. 

Formation éocène : Biarritz. 

• 7. GtCXOSBRIS KICJXNSIS. 

Cyclolites tthiensis, Miéhelin, /con. xooph., p. 266, pi. 61, fig. 1. 1846. 

FungineUa niciensis, D'Orbigny, Prod. de pal., t. II, p. 333. 1850. 

Cyeloseris mcîensis, Milne Edwards et J. Haime» Polyp. foss, des terr, paiéox,, 
p. 127. 1851. 

— ■— HilDe Edwards et J. Haime) Ànn, des se. nat, 3« sér., t. XV, p. 114. 
1851. 

Cyeloseris nicœensis, J. Haime, Mém. d$ la Soc. géol. de France y 2« sér., 
t. rv, p. 288. 1852. 

Polypier assez miace, un peu oblong et à bords irréguliers. Fossette 
omtr^e peu marquée^ subcirculaire; six cycles cloisoimaires. Cloisons 
assez droites : celles des trois premiers ordres égales et un peu fortes; 
les ^tres plus mkices. Hauteur, 1 centimètre ; grand axe, 8 ; petit 
axe, 6. 

Formation éocène : comté de r^ice. 

S AA (page 51). § BBB. — Cinq cycles chison^ 

naires. 

I - 

8. CyCLOSERIS CENOUANENSIS. 

AetvMseris cenomanensts, D'Orbigny, Prad. de paly t. III, p. 180. 1850. 
Cyeloseris cenomanensis, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr. 
faléo%., p. 127. 1851. — Ann. des se. nat., 3» sér., t. XV, p. 115. 1851. 

Polypier circulaire, nummiforme, large de 10 à 15 millimètres pour 
one épaisseur de 2 ou 3, très-peu convexe en dessus, légèrement con- 
cave en dessous, et presque lisse au centre. Les côtes assez saillantes 
vers la périphérie du polypier, et alternativement un peu inégales. 
Fossette calicinale petite et circulaire. Cloisons droites, un peu sail- 
lantes^ un peu inégales, minces, unies par des sjnapticules bien déve- 
loppés et sensiblement verticaux. 

Groupe de la craie tufieau : le Mans. 

Nous rapportons avec doute au genre Cyeloseris deux espèces que 
nous n'avons pas pu étudier par nous-mêmes : 

C.??ROViNCuus, Mibae Edwards et J. Haime, Pol. foss. des terr. 



i 



54 2X)AirTHAI]IB8 8CI4ROOKRBI<8 AP0RZ8. 

pai., etc., p. 15i7, iê&i.-^Actinosms promnciiOis, D^OAigny, Frod. 
de paUont., t. II, p. 203. Groupe de la craie tuffeau. 

C. FiLAHENTOSA, Milne Edwards et J. Haime, Pol, fo9B, des terr. 
pal., etc., p. 127, 1851. — Fungia flamentosa, Forbes, Qeol. trams,, 
t. VII, p. 163, pi. 19, fig. 11. 1830. Groupe de la craie blanche : 
Pondlchéry. 

La Fungia lenUcularis^ Risso, Hist natur, de l'Europe mérid,, t V, 
p. 358, 1826, paraît appartenir à ce genre, mais est toutrà-fait indéter- 
minable. Elle est fossile de IsTrinité. M. Bronn [Index paiéont,), p. 374, 
Fappelle Cyclolites lentioukaris. , . ^ * 

Genre XIV. GTRO8JERI0. 

ûyroseris, Reuss, CharacterisUk der KreidescMchten in den Ostàlpen, 
Mm. de l'Acad. de Vienne, t. VII, p. 126. 1854. 

Polypier simple, de forme piesque trochoïde, libre^ mais pré- 
tentant des traces d*uh pédoncule très-étroit. Fossette large et 
évasée^ columelle grande et papilleuse. Cloisons non débordantes. 

Ce genre, établi récemment par M. Reuss, ne. nous est connu 
que par la description et les excellentes figurei|que ce zoologiste 
en a données. On n'en a trouvé encore qu'une seule espèce. 

Gtrosbris paxillaris. 

Gyroterii pateUaris, I^euss, loc. cit., p. 126, pi. 7, fig. 1M5. 

Polypier très-évasé. Muraille irrégulièrement costulée. Galice peu 
profond et à bords très-épais. Columelle formée d'un groupe de tu- 
bercules arrondis. Cloisons subégales et fortement crénelées sur le 
bord. Diamètre, 25 millimètres. 

Craie de Goseau. 

Genre XV. PIABEHW. 

Fungia (pars), Michelin, Mag. de zooL, t. V, 1843. 

Diaseris, Milne Edwards et J. Halme, Compt.-rend. de VAcad, des Se, 
t. XXIX, p. 72, 1849. 

Le polypier est simple, libre et discoïde; il a une muraille qim 
et costulée, et il présente la même structure que les Gyoloséris; 
mais à l'état jeune il est formé d'un certain nombre de lobes 
pétaliformes séparés, qui plus tard se soudent plus ou moins ixi* 
complètement par leurs bords. 






!. 



FONOlOEfl. 55 

Nou9 ne connaissons dans tonte la classe des Coralliaires aa- 
cun autre exemple de ce mode de constitution. 
Les Diaséris appartiennent à IVpoque actuelle. 

1. DiASERIS DISTORTA. 

Fmffia âi$torta, MicbeliD, Mag, de xooi., t. V {Zooph.)^ pi. 5. 1845. 
Diaséris distorta, Milne Edwards et J. Haime, Brit. fo»s. Corals, Intr.»p.làli. 
1880. — Ann, des se. nat, 3« sér., t. XV, p. 118. 1851. 

Polypier nibdiscoîde^ assez mince^ à contûur irréguliàrement oinai.- 
laire^ composé de 4^5 ou pièces inégales et incomplètement soudées, 
gai ne correspondent pas auz systèmes çloisonnaires. Plateau commun 
un peu concave, montrant les lignes de soudure de différentes pièces. 
Côtes distinctes, granulées, tm peu flezueuses, alternativement un peu 
inégales, très-peu saillautes. Surface supérieure très-légèrement con- 
vexe vers le milieu. Fossette centrale à peine allongée. Systèmes très- 
difficiles à déterminer ; il paraît y avoir sept ou huit cycles, dont le 
dernier serait incomplet. Les cloisons sont inégales, serrées, minces en 
dehors, finement et régulièrement crénelées sur leur bord, granuloso- 
striées latéralement, un peu flexueuses. Les cloisons principales s'é- 
paississent graduellement dans leurs parties voisines du bord interne, 
lequel est toujours mince ; celles d'ordres inférieurs s'unissent à leurs 
voisines des premiers cycles. Diamètre^ 5 centimètres; hauteur, 1. 

Patrie inconnue. 

2. DiASBRIS FRSTCnnEII. 

Diaséris FreffCineH, Hibe Eimurds et J. HaiSM» Ann, des m. nat., 9* flér., 
t.XV, p. 118. 1851. 

Nous donnons ce nom & des fsagments d'une autie espèce qui se 
trouvent dans la collection du Muséum d'histoire naturelle, et qui pro- 
viemient de l'expédition du capitaine Freycinet. Ils diffèrent par la 
moindre taille des cloisons, qui sont aussi beaucoup plus serrées, plus 
épaisses extérieurement et plus crépues. 

Patrie inconnue. 



Genre XVL FSAMMOfS^ERIS. 

Heterœyatîws {pars)» J. E. Gray, Arm. tmd Mag. of Nat. Hist, %• sér., 

t. V, p. 410, 1850. 
P5arii9sosert5^ Milne Edwards et h Haime, Pol. foss, des terr. poi., ^., 

p. 127, 1851. 

Uilip\yi^pf ton. xHfHfp^^ ^eyé et, fi^f sur «h^s C9a#lfi,w'«» 



L 



56 ZOANTHAIHSS SCLéRODERMÉS APORE8. 

entoure de toutes parts, si ce n'est devant le përistome de celle- 
ci. La muraille est épaisse, nue, fortement granulée et à peine 
striée en dessous. La columelle est papilleuse. Les cloisons sont 
peu élevées, très-épaisses, couvertes sur leur bord libre et sur 
leurs faces, de grains très-saillants et extrêmement serrés; celles 
de Tavant-dcrnier cycle beaucoup plus développées que celles 
du- dernier et rapprochées entre elles au-devant de ces der- 
nières. 

Ce zoophyte est remarquable par son mode d'adhérence et 
par sa structure extrêmement granuleuse. 

PSAMMOSERIS HEMISPHERICA. 

Heterocyathus hemispherictts, J. E. Gray, Ann. andMag, ofNat, BUt., 3* sér., 
t. V, p. 410. 1850. 

Psammoseris hemispherica, Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. dex terr, pa- 
léos., elc. {Arch, du Mus., t. V), p. 127. 1851. — 4fin. des se. nat., 3* sér., 
l. XV, p. 116. 1851. 

Polypier eitrêmement court; quatre cycles complets. Toutes les cloi- 
sons inégales, suivant les ordres auxquels elles appartiennent; les pri- 
maires très-épaisses, surtout près de la columelle. Les plus étendues 
après elles sont celles du quatiûème ordre ; puis viennent les secon- 
daires, celles du cinquième ordre, et enûn les tertiaires, qui sont beau- 
coup plus petites que toutes les autres. Toutes ces cloisons sont fort 
serrées, peu élevées, et ont leur bord faiblement arqué. Hauteur du 
polypier, 4 millimètres; son diamètre, 12. 

Habite les mers de la Chine. 



Genre XVIL 8TEPHAll08Eai8. 

Heterocyathus {pars), Milne Edwards et J. Haime^ Arm. des Se. nat., 
3«sér., t. IX, p. 324, 1848. 

Stephanoseris, Mihie Edwards et J. Hoîjae, Pol, foss. des terr, pdl.j etc., 
p. 127, 1851. 

Le polypier est très-court et fixé sur une coquille qu'il entoure 
de toutes parts. La muraille est très-développée, nue, fortement 
granulée et à peine striée en dessous. La columelle est papil- 
leuse et peu développée. Les cloisons sont très-élevées, suben- 
tières et très-granulées latéralement; celles de Pavant-dernier 
cycle sont plus développées que celles dii dernier. Il existe des 
palis devant tous les cycles, le dernier excepté. 

Noué avions primitivement décrit, paf-iûi les Hétérocyathe8« 



i 

l 



I 

I 



POHGIDKS. 57 

dans la famiUe des Torbinolides, Tespèee qai sert de type à ee 
genre; eDe s'en rapproche en effet beaucoup par ses pi^ et ses 
cloisons snbentiéres; mais un examen plus approndi de la struc* 
ture de son sclérenchyme a porté M. Hatme et nous à croire 
qu'elle est en réalité mieux placée parmi les Fougides où la re* 
tient son affinité bien évidente avee la Psammoséris: elle paniU 
ne différer de cette dernière que par ses cloisons plus débor- 
dantes et par ses palis. Du reste, il est remarquable que c'est le 
seul CoralKaire de cette famille qui présente ce dernier ca- 
ractère. 

Stephakosbris ROUSSKIUI. 

Eeterocyathus ^gmstœanui, Hiloe Edwards et J. Hiime, itfwi. dM <c. no^.» 
'» sér.^ t. IX, p, 32i^ pi. 10, fig. 9. 1S48. 

■ 

Stephanoseris Bousseaui, Miloe Edwards et J. Haime, Myp'. dês terr, po- 
léoz.j etc. {Arch. du Mus,, t. T), p. 127. 1851. — Ànn. des se, nat., 3* sér , 
t.XV,p. 117. 4851. 

Polypier à base plus large que le calice; le milieu de la surface 
inférieure hérissé de grains papilleux; les côtes ne commençant à se 
montrer que sur les côtés de cette surface : eUes sont extrêmement iné- 
gales et hérissées de gros grains ramifiés; les primaires^ les secondaires 
et les tertiaires excessivement larges^ surtout ces dernlàres, et princi- 
palement dans leur partie inférieure ; celles des deux autres ordres 
bien disâactes^ mais très-fines. Quatre cycles de cloisons ; six systèmes 
égaux. Cloisons non débordantes en dehors, épaisses, s'amincissent 
graduellement de dehors en dedans; le bord extérieur de celles du 
dernier cycle finement denticulô et échancré à leur point de Jonction 
avec la côte. Palis un peu étroits. Hauteur totale, 10 millimètres, dont 
il faut retrancher 4 pour la place occupée par la coquille; diamètre du 
calice, 10; celui de la base, un peu plus; cloisons primaires débor- 
dantes de 2 1/2. 

Habite 



Genre XYIO. 



AtdhophyïhÊm (pars), Michelin, lem. zooph., p. 149, 1844. 

Troc?u>$eriSj Milne Edwards et J. Haime, Compt-^end. de fAcad, de$ 
Se., t. XXIX, p. 72, 1849. 

Le polypier est simple, trochoïde ou cylindrolde et adhérent. 
La muraille est nue et présente sur toute sa hauteur des stries 
costales fines. La columelle est papilleuse. Les cloisons sont très- 
nombreuses et très-fortement granulées sur leurs faces latérales. 

Les Trochoeéris sont^ avec les Gyroséris, Psammoséris et Ste* 



6o ZOANTHAIRS8 SCLBRODEBMÊS APORES. 



i. CtATHOSERIS INFUNDIBULIFORMIS. 

Pawmia infundïMiformis, Blainvitle, Jfan. d'actin., ^ 36i. 1830. 
Agarkia inftmdibuUformis, Michelin, ïcon, zooph,, p. 1S6, pi. 45» Sg. 12. 
1845. 

Cycdhoseris infundiMifàrmis, Milne Edwards et J. Haime, Brit, foss, Corah, 
Intr., p. xUx. 1850. 

D*Orbigny, Prod, de pal, t. Il, p. 4Î6. 1850. 

Milne Edwards et J. Haime, Ami, des se» na^,5'sée., t. XV, p. 120^ 

1851. 

Polypier siibcyathoîde^ fixé par un large pédoncule, à plateau com- 
mim finement strié de côtes peu inégales, à bords lobés et repliés en 
dedans, de manière à former à la surface supérieure des crêtes ou des 
collines. Le calice central plus grand que les autres ; tous ont une fos- 
sette bien marquée et une columelle délicatement papilleuse. Une 
vingtaine de cloisons par calice, en général peu inégales en étendue, 
mais un peu irréguliéres; quelques-imes épaisses on certains points; 
leur bord présente des crénelures serrées, et leurs faces sont couvertes 
de grains très-rapprochés. La hauteur des exemfdaires est de 3 ou 4 

centimètres, rarement plus. 

< 

Formation éocène : Auvert, Yalmondois. 

2. CTATHOSERIS VALMONDOISUCA. 

Meandrina valmondoisiac^, Michelin, Icon, zooph., p. 155, pi. 45, fig. 1$. 
1843. 

CyaihoseHs vaknondoisiaca, Milne Edwards et J. Haime^ Pc^fp, foss, des 

ierr. paléoz., p. 128. 1851. 
OuiophyUia valmondoisiaca, D*Orbigny, Prod,, t. If, p. 498. 1850. 

Cyathoseris valmonà/oisiaca, Milne Edwards et J. Haime, Aim. des se, nat,, 
3«8ér., t.XV, p.121.1851. 

Fictet, Traité de Paléantol., t. IV, p. 435, pt. 56, fig. 7. 

Ce polypier diffère de la C. infundibiulifùrms en ce que les collines 
arrivent presque jusqu'au centre, et séparent des séries calicinales sim- 
ples. Nous sommes portés à croire que ce n'est qu'une variété de l'es- 
pèce précédente.' 

Formation éocène : Auvert, Yahnonddis. D'Orbigny ajoute Assy et 
Bonconvillers. 

3. Ctathoseris Haidingbri. 

Cyathoeeris Haidingeri, Reuss, Mém. de VAcad. de Vienne, t. VU, p. 126^ 
pL 20, fig. 7 et 8. 

Polypier oyathiforme; muraâle onduliée et fortement eostulée. Ga- 



9€»KaiI>X8. 6l 

lices subéghux et groupés très-irréguliôrement» Cloisons épaisses et 
fortement orâielées. 

€raie de Gosau. 

** 4. Gyathoseris baristeixa. 



Cjfathoseris rarisifUay "Raoss, Mén, de VAcad. d» n»fme, t. YII, p. itJ, 
pi. 20« fig. 9. 

Cette espèce^ de môme que la précédentej ne nous est connue q\i^ 
par le travail de M. Reuss; elle offre des calices plus écartés et à 
cloisons plus épaisses. 

Craie de Gosau. 

Genre XX. MAANDROSEUS. ^ 

Mœandroseris, Louis. Rousfe^u^ Yoy. au péfe sud de DUrrille^ ZooL, 
t.V, p. 124,1854. 

Le polypiei^ est ûôm|)osé^ adhérent, épais et méaudrinoide. Le 
ptateau commun est nu, subiobé et finement costulé. Les calices 
se groupent en séries linéaires simples; ils sont séparés' par des 
collines simples et très-peu saillantes. Les centres calicinaux sont 
bien distincts et présentent une columelle papilleuse. Les cloi- 
sons sont bien radiées, assez nombreuses, très-granulées et trés- 
erépnes. J . . 

Ce genre se distingue du précédent par la présence de coUtnes 
murales indépendantie.s du plateau commun qui Irmitent les sé- 
ries calicinales. Les deux espèces connues appartiennent à la 
période actuelle. • . 

1 ■ 

1. MilàlfDaOSiBC» BOZTiB. 

I 

McBondroseris Bottœ, Louis Rousseau^ Voy, au pôle sud de Dwnont d'Ur^ 
viUe, Zool, t. y^ p< 131 ; Ziwph., pi. 28^ fig. 1. 1854. 

Polypier arrondi^ adhérent dans une faible étendue^ convexe en des- 
sus. Plateau commun un peu bosselé, marqué de stries très-délicates, 
serrées, alternativement inégales, finement dentées et un peu Ûexueu- 
ses. Columelle papilleuse, bien développée et enfoncée. On compte dans 
chaque calice de 30 à 40 cloisons qui sont serrées, légèrement épais- 
sies dans leur milieu, alternativement inégales, très-granulées latéra- 
lement et à bord régulièrement dentelé et crépu.* La largeur des calices 
est de 7 ou 8. millimètres. 

Fo^le des dépôts récents des bords de la mer Rouge. 



L 



n 



6i ZOANTHAIBES sc6âÈ0Êfiehwis APomss. 

2. HiBANDROSERlS AUSTRALLB. 

Maandroseris Aîâsk'aUœ, L. Bousseau, Voy, au pôle sud de Dunumt d'Vr" 
viUe, Zùol, t. V, p. iU'y Zooph., pi. 28, fig. 2. 1854. ^ ^ 

Polypier en masse convexe^ gibbetlse^ présentant môme quelquefois 
à sa surtoe des erdtes et des tubercules irréfoliers. Séries caiiolnaleMl 
coiirtes^ un peu confuses^ séparées par des collines très-peu MiOantes. 
Les centres calicinaux bien distincts. Columelle papiUeuse assez bi^n 
développée. Cloisons serrées^ minces^ très-crépues. Oh en compte une 
^ngtaîne par cdice ; elles sont peu inégales en épaisseur^ mais de 
grandeurs variables^ les petites s'unissant fréquemment à leurs voi- 
sines d'ordre supérieur par leur bord interne. Lai^geor des câlièes 
3 millimètres. 

Habite T Australie. 



Génve XXL GOmWBÉUI. 

Pavonia (pars) et Meandrina {pars}, MickeUi^^ JEep»^ zoaph., p* 99 et 
100, 1843. 

Siderastrea (pars), M'Coy, An» and Mag. of Nat. HisU, 2« sér.> t. XI, 
p. 419, 1848. 

Comoseris, D'Orbigny, Noie sur des poL foss,', p. 12, 1849. 

Le polypier est ^pais et a un plateau oomiùUn recouvert d'uEi« 
épitbèque complète. La surface supérieure est couverte de oalic69 
serrés, confluents et séparés en certains points, par des coUines 
îrréguliëres. La columelle Q^st rudio^entaire. Les cloisons sont un 
peu irrégulières et unies par des synapticules spiniforines. 

Ce genre se distingue bien des Cyatlioséris et des MéaudrCH 
séris par Tépithèque qui recouvre son plateau commun; ce ca- 
ractère ne se retrouve pas aitieitrs pànàaî les Fongides composées. 

Les quatre espèces que nous connaissons apjtartiennent à la 
formation jurassique. 

g A. — La largeur des caiices étant de 2 mUlimètres ou un 
peu plus. 

1. CôMOSCRlS IHKâDIàKS. 

Siderastrea mèandrinMêi, W€ùY,An, andMag. ofNat, Hist.,^ sér., t XI; 

p. 419. 1848. (Non Pavonia meandrinoides, MictaeHo.) 
Comoseris irradians, Mttie .Bdvrards et J. HaUœ» Brit. foss. Carals, p. lOi, 

tab.ziz, fig. 1. 1851.— inn. des sc.nat., 3*8ér.,LXV, p. 139. 1851. 



63 

CoMMHt irrmâiéfu^ Btrioa, ËMês piMmiéhg. tmr h flMJMna, p. lit 
{Mém, d. fa Soc. d^Emulatiom é» DmA$. IttB). 

Polypier OEbicnlaiie ou soblobé, Ubve ou fixé par use très-petite 
portion du plateau commun; épiàièque circulairement plissée. Sur- 
face supérieure conyeze, iné^e, et ordinairanent divisée eu un co^ 
tain nombre de yallées rayonnante», irrégulièreSy par des coUînes sail- 
lantes qjaX ressemblent beaucoup à celles de rAspi(itsci4S. Ia plupart 
de ces collines sont droites ou légèrement flexueuses, et souvent se 
rencontrent vers le centre du polypier, mais sont plus ou moins régu- 
lièrement œntrifuges vers le bord de la masse commune* Dans quel- 
quBs exemplaires elles sont séparées par des dépressions très-laigas, 
peu profondes, contenant de nombreux calices disposés sans ordre; 
mais qrdinairement elles se multiplient davantage, surtout vers la 
circoniérence du polypier, et souvent chaque vallée oontientseulement 
une seule rangée de calices. Les calices sont donc originairement 
épars; le centre de chacun d'eux est oendu distinct par l'existence d'une 
petite fossette bien marquée; mais ils sont complètement confluents 
par leur circonférence, et leurs cloisons passent sans interruption d'une 
chWbre viscérale dans une autre. Les rayons septaux se redressent 
sur les collines et y deviennent parallèles ; ils rencontrent au sommet 
de ces crêtes ceux du côté opposé, et s'y unissent sans présenter aucune 
tiace de sillon ou de séparation entre eux. Columelle représentée seu- 
lement par une ou deux papilles qui paraissent être simplement les 
denticulations internes de quelques-unes des cloisons, n y a seulement 
deux cycles complets; quelquefois, mais rarement, on trouve quelques 
cloisons tertiaires, et le nombre total des rayons septeux est, par con- 
séquent, douze, quatortè ou sei2e. Ils sont toUis assez épais ; leur bord 
est fortement crénelé, et ils sont unis latéralement par de nombreuses 
synapticules isolées. Les cloisons secondaires ne sont pas aussi grandes 
que les primaires, et souvent s'y unissent par leur bord interne. Quel- 
ques cloisons sont droites, mais la plupart sont plus ou moins courbées 
au point où elles passent d'un polypiérite dans un autre. La largeur 
des cftliees n'est guère plus de 2 millimètres. 

Groupe oolitîque moyen : Valfin, dans le Haut-Jura; Steeple-Ash- 
ten ; Malton, en Angletene. 

Cette espèce p<»rte dans le musée de Bonn te nom manuscrit de 
Meœndnna GaUii, Goldftiss. 

2. Gottossnis vbuiicuiaris. 

Msandrika ^ernêMUaritr, M'Goy, Jiw. ûf Nût Hitt., S. ), Y. 9, p. Ktt. 
1848. 

Camoiêris ffêrtnêc^^tirU, Mne Blwards et J. Haime, BHt. fias, Corûhy 
p. 122, tab. xsiv, flg.l. 1851.— ilfNi. de$ te. nai., 3^sér., i.XV, 
p. 140. 18S1. 
Piclet, TraUé de PùUêniais, i. XV, p. «M» pi. 66, ig. 8. 

Polypier convexe; à sui&ce supérieure couverte de crêtes épaisses. 






64 ZOANTBAlilBS SCLÉftODIIllrtS APOftIS. 

tffancba]^l68> Irts-flexueuses, un p6u rameuses et très-xapiirochées eolre 
elles. Cloisons murales très^minces, trôs-serrées, et montant p^allèle- 
ment entre elles jusqu'au sommet des crêtes où Ton distingue une 
ligne murale très-délicate; eniiron 40 de ces cloisons occupent Tespaâe 
d'un centimètre^ et elles inarient un peu en grandeur alternativement. 
Les vallées comprises entre les crêtes sont profondes^ mais peu larges, 
de façon que lorsque la structure du polypier est masquée par des 
incrustations^ on croit voir une Méamdrine; mais dans les échantillons 
en bon état de conservation^ il est facile de reconnaître que les vallées 
renferment une série ordinairement multiple de calices distincts dont 
les cloisons sont confluentes. mais dont les fossettes sont bien délimi- 
tées. Dons chaque calice on trouve 12 cloisons^ très-serrées, un peu 
épaissies vers le milieu, et faiUement demictdées sur le bord. Dans 
les polypiérites situés au fond de ces dépressions, la plupart dès cloi- 
sons siàvent la direction générale dé la vallée; mau' dank ceux q[ui 
sont situés plus près du sommet des collines, la plupart des cloisons 
se disposent perpendiculairement à la ligne murale; quelques-unes 
d'entre elles seulement sont plus ou moins courbes. Diamètre des ca- 
lices, enviton 2 1/2 millimètres; largeur des vallées, de 5 à 8 rnilH-* 
mètres. '• ' ' 

Groupe oolitique inférieur : Bath; Leckhampton, 

' % kk. •— La largeur des calices étant au mams de 3 millî^ 

mètres. 

3. GOHOSEBIS? TUBSROSA. 

Pavmia iuberosa, Goldfuss, Petref,, p. 42^ tab. xii, fig. 9. MB. 
Ouhphyllia? tuberosa, Milne Edwards et J. Haime, Ann. des se. nat, 3« sér., 
t. XI, p. 270. 1849. 

Les séries calicinales sont longues, presqtie toutes parallèles^ sim-^ 
pies, et larges de 3 millimètres; les calices serrés et à ceirtres bien 
distincts. 

Groupe oolitique moyen : WuKemb^. 

4. GOMÔSERIS MiEANDBINQIDEI|. 

Pavonia meandrinoides, Michelin, Icon* zooph,, p. 100, pi. 22, fig. 3. 1845. 

Meandrina Edwardsii, ibid., p. 98, pi. 18, fig. 6. 1843. 

Latovneasidrû Mdwardsii, Milne Edwards et J. HaiBi<%, Afin^ se* nat., 3" sér., 
t. XI, p. 272. 1849. 

Comoseris meandrinoideSj D'Orbigny, Prod, dopai., t. JI, p,40» iSSiO. 

Micropht^ Bdivardsu, D'Orbigny, ibid. p. 40. ■ 

Comoseris meandrinoides, Milne Edwards et J. Hataie, Potyp, fos», des terr, 

paléo%.j etc. (Arch, dn Mus., t. V), p% ISi. ftfiSti. -^Ànn, dM jc.fio^., 3« sér., 

t. XV, p. 141. 1851. 



roNOiDES. 65 

Cmos0tis meanékinoidêSj Etaton, Etudes paiéoêMog. sur 1$ Haïut-^ura, 
p. 122 IMém, de la Soc. d'Emulation du Doubs. I8S0). 

Polypier siibsphérique. Collines extrêmement flexueuses et très- 
longues^ inégalement espacées^ peu saillantes. Calices épars^ à centres 
distincts^ mais à peine Indiqués par une fossette centrale. Douze ou 
quatorze cloisons un peu épaisses^ oontLuentes et un peu flexueuses^ 
peu inégal^. Largeur des calices^ de 3 à 4 millimètres. 

groupe oolitique moyen : Département de la Meuse. M. D^rbigny 
cite la Rochelle^ Tonnerre^ Chatel-Censoir et Saint-Puits (Yonne). 

UAgaricia irreguUugkS, D'Orbigny {Frod., t. II, p. 39), est une Conib- 
séris indéterminable; elldiest.de Cbatel-Censoir. Nous sommes portés 
& croire que YAgarida elegam, Michelin (leon., p. 102, pi. 19, %. 4), 
est une jeune Gomoséfis. 



Genre XXn. LOPH08EBI8. 

Paioùma (1) (jpars)^ Lamarck, fit5i(. desanim, s. vert., t. II, p. 238. 1816. 

Agaricia (pars), Scbweigger, Handb, der Fetref., p. 415. 1820. 

Lophoseris, Milne Edwards et 1. Haime, Compt.-rend. de VAcad. des 
Se., t. XXIX, p. 72. 1849. 

Le polypier est composé, adhérent, foliacë et il s'élève ordinai- 
rement sous forme de crêtes, ou de lobes irrëguliers qui sont cou- 
verts de calices radiés et confluents. On y remarque souvent des 
collines ou des carènes saillantes, mais dont la direction est 
toujours verticale et non transverse et qui paraissent être, non 
pas des analogues de collines murales, mais des commencements 
dé nouvelles crêtes calicifères. La columelle est tuberculeuse et 
quelquefob rudimentaire. Le plateau commun est nu et finement 
strié. La forme très-mince des expansions du polypier des Lo- 
phoséris distingue bien ce genre des Fongides composées que 
nous avons décrites précédemment. Toutes les espèces connues 
appartiennent à l'époque actuelle. 

(1) Nous aTODs changé ce nom, parce que Hubner Tavait employé a?aDt 1816^ 
2K)ur désigner un genre de Lépidoptères. 



CordUiaires. Tome 3. 



L 



66 ZOANTHAIBSS «ttÉM0BlUfiS APORIS. 

^4. .^ lepalj/pùfr fhrmé de ttxmes âtessies ijîn fri^éttltëii 
des calices sur leurs deux faces. 

§ B. — Cormes veriisales phu ou imm$ nrnnbreuses 
mr les faces kuéredes âês kmes dressé». 

1. LoraoSkBIB CBISTAtA. 



Grand agaric, FivaBii^ Catal. ou dcnr. Ai cabimi ^ M, ée**\ p. 4H^ 
pL 8, fig. 904. 1784. 

Maàreperm erùtata, EUIs et Soluider, Zoofk,, p.i9B, ttb. m, 4s. 3-4. 
1786. 

JfBdnQiora crUtatOy GsaAin, Xm». tyst. mt^.^éd. 15, p. 3758. 1789. 

Madrepora boUtifomUs^ Esper^ PfUmx.y t. I, TottL, p. 01, Maât., tA. vn. 
1797. 

Pawmia hoMiformis, Lamarck, Btst, dês antm. sans V9rt,t t. n, p. 40. 1816. 

- 2» édit., p. 578. 

Agarida boUtifomUs, Schweigger.lïafMA. der Petrsf., p. 415. 1890. 

Paooaia MeUfarmis^ Lmamma^ Sœp. mtWu, p. 53^ pL 51, ig. 5 «1 4» 

1821. 

DesloBgchampSf Encyd, (Zooph.)^ p. 604. 1824. 

BUinvilIe, Dict, des se. nat, t. XXXVUI^ p. 168. 102^ 

BlaiiiTille, Dict. des se. nat.^ t. LX, p. 330. 1830. 

Ebreiriberg» Coroi. 4IM roA. JfMret, p. 105. 1854. 

Paiocma agaricites, Milae Edwards» Aiias du régne aaim. de Ciiviar {Zot^), 

pi. 84, fig. 2. 
Lofhoseris hoMiformis, Ifilne Edwards et J. Haime, BrU. foss. Corais, Intr., 

p. lUx. 1850. 
iaphoseris erfsMi, Mne Edwards et h Haime, Aan. des se. nat., 9* Éèr., 

t. XV, p. 121. 1851. 

Polypier ^i Imillè formée de lames dfessées, lobées et cnstifonnes, 
ooavertes de ealiees sur leurs deux foces; ces lames sont assef minces^ 
surtout pièâ de leur bord^ eu f;énéral assez laigea, quelquefois coafte»- 
ceutes, et elles doiment souvent naàssapce à des «êtes aseotâttuleg 
ou à des lignes verticales saillantes. Les calices sont assex aerréSy et \a& 
rayons septo-costaux par conséquent médiocrement allongés. Fossette 
centrale bien distincte et un peu profonde. Columelle représentée 
par un petit tuberciQe souvent rudîmentaire^ ou nuUe. Trois cycles 
doisomudres, le dernier manquant dans un ou deux des systèmes; les 
secondaires seulement un peu plus petites que les primaires, qui sont 
im peu épaisses et un peu élevées; les tertiaires très-minces. Toutes 
sont faiblement dentées sur leur bord, un peu granulées, principale^ 
met développées dans la direction verticale, un peu courbées dans 
Tautre sens. La largeur des invididus est environ de 3 millimètres ; 
l'épaisseur des lames frondifonnes, de 4 à 6. 

Habite File de France, les Seychelles, la mer Rouge. Un exemplaire 
du détroit de Malacca, dont les calices sont un peu plus petits, ne nous 



ftntH pM âSSêt^ démette eijpèce. LamarclL mâiq[a6 Yoééeai Austnl ea 
même temps (pxe TliicUeii. 

La Pancma decussata, Dana (Expl. exped., Zooph., p. 329^ pi. 22^ 
fig. 4)^ qm est des lies FidJI^MuspanflMpas différer de cette espèce. 

2. IfOPBOSEEIS FRONSlFBaA. 

Pavtmia frondiferB, Lamarek, Bùit du rniJn». stm v$rt^ L II, p. 241. 1816. 
— 2*édU.p,579. 

DesloDgcbamps, iSnc^l. {Zoûph,)^ p. 606. 1824. 

Dana^ BacpL Exped., Zooph.^ p. 328^ pk 24« ûg. 3. 1846. 

£op^Mf*f« ffondifera, Milne Edwards et J. Haime^ ilfin. d9S $0, nai.j 8* sér., 
t. XV, p. 122. 1851. 

PûjgÊM îùtmé d'expansions foliacées, lobées, anondies an soaimel, 
un peu kpéguUi^es et coalescentes, ascendantM. Ces feuilles dreoées 
Mmt m^dticarénées soi leurs faces latérales. Les centres caUciromi biea 
âktiocU; uae petite coLumelle tubefûnleuacu Seize à dix-hnît clMona 
très^nin^as? alternativement inégales en amllie, serrées^ à pâme éeat* 
tées. La hauteur est de 10 à 13 millimètres; la la^gsur des calices, 2 
millimètres- 

Habite les mecs australes, suivant I<amaTck. M. Dana Ta recueillie 
aux iles Fidji et à Singapore* 

3. LOPHOSERia DXVARIGAIA. 

Poumta dkfaricttia, Lamarck» BUt des anim. sans vert., t. II, p. 240. 1816» 
— 2« édit., p. 378. 

. Deslon^Sûliamps, Bnq^î, (Zoop5.)t p. 605. 1824. 

dlainviUe, Dtd. des se. nat, t. XXXVIII, p. 168. 1$». 

Dana, Expl. exped., ZiH>pk., p. 327, pL 22, fig. 6. 1846. 

Lopkoseris divaricata, Milne Edwards «t J. Habae, Atm. dês se. nat., 3* sér., 

U XY, p. 123, 1851. 

Cette espèce ressemble beaucoup à la L. cristata par la forme et la 
straétore de scfs calkes, diians lesijuels cependant les cloisons sont en 
général un peu moins nombreuses; mais elle en diffère par les lames 
itoitâififtme» beaucoup plus serrées, plus épaisses, plus lobées, plus 
contournées et munies de crôtes ascendantes, mais plus ou moins obli- 
ques. Ces frondes sont épaisses de 5 à 7 millimètres, et les calices krges 
de 2 ou 3; 

Habite Tbngatabou. M. Dana Ta trouvée aux fies Fidji. Lamarck in- 
dique rocéan Indien. 



i 



1 



68 Z0ÀNTHA1RS8 SCLÉRODERMés APORXS. 

§ À (page 66). § BB. — r Pas de carènes verticaies 

sur les faces lat&ales des lames dressées. 

4. LOPHOSBRIS KNORRI4 

Masse coràUineàfeuMles garnies d'un nombre infini de petites étoUes, Knorr» 
Delict. nat. sélect., p. S5^ tab. A, x, fig. i. 1760. 

Pavonia crist^ia, Lamarck, Hist, des anim, sans vert,, t. II, p. 239. 1816. 
— 2« édit., p. 577. (Non Madrepora cristata, Ellis.) 

Deslongchamps^ Enoyd. {Zooph.), p. 604. 1824. 

Blainville, Dict. se. nat., t. XXVIÎI, p. 167. 1826. 

Lophoseris Knorri, Milne Edwards et J. Haime, Ann. des se. nat,, 3« sér.^ 
i. Xy, p. 125. 18K1. 

Polypîâr en feuilles cristifonnes^ lobées^ très-minces. Calices disposés 
en lignes transversales arcpiées^ plus rapprochés de leurs voisins de las. 
même série que de ceux des séries inférieure et supérieure; à fossette 
bien distincte^ mais sans columelle; de dix à quatorze cloisons très-peu 
élevées^ fines et très-granitées^ alternativement inégales en épaissetir 
et en saillie. Epaisseur des lames calicifères^2 ou 3 millimètres; laideur 
des calices^ 2 millimètres. 

Habite les mers d'Amérique. 

La Pavonia formosa, Dana (op. dt., p. 325^ pi. 24^ fig. 2)^ qui est des 
îles de la Société^ nous parait très-voisine de cette espèce. M. Dana en 
donne la description suivante : «c En touffe hémisphérique^ à feuilles 
minces^ bifaciales^ lobées^ subdivisées» courbées et subcrépues. Poly- 
pier à feuilles épaisses d'une Ugpne 1/2 à 2 lignes, ordinairement aiguës 
sur leur bord ; oririmes longues d'une demi-ligne, formant souvent 
des séries transverses, avec les intervalles un peu convexes et larges 
d'une ligne à 1 ligne 1/2. Cloisons très-délicates, très-serrées, très-peû 
inégales alternativement. » 

5.' Lophoseris cactus. 

Madrepora cactus? For^l, Descr. antm., p. 154. 

Pavonia cactus, llemprich et Ehrenberg, CoràU. des roth. Meeres, p. 105. 1854. 
(Rapporté au Madrepora cactus^ Forskal.) 

Milne Edwards^ Ann. de fa 2« édit. de Lamarck, t. II, p. 57S. 1856. 

Pavonia cactus, Dana, Zooph., p. 524. 1846. 

Lophoseris Cactus, Milne Edwards et J. Haime, Ann, des se. nat.<t 5« sér., 
t. XV, p. 125. I8S1. 

Polypier en touffe. Frondes foliacées très-minces, médiocrement ser- 
rées, contournées, un peu lobées. Calices à centres écartés, souvent 
un peu épars, mais paraissant, sur beaucoup de points, se disposer sur 
des lignes transversales et parallèles. Columelle bien distincte, formée 
par un petit tubercule. Deux cycles complets; des cloisons d'un troi- 
^ème dans deux ou trois systèmes. Rayons septo-costaux serrés, très- 



FOiroiDES. 6g 

allongés et «ubparallèles dans la direction longitudinale des frondes 
cristiformes^ beaucoup moins développés et un peu courbés dans l'autre 
sens, très-peu élevés^ denticulés, un peu granulés; altematîTement 
inégaux en épaisseur, les principaux étant surtout un peu épais yen 
leur bord interne. Epaisseur des frondes, 1 ou 2 millimètres; grande 
largeur des individus, 3 ou 4. L'animal est vert et sans t^tacules^ 
suivaat M. Ëbrenberg. 

Habite la mer Rouge. 

La Paivonia prœtorta, Dana, Zoop^., p. 325, pi. 22^ fig. 5, qui provient 
des îles cUi la Société^ nous parait ne pas différer de cette espèce. 

0. LoPHOSims MosuBRi. 

Pawmia Mugmgula, Khrenberg, Corail, âss roth. Mètres ^ p. 105. 1834. ( Non 
Lamarck.) 

lofhouris MûUeri, Miliie Edwards et J. Haime, Ann. des se, nat, 3* sér., 
t.XV,p.i24i851. 

Cette espèce ressemble beaucoup à la L. cactus, mais a des feuilles 
plus épaisses et les centres caliciuaux très-écartés. On distingue une 
petite culumelle tuberculeuse. Douze rayons septo-costaux très^errés, 
finement grcnulés^ à peine denticulés, alternativement inégaux en 
épaisseur. 

Patrie inconnue. 

S AA. — Le polypier formé d'une lame étalée qui ne pré- 
sente de calices quà sa surface supérieure. 

7. LOPHOSEaiS BXPLAiniLATA. 

(PU D il, fig. 2.) 

Jgaricia explamUata, Laroarck, Hist, âês anim. sans vert., t. II, p. 344. 1810. 

— 2* édit., p. 383. {Syn. eaxl.) 
Agaricia eacplanata, Lamouroux, Bncyd. {Zooph,), p. 14. 1824. 

Âgarkia exphmUata, Hiloe Edwards et J. Haime, Ann, des se, nat., 3« sér«, 
t. XV, p. 124. 1851. 

Polypier largement fixé et étalé en lame mince. Plateau commun 
bosselé et montrant des stries costales fines, alternativement un peu 
inégales. Surface supérieure subgibbeuse. Calices épars, serrés, à fos- 
sette centrale bien prononcée. Columelle formée par im tubercule assez 
bien développé, mais dont la grosseur varie beaucoup dans les divers 
individus. Trois cycles cloisonnaires, le dernier manquant ordinaire- 
ment dans deux des systèmes. Cloisons assez serrées, alternativement 
inégales, fréquemment géniculées en dehors, granulées latéralement^ 
très-peu dentées sur le bord, élevées ou même subanguleuses, les prin- 



L. 



70 ZOAITTHAIRES 8CI4$RODlSRBfE8 AP0RB8. 

cipales épaisses dans leur miliéu> les autres fort loioces, SgctoOKir 4m 
polypier^i 3 mîIIimètTes; largeur des calioes^ 3 ou 4L 

&bit8 prûbablemeiit Yooém ladien, svhnaat Laiottck.' 

S. LoPBOSSftIS DIFFLUmS. 

ilf^rea diffluensy Lamarck, Hist âês anim, sans twf *, 1. It, p. Q0i. 18<0. — 

2« édit., p. 416. 
Astrêa diffluens^ Lamouroux, Encyd. {Zooph.)^ p. i^. Id24. 
Jfforicia MffLwns, Bfattoville, Man, ^mtmiQi^ p. flBl. 

Lophoseris diffimna, Milnft Bdward» et J. Urne, ^nn. 4to so. fwt., 9* flér^ 
U XV, p. 125. 1851. 

Polypier en lame mûMé, (Mêe «t paraissant 6tre encroûtante ; à tnir^ 
face plane ou très-légèrement gibbeuse^ montrant rarement q[uelques 
lignes un peu saillantes. Caliez ^rs^ sénés, à foMitte ««ftliale trè»- 
petite et peu profonde. Golumelle rudimentair e ou nulle. Diz on éouze 
cloisons peu serrées, également minces, alternativement inégales en 
étendue, peu dentelées et peu granulées, un peu flexueuses, mais non 
géniculées. Epaisseur du polypier^ 3 millimètres; largeur 4e8 cmlîoes, 
de 2 millimètres et demi à 3. 

Patrie inconnue. 

9. LOPHOSERIS Ehrexbergi. 

Lophoseris Ehrenbergi, MilDe Edwards et J. Haime, Ann. des se, tuU., 
5» sér., t. XV, p. 425. 1851. 

Polypier fixé par son milieu, formé d'une lame médiocrement mince 
et étalée. Plateau commun bosêelé et montrant des stries costales assez 
fines, allematiTement inégales. Surface supérieure légèrement gib* 
beuse, montrant raremenl de légères lignes saillantes. Calices épars ou 
disposés sur des lignes obscurément concentriques à fossette centrale 
très-petite et peu profonde. Columelle papiUeuse irudimentaire. Vingt 
à vingt-cniatve cloisons assez minces et toutes également seiréea, cré- 
nelées et denticulées, alternativement inégales en étendue, flexiieuses 
ou subgéniculées en dehors ; les petites fréquemment soudées à leurs 
voisines par leur bord interne. Epaisseur du pdypier au moins 1 cen- 
timètre; largeur des calices, 5 millimètres. 

Fossile des dépôts récents de l'Egypte. 

10. Lophoseris? venusta. — {Vavonia venusta, Dana, ExpL eayped., 
Zooph., p.326,i84'6.) — «En touffe hémisphérique; feuilles minces, bi- 
faciales, lobées, subdivisées, courbées et fortement crépues. Polypi|j3r 
à feuilles plus minces que dans la formosa; oririmes tout-à-fait pe^* 
tites, souvent dépassant un peu 1/2 ligne; interstices tout-à-faît 
plans, souvent larges de 2 lignes 1/2; cloisons très-déUcates,, altère- 
nativement très-inégales. » Dana. 



I 



pi. 22, fig. 7. Non Lamarck,) — « Subhémisphépjque; feuiUejs bifar 
ciales, minces^ ondulées et un peu crépues; lies lobes excèdent rare- 
ment UB ponce ^largeur, abords aigus et ordinairement- sinueux. 
Polypier à surface égale et non carénée. Cloisons lâdies. Oddmes 
souvent buggu^ d'une Ugne i/2. — DaJtiâyte la mer Soloo. m Dana. 

i!S. LoPHOSiRis? lATA. — (Pmoma Ma, Buia^ op. oit,, p. 330, pi. 23, 
fig. i .) — « Très-grande, à filles laigias d'un pied^ planes ont légè«> 
refnent ondulées, épaisses à la base d'un demi-pouce à 3/4 de pouce^ 
à bords minces et à peii^ Iq)^^. Pq1^{^. à^ bords fragiles et à sur- 
face toi;it-à-fait lisse; cloisons lâches; oririmes loivgues d'une ligne 
Ql demia^ et rarement disposées en séri^ tranareises. — Habite les. 
îles Fidji. » Daaa. 

iè. LoPHOSims? ciussA.-^ (Favoi^ cras$a, Dana, op. etY., p. 331, 
pi. 23, ôg. 2.)*-* <{ Très-grande, à feuilles larges de ^ à 9 pouces, 
très^fortes^ presque plates ou un peu ondulées ou courbées, pauci- 

^ ki)ées, di^essées, agrégées et coalescentes, à bords ordinairement 
aigus. Polypier solide, à bord non fragile, ^ surface non carénée ; 
cloisons serrées; orinmes à peina oblongues, quelquefois subsériées. 
•**- Bàbitd les lies Fidji et Singap<»e. » Dana. 

14. LoPHDSERis? CLAVUS. — {Favmia clavus, Dana, op. ctï., p. 332, 
pi. 24, %.4.)— « Dressée, cylindricjue, large de 1 à 3 pouces, quel- 
quefois un peu comprimée, arrondie au sommet, rarement lobée ejt 
fourcbue. Polypes à tentacules peu prononcés, d'un vert brillait. 
Polypier ayçc les oririmes éc^artées d'une ligne à 1 ligne 1/2 et plu^ 
petites au soinmet; cloisons entières. — Habite les îles Fidji. » 
D^na. 

(tous doutons fort que ce Goralliàire appaartienne au genre Lopho- 
seris et même à la famille des Fongides. Cependant, M. Dana assure 
que 868 polypes sont de tout point semblables à ceux des Pavonies. 

lAPùiooma laêistellay Dana (op. ci^., p. 332. — Astrea difftuens, 
Quoy et Gaimard, Voy, de l'A^tr^k, Zocg^A., p. 21?,. pi. i7> fig« 15 at i*)* 
est probablement une Lophoséris encroûtante. EHle est de la Nouvelle- 
Irlande. 

■ 

, Genre XXIIL papTps^RIS. 

Prxitosens, Milne Edwards et J. Haime, Brit, foss. CofQh, p. 103, e^t 
Fol. foss, desterr.pal.y p. 129. 1851. 

Le |K)l3^picHr est composé ^ foraié de lames foliacées ascen- 
dantes, lobées et pliées en cornet. La face extérieure 4e ces lames 
m»nlre un piateaa commun dépourvu d'épîthèque et marqué 
de stries costales fines. La face intérieure présente des ealices 
siifMvr6^)«épiti»«<9t qyirty^ mùuî jamais s^F^^^P^ ^^ «û^liœs 






ya ZDAHTHAIIISS flCUiBODEiniÉS APORBS. 

ni par des crêtes. La colamelle est papilleose. Les dfrisoos sont 
flezueiises et confluentes. 

Ce genre a beaucoup d'affinité avec les Lophoséris ; mais il 
s'en distingue bien par sa forme frondescente, la disposition de 
ses calices, et sa eolumelle papilleuse. Nous ne connaissons en- 
core qu'une espèce qui » été trouvée par M. William Walton 
dans le coral-rag d'Osmington, près Weymouth. 

Peotoseris Waltohi. 

Praioseriê Waitoid, Hflne Eèirards et J. Hume, Brit, foss. Cbralf , p. iOS, 
tab. XX, fig. 1. 1851. — iiffin. des se, nat., 3» sér.^ t. XV, p. 126. 1851. 

Polypier subcratéiiforme^ formé ie lobes invaginés; stries costales 
granulées^ bien marquées^ quoique très-fines, et alternativement un 
peu plus saillantes; elles sont presque droites et s'étendent depuis la 
base jusqu'au bord du polypier, mais en se dicbotomlsant quelquefois. 
Le plateau commun présente quelques bourrelets transversaux dis- 
tincts, mais médiocrement prononcés. La surface supérieure, ou plut6t 
interne, est presque lisse et couverte, de calices superficiels, irréguliè- 
rement disposés. Ces calices sont individualisés par la présence d'une 
petite dépression centrale ou fossette bien caractérisée, quoique peu 
profonde, mais ne se distinguent plus vers leur diconférence, où les 
cloisons d'un individu passent sans interruption dans la cbambre vis- 
cérale d'un individu voisin. Au centre de chaque fossette calidnale, il 
existe une petite eolumelle papilleuse formée par les dents internes 
des cloisons. On compte de 30 à 40 rayons costaux par chaque calice, 
mais la moitié d'entre eux seulement arrive jusqu'à la fossette : ce 
sont de petites lames fines, à bords crénelés, {«rasque toutes égales en 
épaisseur; quelques-unes sont droites, les autres plus ou moins cour- 
bées, ou môme flexueuses, et plusieurs s'unissent t leurs voisines par 
leurs extrémités, de manière à ofinr l'apparence d'une bifurcation. 

Groupe oolitique moyen : Osmington (Angleterre). 



Genre XXIV. 

Agaf%eia{pars), Lamarck, Syst descmm. s. vert., p. 373. 1801. 

Mycedivm (pars), Oken, Lehrb. der Naturg,, ZooLj t. I, p. 69. 1815. 

Myeedia (pars), Pavoma (pars) et Phyllastrea, Dana, ExpL exped., 
Zooph., p. 269^ 323 et 339. 1846. 

Helioseris , Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rend. de VAcad. des 
Se., t. XXIX, p. 72. 1849. 

Mycedivm, Milne Edwards et J. Haime, Arm. des Se. nat., 3* sér., 
t.XV, p. 130. 1851. 

Le polypier e^t composé et formé d'expapsions fi^ondiformes. 



FOKOIDES. 73 

Lescaliees sont circonscrits^ penchés, submamiliaires et disposés 
en séries parallèles autour du parent qui reste ordinairement plus 
développé que les autres individus. Les rayons septo-costauz 
sont fort longs. Le plateau commun est nu et costulé. 

Les Mycédies ressemblent aux Agaricies, mais elles montrent 
un degré de plus dans la circonscription des individus. Ce n'est 
guère que dans le jeune âge que les calices restent unis en se* 
ries, et ils tendent toujours à s'isoler par les progrès du dévelop- 
pement; pourtant il &ut remarquer que les divers exemplaires 
d'une même espèce présentent sous ce rapport d'assez grandes 
variations. La présence d'un parent central plus développé que 
les autres calices et la forme générale du polypier peuvent encore 
servir à distinguer ce groupe des précédents et même plus sûre- 
ment que le degré de rapprochement des bourrelets calicinaux ; 
puîsqu^en se basant sur ce dernier cara^ctère, M. Dana a été 
conduit à séparer du MycecUitm elephantotus d'Oken, qu'il con- 
sidère comme uoe Agaricie, une espèce évidemment très-voisine 
qu'il nomme Pliyllastrea, et qu'il place parmi les Astréides. 

Avant que la figure de cette espèce ne fût publiée, nous avions 
établi nous-mêmes, dans le t. XXIX des Comptes-rendus^ le genre 
Helioséris, pour un beau polypier qui se rapporte à la même 
forme; pub, dans l'introduction de notre Monographie despofy' 
pkrs fossiles de la Grande-Bretagne et dans le t. V des Archives 
du Muséum, nous avions remplacé ce nom par celui de M. Dana, 
qui lui était antérieur; mais ayant été à même récemmment de 
consulter l'ouvrage d'Oken que nous n'avions pas pu nous pro- 
curer plus tôt, nous avons reconnu que le Mycédium de cet au- 
teur avait droit de priorité sur les deux autres noms. En effet» 
Oken renfermait dans ce genre la Maxbrepora elephantotus de 
Pallas et la Madrepora cucuUata d'Elus, qui ne forment qu'une 
même espèce, et de plus la Madrepora ampliata d'EUis, dont 
Ehrenberg a fait avec raison le genre MeruUna. Il est donc con- 
veaable de laisser à celle-là la dénomination proposée par Oken. 

On doit remarquer qu'à certains égards, les Mycédies se lient 
aux Echinopores. 

Les quatre espèces connues appartiennent à Fépoque ac- 
tuelle. 



<• 



i 



74 ZOANTHAOrns SÇf^^WJWÉS AP0B2S. 

Maàre^pora eUphantottus, Pallas, Eknch. gooph., p. 168. 1666. 

' Madrepora cucuUata, Solander et Ellis, Zooph,, p. 157, tab. xui, fig. 1,2. 17S6. 

Esper, Vie PfUmz.y t. I, Forts. 83, tab. lxvii. 1797. 

MadrtBpora eUphantottu, Gmelin, Linn, SysL nat^ éd. 13, p. 3159. tT89. 

Affarkia cucnUaîia, Lamarek, 8pst des anim. mns vert., p. 2F75. iSOl. 

Mffeêâktm eUphtmkf^u et cueultaium, Oken, L^h. âer NuHung,, Zool, t. i, 
Pk @Q. 1815. 

4garieia cuctiUata, Lamarck, Hist, des ontm. sans vert,^^ L II, p. 242. 1316.— 
2« édit., p. 380. 

Lamouroux, Exp. méth,, p. 5i, tab. xlii, fig. 1, 2. 1821. 

Blainville, Man, d*actin,, p. 860, pi. 56, fig. 3. 1834. 

Mycedia cucvUata, Dana, Zooph., p. 539. 1846. 

Mycedium eleptiantotus, Miloe Edwards et J. Haiflie, Afin, aies se. nat.'y 3*86r., 
i, XT, p. 131. 1851. 

Polypier fixé par son milieu, étalé en lame mince qui, en se déve- 
loppant, se replie et se contourne sur les bords. Surface inférieure 
montrant des stries costales granulées très-fines et çei^siblement égales; 
surface postérieure montrant des calices inégalement serrés, suivant 
les points où on les observe et dans les divers exemplaires. Ces calices, 
à Texception du parent central et de ceux qui Rapprochent le plus, 
001 la forme de demî-eUipsddes ou de nids de pigeon; et souvent 
l^hnieiim d'entre eux s'unisseift par leur bord, qui est assez saillait; 
leur â]8s«tte est profonde, e4 l'on y reparque songeât un» eolumielle 
saillante qui manque complètement dans un grand nombre d'entre 
eux. Dans le calice purent, on compte cinq cycles cloisonnaires com- 
plets et bien distincts; dans les autres, il y a seulement de 16 à 20 
cloisons principales subégales, un peu saillantes, légèrement dente- 
lées, faiblement épaissies près du bord extérieur, et alternant avec un 
égal nombre de cloisons rodimentaîres; eHes ont toutes une direction 
longitudinale dans leur partie coctaky et celles qi^ occupent les côtés 
4^ i^^lie^ soBt très^u cc^bé^s. Les lames callcif ères sont épaôsses 
de 4 à 5 miUimèitres seulement; la grande largovir d^ calices vaxie 
de 3 It 5. 

Habite les mer» d'Amérique. ' 

2. Mtcedium tubifex. 

PhyUastrêa tubifex^ Dana, Zooph,, p. 270, pi. 16, fig. 4. 1846. 

Mycedium tubifex, Mibe Edwards et J. Haime, Ànn, des se. nat, 3» sér., 
t. XV, p. 132. 1881. 

Cette espèce, qui est des Fidji, diffère du Jf. dephantotus par ses 
cloisons moins nombreuses et ses calices plus éloignés. 



3. Mtcediuh Okmnu 
(FL B i$» fis. i*) 

ÉÊUBèd^um Oftem'y BflHhe BiwardB elt J. Hftftaie, Jm. dês fo, nat, 9^ sér. , t. XV, 

Polypies €n feuilles très-minces^ à surface inférieure marquée de 
cétes serrées^ siédiottimiiil fbaê9f alternatmment inégales et cou- 
vertes de crains tièihfins. La surface supérieijure moutrant des calices 
ioégitemeiit rapprackés» ei ay^ot^ pour la pilmj^^ lai fermeNde màfi 
de pigeoB> avec des bords assez ssdllants. GoitoineBe spoqgieuie^ bien 
développée; 18 à 20 cloisons très-minces en dedans^ ainsi ijue dans 
Idur partie costèle^ un peu épaissies sur le bord du calice^ subégales^ 
à ÏKffà fortement âenlé> substriées latéralemeirt^ maternant avec un 
é§àk nombre de cloisons rudimentaitiBSL E^iaissenr de la lame eattoi- 
five> environ I i^viâm^ljte; grande lAegeur dles calioes, un peu plusw 

latrie inconnwe. 

Cette espèce ressemble beaucoup^ sous certains rapports^ aux Echl- 
Éipotes^ et notamment à YE. espéra; cependant eDe s'eil distmgue 
tout de suite pto acB <uiJkes penehés. 

%kK. -^ Les raigfan» 9epto*côstaux serrée. 

4* liicn>roii moANs. 

(PL D 12, fig. 2.) 

Madrepora elephantotus?, Èsper, Die Pflanx., 1. 1, p. 126;» lalv xvm. 4791. 

tNon Falias^ 
Âgaricià eUphantotus?, Schweifgat, Maingb^ der Nahtrff-j P- 415» 1820. 
Pavonia elepharUotus^ Bana, Expl, exped.^ Zoqph., p. 324. 18 i6. 
îhPiGserh Hffffam, MHœ Blnrards et J. Mme, Compt.'fend.^ t. XXDC, p. 72. 

Médium ^têffmne, MUm Sdwafés et J. Haime, Am. dès se. mi , 3* âér., 
%. %V, p. 133. 186t« 

Polypier eu lames sobicaSi suMobéas, i suyface i(nférte«re um pem 
bosaçlôe et m3j:quée de stfiea costales ^anulées tirès-finea et ser«ée% 
altemaiiveaiient inégaUa. Calices éf aya ou irriguliàremest dispeeéls 
en lignes parallèles au bord^ ayant la Pmme à& petits maméloiiB ]^nà» 
cbés^ écartés» Fossette «entsale bien macquée^ Columetiè: fonnée'^per 
un tuber<:pl9 ^^ooE^pixné. Trois eyclee dossonnaice»; lâderases naanqu» 
ordiDAiremeiU duns m syatèiB». Ra^oos aej^-cedtauK inégaio, trè»»' 
saillants et épais ibns Imr pertio» aep^ale, plus nducéa et très^bngg 
dans leur portion costale, à peine dentés sur leur bord^ très-fiueoiant 
granulés. Ëpaiaseui des lames calicifères, 3 Iji 5 millimètres ; largeur 



\ 



L 



^6 Z0ANTBAIBS8 SCCJÉRODBBlléS AP0RB8. 

en traven des calices, pzès de 4. Les synapticules sont allongées et 
sensiblement horizontales. 

Habite les Indes orientales, suivant Esper. 

La 'Pixoima papyraceaj Dana (op. dt., p. 323, pi. 22, fig. 3), nous 
parait être le jeune âge d'un polypier appartenant à ce genre. — Mer 
Soloo. 

Genre XXV. UEPTOBEBM. 

Leptoseris, Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rend. de VAcad. des 
Se, t. XXIX, p. 72. 1849. 

Le polypier est composa, adhérent, très-mince. Le plateau 
commun est nu, et délicatement strié. Le centre de la surface 
supérieure est occupé par le polypiérite parent. Autour de celui- 
ci, on observe des calices plus petits, très-imparfaitement cir- 
conscrits, mais bien radiés. Les rayons septo-costaux soi^ très- 
longs. La columelle est tuberculeuse. 

Ce genre est très-voisin du précédent ; mais il nous paridt 
devoir en être distingué en raison de la diffluence des calices 
qui sont toujours très-peu nombreux^ et unis par des rayons 
septo-costaux extrêmement étendus* 11 appartient à l'époque 
actuelle. 

i. Leptosbbis pragilis. 

Lepiostris fraffUis, Milne Edwards et J. Haime, Cotnp^.-rend. d$ l'Aead. dês 
9C,, t. XXIX, p. 72. 1849. — Ann. d&s se. nat., 3* sér., t. XV, 
p. 133. 1851. 

L. Rousseau, Voy. au pôle sud de Dumont éPUrviUe, ZaoL, t. V, 

p. 125; ZoopA., pi. 29, fig. i. 1854. 

Polypier en lame très-mince, subcupulifonne, fixé au milieu par un 
pédoncule assez gros et court. Surface inférieure un peu bosselée et 
très-délicatement striée de côtes inégales et serrées; les bords sont 
quelquefois sublobés. La surface supérieure plus ou moins concave, 
parcoiuue par des rayons extrêmement longs, interrompus en quelr 
ques points seulement par des centres caliciuaux peu distincts. Le calice 
parent plus développé que tous les autres. Une columelle tuberculeuse 
bien marquée. Les rayons sont finement écbinulés sûr leurs bords et 
sur leurs faces; ils sont très-serrés, tous très-peu élevés, un peu 
fiexueux, alternativement ou de quatre en quatre inégaux en épais- 
seur, surtout en certains points. Les exemplaires que nous avons ob* 
serves sont larges de 8 centimètres ; leur épaisseur près du centre est 
de 2 ou 3 millimètres, et seulement d'un demi près du bord. 

Habite Tile Bourbon. 



FONOIDBS. ^y 

2. Leftoseris Edwardsi. 

I 

Leptoseris Edwardii, L. RoQssetii^ Voy. au pôle svd de DîmotU tfUtvUk, 
Zoa., t. y, p. 125; iToopft., pi. 29. flg. % 1854. 

Polypier en feuilles minces^ imAuidibiilifonnes ou un peu irrégu- 
lièrement contournées. Plateau commun marqué de stries sdillantes 
peu inégales et subflexueuses. Centres c&licinaux médiocrement dis- 
tincts; columelle rudimentaire. Rayons septo-costauz à peine radiés^ 
alternativement inégaux en saillie et en épaisseur^ très-lcmgs^ unis 
latéralement par des synapticules très-visibles, à bord supérieur irré- 
gulièrement découpé ; on en compte environ 24 par calice. Les fossettes 
calidnales sont un peu rapprochées dans le sens des arcs concentri- 
^es, mais ces arcs sont éloignais entre eux bien que d'une manière 
inégale. 

Patrie inconnue. 

Genre XXVL HAL08EBIS. 

Agairicia (par$)y Ehrenberg, CoraU. des rath. Meer., p. 106. 1834. 

Paowda (pars),. Dana, ExpL Exped., Zooph,, p. 322. 1846. 

flo^osens, Milne Edwards et J. Haime, Cûmpt-rend, d$ l'Acad. des 
Se., t. XXIX, p. 72. 1849. 

Le polypier est compose et fixé. Il forme des expansions folia- 
cées très^découp^es, crépues, dont la surface externe ou infé- 
rieure est nue et délicatement striée et la surface interne cou- 
verte de très-longs rayons, sur le trajet desquels on distingue à 
peine quelques centres calicinaux. La columelle est rudimen- 
taire. 

Ce genre, dont on connaît une seule espèce qui est vivante, 

se distingtie bien des Lophosérîens qui précèdent par ses calices 

indistincts. 

Haloseris crispa. 

Àgaricia crispa^ Ehrenberg, Coral. des roth, Meer,, p. 106. 1834. 

Pavonia cr^pa, Dana, Zooph,, 333. 1846. 

Bàloseris lactuca, Milne E4wards et J. Haime, Brit, foss. Corals^ Intr., p. 1. 
1850. 

Monrii crispa^ Milne Edwards et J. Haime, Polffp. fins, des tmr. paUùst., 
p. 130. 1851. » Ann. des se, nat, 3« sér., t. XY, p. 134. 1851. 

Haioseris crispa, L. Rousseau, Voy, au pâle sud de Dumont d'UrviUe, ZooL, 
l. V, p. 120; Zooph., pi. 27, flg. 2. 1854. (Non la figure 3 de la pi. 19, qui 
représente la Trochoseris Stokesi,) 

Polypier formant de petites lames frondescentes^ extrêmement décou- 



L 



1 



8o ZOANTHAWKS SCliftODIBBIOES APOSBS. 

S AÂ. «-» Collines nombreuses et mpprochées^ mak toujours 
irrégulières. 

4. OaOSEBIS? BAlfULOSÀ. 

Àgarida ramulosa, Michelin, /con. xoaph,, p. 224, pL 54, fig. 8. 1845. 
D*Orbigny^ Prodr. de pal., 1. 1, p. 513. 1850. 

Polypier fonné de lobes ascendants ; vallées bien circonscrites^ larges 
de 4 millimètres. Centres calicinaux distincts et rapprochés; présen- 
tant chacun 12 ou 14 cloisons peu inégales en épaisseur, assez nainces. 

Groupe oolitii^ue inférieur : Luc, Langrune (Galyados). 

C'est vraisemblablement à cette même espèce qu'appartiennent les 
Agaricia sulcata et eonvexa, D'Orbigny (L c, p. 323). Ce sont des fos- 
siles de Ranville et de Luc, tout-À-fait altérés et indéterminables. 

5. OrOSXRIS? GRAaOSA. 

Affaricia graciosa, Michelin, Ican, gooph., p. 104, pi. 25, fig. 3. 1845. 
Oroseris ? gradosa, Milne Edwards et J. Haime, M. foss. d$$ tmrr, pal,, etc.« 
p. 131. 1851. — Aftn. des se. fia^,3> sér., t. XV, p. 158. 1851. 

Polypier a^sez mince, à surface subplane. YaUées un peu irréga- 
lières, simples, assez profondes, k calices peu distincts, larges de 
4 millimètres. Collmes inégalement saillantes. Cloisons subégales, mé- 
diocrement minces, serrées. (D'après M. Michelin.) 

Groupe oolitiq[ue. moyen : Sampigny. 

Voici les noms des fossiles mentioimés par M. D'Orbigny, qui nous 
paraissent devoir rentrer dans le genre Oroseris : 

Orosbris? NEOGOMiENSis, Milue Edwards et J. Haime, Pol. foss. des 
terr, pai., ettf., p. 131. 1851; — Agaricia neoeomensis, D'Orbigny, 
fiav. et Mag. de zooL, p. 179. 1850. 

Groupe néocomien : Chenay, Fontenoy, les Saints, Leugny, Saint- 
Sauveur. . 

Orosbris? SLEGAirruLA, Milne Edwards et J. Haime, Pol. foss. des terr, 
pal., etc., p.l31.— Agfartcia ekgantula, D'Orbigny, Prodr. de pal., 
1. 1, p. 293. 1850. 

Groupe oolitique inférieur : Langres. 

Genre XXYIIL AOAUCIA. 

Agaricia {pars), Lamarck, 8yst. des anim. s. vert., p. 375. 1801. 

Vhdaria, Oken, Lehrb. derNatwrg., t. I, p. 69. 1815. 

Pavoma (pars), Lamarck, Hisl. des anim. s. vert.,i. U, p. 239. 1816. 



Agarickiy Milne Edwards et J. Haimej^ Ann. des Se. nai,, 3* sér.^ t. XY^ 
p. 127. 4851. 

Le polypier est composé, foliacé et de forme irrégulière. Les 
calices sont souvent presque détimités et toujours disposés en 
séries transversales ou concentriques simples qui sont séparées 
par des collines inégales. La columelle est tuberculeuse. Le pla- 
teau commun est nu et finement strié. 

Lés Agaricies ne partagent qu'avec les Mycédies et.les Pachy- 
séris le caractère d'avoir les calices délimités au moins de deut 
côtés; n^js dans celles-ci les centres sont tout-à-fait indistincts, 
et dans les premières, au contraire, la circonscription est plus 
prononcée, et la disposition sérialaire est souvent trés-obscure. 
Les espèces bien caractérisées sont vivantes ; nous en rappro- 
chons provisoirement une espèce fossile de la formation crétacée. 

Les dernières espèces du genre Oroséris font presque le pas- 
sage aux Agaricies, en raison de leurs séries calicipales simples ; 
mais pourtant on remarque toujours ici une tendance plus pro- 
noncée à la délimitation des calices. 

§ Â. — De 30 à 24 cloisons par ccdice. 

i. AGARICIA AOARIGITBS. 

Agaric^ d'Argenville, Oryctol, p. 3iS2, H^. xxn, fig. 7. 17S5. 

Agaricus S9u Fungus quercinus, Seba, Loc, nat, Ihes,, t III^ p. 905, tab. ex, 
n» 6, C. 1758. 

Mad^npora agariciteSyViXhs, Eleru^, gooph,,,p, 3SS6. 1766. 

Linné, 8yst nat, éd. i% p. 1274. 1767. 

-: — EUis et Solander, Zooph., p. 159, tab. lxui. 1786. 

— -^ Esper, Die Pflanx., 1. 1, p. 132; Madr,, tab. xx. 1791. ^ 
Pavonia crisiaia, Lamarck, Hist. des anim. sans vert, p. 372. 1801. 
Undaria agaridtes, Oken, Lehrb, der Naturg., Zool, 1. 1, p. 69. 1815. 
Pavoma agaricites, Lamarck, Hist. dês arUm, sans vert., 1. 11^ p. 239. 

Deslongcbamps, Exposit. méth,, p. 53, tab. lxui. — Encycl (Zooph,), 

p. 604. 1824. 

^-- BlainTille, Diet. se. nat,, t. XXXVIII, 167. 1825. 
Pavonia cristata, Ehrenberg, Coral, des roth, Meeres, p. 104. 1834. 
Mtadrepora agaricites, Dana, Explor. exped., Zooph., p. ^42. 1846. 
Agaîrieia agaricites, Milne Edwards et J. Haime, Monogr, des Fongides {Ann. 

des se. nat., 3» sér., t. XV, p. 127. 1851). 

Polypier en lames cristiformeS; un peu contournées, lobées^ coales- 
centes, peu épaisses, mais surtout amincies vers le sommet, présentant 
sur leurs deux faces des calices disposés en séries transversales. Les 
collines qui séparent ces séries sont, en général, élevées, mais très-iné- 
galement saillantes, souvent subcrlstiformes, ascendantes, minces au 

CofcâlioÂTes. Tome 3. 6 



} 



Sg ZOANTHAïaiS WnjtoWi^M»* APOBI8. 

lo^nmBt Mf^ T«)Uet4p(^ cQiïiies po}» la plufwrtj /extlfiS mlms «KiMIiff 
reufénnent tendent à se circonscrire au moins partie^OTl^^t. lA fos- 
sette centrale est bien marquée et profonde. Golumelle fondée par un 
tubercule assez bien développé. De yingt à Tingt-quatre cloisons par 
4aliee, iqédîo^emtnt serrées^ étroites^ tsès-finement denliculées^ peu 
graoju^SySe con^inuaiit sans inteBraption pa^essus les ooUines d'un 
calice dans un aut;re; eUes apnt ininoe^, aUeioatiivemenâ inégales, at 
les plus grandes sont un p^^u épaissies dans Iqu^ parties intemci^* 
Epaisseur. des frondes^ 1 centimètre 1/2 environ; largeur des vallées^ 
5 ou 6 millimètres. 

Habite les mers d'Âmériq[ue. 

2. AGABICU fOBSKALI. 

Agarkàa ForéluM, MOiie Edwards et J. Haime^ 09. dt, Afm. 4et te. nai,, 

9» 9^., L xv» p. 129. mu 

Polypier étalé, en lame assez mince^ à plateau eommun marqué de 
e4tfs assez ânei^ altematirement iné|^s; suifaee sapérieuM légère- 
Qient ççoé^y^ mciii^traal ito isiiltos aeiiés» disposés en «Wes eouf^aiy 
SM^paréep pç^ Â^s coUp^sp^ii prono^céçs pt Qbscur^mjçptpQttçfpitrâ?^^- 
Les calices paraissent tendre à se cii^çonscrira un peu : ils ^^nt 9ubiu- 
fundibuliformes et un peu profonds. Golumelle papilleuse, rudimen- 
taire. Vingt à vingt-deux cloisons médiocrement minces, serrées^ cré- 
nelées et granulées, subcrépues, peu inégales en épaisseur, suivant 
presque toutes une m^^ d^^çtipp, gfy^fj^p, très-peu flexueuses et 
jamais géniculées. Largeur des calices, de 5 à 6 millimètres ; épaisseur 
du polypier, de 7 à 8. 

Fossile des dépôts récents de la mer Rouge. 

§ ÂA. — De 16 à 20 clownf fçir calice, 

3. Agaricia Lauarcki. 

Àgarida. yuddoia^ Lam^rck, Hist. 4^ anim* ^tm ««rt, t. II, p.. i4S. iAl^» 
2« ëdi^.f p. 381. (Non fladrepora un4afa, ^llja.) 

Jgaricid loffutrcki, Mibe Edwi^rds et J. Haiin^, 4n»f det «c. ng^., ^ 9^,, 
t. XV; p. 128. 1861.' 

Polypier en lame mince, étalée ; à plateau commun meiitvant de gros 
bourrelets et marqué de stries coslalss tiès-fines, allemativement un 
peu inégales. S9r&ce supérieure présentant des coUinas larges, peu 
saillantes, îftégaJes, sensiblement parallèles au bord et auboûacentei' 
ques, k sommet obtus. Les vallées «ont peu profo4das, et Ifis oeMoas 
calicinauz y sont très-rapprocbés. Ces contres soot toujouis bien dis- 
tincts, et montrent une columelle formée par i^ groç tubercule uu peu 
cbicoracé. Les calices ne tendent pas à se circonscrire laté^^lemeÀt^ 0e 
seize à vingt cloisons, assez minces, serrées, très-finement dentelées, 
se continuant sans intejrruption par-dessus les collines d'im individu 
à un autre, alternativement inégales pn saillie et en épaisseur; l^s 



• 



largeur des valléôs^près de 1 centimètre ; les oalicei teg^^di» 2'flylU- 
mètres en travers. 

Q^lt^ toù^BXi TodUiq, suivant I^c^roi^ 
§ M^ — J(?0 tp à lE cloisons, par aalice.. 

4. AgARIOA TJNDAn, 

Madnpora îÊndata, Ellis et Solalder, Zooph., p. 157, tab. u. 1786. 

Esper, Di0 PfUmg., t. I, p. W; J|f(i^r.,,t^ WifW^ 13^ 

Agaricia undataf Lamarck, Hist. des anim, sans vert, p. 373.' 1801. 

ékao^ .jM0K d«r Jfû^iPg,, léiâ., ix h P* M. IM». 

Lamouroux, ^rEp. mith,, p. M, tsb. sl. 19^1. 

X4ilu>uro(ii^j?«^?^c^,(Zff>pfc.]»p« 1^.1^4 

— 4fw.».p.2»let.3»5i. 

Poilfpiop<eB laïae eitrémemeol miace^ épaisse à peine dé 2' m^Hi- 
mètres, à surface inférieure très-délicatement strié» 0tt/b^9 àltema- 
tiv^alent û^énal^s ; ^ surface suj^émuce montre des oaUceSiOpii^aiidii^ 
^ pel;Uea.s4ne3i penchées obliquement do. côté dulKiORd ex^iiem^ et 
boiâées par des peUtes collinea en boucrelct. Qes ooUia^essont tr^s- 
e^piELcées. l^cvs caiLces d'une môme série spujb petits, secrés et tsès-peu 
limités entreeux. Golumelle saiUante^un peu compQtmée.Dii; ou donze 
cloisi^.altôiipatlvement inégaies, l^ dfBs caUpes^i n9illimètiA,ii2. 

Falnie.iniy)nqui»r 

La Myceâia fragiîiê, Dana {Zooph., p. 341, 1846), qui est des mers 
d'Amiâniiue^.noipa paridt Atie tn^ès^voisinei. de t^ttB esp^. Ë« voioi Ik 
descjÂption : 

« Uoifaaîd)^. largement étalée et. un peu 'hffùùTB,iéBâMmB, ts|s* 
SMI96J pel^fpe» petits, smviMit en aémes tBaDsvenesqm sont.sépâcées 
pundw oolHnes égateA> krges d^tme ligne iV9^.JBol7pieff avec le Bord 
$4bpiiQr#|icé ekdima une étendue. cQnaiâéi!able> twuduoiâB et tovt^" 
fait fragile, et souvent composé près du bord da ealioee en Jbses; 
. fossettes à peine profondes de 3/4 de ligne; calices (oririmes) larges 
die 3/4 de ligue; surface supérieuj^e t!rès-finement striée et présentant 
des ondes concentriques. — Eabite les Indes occidentales. » Dandi. 

5. Agaricia? àtaciakà. 

' Meandrina ataciana, Michelin, Icon^ %ooph., p. 293, pi. 69, fig^. 1. 1847. 
• Laiom^mdra? ataciana^ Mlbe Edwards et J. Haime, ^im. <c. wU., 3^ 86r«v 

tXl,.p.f7â.ld«0« 



84 ZOAIITHAIBBS SCÏÉBiOlifÊBXiS APOBE8. 

Mi/er€tk^Bia ataeiana, DthbigDy, Prod. de pàL, t. XI, p. 906. i9S0. 
AfforMa? aiaciana, HUne Edwirds et J. Haime, An», des se. nat. S* ter., 

t.xy, p.m. lasi. 

Polypier un peu é|Mîis, présentant à la surùice supérieure des col- 
lines très-prononcées^ épaisses^ presque parallèles entre elles, un peu 
inégales et ixrégulières. Vallées assez profondes. Centres calicinaux peu 
distincts. GoJBons égales, fines, serrées, se continuant sans interruption 
d'une vallée dans une autre : ou en compte 26 dans l'espace de 1 cen- 
timètre. Largeur des vaUées, 7 ou 8 millimètres; leur profondeur, 
4 ou 5. 

Fossile de la craie tufiéau : Gorbières. 

* Cest sans douteûci q[u'il faut admettre dan^ ce genre les 4 espèces 
suivantes qui sont décrites par M. Dana : 

Agàricu PLANULATA,Dana {ExpL exped,,Zooph.,T^, 338).— «Largement 
étalée, fixée par un point de sa surface inférieure, n'ayant qu'une 
ligne 1/2 d'épaisseur. Polypes en série ou épars. Polypier à collines 
interstitiales peu prononcées, ou à calices polygonaux presque su- 
perficiels et larges d\ine à deux lignes ; surface inférieure à plis 
rayonnes et concentriques, à stries trè»-fines et un peu diver- 
gentes. » Daua. 

Agaricu? gibbosà. — (Mycedia gibhosaj Dana, ibid^, p. 341). — « En 
masse irrégulièrement arrondie, gibbeuse et^ angulaire, largement 
étalée inférieurement, à peine ondulée et pédonculée au centre ; 
polypes souvent en séries réticulées, mais généralement épars; sur- 
face réticulée, à bords triangulaires et presque aigus ; vallées courtes, 
larges de 1 à 3 lignes, et les plus grandes souvent réticulées au fond. 
Polypier très-finement strié en dessous. — Habite les Barbades. » 
Dana. ^ 

Agarigià? Danai. — (Mycedia cristata, ibid., p. 343; non Agancta 
cns^o^a^ Lamarck). — «c Bifaciale et dressée; frondes longues et 
profondément lobées; lobes arrondis et garnis de crêtes; polypes 
subsériés et souvent épars; collines quelquefois transversales, mais 
généralement sinueuses et réticulées, subaiguës et obtuses et ren- 
fermant des calices larges de 2 lignes à 2 lignes 1/2. — Habite les 
IncHs occidentales. v> Dana. 

Agaricu? fossata. — (Psommocora? fossata, ibid., p. 347, pi. 26, fig. 2). 
— « Subcylindriqué, épaisse de 5 pouces, à surface presque unie, 
plane et arrondie au sommet; surface à calices souvent longs d'im 
pouce, méand;H)!des et contenant six polypes; d'autres simples, 
profond^ d'une ligne i/2 et larges d'une ligne 1/2^ 2 lignes ; collinea 
arrondies. •*— Habite les îles Fidji, d Dana. 

Cette eqpèce serait peut-être mieux placée dans le genre Méandro- 
séris. 

i/Agaricia puirpurea, Lesueur (Mém. du Muséum, t VI, p. 277, pi. 15, 



lOKOflMBS. 85 



I 



fig. 3, 1820), ^ est de Ttle Saint-TIttias n'est pas détenninable. 
M. Dana la nomme Mycedia pwrpurea (Zooph., p. 340). 

Nous ignorons si c'est à ce genre qu'on doit rapporter YAgarida 
radiqta, Risso (Hist. nat. de l'Eur. métid., t Y, p. 359, 1826). 

Genre XXIX. PAGHT8EBIS. 

Agarida (jpars), Lamaick, Hts^. des amm. s. veri.,i. II, p. 243. 1816. 

Fachyseris, Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rend. de l'Aead. des 
Se., t. XXIX, p. 72. 1849. 

Le polypier est composé, adhérent, foliacé et de forme très- 
variable. Les calices sont disposés en séries simples, séparées 
par des coMines inégales, et ceux d'une même série sont complè* 
tement confondus entre eux. Les cloisons sont très-fines et très- 
serrées. La columelle est tuberculeuse» moniliforme, en général 
bien distinete. Le plateau commun est nu et finement strié. 

lies Pacbyséris sont les seules Foogides dont les calices se 
confondent en séries, à la manière des Méandrines. La plupart 
des espèces appartiennent à Tépoque actuelle ; on en connaît 
une de la formation éooène. 

§ À. — Les collines stêbcrisi^orfnes. 

1. Pachtseris rugosa. 
(Pl.D10,fig.2.) 

Àgarieia rugosa, Lamprck, Hist, des otitm. sans veri,, t. lî, p. 243. 1816. — 
2Ȏdit.,p.381. 

Lamoaroux, Encyd, {Zooph.), p. 13. 1834. 

Packys€ris ragosa^'iAÛùe Edwards et J. Haime, Brit* foss, Corals, loUr., p. 1. 

1850.— JToao^. des Fongides {Ann, dês se. nat., 3? sér., t. XV^ p. 135. 1831). 

Polypier de forme extrêmement irrégulière, à plateau commun ma^ 
qué de stries très-fines, alternativement un peu inégales, à surface su* 
périeure présentant des replis très-épais et très-encbevôtrés, couverts 
de tous côtés de collines serrées, légèrement ascendantes, terminées en 
arêtes, très-inégales et souvent subcristiioimes ; les vallées sont assez 
profondes et montrent une columelle constituée par une série de petits 
lobes distincts et égaux. Les cloisons sont très-serrées, très-minces, 
légèrement débordantes, étroites en haut, fortement granulées, légère- 
ment élargies près de la columelle, alternativement un peu inégales. 
Largeur des collines à leur base, environ 2 millimètres. 

Habite les mers australes. M. Michelotti parait Tavob trouvée & 
rétat fossile sur les cêtes de Tile de Cuba, auprès de la Havane. 



/ 






86 aSOANTHÀIBES «OrtMfDfRVÉS APORBS. 

2. PiKMYSSRIS YALKKCIEimBSI. 

Jgmdé rMff99a?^ Dati», Bxfior. «oped.^ Zêopk*^ p. 396, ^ ftl, fij|. 1. 

1846. (Non Umarck.) 
Pachyseris VcUendennesi, Milne Edwards et J. Haime, Jnn. des se. nat, 

3«sér., t. XV, p. 133.1851. 

Polypier en lamo mince^ un peu concave dans le milieu et légère- 
laent gibbeuse près, des bords. Plateau «dmmun irrégulièrement bo^ 
ieié et couvôift de côtes irréguïières, médiocrement sérréeâ. La surface 
su^érîêùte présente les colfines trëis-fréquenlmeiit inferraixipuel$, ser- 
rées^ courtes^ inégales et suLcristiformes, ûihices au sôiiunet^ saillantes 
.poyr la plupart et anguleuses; loi valléee sont ptf oooBéqiieat aibsez 
profondes et étroites. Golumelle peu développée, foraiée d0 trrtbii^tiJliw 
lamellaires irréguliers et non partagés en une série de loMes. Cloisons 
très-minces^ irès-serrées, frès-granulées, un peu crépues^ étroites eii 
hattt^ un peu cféboi^dantes^ sëûsibleiùent égales. Largeur deis collines 
•à Ifeur YOÈB, de 1 i â MUimètires; épéiftseUr de la Istàé qtd conBÛtué 
le polypief^ 4 ou 8« 

Habite Siagapore. M. Dana l'a tibuvée aiui lies Fl^i. 

3. PACHTSÉiUS SPSCIÔSÀ. 

Àgarida speciosa, Dana, Exphr. êxpsd., Zooph,, p. 337, pi, 2I> fi|;. 1. 1846. 
Pachyseris speciosa, Milne Edwards et J. Haime, Ann. des se. nat., 3" sér., 
t. XV, p. 136. 185i. 

Polypier fixé par une base centrale étroite, en feuilles très-minces, 
concave au milieu et cyat)ioide« Sulfaiçe «térleure ou inférieure cou^- 
yerte de petites côtes ou stries fines^ altematiyement un peu inégales^ 
légèrement ondulées et ràjnonïïaaït de la base vers le bord libre du 
polypier. Surface supérieure présentant dee vallées peu profondes et 
des collines disposées en ondes concentriques» Les coMises sont en 
arêtes et partout presque également élevées; les vallées se bifurquent 
quelqpiefois, mais en s'éloignant aussi peu que possible de la direoticn 
j^éstéralé. Golumelle bien développée^ Cloisons pea ou point dar- 
dantes, excessivement minces, sensiblement parallèles entre elles, 
Hâiê^imtêes et ti'ès-étrbitéë; à hotd ârrégulièreïnetit déiiliéulé, ]^âis- 
sant se rappoirter à éetix ordres, mais qu'il est très-difficile de distik- 
^uer, taat là difféiience est faible. Epiai^setir de la laùtte qtti cfoiliftittië 
le polypier, ^ 2 à 3 nélliâiètïes j laifgetii? de» collines à leùt baire'^ 
!i^ nânimèttes. 

RàMte l'ôcéstL lûdiéii, suivant M. Dana. 

$ AA. — Le sommet des collines mousse. 

4. Pà(ittirsittiâ feoltcftisôKft. 

i^Wc^JlfiircAtiofiî^J/ttainie; voyez d^Aroidac, EisUdes pto^fr.de kiGét^ 
t. IS(, p. 22b. ISM. 



PmÊfmtHt jmncftMrtr> d'Ardii«c é( J. iUnw» iniiii. /bw. d$ rMi^ p. iM, 
pL 1), flg. 9. 1853. 

— *- J. Haime, in fléberi et Renerler, Butt, de la Soc, de staiittj^de VUèr$, 
S'sér., t.lll, p.73. 185i. 

Les séries sont plus largee foe dans aiwuno autre espèce du genre; 
elles paraissent être courtes et irrégulières ; les coUines sont médiocre- 
ment élevées^ et leurs versants forment us angle die plus de 90* dont 
le sommet est un peu émoussé; les vallées montrent dans leur milieu 
un sillon prononcé où Ton distingue de petits amas columellaires al- 
longés et un peu espacés. Cloisons très-minces, gran\ilées> alternative- 
ment inégales, très-serrées (on en compte 16 dans l'espace d'un centî- 
iDfttre) ; les vdlées ^nt larges d'tm centimètre environ et profondes 
dé 3 mdfimètres. 

Fossile du terrain éocène : Sinde; Saint-Bonnet. 

8. Pàghtsbris usvigollis. 

A^f&tkÀa UmfkoUU, Dana, Siepior. exped., Zooph,, p. 858, pi. 11, if .9. ISM^ 

P&chy99ri8 tovioofUf^ Hilu Edwurds et J. Bêisat, Afm. dêi se. nai., 15^ tét., 
t. XY, p. 136. 4851. 

Polypier étalé en lame mince. La surface inférieure marquée de 
stries granuleuses fibaes, (froites, paraUèles, alternativement inégales et 
dont les plus petites sont très-peu distinctes. A la surface supérieure les 
cofiines sont subpat^allèles, quelquefois dichotomes, à sommet émoussé ; 
l09 valléea étroites et assez peu profcmdes. Ck)lumélle rudimentaire. 
CilDiaMis trèto-aducesi ttès-serrées, de deui ordres» mais peu inégales» 
à bord supérieur denticulé, flexueiu et crépu ; elles sont un peu débor- 
dantes. Epaisseur du polypier, de 2 & 3 millimètres ; largeur des col- 
lines à leur base, 2 millimètres. Une cassure longitudinale montre une 
muraille assez épaisse et des synapticules horizontales, assez fortes, 
distantes entre eues d'un dnqmème de millimètre environ. 

Habite les Indes orientales, suivant M. Dana. 

VAgarida undaia, Dana (Zooph., p. 336, pL 21, ftg. 8; non Madr. 
undata, EUis et Solander), qui est des mers d'Amérique, appartient 
encore au genre Paeky$eri$. Voici la description qu'en a donnée 
M. Dana : « Très-largement étalée et souvent plane et subcucuUée, & 
peine lobée; bords minces et non retournés ; collines longues et sub- 
égales, presque larges d'un tiers de pouce, arrotidies et triangulaires, 
peu prononcées vers le bord du polypier. -— Habite les Indes occiden- 
tales. » 

Genres douteux. !• POLTASTAA. 

Nous ne connaissons pas le polypier d'après lequel M. Ehren- 
berg a établi ce genre (CcnUl. des rolh. Meeres^ p. io6, 1834); 
mab nous sommes portés à croire qu'il appartient à la famille 
des Fongides. U est ainsi décrit : Oris dùto imperfede aut vage 



I 
I 



go ZOAlTTHAnnU SCLiRODCBUiS PSaPORit. 

bien développées, toujours lamellaires et parfaites, ou n'offrant 
que ça et là qoelqnes perforalioDS. 

Dans notre premiet travail lor la elassifidttton géi^sto des 
Coralliaîres, ce groupe était représenté par deux familles, celle 
des Madré[toHdéft et oelfe défi Eft^iAitf des (^> Hais une étude 
plus approfondie des espèces dont elle se compose, nous a con- 
duit à penser qu il était préférable de les réunir toutes en un 
seul groupe, et dans le tableau méthodique publié en 1 851 par 
M. baime et nous, la division des Madréporides a la même 
valeur qu ici (*). 

Les Madréporides format trois sous-familles, qui se distin- 
guent entre elles de la manière suivante : 

/ ne préiente poi de ooBneifèbyàM iiidéptfiidâlit tiuMAmmijB. 
ÉA9ÉÉP0RIDES joffre un cœneBchyme(**^^J>**^*^^ 

\ . Pï^^^lpalw (également développée». . TuRBWAWif js. 

himiktit soDs-iFArniiK. EHIPSAMSINES. 

{EUPSAJkMtifÂ.) 

eio8s6nâ bien dfévcfoppées et formânl plusieurs cycles ; céfteî* 
du premier ordre égales entré elles, et ëélfès du deVhièf cycle 
eduftées' ver» eeiles du cycle îAnnédiatement supérieur, de 
sorte ((ne le calice ne présente pas la foitee régulier ëment radiée 
qui se remarque d'ordinaire chez les Zoànthoires (^). Muraille 
formée par des lignes verticales de nodides sclérencbymateux 
qui restât assez distincts entre eux et se soudent par leurs 
points de contact^ de manière k laisser entre ces points autant 
de pertuis, qui s'oblitèrent parfois vers la base du polypier, 
mais sont toi^wrs bk^ distincts clans le voisinage du calice. 

(1) Miloe Edwards et I. HaiBM BriiUh. fbss, CoraU, Introd., p. ti et u?. 
1850. 

(2) Monographie des Polyp. foss. des terr, palœox,, p. 132. (Arehives da 

mautûs t. yjj^ 

, (^ Poar la di^ïosition de ces cloisoDf| noos renTerrons aux figures qui ac- 
compagnent la monographie de cette famille^ pubifée par H. 1. Hàime et nous. 



« ) 



"kiéài^Mtbiji. 91 

lieis Ell]i9àWittifre9 ^nl tantôt imp\es, 'lHii(6t aggi'ég^.^ ; lèb 
f<)IyttidHWi$ Mtit'ifr^e lobjtttirâ ctfiii()<tH»)nt4ti6â, et iié {iré- 
smWêttt fti é!(bll^ttiô, til pé^ithèqttë. Là taiAraîlle est faiblement 
^;dsM^e et n'est Jaita&id fbvétde d*urm épithècttie cUmplèle, soÀ 
(Mla à rnl^éM dft dh)i^rm (m d'trne stibstàtiee vermdtifoe. 
ViSipphYàï SépfM, ^(OttiMe dbua riavond déjà dit, est bien déve- 
loppé et ofHd t»bj«irs sïx systètties égaot. On compte tantôt 4, 
tsDiôt 5 cfA^ :<l6 doilsdfis; quelquëfoln mètnë, ii y a deè 
TnMiélls d'un sliième cycle ; mais ce qn'il itbporte surtout 
éetiotcr, c'eM que left doisoi» tlù dernier cycle, quel qbé toit 
celôi^^û de soit jinnais situées dans le plttn du rayon iiUi iritit 
des eîrodnféreiwâi du calice à son cetilrè : elles sont toujonri 
plus ou moins arquées, et la loi qui règle leur directiou est Irès^ 
simule. Effeelivetneol, lorsque dans un système^ lès oIoismM du 
dernier cycle sont de quatrième et ée cinquièfAe drdre, cbaqnê 
cloison de quatrième ordre divei^ de ladoison primaire voisinei 
et celle de cinquième ordre de la secondaire^ pour 8*alter soilder 
l'une à r autre au-devant de lacloisoil tertiaire, àvèfc la(|u^ie elles 
contractent une intime adhérence dans leur partie inférietlre. 
Lorsqu'il y a 5 cycleSi ce ^nt les cloisons 6, 7, 8 et 9 qui 
dévient de la direction du rayon* Chaque moitié dtl systèièe 
ressemble alors à un système entier à 4 cycles : d'un cAté, la 
doison 6 diverge de la primaire voisine» et la cloison 8 de là 
' terliaire pour venir se sonder ensemble et avec \h cloison 4 
comprise entre elles deui ; et d'autre part, la cloison 7 diverge 
de la secondaire, et If cloison 9 de la tertiaire pour se réunir 
à ta cloison 5 qu'elles bornent à droite et à gauche. 

Outre les adbéiMices que nous venons d'indiquer, il arrive 
quelquefois que les dofeons du pémillièine cycle se cotifbétft 
vers les taliaiFes» ce qu'on voit dans YEnâùpiuhift MacluirU: 
et même dans les Stéphanophyllies, les tertiaires se dirtgettt 
vers la secondure^ de sorte que les prifiante resteitt seules 
libres parmi toutes le» cloisons du c^ce. 

CwdhMiWflmidnref detcldisoiM entré elt^ donnent à l'en- 
8emU&d«f«aUoe un ëspeet éti^ tfès^remarqiiàble, qu oà de 
retrtorèftt»af èc inrisîM d^ neltiMé étidëhdrs dé éétiie fâiMlfe. 



1 



91 SSOANTHAIRES SCLÉROIXKBMÉ» PERFOIIÉS. 

A la vérité, ce caractère est considérablement affaibli dans quel- 
ques genres (Leptop^kinmie, Endopsanunie, Cœnopsammie), où 
le 4* cycle, qai est le dernier, est incomplet ou mdimentaire ; 
mais là encore la même tendance se manifeste» et, dès qne les 
cloisons de quatrième et de cinquième ordre se développent suf- 
fisamment, on les voit ^[alement se courber vers les tertiaires. 
Avec cette direction arquée des cloisons du dernier cycle 
coïncide presque toujours, mais à un degré p^s cm moins mar- 
qué, l'adhérence de ces cloisons par leurs parties.«xtérienre^ 
avec celles des premiers ordres. L'adhérence a lieu par les 
faces qui se regardent, et, dans la plupart des cas, la soudure 
s'opère par l'intermédiaire d'un tissu granuleux, tâche et peu 
abondant, qui s'étend entre les cloisons rapprochées. 

Il est aussi é noter que presque toujours, dans cette famille, 
les cloisons du dernier cycle sont plus développées en hauteur 
et en largeur que celles du cycle immédiatement supérieur. 
Les genres Ëndopsammie, Leptopsammie et Gœnopsammie, 
échappent seuls à cette règle. 

Presque partout, les cloisons principales sont des lames par- 
faites et à bord libre entier. Au contraire, dans celles des der- 
mers cycles, les lignes de nodules restent séparées en plusieurs 
points, et principalement près du bord ; il en résulte que ces 
lames cloisonnaires sont plus ou moins criblées, et sont décou- 
pées dans leur partie libre. Ces divisions du bord ressemblent 
en général à des crénelures longues et déliées, ou à des lobes 
aux contours variables et mal définis ; elles ne se montrent ja- 
mais sous forme de lobes arrondis, ou de dents à large base, on 
de dents spiniformes. Elles sont en outre très-fragiles et pres- 
que friables, et ce caractère, joint à leur irrégularité, les fait 
assez facilement distinguer des découpures que présentent les 
Astréides. 

Les cloisons des Eupsammides sont toujours bien dévelop- 
pées de dehors en dedans. Elles ne restent jamais lijt^res par 
leur bord interne et inférieur, et elles tie se rencontrent jamais 
directement par ce bord avec celles qui leur sont opposées ; en 
d'autres termes, il existe toujours, suivant Taxe vertical du 



-ti 



llAl>IiiH>BlI>B8. 93 

polypiérite^ une colomelle à laqaeUe la plupart des cloisons 
Tiennent aboatir vers le centre. 

Cette columelle présente, suivant les espèces, d'assez grandes 
^fférences dans sou degré de développement, et peut-être dans 
son origine. Cependant, elle n'est jamais formée par une seule 
masse compacte, et son tissu est toujours plus ou moins spon- 
gieux, au moins à une certaine hauteur. Le plus souvent il se 
détache du bord interne des cloisons de petits trabiculins lamel- 
lenx, minces, irréguliers, qui, suivant différentes directions et 
se soudant entre eux par les points oii ils se touchent, forment 
an fond du calice un amas dont l'aspect rappelle celui du diploé 
des os. 

Nous ajouterons que, dans cette famille* on ne trouve jamais 
de palis, et que les loges intercloisonnaires sont ouvertes dans 
tonte leur hauteur, ou fern)ées seulement de distance en dis- 
taoce par un petit nombre de traverses incomplètes. 

Le tableau suivant donne la clef de la distribution des £up- 
sammines en groupes génériques : 

■I 1 f [dépourme d'appendices.. . . Eutsuoiu. 

'""• j pourvue d'appendices alifor- 

( mes. . t Ehsopachts. 

snb- \ I bien dé- (^istiiMîtes BALiHOOTnuà. 

turbiné) L^«^^P?^, Jindistinctes; des . 

i ^ï- (1 letcompïet;) gramaUtionimu- 

Hpl«(Sîiîr;tel^l2l ( ïales confuses. . Ubtebcmammu. 

^^J3Q^ i incomplet l granulées. . . . 'LestGtUMmk. 

f mentaire; jépaisses, courer- 
I cloisons f yertes de grains 
Eups^MMiDBsy I ^ \ \ tiès-forts .... EnDOPSAmaA. 



i polypier 



^discoïde ; à muraille borisontale Stbphamofhtlliâ. 

! distincte /toutes bien/ 
et en l déve- \bonrgeonnement. DBNULoraTLiu. 
général 1 loppées; l 
bien dé- { miUtipli- iâssiparité Lobopsaioiu. 
veloppée ;] cation par\ 
cloisons f 
du4ecycle\en partie rodimentaires.. . . GonvoPSÂiaïu. 
mdimentaire ou nulle Stkbb ow a miu a. 

[bien distinct; masses encroûtantes dont les po- 
lypiers sont en général asses intimement sou- 
dés entre eux Utéralemient. Columelle très- 
développée* «... AsteoSbbs. 



L, 



Genre I. EUPSAUBIIA. 

2« èdit., p. 362. 

Goldfuss, Pëtref, Germ»y 1. 1, p. 52. 

Byjpêommkt, Milne Edvaids et J. Haime, Mcnogr, da Ewpsanimides, 
{Am. d^ «e. mit., 3* sén., t. XX, p. 77» ISét), et Diiùiift. méttorf. 

{PoljfP^ d^ tetr. f(dé9s^,i g. 133), 

{MyfîiMr sîoftpte, ^btuprbÎB^ pe« ou powt «wipprifliié, a«tt 
;|ppeDdîces costaux, à base lU^re et dam laq^u^e^e ûa traces d^ 
fadh^reace primitive disparaissent peu à peu. Fossette calici- 
nale assez profonde^ étroite. Cloisons nombreuses, larges, ser- 
rées, très^peu débordantes et fortement granulées sur leurs faces 
latérales; celles du dernier cycle plus développées que celles du 
pénultième. Muraille nue, présentant des eôtes simples, distinc- 
tes depuis la base éa polypier, faibkmemTermicelléesi, peu iné- 
gales, serrées et ferniéfes pjir de^ séries de grauM assez. saiHanta 
et bien distincts entre eux. 

Ce genre ne se compose que d^espèces fossiles qui appartien- 
nent toutes à la période Miocène. 

S A. — Polyfm fm (^ fmt< cfnnpnm^ à sa base, qui esi 
ombUiquée. 

§ B. — Forme gétt^rijAe^ phis ou momsi riguHèremeiU 
conique. 

S C. — Columelle consdtule for j^lusie^rs tuber-^ 
eidesnolés. 

1. Eummiu zrochifoiiiiu. 

Madre^a trockiformiSj PaUas, El&nch. zoofh., p. ZG5. VM. 
CatyofhyUoidê simple, in fundihuli formé, grêle, strié Umgitudinatemeni, ei à 

ouverture chlongue, Guettard, JM^. «ur dèfs fart- des se. e^ arts, t. II, 

p. 3S5, pi. xxxm, flg. 2 et 5. 1770. 
Caryopliyiitfi timple, coniçMe^el^ Tutrbimûlite'de première grande/^, G.Cavier 

et Alex. BroDgniart, Essai sur la géogr. miner, des environs de farts, p. 81 , 

pLii».i80& 
TufrAipf^ i^iavus, Lamarck, Anim. sans vert., U n, p. 232. IM^. — 2* éd., 

p. 362. 
Turbinolia sulcat^, SchweigseTt BeofHuht. auf natmhht. Hieisen, tab« vn, 

fi«;.65. 1819. 
Turbinolia eUipticn, Atex. Broognlirt, Descr. gM, d»i env, de Paris, p. 95, 
pL vm. 1822. 



TwbkioèSa eOiptUsa, Goldfusf, Petref. Germ., p, S9, tab. v(, fif . 4. IQKL 

cîavus, Defrance» Dki. des Se» nat, t. lVi, p. 91. 1828. 

4iHpiiica, J^fraiipo, DiH», t. LVI, pM* iW. Fak double emploi avec 

T. chwu, , 

Ch. Morreo, Descr. Coratt. foss. m Belgio repmrt, p. SI. 1828. 

Httne Edwards, Annot. do Laraarok^ U U^ p. 564. 1836. Fait double 

emploi aitec T. ctouf, Laqaarck. 

Broiw, IfithcML geog»., p. 898, pi. zxxti, fig. 2. 1837. Les détails de 

la figure sontjjifexaç^^ 

G^leotti, Mém. cour, par V Académie de BruxeUef, U ^« p. 1^. 

1«7. • '^ -'^ 

Nyst, Deicr. des coq. et polyp, foss. des terr, krt. de la Belgique 

p.«^,pj.i(i.yni./Hf*M*f049. 

MicbeUD, Iwn. Zooph., p. m, 9L 4», «g. 6. iftU. 

-^^ OniTf^ T<op9gr. géoff». de l'Oise, p. 700. 1647. 

Bn^aïamm troekifûrmis, Milne Bd^/vards et i. Baime, Jfone^r. des Bwpeaim' 
«p#^ UfHi. 4^ £[f . mt, 3« s^,, i. X, p. .16, pi. i^ Ag. 9.1 

fmèémm emptica, Queutedt, Mand^. dêr Peir^f., p. 689, pi. 66, fig. 3. 
186*. 
-rrr^ mMfTftfUié4eMéçf4el.,phim,Û8.9. 



Polypier Qn cône ^pit, «Uoiiffé et tij|s-légèrem^t .c^j(ni|rijp9^^ sié- 
sentàùt^ non loin du bord du calice^ un faible rétrécis^ ^ijij^Qt ^<9i^<p};(^ 
qui détermine au-dessus de lui un bourrelet peu saillant; à base om- 
biliquée. Côtes très-serrées^ fines, presque égales, formées par des 
séries généralement simples en bas et doubles en haut de grains 
pointus et saillants. Cedice en ellipse peu allongée'; les sommets du 
grand a^ très-légèrement anguleux, Içl fossette très-étroite et peu pro- 
fonde. Les axes sont entre eux comme 100 : 125. Golumelle se mon- 
trant sous forme de six petits tubercules comprimés, disposés en série 
dans la direction du grand axç, assez distants entre eux, opposés aux 
doisons tertiaires. Les cloisons très-larges, peu débordantes, minces, 
à lMe3 eoui^rtos ^ grains xoads tièsHaombieux. GellM dae ^atae 
premiers cycles droites; les primaires à bord arqué, fortement épaisâ 
dans sa partie inférieure, où il tQudie presque & c^ui des eknioxui 
opposées. Les secondaires diffîisent & paine des primaires, d'où Tap- 
pai;!Bnc^ de douze systènies. 

Bautemr 30 miUipièlii^, gr6Q4 6^6 4u o^liP^ W, 9^ Mi protoor 
Aftur 4e ]|t fossette â. 

Fossile du terrain tertiaire des euTirons de Paris, et aussi dçs eç' 
virons de Louvain, suivant M. Nyst. 

P^Uas A l^ien déqrit cçtte eispèçe, et » fo^t très-justemctiit nfinu^ffUB^ 
l'analogie de sa structure avec celle du Madreporji rwof^; màfif^^, 
a ^/e^ ttomv^ en doipa^t comme ^yoofi^mç^ quç)lquei[.ea§èc!9ik sim- 
ples figurées par Fougt dans les Amçfrijifaf^ ^çf^^^^B^, ^ m>,99r 
partiennent au genre CyathophyUvm. 



96 ZOANTHAIBES SGLÉRODBRMÉS PEBrORÊS. 

SA.-- -SB(page94). 

S G G. -^ Cldumelle formée par une seule masu 

allimgie. 

S D. — Côtes ne se dwisani pas en trois dans 
leur moitié supérieure. 

2. EUPSAMMIA BaTIUHA. 

Eupsammia BayUana, Milne Edwards et J.HaJme, op. cU. (Ànn, des Sc.nat,^ 
3" 9ér.« t. X, p. 80). 

Polypier en cône droit, élevé et très4égèrâment eomprimé; tiès-lé- 
gftrement renflé dans sa partie inférieure; une toute petite concavité 
à la base. Côtes très-serrées^ très-semblables à celles de YE. trochifor- 
mis, toutes formées par des séries de grains au moins doubles en haut 
Rapport des axes du calice, 100 : 120. Fossette profonde. Golumelle 
bien développée, composée de petits rubans tordus et penchés les 
uns sur les autres. Cloisons un peu étroites, minces, non sensible- 
ment débordantes, à faces couvertes de grains très-peu saillants, mais 
très-serrés. 

Hauteur 30 millim., grand axe du calice 17, petit 14; profondeur 
de la fossette 10. 

Fossile de Grignon. 

S A. S B (pagô 94> S CG (page 96). 

§DD. — Côtes se divisant pour la plupart en (rois à 

une certaine hauteur. 

3. ËUPSAMMU Haleana. 

TiÊTbinoUa cmdifera ?j Conrad, Proceed. of th§ Acad. of nai. Se. of PhUad., 
?ol. m, p. 286. 1847. 

EupsamittUa Haieana, Alcide d'Orbigny^ mss. 

— — Milne Edwards et J. Haime, foc. et/. 

Espèce très-voisine de la précédente. Base ombiliquée. Côtes très^ 
serrées, composées de séries de grains très-fins, très-saillants et très- 
réguliers, lesquelles, pour la plupart, sont doubles dans leur partie 
inférieure et se trifuv(|uent à une certaine hauteur. Columelle asses 
développée , spongieuse , mais assez dense. Cloisons très-serrées , ez- 
trômement minces, à faces couvertes de grains nombreux, petits et 
pointus. Celles du dernier cycle se soUdent vers les 2/3 de la largeur 
des cloisons voiles. 

Hauteur 25 millimètres, grand axe du calice 19; petit 16, d'où le 
report approximatif 100 : 118. 

Fossile de TAlabama. 

Nota. La forme générale de l'uniquo échantillon que nous ayons vu 



diilère pdu de eelle de YE. trockiformiSy mais la base est faiblement 
fioiirbée dans le sens du petit axe du calice. 

S A (page 94). — — § BB. — Polypier cylindrmde, à base 
convexe» 

4. EUPSIMMU SiSMONDUNA. 

TurlinoUa SUmendiana, Michelin, /cou. xooph., p. Zl, pi. 8^ fig. 13. IMl. 

MichelotU, Foss, des terr. mioc. de l'Italie sept., p. 25. 1847. 

Supsammia Sismondiana, Mibe Edwards et J. Haime, loc. cit. 

Polypier droite peu élevée à base siibglandiforme et ombiliquée. 
Côtes tiès-serrées^ à grains peu distincts. Galice subovalaire^ à centre 
papilleuX; suivant M. Michelin^ qui^ plus heureux que nous^ a sans 
doute vu des échantillons dégagés de leur gangue. Cloisons serrées, 
médiocrement minces. 

Hauteur 25 -millimètres, grand axe du calice 10, petit 18. 

Fossile de la colline de Turin. 

§ ÂÂ. — Polypier fortenj^ent comprimé et lisse en dessous. 

&. EupsAMMiÀ Brongkiartiana. 

Supnmmia Brongniartiana, MUoe E^waiyls et JT. Haime, op. cit, p. 81, pi. 1, 
f.7. 



Polypier ayant la forme d'un pain de sucre , très-comprimé infé- 
rieurement, n'ofi&ant pas de petite fossette basilaire. Côtes serrées, lé- 
gèrement vermicellées , notablement inégales ; celles qui correspon- 
dent an quatnème cycle de cloisons étant les plus larges et formées de 
quatre séries de grains. Calice subelliptiq«û, les sommets du petit axe 
presque rectilignes. et plus élevés que ceux du grand aie. Kq>port des 
axes, 100 : 145. Fossette calicinale assez grande, très-profonde^ Colu- 
melle bien développée, formée d'un tissu finement spongieux. Cloi- 
sons partout nonces, serrées, un peu étroites, à grains des faces petits 
et serrés. Celles du dernier cycle no se soudant à leurs voisines que 
tout près de la coliunelle. 

Hauteur 25 millimètres, grand axe du calice 20, petit 14; profon- 
deur de la fossette 9. 

Fossile des environs de Paris. 

Genre II. SNDOPAGHYS. 

Endopachys, Lonsdale, Joiwm. of thegeol. Soc. of Lcndcn, 1. 1, p. 214* 
1845, 

Milne Edwards et J. Haime, Monogr. des Eupsammides {Armé 

des scien, nat., sér. 3, t. X, p. 81). 

Polypier simple, droit, très-pompiimé inférieurènient, libre et 

CoraUiaires. Tome 3. ^ 



98. ZOANTHAIPJES ■<j|<|liliig»MBr PERFORis. 

mm ^fMùb d'adlttéreoee, à baM a^aat la forme- d'aiM;carèii#:<pd^ 
se contiDue, avec de» appendice» aHhsraiea de$ côtes tatëràlet; 
Côtes droites, ne commençant qu'à une certaine distance de 
Péxtrëmité basilaire, formées par dès séries de grains peu dis- 
tinctes. Les latérales très-saillantes dans leur moitié inférieure. 
Calice à axes inégau^ et situés sur deux plaps différents, à fos- 
sette longue et étroite. Columelle peu développée^ spongieuse. 
Cinq cycles de cloisons. Cëllës-ci un peu étrôlies, un peu débolr- 
dantes, serrées» à faces peu granulées. 

Les deux espèces qui composent le petit groupe ainsi défini» 
oQt beaucoup d'afBniié avec les Eupsammies^ mais elles s en dix- 
' tinguent deméme que de toutesles autres ÉSuptam ondes, pac le«ir 
fordM comprimée et leur^appendic^ latérauM; L'une d'elles est 
Tiyante, et nous ignorops sa patrie; Tautre ap^rtîfèiit aa t?éi^ 
rain éocène de l'Alâbai!na; 

C'est pour cette dernière que l^nsdale a étaMi déi^inèlie- 
ment le genre Endopachys, mais il y a rapporté à tort la Tury 
binoUa elUp&ca de Bron^niart, qui est une Ëapsammié, et les 
Turbinolia Stokesii de M. hetfy et semigvmosa» de M. Michelin^ 
qui sont des TiJ^rbinolides. 

I. Endopacbts Maclubii. 

TurbUt^m MofihtrU, hUi CoÊUrih. tog^çk, p. 103, pi. ^ fi«. lea. MiBk 

MicbèloUH ^ecim. Zoffp. dU., p. 57. 1838. 

MMûpaebys lOaium, LaasMi^, Jomn, of «pieoi. Soc. 0/ Lmukm, t.î,pi 214^ 

BudopttOiiifS ifoetaHî, Milae Edwards et J. HaUiii^ Mmugr. te Bmpêçi^ 
kfCr at, p. Si, pL i, fig. 2. 
« Fictel, Trm^Me Paléont., pL 106, %. 10. 

Polypier à carène très-développéé , un peu épaîsSe, aussi étendue 
que le calice , à surface trës-finemètit granuleuse , se continuant stir 
les bords latéraux^ qui sont simples dans leur tiers supérieur. L6s 
autres cistes 'priinàirés garnies dans leur milieu d'un f rès-grds tuber- 
cule obiong et subcristiforme. Calice elliptique; rapport dès àïes^ 
100 : 180. Les sommets du petit axe sur un p\tak ttUpëU sQpérièrtfr et 
légèrement rentrants ; ceux du grand axe arrondis. Fossette calicinale 
médiocrement profonde. GlaisoM larges^ serrées > très-minces. Les 
primaires et les secondaires égales , un peu épaissies près de la colu- 
méllëy ies'seuléiï^lMes en dëdstm. toutes e<nitrat)teiit des a^^ imww 
extérieurement. 

Haidlen^ »» wittîjlièÉns, gtaad axie ^ ptetH 14. 

Fossile de TAlabama. 



99 

2. ËNDOPACHTS GraTI. * 

Mmhpachy^ Gr^ui, Ifllae JEdwards, loç. cU», p. 81, pi. 1, fig. S,S>. 

Polypier & carène un peu étroite^ sépari^e par une échancrure des 
eipansiens des côtes latérales. Ces expanàons minces^ plus ' déve- 
loppées iufériavr^ent, vq^ ^ contiinuant pr^sqia^ jufqyfei^ hm^. 
Toutes les autres côtes fines, très-serrées, indistinctes à la base, épais- 
sies en haut, fçrmées de crains sul)lan^eilMres^ peu inégales. Les sil- 
lons intercostaux tout-à-fait superficiels. GiBilicè subelliptique^ les somr 
mets du grand axe im peu anguleux et sur un plan un peu inférieur 
à celui dn petit axe. Rapport dés axes 100 : 170. Fossette étroite et 
très-profonde. Golumelle très-peu dévdoppée. Cloisons très-serrées> 
un peu étroites, extrêmement minces, légèrement épaissies en de- 
hors et près de la columelle, soudées entre elles extérieurement. 

Hauteur 30 mipimètres^ $^T^à axe du calice 38 ; petit axe 22; pro- 
fondeur de la fossette 15. 

RaJ^ito... 

Genre m. BÂLAXOfffinjLaA. 

Manophylliap Searles Wood, Descriptive Cataf. of thfi Zoçffi. frcm the 
Crqg (Aim. tmd Mag. of nat, hist, t. XIII, p. 1 1 . 1 844). 

Polypier simple, fixé par une large base, on seulement pétli- 
celië,plus poreux que celui des Dendrophylties. Pas d^appendices 
costaux. Côtes fines, serrées, subégales. Columelle bien déve- 
iQppée, Be faisant jamais saiiUe au fond de la fouette. Clai- 
lons minces, scurçées. Le dernier cycle complet et bien d^ve* 
loppé« 

M. Wood a établi ce genre pour un fossile du Crag, ^n faisant 
très-bien ressortir son affinité avec les Dendrophyllies. Nous en 
rapprochons plusieurs esfièces vivantes et fossiles, Tou^s se flis* 
tinguent facilement de rËpdopsainmie et (le la Leptopsammie, 
qui sont, du reste, simples et adhérentes, par le complet déve- 
loppement des cloisons du dernier cycle. Leurs côtes distiixctes 
les différencient de rHétércpsammie. 

11 est possible que nous décrivions comme Balanophyllies quel- 
ques polypiérites de Dendrophyllies qui n'auraient pas encore 
bourgeonné ,' cependant Boias sommes portés.à croire, par analo- 
gie, que les espèces sociales de celte famille commencent à se mot- 
tiplier de tràs-bonne beure, et qu'elles n'atteignent pas* le degré 
de croissance auquel nous trouvons d'ordinaire les Balano- 
pbyllîes, sans avoir produit déjà quelques petits gemme^. 



L 



lOp ZOANTHAIBES flCUfiHODXaMiB PERrORÉS. 

D'apris Fëtat de la base, ce genre se divise en deux sections 
bien distinctes : 

i® Les Balanophtllibs fixbs, qui adhèrent aux corps étran- 
gers par une large base. 

3® Les Balanophtllies PBDicsLLéss, qui sont rétrëcies à leur 
base et deviennent libres quand elles avancent en âge. 

i« SECTION. BALANOPHYLLIES FIXES. 

%k. — Épithèqms s élevant assez près du bord du caUce. 
§ B. — Cinq cycles de cloisons. 

§ G. — Bord du calice peu où point comprimé. 

1. Balanophtixia caltculus. 

Richard Cowley Taylor, Antidà. gool. {Magag. ofnat, HiM., vol. III, p. 272, 

fig. d. 4830). 
BaJUmophyllia calycvHus, Searles Wood, op. et/. (Ann/cmâ Mag. of nat, Hiit, 
i. Xin, p. i2. i844). 

Milne Bdwards et J. Haime, Monogr, des Etipsam. (Ann. des sçien. 

fia^, sér. 3, t. X, p. 84). 

Polypier un peu courte subcylindrique et seulement un peu rétréci 
au-dessus de la base^ entouré d'une épithèque qui s'élève presque 
jusqu'au bord du calice. Quand cette épithèque est enlevée^ on voit 
des côtes droites^ égales^ fines^ serrées^ toutes formées par des séries 
simples de petits grains peu distincts. Galice subovalaire. Golimielle 
médiocrement développée. Cinq cycles de cloisons. Celles-ci larges^ 
minces; les primaires et les secondaires presque égales : elles sont un 
peu épaissies près du centre ainsi que les tertiaires. Celles du dernier 
cycle se soudent aux cloisons du cycle qui précède^ à peu près à égale 
distance de la colimielle et de la muraille. Les loges intercloison- 
naires sont assez grandes. Le diamètre du calice est à peu près égal à 
la hauteur^ qui est ordinairement de 25 millimètres. 

Fossile du Crag de Sutton en Angleterre. 

S A. § B (voyez ci-dessa»).— t — § CC. — Bord du 

calice comprimé. 

2. Balanophtllia verrugaria. 

Madrepora vêrrucaria, Pallas, Elenchua Zoophytorum, p. 280. 1700. 
Madrapora verrucaria^ Haratti, De plant, xooph., p. 45. 1776. 

t OtboD Fabricius, Fauna groenlandica, p. 43G. 1788. 

Çaryophyllia Euxopea?, Risso, Hist, nat, de VEur. mérid., t. V, p. 352. 1896. 

BalanophyUia verrucaria, Milne Edwards et J. Haime^ op, cit., p. 85, pi. 1» 
fig. 6; 6«. 



t 



VADRiPOBIDSS. tOI 

Polypier courte droite comprimé surtout en haut^ fixé par une base 
au moins aussi lai^e que le calice. Epithèque n'amvant ordinaire- 
ment qu\la moitié de la hauteur. Côtes médiocrement ônes^ ser- 
rées^ subvermicellées^ un peu inégales^ formées par des séries sim- 
ples ou doubles de grains très-peu distincts. Calice ayant la foime 
d'un 8^ par suite de la rentrée des sommets du grand axe. Rapport deis 
axes 100 : 215. Fossette grande et profonde. Columelle bien déve- 
loppée^ à surface supérieure plane^ finement spongieuse^ formée par 
des trabiculins lamellaires très-minces. Cinq cycles de cloisons. La di- 
yergence de celles du dernier cycle est assez faible. Cloisons non dé- 
bordanteS; un peu étroites^ minces et sjBrrées^ soudées entre elles exté- 
'rieurement. CeUes des premiers ordres ont leur bord subentier ou 
très-finement denticulé; les autres sont criblées et à bord isréguli^e- 
ment crénelé. 

Hauteur^ 15 millimètres; grand axe du calice 15; petit axe 7; pro- 
fondeur de la fossette 6. 

Habite la Corse. 

S A (page 100). § BB. — Quatre cycles de cloi- 
sons. 

3. BaLÀNOPHTLUA GTLINDRICA. * 

TnrbinoUa cyUndrica, Micfaelolti, Specim* ZoopK dil, p. 73. 1838. 

Michelin, Icon, Zooph., p. 38, pt. 8^ lig. 15. 18li. La base est beau- 

coup trop poiniue daps cetto figure. 

Micbelotti, Foss. des terr. mioc.de (^Italie sept, p. 25. 1847. 

BàianophylUa cylindrica, Miine Edwards et J. Haimc, op. eit, p. 85. 

Polypier en cône allongé et cylindroîde^ un peu grôle^ légèrement 
ooiurbé^ entouré d'une epithèque qui s'élève beaucoup. Côtes formées 
par des séries simples de grains peu distincts. Calice circulaire. Quatre 
cycles de cloisons. Celles-ci assez minces^ à faces grantilées. 

Hauteur^ près de 3 centimètres; diamètre du calice 1. 

Fossile de Turin et de Vérone. 

r 

S AA. — Epithèque tout-àrfak rudimentaire. 
§ D. — Cinq cycles de cloisons. 

§ E. — Cloisons peu débordantes. 

§ F. ~ Polypier plus ou moim comprimé 
près du calice. 

4. BaLANOPHTLUA ITALICA. 

CaryopftyOta Ualica, MicheliD, Icon, Zooph,, p. 46, pi. 9, flg. 15. f 841. 
BàbmophylUa UaUca, Milne Ed^fvards et J. Haime» Monogr, dês Eiipsam^, 
(oc.ct^., p. 86. 



i. 



lOl ZOAHTHAniBS 8CliROM«lCÉ8 PERPORis. 

Pblypier isi^bturbiné, droit, légèrement com^mépièft^a^nillce, 
peu élevé. L'épitbèque s'Arrétant à très-peu de distaiioe de la base. 
Côtes formées en général par une double série de petites poinles 
grêles. Calice sub^ptiique; les s(»Dmets du grand aie arrondis et i 
peu près sur le même plan que le petit axe. Rapport des aies 
400 : i40. Fofcsette assez grande et assez profonde. Columélle spon- 
gieuse , médiocrement développée. Cinq cycles de cloisons. Les doi- 
nms principales un peu déboisantes , k bord faiUement aiqné «n de- 
dans et très-finement denticulé, à faces couveHes de gvains fias. Les 
aiotres cleiioins très-minces , tvès-cnblées, couvertes de grains sail- 
lantts et à bord très-décbiqueté. 

Hauteur, 15 millimètres : grand axe du calice 14; petit axe 10^ 
profcmdeur de la fossette 6. 

Habite la Méditerranée, et se trouve aussi à Tétat foiAile dasa le 
tenain pfîocéne de FAstesan. 

5. BaLAHOPHTIXIA TBNUISTaUTA. 

Baianophyllia ienuittriataj Milne Edwards et J. Baime, Monoffr. des Eup' 
êom,, loc. cit., p. 112. 

Polypier élevé, droite assez fortement comprimé dans sa partie su- 

Sérieure, sa moitié inférieure étant subcylindrique et un peu grêle, 
'épitbèque l'entoure jusqu'auprès du caHoe. S6us cette épithèque, 
les côtes sont extrêmement fines et serrées, formées par des séries or- 
dinairement simples de. petites granulations très-rapprocbées. Caîicia 
elliptique. Rapport des axes,, 100 : 185. Columelle étrpite, allongée, 
formée par des trabioulios sublamelleux et dressés. Cinq cycles de 
cloisons. Les cloisons du dernier cyole divergent faiblement. Les pri- 
maires et les secondaires subégales, très-légèrement épaisses près de 
^la ODlumelle, minces, à' faces couvertes de grains ass^eaillante. 

Enutenr^ 30 millimètres ou un peu plus; grand axe du ealiée^ 1S$ 
petit axe, 8 ou 9. 

Fossile des environs de Paris. 

S AA. S D. § E (page 101 ). 

§ F F. «- Polypier un peu comprimé près de sa base. 

6. Balanophtixia desmophixlum. 

BalanophyUia dèsmpbylhmj Milne Edwards et J. Haime, loe. cit., p. 86, et 
British fossH Côrals, p. 35, pi. 6, fig. 1. 

VèndraphyUiû?, Lonsdide, dans Dixon, Geol. and fois, of (h$ Chcdk form, and 
Tertiazy Deposiis of SiiSsex, p. 137, pi. i, fig. À, 1850. 

Polypier droit, un peu élevé, subturbïné, un peu comprimé dès la 
base. Epithèque tont-à-fàit itiSitoehtaire. Cbtes presque droites, 
serrées, mégales; les primaires e^bjes secondaires très4av^e^^*suurt«Qt 
^Qpbaa^ et formée par des séries de .granulations doubles ou J^ples. 
Celles qui correspondent aux cbisons du troisième et 'du quatrième 



MMmÉMftlBBS. I03 

oyole fcnniéei fav-wle lériie double pîès &a oèlioe^ tfià&s ttMiJottft 
flm^e d809 presque toute son étendue : elles ne te montirent que vers 
le ttets infkieur un, polypier^ tandis que totttes lis autres apparai»- 
«ciit éès ia base. Les ifranulatiotts d)es côtes tiès^'ftnes'et bien dift^ 
tinetes. GalkeeubelUptique. Ri^>port des axes^ i^ : 160^ Les sômcMa 
du grand ate arrondis et moins élevés -que le petit axe. Fossette étroite 
et profonde. ColumeHe spongieuse^ médiocreitteKtt «développée^ À Sur- 
face plane. Gii^q eyides dei&loisQyiis. Gel}e9 du fi9^ito^ «yc^erioipai* 
les. Cloisons principales débordantes^ très-minces^ à bord arqué en 
b^ut^ vertical en dedans^ entier ; leurs f^ces latérales ^sont cojayejrtes de 
grosses granulations. Les autres cloisons sont extrêmement minces, 
très-cnbiées^ à bord irrégotièreoient crénelé. 

Hauteur^ 15 millimètres; grand aie du yslice 8; petit axe 5; pro- 
fondeur de la fossette S. 

FossUe de l>rgUe da Lendre?, à9riM)klesk«in-B«7. 

S M. S D (page 101). 

$ EE. — Clmms mn éibordûfaeê. 

7. 6ALiiiiOPHni.u Baieduiia. 

Sqlanophfflia Bairâiona, Milne Edwards et J. Halme, op. ct^, p« 87. 

Polypier droit, élevé, conq^imé, surtout près du calice. Epitbèque 
Ridîraentaire. *Côtes très-sonées, un peu vernrîeeUées, follaiées pir 
éés «érîcB 4oiâ)les, ou le pins souvent simples, de graiûs tm peu ir- 
tégoliers, grêles et. pointus. €aUce subelUptlque. Rapport dés ases 
1M : jl85. Les sommets du gnand axe en angle i^tus. Fossette nûS- 
dioaranèai profonde. ColomeUe iq^ongièuse, peu développée. €inq 
cycles de cloisons. Celles-ci minces, très-serrées, à pekie àébotôÉatèê, 
eèmieiteeéfrgrttiiis ck)ni^eM»ilknt» Ifégulftremeôt , di^séâ èni^es 
parallèles au bord. 

Hauteur, 40 millimètres | grand axe du c&lie»9A; petit f j^| pr<iftn- 
deur de la fossette 6. 

Habite... 

§ AA (page 101). § DD. — Quatre cycles de clinsam. 

$ G. — Cùtes principalee plus saUlanl^ que les autres. 

8. Balanophtilu gbniculata. 

t. Il, p. 103, pi. 7, 6g. 7 a. 1846;iI>âD8 cèUe %uie, leA«ôtes princi- 
pales «()pl trop SQlUaDtfBS. 

Milne Edwards et J. flaime, loc. eU.i p. S7. 

Polypier ^attoogé, 8iib07!ti^ dans spii mi- 

nuit mm ftssea «uMtemett^ 4'oûi résulte «né ^ôrte dé boùiiéiét nil*- 



L 



Io4 ZOAimUlBBS %5IJÙlODKBllis PBRMlis. 

laat au point de la courbujre. Epiihèque tont^irlaît rudiBieiiiaiw. 
Côtes serrées ; lénnées par une série au moios double de gffains. 
Celles des premiers ordres plus larges, mais à peine plus saillantes 
que les autres. Calice circulaire. Quatre cyéles de cloisons. Les dd- 
sons des ordres supérieurs un peu épaisses; celles du deniîer qrde 
s'unissanttrès-Tdte à leurs voisines, 
bauteur, 25 millimètres; diamètre du calice 9. 

Fossile du port des Basques dans le terrain nummulitique. 

§ AA (page 101). S DD (page 103). 

§ G G. — Toutes les cMes égales. 

m 

9. Balanophtllu Cuxurcii. 

BakmophyUia CunUngH, tf fine Edwards et J. Hatme, hc, cU.j p. 87, pi. 1, 
fig. 8. 

Polypier peu élevé > un peu contourné, légèrement comprimé, 
montrant des vestiges d'une épithèque à peine distincte. Les trous de 
la muraille grands et bien visibles. Côtes formées par des séries sinon 
pies de grains pointiis. Calice subovalaire, un peu irréguUer. Le 
grand axe un peu moins élevé que le petit. Rapport des aies 100 : 150. 
Fossette grande, très-profonde. Cclumelle formée d'un tissu spongieux^ 
lAche, bien développée, ne faisant pas saillie au fond du calice. 
Quatre cycles de cloisons. On distingue à peine des rudiments d'un 
cinquième «ycle. Cloisons inégales, très-minces, étroites, à peine dé- 
bordantes. Les primaires à bord interne sensiblement vcârtical; celles 
du dernier cycle se soudant à la tertiaire non loin de la oolomelle: 
elles sont très^^riblées. Les faces présentent des grains coniques es- 
pacés, peu distincts. 

Hauteur, 15 millimètres; grand axe 12; petit 8; profondeur de la 
fossette 6. 

Habite les Philippines. 

u- sKCTioN. BALANOPHYLLIES PÉDICELLÉESL 
§ H. — Côtes à peu près égales. 

10. BALilNOPHTLLU PRiELONGà. 

TurbhioiUi prœUmga, MichelotU, Specim, Zooph. dHuv., p. 67. 1858; 

'-"^ Michelin, Icon. Zooph., p. 40, pi. 9, fig. 1. 1841 . Les oAtes ne sont pts 
assez marquées dans la figure. 

Michelotli, Foss* des Urr, mtoc, d$ V Italie sept.^ p. 27. 1847. 

Balanophyllia prœlonga, Milne Edwards et J. Haime, loc, cit., p. 86. 

Polypier en eône allongé, courbé à l'extrémité inférieure, qui est 
subpôdieellée. Pas d'épithèque. Câtes servées, égales, à peu j^rès 



M^DBÉPOIUDBS. loS 

droites. Ga]lo0 8uboyabire.,Gld8ons seirées, un peu éi^aisses, très- 
larges. Le diamètre du calice est d'environ 25 millimètres pour une 
hauteur de 50 millimètres. 

Fossile de la colline de Turin. 

§ H H. — Les e&les principales plus sailtanies que lés 

au^es. 

{{. Balanophtliia Gràtbsii. 

TitrbinoUa etti^ica, var. d*Archiao, Mém, de la Soc, géol, de France, t. Y, 

2« part., p. 388. 1845. 
TwrbinoUa Gravesii, Michelin, Icon. Zooph., p. 155, pi. 45^ fig. 7. 1844. 

Graves, Topogr, géogn. de VOise, p. 700. 1847. 

BalanofhyUia^Gravesii, Milne Edwards et J. Haime, ioc.cit, p. 86. 

Polypier en cône allongé^ un peu courbé^ très-légèrement comprimé, 
à base atténuée et subpédiceUée; Tare de courbure est dans le plan 
du petit axe du calice. Pas d'épitbèque. Les côtes des premiers or- 
dres, légèrement saillantes en haut, assez larges, formées par des sé- 
ries doubles ou triples de petits grains; celles qui correspondent aux 
cloisons dip dernier cycle, formées par des séries simples. Galice sub- 
elliptique. Rapport des axes iOO : 130. Columelle étroite et spoDr 
gieuse. Les cloisons secondaires presque égales aux primaires. GeUes 
de sixième et de septième ordre très-larges; celles de huitième et de 
neuvième se soudant vers la moitié des doiscms 4 et 5. Les grains des 
faces forts, coniques et saillants, espacés entre eux, disposés peu ré- 
gulièrement en séries parallèles au bord supérieur. 

Hauteur, 35 millimètres; grand axe du calice 13, petit 10. 

Fosâle de Yemeuil-les-Aulnay et de Henonyllle (Oise). 

Genre IV. HETEBOPSABUIA. 

Beterùpsammia, Milne Edwards et J. Hairne^ Monogr. des Eupsatmnides 
{Afm. des.sc. nat., t. X, p. 89. 1848). 

Polypier simple, droit, fixé sur une coquille .uni valve, qu'il 
enveloppe de toutes parts, continuant à croître par sa base pen- 
dant toute la durée de sa vie. Pas d'ëpithèque. Toute la sur- 
face extérieure dépourvue de côtes distiuctes, mais couverte 
de petites stries ou de petites papilles très-serrées, qui sont for- 
mées par le rapprochement de grains très-fins, et offrant un as- 
pect velouté. Columelle spongieuse, bien développée. Cloisons 
épaisses extérieurement, serrées, un peu débordantes. 

Ce genre ne renferme encore qu'une espice qui est vivante, 
et habite les mers de la Chine. L'absence de côtes distinctes le 
sépare bijsn des Balanophyllies avec lesquelles il a beaucoup 



f06 aEOANTHArnBS ^SCtéHOBKffirjfs PSRFOBis. 

à^àt^ké^uu reste, ce caractère n-appartiebt qu'à lù! dam totiCe 
!a famiife des Eupsamtpides. 

Ce fait remarquable de parasitisme, sur une coquille qui est 
enveloppée par le scli^renchyme, rappelle tout-à-fait le genre 
Hétérocyatlie de la famille des Turbinalides. 

1. Heteropsammu MicHSLnni. 

Beteropsammia Michelinii, Milve Edwards et J. Halioe» Utc. ciL, p. 89. 1848. 
Heterocyathtu eupsammides, Gray> Descrip. of some Corals Ann, of Nai, 
Hist.y 2» sér., t. V» p. élO. 1850. 

Polypier très-court , à])ase pkts large que le Calice. Gelai-ci en forma 
de 8. Le petit axe plus élevé que le grande et à sommets rentrants; 
ceux du grand axe arrondis. Rapport- des aies^ iOO : 150. Columelle 
bien développée^ d'un tissu finemenl spongieux, et à surface veloutée^ 
ne disant pas saillie dans la fossette qid est peu profonde. Cinq cy- 
cles de cloisons ; celles des trois premiers ordres presque égales, un 
peu débordantes, un peu étroites , épaisses , et d^une texture spon* 
gieuae ; celles du dernier cycle plus larges que celles du cycle ipsi piéo 
cède, minces, s'uniasant d^x par deux tout près de k. oolumelle, à 
bord interne, fortement concave vers le milieu de sa hauteur, puis de- 
venant fortement couvexe inférieurement. 

fiaateur du polypier avec celle de la coquille incluse, iO millimè- 
tres; ^rand axe du calice 18; petit axe 4 ; profondeur de la fossette 3. 

Habite Wanpoa (Cbine). 

â. HyroiopsAifiiu ciMsauBA. 

Madrepora^ochleai Spengler, Beskrivelse over et ganske besonâfrUgt CoraU. 
prod»^ {Nue SanUmg of det IPan^ védm^kobemêi SMduibt 
Skriften, 1. 1, p. 240, flg. OrC. 1781). 

Gmelin, dans Liimé, êis^éema fiatero», éditt. i5« t. YI, p. 2783. 

Heteropsammia cochlea, Milne Edwards et J. Haime, Distrib. milhod. {Pciup. 
tlM hrr, PiUenox., p. «3^. 

Ce petit polypier paraît différer de l'espèce précédente par la forme 
forrondie de son calice et p^u^ la manière dont les cloisons des 2* et 
3« cycles sont imies entre elles extérieurement par un tissu, spon- 
gieux, tandis que les doisons primaires restent libres. 

Trouvée à Tranquebar et à Tile Bourbon. 

Genre V. LEPTOSAMBH/i. 

Leptopsammia, Milne Edwards et J. Haime, Monogr. des Eupsafrtfnîde$, 
loc, cit, p. 90. . 

Pblypier simple, fixé. Muraille mtneè et translncMle. 'Côtes ^is« 
ttnctesdës la ba«e, formée* par des séries de grams'fios. Cola- 
melie très -développée, saitlante. 'Cloisons non débordantes, 



iéédîocreaieiit«eii'ée8, trè6»>inÎDce&) à peine gramil<ë6i; celles de 
cinquième ordre rudimèntaires. 

L^8 L^tosammies oat, de même que les Endopsammies, les 
cloisons de cinquième ordre rudimeniaires; mais elles en dif* 
fèrem par leurs cloisons minces et presque lisses sur les faces. 

Lefïoi^sâxmia Stokesiàxa. 

Leptosanvnia Stokêsiana^Wlit»W9vhrâ^%i .1. Btiitte; (oc. dt, p]. i, Ûg. 44. 

Polypier étovéy subtiArbiné^ UB'|)6ti eootoumé^ mostrant à tirvsetom 
hauteurs des bourrelets circulaii?es. Des vestiges d'une épitkè€[tte ex- 
trèoienieiit laince et tout*àrfait basilaire. QM& fines, seirée3> 6)r- 
mées par des séries simples ou doubles de grains fins et poiptus. XiQs 
pertuis de la muraille très^petits. Calice elliptique. Rappoct des axes» 
100 : 135. Fossette assez ^aode et médiocrement profonde. ColumeUa 
ttès-déTelofiiée, form^éepar des trabicuUns lamelleux, très^mmces, 
diversement contournés, faisant saillie dans la fossette. Les clcÂsoiui 
de cinquième ordre tout-à-fait rudimèntaires. On voit aussi des ru- 
diments d^un^âxjème ordre. Cloisons assez larges. Les primaires à 
bord faiblement arqué en haut et en dedans, vertical dans toute sa 
partie interne^ les secondaires presque égales. Les cloisons du qua- 
trième ordre fortement courbées vers les tertiaires^qu^etles atteignent 
à peu de distance de la columelle; ceUes des derniers ordres à. bord 
irrégulièrement denticulé, et à peine trouées en quelques points. Les 
granulations des faces peu nombreuses et très^peu saillantes ;.eUea se 
disposent en séries écartées et parallèles au bord. 

Hauteur 24 miUimètres; grand axe du calice 10; petit a^e 8; pro- 
fondeur de la fossette 5. 

Habite les Philippines. 

Geare Vl. ENDOPSAmanA. 

Endopsammia, Mihie Edwards et J;Haime, Mcnogr. ûes ^upsammdes 
(]inté.^désmsiic^ nat., ^rie 3, t X, p. 91). 

Polypier simple, droit, fixe. Une ëpitbèque pelliculaire extré- 
tn«went txiiuce, et iniimement donfondae avec le tissu sous^ja- 
tédi, tônrtDé datïs lesPlàbellines. Côtes droites. Columelle spon- 
gieruse,' bien développée. Quatre cycles de cloisons; le dernier 
cycle i^t^ésqae riidiibentairè. Cloisons un peu débordantes, 
épaisses, à faces couvertes de grains très -gros et très -sail- 
lants. 

^t'irripéi^fbètîon du quatrième cycle est un caractère commun 
à'be'gent'e'et lau précédent ; 'mais les divisons principales sont 
très-dîHerentes. Elles sont ici fortement granulées, épaisses, et 
^bordencjlin'ipeu la inu»aille; *iaQflîs qiie,'4ai»s la Leptopsam- 



I08 SOAMTHAnUU WCSÉtiOWSMÊàM PtBVOBis. 

mie, elles sont très-minces, presque lisses sur les fices, et pas du 
tout débordantes. 

La seule espèce que nous connaissions a été rap^rtée des 
Philippines par M. Cuming, et fiiisait partie delà riche collection 
de M. Stokes, qui» malheureusement, a été vendue en détail par 
les héritiers de ce naturaliste et se trouve dispersée aujourd'hui^* 

EiroOPSAHXU PHUJPfEIlBIS. . 

Endopsammia PhiUppemii, Mihie Edwards et J. Haime, Joe. cH,, pL 1^ 
fig.5, 5«. 

Polypier courte cytindrico-tuibiné^ à base très-large. Muraille mon- 
trant d'assez grands pertuis près du calice. Côtes un peu larges^ 
formées par des séries simples de granulations. Galice circulaire ^ à 
fossette grande^ proportionnellement assez profonde. Columelle très- 
développée^ d'un tissu spongieux assez dense^ qui ne s'élève pas dans 
la fossette. Les cloisons du quatrième cycle presque rudimentaires. 
Les tertiaires moins élevées , mais presque aussi larges que les pri- 
maires^ et plus larges que les secondaires^ dont elles se rapprochent 
beaucoup près de la columelle. Quoique très-petites , celles de qua- 
trième ordre se courbent vers les tertiaires. Les primaires^ \m peu dé- 
bordantes^ faiblement arrondies en haut^ à bord interne oblique^ et 
finement denticulé. Les cloisons des trois premiers ordres épaisses^ et 
jL faces couvertes de grains très-forts. 

Hauteur^ 7 millimètres; diamètre du calice 7; profondeur de la fos- 
sette 3. 

Habite les Philippines. 

Genre Vil. STEPHAHOPHTLUA. 

StephanophylUay Michelin^ article Astrée du JDtci. des se. nal., Sup- 
plém.^ t. I^p. 484. 1841. 

— — Milne Edwards et J. Haime^ Monagr. des Evpsamnddes (Anti. 
des se. nat., sér. 3^ t. X^ p. 92}. 

Polypier simple, libre et sans trace d'adhérence, discoïde, à 
muraille horizontale, sans épithéque. Côtes fines, droites, 
rayonnant régulièrement du centre, formées par dee séries 
simples de grains peu distincts. Galice circulaire. Gnq cycles 
complets, et quelques cloisons d'un sixième cyde. Cloisons ne 
débordant pas extérieurement, larges, élevées, minces et ser- 
rées, à faces couvertes de poiates coniques, se soudant entre 
elles par leur bord supérieur ou interne; les primaires seules 
restent libres. 

M. Hichelin a établi ce genre, en 18419 pour quelques ea» 



uAtmàMonafËM. 109 

pèces fossiles des terrains subapennins, et il Fa bien caractérise; 
mais il y a rapporté à tort, dans son Iconographie Zoophytolo* 
gique^ la TurbinoUa Italica de Micbelotti, qui appartient à la Fa- 
mille des Turbinolides. 

Ce petit groupe, ainsi restreint, se reconnaît aisément au mi- 
lieu des au très Eupsa m m ides, par sa forme cyclolitoide qui lui est 
tout-à-fait particulière. 

Les espèces qui le composent se séparent très-nettement en 
deux sections, qui, peut-être lorsqu'elles seront mieux connues, 
devront constituer deux genres différents. 

Les unes, les Stéphanopbyllies propres, ont une fossette calici*- 
nale bien marquée, une columelle distincte, des cloisons angu- 
leuses et déchirées, et sont fossiles des terrains tertiaires. 

* 

Les autres, que nous appellerons Stépbanophyllies lentilles, ont 
la fossette calicinale superficielle ou nulle, la columelle tout-à- 
iait rudimentaire, les cloisons arrondies et à bord finement den- 
ticulé, et sont fossiles de la craie. 

i'« SECTION. STÉPHANOPBYLLIES PROPRES. 

1. SlEPHANOPHYLUA ELEGANS. 

Fimgia elegans?, "BroTm, Lethœa geogn,, p. 900, pi. xxxvi, fig. 7. 1857. 

StéfhauophyUia elegans, Michelin, Icon. Zooph., p. 32, pi. 8, fig. 2. 1841. 

Michelolli, Foss, dei terr. mtoc. d» l'Italie sept., p. 20, pL 1, fig. 15 

et 14. 1847. 

Miloe Edwards cl J. Hairoe^ loe, cit., p. 93, pi. 1, flg. 10, 10*. 

— — fteuss, op. cit. {Naturwiss. Abhandl. de Haidinger,i. II, p. 9, pt. , 
lig. 1. 1848.] La figure 2 parait éire une autre espèce. 

Polypier discoïde^ à muraille criblée de ^ands trous^ et présen- 
tant une faible saillie au milieu. Gâtes Unes , formées par des séries 
simples de grains , ne correspondant pas au bord inférieur des cloi- 
sons. Calice circulaire, montrant près de la muraille un rétrécisse- 
ment circulaire, au-dessus duquel les cloisons Saillent un peu en 
dehors. Fossette peu profonde. Columelle formée par cinq ou six pe- 
tits tubercules distincts, disposés en série. Sept ordres de cloisons. Les 
primaires seules restent libres ; les tertiaires se soudent aux seocn*- 
daires à une très-grande distance de la columelle ; celles de quatrième 
et de cinquième ordres aux tertiaires; la cloison 6, à la cbison 4; la 
cloison 7, à la cloison 5. Toutes ces adhérences se font à une grande 
distance, et le trajet des dernières cloisons est très-sinueiu. De ces 
diverses dispositions des eloisôift résulte, pour le calice vu d'en haut, 
Taspect d'une croix de Malte, dont les six branches sont séparées 
entre elles par les cloisons primaires. Le bord libre des cloisons est 



IIO ZOANTHAIBES aWmOPWIMlB PEBFORSS. 

auigolsuj^ et deotieidé ; leurs fycfi^ ami couyaiI^ 4a vMmiiOmsm 

espacées, et disposées en séries radiées^ 
Diamètre du polypiérite^ 1% millimèt^res; haj^teur 5. 

Fossile de Tortone. 
Coll. Michelin et E. 

Nota. Peut-être y a-t-il deux espj^ces confondues sous cen^m : cellft 
que nous décrivons^ à laquelle se rapporteraient les figures, de Ifi- 
chelin et celle de Michelotti portant le n* 14, Qt une seconde qui se- 
liît figuré» dans la pkaefe^ de Itoonn, et boub le nt* 13 é» llMi^iold? 

2. Stephanopbtllia discoïoss. 
p. 93), et British fossU CoraU, p. 34, pi. 6, fig. 3. 

Cette espj^ est très-voisine de la précédfiinte; elle n'eadi^E^q^ 
parce qu'elle est plus petite, et comparativement beaucoup plus pl%te, 
sa hauteur étant à peine de 1 millimètre pour im diamètre de 5. 

Fossile d'Haverstock-Hill dans Targile de Londres. 

3. STEPHÂN0PHXX2.IA NtSTI» 

Sté>phanopkyUia imperialis, Nyst, Descrip. des CoquiUes et Poiyp. foss. de 
Belgique, p.exs» pk 48« fig. 17. 

SiephanophyUia Nysti, Milnc Edwards et J. Haime, British fossU Caralt, 
p. 35. 

Cloisons disposées comme chez le S. elegpm, mai^ beaucoup plus 
élevées, plus minces et plus angulaires; elles sont ^enticulées eité- 
ri.euremeat et présentent sur leurs faces latérales des stries radiées 
qui ressemblent à des synapticules incomplètes. 

Diamètre^ environ 25 millimètres. 

Du Crag, à Anvers. 

4. Stephànophtllia ihpe&iàlis. 

Fungia agaricoîdes?, Kisso, Hist. nat. de VEuropç mér4d,, t. V, p. 358, pi. 9, 

fig. 52 et 53. 1826. 

SiephanophyUia imperialis, Michelio, Icon. Zooph., p. 31, pi. 8^ fig. 1.1841. . 

Michelotti, Foss. des terr, mioe. de l'Italie sept., p. 20. 1847. 

Miloe Edwards et J. Haine, Eupsammid$s^ loc. Cfï., p. 94. 

S. agaricoides^ Piclet, Traité de PcUéont., pli. iÇfi^ ^. .11. 

M. Michelin décrit ainsi cette espèce : 

ttS. orbicularis, supeme lamellosa;^lamelUs regularîter coimexiSj 
majoribus minoribusque foliaceis, dentatis,plicatis; centro profundo^ 
pars inferior plana, subexcavata; striisradiatisgranulosis^rugosîs,^in- 
terstitiis ssBpe perforatis. » , 

Diamètre près de 3 centimètres. 

Du teirain tertiaire 4e l^^tesan. 



a»* 8ECTI0X. STÉPHANOPHYLLIES LENTILLES- 

M. Alcicle D'Orbigny a cru devoir élever cette division aQ) 
raog des genres et y a donné le doqsl d^ Disiç^smmm.C'Nntè 
sur des Polypiers fossiles, p. lo, 1849.) 

1^, A^ -— Cloisons secondaire^ plus petii^s.qm hs, teriim^, 
fm viennmt> sês&uder aunimani d-etié». 

^. StKPHANOPHTIXU SUECICA. 

— Milne Edwards et J. Haiioe, Eupsanmtidaa, loo* oii.^ p.M . 

Polypier ayant la fonne d'une lentille plauorconvexe. Muraille pré- 
sentant de petits tious peu viaièles, et des- oô(es très-fines et à peine 
granuleuses. Calice convexe^ à fossette tout-à-fait superficielle ou 
ncrfie. C0h«ie^ «fitrômement réduite. Cloisons minces, très^errée?, 
à bord libre, fortement arqué, denticulé?, à faces côurertes de grains 
coniqiaea frè8^saft]JiaxlùL Lea tettâaites lienneiit «e souder eatre eti^s* 
au-devant des secondaires, (}mA^aiii9entqu^èi!in0«ei<«»e dklance. 
ducestre. 

fllattteur 3 niilliiDètres; diamètre 6. 

Fossile d'Igpû])er|[a (Suède). 

S AA • — Cloisons secondaires plus graxides qut les ttr- 

tidires^ qui s*y soudent à quelque dislance du 

centre. 

* 
6. Stephanofhtllu Bowerbànkii.^ 

S^fpAâfiapM^ia Bofimrbankii, asUne Edwards et J. Haime^ fupuamiiiMM 
)}oc. cit., p. 9i)^ et British fossil CoraXs, p. 54^ pi. 9, Ûg. 4. 

Dîscopsammia Bowerbankii, Prod., t. II, p. 180. 

Cette espèce est très-voisipe de la précédente : elle est un peu plus 
large et un peu moins haute. Elle eu diifère de plus en ce que les 
cloisons secondaires arrivent jusqu'au centre, et que les cloisons ter- 
tiaires s'y soudent parleur bord interne à quelque distance de ce centre. 

Hauteur t millimètres ; dimnètre 8. 
Fossile de la craie inférieure à Douvres. 

7. SXEPHANOPHYIXIA RADUTA. 

Fungia^rùdialat GoldfiKS, Petrêf. Gfrm,, t. I, p. 47, pi. 44, fig. i. 1^96. 

Roeiner, Versiemenmgen dês Norddeutuchen Kreidegebirges, p« $5. 

CueMites? rabiota, J)*Ofhignj^ Prodr. de p<d., i. II, p. 275.1850. 
Fmgia radiaia^fi^^^i^i^ ffandb.der Pe^r4As>â^el* $^>4frri^ i^^ 



113 aSOAVTHAlRSS tCtÉaoDXRlCKS PBEFORiS. 

Si9p^allophlyUia aaérwia, Hilne Edward» et J. Haiile, BrUM fon. Carais, 
p. S5. 

Cette espèce se distingue de la précédente par sa fossette caliciDala 
qui est grande^ et loge une columeUe bien développée. 
Groupe de la craie blanche : Aix-la-Chapelle. 

8. Stbphanophtixu clathbatà. 

Pungia daOïratay Hagenow Monogr, dêr Rûgm'schen Kreid-Versteinènmgm. 
(Leonhard et Bronn Jahrb, fur Min«raiogU, 1840, p. 648^ pi. 9, fig. 3). 

Espèce très-voisine de la S. BowerôofiAtt, nuds qui parait en différer 
en ce qu'elle serait plus élevée et aurait le disque mural garai de 
plis concentriques très-marqués et la base plus saillante. 

Du terrain crétacé à Rugen. 

Genre VIII. MSNDROPHTLIIA. 

Jfoirepora {j^ars), Tournefort^ MarsiUi et Linné» Pallas» EUis et So- 
lander^ Esper» etc. 

CaryophylUa {pars), Lamarck» SysL ties amm, sans veri., p. 370: i80l, 
et Hist. des antm. sansveni,, t. Il, p. 228. 1816. 

Lithodendron (pars), Schweigger, Handb. derNaturgesch., p. 418. 

Dendrophyllia, de Blainville, Dict. des se. nat,, t. LX, p. 319. 1830. 

Oculina (pars), Ehrenberg, Corail, des roth. Meeres, p. 80. 

Dendrophyllia, Dana:, ExpL exp,, Zooph,, p. 386. 

^— j Mihie Edwards et J. Haime, Eupsammides (Ann. des se, nat., 
2* sér., t. X, p. 95), et Dts^nô. m^h., Polyp. foss. des terr. 
paleot., p. 136. 

Polypier composé, en général dendroîde. Polypîërites cylin- 
driques ou cylindre-turbin es, naissant par bourgeonnement. 
Cîôtes fines, vermioellées, formées par des séries de grains tou- 
jours plus simples près du calice où elles sont aussi plus droites. 
Calice subcirculaire ou à axes très-peu inégaux, à fossette pro- 
fonde.^Columelle plus ou moins développée, ordinairement sail- 
lante. Cloisons non débordantes, minces, serrées; toutes celles 
du quatrième cycle bien développées. 

D. de Blainville a établi ce genre aux dépens des Caryophyllies 
de Lamarck, et Ta caractérisé de la manière suivante : 

« Animaux actiuiformes, pourvus d'un grand nombre de ten- 
tacules bifides, au milieu desquels est la bouche polygonale, 
contenus et à peine saillants dans des loges assez profendes, 
rayonnées par des lames nombreuses, très-saillantes, d'un poly- 
pier calcaire, largement fixé, arborescent ou dendroîde, strié en 
dehors^ lacuneux intérieurement et comme tronqué, n 



VADRiffORIDBS. * ir3 

C'est par une double erreur que ces polypes sont ainsi définis. 
£n elfet, il nous parait hors de doute que les tentacules bifides, 
semblables aux pinces d'une écrevisse, fif;urées^ en i jSo, par Vi- 
Uliano Donati (Delta Stor. nat, marina delT Adriatica^ tab. VI), ' 
sont de pure imagination et n'ont jamais appartenu à aucun 
Zoantbaire. De plus, c'est à tort que Linné, et, après lui, tous les 
auteurs, et M, de Blainville lui-même, ont rapporté le Madrepora 
raniea à l'espèce de Donati. La figure donnée par cet auteur est 
trop grossière pour que nous puissions affîrujer qu'elle repré- 
sente VOculina proliféra, comme c'est probable; mais il nous 
parait impossible d'admettre qu'elle soit cMe de la Dendrophyl- 
Ua ramea, puisqu'une coupe verticale grossie montre des plan- 
chers un peu espacés, que les polypiérites ont iur les rameaux 
une disposition essentiellement différente, que leur forme est 
subturbinée, et qu'enfin il est dit dans le texte que les branches 
ont moins de quatre lignes' en grosseur. Schaw paraît être le 
premier naturaliste qui ait observé les polypes de la Dendro- 
phyllié, mais il les a sans doute vus hors de l'eau, car il men- 
tionne seulement des sortes de filandres grêles qu'il a pris pour 
des racines. Peysson^ei les a beaucoup mieux étudiés. Son ma- 
nuscrit contient sur ces animaux dçs observations exactes que 
nous avons citées en partie dans l'Introduction historique de cet 
ouvrage (Voyez t. I, p. xvi et suivantes) (i). Enfin, le mode de 
conformation de ces animaux a été représenté, il y a une ving^ 
taine d'années,' dans les planches que nous avons jointes à la 
grande édition du Règne animal de Cuvier (Zoo/)A., pi. 83, fig. i). 

Quoique M. de Blainville n'ait pas exposé les caractères de 

(1) Noos avons eu aussi roocasion d'observer les animaux à l'état vivant^ et 
nos avons reconnu que « .... les pieds en s'éiendant^ dit encore PeyssonneJ, 
remplissaient les interyalles des cloisons qu'on observe dans la Madrépore, et, 
en les repliant, leurs extrémités se ramassaient jusqu'au centre o^i Ton voyait 
quantité de mamelons jaunes semblables aux petits pieds de l'ortie rouge dé- 
crite par Rondelet. Ce cœur ou centre s'élève parfois jusqu'au-dessus de la 
surface, s'ouvre, se dilate comme la prunelle de TobH. J'avais le plaisir de voir 
remuer toutes ces pattes ou pieds, de voir agir le coeur ou centre. En relevant 
la .Madrépore de l'eau, je voyais le centre s'enfoncer et se resserrer, l'animal 
se recoquiller dans son trou, et tout cela très-distinctement. La chair de ces 
animaux est très-délicate; elle se met en pâte et fond très-facilement dès qu'on 
la touche; aussi je ne pus ni la disséquer ni en détacher aucune pièce ou partie... 
Trois jours après avoir conservé ces Madrépores en vie, elles jetèrent une bave 
ou mucosité transparente, semblabie à de la gelée, qui couvrait toute leur 

extrémité Lorsque l'animal est mort et qu'il dessèche par l'air ou par le 

soleil, il prend une couleur obscure et purpurine, comme l'a fort bien observé 

Imperato Enfin, lorsque l'on détache toutes les partits de l'animal, U 

boni de la Madrépore devient blanc. » {TraUé du CoraU, 2« part., p. 30.) > 

Coralliaires. Tome 3. 8 



Il4 ZOARTHAIBXft «C&élAMBHiS PJUVOKiS. 

«tmcUiBfr da polypier «das Deiv^phyllies, nvaièmé Vi 
des calîet8,»déjà îodiqvié par Gaettard^ il a 4û nëeessaivemeBt 
être igukié par levtrfncies tout particalier; car, snr les six espè- 
ces qu'il ciie, noas avons pu nous assurer que tjuatre d^entre 
elles sont bien réellement des Dendrophyllies, et que sa Dendrû- 
phyllia cariosa appartient à un genre très-^oista. Quant à la 
sixième, qui est pour fan la Dendrophyttza semi^rameaf De Haan, 
Mus. Leyde (du Japon, Siébold), nous ne la connaissons pas au- 
trcinent. 

Les Dendrophyllîes forment, avec les Lobopsammies , les 
GjBenopsarmnies, les Stéréopsammies et les Astroîdes, les seuls 
genres d'Eupsammides à polypier composé. Elles se distinguent 
de ces dernières par Tétat rudimentaîre de leur épitbèque, et 
des Stéréopsammies par leur columelle bien développée. C3iez 
les Gœnopsammies, il n'y ^ que trois cycles cloisonnaires bien • 
développés et complets, avec les rudiments d'un quatrième. Au 
contraire, dans les Dendrophyllîes et dans les Lobopsamniies, 
on compte toujours quatre ou cinq cycles complets; cependant 
ces genres se distinguent très-bien entre. eux par le mode de 
multiplication, qui se fait par bourgeonnement chez Puue ,et 
par fisstparité chez Tautre. 

Ce groupe contient des espèces vivantes et des espèces fossi- 
les. Parmi les premières^ deux se trouvent assez abondamment 
dans la Méditerranée; les espèces fossiles appartiennent toutes 
aux terrains tertiaires. 

On peut diviser ce genre en trois sections, d'après leur mode 
de gemmation et de croissance, savoir: 

i^ IlA% Dbnobophtuaes arbobbsgbntbs , dont le polypier se 
dévefloppe beaucoup en hauteur et dont la gemmation est alterne 
distique. « 

a^ Les DENDBOPHTLLfES BRAircatJCS, qui ressemblent plus ou 
moins aux précédentes par la forme générale du polypier, mais 
dont la gemmation est plus ou moins irrégulière. 

H^ Les Dendroi'htllies massives, qui ont aussi la gemmation 
irrégulière, mais ne s'élèvent pas en forme d'arbre ou de touffe 
et resseiublent à une ma^ise astréoïde. 

1" SECTION, dendrophyu^ies arborescentes. 

Polypier formant un tronc arborescent, de chaque côté du- 
,^ue) l^s )>j:ani?hiM Aées par tworgeomiiemam ae .diaposem ea 



séries verticales et se ^rmtiiftftit à imtt tmït i^ome -iÉMiéf^^ 
#rÉe 4htN|ife. 

1. Dbndrophtuu bamea. 
ewmUfiêei'à&ii (mêm Mi ^rm^, hem, Ptànt s, tt^. k^., p^eSO. 

OhntàMOes^ éUsi, JiOià, îe<i^. wHrp. Itfra pUmi, pi. ÎSS. tô9i . 

iiMrèpârù rtMièm?, împetsio, Biétûtia htxtwntU, itffiè. — S* édit, p. tM, 

Horaim »IM ^earhkfs iihMa, l, Baufahi et H. GHerlerj Bist phntf. 'wièwr^., 

t. in, % i^ p.^00. <€opiée de Lobel.) 
GànMHi 'offinks ^naénpora ramosa, iliid., p. 807. (Fig. copiée dlftipertta.) 
OcfroOitm aU)tm ali0mîtm, JohDParlitBdMi, Theatr. bot,, p. fSOO, n» 3. i6id. 

Oor»lf«à 'ûfphiâMadrepôrùrmiosù, C\àltftttût^ Scirp,iem.etSckgr*, p.K74. 
46T7v 

#ortM ffiofm» coràtto »/)lfii«^ Morison, Plaint. Mst,' univers:^ t. I, p. 450, 
pt. iO« fig. 1. i^SOw (fidit. de 4715.) 

MMràpora, Towânfort^ /f»H^i4^4ofW9 rei ^rd.> t. III, tab. 540. 4700. Fi^fuife 
très-^rossIère. ^ 

Grttnd Madrépore rameux, ManiUi, HUt pivys, de la mer, tab. xzxi, fig* 144, 
472». 

Porus nMt0nus, Tbomas Shaw, Voy, dans ph^, prov. de ia Barbarie et du 
Levant, trad. franc», t. II, pi. 127, fig. 56. 1743. 

Madrepora ramosa, Giuseppe GinanDî, Opère postume, 1. 1, p. 54, tab. n. 1757. 

Madrepora ramea, Linné, Syst, nat,, 1. 1, pars 11, p. 797^ édit. x. 1760. -— 
Ê<fit.'tii,p.l28b. 1%7. 

Palias^ Elench, Zooph,, p 302. 1706. 

Madrépore-, >> S. tto^es de IfàuàkaÂt^ Mm êitr ies poi* d$ mer, p. 06, pi. xi. 

i782. 
Me^Bireipora ramea , Selmdler et EUis, îiat. hist. of Zoo^., p. 185^ tob. 58. 
1786. 

Esper, Die Pflanzenthiere, 1. 1, p. ^,—Madrep,, tab. ix et x«. 1701. 

dàrophyÛià ràmèa, LâmarclÉ, Sysé. 'dès antm. sans vert., p. 3^0. léôî. 

Lamarck, Hist, des anim, sans vert., t. II, p. 228. 1816. -^ '^ 'édlt.'^ 

p. 354. 

Eichwald, Zàohgia speciaUs, t. f , p. 187. 18?9. 

CeryophyUia arborea, de Blainrille, Dict. des Se, nut,, t. VU, p. 195: 1817. 
lHhodendron rameum, Scbweigger, Handb, der Naiurg., p. 416. 1820. 

CaryophyUa raniea, Lamouroux, Expos, méih, des genres de polyp., p. 50, 

tab, 38. 
Lamonroux^ Encyd, méth, Zoopk., p. 171. 1824. 

Dendr<^h^iff rqmm,.B\9i^y\\K pi^t- dps Sc.,nat.,i. h^, p. 620. 1830. ^ 

Man» d'aétih., p. 354, pi. liii, fîg. 2. ^ ' 
dcùiinà rdmed, âirenbëirg, Cca^'atdèsfoiheh Meèr'es, p. §6. i^^ 

Pbilippi, Archiv fur Naiurg. de Wiegmann, d. 119. ii^. 

DendrophyUia ramea, Hilne Edwards, Atlas du Règne ahtmal de Guvier 



Il6 ZOANTHAIRES SCLiUOBERlliS VKKfùRÛê. 

DmirophiylUa rmmêa, Dana, ZoopK, p. 366. 4846. 

Milne Edwards et J. HaiAe, Euptammides (ilim. â$s 8c. nat., i, X, 

p. 97). 

Polypier dendroîde; tronc et rameaux principaux assez gros^ et 
continuant à s'accroître en mâme temps que se montrent de nouveanx 
polypiérites; ceux-ci cylindracés^ ordinairement courts, ascendants, 
disposés sur les branches principales, suivant deux lignes verticales 
opposées. Les perforations de la muraille visibles seulement tout près 
du bord des calices. Côtes vermicellées, surtout sur les gros rameaux, 
très-légèrement saillantes, beaucoup plus larges et ifrégulières à la 
base du polypier, formées de grains assez gros et très-rapprochés. Ca^ 
lice légèrement elliptique, à fossette assez profonde. Golumelle séria- 
laire, comprimée, formée de petites lames ascendantes un peu con- 
tournées, au nombre de quatre à six, saillant beaucoup dans la fossette. 
Cinq cycles de cloisons dans les calices terminaux ; quatre seulement 
dans les autres. Cloisons minces, surtout au bord libre qui est légè- 
rement arqué en haut et en dedans; celles du dernier cycle se soudant 
h leurs voisines, non loin de la muraille. Dans les calices terminaux, 
les secondaires sont presque égales aux primaires; dans les autres, 
elles sont \m peu moins développées. Les grains des faces sont petits, 
peu saillants et espacés. — Ce polypier atteint jusqu'à près de 1/2 mètre 
en hauteur, et s'étend peu en largeur. Les calices terminaux ont leur 
grand axe de 12 ou 44 millimètres, et les autres de 8 ou 40 pour une 
profondeur de 5 ou 6. 

Habite la Méditerranée, et atissi Madère, suivant M. Dana. 

a""» SBCTioN. DENDROPHYLUES BRANCHUES. 

Polypier se développant beaucoup en hauteur et ressemblant 
à un arbre ou à un buisson, mais bourgeonnant d'une manière 
plus ou moins irrégulière et n'offrant pas une disposition alterne 
distique. 

§ A . — Le polypiérite souche occupant F axe du polypier^ et 
les polypiérites secondaires se disposant atUour de 
lui suivant plusieurs séries verticales. 

§ B. — Branches libres. 

2. DkNDROPHTILU lAimiNXNSIS. 

DendrophyUia ramea, Michelin, Icon. Zooph., p. SSi, pi. 10, fig. 8. 1842. 
DendrophyUia Taurinensis^Wlne Edwards et J. Haime, Eupsammides {loc. 
cit, p. flO). . 

OcyUna mkata^ MIchelotti, Fo^^. mioc. de Vital, iopt, p. 45. 
Polypier en tronc dressé et subconiqfûe, {présentant ^inq séries ver- 



liealds assez légnHèies de polypiérites ascendents, méâioerement al- 
longés, assez reprochés entre eux. Les grains des côtes bien distinots 
et assez gros. Calice subcirculaire ou légèrement elliptique. 

Son grand axe est environ de 8 millimètres. La bauteur totale de 
récbantillon que nous décrivons est de 9 centimètres. 

Fossile du terrain tertiaire à Turin. ' 

3. Deitdropetllià digitaus. 

BéUoUthe conique, à étoiles dispersées irréguiièrmMtU, d'un peu pktt dêtU" 
gnes de diamètre, à rayons fowrdku; GuelUrd^ Mém, sur diff.part. des se. 
et arU, t. II, p. 824, pi. 53, fig. 8. 1770. 

Dendrophyma digitaHs, BblnvUle, DM. des Se. nat., i. hX, p. 390. 1830. 

Michelin, Icon. Zooph., p. 52, pL 10, llg. 10, 1842, et pL 74, fig. 4* 

1847. 

Milne Edwards et J. Haime, op. cit., p. 90. 

Polypier dressé, subconique. Polypiérites courts^ assez rapprochés, 
disposés verticalement sur cinq ou six séries verticales, et horizonta- 
lement sur des lignes spirales ascendantes, courtes, et qui ne se con- 
tinuent pas entre elles. Gétes assez fines, très-faiblement saillantes, 
formées par des séries de simples grains très-rapprochés, séparées par 
des sillons assez profonds, et très-flexueuses sur la masse commune. 
Calices subcirculaires. Golumelle spongieuse, assez développée. Cinq 
cycles dans Tétoile terminale. Quatre cycles dans toutes les autres. 
Les cloisons du dernier cycle se soudent à leurs voirines à peu près 
vers le nûlieti de leur largeur. Toutes sont minces et sonées. 

Hauteur de 10 à i5 centimètres; diamètre des calices de 5 à 6 milr 
limètres. 

Fossile des falunières de la Touraine. 

S A (page 116). § BB. -^ Branches se soudant entre 

elles aux poàUs de rencontre, 

4. DkNDROPHTLLU CRIBROSA. 

Dentipora cribrosa^Dentipora anastomoxens, Blainville^ Man, d'actin.j p. 382. 
DendrophyOia cribrosa, Hilne Edwards et J. Haime, Disirib. méthod. (Polyp. 
foss. des terr. Palœoz., p. 137). 

Polypier formant d'assez grosses branches qui s'anastomosent fré- 
quemment. Calices disposés en 4 ou 5 séries verticales sur ces bran- 
ches, assez écartés entre eux, très-peu saillants à la surface, circulmres 
et peu profonds. Cètes très-vermicellées, formées par de petites pointes 
en séries simples, irrégulières et très-souvent interrompues. Golu- 
melle bien développée, oblongue, peu saillante, et formée de petites 
pointes. Cloisons toès-minces, étroites, peu ou point débordantes et 
formant 4 cycles, dont le dernier est ordinairement incomplet dans 
deux des systèmes, qui alors ressemblent à la moitié de chacun des 
antres systèmes. Les doisons du 4* cycle forment, en se soudant 



j^i8 aoAUTHAiEgg. M^ÉÊMmamm febiobéi. 

etttird ellM^ un angle tvèMUicnié ao^ovwit des texMrM CMlêt^dM 
dêDxpseniisfs cycle» eoti&res, les autres asses foHeoafliit deoléeA. 

Patrie incomiue. 

S ÂÂ. T-* Le polypiérùe souche déviant plus ou moth^ de l'c^ 
du polypier et ne pouvant être distingué sixrement 
au mih'éu des polypiérites secondaires qui sorU nés 
par bourfeotmement. 

§ C. — Tous les polifpiérilesi allongés, libres, pan les 
calés dans une grande étendue^ et'f&rtnani 
un polypier plus ou moins dendrm^e» 

§ D. — Les polypiérites les plus^ jeunes turbines et 
tournés les uns vers l'axe du polypier^ 
les autres en dehors. 

5. Dendrophtllu cornigera. 

Madrépore ravmuc, à calices ds stsbaience aisée à frmêtpr^ MtffriHî^ HiisL' 

fhys. de 1^ mer^ p. 157« lab. x;Uvfi8. i5& i725» 
Grand Pore^ hecwnt éfS.pUmchês sur. les scieras eties aris^ toL YI, p< 16» 

pi, uqiîçvi, fig. 2, 176^. 

Madrepora.ramfia mr^, Esper» ^ I^fi(V9^i Mfidrep^^ ta)»* x, i79l» 
Cirt^V<to (ionMtfiaray Umarck^ BM» dei^tmém* sams mrt., 1 11^ p^SaSj 1816. 
— 2«édit., p.353. 

Lamouroux, JShc. méth, Zoopf^^ p. 172. 1824^ 

VêndrophyUia comigera, BlainviUe, Dict. des So. nat., t. LX,^ p. 3S0. 

1830. 
Cladocora anthophyUum (pars), Ehrenberg, Coral. des rothm Meeres^ p. 85. 

1834. 
CaryophyUa comigera, Dana, Explor. exped., Zooph.^ p. 382. 1846. 
DendrophyUia comigerà, Milne Edwards et J. Haime, Uonogr. des Eupsam,, 

p. 100. 

Polypier dendroïde^ présentant ordinairement un gros tronc et des 
rameaux qui naissent à peu près tous à la même hauteur^ et^'qui se 
djp|Ke]^t>eA,<](elu)r3. Il», so^t longs^ Gylindr^-turl)^!^» 9^^n^^atAie\ 
oiAiqjt^na, souvent un peju arqués^ assGz épart^ ^ntva e^x^^ dîy<^gei^^«. 
Ils, bourgeonnent, trè^-peu^ ef. la position d^s jeunes ne payait jdét^iv. 
min^ par ajj^Gune. tendance, .pairticulière. Côtes su^^eifS;, fa^de^eat» 
venniceUée^j formée^ pax des grains peu distini^ts. C^ces s^b^^ip1^< 
ques; les .axçs.sunt entre eux à peupxès comme, 100 ; ,130. Cp],\ux))çlle. 
oblongue^ bien développée. Cinq cycles. Les cloisons du demieivcyole 
se.soudai^tà leurs voisfs^s non loin delà muraille» Cloisons a^^se^r 
la^ge;»,^ tr^i^c^, trè^serré^s^ à, àu$e^ montrant. quelques., grains 



♦ • 



à 



fi8»teur> 3Ô à' 30- oentiniètrea; gjratod axe des gmnàs oaltcesrSiO mil- 
limètres. 

Habite la Méditerranée et le golfe de Gascogne. 

6. Dendrophtixia GRACaiS. 

DendrophyUia gracilis^ Hilne Edwards et J. Haime, Momgr. d$s Evpsam- 
mides, loc, cit., p. 100, pli i^ fig. 17. 

Pblypier en buisson. Polypiérites cylindro-turl" *nés, allongés, grêles, 
recourfiés et ascendants, bourgeonnant chacun deux ou trois fois à 
une même hauteur, et non loin du calice. Les pertuis de la muraille 
visibles presque partout. Côtes à peine vermicellëes, très-fines, peu 
serrées, à grains petits, distincts, et en séries simples. Calices subellip.- 
tiques, à fossette profonde. Rapport des axes, 100 : 140, Columelle 
formée d*un tissu lamello-spongieux très-fin, qui ne s'élève pas au 
fond de la fossette. Ordinairement quatre cycles. On en compte cinq 
dans quelques calices, ou seulement dans quelques systèmes. Cloisons 
extrêmement minces, serrées, étroiteà en haut, h bord libre, oblique, 
finement et' irrégulièrement denticulé, subégales. Celles du dernier 
cycle se soudant à leurs voisines à peu près vers le milieu de leur' 
largeur. 

Hauteur, environ 5 centimètres; grand axe des caHces 7 millimè^ 
très; petit axe 5; profondeur 4. 

Habite lai Chine. 

SAA.. §.C (pagellS). SDD. — U$ pa/y- 

piriles Ib$ plus jeûnes cylindriques et' se 
dirigeant tous en dehors. 

7. DnrDHOMiijLUi jctmsGk. 

DendrophyUia acdfifga^ Blilûe Edwards et J. Baimé, Bupsamfnides, làc. cit., 
p. 101. 

Polypier dendroïde. Les jeunes polypiérites courbés à leur base et 
subitement dressés, naissant non loin du calice de l'individu qui les 
porte, et toujours du côté le plus éloigné de Taxe du polypier. Côtes 
fines, vermiculées, formées par des séries souvent interrompues de 
grains crépus. Calices circulaires, profonds. Columelle très-développée, 
formée par des trabiouiins lameHaires, minces et contournés. Cinq 
cycles. Cloisons très-minces, très-étroites, non débordantes. Les secon- 
daires sensiblement égales au'x primaires. 

Hauteur du polypier, 15 centimètres; diamètre des calices, 10 mil- 
limètres; leur profondetir, 7. 

Habite le port Essington. 



IlO ZOAHTSAIBES SCLÉRODERMlis PEBFORfo. 

S A A (page 118). S CC. — Les polyjnérkeê ne «Vfe- 

vant tous que Irès-peu à la surface d'un gros tronc 
commun où ils sont rassemblés en une sorte de 
' touffe, 

8. Dendrophtllià amicâ. 

CaiyophyUia amka, Michelotti, Specim, Zooph. diL, p. 85, lab. 3, fig. S. 1838. 

Dendro^yllia irregvlarU, MicheliD^ Icon, Zooph., p. 52, pi. 10, fig. 11. 
1842. 

DendrophyUia comigera, Michelin, /cofi. Zooph,, p. 53^ pi. 10, fig. 9. Sous ce 
nom 80Dt figurées des branches séparées du polypier. 

DendrophyUia arnica, Milne Edwards et J. Haime^ Euptammides, Ux» cit., 
p. 101, pL 1, fig. 9. (Jeune.) , 

Polypier en touffe assez dense. Polypiérites cylindracés, allongés, 
bourgeonnant irrégulièrement un certain nombre de fois, et contrac- 
tant entre eux des adhérences. Une épithèque basilaire. Côtes fines^ ser- 
rées^ séparées par des sillons bien marqués^ presque droites, formées 
par des séries simples de grains distincts. Calices subelliptiques. Rap- 
port des axes 100 : 120. Columelle bien développée, s'élevant beau- 
coup dans la fossette et formée d'un tissU lamello-spongieiu lâche. Cinq 
cycles. Cloifions assez larges, serrées, extrêmement minces. Celles du 
dernier cycle se soudant à leurs yoisines avant que celles-ci aient at- 
teint à la moitié de leur largeur. Les grains des faces bien marqués^ 
médiocrement saillants, épars. Des traverses très-minces, sensiblement 
horitontaleSjt se voient de loin en 1(»h dans une coupe Terticale. 

Ce polypier s'étend en largeur beaucoup plus qu'en hauteur ; les 
plus grands polypiérites sont longs de 6 ou 7 millimètres. Le grand 
axe des calices est de ^ 3 millimètres, le petit de 1 1. 

Fossile des falunièresde la Touiainis et des environs de Turin. 

On trouve fréquemment cette espèce à l'état jeune, et présentant 
\m polypier simple cylindro- turbiné. Elle ressemble alors beau- 
coup à une Balanophyllie, et c'est ainsi qu'elle a été confondue par 
M. Wood avec la Balanophylîia calyculm, et par M. Michelin, avec la 
B. italica. Lorsque le calice n'est pas usé, la saillie que fait la colu- 
melle la sépare tout de suite des Balanophyllies qui ont toujours une 
columelle L surface plane. 

9. Dkndbophtllià Cecilliàna. 

DendrophyUia CeciUiana, Milne Edwards' et J. Haime, Et^sammides, loc. cit., 
p. 103. 

Polypier ayant tout-à-fait la forme générale de la D. arnica» Côtes 
subégales, un peu- larges, formées par des séries doubles ou triples de 
prolongements aigus et très-gréles. Calices subelliptiques, & fossette 
assez profonde. Columelle très-développée, oblongue, très-saillante, 
formée de petites lames plissées et verticales. Quatre cycles complets. 



Gloisons excessivement minces^ serrées^ non débordantM; les secon- 
daires un peu moins larges que les primaires^ et ayant comme elles le 
bord entier et mince ; celles du dernier cycle plus grandes que les 
tertiaires^ et se soxtdant au-deyant d'elles. 
Grand axe des calices^ 8 millimètres; petit axe 6. 

Habite les lies Liewkiéw^ Chine. 

3« SECTION- DENDROPHYL.LIES ENCROUTANTE». 

Polypier ne se développant que peu en hauteur et resa^m- 
blant à une masse astréiforme. 

10. DeNDROPHYLLIA DSNOaOPHTLLOIOB^. 

DêndropkyUia âendrophfyUoidei, Mflne Edwards et J. Haime, BupsammUits, 
toc. cU,, p. 102. ^ Briâsh fossU CoraUt, p. 36, pi. 6, fig. 2, 2*, 2^ 2«. 

OcuUna?dendrojphyUoides, Lonsdale; dans DixoD, Gêol. and foss* of^ Chàlk 
form. ofSussex, p. 132, pi. 1, fig. 3. 1830. 

Dendraphyma dendrophyUoides, ?ictet, Traité de Paléoni., pi 106, fig. 13.. 

Polypiérites épars autour d'un axe vertical > formant des saillies 
très-inégales. Le cœnenchyme beaucoup plus compacte que dans les 
autres espèces. Côtes un peu grosses^ très-flexueuses^ à grains très- 
peu distinets. Calices circulaires. Quatre cycles. Cloisons assez minces. 

Diamètre des calices^ 4 millimètres. 

Fossile de Targile de Londres^ à Bracklesham-Bay. 

11. DeKDROPHYIXU IBBEGULASiS. 

Astrdite ramifié à grosses branches rondes, à ëtoHes d'enoiron 1 pouce de cNa- 
mètre, qui ont plus de trente-six ou quarante rayons^ Guettard, Item, t. Il, 
p.444,pl.S6, fig. 1. 1770. 

DendropkffiUa irre^uiaris^ BlainyiHe, Dict. des Se. nat., t. VU, p. 320. 1830. 

DenérûphyUia Theotdolvensis, MicMin, Icon. Zooph,, p. 309, pi. 74, fig. S* 
1847. 

Polypier en masse encroûtante ^ ressemblant un peu à une Âstrée> 
médiocrement élevé, à surface supérieure subpiane. Polypiérites ver- 
ticaux, parallèles, faisant saillie au-dessus d'un cœnenchyme très-dé- 
veloppé, assez dense, et recouvert d'une épithèque pelliculeuse 
blanche. CaUces circulaires. Columelle formée d'yn tissu lamello- 
spongieux très-abondant. Cinq cycles de cloisons. Cloisons étroites, un 
peu épaissies à leur bord interne. 

Diamètre ducahee, 13 millimètres; de la coliunelle, 4 ou 3. 

Dans une coupe verticale, on voit quelques traverses simples, hori- 
zontales^ écartées entre elles d'environ 3 millimètres. Les faces des 
doisons sont marquées de petits grains disposés eii séries obliques en 
haut et en dedans. 

Fossile de Dax et de Doué. 



DendrophyOia cocdnea, Dana, jE^lofi. exped,, ZoOfh., p» 388. 1846. 

« D. humilis^ subramosa^ cocciûeo-^uraiitiiaca^ polypis ^tnnWus, 
i8-20 tentaculatis. Corallum striatuJaun^ caliciiàis cylindiicàa^ hmopa- 
libus^ apertuia angulosa^ fere 1/2 lata. i» (Dana^ L dt.) 

Habite Singapof6«t les lies Peejee (DâBa). 

M. Dana rapporte à cette espèce YOctilina cocdnea Ehrenberg^ qai 
est décrite de la manière snivante : 

« Sesquipollicaris, punjdcacea^ dend^^id^^ remosa, nidi^^ mmtdis 
lateralibus^ brevibus^ insqualibus^ cylindricis^ conferti^^ superficie 
striata^ apertura angulosa^ 4-5'^' lata; animali coccineo-aurantiaco ele- 
g^iolisaimo, longe 18^20 teiilaimIalOé St«ll«d pinfuodiotea^qiiitto m ro* 
mea, nonnuUa majores quam- in Micnm&ia. y>^ (Ehrenberg> GorM.. des 
r$thm Meeres, p. 80. 1834.) 

13. Dendrofhyixu? diaphaiu. 

Dê^ophylMa diojpbana, Dana» op. dt, p. 389.,iS46. 

« D. humilis, subramosa, fusca, polypis 3-4'^*latîs. €oràilnm cali- 
culîs cylindricis, vit ellipticis, éitus tenuissime striatis et scabriuscu- 
lis; parietibns tenuibus etdiaphanis, margine integris; cella profun- 
diore (fere 1/2"); lamellis 6-10 majoribus et ^3 intermodiis, valde, 
minoribus. » (Dana^, !« ctïk) 

Habite Singapore. 

4 

14. DEHPB/tXPHYUU? NIGS$3GKKS* 
DendrophyUia nigrescens) Dana, op. dt, p. 387. 1846. 

«t D. ait>oreacans>.3' alta^.zamis eloiBga1i$4 liBi;e.in>plaao âjig«HtiA)« 
njgrescens^ ore longe exeerto, etapiceradiate striat&> ,latec[^e Tirenjta^ 
cum margine brunneo^ tentaculis pallido-brunnescentibus. GoraSuva 
superficie siibcellulosnm et non striatum^calicnlis cylindricis vel sub- 
tnrbinatis fere 3'" latis et 3-4"' longis, subfragilibus, cellis proftmdis. » 
(Dana^ £. cit:) 

H9titef|les,Û«sFidji^ 

15. Dendeophtllia? micranthus. 

Oculina micrantkus, Ehrenberg^ Corail, des rdkenfMêeres^ p. 80. 1834; 

. « Octo-polliçaris,,pumicacea, habiiu Eameœ stellis crebrioribus et 
cum ramis aqgustioriboa (2 1/2-3"' latis), calycibus steîlarum profun- 
dioiribus^,inter?titiiij porosioribu3. 

» Berolini in Museo regio specimina exbibentji^ » (ElureBbwg> 
hdt,) • . . . 



f6. Beitdrop&tllià^ scàbrosa. 
DendrophyUia scahrosq,^D«akt JExplor. exp0d,, Zooj^, p. 390. 1846,. 

« Cyliodro-tiirtiinée» haute d'un danû«poui}e , et égatoment lapeg^ 
eiçtérieur finement strié^ et villoso-scabreux ou spinuleux; bord pre»? 
que entier; cellule profonde (presqpae d'un demi-])ouce) ; lamelles très- 
inégales^ environ douze plus grandes, avec trois plus petites intermé- 
diaires; ces dernières denticulées. Couleur, à l'état frais, presque noire. 
Les odtes sont beaucoup plU4 épcdsses que dans la DendrùpkylKa dk^ 
phma, etceUukdrea. La. cellule adulte contient psobahlement qua^ 
rante-huit lamelles. — Singapoie* » (Dana» L cU,) 

Cette espèce^ re^rdée par M. Dana comme le polypiérite souohe 
d'une Dendrophyllie encore jeune, pourrait tout aussi bien être une. 
Balanophyllie. 

UOculina Poppélackii {pars), Reuss (Naturwiss. AbbanéU,, v. Hai- 
dingery t. H, p. 16, pi. 2, fig. 6, i84S), est une Dendrophyllie den- 
droîde^ de la formation miocène de la Moravie, dont les calices ont 
6 millimètres de largeur^ et dont les cloisons sont assez épaisses. 

Quelques autreiv espèces ont encore été déciites souf le nom dd^ 
Dendrophyllies ; nous nous sommes assurés qu'elles appartiennent 
réellement à d'autres genres et à une autre faoûUe; ce sont la Dm- 
dropkyllia mbeoîa de MM. Quoy et Gaunard^ et lea D«9idrqp%/^ia.6ro* 
vicouZif, dicMonia et gîomerata de M. Michç)in, qui doivent être re< 
portées dans le groupe dos Astréidqsv 

Noijis^ne. cUqjqs ici que pwr mémoire les fossiles, suivants^ de la fo^* 
mation éocène du nord de l'Amérique, qui ne sont oonnus que par 
des en^re^itei tB^Sf^inoon^dWea ; 

Bendrophyllia to;^ Lpnsdale* Qwit^jowcn. of the geoL Soc. o/; Lmi. 
t. I,p.>l6. 48.45. 

Ba^ophyllia? ibid., p. 517. 

Gl^kdoam^f rtQr^H0im* Uédt, p. 517. et 518^ fig» a. 

GmryophsUm subdkhotmm, ûk, p. 519. 

Genre IX. LOBOPSAMMIA. 

Lithodendron (pars), Goldfuss, Petref: germ,, t. I, p. 45. 
DendropihylHa {petfs), Bt^ânvfUe, Biei. des Se. naê,, t. LX, p. 326. 

Michelin, Ic(^ xooph,, p. 1 53. 

LobofBommia, Milne Edwards et J. Haime. — fupsommdes [Arm. des 
Se. fiai,, 3* sér., t. X, p. 105. 4848). 

Polypier. cQcnpoeé, Multiplicatiojpi p^ir fissiparUé sujçceseive. 
Galiç)Ç à|bQC(la,irrfégulieEa. Toujours quaue cycles complet^ e^. 
bieA: dcmloppél. Tout: lest autres earacièreai des. I>eiidn>> 
phylliei. 



i 



ia4 aSOAHTBÀIEXS tCLÉRODSRBIÉi FBBFOBiS* 

Ce petit genre se distingue du précédent et du suivant qui, 
comme lui, ont un polypier composé, par la manière dont Tac- 
croissement se fait. Dans les Dendrophyllies et les Cœnopsammies, 
eV^t toujours par le développement de nouveaux bourgeons sur 
les côtés ou près de la base des anciens polypiérites ; ici, au con- 
traire, le polypier composé se constitue uniquement au moyen 
de la division successive des calices en moitiés à peu près éga- 
les. Il résulte de ce mode de multiplication une irrégularité 
dans la forme de ces calices, que nous ne retrouverons pas ail- 
leurs dans la famille desEupsammides. 

Les deux seules espèces connues sont fossiles du bassin pa- 
risien, 

1. LOBOPSAIWU gàbiosa. 

CoraUite strié longiiudinalementy Guettardl, Mém., U II, p. 416, pi. ltiu, fig.î, 
5, 4, 5, 6 el 7. lIlO. 

LUhodendron cartoMim^ GoWmss, Petref. Germ., t. I, p. 45, tab. xui, fig. 7. 
1826. 

CaryophifUia cariosa, BlaInviDe, Dict. des 8c. nat.j t. LX, p. 312. 1S50. 

DendrophylUa variabilis, Bbtinville, Dict, des Se. nàt,, t. LX, p. 320. Fn dou- 
ble emploi avec ia Car, cariosa. 

Michdotli, Speeim, Zooph, dU., p. 62. 1838. 

DendrophylHa cariosa, Michelin //con. Zooph,, p. 135, pi. 45, fig. 10. 

Graves, Topogr, fféogn. de VOise, p. 701. 1847. 

Lobûpgammêa cariosa, Milne Edwards et J. Haime, Eupsàmmidês, k)C, cit., 
p. 106. 
Broim et Rosmer, Atlas^ Zu Leihœa geognostica, pi. 25*, ig. 6. 

Polypier dendrolde^ à tronc extrêmement gros et courte dichotome^ 
mais peu ramifié^ à rameaux un peu dirigés en dejiors^ ordinairement 
bien séparés et très-courts. Côtes finos^ à grains peu distincts, vermi- 
cellées; un peu irréguliôres. Calices à bord irrégolier,. en forme de 8 
ou trigone. Columelle spongieuse^ médiocrement développée. Quatre 
ou cinq cycles. Cloisons minces^ un peu épaissies à la columelle^ ser- 
rées^ im peu étroites. 

Ce polypier ne s'élève à guère plus de 3 centimètres ; la grande 
diagonale des calices est de 8 millimètres. 

Fossile des environs de Paris^ à Acy^ Auvert et Valmondois^ 

2. LOBOPSAlilHU PâKISIENSIS. 

LdbophyUia Pariensis, Michelin, Icon. Zooph., p. 133, p% 43, fig. 11. 1844. 

Milne Edwards et J. Haime, Eupsammiay loc. cit, p. 106. 

Nous ne connaissons que des morceaux de ce polypier faisant partie 
de la collection de la Faculté des Sciences et de celle de M. Michelin.- 
II ne difière de l'espèce précédente que parce que les calices restent 
unis en séries. . ' ; 

Fossile des environs de Paris. 



MA|MUpPO]^a»8. 



ia5 



Genre X. OŒNOMAflIBlIA. 



Caxycphylîia (pars), Lamarok^ Hist, des anim. sans vert., t. U, p. 224. 

Astrea [pars), Blainville^ Manuel d'AcHnoL, p. 36§. 

Cîadoccfa (pars), Ëhrenberg, CoràU. des rotk, Meer., p. 86. 

TubastrcsŒ, Lesson^ Voy, aux Indes orien. de Bélanger. 1834. 

CaryophyUia (pars), Dana, EaBplor, exped., Zooph,, p. 378. 

Comopsammia, Milne Edwards et J. Haime^ Monogr. des Eupsam, (Ams. 
des Se. nat. t. X, p. 106). 

Polypier composé. Multiplication par bourgeonnementiacërid 
ou subbasilaire. Polypiérites cylindriques. Côtes fines^ subver- 
micellées infërieurement, formées de séries de grains toujours 
siipples près du calice. Calice subcirculaire ou à l|es tr^-peu 
inégaux. Columelie plus ou moins développée. Cloisons non dé- 
bordantes , peu serrées et formant trois cycles complets seule- 
ment. Les cloisons du cinquième ordre sont toujours radimen* 
taires ou nulles^ * 

Ce genre a été créé par M. Lesson sous le nom de Tubastrœa; 
mais ce mot hybride, qui> d'ailleurs, pourrait donner une fausse 
idée des affinités du groupe, avait déjà été employé par M. de 
BlaînvUle pour désigner de véritables ^str^tcfe^; nous avons donc 
dû lui en substituer un autre. 

LesCœnopsammiesn^ pourraient être confondues qu'avec les 
Dendrophyllies et les Lobopsammies, auxquelles d'ailleurs elles 
sont intimement liées; cependant» l'aspect étoile des calices de 
celles-ci les différencie suffisamment. 

Toutes sont vivantes, et habitent les mers chaudes de l'ancien 
continent. 

II est assez difficile de distinguer et de caractériser nettement 
les espèces de ce genre; elles sont d'abord presque toutes très- 
peu différentes entre elles, et, de plus, on observe de fréquentes 
variations entre les polypiers appartenant à une même espèce, et 
même dans les polypiérites d'un même polypier. 



\i6 ZOANTEAIBES /"ittSttmMÉif nDllF<»it. 

SA.-— Gemmation plus ou moins irfégvKère. Polypier en 
touf/h tt$rtô seifibltÀh à ctux Hià ksttàEs. 

'%M. — Cohmellê ruiime9)tQiin {riimte 4 4euss ou trois 
^ C. — fissu àe h^urc^ïe dmz làtfu.^ 

CatyophyUia calycuiaris (pars), Lamarck, Hist, des amm. sans vert., t. H, 
p. 226 (1816). — 2« édit., p. 348. 

ABtrea oalyeutaris, BlaiavUler Ifon. (facdii., pL uv, fig. %. 1851. 

' Tubq$trçBa coccinea, Lesson, Voy* amx IMes ùHent. de Cb. Bélanger^ Zool., 
p. 515, et Atlas Zooph,, pi. 1 . 1834. 

(iœnapsaifnmici^occinea^ Hilnè Edwards et J. Haiiôe, Eu)pèam,, lût, cit,,'^, M. 

Polypier en touffe astréeime plus ou moins élevée et lobée. I^oly- 
piérites cylindrique^ ^'élevant un peu au-dessus du cœnenchyme gui 
est médiocrement développé. Tissu de la muraille Un peu lâche; lôs 
trous grands et bien visibles. Côtes assez ftnes^ méifiocl^ment serrées^ 
subégales^ vermicellées inférieurement^ à grains peu dlttinctSk Gayiocfe 
circxilAirefi^ à fossette grande et profonde. Columelle très-réduite, et 
faisant à peine saillie. Cloisons étroites en haut^ à bord libre ^ assez 
mince 9 épaissies en dehors; les graiïis des faces assez serrés /très-pe- 
tits^ épars. Les secondaires un peu moins larges que les prïmiiires ; leb 
tèrtiaîlQS 'peu ^développées ; «elle» tle quatrième ordre pfpd^» «uAi- 
mentaires; pas de cloisons de cimpiiènae oïdie. L'jécbâolilkxn déoât 
jtftr Lesson est de 8 centimètres; diamètre des calice^ 10 millimèties; 
profondeur de la fossette^ 8. 

Habite les mers de l^'Inde^ d'après Pérou et Lesueur ; la Kouvelle- 
Zélande^ d'après Quoy et Gaimard; Borabora, Carolines^ d'après Lesson 
et Gamot. 

§ A, S B (voyez ci-dessus). 

§ ce. — Tissu de la murdUlé dénsé. 

fi. GœHOFSAUIIIA TCBEHOSAh 

Madrepùfa fUxuosa, Solander et EUis, Hat, hisi, x>f Zooph,^ iab^TS^, fig.l. i*M. 
CaryophyUia fiexuosa, tamafck, ÏRsf, des àniih.Èdh» ifèTt., t. Il, p. 12t. IBM. 
— 2« édil., p. 352. 

Blamviile, Dict, des Se, nat., t. VII, p. 193. 1817. 

' Lamourouz, Exp, méth, des g, de pol,, p. 40, pi. 52, fig. 1. 1821. 

Lamourouz, Enc méth. Zooph.j p. 170. 1824. 

CMocora flexuosa, Ehrenberg, CoraU, des rothen Meeres, p. 86. 1854. 
CaryophyUia fieœuosa, Dana» Expier, expéd,, Zooph,, p. 581. 1846. 
Cœnopsammia fieasuosa, Hilne Edwards et J. Halme, Supsam», loc. cif», p. 108. 






mwàmtffi:^* 



1^7 



Espèce boutf eoiuGi^t très-près de 1& base^ oujar 4uie expatmonde 
la base ellè-môme. Polypier en touffe peu élevée, et incrustant. Poly- 
piérites courts , oyliaâriques , assez serrés , lUïre dans presqae toute 
leur hauteur. Le tissu de la muraille tiès-dense. Côtes fines, serrées, 
bien distinctes, presque droites, égales, à grains anondis. Calices sub- 
drcukires ou subayftlaires, à fossette «ssez grande «t profonde. Colu- 
melle se montrant sous forme de trois petites pointes, qui font à 
peine saillie dans la fossette. Les cloisons de quairâème ordre presque 
rudimentaires ; pas de cloisons de cinquième ordre. Cloisons un peu 
étroites en haut, très-iriégales, épaisses surtout extérieurement, lés 
primaires ont leur bord faiblement arqué en haut et en dedans. Entre 
leurs deux lam»s, fl existe tm oaiiial, qu'on veit très4ïien en ieslbri- 
sant par le haut. Les faces sont couvertes de grains fins, très-serrés, 
et disposés en séries parallèles au bord libre. 

flauteuf d'un polypiérite, 12 ou 15 millimètres ; diamètre du calice, 
7 ou 8; profondeur, 4 ou 5. 

Habite Tocéan Indien ? 

5 A (page 126^, ,§ BB. — Columelle bien développée.^ 

S D. — Cloisons méddocrenymt minces. 

^ E. — 'Bord des calices assez éievé àu^essus de 
la surface du cqsnenchyme ; fossfile calicir 
wdtfPofonde. 

'§ F. — Comenchyme peu ou point cr^u. 

3. Cœnopsammia Ëhrenbergiana. 

Comopsawmia Ëhrenbergiana^ Milne £dwards et J. Haime, Eupsam.j hc. 
«7., p.l09, pl.î,fig.î2. 

Espèce très-voisine de la C. coccinea. Le polypier est ordinairement 
oioins élevé, et les polypiériAes plus saQl^nts!.. La columelle est beau- 
coup plus développée , et formée par un faisceau de petites pointes 
qui font très-peu saillie dans la fossette. Les cloisons sont très-étroites, 
abord irrégulièrement denUeulé. Il y a toiijours des cloisons de qua- 
trième ordre ; quelquefois mèm^ on voit des cloisons de cinquième 
ordre Tudimentaîres. 

Diamètre des calices, 10 ou 12 millimètres; profôndeiilr, 8. 

Dans une coupe 'verticale, on voit de dsistanoe en distamee iteslra- 
verses minces et sensiblement hotizontales. 

Habite les Seyolielles; la mer. Rouge; et est aussi fossile des ter- 
raûos récent^ de l'Egypte, 



SA(pagel26). SBB. $0. SB(pagel27). 

S FF. — Cammdufme êrès-fartemeni eréfu. 

4. GODrOPSAMKU GUBABDI. 

CMnanK, Miliie Bdwvdf et 1. Hatee, Jftyi., te. e^^ 



p. 100. 

EQe ne diffère de la précédente que par ses calices moins élerés, 
son cœnenchyme beaucoup plus abondant et à surface très-crépue^ et 
par les pointes irréguliëres et lâches de sa columeUe. 

fiabîle la Noufello^Zâandej d'après Quoy et Gaimard. 

S A. S BU. S DD(page 127). S EE. ^ Batd 

des calices à peine életé au-dessus de la surface du 00- 
nenchyme: fossette calidnale peu profonde, 

5. GŒRonjjaoâ Uirnui. 
CoHupscHMMa UrtfOm, Hiliie Edwards a J.Baime, Swpmau^loe. cU., p. IOOl 



Polypier en masse asseï flerée^ rejwmnblant beancanp à une Aslrée. 
Poljpiérîtes tiès-senés, s'élevant très-pen au-dessus du cœnenchyme. 
Côtes senées, à granuhtions régulières. Calices cnculaîres, à foasette 
peu profonde. ColumeUe très-déreloppée. Cloisons principales asseï 
larges, médiocrement minces, et épaissies à leur bord interne. Les 
tertiaires sont presque rudimentaires; celles du quatrième cyde le 

sont tOUVlr^t. 

Diamètre des caliees, 8 ou 9 millimètreB; profondeor, 3. 
HaMte la. Nouyelle-Zélande. 

Au mode de reproduction par bourgeonnement cette espèce réunit 
quelquefois celui par ^ ' 



s A (page 126)— s BB (page 127). S DD — «oi- 
sons Iris-mmces. 

H. CasofSàMMik mnniJunLLOSà. 

GteMpMMMîa fnmlamtinaia, Mflne Edwaids et 1. Balne» Emftam^, loc. 
eir.^pl.llO,pl.i. fs.ll. 

Polypier ayant beaucoup de ressemblance dans la forme générale 
avec la C. XJrviUii. Cdtes asses fines, égales, sulifilanes, à peine Ye^- 
niieeDées, à grains peu distincts. Calices circulaires ou subdrculaires., 
à fossette médiocrement profonde. ColumeUe oblongue, très-déye- 
loppée, spongieuse, formée de trabiculins lamdleux très-minoes et 
trèa-contoumés. Quatre ordres de doisons bien développées; pas de 
doîson du cinquième ordre. Cloisons larges, extrêmement minces, à 
peine un peu épaissies «n dedans et en dehors, inégaleB sumnt les 



ordres, sans granulations sur les fiuces; les primaires souvent nn pem 
courbées soit à droite^ soit à gauche. 
Diamètre des calices, 10 millimè^s, profondeur, 3 ou 4« 

Habite la c6te de Panama* 

§ ÂA. -* Gemmation alterne distique. Polypier denirMê. 

§ 6. — * Les jeunes polypiérHes restant à peu près dam 
le plan de Faxe qui les porte. 

7. Cœno^samuiâ nigrbscsns. 

• 

Oeidina coccinea, Ehrenberg^ CùraUeaih, des rothen Meeres, p.g(lr 
DendrophyUia niQrescmSf D^na, Zooph,, p. 387^ pi. 30, fig, I. 
Dendrophyllia viridis, YaleDêfeniies, Mss. Collect. du Muséum. 
Cœnopsammia viridis, MiAcf Edwards et J. Haime, EMpsam,,U)e,eiÉ.^ p. 110. 

Ccenopsammia nigrescMs, Miloe Edwards et J, Haime, Distrib. fnéthod. {PoHfP* 
de* terr, palœoz., p. 139.) 

Polypier dendroîde. Polypi^rites cylindriques, ascendants, disposés 
sur les rameaux principaux , suivant deux lignes longitudinales op- 
posées, et sensiblement compris dans le môme plan que le rameau 
qui les porte. Les Irons de la muraille se voient très-bien chez les 
jeunes. C6tes assez fines, médiocrement serrées, égales, à grains rap- 
prochés, mais distincts. Calices subcirculaires ou subovalaires, à fos- 
sette profonde. Golumelle peu développée^ formée de trois ou quatre 
petites pointes très-peu saillantes. Cloisons étroites en haut, très-iné- 
gales, suivant les ordres; les primaires un peu épaisses en dehors; 
lés tertiaires très-peu développées. Ce n'est que rarement qu'on voit 
des cloiscms de quatrième ordre rudimentaires, et jamais de cloisons 
de cinquième ordre. 

Hauteur du polypier, 10 à 20'^centimètres; diamètre des calices, 
8 millimètres; profondeur, 6. 

Habite les Seychelles et la mer Rouge. 

§ A A (voyez ci-dessos). § G G. — Les jeunes polypier 

rAes se portant cJtemativement en avant et en arriére 
de l'axe qui les porte. 

8. GaNOPSÀlIHU JEQUISIRULIS. 

Polypier dendroîde. Les branches principales portant de chaque 
côté une série longitudinale de polypiérites opposés deux à deux. Les 
polypiérites d'une même série dévient alternativement à droite et à 
gauche du plan du rameau qcû les porte, et deux polypiérites opposés 
dans les deux séries ont toujours la môme direction. Côtes sensible- 
ment droites, inégales, à grains très-peu distincts, et comme chico- 
racés. Calices stibcirculaires, à fossette profonde. Columelle extrème- 

CoraUimres. Tome 3. 9 



soudent à la secondaire^ avant qt^ cëHè-^i'tôncire & là tôlutnellë. Les 
cloisons de qtt&ttièltotf (Mtè le plus tôtttâut inidlmentaires. 

Hauteur du polypier^ 20 centimètres; ^aâiMd desèèliéëS) % dAli- 
mètres; profondeur^ 6. 

Patrie indonnue. 

Nous croyons detoit rappùtter aussi à oè ^iMto TespèsA ^vante> 
dont les caractères ne sont (qu'imparfaitement connus. 

9. GoilfOPSAlUIIA? AUREA. 

LobophyUia aurea, Quoy et Gaimard, Voy, de VAsirolahey Zooi,j t. IV, p. 1^; 

ii/la« Zo<#., pt. IK, bg. 7-iMfô3. 
CaryoffhylUa aurhtithéà, ÛWtié Èdtr9JMà, àniiût, tte la*nù¥à1t, t. fet, p, ^. 

1836. • ^ 

C€mf99(mmia? ûw^ Miloa EdwaMs «f J. Hahtte, loo. ctt. 

Voici la description que Quoy et Gaimard en ont donnée : 

^briaiia, awre»; êtelèi$^ 4l?certaiis^ F^lypis aurcaémiê^ breoi tadanh 
toiCtSi. 

9 Tubes courts, gros, cyliodri^ute ou comprimés^ âtoenient stiftéè à 
l'extérieur; les arêtes des cannelures éotil deatieulées. Le^oittourdm 
étoiles est irrégulier, eomme déchiré^ à Ittftièlles grandes «t petites «l*« 
tematlvement, légèremeilt denteléeà. Le polypiiir est lyruàAtre, M 
participe de la eoukuÉr de ranimai; sou iiitéiieur eiUbmiôée léfit^^ 
lations confuses. Le polyjpe estpcafondémetatHenfoocédanissà «>elhile; 
sa bouche est avalake «t entburée de teixtàeulés fott peltiftB. Ces ^a»^ 
ties sont d'un orangé plus intense autoiir de i\iiiftce buccal. Lcrt 
ovaires sont Jaunâtres. 

» Cette espèce, qui n'a qa^^m demi-poUee dé Idftglieftrr, ^e VMfve 
au port du Hoi-Georges et au port Jackson de la No«rrBlIâ*-HollftûÀé. i» 

Genre XI.^ STEREOPSAMUIA. 

Steréapsafnmia, mine Edwards, Brit. foss. Cords, lntrod.,p. 43, 1850, 
et ÏHstiHb. ihéàod. {lot. dit. p. 139.) 

Polypier composé, encroûtant et s'acdroissant par gemmation 
basale irrégulière. Palj^piérilBs OdOrtiv flaàdëè par la base et 
libres dans le voisinage du calice ; le tissu costal qui les unit 
infôrieurement en général ^eu développé et ne méritant pas le 
nom de cœaeoobyme. Calices Girculatri» assez profemlSk iMin*" 
m^eUe rudiienctttaipe ou nulle. Goisons peu <ou point d#>oi^ 
dantea; celles da dektiîef cycle moiils développées que ceffeis 
du pénultième. Côtes fines, serrées, fréquemment interrompues 
et VermiculéeÀ. 



SlERBOPgAMMI* mmiLISv 

Éfifèopia^ih& nmAié, MiW Èdwarcis et I. Haline, Érlt. /dw. ftofï6, p. 57, 
pi. 5,%. 4. 

^-^ Wctèt, trciitè é paï'éoJÏL, pL Icfef, Ùg. 15. 

P$ïffW glomôruié. Pi^ypiérites t>è»»s»irés entre etaz M Ifteetéttis 
l^jieijx ti^ffs de l^ur ]«Jogu«ur ou davftQta^. MufoiUos poïlorée» so- 
perieurement, mais devenant eompacteB vers \» has^ à stfiës eovtftles 
^eirées^^ Û7%uljèrc» el iotteufompu^s d€i distflsNle m MsiAme^ œpkl ^ 
distinctement granulées. Quatre cycles de cloisod^> don» le dërhiep 
rudimentaire. 

De l'argile tertiaire de Londres. • 

* 

Genre XII. ASTROII>Eft. 

Èaàfepora (jpah), tiahé, Cavdlinï, etc. 

CaryophyÙia (pars), Lamarck, HisL dee anim. sam vert., U li> p^244t 
Astréaid^y BlainviUoy Biet. des ^. nal., t. LX^ p; 33â, et ManM 
d'acfon., p. 367. ' 

àêkfm (par»), (Jttoy et GaHiûaffd, Voy. de l'Astrùl^ Zàofh.-, p: 2W; 
€iÊidùm'é ipdt^, Ehi*enbiÈffg<, Coraèimk.^ pt 8^^;; 
As^rotte, Dana^ Zoopk,, p. 406. 

AsfmrfêS, »fc1rië EdVârd's étf, ÀaÎBfie, iiéinB. mértod. ctà-poh^térs, 
i^olyp. foss. des terr. palœoi,, p. 139). 

Polypier encroûtant et presque massif, forme de polypiéritcs 
très-iinpapfaiieikient rapprochés et quelquefois libres; par leurs 
côtés, entourés d'un épitUèque mince et complet, dont on trouve 
les traces aux points de soudure des individus même les plus 
serrés. Gemmation calicinale. Muraille d'un tissu finement spon- 
gieux, mais très-dense. Calices circulaires ou po]yg;onàux, soit 
libres par leurâ l)ords,soit intimement soudés, selon le rfegré tte 
rapprotîhe'ment des polypiérites. Cclumelle très-développée, très- 
satflante, d^on tissti spang;ieax très-fin et très^rëgulier. Clotsoils 
inédtocre tuent développées^ extrêmement minces, non débof^ 
dantes, finement et irrégultèrement dentelées; eeUea d<^ckfQ|i«p 
cycle moins développées que celles du pénultième. Endothique 
très-peu abondant. 

Amsxmi» câLTctiiÀfiiar 

(PL E2, fig. 1, 1«.) 

Madrêpora calycularis, Palias^ ElencK zocph., p. 518. 
-'*-*- lf4im«yâ|Mf.9Uif«>ôd.l9, pilâ77. 

fig. 1 et â. 



i 



Caru^phylUa eaiyaOarU, Lamarck, HUt. des tmim. sans vsrt., t. II, p. 996. 

Astrêoid»sealucularis,VkinYme, IHct.*d$s se. nat., t.LX, p. 933. 1830. — 

Manuel, p. 367. Mais non la figura citée, qui se rapporte à une Cttnop- 

saminie. 
Aslrea ealyeùlariSj Qnoj et Gaimard, Voy. de fÀsMULhe^ Zoopk., p. 900, 

pi. 15. fig. 16-23. 1853. 
(^adoeara calyeuhris, Ebrenberg, CaraU, iMr ro(k. Meeres, p. 68. 1834. 
CaryopAyUfa ealyculariSy Miioe Edwards, Atias de la grande édU. du Hèffm 

antffi. de Cuvier, Zooph,, pi. 83» fig. 2,2*. 
Madrepora calycular^j Belle Chiaje, Àfuim. senxa vert, del regno de NapoH, 

pi. 153, fig. 7. 1844. 
AstroUis calycularis, Dana, Zooph,, p. 406. 1846. 

«Golumelle extrêmement développée et saillante, ayant la forme 
d'une petite savonnette. Quatre cycles complets, mais le quatrième 
cycle est presque rudimentaire. Cloisons non débordantes, excessive* 
ment minces, très-étroites en haut, peu ou point granulées, k bord 
Qoncave, très-finement et irrégulièrement denticulé : les primaires et 
les secondaii*es égales; les tertiaires se courbent vers les secondaires. 
Une coupe montre des cloisons légèrement flexueuses, percéies de 
trous nombreux et irréguliers; une columélle essentielle formée de 
petits rubans lamellaires plissés et tordus; des traverses convexes, 
très-écartées entre elles. Largeur des calices, 7 ou 8 miilimètjpes; leur 
profondeur, 4. 
Les polypes s'allongent beaucoup et sont d'un jaune orangé. 

Hal)ite la Méditerranée. 

DEVXltlIE SOUS-FÂlIiLLE. MÀDRÉPORINES. 

{MADBJËPOMNJE.) 

Polypier composé, s accroissant toujours par bourgeonne- 
ment. Cœnenchyme abondant, spongieux, réticulé, peu oa 
point distinct des murailles qui sont très-poreuses. Chambres 
viscérales divisées également dans leur milieu par deux cloi- 
sons principales qui sont plus développées que les autres et qui 
se rencontrent par leur bord interne. 

Cette division ne comprend qu'un seul genre. 

Genre XIU. HUIBREPOBA. 

Madrepora {pars), Linné, Syttema Noéuras, édit. X, p. 793. 

Polypiëriti^ réunis en masses ramifiées, fasciculées ou lobées. 
Calices aaiHaoU^ au moins dans le jeune âge, à ouverture petite 



MAonipoRioss, f33 

ott médiocre et à bord* assez épais. Cloisons non débordantes. 
Golumelie nulle. 

En général^ le bourgeonnement est circulaire, de façon que 
les calices garnissent les branches du polypier dans toutes les 
directions. Le polypiérite soucbe de chaque pousse est presque 
toujours plus développe que ceux dont il est entouré et constitue 
à reztrémité de chaque branche ou ramusculè, un calice dit 
apical, qui est plus grand et plus proéminent que les calices 
latéraux. Par les progrès du développement des branches, ces 
derniers sont plus ou moins envahis par le cœnenchyme et de- 
viennent quelquefois coniplètemcRt immergés, de façon à res- 
sembler à de simples fossettes. Le cœpenchyme est en général 
très-spongieux et réticulé plutôt qu'échinulé à la surface; mais 
d'autres fois son tissu devient plus dense, et sa surface se couvre 
de petites pointes ou crêtes qui sont parfois disposées en séries 
subparallèles, de façon à simuler des côtes; enfin, d'autres fois il 
est encore plus serré, et sa sur&ce est finement granulée. La 
forme de la portion libre ou calicmale des polypiérîtes varie un 
peu et fournit des caractères dont M. Dana a fait un emploi 
utile pour la distinction des .espèces. Tantôt elle est tubuiiforme 
et terminée par un bord circulaire dont l'épaisseur varie, mais 
est uniforme tout autour; d'autres fois le calice estdit/a6îi^, parce 
que la moitié externe de son bord se prolonge beaucoup plus 
que la moitié interne et simule une lèvre ou une pelle; d'autres 
fois encore, cette portion externe de la paroi calicinale s^épais- 
sit beaucoup, en même temps qu'elle s'avance et donne au po- 
lypiérite une apparence bossue qui l'a fait comparer à un nez 
renversé (caUces nariformesj. Dans quelques espèces, les calices 
sont dits cochleariformèSf parce que leur bord libre ne se déve- 
loppe que dans la portion externe de leur circonférence et s'é- 
vase de façon à ressembler à une coquille renversée. Enfin, il est 
aussi à noter que dans quelques cas le bord calicinal, au lieu 
d'être entier, est profondément fendu de façon à diviser la por- 
tion terminale du polypiérite en deux moitiés. 

Le mode de groupement des polypiérîtes varie également sui- 
vant les espèces, et il en est de même de la position et de la di- 
rection des jeunes pousses du polypier, ce qui entraîne des dif- 
férences considérables dans la. forme générale de celui-ci. Ainsi, 
dans la plupart des cas, le bourgeonnement est circulaire au- 
tour de la base de chaque calice aptcal, et il en résulte de jeunes 
pousses cylindriques ou subulées; mais d'autres fois leé calices 



li^ ZOANTHAIRSS %<^f^q9f jf/^jflj^ PERFORÉS. 

occupe les bords latéraux des branches constitué)^ p^r ^i;ur ;^- 
«çmblag^. Çe^ bçsipp^^e^ P^jssfpt tap^Ôt ^ djç? ^aftt^^iç» tic^-.di^- 
férente^ef. aff^çt^u\ ^nç dj^osilioq ^MhQTfe^ç.e]^tm ^'^^tffif ^9^ 
elje^ sopt groupées ep f^i§ce9^ oh ^p gçfj^e ^uf HPe ba^ fiqff^î 
muï^^, et, partoif, ellç^ ^'é^^lepî çt; se çQPifoc|dç»jt di^ f|^g9<W * 
C9pstitu^f d.(Ç8 ejçpansiçpjs frpndiforppiç? oj^i 4?? Ipt^f^. 

^î, Pfina a rea^arqué îiu^si ^e* dWrçpcey? à^s^^ QÇx^^d^rsf^X^^ 
d^ps le,s prpportions d^.ç tçpt^cplies dont l'ori^pe I^uftc^I d.u fOr 
lypq est eptojuré, et il est probable que )prsqiiV^ çopn^î^i:^ 
mieux la strupture deç parl,ie§ rnollej^ de ces Zoppjiytç^ pp fop- 
dra de nouvelles diyisipns génériques sur lej^ partijçpl^r][t^s ^^ 
cette natur^^ mais, d^ps l'état actuel de 1^ sçiepc|^^ Qff ^^\ pbU^ 
de se contenter de la considératiop du pplypierf 

Le nom de Madrépores, employé d'abord par Iipperatq ^t par 
Marsigli pour désigner certains polypiers à lopgs pprçs (pp ca- 
lices), a été ensuite appliqué à presque tous les Madrénorairejs 
à calice bien distipct, tandis f|uc le nom de IVlilléppies étai^t 
donné à ceux dont le§ calices sont difficiles à aperçeyçii:. Lç 
genre Madrepora^ tel que Linné et Pallas Tadoptèi^ent, çompr^s- 
nait donc les Astréens, les Agaricie;ns, les Madréporiens et beau- 
coup d'autres, mais L^marck Ta restreint à seslimit.es acti^jpjle^. 

Ces Curalliaircs abondent d^ns les mers tropicales et pren- 
nent une pai^t ttès-considérable dans la cpnstilution des respifs 
et des îles ipadréporiques. L^ présence n'en a pas encore été si- 
gnalée sur les côtes d'Europe, excepté dans une localité fort re- 
marquable à cause de sa haute laiitude, savoir : le voisjnage 
d'Archanp.e], dans la mer Blanche, où M. Robert en a trouvé une 
espèce^ dont un échantillon ^st conservé dans le Mvt$éu m d'His- 
toire naturelle de Paris. 

Nous croyçns devoir diviser les Madrépores en deux sections, 
d'après le mo.de de bour^'eonnement, qui e^t tantôt indéter- 
miné, tantôt dystique^eit il est probable que par la suite on sera 
conduit à considérer ces divisions comn^e foruiapt deux genres 
distincts, mais l'upe de ces sections ne renferme qu'une seule 
esp.^oe^ tandis que Tautre en contient un nombre très-copsi- 
déçable. 

I" SECTION. MADREPORiE FASCICULATiE. 

Calices disposés cioculAireouim autour de l'ftxe des branT 
cUefl. 



s A. -^n^ JM fffm MtèuMêmd a» m fbmi$ 4$ éo9^ éém les 

dernières br(inches s*ilwetit à des hauteurs trèS" 

4iffêrm^^ et naffm^ son um d^o^im ,mpir 

teuse. 
§ B. — Calices courts ou médiocremefit prffétniHméS', et 
ne se prolongeasU pas de façon à donner au 
polypier l'aspect d'un buisson épineux. 

§ C. — Branches terminales obtuses et fort grosses 
à leur extrémité. 

§ D. — Tige et principales branches allon- 
gées. 

i. Maobb?orà GliaOiA. 

Polypier arbore^c^ot, ^ cosses branches cylindriques, irrég^ère- 
ment divergentes^ souvent coalescentes; les divisions terminales con- 
servent la même grosstnr jusqu'à leur ealiémité qui est arrondie en 
forme de moignon. Calices apicaux distincts sur les très-jeuAes poi;^ 
ses seulement^ et alors tubuîiformes, largeis dlemîron 4 milllm^tites 
et assez proéip^cuts, jcnais se confondant presque avec les c^C(^ cir- 
conyoisins sxa les pousses dont le dévebppeinent est un peu plus 
avancé. Calices latéraux tubuliformes, proémineots^ obliquas, souvent 
tronqués obliquement au bout ou subnariformes^ en gâxéral #yantun 
peu plus de 2 millimètres de large ^ sur à peu près I millimètres de 
long ; assez espacés et très-distinctement striés à l'extérieur; ceux des 
^wUes ^«anpbM suttveit aoifMmos. Coeneiiebyiaa spongieux dans les 
jfiufies bcaodies, .mais devenant quelquttfeia assez dense et un peu 
écbinulé sur ies grosses brai^obes. 

Diamètre des grosses brandies, environ diCentimàtres, et des biaiip 
cbes lenaiîiales 1 itft c. m*, ou davantag». 

Origine Inconnue. 4 

SA. § B. S C (voyez cî-dessns). 

S DJ). ^ Tige et grosses krancheê trèi-cowieê, amsi 

que les divisions ternunalesf 

2. HaDRB^OIU TUBimCULOSA. 

Polypiiff en foirme de touffe t4<^ les divisions sont grosses, très- 
Qourtes^ pi'oUf^es et souvent en forme de tubercules plutôt que da 
rameaux. Calices apicaux tubuleux^ à bords assez épais, peu saillants, 
etl$irg^ dfeni^ooi 2 1/2 ou 3 millimètres. Calices latéiaux partout de 
deiox jsortas : ies«ns ccsnpièteoientlQunargés, les aulrefi tobiatifoimae^ 
10^,0^-3 à:ijDGui)UmèlM^jisu««)Y^^ 2 aûUjjBQfttresjdelaige^ lélieuk^ 






i36 ioauthaiibs wcùttLamÊmuÈM raaroBfts. 

èrexlérieiir et «mTe»t on pea fabnanteniM. QonMnàxjmB têômùé, 
Ms-^ODgieuz. biamètie des branches terminales 1 1/2 centimètre 
ou davantage; les maîtresses branches larges de 4 à 5 centimètres 
ou davantage^ à une distance d'environ 8 centimètres des extrénûtée 
Ubres. 

inconnue. 

S A. S B (voyez page 135). 

^ ce. — Branches termnales aeuminies vers h bout. 
§ E. — Cœnenchyme réticulé ^ spongieux et même 
très-poreux à sa surface. 

§ F. — Peu ou point de calices immergés ■ 
entre les calices proéminents. 

g 6. -«- Ca/tices très-courts, en partie 
verruci formes. 

3. MaDBSPOIU CBlTICUBmS. 

CoraJUurn àUmm, Sloane, Voyage to Madmra^Jamaiea^elLc,^ t. !« pi. 18, fig.3. 

1707. 
CoraUhim eonw cervini formœ, Sehè, Thésaurus, -UlUy pi. 114, fi$. 1. 
Madrepora cervicomis^ Lamarck, Hisi. des anim. sans vert., t. Il, p. 281. 
2* édit. p. 44a 

" Blainville, Manuel ffactiruÀogie^ p. 380. 

? Dana, Ecoplor, exped.y Zooph., p. 470. 

Polypier arborescent, à branches qJindriques, subulées, très-grosses 
Ters leur base, mais diminuant graduellement de diamètre et se ter- 
minant en pointé, courbées d'une manière un peu tortueuse et nais- 
sant en général très*loin les unes des autres. Gahces latéraux, subna- 
riformes, arrondis^ faiblement striés, très-serrés et ne différant que 
I^u entre eux; calices apicaux médiocres. Ccenenchyme irréguliè- 
rement réticulé, peu abondant. Grosseurdes branches maîtresses, en- 
viron 2 1/2 ou 3 cenlimètreâ; les branches terminales ayant souvent 
plus de 2 centimètres à leur base et environ 4 millimètres à leur som- 
met. Diamètre des calices latéraux, environ 2 millimètres. 

Mers des Antilles. 

Cette description a été faite d'après l'échantillon étudié par La- 
marck, et conservé dans la galerie zoophylogique du Muséum, et nous 
sommes portés à croire que M. Dana a pu avoir sous les yeux une 
autre espèce, car il dit que les calices sont fortement striés a l'extré- 
mité, caractère qui n'existe pas ici* 

M. Dana considère la Heteropora cervicomis^àe M. Ehrenberg 
(op. dt.f p. 110), comme s'éloignant beaucoup de iV précédente; mais, 
après avoir examiné réchantillon d'origine inconnue qui se trouv^au 



Maaée de Beilm^ et qitf a été décrit par ce dernier natiuafiste^ mns 
sommes |K)rté8 h croire que c'est bien un Jf. cervicomis de Lamarck^ 
dont les calices seraient mieux conservés, et par conséquent plus sail- 
lants que dans la plupart des exemplaires du Musée de Paris. 

4. Madrspoiu robusta. 
M€Êârepora robusta, Dana^ Exphr.exped,, Zooph,, p. 475^ pi. 39, flg. 5> 3«. 

Espèce très-voisine du M. eervicomis y mais ayant les branches ter- 
minales brusquement coniques à leur extrémité ^ et les calices plus 
serrés et striés à l'extérieur. , 

lies Fidji. 

5. BIamibpoea cribripoiu. 

Madrepora etibripora, Bana^ Explor. exped*, ^ooph., p^ 470, pi. 3i, fig. 1, 

Polypier arborescent oucespito-arborescent^ à branches divergentes 
et de 9 à 12 millimètres d'épaisseur; ramuscules allongés, atténués et 
siÛMÙgus (quelques-uns longs d'environ 7 centimètres); surface géné- 
rale scabre et très-poreuse. Calices apicaux trapus, larges dé 2 à 3 1/2 
millimètres, assez longs et striés^ Calices latéraux très-courts, arrondis 
et nariformes, fragiles, assez rapprochés, bien ouverts. Etoile cloison- 
naire peu distincte, une grande cloison un peu saillante. 

Iles Fijii, dans des eaux peu salées. 

6. Madrepora gravida. 

Madrepora grairida, Dana, Bxjior. exped., Zooph', p. 470. 

Polypier arborescent très-grand et fort; branches divergentes, à di- 
visions très-écartées, larges de 2 à 5 centimètres, devenant peu à peu 
coniques vers le bout et recouvertes latéralement de ramuscules 
oblottgOHSomqoes, d'environ i centimètre de long. Calices apicauxnin 
peu renflés, mais pas proéminents, et larges d'environ 3 mUMiètres 
ou un peu plus. Calices des ramuscules très-petits, très-rapprochés, 
courts, labiés et fragiles; ceux des grosses branches pas distincts. 

Mers de l'Inde. 

Le Heteropora tylostoma de M. Ehrenberg {CoràlL des roth. Meeres, 
p. 413) prend place dans cette subdivision.. 

S A. ' SB. §CC. SE. S F (voyez 

page 136). 
S GO. — Ccdiees tubuliformes et médiocrement saillants. 

7. Madrepora Valencennksii. 

Polypier arborescent, dont les branches cylindriques et subulées 
naissent souvent au nombre de 3 ou 4 presqu'à la même hauteur et 



^ 






1^8 SOANTHAIRES ÇÇ^|^9WA|f|^ PSRFOBÉS. 

àiyeTgmi4im \^9 \^^ ^^- CdUceç If^i^xii mrif^ t^^î^ffi^isa^ fUr 
bulifonnes^ saillaiits d'envi; oq 2 iQillimèt^Q^i, cojtoj^l^tQmaia lifif^ $X 4 
horà citcuJçLipe. C^CQg (ipiçaui |3raga(te et wlteïit^. Co^?«nd»ynio Jijr 

ticulé, p^^ ^o}^^\, Oiftjftèiffl (te3 j83»P3e# iwaiwiwï* pift* 4** ic^nijp 

mètres. 
Geylan. 

8. ^AIUIEIIORA SEQUNQA. 

Mairepora m^ricqt^, ^pev, Difi PflQn%0na. F^t^^,, I, p, % jil- % 
Madre^^ çerviçomis <p^^ L^^rclu iTw/. dw a«M»^ -»am WT^-, t- H^ p «IW* 
Madrepora secunda, Dana, Zoopft.^ p. 481^ pi. 4a^ ûf^, 4, 4v^ 4^ 

Espèce assez voisine du M. Valencennesii, mais s'en ^(Âgonat 
par ses petits calices ajMfftW^ ^ sm^^w» Utéraux grêles^ trè»-com- 
primés, nariformes et fendus en dessus^ mais immergés sur la fyt^ 
inférieure d«9 rameaux. Orifices oblongs. 

Singapore. 

Polypier en touffe; branches courtes et trèg-prolîfère?. Calice i^pi- 
c^ux gros, proéminents, à bords très-épaiç et larges d'epviron 3 mil- 
limètres. Calices latéraux très-inégaux; les uns presque iminer^é?^ 
d'autres subverruciformes et d'autres tubuliforme^, ay^nt 3 ou 4 mil- 
limètres de long, environ 2 millimètres de large, et shbçostulés. BjraJii' 
ches principales n'ayant guère plus de 1 centimètre de large; branches 
terminales subulées. 

Iles Seycbelles. 

Mfifr/ppQra nf/uarm^^ E5|)er, Pfi^wf^h. Fortset.^ 1, pi. 49. 

Afqdf'^Kira ar^ufci^^ Dao«« Mvploir, eouptdn, Zoop^., p. 47â.» pi. 49y %. X 

l^lypier arborescent, & branches divei^entes, oyliodriques, d6 14 à 
29 milÛmMres d'épaisseur ; ramusoules supéfieurs ayant souvent plus 
de 7 centimètres de long," courbés et atténués gradueUement. Surface 
un peu rugueuse. Calices apicaux saillaiits, larges '(ayant pk» de 8 mil- 
limètres dû diamètre), ô. 0]iâ<ï6 petit {environ i millimètre); les ealioes 
latéraux inégaux, assez rapprochés, tubuliformes, dressés, islri^f 4ron- 
qués un pçu obliquement au sommet, pas comprimés, et très-courts sur 
la face inférieure des branches, mais ayant sur le côté supérieur plus 
de 3 millimètres de long. Etoile très-distincte. 

Mers de Tlnde; Sooloo. 

Nous croyons pouvoir placer ici le Madrepora bosaria de M. Dana 
(op. cit. p. 465, pi. 36 fig. 3.3), mais nous ne le faisons qu'avec in- 
certitude, car cet auteur ne dit pas si le cœnenchyme est réticulé ou 
non. Du ïeste, cette espèce est remarquable, par son polypier très- 
touffu et dont les calices JTorment souvent des groupes en manière de 

J]ei>Ri4ii. 



S A. SB. sec (voyes page 135). 

5 E. S F (^yez page 1 36). 

S GGG. — - Calices tubtdiformes et cLssez proéminents^ 

mais ne ressemblant pas à de petites 
branches et ne donnant pas au poly" 
fi^ lUf^fpfiçl é'ur^ imisson épineux. 

S II. -r 9{a%Qhes presque C(ili»4ri%imf pm 
prolifères,. 

il.. Mj^flUSPOm PIlp^FJ^A. 

Càre^hm affmmj minus muricatum^ S\(Xine,Jafnatca^ U l, pL 17| àg.% 
Madrepora muriçataj, Esp^r^ Difi Pflansenih,, Fçrtset.^ 1^ p. ^, Jpil. 50. 
Madrepora proliféra, Lamarck^ Hist, des anim, sans vert,, 1. 11^ |;i. ^1. 
(k« édit. p. 449). 

. Blainyille, Maniiel â^Âctinologie, p. 390. 

-rr-r P^ïW, Sç^kr^ 9Vf»i*j ZoQ9h>, p. 4S0. 

Mlypiêr plos touffa et à branches un peu moins âiveTgentes que 
dans tes «sjpèces préeé4eDteai. Oa^îces l&t(^raux' tubutifonnes^ souvent 
longs d^ 4 ou l( miltimètros, fortoment 0lriés & Textérieur et ayant 
aaeeft MtfueiQment le bord ea terne tvè&-6aHlanrt, de fa^on adonner à 
TprifiM ^uia dkeotion tràs>ofeiique eu baut ou même en dedans. €a- 
liees àpkaux gn^ids et pmésniçaents (environ 3 millimètres de )ar^ 
sur 4iMi^ K di^losig). GoeafeiiA des fortes branches^ environ 1 1/2 oentà^ 
mètre. 

Antilles. 

Le Mapeçpora PROLIFERA de Quoy et Gaimard (Vof^. de l'Astrol, 
Zool.j t. IV, p. 235, pi. 19, fig. 4)^ ne paraît pas appartenir à cette 
espè(se^ mais n'est pas déterminable. 

12. Madrepora regalis. 

Ueteropora regalis^Ehrex^hetf^, CoraUenthiere des rothen Meeres, p. Ht. 

Espèce très-voisine du M. proliféra y mais ayant les branches plus 
grosses (environ 2 centimètres d'épaisseur); les caîices plu» finement 
striés, ^ 1^ cœ^i^i;jf hjrwe ^ili^ poi;euj^, 

Origine incertaine (Océan indien?). 



l4o SOAMTHAIEBS SCaiRODBIUlit PIKPOBBt. 

$K. SB (voyez page 1 35). 

g ce § K. S F (voyez page 1 36). 

SGGG (voyez page 139). 

§ QQ. — Branches hérissées de beaucoup 

de jeunes pousses divergentes. 

13. IfADBEPORà HORBIDA. 

Maérêpora korrida, Dtna, Exptor. expeâ., Zooph., p. 4T2, pi. 39» ûs> 2, 2«. 

Polypier arborescent, assez 'semblable au M. cerviccmis par son 
port, mais ayant les brancbes bérissées par une multitude de groupes 
de cellules prolifères et par des ramuscules qui s'en d<^tacbent pre»- 
qu'à angle droit, dans toutes les directions. Calices apicaux tubuli- 
formes, médiocres. Calices latéraux tubuliformes, striés et très-iné- 
gaux; les wm trèSHSourts, d'autres ayant 5 ou 6 millimètres de long. 

Iles Fidji. 

14. M^DREPORà DITÀIUCATÀ. 

Jfowirfpora dlvaHco/a, Dana, Boeplar, exped., Zooph., p. 477, pi. 41, fig. % 2*. 

Polypier en arbuscule touffu, à branches nombreuses et diver^ 
gentés, subcylindriques, prolifères, et ayant près de 2 centimètres 
d'épaisseur. Surface unie. Calices apicaux saillants et larges (3 1/2 mil- 
limètres de diamètre). Calices latéraux très-robustes, à peine striés; 
quelques-uns allongés et tubuliformes (de 5 -millimètres de longueur), 
d'autres même plus grands et prolifères, mais beaucoup étant au con- 
traire plus petits, nariformes et arrondis; les plus petits ayant près de 
2 millimètres de diamètre, et à étoile bien caractérisée. 

Iles Fidji. 

S A. § B. § ce. S E (voyez page 136). 

§ FF. -^ Beaucoup de calices complètement immergés 
dans le comenchyme entre d^autres qui sont 
saillants. 

S I. — Calices irrégulièrement réticulés 

15. Madbepora abroxanoîoes. 

Mùdrepora abrotanoides, Lamarck, Hist, des intm. sans vert., t. 2, p. 
2« édit., p. 448. 

hhlùvWï'i, Manuel d'aciinologiêjp ^00. 

HetêTopora abrolanotdes, Ehrenberg, CoreMenth,, p. 113. 

Madrepora abrotancXdes , Dana, Expier» exped., Zooph., p. 477, pi. 41, 

figl»!'. 

Polypier arborescent, en touffe, à brancbes très-divei^entes et ren- 
dues très-irrégulières par le développement d'une multitude déjeunes 



MAJDBÉPORIBU. 1 4 1 

pousses, subtubercuUformes, disposées irrégutièrement tout autour et 
dans toute leur longueur. Les branches terminales très-grosses à leur 
base, pointues au bout et de forme conique. Calices apicaux, larges 
d'environ 4 millimètres, médiocrement saillants , et à bords ^pais et 
arrondis. Les calices latéraux très-inégaux ; les nos tubuliformes, .proé- 
minents, prolifères et presque aussi gros que les précédents^ d'autres 
beaucoup plus petits, et d'autres encoie^mplètement immergés, qui 
se trouvent disséminés parmi les précetents, même sur les petites 
branches. Cœnenchymo généralement spongieux et réticulé, mais de- 
yenant assez compacte et écbinulé vers ]e bas du polypier. Diamètre 
des grosses branches, environ 5 centimètres. 

Océan indien ou Polynésie. 

Le Madrepora abrotanoides de Quoy et Gaimard (Voyage de VAs^ 
troîàbey ZooL, t. IV, p. 232, pi. 19^ ôg. 1 et 2] ne parait pas appai^ 
tenir à cette espèce, mais ne nous semble pas ôtre détermiuable. 

g A. S B. § ce. S E (voyez page 136). 

§ F F. — Calices sulhcoslulés. 

iC. Madripora piorida. 

Madrepora flùriday Dana, Zooph,, p. 466, pl.37« fig.l. 

Polypier arborescent, à branches très-larges, à divisions éloignées 
entre elles, diminuant graduellement de grosseur et recouvertes de 
tubercules composés de petits groupes de cahces courts, en forme de 
rosettes saillantes et distribués assez régulièrement sur toute leur sur- 
face. Calices très-inégaux, soiivent courts, tubuliformes, assez trapus 
et striés; quelques-uns sij^nariformes et d'autres qui sont situés entre 
lesUubercules, immergés. Etoile doisonnaire distincte, à 6 rayons; 
les deux grosses cloisons guère plus développées que les autres. 

IlesFidjL 

» 

SA. SB. sec. SE(voyezpage 136). 

§ FF F. — Calices presque immergés sur les grosses 

bnmcheSy ei proéminenls seulement sur 
les branches terminales. 

17. Madrepora pogillipera. 

Madrepora pœUUfera, Lamardc, IHst des anim. sans vert, U II, p. 280. 
^ édîl., p. 148. 
— ~ BlainviUo, Manuel d^actinoîogie, p. 300. 

• ? Quoy et Gaimard, Voyage de VAstroiabe, Zool, t. IV, p. S36^ pi. 10, 

flg. SS (mais pas les figures 6-10). 
— ~ Dana, Eœpior, eœped., Zooph., p. 484. 



l43 tOAJXTHAÏKBt WLÈikâMàitÈB PKBVOHKS. 

Pttij^OT ramèftd^^ a liran'ciiéi^ pté^^é t^luian^cM, ^tf Wttillt- 
Hêè^ él à^f^dié!» 4tl bôtt. CSiHôé^ dpibÀxlx tetnà^^ùatAèïnéitt ^[Miils 
et àtivéHÈ; à hotth épalé. CéXitè^ ItiérèxuL sttbë^dnx , ]^ éld^bâtk, 

et oodilédrifotiiiê^ éttr lés Brandrôs tèrfniitàlëisf. Bîamèft^ d%» d&Iiéés 

mrit émfàh ihom iâoii^ ^dS. Dîàtt^M deshtéiÈic\t^ iêmHUÊè^, 

Ûnginô incertaine (Oc&n Indien ou austrial^^. 

Cette espèce est caraetéÉuéé Jâ d'aqpè» FéclnÉtiilnii yeur lefvM 
Lamarck Ta établi ^ et par conséquent il ne peut y avoir aucune in- 
certitude quant à la détermination ; mais il ë^t a remarquer que les 
Mkâré^t^» 4ufe If. Bh^^ibèilg « ddéritiS âotis k> ÈàèÈg& WtOi Ée fteu- 

nfMyetteMtpponês. 

18. Madrepoba àsperaï 

Madrepora aspera^ Dana, £:x^îor. exped. Zooph., p. 468, pi. 58, fisr. iy 4^ O. 

Polypier arborescent^ à brancbes divergentes écartées, suboylindri- 
ques^ atténuées et prolifères vers le sommet. Surface scabre et d'une 
structure entièrement poreute. Calk^ Kpicatuft trapus , peu proàni- 
nents. Calices latéraux labiés, inégaux, à lèvres courtes, fragiles, di- 
vergentes; pas serréâ e^ ;^fïvéfnt âidistiiïciâ ; orîûteéla^e^; âSlMs 
tiè9-#tioitevf deilx plas sailtonles;. 

flëà rw/î. 

tel. ifi<m<^o«A ÉmtP. 

Madrepora $angua, Dana, Explor. exped.^ ZoopK, p. 469, pi. 38, fig. â» â«,2k 

{eifrviron oii 7 inilïiinèti!«fs de dlan)it»e), courM ei aeatnméëSv ^&^ 
lices kEté¥a\»x trèSMOûotts, nût4férmes*-an>euiift2j «jetit è peine 2 itûM^ 
mètres de longueur, médiocrement serrés et à orifice ciroi^aire. Six 
cloisons bien distinctes, dont deux un peu plus saillante*^ que les 
autres. 

Iles Fidji. 

20. MaMlepora ittBBd. 

ïtadrépàrâ lielei, Dana, Eûsplar. eàfped., toôpfi., p. 468, pi. ^, fig. 5. 

Polypier arborescent, à branches divergentes et prolifères vers le 
bout, ramuscules gros et très-obtus. Calices latéraux très-courts, ren- 
flés, très-rapprochés, éga^i, labiée, ^àrùr^sant également toute la sur- 
face dm branches et ayant près de 2 ;iûllijnèt£6» delaife* Les Gakça# 
apicaux ayant environ 4 millimètr3s, un peu rexlé^.iaai^à-^eû[ie proé- 
minents. Etoiles cloisonnaim assfl» di«tÎBfil»a$» k» dMOLgwMses cloi- 
SMai ,amm ]»i«i déyakjf^péââ. 

Iles Fidji. 



^[liiREPORibÉS. fl^ô 

i A. § B. — ^S ce (Voyéi page f36). 

S E E. — ComefMiyfnè échinUtë au siScàStide, péU pd^ 

rem» à ta ^fâ>}t. 

§1. — (Calices proéminents sur tes grossis hron^ 
ches^ aussi bien que sur Vextrémié des 
% branches terminales» 

21. Madbepora fharaonis. 

. Espèce très-voisine du M, àbrotanoides par son port et la disposition 
des calices, dont les uns sont tubuliformes et très-saillants, tandis que 
beaucoup d'autres, situés entre les précédents, sont immergés dans le 
cœnencliyme, mais ayant ce dernier tissu très-distinctement échinulé 
à sa surface et peu poreti^, tûl&me i^^ les jt^nës branches. Calices api- 
caux médiocres, larges d'environ 3 millimètres et peu pfoéminenls; 
les autres presque aussi grands et très-finement costulés lorsqu'ils sont 
ttL&uIîformes> très-inégaux. Diamètre de la plupart des branchés, en- 
viron 1 4/2 centimètre vers leur base, et s'acuminant graduellement, 
mais formant quelquefois des troncs d'origine beaucoup plus gros. ^ 

Mer RdQge. 

Heteropora podUifera, Ehrenbcrg, op. cit., p. 1 10. 

Polypier subarborescent, à branches grêles, cylindriques et assez 
souvent coalescentes. Ctflk'C^^catttlti^inàlîfurnlës, à bords minces et 
de grandeur médiocre. Calices latéraux tubuliformes, garnis de côtes 
échiÏÏulées, souvent subnariîormés, prolifères et presque jamais im- 
Qiergè».'Ck»â'èiit?byfil^ ^«nsè et f&i^i^tnént é^hinulé/ineâié à TèltHIblté 
d«s jëbisés pouces. DiArhm^ de» gr^f^se^ bt«Lnbliës> ëntMïk 1 1/2 bëti- 
tiflAlfé; telai des péUlfe^, tth pe^ iboitis Âè 1 céntMëtirë. 

kèt ftbuge. 

23. MÀiDïCÉt»dtU *ôÉrïLïs. 

Màdrépoiki nOUk^ DmH, Scoftor. eafeà.^ Zoapk., p. 4M^ pi, 40^ %. 3i» 8*i 

Pôlyjtiiiét éh làftit^curô tl^^^gtâtrd, à raMficatidh^ dîtttfg'eàtè^, éij^ 
prolifèréfs. ^irâîiiïtelrt» fclitéfe-(«'<mVënt eïiVitoïi 1 1/2 tteAtitoèife^ tf^adtP- 
seiir), divergentes et cylindriques; ramuscules du sommet -^éi^e 
aussi gros et coniques iM ÏWif t. S'dtféîcfe inigtiàise. Calices apicaui 
grands (plus de 3 1/2 millimètres de large) et à. peine Millaat&t €a^ 
lices latéraux très-serrés, presque dressés^ forts; les uns immergés, 
iftkis là plupfart lôngè d'environ à 1/2 Mlhitiètïtes, pas comt>^5*ife, 
fendus au bout, à îroM péii épàiBsi, strife ëi i'âlietiï^ût prolifètes/ 
Etoile septale très-distincte^ avec les deux grandes cloisons kkén dé- 
veloppées. 

Singapore. 



l44 20A1ITHAIAES SGLBEODBRlfis PSRfOBts, 

24. . Madrkpora austbiu. 
Madrepora austera, Bana, Exphr, $xped,, toopk.^ p. 419. 

Espèce voisine du Jf . abrokmoides , par son port, mais d(mt la sur- 
face est plus rugueuse et les calices plus striés; il y a aussi moins de 
calices immergés. 

Origine inconnue. 

S A. S B. — § ce. S EE (voyez page 143). 

§ J J. — (Micts peu ou points proéminetUi sur les grasses 
branches. 

S K. — Calices grands. 

25. Madrepora borealis. 

Polypier touffa (peut-être cespiteui); brandies très-prolifères. Ca- 
lices apicaui peu ou point distincts des latéraux; ceux-ci inégaux, 
grands , subtubuliformes , serrés et médiocrement saillants sur les 
pousses terminales, ^ubégaux, verruciformes ou immergés, à bords 
très-minces et assez écartés entre eux sur les grosses branches. Cœnen- 
chyme rugueux, subcostulé. Diamètre des calices^ 2 millimètres ou un 
peu plus. Diamètre des grosses branches, 11/2 centimètre ou davan- 
tage; celui des branches terminales, environ 8 millimètres. 

Mer Blanche, près d'ArchangeL 

26. Madrepora ihplicata. 

Maârepora impUcata, Dana, Expior. exped,, Zooph., p. 466, pi. 57, fig. 2, 2«. 

• 

Polypieir cespito-arborescent, très-rameux, à branches rapprochées, 
courbes, s'enchevêtrant d'une manière tortueuse, souvent coalescentes 
et légèrement atténuées vers le bout. Tiges ayant moins de i centimètre 
d'épaisseur; les ramuscules environ 4 millimètres. Surface scabre et 
v^rmiculée par des pores ou sillons linéaires et tortueux. Calices api- 
eaux cylindriq[ues et ayant près de 2 millimètres de large ; les calices 
latéraux courts, arrondis, nariformes, épais et fragiles dans le voisi- 
nage du sommet des branches, et devenant peu ou point distincts à 
une petite distance au-dessous. Etoile cloisoimaire pas distincte. 

Iles Fidji. 

27. Madrepora tortuosa. 

Madrepora tortuosa, Dana, op. cH,, p. 467, pi. 57, fig. 3. 

Espèce voisine de la précédente par le port^ mais à branches moins 
grêles, et n'ayant pas la surface striée par des lignes ponctuées. 

Iles Fidji. 

28. Madrepora pustulosa. 

Polypier arborescent, à grosses branches cylindriques, peu ra- 



MAnnÉvoftiDu. 145 

meuMs, û ce n'esl vers le beat où elles devieimeiit trètt-prolifères. 
Calices apicaia tubuliformes, prolongés et subcosttQés. Calices latéraux 
tubulifoimes et assez saillants sur les jeunes pousses^ mais devenant 
verruciformes sur les grosses branches^ très-serrés et inégaux. Cœnen- 
cliyme finement écblnulé. Diamètre des grosses branches ayant près 
de 3 centimètres, à peu de distance des branches terminales (& en- 
viron 3 centimètres); ces dernières très-acuminées. 

lies Seychelles. 

S A. S B. S ce. S EE, S JJ (voyez 

page 1 44). 

S KK. — Calices irès-^petits. 

29. MadIUSPORA STIGMATARU. 

Madrepora stiffmataria, Lamarck, Mss. CoUectioo du Muséum de Paris. 

Polypier rameux, très-étalé, à branches presque cylindriques, sou- 
vent coalescentes et disposées presqu'en éveniail." Calices terminaux 
médiocres, peu saillants et à bords arrondis. Calices latéraux petits, 
très-peu proéminents, subtubuliformes ou coddéariformes près de Tex- 
trémité des branches, verruciformes ou complètement immergés sur 
les grosses branches. Diamètre extérieur des calices, environ 2 milli- 
mètres; intérieur, moins de 1 millimètre. Cœnenchyme échinulé ou 
même granulé sur les grosses branches. Diamètre des grosses branches, 
environ i 1/2 centimètre; des petites, environ 8 millimètres. 

nés Seychelles. 

30. Madbspoba arabica. 

Polypier arborescent; branches divergentes, tortueuses, cylindri- 
ques et peu prolifères, si ce n'est vers leur extrémité où se voient des 
touffes de ramuscules. Calices petits, à bords minces. Calices apicaux, 
peu distincts des autres; ceux-ci subtubuliformes vers l'extrémité des 
ramuscules, mais complètement immergés sur les branches, où ils sont 
poriformes et t?ès-écMtés entre eux. Cœnenchyme échinulé, mais pas 
subcostulé. Diamètre extérieur des calices latéraux, environ 1 1/2 mil- 
limètre; orifices, mouis de i millimètre. Diamètre des grosses bran- 
ches, environ 1 4/2 centimètre; des ramuscules, environ 6 millimè- 
tres. 

Mer Rouge.. 

3i. Madrsfora vi&gata. 

Madrepora 9irgata, Dana, Expîor. exped., Zooph., p. 474, pi. 39, ilg# 4. 

Polypier arbc«çscent, à branches grêles (environ 4 centimètre de 
large), cyUndriqiiB», subulées,,un peu contournées, et ne se divisant 
que fort peu. Calices latéraux petits, médiocrement serrés, subégaux, 

Coremaires. Tome 3. *0 



l46> ZOANTHAIRE8 «OLBBODBMiiB PSaFORÉf. 

tubiil«mi« ^iicfues. daliees apkaux peu difléM&U ^6b autres. €«- 
nenchyme à peine poieux^ finement giuuilé. ^ 

Des Fidji. 

32. MADREPORik BÀXICULOSA. 

Madrepora rûmkxHosa^ Datta, Sxfior. exped., Ziwph. ^ p. 465 « pi. 35, 
fig. 4, 4«. 

Polypier en touffe, à branches rameuses et se divisant en ratnus- 
eules très-serrés, sul)c^lindriques et atténués vers le bout, de 3 à 5 
millimètres d'épaisseur. Calices apicaux saillants d'environ 4 milli' 
mètres et ayant souvent plus de 2 millimètres de large; les calices 
latéraux écartés, courts, narifoimes et arrondis. Calices des grosses 
branches immergés et présent&nt une étoile cloisonnaire très-distincte. 

Iles Fidji. 

S A. r-— § B. § ce (voyez page 136)- 

§ ËËË. — Camenchymt assez dense et finement granulé 

à sa surface. 

33. Madrsporà laxAl. 

Madrepora laxa, Lamarok, Hist.des anm. sa»s vert, t. II, p. 280. — 
2« édit., p. 448. 

BlainviUe, Manuel d*actinologi$, p. 390. 

Deslongchamps, Enqjclop,, p. S04. 

Polypier arborescent, à branches cylindriques, grêles et très-diver- 
gentes. Calices apicaux médiocres, abords épais. Calices latéraux très- 
inégaux^ les uns tubulifoiKnes^ d'autres verrueiformes. Surface gra- 
nulée. 

Recueilli par Peron pendant son voyage aux terres australes, mais 
ne portant pas d'indication de localité. 

Les quatre espèces suivante^ nous paraissent devoir être placées ici, 
car M. Dana ditqu'elles ont le polypier lisse, particidarité qui dépend 
probablement de la structure dense et finement granulée du cœnen- 
(diyme.* 

34. MaDREPOBA FORMQSà. 

JUadreporu muricataf Elfis et Solander, p. 71, pi. 57. 

Madrepora plantaginea? Quoy et Gaimard, Voyage de VÀstrolabe, Zool., 
t. IV, p. 234, pi. 49, ûg. 3. 

Madrepora formosa^ Daoa^ M^icplfir. exppd., ^ooph., p. 473, pi. 38, fig. 4, 4*. 

Polypier ari)orescent, très-rameux, à branches di vergentlBç, cylindri- 
ques et grêles (de 6 à 43 millimètres de large). Ramuscules courbes, 
alternes et prolifères. Surface générale unie. Calices apicaux saillants 
de plus de 2 millimètres, et larges de près de 2 miMmètres; les aU" 
trejs petits, dressés, tubulifonnes, arrondis au bout, peueerrés et à ori*- 



tiocte, 
lies Fidji et mers da rbià| 

3^. M^fiEPOIUt BRACHlÂTi^. 

JMrepora bréeMùia, Bàfia, op. cit., Zooph., p. 474, pi. 58, flg. 5, 5*, 5^. 

Poïypier arborescent^ à branches divergentes jj écartées, allongées, 
droites 9 cylindriques et épaisses de 17 à 18 miltini,ètres; les ramùs* 
cules supérieurs ayant souvent plus de 7 centimètres de loii'g, et i!ûé- 
diocrexaent piailleras au soxnn^^t. Sur^é atS^^T'Ume^ mai^ga^iia de 
ealiaes latéraux fort$» très-se2»'é&, dresBé^f^ subégauz, U4>uliforine% uq. 
peu comprimés^ tronqués obliquement au bout^ très^finemaot BijÂé», à( 
l'extérieur^ et à orifice oblong. Etoile calicinale distincte.; deux ^as 
cloisons beaucoup plus saillantes que les autres. 

Mers de Tlnde. Sooloo. 

36. MXDREPORA GBACIII^. 

Espèce assez vêisine du M, formosa^ mais caractérisée par des ca- 
lices petits, égaux et narif ormes. Surface unie. 

Iles Fidji et mer de Sooloo. 

37. MaDREPORA H13HILIS. 

Madrepora humUiSj Dana« op, ciLy Zooph,^ p. 485, pi. 41, fig. A, 4«, pi. 51» 
fig. 4*, 4«>, 4«. 

Polypier en arbuscula très-bas,- trapu, à branches divergentes, 
courtas, subprolifères, cylindriques et obtuses. Calices apicaux grands 
(environ 5 millimètres de large) et à peine saillants. Calices latéraux 
égaux et lisses, assez serrés, forts, narif ormes et à orifice oblong. Etoile 
calicinale à peine marquée ; 19b ^eux grosses cloisons presque coalas- 
cantas. 

lias Fidji. . 

§A(vuy€tf page 135). 

§ BB. — Calices iuhuUftyrmzs el très-froémnents^ de 

façon à donner au polypier Vaspect d*ti^ 
buisson d'épines. 
§ L, — Coenenchyme presque lisse, à (issu serré 
et finement granulé. ' 

38. Madrepora bchinata. 
(£laiicfaiB£l^fi§.4.) 

Madrepor»ie(^inata, BtM, Eaoi^.Mf^, Zçfipk,, p. 464« pi, 36| fig. i, K 

Mypier «2.'b(»«a6(yaBtj 4 raii4i6ftUox)i trè^écitftée» antia aUas; bran- 



l48 lOAHTHAlBES BCtiV0BKRliÉ8 PSBVOBiS. * 

ehes très-grèles vers le bout, mais ayant quelquefois 2 centimètres de 
diamètre, et recouvertes irrégulièrraient de ramuscules polypifères 
capillaires, très-serrés, de façon à const^uer des cylindres échinulés 
d'environ 4 à 5 centimètres de largeiiV Surface à peine poreuse. 
Ramuscules de près de 2 centimètres dé long et composés d'un petit 
nombre de calices tubuliformes, minces et unis. Les calices simples, 
longs.d'environ 1 centimèrtre ou davantage, et n'ayant pas tout-èrfait 
1 4/2 millimètre de large. 

Iles Fidji. . / 

Le Madrepora tubulosa {Heteropora tubuiosa, Ehrenberg, op. cit., 
p. iiO) ressemble beaucoup à l'espèce précédente, mais les calices 
tubuliformes sont plus gros. 

Origine inconnue. 

39. Madrepora carduus. 
Madr9pora cardma, Dana, Sàspior, eœpid,, Zooph., p. 4M, pL 36, ûg, 2, 2*. 

' Espèce très-voisine de la précédente par son port, mais ayant les ra* 
muscules \pii entourent les branches^ plus longs et très4ouffiis, de 
façon à constituer des cylindres échinulés de 5 à 6 centimètres de large 
ou môme plus, et ayant les calices plus courts et finement striés. 

Iles Fidji. 

S A. S BB (voyez page 147), 

$ LL. — Ccmenckyme à tissu granulé et fresque lisse^ 
mais offrant^ d'espace en espace, de petites 
fossettes allongées^ de façon à avoir un aspect 
vermoulu. « • 

40. Madrepora longictathus. - 

« 

Polypier subarboresceht, dont les branches principales sont diver- 
gentes et entourées d'une multitude de jeunes pousses izréguli^res, 
formées tantôt par un où deux calices tubuliformes très-allongés^ d'au- 
tres fois par un faisceau de ces calices, dont la portion terminale est 
toujours libre dans une longueur très-considérable. 

Origme inconnue. 

s A. - — S BB (voyez page 147). 

$ L L L. ^ Ccmmchyme fortement eosttUé. 

t 

41. MaBRBPORA DURVILLBl. 

Madrepora rasea (pars), Esper, Dlê PfUa^senUi. Maêfêp,, pl.^, fig. 2. 
Polypier très-fwmblable au Jf • eckinata par son port et la disposi- 



MAjmiromiDBf. 149 

tiondes oaUces^ mais ayaatl»sarflM6 externe de eeuGHsiaii^ 
eameatbjme intennédiaire ooaverts de c6ies saillantes et écbinulées. 

Le Madkbpoiu htstru de M. Dana (op. cit., Zôoph,, p. 470^ pi. 40^ 
fig. iy et 3i^ flg. 5, 5«) parait devoir prendre place h cAté des espèces 
de ce ^iipe> mais il ne ressemble pas autant à un buisson ^ineux. 
C'est un-polypier trapu^ rameux^ à divisions raj^rocbées^ et à Iwanches 
divergentes et prolifères. Les calices apicaux sont oblongs, larges d'un 
peu plus de 2 millimètres. Les calices latéraux sont inégaux^ de 3 à 9 
millimètres de long« divergents^ robustes 5 épars, tubulif ormes ou 
tubo-nanlormes^ quelques-uns immergés, d'autres prolifères, à stries 
très-fines et rudes, et & bord mince. 

Iles FidjL 

ff 

S ÂÂ. — Polypier sub fascicule ^ composé d'un petù nombre 
de tiges simples ou peu branchues, naisiont d'une 
base commune, 

42. MadRKPORA DBrOBMIS. 

Madrêpora deformis, Daoa^ Exphr, exped., jSùoph., p. 484, pL 45, ig« 1« 

Polypier subcespiteux , branches peu nombreuses, d'environ 2 i/2 
ou 3 centimètres de large, souvent ployées irrégulièrement, s'élevant 
d^m base commune, allongées, obtuses, subprolifères et souvent coa- 
lescentes. Surface rugueuse. Galicos inégaux; les uns tubulif ormes et 
longs de 5 à 8 millimètres, sur 2 i/2 millimètres de large, d'autres pro- 
lifères et courbés, et d'autres encore très-courts, mais point immergés. 

Tabiti. 

43. Madrepoba cuspidatà. 

Madrepora ciupidata, Dana, Explor, exped.y Z<fopk., p. 485, pL 41, fig. i, i«. 

Polypier subcespiteux, composé de pluùeurs brancbes allongées, 
cuspides et presque simples, qui naissent sur une base commune et 
ont de 5 à 1-5 centimètres de haut, sur 2 i/2 d^épaisseur. GaMces sail- 
lants sur une des faces seulement, courts, sublabiés, dressés, fragiles 
et séparés par des calices immergés. 

Tahiti. 

S AAA.-— Polypier en forme de rosette^ constituant une touffe 

arrondie en dessus. 

S L. — Base encroûtante. 
* 

44. MadRBTOIU PLAlITÀGmBA. 

Madrepora muHeata? Esper, Die Pfkmsmth,, 1. 1, pL 54. 

Madrepora phniaginea, Lamarck, Bist, des ankn» sans vert», U II, p. 379.— 
2* éd., p. 447. 



iSô ZOANTHAIRB8 ^CtÉROOCliMiS PERFORAS. 

AttfHffAirii i^knOàiffêiiéé, Bkjfnrflie; Màf»iKl «f o^ft».^ p. 890. 
*-^ ? Qaoy et Gaimerd, Vùyàgè dé l^'Âstrolàbe, Zo(^., t. 4, p. K9#, pK f^, 

fig.5. • 
-««•^ Daoa, op. dL, |t. 459» 

Toisfib arfondie^ dont les bnmclies psrtént en manière de gerbe^ 
d'une base tuberculeuse ou pied subeentred, et donnent naissance â 
beaucoup de jeunes pousses latérales jusque vers leur extrémité, èe 
feiçon à avoir des formes très-irrégulières. Calices terminaux gros, 1 
bords très-épais, arrondis et peu saillants (envifliu 5 millimètres de 
large et 4 millimètre d'ouverture). Calices latéraux très-inégaux; les 
uns tubulif ormes et très-proéminents, d'autres vermeîf ormes, ou môme 
tout-à-fait immergés^ à tissu réticulé. Cœnenchyme très^^^ongieux 
dans les petites branches, mais devenant assez dense et finement échi- 
nidé vers la base du polypier. 

Marsdertnde? 

Nous avons décrit cette espèce d'apvès xm édumtiUon déterminé 
par Lamarck. 
Le Madrepora plan^ijiMa de M. Bèttia est tme espèce différente. 

if». Madrepora taxiba. 
Jlfçd^eporq valida, Pan^, Msuplor. eafpe^, Zoogh,, p, ^« 

Polypier oeapiteux; ramascukis sobdigilifnnies trèMUégauX) peoft* 
feras, <et ayant environ 9 à 6 ceotimëtres de loiif sur itt A 16 miUimè*' 
tjreis de large. Calices latéraux très-forts, inégaux, suJMaibulifoioies, 
adit^ots et presM}ue lisses extérieurement (lonf^ur de 4 & 1> mM«> 
mètfes. j)u? un peu |dus de 2 imltijnètres de laorge). Etoile aaBwààsh 
tincte; les deux grosses cloisons se réunissant inférieurement^ 

nés Fidji. 

46. >IADREPORA VERBIJCOSA. 

Madrepora verruçQsa, Milne Edwards et J. Haime, Atlas du hègm mim^ dé 
Cuvier, Zooph., pi. 81, fig. 1, 1«. 

Polypier en touâe» dont la disposition générale tioufi parait se rB|H 
proohar beaucoup du M, planiaginea, mais dont nous ne oonnaissons 
que des fragments. Branches grêles ot prolifères. CaJices apicaui: peu 
distincts des autres. Calices latéraux tubulif ormes et assez proéix^inents 
vers l'extrémité des ramuscules, mais subverruciformes vers le bas 
des branches. Coenencbyme spongieux et réticulé dans les jeunes 
pousses, mais dense, échinulé ou à surface granulée à peu de dis- 
tance du sommet. 

Tonga-Tabou. 

Peut-être ne faudf^il ^s disft^^^^ujer s^ écifguement ce polypier 
du M. valida, 

47. Madrepora Forskalii. 

Madrepora ForskaUi, Ehrenberg, op. cit,, p. 113. 



Polypier en touffe cespîteuse^ moins bombée cpie dans les espèces 
précédentes^ mais ressemblant beaiiconp au M, plantaginea.'Ramu^ 
cules plus grêles. Calices latéraux plus tubullformes^ plus grêles et plus 
saillants vers le bout des branches^ mais presque tous immergés vers 
le ba3 du polypier. Gœoemjhyme des giosses branches fortement 
é^hiaulé. 

lier Rouge. 

Le Heteropora HEMPRicm de M. Ehrenberg (op. cit., p. 109) ne 
nous parait pas différer spécifiquement de cette espèce. Ce zoologiste 
croit pouvoir y rapporter le Madrepora muricata rufescens de Forskal 
et le Madrepora àbrotarwîdes de Shaw (Voyage/pl. 30). 

48. Madrepora cerealis. 

Madtepora ftmricatay var.^ Esper, Pflanz, Fortsetz, I, p. S6, pi. 93. 
Madrepora cerealis, Dana, Exphr. exped, , Zooph., p. 460, pi, 35, fiç. % 2*. 

'Polypier ressemblant à. celui du M. plantagima par son port^ mais 
«yant les calices plus petits. 

Mer Sooloo (Philippines). 

49. Madrepora Haimbi. 

Polypier en touffe irrégulièrement cespiteuse, assez semblable au 
jlf. planta^nea, mais ayant les calices très-grêles, tubuliformes, tron- 
qués obliquement au bout et à orifice ovalaire ou même presque li- 
néaire. 

Mer Rouge. 

60. MaJDR^ORA OONAeRà.\ 

Polypier en toufie cespiteûse, ressemblant beaucoup au M, plantor 
ginea, mais ayant les calices courts, arrondis et groupés irrégulière- 
ment, de façon à simuler des nodosités. Orifice des calices remar- 
quablement petit. 

Origine inconnue. 

51. Madrepora EcmoNŒA. 

Màdrtpora ro$ea (pars), Esper, Die PfUmsenih., 1. 1, pi. 15. 

OeuXina êchàânota, Lamarck, Eist» des anim, sans vert», t. II, p. 266.-- 2« édit., 

p. 467. 
Heteropora echédneeai Ehrenbarg, CoraUenthiere deerothen Meeres, p. lii. 
Madrepora echidfma, Daaa, Sisplor» exped* , Zooj^h., p. 458, pi. 35, fig. 3. 

Polypier en touffe probablement cespiteuse, mais éoni nous ne con- 
naissons que des branches détachées, ressemblant beaucoup au M. 
plantaginea^ mais ayant les calices latéraux plus allongés et fortement 
labiés, à peu près comme chez le M, longicyathus. 

Origine incoimue. 



|52 10ANTHAIEC8 waÂnODÊOOÊiB PSAPOlfa. 

! 

52. MADREPORà SBRUTA. 

HeUropora seriata, Ehrenberg» op. cit,, p. 115. 

Espèce trôs-voisine du Jf . pUmktgineaf mais disposée en tonflé plus 
régulièrement arrondie et dont les branches terminales sont digiti- 
formes^ peu prolifères et très-obtuses au bout. Calices apicaux gros et 
courts. Calices latéraux subtubuliformes ou subcochléarif ormes ^ peu 
saillants et ayant une tendance assez marquée à former des séries ver- 
ticales. 

Mer Rouge et iles Seychelles, 

53. MàDBEPOIU TUBICllfABU. 

Madrepora iuhicinnria, Dana^ Explor, exped,, Z6ofh.y p. 451, pL 82, fig. 7, 7*. 

Polypier cespiteux, arrondi, à branches qui ne s'étalent que peu au- 
tour de leur base commune, mais à divisions senées. Ramuscules 
subcylindriques, arrondis au bout et assez forts (6 à 9 millimètres de 
diamètre). Calices apicaux très-épais et peu saillants (2 à 3 lignes de 
large ou \m peu plus). Calices latéraux réguliers, tubuliformes, très- 
couchés contre la surface du polypier, & laquelle ils adhèrent dans 
toute leur longueur, ayant environ 1 millimètre de large sur 3 à 4 
de long , minces, à bords très-fragiles, et substriés extérieurement; 
leur ouverture large, circulaire et dirigée en haut. Etoile cloisonnaire 
à six branches courtes. 

Des Fidji. 

Par son port, cette espèce est intermédiaire entre les Madrépores à 
forme complètement cespiteuse et les Madrépores cespitoso-arbores- 
cents. 

54. Madbeporâ tenuis. 

Madrepora tennis, Dana, Exphr, exped,, Zooph., p. 451. 

Polypier cespiteux et ne s'étalant que peu. Ramuscules prolifères 
et très-grôles (n'ayant guère que 4 millimètres de large, tandis qu'ils 
ont souvent 6 ou 7 centimètres de long). Calices apicaux petits, pas très- 
saillants, et ayant environ 11/2 millimètre de large; les autres tubuli- 
formes, mais très-rapprochés de la surface générale du ramuscule dont 
ils dépendent, grêles et à bord fragile, délicatement scabre et un peu 
strié extérieurement. Orifice caliculaire circulaire. IStoile cloisonnaire 
pas distincte; les deux grandes cloisons un peu saillantes. 

Origine inconnue. 



MAimtrpftiiNH* i53 

S AAA (voyez page 1 49). 

§ LL. — Base du polypier élevée en forme de pédon- 
cule^ élargie en deeeus de façon à constituer 
une sorte de plateau dont naiêsent les 
branches constitutives de la touffe. 

S5. MadREPORA IfASUTÀ. 

Madirêpora naeuta, Dana, SûBphr. êxped., SScoph., p. 455, pi. 54» fig. ^ 

Polypier cespiteux^ court, pédoncule^ légèrement convexe et pourvu 
d'une base compacte, plan-obconique, presque nu en dessous. Surface 
supérieure occupée par des ramuscules digitifomi^s très-serrés, rare- 
ment prolifères, rabcyllndriques, épais et su^^aigus; ceux des parties 
marginales allongés et horizontaux. Calices latéraux très-saillants, na^ 
riformes, comprimés, très-délicatement striés et à orifice oblong. 
^ Etoile cloisonaaire souvent distincte, avec les deux grosses cloisons mé* 
diocrement développées. 

Tahiti. 

56. Màdiiepora digitifera. 

Madrêpora digitifnra, Dana, op. cit., Zoùph., p. 454. 

Polypier conformé comme dans Tespèce précédente, mais les calices 
sont fendus et oi narif ormes, ni comprimés; ils se détachent à angle 
droit des ramuscules, et sont striés extérieurement. 

Origine inconnue. 

57. M4DRSP0RA GLOBICEPS. ) 

Maér0p9ra globicepSy Dana, op. ciL, Zooph,, p. 454, pi. 54, fig. S. 

Polypier cespiteux^ convexe em dessus, pourvu d'une portion basi- 
laire solide, en forme de disqae, et ressemblant au M» nasuta par sa 
forme générale, mais ayant les ramuscules digitiformes obtusément 
arrondis ou tronqués au bout. Calices apicaux à peine saillants et 
larges d'un peu plus de 2 millimètres; les autres très serrés, courts, 
^ûliform.es ou tubo-nariformcs, obscurément striés, à sonmiet obli- 
que et à orifice elliptique. Etoile cloisonnaire distincte. 

Tahiti. 

58. Madrspora effusa. 

Madrêpora effusa, Dana, op. cit., Zooph., p. 455. 

Polypier ressemblant beaucoup k celui du M. nasuta, mais ayant 
les calices, latéraux plus uniformes et les calices apicaux deux fois 
aussi larges; les ramuscules plus courts et plus inégaux; ceux des 
bords coalescents. 

Mers de l'Inde, Geylan. 



t54 aoAimAiHB8 MÂMÊj/ÊBiMt» puvoftit. 

59. Madbspoba betcsa. 

JAulnfiora rei$ua, D&aa, op, dt., Zoopl^-^ p. 462. 

Polypier cespiteux, leflBaoïbkiit beaucoup au if. plantaginea. Ra^ 

musoiiles obtus et tronqués au sommet. Calices apicaux peu distincts. 
Calices latéraux serrés^ subtubuliformes, adhérents^ grêles et disposés 
par groupes au sommet des raQ[iuscules,.kès-inégaux; les uns longs de 
I^rès de 8 millimôtres^ d'autres à peine saillants. Lèyre allongée. Ori- 
fice seuvent oMong. Etoile ck^onnaiM à p^e^ marquée. 

Ues Fi4ji. 

60. BUdrepoba acertata. 

Mttârepora acervataflywaiy op. c(t^, Zooph., p. 4eO. 

Polypier cespiteux^ ^eu élevé. Calices apicaux larges, à bords très- 
épais et à orifice petit, à peine saillants et réunis souvent en j^roupes 
^u sommet des ramuscules; les calice^ latéraux tubuliformes, accolés 
aux ramuscules et presque lisses extérieurement. Etoile calicinale 
très-distincte ; les deux grosses cloisons se rencontrant presque. 

Singapore. 

Le Madrepora corthbosa de M. Dana (op. cit*, p. 456] nous paraît 
devoir prendre place dans cette subdivision, mais ne pa8 se rap- 
porter à Teapèce préoédemmeat décrite aaus le mâme nom pat La- 
noaidu 

§ AAAA. — Polypier corymbtforme ou mbvimforme; ses 

principales branches & étalant en forme d'om- 
belle ou de feuilles à peu près horizontales et 
portant sur leur face supérieure une multitude 
de teammcuieB ai»eendmés. 

§ Mf — Branches peu coal^centes. 

61. Madjuspora coryhbosa. 

Mûdrepora corymibosà, Lamafck^ Hist, des anhn, sans vert,, t. 2, p. 279; 
2« édit.,p.447. 

Blainville, Manuel d'aciinologie, p. 390. 

Heteropora corymbosa, Ebreoberg^ op. elt,, p. 119. 
Madrepora corymbosa, Dana, op. cit., p. 456. 

m 

Polypier très-rameux, à branches étalées circulairement en forme de 
vtea, mais peu coaiiescenfes même vers la base, hérissées en dessous 
de' beaucoup de jeunes pousses très-courtes et portant & leur face supé» 
rieure une foule de ramtiscfUles ascendants, grêles et acuminés, Ss^ 
posés en corymbe. Calices terminaux allongés, grêles. Gafiees Ittt^auï 
tubuUformes vers le sommet des ramuscules, .ooUflR etifttfixe iauMgés 



un peu plus bas. Parois 4as calicQs mh)jçe^'0t fe^^strées. Gœnench^fine 
très-poreux^ échinulé inférieurement. 

62. MaDREPORA HILLEPOltA. 

Heteropora miUepora, Ehrenberg, CoraUenth, des rothen Meeres, p. il)9. 
Madrepora miUepora^ Dana, Exphr. exped., Zooph.f p. 446, pi. 33, fig. 2^ 2** 

Polypier cespiteuj;» lai^ge^ légèrement coz^zroxe, h pédenoule eoi»pt 
et à br9A6hes se £éumssa.nt eo. réseau ouvert. Surface si^périeurt^ 
gaiiûe 4e ramvscules assez grêles (larges de plus de 4 ceati!|iètpe9> 
mais u'ayau^ guère plus de 172 centimètre d'épaisseur), presque mp^ 
IpAes et poiat prolifères vers le sommet. Calices courts, lal^a, trtet 
serrés et imbriqués sur les ramuscules ceutr^mx, mais s'éteudaïkt 
beaucoup sur les ramuscules marginaux , et ayant \m peu plus d|S 
i psiUim^e 4fi large. Calice s^ical ayant environ 2 milUmètres de 
large et 1 millimètre de saillie. 

Mers de Tlnde. 

Le Heteropoba microclados de M. Ebrenberg (op. dt, p. i09) se 
rapproche beaucoup des espèces précédentes. Le pplypier est'oomposé 
d'une expansion en forme de réseau, dont la face supérieure est garnie 
de petites branches serrées, courtes et grêles. Les calices sont très-petits 
et peu saillants; il y en a beaucoup à la face inférieure de la fronde. 

Origine inconnue. 

63. .Uadrepoba subulaia. 

Maêreportt SHM<aa, Dana, Ensplor, eccped,, Zooph, , p. 448, pi. 53, ûg, 5, 5*. 

Polypier coupbé, plat en dessus, à branches lâchement coalesoe^^tes^ 
rameuses et ép£^isses d'environ 1 centimètre* Ramuscules de 1^ fac^ 
inférieure peu nombreux, presque nus et rentrant dams Ijb plan de la 
fronde ; ceux de la face supérieure grêles, sjCibulés, un peu onduleujç^ 
subaigus, piesque simples et longs d'environ 6 centimètres sur 5 4 7 
millimètres de large. Calices labiés, mais très- petits et très-courts. 
Etoile non distincte, les deux grandes cloisons très-développées. Ca- 
lice apical très-saillant et ayant près de 2 millimètres de large. 

Mers de l'Inde. 

64. Madrepora aculeus. 

^adrcpora, flc^«w, pana, ^œplor. exped,, Zooph.jp, 45Q,pl. 32, fig. 6, 6», 6V, 

Pcâfipîsr coiwbé, à èanefaes fortes (de 2 à 7 eentimètres d'épaisseiar), 
tiès*iiiégfttes et se ramifiant fort souvent. Ramiiiseules inférieurs 
couiits, ^flagpleux, iiorizontaux et couiverts de kp^ caliees tubcleux j 
ceux de la face supérieure dressés, mais courbes à leur base, liès-*«ep* 
proches, anguleux, subaigus et grêles (ayant souvent plus 4^ 4 «eoti- 
mètim de long sur 4 à & miUimèt^es 4^é|l^ssei)r). Calices apicaux sail- 
lants ^souvent de plus de 2 millimètres), les autres très-serVés, petits, 
arrondis^ nsâdibrines et à bord minée. Etoile cloisonnaife en général 
dlstincle ;.les 'deux grosBtB^is&nB médiocremetti dé^elo^^ées. 

nés Fidji. 



i56 zoÂRTHAUun ticiiiioiygiiirfii raBvonîis. 

68. ILlDUTORÀ PROSTRJLTÂ, 

Maâr$jfora poedUfera var. B? Quoy et Gainurd, Voyage de VÀHrohbêfZùU.^ 

t. lY^ p. S58, pi. 19, iig. 8. 
Madrepara prostraia^ Dana , Exphr, exped., Zooph., p. W, pL ISS, llg. i> 

1*-1'. 

Polypier cespiieiu^ coucbé^ à sommet plat et à branches lAchement 
Goalèsceutes, surface inférieure peu garnie de ramuscules et n'offrant 
que des calices immergés. Ramuscules de la surface supérieure pres- 
que cylindriques^ obtus^ presque simples^ et épais d'environ 6 milli- 
mètres. Galice apical court et ayant environ 2 millimètres de large^ 
les autres calices très-serrés^ longs^ égaux ^ labiés et s'étalant. Étoile 
doisonnaire bien marquée ; les deux grandes cloisons médiocrement 
développées. 

Les polypes sont de couleur verte ^ et un de leurs tentacnies est 
beaucoup plus long que les autres. 

Iles Fidji, etc. 

$ AAÂA (voyez page 154). 

S MM. -F> Branches très-coalescerUes ^ se réunissant 

en forme de frondes. 

M, Màdrepora granolosa. 

Polypier étalé, à branches grêles, coalescentes, en forme de larges 
feuilles réticulées, à grandes mailles, même vers leur base, et portant 
à leur face supérieure une multitude de ramuscules subcylindriques, 
branchus et arrondis au bou4. Calices apicaux gros, digitiformes, à ori- 
fice très-petit. Calices latéraux très-espaces et peu saillants ou môme 
immergés. Cœnenchyme très-épaôs, dense, très-régulièrement échi- 
nulé ou granulé à la surface. 

ne Bourbon. 

67. Madbspora fi^amixiforhis. 

< 

Polypier étalé en forme d'éventail. Branches très-coalescentes, pres- 
que confondues vers la base du polypier, mais bien distinctes dans 
le reste de leur longueur, et constituant une large fronde réticulée, 
dont la face inférieure est hérissée d'une multitude de petites pousses 
verruciformes, entre lesquelles il y a beaucoup de calices immergés. 
Surface supérieure garnie de ramuscules très-courts et très-prolifères. 
Calices grêles, allongés, souvent labiés. Cœnenchyme spongieux et 
grossièrement échinulé. 

Océan indien. 

68. Uadrepora appersa. a ' 

Heéeropara a|if>er«a ? Ehresberg, Cortàienth. des-roAm Meeree, p. 100. 
Madrepora appersa, Bana, Sxplor, eœped,, Zooph., p. 4SI, pi. 34» ii§. 3. 



MiftRÉPOBnXBS. 1 57 

Polypier h branches couchées horizontalement^ et coalescentes en 
une fronde très-l£urge^ presque entière, aplatie et nue Inférieurement. 
Ramuscules dress^.s, très-serrés, spiciformes, longs de (( à 7 centimè- 
tres, et larges d'environ 7 millimètres. Calices apicaux un peu sail- 
lants; les autres très-serrés, égaux, appliqués contre la surface du po- 
lypier, subimbriqués, rostro-nariformes et très-délicatement striés. 
Etoile cloisonnaire très-distincte ; les 2 grosses cloisons asssez saillantes 
et se );encontrant inférieurement. 

Singapore. 

69. Madbepoiu PAxnxiGinu. 

Madrepora paa>iUigera, Dana, Exphr. exped,, Zoop/b., p. 452« pL 34, fig. i. 

Polypier très-large, pédoncule, oespiteux et plan en dessus. Base 
de la fronde solide, épaisse et en forme de disque. Surface inférieure 
à peine convexe, nue et pédonculée au centre. Surface supérieure oc- 
cupée par des ramuscules digitiformes épais; subcylindriques, sub- 
aigus, rarement fourchus, en général hauts d'environ 7 à 8 centimè- 
tres sur à peu près 1 i/2 ou 2 centimètres de diamètre, mais courts 
sur les bords. Calices apicaux courts et petits (ayant environ 2 milli* 
, mètres de large) ; les autres un peu inégaux, très-serrés, un peu sail- 
lants, comprimés, nariformes ou quelquefois fendus, striés, k ouver- 
ture oblongue et à étoile cloisonnaire à peine distincte. 

Tahiti. 

70. Madrepora gtthrrbâ. 

Madrepora eytherea, Dana, Zooph,, p. 441, pi. 32, fig. Z^, 3>*. 

Polypier vasiforme, pédicellé. Fronde très-large et épaisse de 3 à 5 
centimètres.*ilameaux coalescents, en réseau. Face inférieure plane et 
dépourvue de branches ; celles de la face supérieure très-rapprochées, 
courtes (longueur d'environ 1 à 2 centimètres) et prolifères. Calices 
labiés; lèvre allongée, mais à peine aplatie. Calice apical allongé, cy- 
lindrique, long d'environ 4 à 6 millimètres, et ayant environ 1 1/2 
millimètre de large. ^ 

Tahiti. , 

L'espèce de vase constitué par ce polypier a souvent plus d'un 
mètre de large, et se trouve élevé sur un pédicule haut de 3 à 6 cen- 
timètres. 

71. MaDRSPORA SPIGIFERÀ. 

Madrepora corymbosa (pars), Laniarck, Bist des anim. sans vert., 1. 11^ 

p. 279, et 2«édU., p. 447. 
Madrepora «ptci/era,. Dana, Zooph., p. 442, pi. 35, fig. 4, 4«, 4^, 5, et pi. 31, 

fig. 6 a, 6, c. 

Polypier en forme de large vase peu profond, fragile et porté sur 
un pédoncule court. Surface inférieure presque dépourvue de calices. 
Surface supérieure garnie de petites br^mches grêles, presque sim- 



V 



1^9 ZOANTHAIliF^ 9q^4lU^PMPIi8 PEBFOlliS. 

ples^ si^bai^ôs (longues d'environ 2 c^tinètrqfi» suz 4 ov ^ a(M}luiè- 
tre$ de large)^ et couvertes de calices imbriqué^. Calices l^és. tèvt^ 
un peu as^atie et tronquée. Etoile cloisonoaixe peu disUactA. 

Singapore et iles Fidji. 

M. Dana pense gae le polypier décrit par M. Ehrenbei^, sous le 
nom de BHmvpora mieroclados {Coraffenth, p. IpO), pourrait bieû ne 
pas différer de cette ^spèce^ mais dans ce cas il ne ressemblerait pas 
au Madrépore en touffe^ fguré par Eilis^ et rapprot^ô du premier par 
le savant zoologiste de Berlin. 

72. Madhïpokà htacinthus. 

Maârepwa hyacifUhuSy Bana^ Zooph., p. 444, pi. S2, llg. 2. 

Polypier vasiforme. Fronde de 2 à 3 centimètreis d'épaisseur, è 
branches médiocrement coalescentes. Surface inférieure garnie de ra- 
muscules très-rapprochés, (jui s'étalent obliquement en dehors et scmt 
souvent prolifères. Ramuscules de la surface supérieure grêles et pres- 
que Simples, mais quelquefois prolifères et ayant de 1 à 2 centimètres 
de long. Calices tubo-labiés, pas fragiles, et longs d^nviron 2 à 3 mil- 
limètres; la lèvre pas du tout aplatie. Etoile oloisonnaire des cellules 
peu distincte. Calice apical cylindrique et proéminent. 

Iles Fidji. 

73. Madrepora suhculosa. 

* 

Liffu>dendr<m calcareum 9et9H«? Bmiéj^^ Hwbarium AniboyfSènse, t.VI, pi. 86, 

fîg. 2. 
Madrepora corymbosa (pats), Lamarck, Hist, nat, des anim. sans vert,, t. Il, 

p. 279. 
Madrepora eurcuiosa, D^na» Zooph., p. 445» pi. 52, Bg. 4. « 

Polypier cespiteux, large et peu concave ou môme légèrement con- 
vexe; pédicule comrt et s'élargissant supérieurement. Fronde épaisse 
d'environ 3 à 4 centimètres, et à branches coalescentes. Surface infé- 
rieure aplatie et dépourvue de prolongements ramusculaires, mais 
garnie de nombreux calices tubulaires. Surface supérieure couverte 
de ramuscules ascendants, coniques ou plutôt en forme de broches et 
subaigus, mais souvent prolifères vers le sommet. Calices serrés et 
très-faiblement labiés; la grande lèvre pas aplatie. Calice apical cy- 
lindrique et d'environ 2 milliinètres de large ; les calices subapioaux 
très-petits. Ëtoile pas distincte. 

Iles de la Société et mers de Tlnde. 

74. Madrepora convexa. 

Madrepora convexa, Dana, EoDpior. exped,, Zooph,, p. 449. 

Polypier cespiteux, large, à pédoncule court, convie en dessus et 
à branches presque horizontales et coalescentes en réseau. Face infé- 
rieure «tpktie et présentant un petit nombre de ramuscules nus ot 



SQbangulaires. Ramuscules de la portion centrale de la face ^périeure 
grêles^ presque simples^ mais qnelqfuefois prolifères , rarement angu- 
laires^ et longs d'ânviron S centimètres sur 1/2 centimètre de large; 
ceux des bords hérissés de groupes prolifères. Calices apicaux courts^ 
cylindriques et larges d'environ 2 millimètres; les autres labiés^ fra- 
giles, à lèvre large ^ allongée et très-aplatie. Etoile cloisonnaire très- 
distincte et à 6 rayons^ dont 2 plus grands que les autres. 

75. Madrepora E|FFi;,orescens. 
Madiepora efflorescens, Dana, Explor. exped., Zoùph,, p. M, pi. 33, flg. 6. 

Ce polypier, dont on ne connait que des fragments, parait être va- 
sifprme et composé de branches coalcscentes qui constituent des lames 
ou frondes solides, d/environ 12 a d8 millimètres d'épaisseur, réticu-^ 
lées vers le bord seulement, et costulées par la réunion des branehés. 
Face inférieure unie. Face supérieure couverte ^e ramuscules nais- 
sants, très-courts, qui ont environ 12 millimètres de long sur 3 milli- 
mètres de large près du bord, tandis que ceux du milieu de la fronde 
ne sont pas grèleis et sont prolifères. Calices de la face inférieure 
courts; ceux de la face supérieure labiés, à lèvre allongée et dressée; 
le calice apical cylind:rique, ayant un peu plus de 2 millimètres de 
long sur 1 millimètre de large. 

Des côtes de Ceylan. 

S AAAAA. — Polypier foliacé et peu prolifère. 

§ 0. — Composé de larges feuilles ou frondes qui s'élen- 
dgn( à peu près horizonialemefU ou oblique* 
ment, el qui ne portent pas de ramuscules pre- 
premenl dits à Imr surface supérteure. Cak- 
ces apicaux bien caractérisés. 

§ P. — Calices labiés. 

76. MlDREfOSA CONIGBRA. 

Madrepora conigera, Dana, Explor, exped,, Zooph,, p. 44Ô, pi. Z% fig. 1,1*. 

Polypier foliacé, à frondes trapues, lobées et quelquefois profonde^ 
ment subdigitées sur le bord et couvertes en dessus de protubérances 
coniques, grosses et courleo. Siurfac^ inférieure unie et portant des ca- 
lices très-courts. Les calices de la face supérieure très-rapprochés, la- 
biés, à lèvre allongée, presque dressée et aplatie. Etoile cloiàonnaire 
peu distincte; les deux grandes cloisons peu développées. 

Singapore. 



l6o lOANTHAlftSS tCLiEOOBRMÉS PBEVOMit. . 

. S AAAAA. § (voyez page 159). 

§ PP. -^ Calices lubuli formes. 

77. Màdbepora pàlhata. 

CoràlUum porostêm aWnuny latUsimum, muricaiwn, Sloaney Jam,^ 1. 1, pi. 17, 

ilg. 3. 
MiMdrepora muricata, nr,, Esper, DU PfUuamUk, ForUetz^ I, pL 51. 

Madrêpora palmata, Lamirck» Hist. des antni. sane vert., t. Il, p. 278. — 
^ édit. p. 446. 

Deslongchamps, Encydop,, p. 505. 

Blainville, Manwl ^acHn,, p. 389. 

— ^ Dana, Exphr, exp$d, , Zooph., p. 456, pi. 5i, fig. il . (Calices grûnis.) 

Polypier consUtuant des frondes très-larges, qui s'étendent oblique- 
ment, s'enveloppent plus ou moins à leur base et se divisent profon- 
dément en lobes dont la longueur est souvent de près d'un mètre, sur 
environ 5 décimètres de large et 3 4 5 centimètres d'épaisseur. Ca- 
lices de la face inférieure des frondes courts et nariformes; ceux de 
la face supérieure en général cylindriques, à sommet oblique, et très- 
inégaux (ayant souvent un peu plus de 4 millimètres de long sur en- 
Tiron 3 millimètres de large); quelques-uns nariformes ou arrondis et 
à peine saillants. Etoile cloisonnaire distincte. 

Antilles. 

78. Madbepora alges. 

CoralUtm, Seba, ThesauruSy t. III, pi. 115. 

Madrépore muricata var., Esper, Die Pflanxenih, Fortsetx, î^ pi. 95. 
Madrêpora paimata (pars), Lainarck, loc.cit,, p. 278 (2* édit., p. 446). 
Madrêpora akes, Dau, op. cit., Zooph,, p. 457, pi. 51, ilg. 12. 

Cette espèce se distingue de la précédente par la forme des frondes 
qui sont profondément digitées. Les lobes sont étroits, oblongs ou li- 
gules, et ont souvent environ 6 décimètres de long, sur 5 à 10 centi- 
mètres de large et 1 à 3 millimètres d'épaisseur. Calices de la face 
inférieure des frondes très-nombreux et courts ; ceux de la face supé- 
rieure tubuliformes, inégaux (de 4 à 6 millimètres de long sur environ 
2 millimètres de large), dressés, jamais nd^ormes et souvent in- 
distincts. Etoile cloisonnaire distincte, mais avec les deux grandes cloi- 
sons presque réunies. 

a 

Antilles. 

79. MâDRIPOBÀ FLABBIXUir. 

Madrêpora flabeUum^ Lamarcky Hiet, des anim, sans vert,, t. II, p. i78.— 
2« édit., p. 447. 

Blainville, Man, d^iactin,, p. 300. 

-^— DesloDgcbamps, J^ncyctop., p. 505. 

~- Dana, op, cit., Zooph,\ p. 458, pi. 51, ilg. 13. 

Espèce qui ressemble assez au if. paimata par son port, mais dont 



MAOREPORIOES. l6l 

les frondes sont beaucoup pins minces vers le bord^ et les calices beau- 
coup plus petits. Le bord des frondes se compose de ramuscules nais- 
sants, (pii sont aplatis et n'ont qu'environ 5 millunètres d'épaisseur. 
Calices tubuHformes grêles, jamais naiif onnes, groupés quelquefois en 
lignes et n'ayant qu'environ 3 milUmètres de long, sur 1 à 2 de large; 
beaucoup de cellules immergées. Etoile cloisonnaire à peine perceptible. 

Antilles. 

80. Madrbpo&a ctclopteea. 

Madrepora eydoptera, Bana, op. cit,, Zooph,, p. 438. 

Polypier foliacé, à frondes très^arges, lobées et portant de grandes 
tubérosités arrondies et très-écartées. Calices très-^approchés sur la 
face supérieure des frondes. Longueu^des frondes, souvent 2 mètres 
ou davantage, sur de 7 à 14 centimètres d'épaisseur. 

Les touffes paraissent avoir environ 3 mètres de diamètre. 

ne de Wake, dans l'Océan pacifique. 

§ âââAâ (voyez page 159). 

§ 00. — Polypier composé de larges feuilles dres^ 

sies {pas de calices apicaux distincts) . 

8i. MaDKEPOHA LABR0S4. 

Madrepora UUtrosa, Dana, Exphr, exped., Zooph,, p. 486» pi. 43^ û$, 3; pi. 31» 
fig. 10«, 10»». 

Polypier lamelleux, à feuilles dressées, obtuses, larges de 2 1/2 à 5 
centimètres, sur i à 3 1/2 centimètres d'épaisseur, et h bord arrondi. 
Calices très-serrés, dressés, courts, très-forts, pas striés et cocbléari- 
fonnes (largeur environ 3 i/2 ou 4 millimètres; longueur un peu 
moindre; épaisseur du bord, plus de 1 millimètre). 

Mer de Soôloo. 

82. Madrepoba sbcuris. 

Madrepora secwris, Dana, Exphr, exjped., Zooph., p. 486, pL 43^ fig. 3, 2«. 

Cette espèce se distingue de la précédente par la forme des calices 
dont le bord est entier et pas développé en forme de lèvre d'un côté 
seulement. Les feuilles dressées qui composent le polypier sont tron- 
quées carrément au bout. 

Mers de l'Inde. 

83. Madrbpora cunbâta. 

Madrepora euneata, Dana, op. cit., Zooph,, p. 487. 

Polypier encroûtrant, dont s'élèvent quelques lames larges et dres- 
sées, à bord tranchant. Calices très-rapprocbés, tubuliformes, d'en- 
viron 3 millimètres de long sur moms de 2 de large. 

Bes Fidji. 
CoràUiaires. Tome 3. H 



i 



iÔS ZOANTHAIRS8 9CLÉR0O1ERMB8 PERFORÉS. 

« 

ESPÈCES FOSSILES. 

Il existe tin certain nenibre dé polypiers ^^ssUes ^ui doivent prendte 
place dans cette grande division du j^nre Madrépore^ mais coihme on 
n'^oeimaltque des fragments^ il seîait difficile de ranger ces Zoopliytes 
dans le cadre adopté cî-dessus pour la classification des espièoes ré* 
centes^ et par conséiputt il nous a Mmblé piéféial>le de les réunir 
ici provisoirement. 

84. Madrspora Sousdehi. 

BeUclWie hramhu? GuéUaid^ Mém,, L tH, pl.^, fig. 44-47. 
Mtidrepora fSolanderi, BefhiDce, llHct des Se. nat., t XXVIII, p. 8. 
Madrepora cariosa, €lolâTiiss^ PeirBf. Gvrm., 1. 1, p. 2â, pi. S, fl|;. 9. 
Madrepora Scîandèri, Michetm, Iccm. zoa^., p. 165, pi. 45^ fig. ^. 
Astrea Solanderi, Quenstedt, Handb. \âer Pettéf,, p. 645^ pL t)7, fig. fô. IttS. 

Polypier arborescent. Branches subcylindriques. Calices immergés 
(ou usés par le frottement)^ graods et très-écailés. Cœnenchyme très- 
poreux. 

Du terrain tertiaire du bassin de Paris (Mary^ Âuvert^ Graux^ Yal- 
mondois^etc.). 

85. MàDRBPOIU GimVELLlI. • 

lÊûdrepora'ixérvéUii, Defraiice, loc, cU, 
Michelin, Icon, xooph,, p. 105, pi. 45, fig. 8. 

Polypier rameux, cylindrique. Calices écartés^ saillants^ subvemi- 
dformes et espacés assez régulièrement en quinconce. Ccenencbyme 
réticulé. 

Terrain tertiaire de lalianche (HauteviHe). 

86. Madrepora ornata. 

Madrepora omata, Defraatie, Dkt, ées Se, ftat^ t. XXVIII, p. 8. 
MichelîQ, leon. zooph.j p. 1^4, pi. 45, fig. 17. 

Polypier rameux. Calices grands, très-écartés^ saillants^ dirigés très- 
obliquement vers le haut^ à 12 rayons bien distincts. Gœnenchypie 
réticulé près des calices et strié sur les l\ranches. 

Terrain tertiaire des environs de Paris (Ghaument^ Grignon^ 
Pames> etc.). ' 

87. JtfADREPORA SXARATA. 

Madrepora exarata, Michelotti, SpecxnoL dU,,p, i^k pi. Ç»^. 6. 
Michelin, op. cit., p. 67, pi. 14, fig. 3. 

Polypier rameux, à branches cylindriques. Calices iWécHocres, sub- 
verrucif ormes ou imi(aei^é^, inégaux et peu ou,poânt4reisé8«. 

Turin. 



'96. MADHSFCmA DBFOIIMIS. 

Bdiopora defomiis, Michelin, Icon. soofh,, p. 164, fH. 43, fig. 6. 

Mê^r^par^ d^émis, Btilae Çdwards et i. Halnie, Po«Hp. ^ t^r, p$i4oz., 
p. 140. 

Polypier probablement arborescent^ dont les fragments appartien- 
nent à des tiges assez grosses^ portant des commoncements dé bran- 
ches groupés tJpèB^n^égttMôMmenit. Calices immer^és^ médiocres^ très* 
écartes. 

I]?cifaiii0 tertiaires du basnn de Paris (Auvert). . 

MOitnepom àbrotanoides, litcMotti, Spec, zooph. del,, p. iSSi, pi. 6, fig. 7. 
Mq^t^f^^a\lavandida, Michelip, /con. xooph,, p. 67« pi. iA^Mg» 2. 

Polypier probablement cespitexui. Blranches spiciformes^ atténuées 
vers le bout. Galiceâ4j&tgés tiès^bliquementvers le haut^ saillants, 
substriés, de grandeur médiocre et subégauz. 

Fossile du terrain tertiaire miocène, (Tui^in, DaxJ. 

Nous. rapportoronsi avec doute au genre Madrépore, pn fossile de ]^ 
formation crétacée. de Halltlior. C'e^XVAsirèabipariitay Quenstedt, 
Hawdô. âerpé^r^A, p. ^45, pi. 57, %. 29, 1ÔÈ;2. ■ 

a* «KCTioN. MADREPORiE DISTICHiE. 

CffHces disposés pidocipaleniânt .aurJes hords latéraux de 
^iraoQbes Aplaties. 

90. BIàDRSPOBA ELB6ANS. 

(Pkinebe E 1, fig. 3*, 3*».) 

Polypier flabelliîorme, réticulé, à branches très-aplaties. Gœnen- 
cbymë assez dense, granulé et très-abondant. Polypiérites Viistiqûes, 
se détachant des bords latéraux des branches, très-proéminents, tièa- 
espacés. Calices arrondis au bout et à orifice très-petit. 

Origine inconnue. 

On trouve dans les ouvrages de divers naturalistes du dix-septième 
siècle, des figures de plusieurs polypiers .qui appartiennent au genre 
Madrépore, mais qui ne sont pas déterminables ; par conséquent, nous 
avons cru inutile de les citelr m 

• ' • • • 

TROISIÈME SOUS-FAMRtE '¥URBI#ARiNES. 

(TJJMlNAIimJS.) 

Polypier coiiposé»;âeoniplltpUa&i toojoiin f^ ^gmmsiim. 



l64 ZOANTHAIEBS SCLIEODKBIISS PBRFOEÉS. 

et réticulé. Chambre viscérale présentant an moins six cloisons 
prindpales également développées. 

Ce petit groupe, établi en 1850 par M. Haime et nous, 
comprend cinq genres qn'on peut distinguer de la manière 
suivante : 

/ / / spoogieaseetUendé- 

i I foliacé ou massif;! veloppée Tobkkaua. 

I I GolmneUe j 

L,^ ^J ( noue ÂBTBBONKA. 

à polypier ^ j fabmtKeai; ( "*"*'« Dehmaos. 

p^kiUairo AfiToucis. 



\li 



coiumelle j 



libre PALAàcis. 

Genre XIV. TOBBnAJUA. 

Madrepùra (pars)^ Pallas, Elench. zooph., p. 332. 
Turbinariaj Oken^ Lehrb, der Naturgesch. zooL^ 1. 1^ p. 67. 4815. 
Explanaria (pars)^ Lamarck^ Hist. des anim. sans vert,, t. II, p. 254. 
Gemmiporaj Blainville, Bict. des scienc. nat,, t. LX^ p. 352. 1830. 

Turhinainay Milne Edwards et J. Haime ^ Po/yp. des terr, paléoz,, 
p. 141. 

Polypier en général foliacé. Cœnenchyme abondant, assez 
dense et délicatement éebinulé. Cloisons presque tontes de 
même grandeur. Calices proéminents. Golumelle spongieuse, 
bien développée. 

Ce f;;enre a été établi en i8i5 parOken et doit conserver par 
conséquent le nom que cet auteur lui a donné; mais la plupart 
des zoophytologistes y appliquent celui de Gemmipora employé 
par Blainvilie. 

§ A. — Polypier $ étalant au-dessus d*un pédoncule basi- 
laire en forme de coupe. 

1. TURBINABIA CHATER. 

Madrepora crater, Pallas, Bien, zooph,, p. 359. 

Turbinaria crater^ Oken, Leftrb. der N<Uurgesch,, Zool,, U 1, p. 67. 

ExpUmaria itifimditnUwh, Eidiwald, Zool, 9p$c,, 1. 1 , p. 184. 

Gemmipora craier, BlainviDe, Manuel d'actin., p. 387, pi. 56, fig. 6. 

Explanaria infundibîdum, Lamarck, Bist des anim^ sans vert., t. n, p. 255 
(2« édit. p. 308). 

QmtmUp ora crater^ Daaa^ Ea>ptor. exped,, Zooph^ p. 411. 
' Polypier mince, tégnlièMnent tret^ifonaie dans' le jeune âge, mais 



i 



MAURÉPORIDE8. l6Sw 

se contournant plus ou moins par les progrès du développement. Ca- 
lices petits, arrondis, peu proéminents et à bords épsds, très-serrés, 
ayant environ 3 millisnètres de large, sur i ou 1 1/2 millimètre de 
haut. Cloisons au nombre de 12, subégales et s'avançant de suite jus- 
qu'à la columelle, de façon à ne donner à la fossette calicinale que 
très-peu de profondeur. Columelle médiocre et souvent ovalaire. Cœ^ 
nenchyme d'une texture très-fine et ayant un aspect spongieux. 

Océan pacifique. 

2. TURBINARIA PËLTATA. 

Madrêpora peUata, Esper, Die Pflanzenthiere, 1. 1, p. 37. Madrep,,i\. 49 
et86>fif»2. X 

Explanaria crater^ Schweigger, Hafiâb,^ p. 40. 

GefnnUpora peltata, Blainville, Manml d'àcHnohgie, p. 3S7. 

TubuUtria cuptda, Ehrenberg, op. cit, p. SI. 

Genmipora pêUata, Dana, op. cit., Zoopfc., p. 410^ pi. 50» flg. 4. 

Polypier cratézilbrme dans le jeune àge^ mais devenant peltiforme 
et même diversement cuntoumé chez les grands échantillons. Calices 
très-espaces, grands, cylindriques, abords épais, ayant en général en- 
viron 8 ou môme 10 millimètres de large. Cloisons très-nombreuses (32) 
et ne se réunissant à la columelle qu'assez loin de leur extrémité supé- 
rieure, de façon à donner à la fossette calicinale une profondeur con- 
sidérable et beaucoup de largeur. Columelle grande et bombée en-des- 
sus. Cœaenchyme plus grossier que chez le T. craÊer. 

Iles Fidji. 

3. TURBINARIA PATtnLA. 

Tiibularia peltata, Ehrenberg, CorallerUhiere des rothen Meeres, p. 81. 
Gemmipora patula, Dana, op. dt.y p. 410^ 

Polypier assez semblable au précédent par son port, mais ayant les 
calices beaucoup plus petits (environ 2 1/2 à 4 millimètres). 

Patrie inconnue. 

4. TURBINARIA CINERASCBNS. 

Madrepora dnerascens, Ellis et SoleDdér, Nat. Hist ofZooph., p. 157, pi 43. 

Esper, op. cUs^ Madrep., pK 68^ . 

Turhinaria cinerascms, Oken, Lehrh. der Naiwgesch., Zool, 1. 1, p. 07. 
Ecoplatiaria cinerascens, Schweigger, Handb., p. 419. 
Turbinaria cinerascens, Dana, op. cit. y p. 411. 

Polypier cratériforme, mince, souvent oontourné. Surface externe 
froncée. Calices médiocres et à fossette très-profonde. 

Mers de Tbide. 

Cette espèce est très-voisine de la T. mesenterina et a été souvent 
confondue avec elle, mais paraît devoir en ètrQ distii^guée à raiso^ de 
sa forme générale. 



i 



% 



r66 ZOANTRAlBEft MLSIIODBIIBIÉS PERFORÉS. 



5. TURfiINABIA GTATHIFORMIS. 

GmanUford eyatk^ionnity Bbmvflle, THot. des 90. nat.j t. LX, p. SSf . 

--^ Miobeite^ Jean» xoùpk., p. iXi, pi. 15^ fiisr. S. 
Wstplûnarià cyathifàrmit, Geenite^ Grunâr. der verst, p. 960: 
T^ôtfiorto cya^M/brmi»^ HîtAe Ëdwnrd^' et J. Hàime, Pd.dBStefr.pàbsoz,, 

p. 1-lt. 

Polypier cyathlforme, très-ëvasé et beaucoup plcuf épaSs que dabs 
toutes les espèces précédentes. Calices médiocres et peu proéminents , 
ayaat souvent 4 ou 5 millimètres de diamètre^ avec une ouverture 
d!en¥iron 2 millimètres. Fossette peu profDude. doitôn^ un jpeu îrtS- 
gulières^ en général 24. Golumelle large. Gœnenchyme g^sdiBr^ trèsr 
poreux et formant en dessous mie oouohe é|iftis9o^Âua5 Da^eQel^cs^ 
vités viscérales ta se piolobgent pas; 

Fossile du terrain miocène de 0ax. 

§ AA. — Polypier s'étalant m forme de Ùirfes fèuûles ir- 

régutièteSy très-contùumées^ mm ne à^ilecahi 
que peu. 

6. TURBINARIA HESENTERINA. 
(PL El. fij. ISlM 

Bxpktnaria meseni$rlmi^ Ladiarck, Hiêt^ dès anim, Mnt^ mrt,^ U ft\ p. M 

(2«édit.,p.309). . 
Gemmipora meserUerina, ^taiiTtile^ JMofMMl d^actinol., p. 387. 

Ex^naria mesenterina, Milne Edwards, Atlas du Règnfi anim. de Guvier^ 
Zoapk., pL «Stèr, flg. f, ^. 

Expkmaria cinerascens? Ehrenberg. 

I 

Pôlifpieip en gâiéral foliacé, contourné, ittégtfliërèméïit'ïïdsstié en 
dessus, quelquefois encroûtant. Calices très-saiHant^, fort espacés, à 
bords épais et de grandeur médiocre (diamètre envil^0B!3'itâ]li!liëtrès). 
Cloisons nombreuses (24), subé^ales et ne s^étendant qu'à peu de dis- 
tance de la muraille, de façon à rendre la fossette calioinale très- 
ouverte; celle-ei large d'environ i ai! i/2 nttUfmètreet ttès-protoiide. 
Columelle très-large, mais en général peu vMbl» à cause <te la pro- 
fondeur de la fossette. Gœnencbyme très-rude. 

Mer Rouge et Océan indien. 

Le polypier décrit par M. Dana sous le nom de G^mipora cineras- 
eeM{&p. cU*, p; 40i)> pourrait bien être une espèce distincte dès pré- 
cédantes. 

Nous sommes porté à croire aussi que VExplanarkn me$miimn& de 
Quoy et Gaimard {Çolleet» du Mméuim), quoique très-voisine du Tur- 
hinaria ctnerasdsns^ doit en être distiiiguêe spéciàqu6^ent> car la fos- 
sette caiicin^é est beauc6u|^ moins profonde; maïs nous n'en con- 
naissons qu'un fragment. 



V 



S ÂAÀ. -^ Polypier œmpaêé de frèndes réunie$ m groupe. 

7. TURBINARIA FRONDESGENS. 

Gemmêpora firondescens, JAanà^ op,cit, p; 41^. 

Polypier composé de frondes dressées^ sinueuses^ quelquefois lobées« 
Calices serrée^ eourls^ subcylindriques^ à orifice profond. 

Iles Fidji. 

8. TURBINAEIA BIUSSICA. 

Gemmipora brassiea, Uànn, op. dt,, p. <41S, pi. 29, fig< f. 

Frondes larges, minces et disposées irrégulièrement éii cémets. Ca- 
lices très-espaces, très^praéisi^ents. ek médjioeres. Fossette large et 
profonde. Cloisons nombreuses et petites, Colu'melle très-large. Cette 
espèce se dislingue aussi du T. frondescens, par l'abondance de rides 
très^xûarquées à la fae« infénieurt» des extrémité» des îtonàe». 

Des Fidji. 

§ AAAA. -r Polypier massif, glomériUé. 

9. TUKBIlUkBU PAUFBBÂ. 

Aftrea paUfera, Lamarck, Hist des anim. sans vert,, t. II, p. 2182.— ^ ^Um 
p. 409. 

Gemmipora paUfera, BlainviUe, Manuel d*actin,^ p. 387. 

Dana, op. dt,, p. 409, pi. 9», fig. 2. 

Polypier en loasso arrondie ou lobée* Calices très-serrés et à bords 
épais. 

Iles Fidji. 

L'AfiTTRiopoiu gnsLLiJTATA de Blainfille [Manuel ^oeHnelogie, p. 383, 
pi. 60, ûg. 4. — Dana op. cil^., p. 416), nous parait devoir prendre 
plaee ici. Les calices sont médiocrement saillants, très^^spacés et à fos- 
sette peu profonde; les cloisons sont nombreuses et égales; la c^a^ 
molle est grande; enfin, le cœneachyme a un aspect vemioulu. 

a 

f 

Genre XV. A8TREOPORA. 

Astrea (pars) Lamarck, Hist. des anim. sans vert., i. II, p. 26t. 
As^opora, Bkinville, Dict. ^ scien. nat., t. LX, p. 348. 1830. 

Polypier massi£ Gœneachyme d'un tissu très-làche et forte- 
ment éckinulé à la surface. Cloisons inégalement développées, 
non débordantes. Pas de eolamelle. 



l68 Z0ANTHAIRS8 SCLÉRODEIIMÉS FEBVOBiS. 

§ A. — ; Polypier dent le cœnenehyme esi foriemeni ieki- 
nulé à sa surface. 

1. ASKBSOPORÀ pm^ynrARu. - 

Astrea puMnaria, Lamarck, Hist. des aném. sans vert., i, II, p. 262. 

» 

Polypier encroûtant^ massif. Cœnenehyme poreux, tiès-échinalé. 
Calices inégaux, peu saillants, à bords arrondis et pres<pie contigus. 
Cloisons inégales, les 6 principales se réunissant dans Taxe de la 
chambre ^iscérale, assez près de Torifice du calice pour que le fond 
de la fossette soit en général très-visible du dehors. 

Iles Fidji^ etc. 

2. ÂSTRBOPORA HTRIOPRTHALIIA. 

(Planche E 2^ fig. 4.) 

Astrea mifrioplUhakna, Lamarck, Bist. dee a$iim. samveri., t. Il, p. KM. — 

(2e édit., p. 407). 

Astreopora myriophthaima, BlainviUe, Manuel d'actin., p. 383. 
Milne Edwards et J. Haime, Pol. des terr, pakBox,, p. 14i. 

Espèce très-voisine de Y A .pulvinariay mais ayant les cloisons moins 

développées, et par conséquent la fossette calicinale beaucoup plus pro- 
fonde. 

Mer Rouge. 

3. Astreopora asperima. 

Goniopora asperimaj Hicbelin^ Iconogr,, pi. 45, fig. 5. 

Explanaria asperima, Geinitz, Grundr. der verst., p. S69. 

Astreopora asperima, Milne Edwards et J. Haime^ Pot, des {err.patœoz., p. i41. 

Polypier massif. Calices assez serrés et très-peu proéminents. Fos- 
sette peu profonde, ayant 2 millimètres de diamètre ou un peu plus. 
6 cloisons principales minces, mais très-développées, et 6 secondaires 
médiocres; quelques traverses incomplètes dans la partie inférieure 
des loges. Cœnenehyme très-grossier, très-poreux et échinulé à sa sur- 
face. 

Fomle du terrain tertiaire éocène. Valmondois. 

4. Astreopora sphobroidalis. 

Astrea sphœroidalis, Michelin, Icon,, pi. 44,'fig.9«. 

Astreopora sphœrMalis, Milne Edwards et J. Haime, Pciyp. pakBOZ., p. 141. 

Polypier massif, élevé. Calices serrés, à bords minces et à peine 
saillants. Fossette grande, évasée et ayant généralement environ 2 1/2 
millimètres en diamètre. Cloisons secondaires presque aussi dévelop- 
pées que les primaires; cloisons du troisième cycle petites. Cœnen- 
ehyme spongieux, à tissu grossier et très -irrégulier, médiocrement 
échinulé à sa surface. 

Fossile du terrain éocène. Pâmes, Valmondois. 



MADIUÉPOBIDBS. 169 

§ ÂA. — Polypier dont lé camenchyme est poreux, mais 

granuleux, plutét quéchimli à la surface. 

5. ÂSTRBOPOBA PUNCTIFERA. 

Astrea punctifBra, Lamarck^ Bist. des atitm. sans vert,, t. II, p. 260.— 2< édit^ 

p. 407. 
Astreopora punctifera, Blainville, Manuel d'actm,, p. 585. 

Dana, op. ctt., p. 416. 

Polypier globuleux. Calices petits^ inégaux et peu saillants. Surfaoe ' 
cœnenchymateuse intermédiare ponctuée et poreuse, mais' presque 

Mers de Tlnde. 

6. ASTBBOPORÂ PAKIGBA. 

HeUopora panicea, BlainviHe, Dict. des scien. nat,, i. LX, p. 558. 1850. 
Astrea panicea, Michelin, Icmogr., pi. 44, fig. li. 

Parités? panicea, Lonsdale dans Dixoo, Geof. and foss. of (he Chalk form, of 
Susseœ, p. 156, pL 1, fig. 7. 1850. 

Astreopora pankeaj Pictet, PMont., t. IV^ p. 451, pi. 106, fig. 15. 

Polypier encroûtant ou fFondiforme.*Galioes petits, peu saillants, 
bords minces %X assez espacés. Fossette calicinale peu profonde et 
n'ayant guère que 1 millimètre de large. Six. cloisons principales 
minces et bien développées, et six cloisons secondaires très-petites. 
Gœnencbyme poreux, mais pas échinulé à la surface^ dans les parties 
bien conservées; dans les parties usées, offrant ime texture spongieuse 
très-irrégulière. 

Fossile du terMûn tertiaire éocène. Valmondois. 

Genre XVI. DEHDRAGIfl. 

Maàrepcra, Defrance, IHct. des Se. nat., t. XXYIIl, p. 8. 

Micbelin, Iconogr.zooph., p. 165. 

Dendracis, Milne Edwards et J. Haime, Comp^.-rend. de VAead. des 
sdm., t. XXIX, p. 70. 1849. 

Polypier arborescent. Gœnenchyme très^deose, granulé à la 
surface. Calices submammiformes. Pas de colomelle. Cloisons 
peu nombreuses, subégales et à peine débordantes. 

1. Dbnoracis Gervillu. 
(^laDch^ES, fig. 1.) 

Madrepora GérviUHy Defrance, JHct. des seêen. nat., t. XXVIil, p. 8. 

Michelin, leonogr., p. it/^ pi. 45, lig. 8. 

Dendrads GervUUi, Milne Edipvirds et J. Haime, BrU. foss. Coraky p. zxm. 



170 ZOA1ITHA1AS8 flOUÉSOMBliÉS PSBFOBBS. 

Pdypiar à branches cylinânqnes, dichotomes. Calices petite^ à 
bords arrondis. 

Fossile du terrain tertiaire à Hauteville^ dans le département de la 
Manche. 

Nous croyons devoir rapporter à ce genre le fossile décrit par Lons- 
dale sous le nom de Madrepora tubulata {Quat. Joum, of the Geoï. soe. 
of Lmd.y t. I, p. 520 et 521^ fig. a^h, 1845)^ maïs ^'il ne faut pas 
confondra avec YAstrea tubulata, de De&ance. 

Cette espèce n'est connue que par une empreinte. Rameaiix larges 
de 6 ou 7 millimètres. Calices écartés^ larges de 1 millimètre 1/2, 
tfà»*p6u saillants. Six cloisons principides^ altemmft «?ec six mdi- 
mentaires. On Ta trouvé dans la formation éocène à Jacksonboroo^ 
(Amérique du Nord). 

Genre XYIl. AmNACU. 

AdinaciSy D^Orbigny, Note sur des Poljffp. foss., p. 11. 1849. 

Milne Edwards et J. Haime^ Distrib. m&hod. (Polj^p, des tetr. 

paléoz., p^ 142). 

Polypier à cœnencbyme très-dëveloppë, assez dense et £[ra- 
nulé. Cloisons subégales, i^n peu débordantes. Columelle pa- 
pilieuse. Des palis bien développés devant toatÉB les eftoisons. 

On ne connaît aucune espèce récente appartenant à cette 
petite division générique, dont l'établissement est du à Aie. 
D'Orbigny. 

1. AdlNAaS HARTINAirA. 

Aetinaeis martinana^ D'OrUgiiy^ NoU nif ths Mifp. ^«.> p. 11 (1848), et 
Prod., t. n, p. 209. 

Hilne Edwards et J. fiaime, Polygp* patooj;., p. 142. 

-~ Eeuss, Beitrœge xur charakterisHU der KreideschiM m dèn 0<- 
taipen (Mém. de VAçad. de VUnm^ t. VU, p. 127, pi. 24, fig. 12-lSO- 

Polypier subdendroïde. Calices circulaires peu saillants, espacés et 
séparés par ime surface cœneoebymafeuse qui présente de gros grains 
souvent disposés en séries subvermiculé^. Cloisons subégales, au 
nombre de 24, un peu débordantes et à fond faiblement arqué. Palis 
larges, aases minces, arrendis. Diamètjee des calicesy 1 1/2 nUl^mètre. 

Fossile du tertain ^rétaaé à Flguières et à Gosau. 

2. AcTiNACis Haueri. 

Actinacis Haueri, Reass, op, ait, {Mém, de VÀfad. de Vienne, t. VII, p. 128, 
pi. 8, fig. 13 et 14). ^ 

Calicea beànoonp plna peAN» qae daas Te^^ précédente. Cksaoï- 
cbyme plus compacte; les TieiEsaicmlAlâiena pbis grossa»> et les pores 
ifltemédiakes htÊsamsp fibWîpetils. 

Terrain crétacé de Gosau. 



«rAi5Ai£t»oiâiD£8: 171 

3., ' ACIIXAGIS ELEGÂNS. 

Adinaeis tkgans, BLeuSB, \oc. dt, pi. 24, fig. 16-18. 

Calices ne différant que peu de ceux de VA, martinana, mais le 
cœnenchyme couvert de gros tu})ercules subarrondis, avec de gros 
pores aux points de rencontre dos. sillons qui séparent ces éminences. 

Terrain crétacé de Gosau. 

Genre XVtil. PAUEAXm. 

BûlaaoiSj Heôme» note ixiédite» 

Polypiei^iibr», toait conkposé, arrondi et trké^-ceinprrînië à sa 
baise-. Calices, dAposés Tun ati sommet et les autres par paireé 
s«r. les dieux arêtes latérales» Cœnenchyme ^dotackit ver^ 
miculé. 

Ce n'est qu'airec doute que nous plaçons Ici cette petite divî* 
sion générique, que M^Haime a proposée pour des fossiles dont 
la structure ne nous est que très-imparfaitement connue et dont 
nous n'avons vu que des contre-moule^ Il ne nous parait pas 
bten eertdin que ce soient même des GoraHîàirës ; mais en atten- 
dant plus de reaseîgnementB, nous.dotinerob8 ici la description 
de ces corps, qui nous a été remise pat* notreregrellé cAl^borar 
teur, peu de temps avant sa mort. ^ 

Paljsacis OmBI^OBlttS. 
(Planche El, fig. 2.) 

Polypier cunéiforme^ très-oomprimé à sa base, dont le bord est fai- 
blement arqué. Les stries costales qui recouvrent les polypiérites et le 
cœnencbyme, sont ûnes^ flexueuses et fréquemment interrompues. Lé 
nombre des calices varie dans tous les exemplaires que nous avons 
ëxaminéis; dans les plus jeunes^ il est de 2 et 3; dans les plus avancés^ 
de 4 ou 5. Les calices s'ouvrent tous sur les côtés du polypier ; ils sont 
subcirculaires ou un peu oblongs. Ils paraissent avoir été partagés par 
deux grandes dèisonis, dont on ne voit phis que des traces fort 
obscure^ di»itf la diteetiicln de l'axe vertical du polypier. Les cloisons 
éflftiént prbBàbtetn)e(ût foft minces dans no'S exemplaires^ elles ont 
toutes été détruites et n'y sont plus représentées que par des stries 
fines^ peu inégales^ au nombre de 30 ou 40. 

La bauteur du polypier le plus grand parmi ceux que nous avons 
observés, est de 2 centimètres; la largeur des calices est environ de 4 
millimètres. 

Trouvé dans le terrain carbonifère à Spurgen Hill (Indiana), par 
M. S. A. Gassedois^ de Louisville. 



17a Z0ANTHAIAZ8 SCXÉHODBBlOfcS PERFORÉS. 

DEUXIÈME FAMILLE. PORITIDES- 
(PORITIDJS.) 

Polypier composé, enlièremeill formé par un sclérenchyme 
réticulé, trabiculaire et poreux; les individus toujours -intime- 
ment sondés entre eux, soit directement par leurs murailles, 
ou par l'intermédiaire d'uncœnenchyme spongieux et se multi- 
pliant par gemmation, ordinairement extra-calicnlaire et sob- 
maj*ginale. Appareil septal toujours plufi ou moins distinct, 
jasaais complètement lamellaire, et formé seulement par des 
serres de trabicnles qui constituent par leur réunion une sorte 
de treillage irrégulier et plus ou moins lâche. Murailles pré- 
sentant la même structure poreuse et irrégulière. Chambres 
viscérales contenant quelquefois de petites traverses rudimen- 
taires, et n'étant jamais divisées par des planchers (^). 

Celte famille, établie par M. Dana en 1846, a été modifiée 
dans sa constitution par M. Haime et nou» dans la monogra* 
phie qdft nous en avons donnée en 1851 dans les Àtmùles des 
Silences naturelles (série 3, tome XVI). 

Nous partagerons les Poritides en deux sous - familles , 
savoir : 

r Les PoRîTiNiE, chez lesquels lé cœnenchyme est rudi- 
menlaire ou nul ; 

2' MoNTiPORiN^, qui ont un cœnenchyme spongieux ou 
aréolaire bien développé. 

(1) La structure de ces polypiers a été représentée dans dis figures que nous 
avons publiées dans l'Atlas de la grande édition du Règne animal de Gcivifif 
(Zooph., pi.S4&w)^ et que M. Haime et nousaTons reproduites dans la Mono* 
graphie citée ci-dessus. 



rr 



PÛRITÏDES. 173 



« 



« 



PREMIÈRE SOUS-FAMILLE. PORIIIENS. 

{POmiINJE.) 

Ce groupe, caraclérisé par l'absence plus ou moins com- 
plète de cœnenchyme, comprend les Porilides et les Alvéopo- 
rides de M. Dana. Il se compose de neuf genres, qui peuvent 
être distingués entre eux par les caractères suivants : 

Ipen développées; on tnbercnle columel- 
laire* . • Pobitbs. 
bien déT^oppées; pas de. tnbercnJe cola» 
mellaire Rhosuloea. 



l 



I 



°^Mn^*i ^ (swblamelUires . . LnnubAaA. 
•11 f 

povtrellaires sealement Alyeopo&a. 

pas I - pées, | 
le palis ;\ i /ne formant pas de séries méan- 

cloisons \ ff eon- 1 droîdes MicaosoLENA. 

Ifliientes;/ 

I calices i disposés en séries linéaires^ arec 

\ V des calices intermédiaires. . . Meahdraboia 

très-déreloppées, sablameUaires, serrées et con- 

\ flnentes ; calices sobsérialaires. GoscaMAaciA. 

Genre I. PORITES. 

Madrepora (pars)^ Paillas^ Ësper^ EUis^ etc. 

Porites (pars)^ Lamarck^ Sist, des anim, sans vert., 1. 11^ p. 267. 1816^. 

Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rend. de VAcad. des 

sden., t. XXIX, p. 258. 1849. 

Polypier composé de sclérenchyme irrégulièrement réticulé 
et spongieux, à épithëque basUaire mince ou rudimentaire. 
Calices peu profonds, à bords plus ou moins nettement poly- 
gonaux, simples, et quelquefois très-peu marqués. Cloisons ordi- 
nairement au nombre de douze, quelquefois moins nombreuses, 
peu développées, et en général peu distinctes des palis; ceux-ci 
sont papilleux, au nombre de cinq, six ou plus, et sont disposés 
en un cercle simple, qui entoure un tubercule columeliaire, le 
plus souvent peu développé et peu visible. 

Lamarck a établi ce genre, -mais en y comprenant beaucoup 
d'espèces qui n'y trouvent plus leur place dans la classification 
adoptée ici. 



174 ZOANTHÀfRES SÇL^V^Qp^miKS PBRFOBÉB. 

Le genre Stylarœa que M. Haime et nous avions forme pour 
un Porhine à columelle 3tyliforme, y rentre. 

Presque toutes les espèces connues appartiennent à Fépoqae 
actuelle; une seule a été trouviée^l^ëcat fossile dans les terrains 
tertiaires. 

m 

§ A. — Polypier rameux, m io^ffé dm^rcifk* 

i. PORITES FURCATA 

Porites fuircata, Lamarck, Hist. des antm. sans wrt., t. II, p. 271. 1816. ^ 

2e édit., p.43i7. 
Pùritesreeta, Lesueur^ Mém, du Mus,, t. VI, p. 388, pi. 17» PS- i6. 1820. 
Pof^tes /Wcoto^ Eudes destengohamfps, Éncifi!^.{fooph,)ypJUS5. ip24. 
Parités reday Beslongchamps, Und., p. 631. 
i>oflé0« /^fcaea^']ttainvfUe,\Oiof.;d« «e. i^aL, t. XUII, p. pi. 1826. 
Heimpona furcaia^iBïtiinviUe, Manuel d^attin.yp. 392. 1834. 
Poriies furcata, Dana, Ea^. eix^,,Zoophf, p. S35« 1846. 
Porites recta, Dana, tbid., p. 536. 

Porites furcata, Milne Edwards, Atlas du Règne amm. de Cancr^ Zoofh., 
,pl.84dî«. 1850. 

- — Milne Edwards et J. Haime, Monogr. des Poritfdes {Anf^. des se. 
na$,, t. XVI, p. 24, pi. 1. fi^. 1). 

« 

Polypier en touffe runeuse> multicaiile^.À^toaioliescylisidToîdes, 
serrées et peu divergentes, mousses et lég^èrement comprimées au som- 
met. Une épithèque mince, pelliculeuse, recouvrant les calices les 
plus vieux jusqu'aux daux tiers de la hauteur des rameaux. Calices 
peu inégaux, presque superficiels, polygonaux, à murailles minces et 
crénelées, larges de 1 millimètre au un pftii pU»s. jCHoistiBS .indiiliifflfefls. 
En giénéral, cinq ou six palis arrondis et .un peu s^iUptnts^ trè6-»|s^ 
ment sept ou huit. Il existe entre eux ,une p^^ti^ fpss€^ bien -dis- 
tincte, au fond de laquelle on ne distingue p^s |d6 tubercule colu- 
mellaire. Le diamètre des rameaux est d'environ 13 millimètres ou un 
peu plus. 

Habite Saint^Barthélemy et Saint-Christophe, suivant 'Lesueur ; la 
Barbade, suivcuit Dana. - 

M. Dana rapporte, avec doute, à cette espèce le Pontes flabelliformis 
de Lesueur. 

Le Porites cylindrica de M. Dana {op, cit., p. 839, pi. 34, fig. I) 
ressemble ^beaucoup au P. ^cata, mais^a les braAAbes plus grUias et 
plus 4i:e49sées. Les calietsfacûssent. être aijpsi- moins profonds^.Ilâe 
trouve aux îles Fidji. 

^ ,â. dPORIXBS GLAVABIAi 

Porùs sive corMum astroites^'eic, R. Bforison, Plant, hist. univ.^ L |, p. 637, 
sect 13, Ub. 10, fig. 11.1713. 



CoraUhm poris stêOaiis, Seba, Thés, loc, rer, nat,, t. III, p. 902, tab. oix, 
no H. 4788. 

Madrepora porites (pars), Pallas, Elench. zooph,, p. 324. il§ù. 

(pari), Linné, Syst nat, édil. 12, p. 4279. 1767. 

Madrepora porites, Ellis et Solander^ Zooph,, p. 172, tab. xlvu^ fig. 1, 2. 1786. 

Esper, Pflûnx,, t. ï, p. 133, JfâSr., tab. xxi. ITÎîl. 

Porites èlavaria, Lamarck, Bist, des anim» sans vert,^ t. Il, p. 270. iSltB.— 

^ 6dn., p. 4:^. 

Porites congUmerata (pars), Lamarck,&kf. ^6$ dnlm. ^tfifs ver/., t. Il, p. $89. 
'fôie. — 2« édit., p. 454. 

Porites clavaria, I«esueur, Mém. du Mus,, tVl, p. 2d9, pi. 17, fig. 1*7. tS26. 

Lamouroux, Exp. méth,, p.>61, pi. 47, Bg. 1,1* 1821. 

Dealopgehamps, iPiK^c^ ff»^/A.>^iHi!Pi^., p. 6^ 1824. 

Blainville, Diet. des se.^at., t. XUII,.p. 50. 1826. 

Ehrenberg, CoraU. des roth, Meeres, p. 117. 1854. 

-^— Dana, ExpU eocp,, Zoù^ih.^ p. ^. 1 846. ^ 

MUfe Edi(rards et J. fiaiine, Monçgr.dss B&riiides, loc. df»^ p. 26. 

'Polf pî«r âénd»)!de^ à ittiHeftux sulMfflilidriqties^ ^d^ttet^miis, un peu 
E$nâé3 j^u sommet. CaJîœs peu in^aux^ larges de i uûllixoètre 1/2^ 
presque supeificiel^^ à murailles peu âistiur«tes des cloisons : celles-ci^ 
au noiDQLbre de douze^ médiocrement i3;dnces^ alteruativeiaenjb iné- 
gales. Lies pidmaif es sont seules miunies de palis qui .$ont âri:ondis 
- et Jpien distincts.; maispresque toujours l'une d'elles est moins dé- 
veloppée que les autres^ et ne porte qu'iua palis rudimentaire; Tes- 
paoe central laissé entre les cinq palis apparents est très-peti^ et oc- 
cupé par un tubercule columellaire vu peu plus grêle que les palis 
qui l'entourent. Les rameaux ont 2 ou 3 centimètres de diamètre. 

Habite les Antilles. Lamarck l'indique aussi des mers de l'Iiude» et 
M. Ebrenberg de la mer Rouge. 

3. Porites confxrta. 

Madrepora conglornçratay^pet^ Pflan%., 1. 1, Suppl., p.)74, tab. m. 4797. 

Porites /iurca^a (var. 2), Lamarck, Hist. des anim. sans vert,, t. II, p. 271. 
1816. — 2« édit., p. 437. 

Porites con/iwta,' Dana, ExpVeosped., Zooph., p. 557. 1816. 

"Mitne Edwards et J. Haime, Monogr. des Poriiides, loc. eit,, p. 27. 

Polypier ayant des rapports par l'aspect général avec la P. furcata, 
dont il diffère seulement par des brancbes un peu plus divergents et 
plus atténuées au sommet. Les calices larges de 1 n^llimètre ou un 
peu plus, sont un peu inégaux, et ont des bords muraux minces et 
beaucoup plus nets. Les cloisons sont peu distinctes et fort étroites ;*les 
palis bien développés et un pQu saillai^ts> au nombre de six (très-ra- 
rement plus) ; et presque toujours l'un d'eux est beaucoup plus petite 
et situe un peu en dehors du cercle formé par les fcinq autW8.> tow^ 
marque quelquefois au centre un tubercule stylifbrme très^gréle.-Le 
diamètiSi des ra,a^eaux e^t de 1 o]ul % oeo^p^^es. 

Habite Madagascar, suivant Esper. 



176 ZOAKTHAIRE8 SOliBODKAMÉS PSRP0RÉ8. 

4. PORITBS NlGRBSGDfS. 

PorltBs mgrescens, Dana, Zooph», p. 537, pi. 54, fig. i. 1846. 
— — Hilne Edwards et J. Haime, loc, cit.y p. 32. * 

En touffe rameuse; rameaux allongés^ assez serrés, quelquefois coa- 
lesceuts^ flexueux, subcylindriques^ graduellement atténués au som- 
met^ obtus. Tiges quekpiefois épaisses à la base de 1 pouce à 1 pouce 1/2. 
Ramuscules épais de l/3ài/2pouce9et longsde2 pouces à 2 pouces i/2. 
Polypier isolide. Calices assez grands, à peine excayés ou superficiels. 
Murailles larges et granuleuses. 

Habite les îles Fidji. 

Cette espèce, qui ne nous est connue que par l'ouTrage de M. Dana, 
pourrait bien n'être pas distincte de la P. conferta. 

5. PoEms LiSns. 

Poriies levis, Dana, Expl.exped.^ Zoaph,, p. 5K9, pi. S4, fig. 5. 1846. 
Milne Edwards et J. Haîme, Mcnogr, des PoritidMg ioc. ci^.^ p. S7. 

Polypier très^voisin par son port de la P. con/îsrta, mais ayant le 
sommet des rameaux im peu comprimé. Les calices sont superficiels, 
à muradlles très-^peu distinctes, un peu inégaux, larges de 1 millimè- 
tre 1/4. Douze cloisons peu inégales, et terminées chacune par lin ou 
deux petits tubercules graniformes un peu plus petits que les palis : 
ceux-ci ordinairement au nombre de six, mais avec Tun d'eux rudi- 
mentaire. Un tubercule columellaire bien distinct. Toutes ces parties 
étant très-rapprochées, Taspect du calice est entièrement granuleux 
ou finement papilleux. Le diamètre des rameaux est de 10 ou 15 mil- 
limètres. 

Habite Tôngatabou, les îles Fidji, etc. 

6. PORITSS FLEXUOSA. 

Porites flexuosa, Dana, Eicpl. exped.y Zooph,, p. 554, pi. 55, fig. 6. 1846. 
Milne Edwards et J. Haime, Monogr. des PoriHdes^ loc. cit., p. M. 

En touffe rameuse courte; rameaux flexueux, divergents, très- 
courts, épais de 1/2 à 2/3 de pouce, renflés au sommet, très-obtus ou 
subtronqués, quelquefois subflabelliformes, larges de 1 pouce et lobés. 
Polypier très-poreux, spongieux au sommet. Calices larges presque 
de 4/5<* d'une ligne, peu profonds, plans au milieu, à murailles ob- 
tuses. (D'après M. Dana, loc, ciL) 

Habite la Barbade. 

7. PORITES GOMPIUESSA. 

Porites œmçràssa, I^ana, Esopi.eQsped., Zooph , p. S52, pi. 53, fig. 5. 1846. 
1 — tfiliu» Edwards et J. Haiioe, Monogr. des PoritideSy hc, cit., p. 31. 

En touffe rameuse, sublameHifôrme et dressée, coalescente infé- 



•• u 



PORITIDES. ijj 

lieurement, lobée ou lameuse dans ses parties supérieures; lobes 
comprimés, laides de 1/2 à 3/4 de pouce, raremeut de 1 pouce i/2, 
longs de 1/2 pouce, subtronqués au sommet, et épais de 3 ou 4 li- 
gnes, non davifonnes. Polypier solide. GaUces larges de 1/2 ligne, 
nettmnent polygonaux, très-peu profonds, piano-coniques. Murailles 
algues et tiès-minces. (D'après M. Bana.) 

Habite les lies Sandwich. 

8. POBrCBS KOIU)AX. 

Poritûs mordax, Dana, Expl, easped,, Zoofh., p. 582, pi. 85, flg. 5. 1846. 

Milne Edvrards et J. Haime, Monogr. des Paritédes, loc, dt, p. 51. 

En touffe rameuse ; branches presq[ue simples et un peu comprimées, 
souvent unies en lame dans leurs parties inférieures; ramuscules longs 
de 1 pouce i/2 à 2 pouces, épais de i/d de pouce et larges de 1/3 de 
pouce à î pouce, plans^arrondis au sommet, non claviformes. Poly- 
pier fort et solide, à surface trèsp^échinulée. Calices larges de 3/4 de 
Hgne, profonds et coniques. Murailles aiguës, échinulées. (D'après 
M. Dana.) 

Habite les îles Sandwich. 

9. PORITBS KUCRONâTA. 

Mndnpora porites, Esper, Die Pflanx., 1. 1, p. 155; Madr., tab. xxi, A. 1791. 

Dana,'JE!xpi. exped,, Zoojph., p. 558^ pi. 54, fifp. 2. 1846. 

Mibe Edwards et J. Haime, Monoffr, des Poritides, hc. ctt,, p. 52. 

La toufié rameuse est d'un brun très-foncé; les rameaux sont forts, 
divergents, presque cylindriques, atténués au sommet et souvent 
comprimés inférieurement. Les ramuscules ont environ 1/2 pouce de 
diamètre à la base; ils sont longs de 1 pouce à 1 pouce 1/2, et souvent 
coalescents. Les calices sont à peine excavés, et il yen a environ 
sept ou sept et demi dans un 1/2 pouce. Les murailles sont granu- 
leuses et moitié moins larges que les calices. Les six points situés au- 
tour du centre des calices (les palis) sont petits, mais distincts. (D'après 
M. Dana.) 

Habite la mer de Sooloo. 

La PoRiTES ?kiMJLTJL, Dana {Zooph., p. 858, pi. 54, fig. 3), qui provient 
également de la mer Sooloo^ nous paraît une variété de la précédente, 
& rameaux moins coniques au sonnnet. 

10. POKITKS LOBATA. 

Dma, Zooph., p. 861, pi. 85, flfp. i. 1846. 

Masse lobée, en lames très-épaisses et gibbeuses. Polypier ayant les 
calices angulaires, plauo-coniques, larges de près de 3/4 de ligne. Mu- 
railles très-minces et aiguës. (D'après M. Dana.) 

Habite les lies Sandwich. 

Corottiotres. Tome 3. 12 



l 



178 ZQANTHAIRE8 SCLSROOERMis PBRFORiS. 

11'. PORITES FIABELLIFOKaiS: 

X 

Poritês flabdUformU, Lesnetir, M^- au Mwi, il YI, p; S6i» 4810.' 

DeiioD8€h«np8, BUcyd., Zoopk., p^ 652^ 1824; * 

Miloe Edwards et J. Haiiild, Ufmogr: tfe^P^NMâ»; loaidt^ pu 51. 

Rameaux flabellif ormes au sommet et dUrergeaU; oppôééd^ dbpi^ 
horizontalement sur une tige subcompriméew 

, Habite la Guadeloup;^. 

Id. POUTI» DITAHtCAfA'. 

PùrHes divaricata, Lesuetir, Mim, du Jfitt ., ti VI, p^. 28>; IWk 
— - DesIèngcUamps, Swyehy Z^ph., p. 6St2« i824. 

Dàfta, Sccpt.'exped., Zbopfe., p. 5S9. 1846. 

Ititne Ëdivardis et J. Hèlhne, JAm^. déi Pd HW g i ; loà: cit., p. 30. 

RanUBaur grôles, écazlés^.sulieompiiûiés^ divergeât»; leiivenéft WK 
les côtés^ bilobés aux extrémités. 

Habite la Guadeloupe. 

§ AÂ. — Polypier encroûtant ou en masse convexe et gâteuse^ 

OU' lohée» 

i 

§ B« -^ GùlttmeHe pmdévdoppie.' 
$GG. ^ Murailles épouses. 

ld« PoUTB&ASfHOÏDlSi 

Porites astr soldes, Lesueur, op. cH,, Mém. du Mus.^ t. VI. 

Lamarck, Hisi, des anim. sans vert, t II, p. 266». — 2" èdîf., p. i$^* 

— — Blainviile, Man, d'actif»., p. 3^^ pi. 61, fig. 5. 
— * Daoa, op. dt., p, 561, 

Polypier encroûtant ou massif, très- irrégulièrement hMs^-tà 
dessus et très-rude. Murailles très-^pai^ses^uà teattuse grbHâfechet 
triès-échinulée. Douze rayons cloisonnaires bien distincts. Polypes 
d'une couleur jaune «de soufre, avec les tentacules bnins à la base et 
portant une petite tache noire à leur extrémité. 

Mers des Antilles. 

* a • 

14. Porites altbolàta. 

Polypier encroûtant et donnant naissance à des masses gibbeuses 
pu lobées» Calices très-profonds. Ooisons minces. Palis très-feîblès. 
Murailles épaisses, très^rudes jamais granulées plutôt qU'éeliinuléés. 
Diamètre des calices^ environ 1 millimètre. 

Mer Rouge. 



1 



4 S* PORITES GaIHARDI. 

Porites congUmeraiay Quoy et Gaimarâ, Voy. de VAstfol,, Zoùpfi., p. SIO, 
pi. 18, fig. 6-8. 1835. 

Porites arenacea (pars), Lanàarck, Éist. des ankn. sans vert,, t. II', p. 270« 
1816. -; 2«/dit.^ p. 435. 

Poriies Guimardi, Milne Edvvards et 1. Haitte, M<mogr» de» PcrHklM, (oe* eH,, 
p. 28. 

Polypier enmaase oonvexe^ subgibbeuse. Calices peu inégaux^ sub^ 
polygonaoxy un peu profonds, à murailles distinctes et peu épaisses. 
Deu£e cloisons bien développées et subégales^ minces : les six princi- 
pales munies d'un petit palis arrondi; la plupart des secondaire» 
présentauit aussi de petits palis^ et en général soudées aux primaires 
dans leur partie interne. Largeur des calices^ 1 millimètze i/4. 

Habite Yanikoro^ la Nouvelle-Irlande^ rAusâralie^etc. 

Les Polypes sont violets et ont douze tentacules courts^ d'après 
Quoy et Gaimard. 

16. Porites gribbipori. 
Daoa, Sxpl, exped,y Zooph,, p. 564, pi. 55, Û$: 5. 1816. 

Bncroûtantô et convexe^ à bord épais et recourbé en dessous, à str- 
iée couverte de petites gibbosités. Polypier à calices très-petits^ puno- 
tiformes ou coniques. Murailles obtuses. (D'après M. Dana;.) 

Habite les îles Fidji. 

47. POSITBS LUHOflà. 

tlana^ EûPjfi. exped,, 2oùph,, p. 563, pi. 55, flg. 2. 1846; 

En masse gibbeuse. Polypier ayant les cellules peu piôfondes, 
larges de 4/5«" de ligne ^ planes au fond. Murailles obtuses^ nuiii 
minces. (Dana, toc. ât,) 

Habite les îles Fidji. 

i$. POREnS' FRAGOSA. 
TMm^ Expl. eœpedi, Zosph., p. 563, pL 55, iig. S^. 1846. 

En masse dressée^ à surface subangulaîre et gibbeuse. Polypier 
ayant les calices subangulaires^ peu profonds^ larges de 2/3 de ligne> 
plans au milieu. Murailles obtuses. (Dana^ loc, cit.) 

Habite les lies Fidji. ' 

S AA § B (voyez page 178). 

j§ G. — * Murailles minces. 

19. PORITBS CONGIOlfBliTA. 

Madrepora con^AM?Mrato^ var.^Espér,i)j«P/Ian;i,^t.I)SuppL, p. 71^ tab. us, A« 
1797. 



N 



l8o lOlVnUUBS tCLÉEODBBltis nMSÙÊÉM. 

PorUês eoiʧhm§rafa, Lamtn^ Bisi. dê$ tmêm. tmu vert., t. U^ p. SM. -» 
f édit., p. 494. 

Pciioogjphimptt SneyO., Zoofk,, p. dM. iW*. 

BbiBvUk IMc'- <i«f M'* Mf-» t- ^UJn» p. 90. inft. 

*-* BircBberg, aM^iitf.tfMr0lftMirMrw, p.il7.i854. 

Eichwald, Zool.^ ^Me.y U I^ p. 185. ^ 

HUM Edffwds et J. Haine, loc ctf ., p. ». 

Polypier en masse conTexe^ ^Mieiue, seavent profondément lobée. 
Les calices in^nx^ beaucoup plus grands sur les mamelons que dans 
les parties concaTCs, un peu profonds^ à murailles bien dittmctes et 
assez minces. Douxe cloisons bien développées^ peu inégales^ aoùyent 
unies deux par deux à leur bord intérieur. Palis tiès^eu développés 
et très-enf oneés. Un tubercule columellaire petit et peu saillant lAt- 
geur des petits calices, 1 milliindtre; des grands, i i/2 onméme 2. 

Habite la mer Rouge. 

20. Pouns LDTiÂ. 

Fcriiês oimgicmêraia, var. hUea, Quoy et Gaisard» Foy. d* fÀMinL, Zooph,, 
p. 940. 1833. (Non Lamarck.) 
— — Daaa, JKx|rf. «6ped.,ZoqpJk.,p.S01,pL85, fif.3» 1840. 

Polypier en masse convexe et gibbeuse^ à calices polygonaux tm peu 
inégaux, larges de 1 millimètre ou 1 millimètre 1/2, trèo-peu i«o- 
fonds, à bords minces et distincts. En général, douze doisons médiô- 
<aement minces, alternativement un peu inégales, très-distinctes des 
palis. Ceux-ci sont saillants, ordinairement au n(»nbre de cinq on six, 
trè»-rarement plus; et, dans l'espace central trè»-rétréci qu'ils laissent 
entre eux, on remarque quelquefois une petite pointe columellaire 
trè»-gr6t^. 

Ces polypes, suivant Quoy et Gaimard, sont jaunes et présentent 
douze tentacules tiè»-petit8. 

Commun dans la mer Rouge ; trouvé ausai à Tongatabou et aux lies 
Fidji. 

21. PORinS ABBKOSA. 

MadTêpora ar€noia,^Bpa,PtUtnM., 1. 1, Suppl., p. 80, Jfadr., tab. ut. 1107. 
FoHtes arênaeea, Lamarck, HisL des aném, sans vert,, t. II« p. 270. 1810, — 
2^ édit., p. 435. 

DesloogchaiDpSt'^Vfieycl., Zooph,, p. 051. 1824. 

PoHtes arenaceus, Blainville, Diet. des se. nat.i t. XLUI, p. 90. 1828. 
PùHtês arsnaeea, Ehrenberg, CoraU, desroth. Mesres, p. 110. 1834. 

DaiMf Expl, expsd., Zoaph., p. 567. 1816. 

PorUes armosa, Milae Edwards et J. Haime, Monogr, des Poritidês, toc. eU., 
p. 29. 

Polypier en masse convexe, gibbeuse, lobée et mamelonnée. Ca- 
lices inégaux^ plus grands à la surface des mamelons, plus petits sur 
les parties planes ou concaves, im peu profonds, à murailles polygo- 



FORITIDE8. * l8ï 

nales bien xnaniaées. Douze cloisons distinctes^ peu inégales^ assez 
minces^ souvent unies en dedans. Palis médiocrement développés; un^ 
deux ou trois autres plus petits. Un tubercule columèllaire ordinaire- 
ment bien visible^ quoique un peu moins gros et moins saillant que 
les palis. Largeur des grands caùces^ 1 millimètre 1/2. 

Habite la mer Rouge^ les îles Seycbelles^ l'île Bourbon^Vanikoro^ etc. 

4 

22. PORITBS FAYOSA. 

Dmm,Bœpl. «rped., Zooph,, p. 564^ pi. 65, flg. 4. 1846i 

En ma^sê épaisse, coliuniûforme, à surface subgibbeuse, à sommet 
tronqué. Polypier ayant les calices profonds, assez larges, coniques. 
Murailles aiguës. (D'après M. Dana.) 

Habite les îles Fidji. 

23. PORITBS IKCaUSTANS. 

Àstrea incrwfans, Defrance, Dici, dex se. naU^ t. Xlll, p. 584. 1826. 
T0ma M^tesMla, Michelotti, Speckn. xoaph. dU,, p. 218. 1838. (Non La- 

man^.) 
PorUêt CoUêgniana, Michelin, Icm* xoofh., p» 85, pi. 13, flg. 9. 1842. 
PorU^ CoUegfioana, Micb^tti, Foss. dês ttrr. mioc. de Vital, stpt,, p. 46. 

1847. 
PorUes inentstWM, MUoe Edwards et J. Haime, PoU. foss, des terr. pal,, etc., 
p. 143. 1851. 

Pictet, Traité de paléont., pi. 106, fig. 17. 

PoHies coUegniana, Keuss, NahÊrw, Àbhandal v. Haidinger, t. U, p. 28, 

pl.5,fig.3. 1848. 

Polypier en masse étalée, convexe ou sublobée. Calices un peu iné- 
gaux, peu profonds; à murailles minces et polygonales, crénelées. 
Douze cloisons bien prononcées, minces et terminées par deux ou trois 
petits tubercules un peu moins gros que les palis; en général peu iné- 
gales, et rapprocbées deux par deux à leur partie interne. On remar- 
que ordinairement cinq palis triangulaires assez gros, et de plus un, 
deux ou trois plus petits. Au milieu d'eux est un petit tubercule co- 
lumeUaire. Largeur des calices, 1 millimètre 1/2 ou un peu plus. 

Fossile du terrsdn miocène. Turin, environs de Bordeaux et de Dax, 
Carry (Bouehes-du-Rhône). * 

M. Reuss cite aussi ce fossife comme se trouvant dans les terrains 
tertiaires de la Bobôme, des enwons de Vienne, de la Basse-Autriche, 
de la Hongrie et de la Moravie. 

* 

$ A A. — (voyez page 178). 

§ BB. — Cclumdle irè^^éveloppée. 

24. PoarrBS pukctata. 

» 

Madrepora pmdata, Linné. 8yst. nat.y 10* édit., sp. 95. 1757. 



l6(l ZOANTHAraES «iÉEODEBBCis PEBFOIUÉS. 

MaOrvfwra pmctaia, Liimé, Syit. nat, 12« édit., p. 1277. 1767. 

— * &per, Die Pflanx., 1. 1» Sypid.^ p. 86, Madr,, lab. ux. 1797. 
PwrUêi ptmdaUif^Ebnoberg^ CoraU, des rath. Meeres, p. 118. 1834. 
St^larma iMleri, Biilne Edwards et J. Halme, Pd. foss. ées terr. pal., dc.^ 

p. 143. 1851. 
Pmites pmcUda, Mihie Edwards et J. Haime, Umogr. des Porit., loc* ctf .^ p,30. 

Polypier & surface gibbeuse. Le tissu mural présente en quelques 
points de légères saillies. On compte douze cloisons subégales^ entière- 
ment poutrellaireS; minces. Le tubercule columellaire arrondi, trèsr 
prononcé, quoique médiocrement saillant. Largeur des cali^^ 1 mil- 
limètre 1/2. 

Patrie inconnue. 

Les espèces suivantes ne nous paraissent pas devoir prendre place 
dans le genre Porites^ bien que M. Dana les y ait rangées. En effet, 
elles diffèrent de toutes les précédentes par le développement consi- 
dérable du ccBuenchyme. 11 nous parait probable qu'elles devront 
constituer une division particulière ; mais n'ayant pas eu Toccasion 
de les étudier, nous ne croyons pas devoir leur donner un nom nou- 
veau. 

25. PouTSs? Dahji. 

Parités ctmHgua, Dana, Eœpi. eœped,, Zoeph., p. 560, pi. 54; fig. 6. (Non Mor 

drepora con^^ia. Espar.) 
Pcrites Vanm, Mllne Edwards et J. Haime, op. cit'.y p. 32. 

En touffe rameuse très^rrée, convex« e6. dessus; à rameaux com- 
primés, crépus, lobés, et anguleux, épais au sommet, de 1 ligne i/2 
à 3 lignes^ obtus. Polypier solide. Pas de cellules, mais de très-petits 
pofes indistinots qui, vus à la loupe, sont entourés par six granules, 
les autres granules étant épars. (D'après M. Dana, loc. cit.) 

Habite les lies Fidji. 

26. PoBiiBS (?) saosA. 

Pôrites^ erosa, Dana^ Eoopl. eœped.y Zooph., p. 565, pi. 55, 6g. 8. 1846. 

En masse épaisse, dressée, oolumniforme, tronquée au sonunety 
.profondément découpée. Surface latérale subtuberculeuse et rare- 
ment subcarénée. Polypier sans cellules, à étoiles assez distinctes, ex- 
cepté au sommet, à cercles réguliers àf six et douze granules. (D'après 
M. Dana.) 

Habite la mer Sooloo. ' 

27. PORITES (?) INFORMIS. 

Dana, Expl. exped., Zooph., p. 565, pi. 55, fig. 6. 1846. 

En masse épaisse, dressée, gibbeuse et lobée; polypes d'un jaune 
pâle, entourés de brun; tentacules rudimentaires. Polypier sans cel- 
lules, à étoiles à pqine distinctes, à pore central très-petit et entouré 



f 



POBITIDES. .1 83 

40 ràl gppamiles; douze granules extérieurs épars. Goenenchyme for- 
■temeut échiuulé. (D'après M. Dana.} 

rHabite taB llaa Fi4ii. 

Î8. POBITES (?) MONTICULOSA. 

fiortiêt iii9»(fetik»a,dEi9l. eorpid., Dasa, p. 506, i^. â6, fig. .7. i&4d. 

JEIn. masse épaisse^ dressée^ columnif orme ou lobée; à sommet ar- 
rondi et tronqua; à surface partout déchirée angulairement et mon- 
ticuleuse; monticules latérauit serrés, souvent subtriangulaires et as- 
cendants, jamais coalescents de manière à former des carènes : «eux 
du sommet un peu plus petits. Polypes brun^, à lèvres semi-lunaires 
et jaunes, à tentacules blanchâtres rudimentaires. Polypier sans cel- 
lules, ^'étoiles à peine iJlistInctoB, à pove oentnd tiè(»«petît.i(iD^après 
tt.iDana;) 

Habite les îles Fic^i. 

Rhoâarœa, ISilne Edwards et J. Haime, Comptes -rendus, t. IWX, 
ip. 299. iAAd. — ifoRogr. d& Poritides, loc. oa«,.p. tô. 

Polypier massif, à calices polygonaux assez profonds. Mu- 
jtaillfis bleo développée? £t as^ez élevées, simples, spongieuses. 
Trois cycles cloisonnaires. Cloisons peu développées, tcabicu- 
laires. Golumelle rudimentaire ou nulle. Six palis tFâs«gvoa et 
If^illaiitAy «itMiésdevant les cloisons .&eGQiid<^|res, et focmapt une 
rosette au centceidu calioe. 

Les Rhodarées offrent^pr^que tous ies caractères des Porites; 
seulement les murailles sont ici très-distinrtes et élevées, les pa- 
lis sont parfois beaucoup plus ^régulièrement développés, et il 
n'existe pas de tubercule columellaire. 

r^ous ne connaissons que trois espèces vivantes et une fossilfe ' 
du terrain miocène. 

1. RnODARiEA CAUCULARIS. 

jistria tùUeiOaris, Lamarèk, Bê^i. dès oiitm. sans vetU U II, p. 966^ 1816. -^ 
2« édit., p. 416. 

Lamouroux, Encycl.^ Zooph., p. 118. 18^4. 

Dipsastrea caliddaris, BlainvUle, Dict, se, naâ, t. LX, p. 338. 1830. — ifo- 

mtel^ p. 375. 
Modarcsa caUcularis, M iloe Edwards et J. Haimc, Br'it, foss. Corals, Introd., 
. p. Ivi. 1830. — Monogr. d^s Poriiides, p. 42. 

Polypier en masse gibbeuse. fipi'âièque bien développée. Oali^es 
iu4gaijU9 ,po^7gonaux, à murailles un peu épais$eis,,ijxégulièramfnt 



l84 tOASmULWËB SCLiROOBMiis PlRrOB<8. 

spongieuses. Les cavités calicinales sont grandes et profondes, et le^ 
centre est occupé par six palis gros et saillants, au milieu desquels il 
ne paraît pas y avoir de columelle. Trois cycles cloisonnaires. Cloisons 
minces, extrêmement étroites et peu développées, découpées, peu iné- 
gales. Diagonale des calices, 3 ou 4 millimètres; leur profondeur, 2. 
Dans une coupe verticale les murailles sont subdistinctes; les cloisons 
constituées par des trabicules simples, horizontales et un peu inégales, 
et viennent s'appuyer par leur extrémité interne sur les styles nodu- 
leux qui forment les palis. 

Habite la Nouvelle-Hollande. 

2. RhODâBJU 61UGILIS. 

Polypier masnf , globuleux. Calices polyg<Hiaux. Palis beauoouf 
plus grêles que dans Tespèce précédente. Murailles minces et très- 
poreuses. Diamètre des calices, environ 2 millimètres. 

Patrie inconnue. 

3. Rhodàiusa? Lagbenxii. 
fUMaroMi LangrmiÊ^^ Milne Edv^aids ot J. Haiine, Mcmffr* dêi PariHdêt, p. 4S, 

■ 

Polypier en masse élevée et lobée. Calices un peu inégaux, polygo- 
naux, à murailles simples et médiocrement épaisses, larges de 4 mil- 
limètres. Trois cycles. Les cloisons minces et sublamellaires, inégales, 
les petites se soudant à leurs voisines d'ordre supérieur. Les palis mé- 
diocrement gros. 

Habite la Chine. 

L'unique exemplaire que nous avons examiné est très-roulé, et il 
nous reste quelques doutes sur ses véritables afBoaités. * 

4. Rhodàilba RjLULna. 

RhodaroBa RauUiU, Hilne Edwards et J. Haime, Pol. fou. dês têrr. pal., etc., 
p. 145. 1861. — M&nogr. des Poritides, p. 43. 

^ Polypier massif, médiocrement élevé, & surface ^ubplane ou légère- 
ment convexe. Epithèque commune complète. Murailles un peu 
épaisses, présentant un léger sillon sur leur sommet. Calices subcir- 
culaires, larges de 5 ou 6 millimètres, profonds de 2. Trois cycles com- 
plets. Cloisons médiocrement minces extérieurement, serrées, subla- 
mellaires, légèrement débordantes. Six palis très-gros et saiUantâ, si- 
tués devant les cloisons secondabes. 

Fossile du terrain miocène. Dax. 

Genre 111. FROTABJEA. 

Protarœa, Milne Edwards et J. Haime, Po^ fos. dei terr. paUoz., 
p. 146. 1851. — Manogr. de^FùrUides,^. 46. 

Polypier encroûtant, massif, à murailles simples et polygonalesi 



POBITIDES. l85 

portant aux «ngles de la plupart des calices de petites pointes 
saillantes. Les calices sonit peu profonds et pri^ de plis. Cloisons 
sublameliaires^ à bord dentelé ; le% dents iiitemes simulent une 
petite columelle. 

Le genre IMharœa est, parmi les Poritides, celui qui se rap- 
proche le plus des Protarëes ; mais celles-ci s'en distinguent par 
des cloisons plus fortes et moins trabiculaires, en même temps 
que par la présence de petites colonnes murales. 

On connaît deux espèces qui sont propres au terrain silurien 
inférieur de l'Amérique septentrionale. 

1. PaOTÂRiBA TKTUSTA. 

« 

PùHUt wtuha, Bail, PaUoiU. ofNew-York, 1. 1, p. 71, pK i5> fig, 5. 1847, 

Attreopora wtusta, D'OrUgny, Prodr» âe ptU., 1. 1, p. 3S, 1890. 

ProiarcBa veiusta^ Mihie Edwards et J. Hairae, Pd, foss. des t$ru paUo»., 
p. f06, pi. U, fig. 6. 1851. 

Polypier s'étalact sur des coquilles sous forme de croûtes^ minces. 
Calices peu inégaux/largfes de 1 millimètre 1/2 à 2 millimètres. Mu- 
railles un peu épaisses. Douze cloisons altematlYement un peu iné- 
gales^ un peu épaisses en dehors et amincies en dedans. 

Fossile du terrain silurien inférieur de l'Amérique septentrionale» 
à Oxford^ Cincinnati (Ohio)» Madison (Indiana); suivant M. Hall» on le 
* trouTe aussi à Watertown» JefEérson county. 

2. PaoTARiBA Ybrnruili. 

PrciarcBa VenmriU, Blilne Edwards et J. Haimo, Pal. fias. d$s twr, ptOéoa., 
p. 909. 1851. 

Cette espèce di£Eère de la précédente par ses ealicofi larges de 3 mil- 
limètres» & murailles minces et à colomies grêles» et par ses yingt cloi- 
sons assez minces et peu inégales. 

Silurien inférieur. Alezanderville (Ohio); 

Genre lY. UTHAR^EA. 

Aftrea (pars)» De{rance» Goldfùss» Michelin» etc. 

Ii<^r(Ba^Milne Edwards et J. Haime» Comptes-rendus, t. XXIX» p. 258. 

1849. — Monogr. des Pùritides, toc. cit., p. 35. 
Siderastrœa (pars)» Lonsdale» dans Dixon» Geol. of Sussex, p. 138. 

Polypier composé de sclérenchyme irrégulièf<ement réticulé» 
à épithique mince ou rudimentaire. Calices médiocrement pro- 
fonds, à bords subpolygonaux et simples. Ordinairement trois 
cycles doisonnaires. Cloisons bien développées, surtout dans le 



voifmf60.de la «»iinu3le où dl^ 9ont fubbineUaJcef, tréMi^û- 
nulëes latéralemaoti à bord supérieur profondément crénelé. 
Columelie 8pQngîe|i$e, formée par les pointes trabiculaires les 
plus internes des eloisons, et présentant une suifiice subpj^il* 
leuse. Pas de palis. 

Les Litbarées sont très-yoisioes» par .leur .aspect général^ des 
GpnioppreSy dont elles se capprochent aussi p^ leurs calices po- 
lygonaux et l'absence de palis i mais elles .présentent dqs cloi- 
spm «beaucoup moins tcabiculairest et qui rappellent m^e 
celles de certaines. Astréides. Sons. ce rapport, elles eoosjtjitnent 
parmi les Poritîdes un des points extrêmes^ dont Topposé est re- 
présenté par les Alvéopores. 

Toutes les espèces .de ce genre sont fossiles, ,et u'on.t été veo- 
coAtrées jusqu'à présent qae dans Vél^fje «ooèAey^i'exoepûeB 
d'une seule qui est miocène. 

i. LlXHAIMP^ WSBSim. 

4s(rea W^stefi, Bowerbask, On fhe Londw doy P bm wfto n fCharitsTforth's 
Mag, ofNat. Sist., doot. série, t. IV/p. S4, fig. a, h. 4840). 

LUharœa WeUteri, Milne Edwards et J. Haime, Brit, /te. Cùrdls, p. 98, 

crei. form. of Sussex, p. 13^, 4al>. i,,%. fi.. 1)850. < 

Polypier encroùtant^^or^iipaii^Bniiei]^ fixé sortes cailloux roulés, et 
fonnant une masse convexe aux bords da laquelle on distingue quel- 
quefois les tiaees dfune épithèque Fudimentaiie. Polypiérites unis en 
quelques points par un cœnenchyme spongieux, mais ailleurs très- 
n^ppiochés et séparés seulement par des murées simples et minces. 
Calices infundibulifoimes, mais pe\i profonds. Go^umelle bien déve- 
loppée, spongieuse, ne faisant pas sailUe au fond de la fossette, et ter- 
minée par une surface subpapilleuse. Cloisons minces eu dedans, 
épaissies en dehors, très-échmulées latéralement, serrées, non débor- 
dantes, à bord oblique et crénelé, formant trois cycles complets et 
quelquefois un quatrième iseomplet. Les cloâsons secondaires difE^rènt 
à peine de celles du premier ordre ; les tertiaires, assez bien dévelop- 
pées, se courbent vers cellesdu second cycle, et s'y unissent par leur 
bord interne auprè9 de la columelle. Une coupe horizontale, faite i. 
une petite distance du calice , montre des chambres viscérales cylin- 
droldes, des murailles spongieuses et une colmnelle très-dévôloppée. 
La structure fenestrée des {Cloisons est très-apparente dans une section 
vevtiiMfi. LargCAr d^s.^6e8, près de 4 millimètres, l^ur pro^n- 
denr, %. 

Jiïi teiiiatn,éocàne<è Bi!asUesbain-bay.(^Uiglet^fi). 



%. LlTHARiEA HbBERTI. 

Marma BéberH, MUoaJdwirdaet J« Haiiiie, BtH. foêi. CùnOg, p; 39. 1«t0.-^ 

Monoffr. des Poritides, loc, cit, p. 36. 

Polypier en matôe convexe^ souvent fonné de couches superposées. 
Epithèque commune peu développée. Murailles & peine distjnoles. 
Calioos polygonaux et peu profonds. Columelle peu dévdloppéie et 
paiaissant n'être formée que par les dents internes dea cloisons. Clpi- 
sons non dét^ordantes^ épaisses surtout en dehors, fortement échinu- 
lies sur leurs faces latérales, terminées par un bord siônuleux pre»- 
qoe horizontal et formant seulement deux i^ydes. .Les doute Gloisoos 
sont :presque égales, très^poreuses; les granulations splniformet 
cpifelles présentent latéiAlement sont souvent assez développées pow 
rençontier celtes de la cloison voisine. Lacgeur des calices^ 3 pûllio 
iQètres. 

m 

Du terrain éocène à Auvert, Yalmondois, Hauteville. 

3. LnHARiBA belliujl. 

Àttrea beOida, Michelin, Icon., p. 158, pL 44,<fig. 2. IMé. 
lUharœa beUula, Milne Edwards et J. Haime, Monoffr. des Poritides, toc, ci^., 
p. 36. 

Polypier en masse convexe, quelquefois subgibbeuse. Calices peu 
inégaux^ à murailles peu marquées et régulièrement ^polygonales. 
Fossettes médiocrement profondes. Columelle papilleuse , peu déve- 
loppée. Deqx ciycles complets et des cloisons teiitiAires dans deux des 
syst^es : en tout, seize. cloisons peu inégales, un peu épaisses, fai- 
blement granulées, légèrement ûexueuBes, à, bcNrd denté ; la d«it 1a 
plus interne plus marquée que les autres et simulant un.petit paUa. 
logeur des calices, 1 millimètre 1/2, rarement 2; profondeur, i/2. 

Dttlerraîn éocène & Auvert, Pâmes, Yalmondois. 

4. LiTHAILEA DBSHAYESANA. 

Poriies Deshayesiana, Michelin, Icon., p. 464, pi. 45, fig. 4. 1845. 
lÀtharcsa Deshayesana, MUne Edwards et J. Haime^ Pol, foss, des ierr. paléos., 
etc., p. 143. mU—Monogr. dfis Porimeê, hc. (Nl«, p. 37. 

Espèce voisine de la P. bellula, mais ayant les murailles très-peu 
marquées. Columelle lâche, médiocrement développiée. Douze cbi- 
sons peu inégales, fort minces, un peu contournées, à peine lamel- 
laires, avec des trous fort giiods et montrant des grains peu saillants. 
Largeur des calices, imillimètre i/2 ou 2 millimètres. 

DuterraiiAbcène à Parnes et Auvert. 

5. LdfHA&JUi AuuurA. 

Astrea ÂmeUanOy Defrance, Dict. se. nat., U XLU, p. 384. 1826. 
Astrta imêrieata^ Goldfass, Petref. fferm., 1. 1, p. 7i, pL 24, fig. 5. 1826. 



l88 80ARTHAIBX8 SCLiUODBlUiis PBBrOBiS. 

DipittSina nmricaia, De BbiOTilh, Mamiêl d^aeH»., p. 8731, 1854. 
ÀtiTM Amdiana, MieMlii^ lean., p. 157, pi. 44, fig. 5. 1844. 
lÀffwwa ÀmHimna, Milne Edwirdi ei J. Haine, Motiogr. dès PorUUies, loe. 
cii,, p. 37. 
PicteC, Traiié de Païéoni., t. IV, p. 43i, pi. 106« fig. i8. 

Polypier convexe^ laiement sobgibbeux^ oblong^ et paraissant avoir 
été fixé sur des fucus ou des tiges molles qui ont disparu pendant la 
fossilisatton, car on trouve un canal central ouvert aux deux bouts et 
tapissé d'une épithèque mince. Gœnenchyme rudimentaire. Murailles 
assez régulièrement polygonales, bien distinctes en baut^ à bords 
droits et un peu élevés. Fossettes larges et peu profondes. Golumelle 
très-développée et peu distincte du bord des cloisons. Cloisons serrées, 
h bord oblique muni de dents serrées, minces, mais très-granulées, 
peu inégales : on en compte en général vingt-buit; quelquefois > au 
milieu de la masse, on trouve uncaj^ plus grand, qui en a au moins 
quarante-deux; les plus petites s'umssent aux plus grandes dans le 
voisinage de la columelle. Largeur des calices, 3 on 4 millimètres, 
très-rarement plus. 

Du terrain éocène à Grignon et Rouca. 

6. LiTHARJU GraVBSI. 

Àstrea crtifMr, Michelin, /(Po»., p. 161, pK 44, fig« 7. 1844. (Non Lunardu) 

JAtharcBa Gravesi, Milne Edwards et J. Haime, PoL fins, dês terr, pal,, etc., 
p. 145. 1851. — JTofMflfr. dês Poritidês, loceit., p 38. 

Polypier convexe, libre. Calices polygonaux, à bords assez minces 
et saillants. Cœnencbyme très-peu abondant. Fossettes ealidnales 
très-peu profondes. Columelle spongieuse, médiocrement développée. 
Trois cycles complets. Goisons eztrtoiement minces, munies de grains 
coniques très-saillants. Les secondaires égales aux primaires ; les ter- 
tiaires se soudent aux secondaires vers le milieu de celles-ci. Largeur 
des calices, 3 ou 4 millimètres. 

Du terrain éocène inférieur à Cuise-la-Motte. 

7. LrnuBiBà Desnotsrsi. 

lÀOiarœa Desno^si, Milne Edwards et J. Haime, Mono^rr. des ParUldêi, ioc. 
cU.j p. 38. 

Polypier en masse lobée et subdendtoîde. Calices un peu inégaux, 
assez profonds, à murailles très-minces, polygonales, crénelées et un 
peu e^ zigzag. Dix-buit à vingt cloisons très-minces, pçu inégales, 
peu granulées, à bord libre oblique, divisé en dents ou en épines 
bien distinctes et d'autant plus écartées qu'elles sont j||us internes. 
Ces denticulations forment au milieu des calices une columelle papil- 
leuse lâche. Largeur des caUees, 4 millimètres; leur profondeur^ t. 

Du terrain éocène à Hauteville (Mancbe). 



PORITIMS. 



189 



8. hOBàMMk UJIOSA. 

V 

idtkarœa ramoia, Milne ^wards et J. Haime, Mcnogr. des PorêHâei, ke. 
cU., p. 38. 

Polypier dendroide ^ à lameaux divergents cylhidroîdes, de i cenli- 
màtre de diamètre environ. GaHces polygonaux, nn l^u obliques et 
plos dévelon[iô8 dans lenr partie supérieure, peu inégaux^ àmuraiUes 
flmples et minces. Douxe cloisons peu inégales, minces en dedans, un 
peu épaissies et souvent géminées en dehors. Diagonale des calices, 
2 ou 3 millimètres; leur profondeur, 1/2. 

Du tenaiin miocène à Daz. 

9. LrriABJU Goldfussi. 

• » 

On ne trouve ordinairement que des restes très-incomplets de cette 
espèce. Souvent on ne distingue plus qu'un amas de petites cdcn» 
nettes cylindroides ou subprismatiques, résultant du remplissage des 
polypiérites et de la disparition jpresque complète du sclérencfayme; 
mais 1^ Haime a vu dans la collection de M. A. W. G. van lUenûd^ 
un exemplaire bien conservé sur certains points de sa surtee, et y a 
remarqué des murailles très-minces et un peu saillantes, une coin- 
melle peu développée et douze cloisons assez minces, et dont le bord 
est profondément divisé; les calices varient en largeur de 2 & 3 mil- 
limètres. Le plateau commun présente une épithèque bien développée 
et fortement plissée. 

Craie supérieure. Maestricbt. 

nnous parait probable que le fossile décrit et ûguré par M. Reuss, 
MUS le nom de ForUei gtélhMa {Mém. de l'Aead. de Vienne, 1854, 
t Vil, p. 129, pi. 13, fig. 9 9t 10), appartient & cette division générî- 
qne. En effet, nous n'y apercevons aucun indice de l'existence de 
palis. Il a été trouvé dans la fomnfion crétacée de Gosau. 



Genre V. OOmOPOBA. 

Goniopcra, Quoy et Gaimard, Vay. de VAUroLi looph,, p. 2i8L 
1833. 

élomopora et 'PeraxlTeaf Milne Edwards et J. Haime, Cemj^eê^retiêmp 
t.XXyU, p.496. 1848. 

CrORM>pora, mine Edwards et J. Haime, Jfdiiegr. des PerUidei, he. cit., 
p. 38. 

• 

Polypier à épithèque rudimentaire» à murailles distinctes, éle- 
vées et fenestréea, simides. Calices profonds. G>lnmelle spon- 
gieuse irrégulière. Ordinairement trois cycles cloisonnaires. 
Qoisons distinctes; les trabicules qui les forment sont assez 
grosses, surtout celles de la partie interne, et elles présentent 



^ 



f^O . ZOAIVTHAIRES SCtltkôÙÈtliMÛS PERF01UB8. 

dans les calicôs jeunes et narginaux^ un« sorte de lobe pali- 
fbrme, lequel disparaît entièrement dans les calices adultes. 

Les Goniopores ressemblent beaucoup aux Litharées, dont 
elles différent par leurs cloisons irrégulièrement trabiculaires; 
elles se rapprochent par ce caractère des Rtiodarées^ mais dans 
ces dernières les palis sont toajoutis très-dévcloppës H persis- 
tants; 

Tomes le^ espècies appartienneot à Tëpoque actuelle^ Oti sait, 
par les observations de Quoy et Gaîtnard et par celles de 
M. Dana^ que les polypes sont susceptibles de s^ilonger beau- 
coup. 

1. GONIOPOHJI PEOUKCULATA. 

apêdtMoukUa, Qmf et Gcômaid, Fcy. d9 VÀstrol^,ZoQpk.iP* 218» 

pL 16» fig. 9-11.1853. 
BMBYiUis Mamêel d'at^m., {k 308» pL 61», fi£^ 4. 1834. 
Qbjib» Eœ^$œ^d,, Zoofh*, f- 360. 1846. 
Vu» Edwards et J. Hume» Mmiogr. iês Paritides^kic, eiâ, p. 30. 



Polypiet en masse coûvèxe ou sublobée, entouré inférieuremeïitde 
rubans épitbécaux distincts. Calices généralement peu inégaux-: poT(^ 
tiant de distance en distance, on en remarque quelques-utis très-grands 
et d'autres très-petits ; ils sont , en général, au moiils aussi profonde 
que larges, et leur cavité est subcirculaire. Les murailles sont subpo- 
lygonales, un peu épaisses, quoique simples, irrégtilièreiment perfo- 
rées et crénelées au sommet. Dans les calices de moyenne taille il y a 
trois- cycles cloisonnaires^maisle dernier est rudimentaire, et. les 
cloisons secondab*6s sont bien moins développées q|ixe les- primaires. 
Bans les grands calices le nombre des cloisons est rarement plus con- 
sidérable; mais toutes les cloisona sont bien mieux développées, et 
leurs trabicules internes forment, en s'entremôlant, une petite colu- 
melle spongieuse. Les cloisons sont assez minces, étroites, et leur 
bord profondément découpé. Dans les jeuiLe^ C^ces marginaux, qui 
sont peu profonds, la saillie interne des cloisons simule des palis, 
;fktilselin^eki'iaibuvé plus de triaces dans les .individus' adultes. Les 
grands calices ont de 4 à 3 millimètres; les moyens, 2 1/2 ou 3» Une 
mitipe. veMkald montM des muaraiUes asBdH denses et des poutrelles 
septales lâches. 

. Les ajsiiaaui'^ d'«pfès ûcioy et^Gaimani, soat d'un beau vertr 
jaimÂtre, cylin^oldes, élevés, et présentent vingt-quatre tentacules 
alternativement un peu inégaux en grosseur. 

Habité là Nouvelle-Guinée. 

2«- GomwpGSATratDifii. 

Astrea viridiSj Quoy et GaimaM» Vày, dé VAslrcL, Zoofh», p. M» pi. i6, 
% i^. 1833. 



AstroÙis vifidik, ikta, Ëtefi. étfpeà\, ÉoopH:, p. M\ Î9W. 
GùMopora viridiSy Milne Edwards et J« Haime, op. cit., p. 40. 

Cette espèce est très-voisine^ par là fôiime et'lës caiact&rèà gâié- 
raux^ de la G. lobata. EUe ^i^diffàve surtout par ses calices un peu 
plus grands^ les murailles beaucoup plus minces ^ ainsi que les cloi* 
sons^ et une bôltUnéHeMi'tïn IJisstL spoUgièrux î^lie; beaucotij^ plvti 
DMfe^uAe; Left calitoe»' màrgîiiaux ne préseptent^u'une^ indJcatJQP de 
loib68|iiliforniesi.Lai^ur'dea calices^ 5 inil]iinètre&> 

he& polyi^esi d^a^fès^ û»ey et G«imard» sont cy^dnques/ longs 
de;plu» de d lignes (ou environ 14 0ûlli0iètres)> striés en. long et en 
tKttvtfSyet fiMmeloanéfl pendant leur conlraetioa; latéralement ils sont 
d'tmgiisbleuâtvei; labouche wllaiite; 48 tentacules altemotivemeat 
inégaux et d'un^ iMau-vevté 

Bfibitèr nie de- Vanikoru et la Nouvelle^GciiJiée. 

GmUopora lobata, llilne Sdwardset J. Hume, op. cit., p. 40. 

I^lypleF«n susse' eonvexe ou sal)ldMe> montrant sur ses^tooidiiin* 
iéiîeuMi des vubû»^' épiâiécatu :di8tinoit$;'Gafices'iiiégatu> nioins pro^ 
ftmds qn» larges^ à bord» subpcâygonarcur^ simplee et*uii:peu épàis^ 
mai» aminiÉK'verB'la pst\ie moyenne èe ctooun des côtés». Les mm 
«l&llM'eMrt'BpimglraveBel d'un tissu lâche i»éguli^. On compte en 
généM trois -cy^M oiMnplete : lès cieisoas «ont^aasôr minces^ éiroitei 
en haut; led ]^tites se courbent en dedttis'vers leurs voisiiiei^d- ordre 
sapérieur. Lalargeur des calices est de '3 ou 4 millimètres. Une sec- 
tion verticale montre un tissu très-poreux et lâche ^ dans lequel on 
distingue à peine les miuailles de» cloisons. Dans les jeunes calices 
marginaux qui sont peu profonds^ le bord interne des grandes cloisons 
é^ Haillaot et siinule dèsiiIftMâ. 

Habite la mer Rouge. 

4i Go(NioPOiâ gAlriâNti. 

Àsirea, ^vigny, Deger. âe l'Eguptê, FotupeSi p. 234, ph 5, Jg. 2. 1809. 
Gomos(oraiSa$H0ifnyi, Bana, 2?4çp(. sxfed,, ZoopK, p* 570. 1816. 
— — lliki6fidwai'dfretJ.Haijue,op.ci<.^p^40. 

Polypier en masse élevée et profondéméot'lôiée; di6ht 1^ pfMjk 
sapéneures seules paraissent être vivantes. Les iebes'«ltit'aoraonffîjtf au 
sommet. Calices inégaux^, polyg^onaux^ aussi, profonds que larges, & 
murailles simples et ai^sek é^a^l^. CÔUttnelîe rudimentaire. En gé- 
néral, trois ^cles/<^oiBOBnaireSj QeisoDS min/çes^ surtout en deho^ 
étroites en haut, inégales suivant les ordres. Dans les calke^ çwgir 
naux, qui sont p^u p^rofonds, les grandes cloisons ont leur bord i^ 
terne saillant, mais le lobe paliforme qu'elles présentent disparaît 
co]ûû(pitit6ia'eht dans lés indîvidàs adtiltes qui recouvrent le' reâte de la 
~Âtefèôé«-La'lsitgetirdésca&eé vB^ede sr à^a otiiùôizit^ ittOUmètéistf. 



iga aX>AIiTBAIBBS SCUiROIlB&lfÉt PIEFOBit. 

Dans une coupe Terticale on Tonuu^e un tissu très-poreux et inégur 
lier. 

Habite les Seyohelles et la mer Rouge. 

5. GoKiopoEA Sronsi. 

GoiUopartt 8tok9H, MUne Edwards et J. Haime, op, eft.^ p. 41. 
Polypier hémisphénipie libre ^ & face inférieure d'un ti 



presque complètement couverte d'une épitbèque mânee, pliarte con- 
centriquement. Multiplication s'opèrent avec activité par bourgeomie- 
ment submarginal^ ou sur les murailles mémîies, aux points de réunion 
de plusieurs calices. Les polypiérites toujours intimement soudés par 
les murailles. Gelies-d sont simples, très-minces, finement créndées 
en haut et régulièrement fenestriêes, les trous se disposant à la fois en 
séries verticales et horiiontales, e'est-A-dire que ceux de pkisieurs sé- 
ries verticales sont opposés et n'alternent jamais. Calices très^négaux, 
polygonaux, très-profonds. Coiumelle spongieuse assez bien marquée. 
Trois cycles et quelquefois des cloisons d'uu quatrième dans certains 
systèmes. Les cloisons sont inégales, larges à la hauteur de la colu- 
nlelle, mais tout-à-fail rudimentaires dans la partie supérieure du ca- 
lice, constituées par des laines très-minces et fenestrées, assez peu gra- 
nulées. Celles du dernier cycle divergent de leurs voisines de l'ordre 
immédiatement supérieur, et rencontrent celles du premier ou du 
deuxième ordre, suivant que les cloisons inférieures appartiennent au 
troisième ou quatrième cycle. Grande diagonale des grands balices, 
5 ou 6 millimètres; profondeur, 6 ou 7. 

Patrie inconnue. 

6. GOHIOrORA GOLUHKA. 

Gonhpara cokmma, Dana, Expl, eœped., Zooph., p. 409, pL 56, fig. S&. 1846. 
' Milne Edwards et J. Haime, op. ct^., p. 4L 

Polypier dressé, haut de 1 à 2 pieds, Oflindro-compnmé^ et sub- 
claviforme, épais de 2 à 4 pouces; sommets arrondis et bifur- 
ques en haut; polypes cylindriques, saillants de 2 ou 3 lignes^ d'une 
teinte lilas pâle, ayant de 18 & 24 tentacule^. Polypier très-poreux. 
Calices anguleux, excavés, larges d'une ligne et demie; bord aigu, 
granuleux; cellules peu marquées dans les parties inférieures du po- 
lypier. (D'après M. Dana.) 

Habite les tles Fidji. 

7. GonopoRÀ? iicuior* 

PofUêt Ikhmy Dana, Sûopl, exped,, Zooph,, p. 506, pi. 86, fig. 2. 1846. 
PorUes rêticulosa, Dana, ibid,, p. S67, pi. 55, flg. 1. 
Ùàniio^a? fichai,, Mllne Edwards et J. Haime, op.ei^, p. 49. 

Nous rapportons avec doute aux Groniopores cette espèce qui ne nous 
parait avoir aucun des caractères des Porites. C'est un polypier en- 



PORIT1DE8. .193 

crotkta&t^ à surface mamelonnée et gibbeuse^ d'un tissu très-poreux^ 
suivant M. Dana^ et dont les calices sont polygonaux^ peu profonds^ 
larges de trois quarts de ligne (mesure anglaise); muralUes minces 
et peuéleyées. . ' 

Habite les lies Fidji. 

Genre VI. ALVEOPORA. 

Alveopora (pars)^ Quoy et Gaimard^ Voy. de V Astral., Ihùpk., p. 238. 

1 .^33. ^ BlainviUe^ Mon. d^aetin,, p. 394. 1834. 
Porarœa, Milne Edwards et J. Haime^ Comptes-rendus, t. XXIX, p. SIS9. 

1849. — Polyp. foss. des terr. paléoz,, p. 445. 
Alveopora, Milne Edwards et J. Haime^ Monogr, des Poritides, loc. cit,, 

p. 43. 

* . Polypier à calices polygonaux « profonds. Murailles simples,' 
' mkices -et larf^ement fenestrées. Cloisons représentées par de 
simnles séries de trabîcules spiniformes espac^es^ qui quelquefois 
se croisent ou se ramifient vers le centre de la cavité viscérale, 
de manière à constituer une sorte de fausse columelle. Deux 
ou trois cycles cloisonuaires. Epithèque commune basilaire et 
peirculcuse. 

Quoy et Gaimard ont établi ce genre pour deux espèces nou- 
velles, qu'ils ont très-imparfaitement décrites et figurées. Lors 
de la publication de notre premier travail sur ces polypiers, 
M. riaime et.nous n'avions pu examiner qu'une seule d'entre elles 
[Alveopora rubra), et nous avons reconnu son étroite parenté avec 
les Mpntipores ; c'est pourquoi nous avons réuni ces polypiers 
souf le premier de ces noms et nous avons créé le genre Porarœa 
pour les PoritidesqueBlainville et M. Dana avaient placées dans 
le genre Alveopora, Mais plus récemment nous avons pu retrou- 
ver, dans la collection du Muséum de Paris^ l'autre Alvéopore 
de Quoy et Gaimard, et il nous a été facile de voir qu'elle pré* 
sente tous les caractères de nos Porarées; il en résulte que, dans 
notre Monographie des Poritides, nous avons cru devoir repor- 
ter dans le groupe des Montipores, V Alveopora nUnu de Quoy et 
I Gaimard, et conserver le nom d'Âlvéopore pour leur Aheopora 
vmV/îf et les espèces que nous avions nommées Porarées en 1849. 

Les Alvéopores sont très-remarquables parmi les autres Pori- 
tide'. en ce qu'elles montrent avec exagération le caractère es- 
\i seuUel de la famille, c'est-à-dire la porosité des murailles unie à 
la structure trabiculaire de l'appareU septal. 
* Toutes les espèces sont vivantes. 

C(jfraMa%res. Tome 3. 13 



■ 94 Z0ANTHAIRX8 SCLBRODSRMÊS PBBPORÉ8. 

i. AlVSO^ORA VENSSTRâTA. 

Pocittopota fen$Hi^ta, Lamarok /fllf^ liet onini. Mii«oarl.^.|<^PM.'P*fSn5. 
1816. — 2* édit, p. 443. 

— — Deslongchamps, Bm>yd., Zooph., p. 0Si. 1924. 

Àlveapora fenêstrata, Dana, Bxpi, eocpêd,, Zùoph,, p. 514. 1846. 

Milne Edwanls eC S.lSL;Ams;Mimogr. dei PorUidêi, p. 44. 

gèrement compniiié9S,.ireQfltes.#|(|^!bbfiuilVP<toASfJ^ W^ 

liculeuse. Calices in^u;ç, siil»pQ^y|;(nQUMU9 i^^iiilfii^ 
criblées de ^ai^ds, trous, qui ^ten^ul avec.fieuX/dÀSfa^es yj^rtipi^ 
voisines. Six cloisons dans les grands calices : dans les pètita.tj^n ^'eo 
oompte souvent qne quatre ou même deux^ représentées par des se- 
.-n»^4m trahigute^^tylifoipes quî>'Matjfcrè0«é«B<éey>leBTiiU|8^iieiaa- 
4resyfiouvejat.Qoarbéesi.«a<liaut.«t^tti^lM»9 JA^mmku h'mmmtmf 
celles qui .sonjt au-des8u»,Qu au-49^(9Qi»8r<«l>'.n#Qe«ten)9^^ 
chent vers, le centre à celles des çlois(>n8 apposées , et, quel^efois 
même s'y entremêlent de manière à simuler une sorte de coîlumelld 
spongieuse lâche. Largeur des grands c&lices^ 2 millimètres ou un 
peu plus. 

Habite rOcéan pacifique. 

2. Alteopora viriois. 

4^4PPora v<rvfif,.Quoy et.Gajiwd, YfnM^^ i'4*<flpWf^i«m*.>,p.iJl(0, 
pi. 20, fig. 1t4. 1833. (Très-mauvaises.) 

Alveopora spongiosa', Dana, Expl, exped,, Zooph., p. Sii3y pi. 48, (i^.Sb 
'f846. 
iAl/o$op0raviMi9,''lÊÏ\D»'Bâmwéf9Ê J. H»liiiei^flr«io^.-dè#>ftHIMM^p:46. 

Polypier découpé en lobes ou frondes comprimées et élar^es au 

sommet. €aliees un peu inégaux et subpolygonaux^ larges au* plus de 

2 iBillimètres et généralement plus petits.' MuMdllds un peu f(»lB8«t 

.6\il)épiiieuses.Au sommet; .Six;doi8€iisirBpré66nlée8pard6SitrBlûfoles 

très-copïtes et trè^c^irt^s. 

, ; Habjltâ le îbavse ;€avteret à 1a Sleuvelldnlrlaadft )(df apiès Qooy et fiti- 

mard).,M. DanaTindique djesiles Fi^ji. 

Lea polypes y d^apiès dooj et 4»aiinwd> sont Ji^^ns.et ^eris^ tmc 
4ouze tantacmles cyUndrîqueSf et un peu oourtB. 

3. Alveopora d^bdalsa. 

'Madrepora dœdalea , Forskal, Descr, anim, in itin, ortenf . obêer., p. 133, 
lab. xxxniy fig. B. 1773. 

Ak)tfOMlUi Saws^yi,' Audouin, dans Sanripy, Dêseté de ^^'Egifpi0, 'MkPMj 

p. 232, pi. 3, fig. 4. 1809. 

Alveopora dœdalea, Blainville, Dic^. ^ik;^,t.^>p..^.,i83(l, -r^Mff^ni^, 
p. 394. 



i 



P0RITIDE8. tgS 

ParUes daâaUa, Ehrenberg^ CoraU. d^s rothen Meeres, p. 117. 1834. 

àheopora àaiSak^yïfétïa, Eaifi. eàBped,, Zooph,, p. S^2, pi. ^ Og. 4. 1846, 

PooiUopora f&nutrala, Mihie Efl^W^tds et I. I^me, iinn. 3c: iia^^ 3« «ér., 
' t^iX,'pL5ifig.i.i84a'(!7oDiiMtrdt.> 

Pamrœa fènéiftrdta, Milde Cdirods et J. Hatme, BrU. foss.Cwals, Introd., 
pAii. IMO. f 

àheopora dœdalea, tfUne Edwards et J» Haime, Mkmogr, des Poritides, p. 45. 

Polypier en masse très-profondément lobée ; les lobes serrés^ dressés^ 
étroits à la base^ renflés et gibbeux au sommet^ montrant dans leurs 
parties inférieure^ tme épitlièc(nB pelliètileuse qui recouvre les calices 
^ des indiyidus déjà morts. Calices polygonaux très-inégaux : ceux du 
' sommet dès lobes toujours beaucoup plus petits qlié 'ceux'de leurs 
faces latérales. Murailles miiaces^ criblées de trous assez réguliers. Six 
cloisons^ et des r]adiments d'un deuxième cycle. Les poutrelles qui les 
composent* assez ^ligdëisy gréîes/peii settées^ suiTkni dés dir^tiôns 
uttpeé'irfégtdièreB. Largeur des calices ktéraax^ 2 milUmètres 1/2; 
des caliâes tei:aûnaux> 1 millimètre J/2 à 2 millimètres. 

Habite la mer Rouge. 

Le PoRiTis GLAYARiA^ Audouiu, figuré par Savign; {Egypte, p. 234^ 
pi. 4, ^g.*^), pourrait bien appartenir encore à la même espèce. 

4. ÂJLTKPPOBA OCTOFORMIS. 



\ » -i * 



Aheopora octoformis, de Blainville, Dict se. nat,^ t. LX^ p. 3S9. 1830. — 
'Jftrn., p. ^4. (Sans description.) 

— Mflne Edwards et h Haime, op, cit,, p. 46. 

Polypier en masse gibbeuse. Calices polygonaux profonds^ larges 
de 4 à 5 millimètres.'' Murailles à trous très^g«ands et régulièrement 
di8i[>osés en séries. Trois cycles cloisonnaiiea : le dernier très^incom- 
plet. Les trabicules qm représentent les cloisons^ très-grêles et très- 
courtes. 

. Habite Sumatra. 

5. AJEiTSOPORA retepora. 

Madrepora re^^pora, Solanderet EUis, Zoofh,y p« 172^ lab. ut, fig. 3, 4,3. 

1786. 
Madrepora reiepora, Gmeiin^ Linn. Syst, nai., 13* éd., p. 3170. 1788. 
Porites retioukUay Lamarck^ Hist. nat.des anm, sans vertjt lï, p. 269. 1816. 
— 2«édit., p.433. 

Lamouroux, £xp. méth,, p. 60, tab. lit, fig. 3, 4, 5. 1821. 

DeslODgchamps, EncycL, Zoopfi,, p. 651. 1824. 
BlainTiUe, €Hct. des se. nat, t. XLlil, p. 50. 1826. 

Aheopora reiepora, Bfaunville, Dict. des sc\ naU, t. LX« p. 380. 1850. — Ma- 
nuel éPactin., p. 304, pL 59, flg. 3. * 
Porites Peroni, Blainville, Dict. se, nat,, Atlas^ pi. 30, fig. 3. 1830. 






196 ZOANTHAIRES SCLÉRODERHISS PSRFORiS. 

^Âhmpora reteparOy Dana, Bitpl. êaoped,, Zoojph., p. M2. 1846. 
-.^ Miloe Edwards et J. iBaime, op. eU., p. 45. 
Cette espèce^ à en juger par la figure d^Ellis^ forme des masses con- 
vexes^ à calices polygonaux^ peu inégaux, larges de 3 ou 4 millimè- 
tres. Les pores muraux sont très-grands et réguliers, et les tialncoles 
cloisonnaires très-grèles ettrès^écartées. 

Patrie inconnue. 

Genre VU. BnCROMLERA. 

Microsolena, Lamouroux, Exped, méthod. des genr. de poL, p. 65. tBtl, 
Alveopora, Michelin, Icon. zooph., p. 110. 1843. (Non Quoy et Gai- 

mard.) 
Dendrarœa, D'Orbigny, Note sur despoL foss., p. 9. 1849. 

Polypier à plateau commun entouré d'une forte épithèque, â 
calices peu profonds. Cloisons assez nombreuses, confluentes et 
formées de poutrelles écartées. Ni palis, ni murailles distinctes. 

Lamouroux, et plus tard Blainville, ont regardé le (bssile qui 
a servi de type à ce genre, comme voisin des Tubulipores (qui 
sont des Bryozoaires), parce qu'ils ont pris ses poutrelles cloison- 
naires pour le remplissage de prétendus tubes analogues à ceux 
des Cériopores. M. Michelin a le premier reconnu la véritable 
nature de ces Zoanthaires ; mais il les a nommés à tort Aheporcu 
En réalité, les Microsolënes diffèrent très^u des Goscinarées, 
et ne s'en distinguent que par leur tissu lâche, leur ^pithèqae 
complète et leurs trabicules septales plus écartées. 

Toutes les Microsolènes sont fossiles et appartiennent à la pé- 
riode jurassique. Quand ils sont en mauvais état de conservation, 
il est parfois difficile de les distinguer des Thamnastrées et des 
Oroseris. 

§ A . — Polypier massif, plus ou moins turbiné. 

1. MiCBOSOlENA POBOSA. 

Microsolem porosa, Lamouroux, Exp. méth,, p. 65, tab. lxxiv^ fig. 24, 23 et 96. 
1821. 

Bronn, Syst, de Vrwélt, pi. 4, fig. 14. 1824. 

Defrance, Dict, se. naty t. XXXI, p. 43, atlas, pi. des PoJ. jiMfr. 

foss,y fig. 5. 1824. 

Blainville, Manuel d^actin.^ p. 425, pi. 69, fig. 5, et pi. 74, lig. S. 

1854. *" 

— ^ Bronn, Lethœa geogmstica, pi. 45, fig. 6. 4855. 
Alveopora microsolena, Michelin, Icon., p. 227, pi. 55, fig. 1. 1843. 
Microsolena porosa, Milne Edwards «t J. Haime, Monogr. des PoriÛàsit 

p. 50 {Àm. des Se. nat,, série 3, t. 46). 



I 



PORITIDES. 1 97 

Polypier turbiné, ûxé par un pédoncule et entouré extérieurement 
d'une épithèque complète, plissée et très-forte ; surface supérieure 
légèrement convexe. Calices superficiels, indistincts, sans murailles. 
Cloisons passant directement d'une cellule calicinale dans une autre, 
très-peu flexueuses, minces, peu serrées, formées par des poutrelles 
lÂches. Trois cycles, le dernier incomplet. Columelle rudimentaire ou 
nulle. Diamètre des calices, environ 4 millimètres. 

Fossile de Langrune (Calvados). 

2. MiCaOSOLENA REGULARIS. 

Jh)eopora microsolena, M'Coy, On Mesozoic Radiata (Ann, and Mag. of nat. 
hisL, 2e sér., t. II, p. 419. 1848) . 

Microsolena regvlaris, Milne Edwards et J. Haime, Brit, foss, Corals, p. 122, 
tab. XXV, fig. 6. 1851. — Monogr. des Poritides, p. 51. 

Polypier massif, subturbiné, sublobé sur les bords, plus ou moins 
convexe. Dans les exemplaires usés que nous avons observés, le bord 
extérieur des cloisons av^dt Tapparence de stries costales monilif ormes; 
les nodules sclérencbymateux qui constituent les trabicules sont pres- 
que à une égale distance de ceux d'une même série et de ceux de la 
série voisine, de façon qu'ils semblent disposés régulièrement suivant 
trois lignes droites. Tune presque verticale, et les deux autres obliques 
et se coupant à angle droit. Calices très-superficiels; leurs fossettes 
très-peu profondes, maid bien marquées et très^éloignées les i^nes des 
autres. Les rayons septo-eostaux au nombre de trente ou quarante, 
très-minces, très-étendus, surtout ceux qui sont perpendiculaires au 
bord du polypier, presque égaiix, assez serrés, complètement con- 
fluents et trabiculaires. Le diamètre des polypiérites est à peu près 
de 3 millimètres. 

Grande oolitbe. En Angleterre , à Bradford-Hill et à Punkerton. 
M. M'Goy l'indique aussi de Minchinhampton, 

3. Microsolena agariciforhis. 

Microsolena agaridformis, Etaloo, Etudes paléontol. sur le Haut-Jura, p. 125! 
1859. (Extr, des mém, de la Soc. d^Enmlation du Doubs. 1859.) 

Polypier subturbiné, commençant par une masse plus ou moins con- 
vexe, puis devenant plane ; couehes sup^posées, se dépassant un peu 
et formant sur les bords des lobes arrondis ou anguleux. Calices ré- 
gulièrement distribués, très-superficiels, indistincts. Fossette très- 
étroite, assez profonde. Cloisons trèsh-fin^s, un peu fiei^ueuses, dispo- 
sées à se grouper par faisceaux en s'avançant dans le calice, mais 
rayonnant dans tous les sens; très -nombreuses (70 ou davantage, 
quelquefois 96). Epithèque trèfr-forte, plissée, complète et montant 
jusqu'au bord de la surface calicifère. Côtes non visibles. Diamètre des 
calices, 6 à 7 millimètres. 

Fossile du terrain corallien du Haut4ura, à Yalfin. 



n 



198 ZOANTHAIIIX8 SCLÉRODBRMÉS FERrOBÉS. 

4. MiCROSOLBHA PATOKIA. 

Mieroêolena paiwmia, Etalon, loc. dt. 

Polypier turbiné^ fixé sur un pédiMicule étroit» à suiiaee supéiîepiB 
plane pu convexe^ et divisé en lobes anguleux sur les lK>ids. Calices 
indistincts^ à fossette assez profonde^ sinueuse^ en entonnoir. Cloisoos 
minces^ pas disposées à se grouper en faisceaux, çtau i^on^rQ de, 60 
à 64 seulement. Epithèque complète, laissant voir sur quel<pies points 
des côtes égales, moniliformes, fines, dicbotomes. et disposées en fais- 
ceaux radiés. Diamètre des calices, 6 à 8 millimètres. 

Terrain corallien du Haut-Jura^ à Yalfin. 

5. MlCftOSOLEKA COmCA. 

> < 

MkfQS<Àtna conka^ Etalon» op. ctï., p. 124. 

Polypier de petite taille, turbiné, im peu étalé. Calices très-super- 
ficiels, leur entrée n'étant guère marquée cpoe par la réunion des cloi- 
sons qui sont au nombre de 40, et disposées régulièrement. Epithè- 
que très-forte. Côtes très-fines et disposées comme dans le M. pavorda. 
Diamètre des calices, 2 1/2 millimètres. 

Terrain corallien du Haut-Jura, & Yalfin. 

6. MiCaOSOLBNA IRRBOULARIS. 

MicrosoUna irreffidaris, D*Orbigny, Prod, de PcUéont.^ t. H, p. 37. 1851. 

»— Milne Edwards et J. Haime, op. cit., p. 51. 
Thamnaxtrea ? irreguturis, Milne Edwards et J. Haime, ci-dessus, t. II, p. 584^ 
MicrosolenalirreguiariSy Etalon, op. ctï., p. 125. 

Polypier, turbiné, très-étalé, à surface supérieure plane at à pour- 
tour non écbancré. Calices inégaux, assez profonds, quelquefois sub- 
circulaires ; des arêtes larges et arrondies entre les centres. Cloisons 
grossières, irrégulières (%4 à 36). Columelle rudlmentaire et spon- 
^euse. Epithèque complète. Diamètre des calices, 5 millimètres. 

M. Etalon rapporte à cette espèce YAgariisia grtmuMa de M. Mi- 
chelin {Icomgr., p. 100, pi. 28, fig. 4. — Centrastrea granuUxtfi, D'Or- 
bigny, Frodr. de Fcd., p. 37), qui, dans notre Monographie des Pori- 
tides, avait été rangé avec doute dans le genre Oros^, sous le nom 
de 0. Saneti^Mihieli (Monogr, des Fongides, p. 138. Am^ de& Se. fu(t,y 
série 3, 1. 15). Et comme cet a.uteu^ a eu Toccasioa d'examiner beau? 
coup d'échantillons bien conservés, tandis, que les indiyidu;^ étudiés 
précédemment éteient fort incomplets, nous avons lieu de vCroire que 
son opinion est fondée. 

7. MiGROSOLBNA ? ORANULATA. 

Agarida gramUata, GoldCuss, Petref. Germ., 1. 1, pi. 38, fig. 4. 

Nous sommes portés à croire que ce fossile appartient au gMire Jfi- 
crosolena, et se rapproche beaucoup du M. irreguiansi mais il ne 



POB1TIDB8. Mgg 

noms est connu que par la flgiire que nous venons, de citer. M. D'Or- 
bigûy €t orti' re^^oûiîBitre dans ce dessin Tkidicatîôn de palis: autour 
d'tàie cfdùmelle papfllëuse, et il a étéhH pour cette espèce le genre 
Atltim'^mt {Ntke SH^ ^ék» ftstèi foss.y^, 11, 1849). lï est possible que ce 
caractôte ^»to réHOèment, et que ce polypier doive être distingué 
des'J!K(îfdsô/«ia,*'^ûMÉi& comme l'exemplaire figuré était évidemment 
dètfâ untrèSHoaawiraiid'état^Jè conservation, il nous paraît prudent dé^ 
leTapprocher rfmpktettent de la forme bien connue à laquelte il res- 
semble le plus ; il a, au reste^ les plus grands rapport avec le Micro- 
solëna irre^pdaHs. Ce fossile, que M. D'Orbigny (Prodr. de P(d:, 1. 1, 
p. dSiyappellfBf JLc!tVtar(M gramutataj provient du coral-rag de Natheim; 
dans le Wurtemberg. 

Le Sêi0a$tinÉaf^ amftm déiMo IXÛpWgûy^ (Prô«fr»;, t. li, ïy.^ 3#) res- 
semble beaucoup à l'espèce précédente et ne devrait^peutnètre pas en 
être distingué. Û nous a pçiru cependant avoir plus. d'aîialogîe avec 
les Thamnastrées (voyez t. II, p. 384). Du reste, il e&t trop impar- 
faitement iconnu^pour, que Ton pelisse le déterminer avec sûreté, 

* 

SA.— Polypier^ dkpoêé mg^niwplojgues ou lames. 

Microsotena éxcavata^ .Etalon, op. cit, p. 125. 

Polypier en lame épaisse, plane. Calices profonds, un peu inégaux, 
sép^^rés.entre etpL.payr un bourrelet très-épais et arrondi. Cloisons tr^ 
minces,, trèsrr^gulières et très-serrées, à trabiculjBS fines; 4 cycles, 
complets. Diamètre des calices,. 5 millimètres. 

T^mÎQiûQisilUfW (QQDche: Dieéra^îen)^^ à Valfin» 

9. MlCROSOLENA EXPANSA. 

Polypier formé de lames minces (1 à 2 centimètres d'épaisseur srar 
10 à 20 de diamètre)^ à'surface supérieure plane. Calices superficiels, 
à fossette subcylindrique et peu.profonfla. Clowns minces, écartées, 
peu nombreuses, constituant deux cycles et se groupant en faisceaux 
dê'deiiM^oi^teSb'ColuineUe faible, simple ou formée de deux ou^rois 
tntbienles. IMftBièti^e'defl^calioesj 8>li 9 ndllisrièlïes. 

Terrain eoralîien (groupe Glyptien), à Saint-Claude (Haut-Jurà). 

S AAA. — Polypier gMeux, di^fifrme oéémdv'Mê. 

lOi Mtefte^oiiËNA'^iûeeÉisA. 

SkIêraHrea incrustataj M'Coy, On M990Z^.paàiUt(iiÀnui andMa^i^ofnat, 
hist., 2* sér,, t. II, p. 419, 1848). ff^&VAlmopçra incrustatar, M|cheUii. 

MkrosoleiM eoiùêJlsa, Mnhe Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corals, p. 124, 
taè. ;air, Gs^: 5. 1891; -* M(mo0r. des Poritides, p. 52.^ 



[. 



aOO < Z0ANTHA1RE8 9CLERODERME8 PERFORES. 

Polypier subdendroïde à rameaux dressés^ cyliiuM<iae8^ digiti- 
formes : base couverte d'une épithèque commune forte et plissée^ qui 
se montre encore à diverses hauteurs sur les rameaux. Le reste de la 
surface est couvert de calices ayant à leur centre une petite los- 
sette très-peu profonde^ mais bien marquée. Ces calices sont pres- 
que égaux et subpolygonaux. Golumelle papiUeuse rudimentaire. On 
compte en général vingt-quatre cloisons^ c'est-à-dire trois cycles; mais 
quelquefois il y a des tertiaires qui manquent. Les cloisons sont noxh 
fluentes^ presque égales^ minces et courbées ou flexueuses en dehors. 
Elles sont formées de trabicules bien séparées. Les rameaux sont larges 
de 15 à 20 millimètres^ et les calices de 2. 

De la grande oolithe^ aux environs de Bath. M. M'Goy rindique vom 
à Minchinhampton. 

Le fossile mentionné par M. M'Goy sous le nom de Goniopora race - 
mosa (?. c.,,p. 419) et rapporté à YAlveopora racemosa, Michelin, dif- 
fère probablement très-peu de cette espèce. Il est de Minchinham^ Ion. 

11. MiCROSOLENA RACBHOSA. 

Alvêopora racemosa, MicheUn, /eon. zooph.. p. HO, pi. 25^ flg. 6. 1843. 

Dendrarœa racemosa, D'Orbigny, Prodr, de pal,, t. II, p. 37. 1851. 

Microsolena rcuxmosa, MiSne £4wards et J. Haime, Pol. foss, des terr, pal, 
etc., p. 144. 1851. 

Polypier dendroïde, à rameaux divergents et cylindriques, d'envi- 
ron 2 centimètres de diamètre. Calices presque superficiels^ larges de 
3 ou 4 millimètres, à fossette centrale petite et trèâ-peu marquée. 
Une douzaine de cloisons un peu irrégulières dans leur forme et daus 
leur direction, composées do poutrelles grosses, écartées et un peu 
inégales. 

Du coral-rag, à Sampigny (Meuse), et Alençon (Orne). 

12. MlCROSOLKNA GIBBOSA. 

Microsolena gitibosa. Etalon, op. ciï., p. 127. 

Polfpier pédoncule, mais convexe et gibbeux, ou divisé en lobes 
assez élevés. Calices superficiels subégaux, à fossette étroite. Clo.'sons 
irrégulièrement ondulées, à tubercules grossières (36 à 40). Golu- 
melle rudimentaire. 

Du terrain. corallien, à Yalfin. 

13. Microsolena tenuiraduta. 
. . Microsolena tenudradiaia y Etalon, op. ct<., p. 126. 

Polypier de petite taille, dressé et lobé. Calices superficiels, iv\ peu 
creusés, et offrant \xD,e fossette cylindrique assez profonde. Clc'.sons 
peu serrées, subégales, ordinairement radiées, mais souvent confuses, 



PORITIDES. 20 1 

à trabicules fines ^ et formant quatre cydeis complets; quelquefois 
cinq. Diamètre des calices^ 5 millimètres. 

Du terrain corallien, à Valfin. 

14. MiCROSOLBNA rULYINATA. 

Ukiro^iÀ/ma f\A\Aiiiaia, Etalon, op. ctï., p. 127. 

Polypier petit, digitiforme , à rameaux cylindriques. Calices peu 
serrés, assez profonds, légèrement polygonaux, et séparés entre eux 
par des saillies assez larges, qui donnent à la surface une apparence 
pulvinée; fossette profonde. Pas de columelle. Cloisons serrées (ordi-^ 
nairement 72). Pas de bourrelets épithécaux. Diamètre des calices, 4 à 
5 millimètres. Longueur des branches, 1 à 1 1/2 centimètre. 

Du terrain corallien, à Valfin. 

15. MiCROSOLENA CATINATA. 

Jtftcrosolefia catinaia, Ettlon, op. c«ï., p. 127. 

' Polypier dendroïde; rameaux aplatis, peu nombreux, à surface bos- 
selée, et garnis de bourrelets épithécaux irréguliers. Calices superfi- 
ciels; fossette à peine marquée. Cloisons très-fines, peu fiexueuses (60). 
Diamètre des calices, 3 à 3 1/2 millimètres. 

Du terrain corallien, à Yalfin. 

' 16. MlCROSOLENA INCRUSTATA. 

Âlvecpora inerusfatay MicheliD, Icon, xooph., p,Uij pi. 25, fig. 8. 1843. 
Mkrosoiena incrustata, Milne Edwards el J. Haime, Pol. foss. des terr, 
pal., etc., p. 144. 1851. -> Monogr. des Poritides^ p. 52. 

Ce polypier qui ne nous est connu que par la figure donnée par 
M. Michelin, forme une masse dendrolde serrée, dont les rameaux sub- 
cylindriques sont entourés, près de leur base et sur plusieurs points 
de leur surface, par des rubas» épithécaux très-marqués, qui couyrent 
plus ou moins les anciens calices. Les cloisons paraissent être au nombre 
de dix ou douze, et le diamètre des rameaux est de 10 ou 15 milli- 
mètres. 

Coral-rag. Mecrin, Saint-Mihiel, Landeyron. 

n. . MlCROSOLENA TUBEI^A. 

Aheopora tuberosa, Michelin, /ooii.,'p. 110, pL25, fig. 7. 1845. 
Mioroioiena tvberosa, D'Orbigoy, Fr9dr. de palé<mtol', t« II« P* 37* 1851. 
Milno Edwards et J. Haime, Monogr. des Poritides, p. 53. 

Cette espèce, à en juger par la figure donnée par M. MicheliA, est 
une masse gibbeuse, couverte entièrement de calices à centres assez 
distincts, larges de près de 3 millimètres, et qui montrent une dou- 
zaine de cloisons formées par des poutrelles à nodules allongés!. ^ ' 

Coral-rag. Saint-MihieL 



303 ZQ^MTHAIRBS SGLBaOlWailiS PMBronÉS. 

18. HlcÀosounri Kaottnn, 



MhrosoUtia KcKhlini, J. Haimey Notes MdHm4 « 

Polypier en masse convexe. Calices larg^ d'unicentimèire, inégaux 
et inégalement serrés. 48 cloisons un peu flexueuses^ serrées^ asses 
minces. 

Gooupét odlitinqnô imoyen ? chemin couverl'à B^rt, Ufptàwk 0ttkie 
Idinkel'«t Largue (Baut4i(iiia).' 

VkmàÀ GKOMEtRiCJi, Géldfiiss {P^ef. germ., 1. 1 ; p.'67, pl,'23, fîg. i . 
iSft^. — Synastrea geometrica, DXyrbigny, Pirodr. dëpai,, t. 2', p. 278. 
I850y, nous parait))ouvoir être rapproché dé ce genre; c'est un îdç^ 
mal caractérisé 9 dont les polypiérites ont près d'un centimètre de lar- 
geur et environ 48 cloisons minces et peu fléxuanirtÉi^^ 

Craie supérieure : Maestncbt 

La TuRBiNOLOPsis ochrÀcrà de LamouTOUx (f^* fn^.y p. 85^ pL. 
82^ flg. 4 à G) parait être une jeune Microsoîena en mauvais état de 
conservatîdn^. 

Le genre ânomophtilum^ Ad. Roemer {Vérsts. dès Jfôrd déuUehm 
Ool. g^y p. 21^ 1836)^ nous parait plus voisin des Microsoîena qnB 
d'aucun autre genre. Il en différerait par le grand écartement dés 
centres calicinaux^ et peut-être aussi par le'pAus gteiiiké dévelop^eiMit 
de l'individu parent. 

L'espèce poiur laquelle il a été fondé est un polypier du terrain ju- 
rassi<{be'du Haiiovrey que Mi RùemernfAïxio»Aimio ph yMm ê Mmuêeré. 
{HM., pi 2i> tabi 1, % 0). Malheureusement^ l'^ehurtâtonsquia éléF 
figuré par cet auteur^ et ceux que' nous- av^ns eu occasions d'obsetf«r 
dans la, collection zoologiq^ie du Muséum de Paris» sont teUement 
rouléSy qu'il serait bien difficile' de les caractériser avec certitude 

M^kundHèrM, tftfiâ6n;J9(M(ilteFt^éof^é«.m^lé>lr(Mi^^ 1262 i«l^9>^ 

Ce genre nouvellement établi par M* Etalon, et que nous nV 
vons pas eu l'occasion d'étudier, parait représenter parmi les 
Poritides la confonbâïiëifi' propre aW' Latîaéandres parmi les 
Astréacées. U se dbiiti|^e«dM.Micinadlâtfwi.':par aes«caltoM»<dHH 
posérèn sërieè' linëamal m^ddnforiMaj ^i eont^sëpavéasipé» 
des collines anrôhtifès et î^em sAiUftntes.- Le«^«kHkaiS' siint-pea 
mBBàfétèUÊOS et oMflUMWës. 

Ce genre n'a encore été trouvé qu'i féi^t fosMIè dans le ter- 
rain ooUthiqpe.. 



I I ! 



i. MRÎlTDRÀlLfiA HAftCOUAHrA. 

Meandta/twa mareouana, Etak»/ Joc. dt. 

Polypier élevé^ lobé^ lé' plus sotiveixt Rotis la forme à'vdïe petit» 
masse convexe, gibbeuse, composée de colonies qui se superposent. 
Calices bien distincts, médib^id^émëiit ^rôfdiids'/âisposés en séries assez 
loijy^^es, surtout vers le pourtour. Collines simples, irrégulières, con-, 
tournées au centre, droitesTérs la circonférence^ épaisiléfs'ieit'arrôÀ^é^. 
Cloisons ûqes, plus ou moins géniculéës vers le point dé renédntre dëk 
ca&ces; généialèmént au noticibre d^ 2Û. Ba^é offrant qùelqiféir bcrtDS* 
relets épithécaux. Diamètre des séries, 1/2 à 2 mSlimètre'él 

Terrain corallien, à Valfin. 

2. Meandraiubâ' siilcata, 

Meandrarma suicata, Etalon, op. cit., p. i^i 

Polypier en lame peu épaiis^, irrégulière. Séries longues, parallèles. 
Calices préfk[ae superficiels, mais à centres distincts. Collines presque 
droites. Cloisons minces, serrées (46 à 64 centimètres). Ëpithèque com- 
plète, môme foitement ondulée. Diamètre des séries, moins de 2 mil- 
limètres. 

Terrain coràllîen, à Valfiid. 

3. MEANDHABiBA CRIBRIFORMIS. 

Meandrarœa cribriformis, EtaW, loc. cit. 

Polypier en lames un peu irrégulières. Calices quelquefois distincts 
ou disposés en séries courtes vers le centre. Cloisons plus minces et 
plus nombreuses que dans le Jf. su/co^a;. collines plus écartées (à 3 
millimètres). 

Terrain corallien, à Valfln. 

Genre IX. 



Coscinarœa, Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rend.^t, XXVIT^ p. 496. 
184?j (Imprimé par erreur Cosdnastrea). — Monogr, dés Poritîdkèy 
p. 48. 

Polypier massif, d'un tissu dense, à plateau commun formé 
par une lame striée, paraissant imperforée et dépourvue d^épi- 
thiqtfë. Cètlices àsâéz {^bfdnds; souvent ibrtâam de petites sé^ 
ries, se ttiùtti^Uaht par gèdfimàtîon caliculaire et sù&BMTgtnal6. 
Point dé pâiis ni de inùralltes distiticCès enïtë ici itiâMâmf: 
Cloi^ns nombreuses, serrées, trèVrégùliëremëÀt fehëïitréèi^, à? 
bords crépus et passant sans interruption dans celtes ctëè incftVÎ- 
du8 adjacents. 



204> ZOANTHAIRES SCiéRODKl^BlÉS FERFORiS. 

• 

Les Goscinàrées se distinguent bien par leurs cloisons con- 
fluenteâ de toutes les autres Poritides, si ce n*est des Microso- 
lénes, qui ont les trabicules septales beaucoup plus écartées e( 
sont enveloppées d'une épithèque complète. 

COSCUrAILfiA MSANDRIirà. 

MeandrifM^ Savigny, Descript. de VEgyptê, Polypes, p. 254, pi. 5, fig. 4. 1809. 

Asirea meandrina, Ehrenbcrg, CoraU. des rothen Meeres, p. 98. 1834. 

Cosdrusrœa Bottœ, Miloe Edwards et J. Haime, Ann, des se. nat., 3" sér., 
t. IX, pi. 5, fig. % 1848. 

Coscinarœa meandrina, Milne Edwards et J. Haime, Pol, foss, des ierr, 
pal., etc.^ p. i44. 1851. — Monogr. des PorUides, p. 49. 

Polypier en masse convexe. Plateau commun^ formé par ime lame 
parfaite^ très-finement granulée et costulée. Ëpithèque rudimentaiie 
ou même nulle. Calices à contours très-îrréguliers, assez profonds^ 
ordinairement subpolygonaux^ quelquefois confondus. Les bords de 
ces calices sont très-épais, crépus et résultent de runion directe des 
cloisons, qui sont larges, assez minces, granulées et extrêmement ser- 
rées. Elles sont peu inégales, les plus petites se soudant aux plus 
grandes par leur bord interne. On en compte ordinairement plus de 
quarante dans chaque calice ; mais il est très-difficile de dire à quel 
ordre appartient chacune d'elles. Leur bord est légèrement arqué en 
haut et en dedans, régulièrement crénelé; les dents étant très-faibles, 
subégales, larges à Textrémité et ordinairement bifides. Ces dents ar- 
rivent presque au centre, où elles simulent une colimaelle papilleuse 
très-peu développée. Loges extrêmement étroites. Grande diagonale 
des calices de 10 à 15 millimètres; leur profondeur, 4 ou 5. Dans une 
coupe verticale on voit que les cloisons des calices voisins se rencon- 
trent par leurs bords extérieurs, sans qu'il y ait de muraille propre- 
ment dite, ni rien qui en tienne lieu. Toutes les cloisons sont réguliè- 
rement fenestrées, mais elles tendent à former des lames moins criblées 
dans leurs parties inférieures. Les traverses sont excessivement minces, 
écartées entre elles de 2 ou 3 millimètres, un peu ramifiées; elles 
manquent dans beaucoup de points, et ne se rencontrent que très-in- 
férieurement dans les loges. 

Habite la mer Rouge et se trouve à l'état subfossile dans les terrains 
récents de l'Egypte. . 

Nous croyons devoir rapporter au genre Coscinarœa le Poritien fos- 
sile décrit par M. Reuss sous le nom de Pontes rnaanmiUata (Mém. de 
l'Acad. de Vienne^ 1854, t. 7, p. 129, pi. 10, fig. 9 et 10). C'est un 
polypier massif, dont la surface est mamelonnée et dont les caUcessont 
confiuents. Les cloisons sQp.t très-développéesi sublamellaires, crénelées 
à leur bord supérieur, plutôt quedenticulées et très-serrées. On aper- 
çoit un tubercide columellaire au centre des calices,inais pas dé palis. 
De la formation crétacée de Gosau. 



I 
I 



poRiTibBS. ao5 

GBNRES DOUTEUX. 

Genre X. PLEURODIGTTUBI. 

Pleurodictyum, Goldfuss^ Petrefacta Germaniœf 1. 1^ p. 113. 1829.* 

Le fossile d'après lequel ce genre a été établi est trop incom- 
plètement connu pour que l'on puisse le caractériser d'une ma- 
nière satisfaisante. Pour les uns, c'est un Alcyonién; pour d'au- 
tres, un Bryozoaire ; mais, d'après l'étude que nous en avons faite, 
nous avons acquis la conviction que c'est le nioule intérieur 
d'an polypier fixé sur un tube de serpule ou sur quelque corps 
analogue, et qu'il doit prendre place parmi les Poritiens. Cette 
question a été examinée attentivement par M. Hâime et nous» 
dans notre Monographie des polypiers des teVrains paléozoîques^ 
et les nouvelles observations publiées à ce sujet par M. King ne 
nous paraissent infirmer en rien le résultat auquel nous nous 
étions arrêtés. 

En admettant que le corps serpuliforme logé dans le Pleutch 
dictytmi n'y appartienne pas, et que celu,i-ci soit un moule in- 
térieur, on peut penser que ce zoophyte avait les caractères 
suivants: 

Polypier massif; à plateau commun recouvert d'une épithèque 
complète ,* à murailles simples et percées de trous petits et un 
peu espacés; à cloisons formées par des poutrelles assez rap- 
prochées. 

Ce genre aurait donc beaucoup d'affinité avec les Lùharœa^ 
et ne paraîtrait en différer que par le développement plus con- 
sidérable de l'épithèque» l'épaisseur des murailles et la structure 
simplement poutrellaire des cloisons. 

On n'en connaît qu'une seule espèce, savoir : le 

PlBUHODIGITUH PR0BI2HÀTICUV. 

AstroUaj Peter Wolfart, Hist nat. Hass. inf,y p. 30, tab. xxv, fig. 5. 1719. 

George Liebknecht;, Ectss, subterr, spec, tab. n, fig. 4. 1759. 

Corps particuliers, etc., Knorr et Walch, Mec. des mon. des Caiasir,, t. Ill^ 

p. 199. Suppl,, pi. 10 b, fig. 1, % 5. 1775. 
PUurodictyum prdbUmaticum, Goldfuss, Petref, germ*, 1. 1, p. 11$, pi. 38, 
fig: 18, et t. II, pi. 460, fig. 19. 1829. 

BroDD, Leth, geogn., 1. 1, p. 56, tab. m, fig. 12. 1835-37, 

Phillips, Palœoz. foss,, p. 19, pi. 9, fig. 24. 1841. 

De Verneuil et J. Haii&e> BuU. Soc, géoL de France, 2* sér., t. TU, 

p. 163. 1850. 



<>906 ZOANTHAlBES.IÇI^QPfRinb PBHFORiS. 

Pkuroêyctyum prMmKUicrnn, Milae Edt^rds et J. Halme» Pd, fait, eu 
imr. paiéox., p. 210, pi. 16, fig. 5^ 4, 5 et 6. 1881. — Mwogr. des 
PoriHdes, p. 48. 

Qttoistedt, Hawtb, der Petref,, p. 071^ pi. €0, fig. itfl 18S2. 

• ♦ ^^^r, sfr. 2, t, XVU, p. 151^ pi. 10, fig. 1-9. 1856). 

Cette espèce est propre au terrain Dévonien et se trome en France 
à'Méhou^ dans yfôfôl et dans te' Harts en 411eiiiagne>. anX fovirçpus de 
iiTorqoay, enAnglaterre^ea Bppagae â^,AJ^iei.çpâ^.4(^J[e,c«pJÇC^^,de 
i i lefieisoiv cu»< ,f;tot^UiÛ9 d'A^érigue. 

Genre XL DICTYOPHTIXIA. 

, Nous ayons d'abord considéré ce genre (Monogr* des AftP&Èes^ 
Àrm, des sc.nat,^ 3* sér., t. XI, p. i85) comme pouvant se rap- 
procher des Méandrines. Dans le Tableau de la classification des 
Polypesy placé en tête de notre Monographie des Polypiers des 
terrains paléotoïques^ nous l'avons t9B^é avec doute près des La- 
toméandres, en indiquant toutefois que ses cloisons vermiculées, 
et peut-être subtrabiculaires, semblaient indiquer des affinités 
avec les Poritides. Malheureusement, les seuls ectypes que nous 
avons pu observer ne présentent jamais de caractère assez net 
pour nous permettre de décider la question ; et si aujourcFhui 
npus. regardpns comme plus convenable de placer ce polypier à 
la fin de la famille que nous venons d^étudier, c'eét seulement 
parce que nous soupçonnons que les Coscinarées donneraient 
une empreinte extrêmement semblable à celle des Dictyopbyllies, 
excepté' sous le rapport des murailles qui sont très-marquées 
dans ces dernières, et manquent complètement chez le genre 
vivant. Quoi qu'il en soit, l'espèce dont les affinités naturelles 
sont si incertaines est très^-factle à recaanftftre, et il en a ét^ donné 
de trè8*bonnes figures. 

Blainville, qui a établi cette division générique (Dict. des se. 
nat., t. LX, p. 523, a i 8 Jo)^ J^^V^P.M^f^<P^y^ hemispherica, 
un polypier du terrain jurassique qui est dans la collection de 
M. Mici^elin ^ noqs nous sommes a^uré^ quç cet échantillon est 

. jQin,d'9p|)iaic|pnjrau genr^ pictuophyllia^ et n'est pas autre chose 
qu^une Styline très-roulée,. Éofiib, M, Fischer de Waldheim a 
décrit et figuré avec soin un fossile qui lui a.été présenté comme 
provenant du terrain carbonifère de Russie, et qui ne diflère en 
rien de Fespèce de Maestricht ; il l'appelle DictyophylUa alternons 

ifBuU^^joç. îifn^. nat. de Moscou, t. XVI, p. 665, pi. i4j fig» '> 






' On -ne cmiBttit 'éùn& 'jusqu'à ptësent - qtt^une * seule 
*|>by)Ke, qui est la : 

DiçTTojpiiTLLiA, RBTicui^ATAy BlaiovUle, DtW. se. nat.^ t. I4X, 

p. 3^5 ; Ma^i.dctcdn.^ Pi 3^0^ pl* 53^ fig. 4- — Faujas SalntrFond, 

HUt^ nat, 4é la, mont. SairU-'Pierrei p. . i90»,tab.^^zxv^^g. 1. --- 

Megndrina rpdculpitay 'Gojdfass, Petref. Germ. p. 63^ tai>. xxy, 

.fig- 5. 

Craie supérieure, Maêstricht. 

jDfpsiiiB .fiQu^f^iuB. MONTlÇOJMNiE. 

A!9>fmO^ Mites B<iwiw|8.çt J-,ï|aipie, Polyp. fqss^.dçs ferr. ;|)(Wf,^çtç., 

['Ëto/ntepmtiœ, Wtàe' EàwB^ et J. Eàîmey iUfonogr. des'PorUtdes, 
pi'64. 

tlœnenchyiiie abondant et spif X)gieux * 

ferment 4|M des^espi^ee^'yiiventes. Le premier a .c^utlqiiesr.ra))- 
porls 'dcf'forme' avec lesi Madr^res^^t le seoend établit,'^à 
certains égards» un passage vers la famille desVonjgides; mais 
la structure trabiculaire dele^ir pQlypier, et principi^epent 
de leurs cloisons, ne peut laisser auqun doute sur leura vérita- 
bles affinités. 

Faute de renseignementsisofffismld sur ^ espèces typiques 
.éai^euv^<ÂhM0pQrai ^e^Onoy et. fiaim^ardy^ce ttc»n a^t bété 
appliqué à Tune des divisions de ce groupe/ et de là le ^mode 
d€f, (désignation erropé qui avait été, d^aljord, adppt^ ppurfieWe 
sous-famille, par M. Haime et nous, dans le . tableau général 
de la classffication''desCoralltaires, inséré' dans notfe travail 
sar les polypiers Ipssiles dos^ terrains paléoscoïques. 

Genre XII. BiOlITIPORA. 

MorUipcra, Qooy et Gaimard, Toy. de VAstroLy Zooph., p. 24T.^w,4333. 

^Blainville^ Manuel d'acHn,, p^^98#t 1 S|34. 

MfmoporaylysBA,^EçDplw.^.^sûpe^.^ Z(MyQ/i«,.pv:480..:ia46. 
r Alt)«opor«ijMilne Edwards et J>. fiaimeyPotyp. foss^ dtê4mT^ptUé^>%tQ., 

p. 146. 4851. (Non BlainviUe.) 

"Pblypier dé forme très-variable. Gœnenehyme très^aboadant « 



>:io8 ZOANTBAlRIfi SCLéRODBRlCÉS PERFOSiS. 

trèsrpereoz» vermicide et fioemeat échmulé ou -d'un aspeci dé- 
licatement spongieux, offirant le plus souvent des saillies plus ou 
moins irréguliéres, et difFërentes suivant les espèces. Calices 
circulaires» à ouverture distincte, situés entre les saillies du cœ- 
nenchyme> et jamais sur ces saillies elles-mêmes, k cavité pro- 
fonde. Ni columelle,. ni palis; appareil septal très^eu déve- 
loppé, représenté par six ou douze cloisons formées de trabicu- 
les spiniformes écartées ; les cloisons du deuxième cycle^ quand 
elles existent^ sont toujours rudiméntaires, et les primaires sont 
ordinairement inégales entre elles. 

Quoy et Gaimard ont établi ce genre pour un zoophyte qu'ils 
ont découvert pendant leur voyage autour du monde, et D. de 
Blainviile en a rapproché, avec beaucoup de sagacité, plusieurs 
des Porites et des Agarices de Lamarck. Dernièrement, M. Dana 
vient d'y ajouter un certain nombre d'espèces nouvelles, mais il 
a changé, sans motif suffisant, le nom proposé longtemps avant 
par les naturalistes de V Astrolabe, 

Nous avons expliqué plus haut, pourquoi, dans le tableau gé- 
néral de la classification des Polypes, qui précède notre Mono- 
graphie des Polypiers paléozoïques, ce genre se trouve décrit sous 
le nom à'Alveopora, 

§ A. — Polypier subdendroSde ou en forme de touffe r(h 
même à branches digiiiformes. 

1. MONTIPOBA MONASTBRUTA. 

Madrepora monastericUa, Forskal, Descr, anim, in itin. orient* cbserv., p. 133. 

1775. 
Madrepora monostHaia^ Gmelin, Linné, Syst, nat,, 13» éd., p. 3773. 1788. 
Porites spumosa, Lamarck, Hist, des anim. sans vert,, t. Il, p. 273. 1816 — 
^ édU., p. 440. 

Eudes DesloDgchamps, Encucl., Zooph., p» fô4. 1S24. 

Blainviile, Dict, se. nat., t. XUII, p. 52. {826. . 

Montipora spumosa, Blainviile, Manuel d*actin., p. 389. 1834. 

Madrepora (porites) spongiosa, Ehrenberg, Corail, des roth, Meeres, p. 115* 

1834w 
Madrepora (porites] drcumvaUata, Ehrenberg, Coral. des roth. Meeres, p. 115. 

1824. 
Porites meandrina, ibid., p. 118. 
Manopora ciromwaUata, Dana, Bxpl. exped., Zooph.y p. 49Ô. 1846. 

Montipora monMteriata, Milne Edwards et J. Haime^ Monogr, des PorUi4fs, 
p. 37. 

Polypier élevé^ subdendxoide^ épais, lobé, extrêmement manie- 



i 



POBI7IPBS. ZQQ. 

soudés au sommet. Sur 1§ surface des, lyiyfnj^lQpg s^uj^^l o^ ob- 
serve entr^ les calices^ des saillies cœnenchymateyses qui sont en gé« 
n^ral crosses^ peu s^Uantes^ trè^û(Légales et prct)nairexnent peu nom- 
breuses; entre les mamelons > au contraire, les calices sont très*rap- 
procbés, et le cœnencbyme^ qui est fineme&t éehinulé, ne psiewà^ fas 
de saillies. Les calices sont iné^aux^ ordii^^ement larges d'un peu 
pbis qu'un demi-millimètre. Les cloisons primaires inégales; les se- 
condaires ruduneRUiirQ^. 

Habite la mer Rouge. M. d«na ajoute Singapore. 

Cette espèce a été rapportée par Lamarck et les auteurs qui Tout 
soivi^ à la figure 4 de la planche A 1 du tome 1"' des Bel. nat, sel, 
de Kjum; foita notre past, nou^ ne kd tsouYona «ncun^ rtiaeni- 
l^Êmoe 9smy oetta impure qui ne vepvéMntQ peul^tre pat mâma \m 
Moattlpoie. 

2. MoimvoHà Bim. 

Madrepora rus, Forakal, Descr, antm. in fYtn. orient, observ,, p. I3S. 1775. 

Gmelin, Linn. Syst nat, 19* édit., p. 3773. 1789. 

Parités rus, Blainville, DicL se, nat,, t« \JiyVf' 360. 1850. — Jtfamiel, p.396» 
Montipora rus, Hilne Bdwards et J. Haime, op. dt., p. 58. , 

Polypier subdendroide, à branches épaisses, obtuses «t irrégulière- 
ment mamelonnées. Les calices très-serrés et très-inégaux dans les 
aoir^tuûsités, tfès-écartés au contraire sur les parties saillantes, où 
ilftsoat séparés pour 1^ plupart par de grosses verrues obtu^ip, iné- 
galesy qo^lqijiefois allongée^ et subangu]eu«as. Le cc^enchyme est î&Q 
et assez dense. Cbisons inhales : on distingue ordinairement des 
cloisons secondaires peu développées. Largeur des grands calices, 
1 millimètre. 

Habite la mer Rouge. 

Cette espèce est très-voisine de la Jif. mo^asteriata; elle p^ira^^ ce^ 
pendant s'en diAmguer par ses vernies beaucoup plus grosses et plus 
d]»tuMs et pat ses calices plus grands et plus profonds. 

Àlveopora rubra, Quoy et Gaimard, Voy, de VAstrol, Zooph», p. 242, pi. 19, 
fig. 11-U. 1835. 
-*— Dana, Explor, exp9$., ^oop^, p. ^9. 1846. 
Montipora rtU>ra, Milne Edwards et J. Haime, op. cit., p. 82. 

Polypier dendroic^e, à rameaux peu divei^gents, cylindroldecf att^ 
nues aux extrémités. Calices très-petits et peu distincts, très-peu li- 
mités et situés au fond de petites cavités subpolygonales, formées 
par les saillies subanguleuses, mais un peu irréguiières, d'un cœnen- 
chyme aréolaire assez in. Six cloisons très-petites et un peu épaisses 
endehors; dans quelques individus il parait y avoir diss rudiments 
d'an second cycle. Le diamètre des calices est à peine de 1/2 milli- 

CcraUiaires. Tome 3. 14 



aïO lOANTHAlBBS SCLÉBODERBlis PERFORÉS. 

métro. Une sedion verticale montre un tissu spongieux irrégulier dans 
lequel on ne distingue ni cloisons ni murailles. 

Suivant Quoy et Gaimard^ les polypes ont douze tentacules courts^ 
gros^ élargis et arrondis à leur extrémité : ils sont d'un rouge-brun vif. 

Habite la Nouvelle-Irlande. 

4. MONTIPOBA COUPRESSA. 

MUlepora compressa^ Linné^ Syst, nat, i3« édit.<, p. 1)85. i706. 

Esper^ Die Pfians., 1. 1^ p. 905, t^. z. 179i. 

Manopora compressa, Dana, EoopUtr, exped., Zooph,, p. 484. 1846. 
MorUip(fra compressa, Miloe Edwards et J. Haime, loc, cU, 

Nous ne connaissons pas cette espèce^ qui nous parait très-voisine 
dek Jf. rtt6ra. M. Dana, qui le premier a reconnu ses vérital)les affi- 
nités, la décrit de la manière suivante : ilf. à tige rameuse, subdicho- 
tome et lobée. Polypier fraple, granuloso-écliinulé. Calices partout un 
peu proéminents, échinulés et ayant six rayons. * 

De la Méditerranée? 

^ 5. MONTIPORÀ DIGITATA. 

Manopora digiUifa, Dana, Explor, exped., Zpoph., p. 808, pi. 48, fig. 1. 1846. 
Montipora digitata, Rlilne Edwjirds et J. Haime^ Monogr, des Poritides, p. 65. 

Petit, rameux, souvent dxgité, à brancbes subulées, légèrement 
comprimées, souvent tortueuses, épaisses de 1/4 de pouce, subégales, 
obtuses. Polypes jaunes, à tentacules courts et égaux. Polypier tout- 
à-fait lisse, à cellules enfoncées, larges de 1/6* de ligne. 

Des iles Fidji. 

6. 'Montoporà tortuosa. 

Manopora tortvosa, Dana, Explor, exped,, Zoopk., p. 509, pi. 48> fig. S. 
Montipora tortuosa, Milne Edwards et J. Baime, op, cit^ 66. 

Rameux, à branches souvent longues de 4 pouces, épaisses de i/4 
de pouce^ courbées ou tortueuses, subcylindriques, un peu compri- 
mées. Polypier tout-à-fait lisse, à cellules enfoncées, larges de 1/4 de 
ligne. 

De Singapore. 

7. MONTIPOBA KROSA. 

Manopora erosa, Dana, Explor. expéd,, Zooph., p. 504, pi. 46, fig. & 1846. 
Montipora erosa, Mibe Edwards et J. Haime, op. cit., p. 65. 

En touffe rameuse, dressée; à tiges subanguleuses, fortes, tubercu-^ 
leuses au sommet, usées, obtuses. Polypier sans papilles. Cellules eo' 
foncées, éparses partout, môme au sommet, à six rayons. 

Des lies Fi^ji. 



poRiTiDXft, * an 

8. MOMTIPORA CAJPITATÂ. 

Uanopora capitaiaj Oaaa, J^l^rfor. exped,, Zooph., p. 504, pi. 47, lig. A. 1846. 
Maniêpora copitoto, Milne Edwards et J. Haime^ op. cit.j'p. fô. 

En touffe rameose^ & branches épaisses de 4/2 pouce à i pouce, 
souvent irrégulièrement xenflées ou noduleuses^ très-rfréquemment 
coaleseentes, arrondies au sommet. Polypier entièrement couvert jus- 
qu'au sommet des papilles serrées, oblongues, épaisses de i/2 ligne & 
i ligne, obtuses. Calices enfoncés, très-petits. 

Des lies Sandwich. 

9. MOKTIPORA CRISTA^GiOXI. 

. Maârepora àbfotanoides, Audouin, ap. Savigny, Descr, de VSgyftêj p. 3S4, 

Pot/ypeSy p|. 4, fig. 4. 1809. 
Parités crUtorgcM, Ehreoberg, CoraU, des rothsn Meerss, p. 116. 1854. 
Manopora erista-galli, Dana, Eœplor. exped., Zooph., p. 494, pi. 46, fig. 1. 1846. 
Mam^pora nudieepSf Dana, op. cU , Zooph., p. S05. 1846. 

Montipora crista-gaUi, Milue Edwards et J. Haime, Monogr. des Poritides, 
p. 36. 

Polypier en masse subfoliacée, épaisse, lobée etdigitée^ à branches 
coalescentes inférieurement, quelquefois simplement mamelonnée. 
La surface est toujours hérissée de papilles cyliadroîdes, mousses, 
serrées^ saillantes, peu inégales, quelquefois sondées deux par deux 
ou trois par.trois, et alors subanguleuses. Calices peu apparents, épars 
dans les intervadi«s des papilles, un peu inégaux; les plus grands à 
peine larges de 1 millimètre. En général douze cloisons, très-inégales 
entre ellesJ 

Habite la mer Rouge. 

10. HONTIPORA STTLOSA. 

PorUes stylosa, Elurenberg, Corail, des rothen Meeres, p. 118. 1834. 
Manopora siylosa^ Dana, S(epl, exped., Zooph., p. 500. 1846. 
Môntipora styhsa, Miine Edwards et J. Haime, op. cU,, p. 50. 

Polypier en masse élevée, épaisse, subdendroîde, à lobes dressés, 
mamelonnés et subdivisés, coalescents, surtout dans leurs parties in- 
férieures. Toute la surface couverte de papilles échinulées cylin- 
droîdes, grêles, inégales, plus saillantes autour des calices. Ceux-ci 
un peu inégaux, larges environ do 1 millimètre et montrant ordinal* 
rement douze cloisons distinctes, alternativement inégales. 

Habile la mer Rouge. 

11. MOltTIPORÀ msptDA. 

Manopora hispida et spumosa, Dana, Zooph,, p. 495 et 406, pi. 44, flg. 4 et 5. 
1846. ^on Pontes spumosa, Laotti^.) 

'— ^ Mâne Edwards et J. Bainie, h^. cit*, p. 65. 



1 



2l4 jZOANTHAIRES SCLBBODBRMiS PBBFOmfit. I 

calices ; la surface supérieure^ au contraire^ est hérissée d'une muUt 
tude de papilles inégales, senrées^ cylindre-coniques, entre lesqnellei 
on distingue des calices rapprochés 'et larges d'un demi-millimètre. 
Cloisons inégales et peu noxnbreuses. Gœnencbyme spongieux, un peu i 
l&che. I 

Les polypes, suivant M. Dana, ont les tentacules hlancs et tnbe^ à 
culiformes. 1 

Habite Singapore. 

, 46. MOIITIPOPÀ fJJJUTk, 

Manopora pahnattt^ Dana, Éxpl. exped.,Zooph,, p. 405, pL 44> ig. 2. 1846. 
MonHpara paknata, Milne Edwards et J. Haimey loe, cit. 

Petit, rameux, souvent irrégulièrement palmé, à rameaux très- 
comprimés, rarement subulés et digités, épais de 2 à 3 lignes. Polypes 
d'un brun pâle, avec le disque tacheté; les tentacules aplatis : les 
uns d'un bleuâtre ou lilas pâle ; les autres, alternant avec les précé- 
dents, d'un brun pâle, avec un point blanchâtre sur la surface supé- 
rieure près du sommet. Polypier fragile , papilleux, à cellules nom- 
breuses présentant de six à douze rayons. 

Des lies Fidji. 

17. MONTIPORA MULTILOBATÂ. 

MofUipora muHUobata, Hilne Edwards et J. Halme, loe. cU^ 

I 

Polypier en touffe serrée, formée de lames un peu épaisses, mulli* 1 
lobées, très-mamelonnées et digitées, très-irréguli^ment eontoumées. j 
Cœnenchyme spongieux, arénoso-échinulé^ dans lequel les calices, 
larges d'un demi-milllmètro, sont rares et à peine distincts. Les 
lames ont environ 5 millimètres d'épaisseur près de leur sonunet. , 

Habite la mer Rouge; les Seyçhelles. Mus. de Paris. 

48. MONTIPORA? GEMMULATA. 

Manopora gtnmudaia, Dana, Ëaiphr eoopêé.^ Zooph,, p.49l. 1846. 
Milne Edwards et J. Haime, lac. ctf. 

Etalé, en feuille contournée, voisin par son port des Geumiipoies; 
lames formant une touffe, épaisses de 1 ligne à 1 ligne 1/2. Calices 
épars, courts, subtubuliformes, à douze rayons très-nets et un peu 
elliptiques. Surface extérieure lisse et non striée. 

Patrie inconnue. 
S AAA. — Polypier en forme de lame étalée * 

19. MONTIPOBA VBBRUCOSA. 

Poriiês verrucosa, Lamarck, Hist, des anim. sans vêrt., t. If, p. 271. 1816.— 
2* édit., p. 439. 
-^«- Deskmgchamps^ Sncyd., Zo(^,, p. 438. 1884. 



PORiTiow, ai 5 

Poriiês vêirrucosa, UiiifiTiUei DU^, des se, no^.^ t. XUn, p. 51. 1898. 

Pontes venosa, Ehrenberg^ Corail, des roiken Meerês, p. 118. 1834. 

Manofora venosa, Dasa» jEâppl. exped,, Zooph,, p. 501. 1846. 

Manopora verrucosa, Dana^ ibid., p. bO^, 

Manopora pktniuscula, Daaa^ ibid,, p. S07, pi. A7, Û$, 3. 

Jfoft/tpora verrucosa^ Milntf Edwards el J. Haime, Monogr, des PorUUes, 
p. 35. 

Polypier en lam^ étalée^ filée par son milieu > où elle est assez 
épaisse^ mince sur les bords ^ à surface supérieure subgibbeuse, et 
couverte de petits mamelons fort nombreux, arrondis, plus ou moins 
élevés, mais tous à peu près de môme forme, plus gros et plus abon- 
dants sur les gibbosités, assez également écartés. Dans les espaces qui 
les séparent, on compte un grand nombre de calices circulaires, 
profonds, peu inégaux, larges d*un millimètre et à murailles indis- 
tinctes. Douze cloisons enfoncées, alternativement inégales. Il arrive 
souvent que tantôt 2, tantôt 4 cloisons primaires se développent 
plus que les autres et s'unissent au centre. Le tissu du cœnenchyme 
est finement spongieux. A la face inférieure du polypier il n'existe 
pas de mamelons, et les calices ont un bord circulaire un peu sullont. 

Habite Tonga-Tabou et les îles Fidji. 

20. MONTIPORA QUOTI? 

Montipora verrucosa, Quoy et Galmard, Voy, de VAstreU,^ Zooph., p. 317, 

pi. 20, fig. 11.1853. 
Aheopora verrucosa, Mibe Edwards et J. Haime, Polyp. foss- des terr. 

pal., etc.^ p. 147. 1851. 
Montipora Quoyi^ Milne Edwards et J. Uaime, Monogr. des Poritides, p. 55. 

MM. Quoy et Gaimard caractérisent ainsi la seule espèce qui a servi 
de type à leur genre Montipora, et qui, disent-ils, n'a pu être retrou- 
vée à leur retour : « M. explanata, lutescente; conulis iniequalibus, 
elevatis, denticulatis, compressis. Polypis flavis, tentaculis brevibus. » 

Habite rite de Tonga. 

$ft C'est avec beaucoup de doute que nous séparons cette espèce de la 
précédente, et seulement parce que la description et la figure qu'en 
ont données ces auteurs ne conviennent pas aux échantillons qui ont 
reçu de Lamarck le nom de Porites verrucosa. D'après les naturalistes 
de r Astrolabe, ce polypier aurait les saillies cœnenchymateuses coni- 
ques et comprimées, tandis qu'elles sont arrondies et obtuses dans 
celui de Lamarck : mais comme d'une part ils avouent n'avoir pu 
retrouver l'écha^tlilon d'après lequel ils ont fait leur dessin, et que 
d'un autre côté nous avons vu dans la collection du Musée de Paris 
un polypier rapporté de Tonga par Quoy et Gaimard, et qui est réelle-^ 
ment la Porites verrucosa de Lamarck, nous soupçonnons que cet 
exeisqpiaire pourrait Lien être celui que ces savants ont vainement 
cherché à leur retour^ et qu'ils ont dessiné d\me manière inexacte. 



3l6 ZOANTHAIRPS WÙUtMtïmUÈB PBHfORis. 

Quant à la Mimttpora verrucosa, Blaib ville (Von^I *éFW^., p. 991^ 
pi. 61^ fig. 1)^ eHe n'est pas di^ief minable; mais elle partiit tse r&ppl^ 
cher de la M. tnbèrcéîbsa pins ^e d'aneime autre bspIfM. 

21. MONTIPORA INGRASSAZà. 

Miîihôpora^hcrastattt^J>sût, Êcpplôr» exped., ZoopH,, p. 909,p1.47,flitr< l*iB)^. 

Etalée épais, un peu ondulé, sublobé. Surface rude, anguleuse ou 
couverte de saillies polygonales très-irrégulièresT Polypier peu fragile, 
non spinuleux. Calices nombreux, larges de 1/3 de ligne, partout 
ÎSpars, quelquefois avec un bord élevé, ayant de six à douze rayons. 

Des iles Fidji. — D'c^rès M. Dana. 

IFsenit possible, comme le fait remarquer M. Dana, qiïe cette e6- 
pèoe fût identique avec la Montipora vm'ucùsa de Quoy et Gaâmard. 

22. MONTIPORA PlPIIXOSl. 

(Phnehe E3> ig^9.) 

Agaricia papiUosa^ Lamarck^ Hist, nat des anm, sans vért,, t. &, p. 245. 
1816. — 2«édil., p.382. 

— ** Lemourouz, Encycl,, Zooph,, p. ItS. Itôl. 
MùfUipara papiUosa, BbinviUe, Manuel d^acHn,, p. 3d9, pi. 61, fig. 2. 1854» 
Manopora papiUosa, Dana, K.i^. -euepêd,, Zooph., p. S06. 1846. 
Montipora papiUasa, Milne Edwards et J. Haime, Monogr, des Poritides, 

p« 56. 

Polypier en lame mince, un peu irrégulière, sublobée. Face infé- 
rieure montrant des saillies arrondies, éparses, inégales, souvent ter- 
minées par des calices; ceux-ci sont rares dans les intervalles. Face 
supérieure couverte de séries très-serrées, longitudinales et radiées de 
iïMeeè {ia{dlles arrcâi^es, qui sont en général très^rapprocfasééè et 
B^missettt même en quelques points de maniè(re à ûgwtet des sortes 
de collines ou de crêtes. Dsms les sillons étroits laissés entre ces séries 
de tuberoules, se trouvent de nombreux caUoes snper&oiefe, larges à 
peine d'un denâ-millimètre et munis d'im petit nombre de cloisons 
peu distinctes. Le cœnenchyme est finement spongieux. 

Habite TongarTabou. 

2d. Montipora coMnjiNiTA. 

Parités eompianote, Laosarck, Hist. des anim, sans vert,^ t. II, p, 272. 181€« 
— 2eédit.^p.439. 

Bl&inville, JXct. des se, nat.^ t. XUIl, p. 5V 1826. 

Mkmtipora eomplanata, Milne Edwards et J. Halme^ lac. cit, 

t^lypier en lame étalée, Imnce et subplane. Le cœnenchyme de ia 
surface inférieure fin, serré et ne montrant qu'un petit nombre de 
calicen. Là ftee supérieure présentant une g^nde quaii*lité de pâtre» 
calicuMres peu inégaux et à peu près également espacée^ à féSH^ 
blrgés d'un deïni-mîllimèt)^, ((Uvel^ts^Uins un c€éh6nebym« s|^(^îi^!é^. 



pbu irrégulier et {dus IMie qme œM de la faite miérietoiey et ne 
formant pas de saillies distinctes. On compte en général six cloisons 
principales un peu épaiaiei^ mais îaégëles^ ëit l'on aperçoit souyent 
d'autres cloisons rudimentaires. L'épaisseur du polypier est de 2 pu 
3 miÙimètfés. 

Patrie inconnue. Du voyage de Pérou et Lesueur aux terres australes. 

Porites tuberculosa, Lamarck, Bist des anim. sans v$rt, t. ll^ p. 2*72. 1S16. 
— 2» édil., p. 459. 

BlainviBe, ]Àct des se. nàt,, t. XLflI, p. 51. iS26. 

Motdipora tubêrcyhsa, Uainvine, Dict. d$s se, fuU., t. LX^ p. tS6A, 1830. — 
Manuel d'actin., p. 388. 

Mifaie Edwards et J. Haime, loc, cit 

Polypier étalé en une lame assez épaisse^ à surface gibbeuse. Calices 
sTtpéï^dels^ assez ser^és^ lai^ges de 2/3 de miiliinèi^e, ouverts dans un 
cœnenchyme npongieûx et un peu dense, qui forme en certaine points 
dès fldâUtes arroxtdièBy trSs-comqueft, plus ou moins ^evées^ mais tou- 
jours ttè»*petites. On ne voit en général, dans chaque calio6> que six 
«loîMnt^doBt éMUL «m ttois iNnitplus développées quelesautNS, wsmk 
enc(m ûiégaleittenft. 

PatMè in«k)niiïi6. 

25. MoimPORA GRAiroiFOLU. 

Mamùpora grandifoUa, Dtm^Sxpl. eœped.,ZoQpk^p. 4M, pi. 4K,fig.l.l846. 

Espèce formant une feuille mince, épaisse de 1 ligne i/2, presque 
dressée^ large et subflabelHfoniie, à bord faiblefkient lobé. Polypes à 
lurtaoulai aplfllis^ courts, jaimâlree; disque éSmê oo^leor eendiée 
pAle et maçqué de^douze lignes blaoobtes rayonaéeSé p^ypier fragile^ 
spinuleux^ très-somblable à celui du M, expansa. Calices petits, de 1/3 
<ié ligne, souvent imparfaitement délîmitéâ. Surface extérieure cou- 
veite de calices serrés, très-courts, ayant les bords aiguâ. 

De Singapooe* — D'après M. Dana. 

CettiB espèce est très-voisine de la M, eôspèenshj peut-être isi^ilié à'èh 
est-elle pasJtisiincte. 

26. MONTIPOBA? C4UCUJUTA. 

Mtmopora calicfdata^ Dana; Expl, exped., Z<H>ph., p. 4^ pi. 44, fig. I. 1846. 
Montipora caUculata, Milne Edwards et J. Haimej Monogr. des Poritidês^ 
p.6S. 

Pblyi^r poréiix, conVéxe, subgiïibeux, avec mi Jbôcil réàécbi,'éfîài8. 
Ùaîîces subtiibuliiormes, souvent anguleux, serrés, larges de 3/4 d*e 
ligiiè , très-coùrté et peu sàlHànts. CéUiâës à doùizé rayons. 

Des lies Fidji. «- D^près M. Dana. 



1 



3l8 . SOAlfTHAIREB 8CI.ÉftOOViMia PBBPOmÉS. 

§ AAAA* — Polypier encroiiiant au massif. 

27^ Moimpoiu BFrusÀ. 

Manopora effitsa, Dana, Sxjfi. exped., Zoofh., p. 500, pi. 46, flg. 4. 1846. 
Mowlipora etfiuay Milne Edwards et J. Haime, loc. cU. 

Polypier étalée encroûtant y à bord libre dans une faible étendue^ 
recouvrant souvent des Serpuies ascendantes^ et dealers devenant rft- 
meux^ avec des brancbes tortueuses, cylindriq[ues, épaisses de 2/3 de 
pouce. Surface papilleuso, à spinules longues de i/2 ligne à 4 ligne^ 
quelc[uefoi8 comprimées et siîbconfluentes. Calices larges de 4/3 de 
ligne, à douse rayons. 

De Tahiti. — D'après M. Dana. 

28. MONTIPOBÀ NODOSA. 

Manopora nodosa, Dana, Expt.exptd,, Zooph., p. 804, pi. 46, flg. 3. 1846^ 
Montipora nodosa, Milne Edwards et J. Hàime, loc. cU, 

Polypier encroûtant, arrondi. Surface tuberculeuse , à tubercules 
suboonitpies. Tissu peu. fragile, spinuleux; spinules très-serrées, lon- 
gues à peine de 4/2 ligné, un peu comprimées et obtuses. Calices pe- 
tits, larges de 1/5* de ligne, à six rayons. Polypes d'un lilas pâle, i 
tentacules peu développés, à disque blanc sur le bord, et présentant 
douze crénelures courtes. 

Des lies Fidji. 

Cette espèce parait extrêmement voisine de la M. hispida. 

29. MoirripoKA scabricula. 

Manopora seàbrieida, Dana, Ewpl. êxpod^ylooph., p. 503, |fl. 46, flg. 3. 1846. 
MonHpora scabricuia, Hflne Edwards et J. Haine, loc. ctt. 

Polypes d'un vert-olive, à tentacules courts. Disque à douze rayons, 
dont six alternativement plus grands et plus saillants. Polypier assez 
solide, partout très-finement spinuleux, encroûtant, arrondi, gibbeux, 
les tubercules de la surface arrondis; spinules à peine louées de 
4^6* de ligne et jamais lamelleuses. Calicôs très-petits, largeit de i/S* 
ou de 1/6* de ligne, ayant de six à douze rayons. 

Des îles Fidji. 

30. MONTIPOHA LICHBN. 

Maiwpora lichen, Dana, Bxpl, exped*, Zooph., p. 492. 4846. 
Milne Edwards et J. Haitne, loc, ciLy p. 62. 

Etalé, encroûtant, très-contourné et inégal, souvent lobé, épais de 
4/8*-' de pouce. Polypier ayant les calices très-courts et à peine tubu- 
liformes. CeUulcs à six rayons, avec des rayons intermédiaires (iuelc[ue- 
fois distincts. 

Habite Talti. 



.1 



F0RITIDB8. 219 

31. MoNTiPORA Dana. 

Manopora iuUreuHosa, Dtna, E3:pl.9xped.,ZoopKj p. S$07, pi. 47, fig. 2. 1846. 

(Pas la Poritês tubercuhsa, Lamtfck.) 
Moniipora Danœ^ Milne Edwards et J. Haime, hc. dt. 

Polypier formant une masse convexe, courerte de gpros tubercnlee 
«Rondis, larges de 2 4 3 lignes; fiielquet^uns ohldogs et courbés, 
d'autres presque hémisphériques. Les calices sont k^es de .1/3 de 
ligne et ont six rayons distincts, avec un égal nombre d'intennédiaires 
ordinairement visibles. 

Des îles Fidji. 

32. MONTirOBA FOVEOLÀTA. 

Mmoporu fwêolata, Dana, ÉxpL txptd., Zooph*, p. 507. 1846. 
MkmHfùra fonmhday Milne Edwards et J. Haine, hc, ctï» 

Polypier massif, encroûtant, presque plan et un peu ondulé en des- 
sus, à«alvéoles profondes. Calices situés au fond de ces fossettes, larges 
de 1 ligne; interstices minces, quelquefois stibaigus. 

Des nés Fidji? ^ 

Genre Xlîl. P8A1IBIÔGORA. 

F$(umiu>eofay Dana, EwpL expéd.,Xooph., p. 344« 1646. 

Polypier de forme trè»»Tariable. Cœnenchyme subeamptcte, 
foi^mé d'un tissu lameUo-fiiscicalé, et ayant sa surface vermi- 
culée et subpapitleuse. Calices superficiels, sans murailles pro* 
prement dites • à bords indistincts et confondus avec le cœnen- 
chyme. Cloisons épaisses, assez bien développées, serrées, un 
peu irrégulitres, et formées par de fortes trabioùles sptmfermes. 
Columelle rudi mentalité. 

Ce genr« a été établi par M. Dana ^ux dépens des Pavonies 
de Lamarck, dont il difiÂre ri^lleiii€At;beaucoiip»Il seî distingue 
des Momipores par son coeitencliyaie beaucoup plus dense, ses 
aaiides non limités et ses cloisons plus dëveloppëe». lia des rap- 
ports de forme et d*aspect avec les Lôbbôsèris, et petit êtiv' con- 
sidéré comme établissant en^ quelque sorte un passage entre lp,s 
Fongideset les Poritides; mais sa. structure trabiculaire le rat- 
tache incontestablement à x;es dernières^ 



* 



^ 



aaO ZOANTHAIRES HGISIIâlIBAlfBS PEBFOBÉS. 

SA. — Polypier crépu. 

4. . PSAimOGOlU. OBTUSAKCmA. 
(PI. £3,%. 5.) 

Pawmia oblustmgtUa^ Lamarck^ Hist, des anim, sans vertèbres^ i.U, p. 246. 
Mf6* -** 2* édit., p* 379. 

**««-^ DeBloBgchahQpa^ £ffc^.> Zooplu, p.^DS. I8fi. 

Pscmnùe(HHi ohtûsém&ulà, Dana, S^, leapè^, Zùopn., p. 54tk. IS4a 

Hftiiè ÉdwQirdÉ et i'HanM, JlfôM^. ^^ PorffMé», p. 67. 



Polypier en touffe serrée^ composée de petites frondes anguleuses 
et plissées^ quelquefois coalescentes^ mais toujoiirs tifè^-riipprocliées. 
Ces frondes montrent sur leurs &GÛS des^oUines obtuses et peuélevées, 
entre lesquelles sont situés des calices petits et peu distincts. On j 
compte de six à dix dolsoûs un peu i§paisses et q[uelquefôi8 soudées 
deux à deux par leur bord ûilemê; On distingue en génétal un petit 
tubercule columellaire. Ces calices sont larges tout au plus de 1 mil- 
limètre, mais ils ne sont pas bien délîmitésj et sont plus ou moins 
confondus dans un cœnencbyme subvermiciiïé et arénoso-spintlleux. 
Les frondes sont épaisses de 2 à 4 millimètres. 

Habite Tongatabou. 

X . PSIXMOCORA CONTIGUA. 

Màdrepora contigua, Esper, Die Pflanz,^ 1. 1, suppl., p. 81, tab. lxvi. 1797. 

Ptwonia plicata, l4UDaid^ Hist. des.unim, êtms veri,, h.U^ p.SM. iêiê. ^ 
2«édit., p.378. 

fa/imia mitigm, BUiaville. Dict. Hfis se. iM,, t. hX, p<. ISSOy tô^O. — Me- 
ntal d'acfin,, p. 56S. . 

Psaèimocora plicata, Dana, EcopL eccped., Zopph., p. 546, f)!. 25, Gg. 2. 1846. 

Psammocora contigua/IAÙnQ Edwards el ï.'Èaimc, ïoc, cit., p. 67. 

É ï , • . •; ,. . . 

;' P(4;$rpâ<er en touffe assez deose^ formée 4& froides ^QOi^ipfiiBé^j it^- 
sées^ plissées et anguleuses. Ces frondes pr^sçj^te|it kt^ralement de^ 
collines verticales plus ou moins saillantes, entre lesquelles les calices 
*SôAl Ijftifosésen sôtiès unpeu îrré^ufièrès'. Ces caHces, qui soift^^r- 
ûiMiy 6«t te^ès «eukm^ntde 4^ mblimètliie; lÂontrent éaas letir mi- 
Imu \Bk ttèsnpi^itfobOTeateicQjnniflflteiffev Six ou huil €ltisoiisé|É696«^ 
Air^pem diatincteff se coiitiiuiant avec les gxaws iin^gpjliQrs d'^n.c^ 
nenptoxiie ^énosô-sninuleux et dense.. Lps, frop^eç. sQut épaisses de 2 
à .4 muiimètres, et assez écartées entre eUes dans les parties supé- 
rieures. ' 

ftatité r océan iniieh/suîvantlainarck,' et l^^ d'âpres 

M. Dana. 

3. PSAJIMOCORA PLANIPORA. 

Porites 'pUmiforus, Ruppel, mss., CoUeot. du Muséum. 
Psammocora pUtniporOj Milne Edwards et J. HaUne, op. dU, p. 68. 



I^ItlTiPBS. ' S3ff 

Fdlypiér eu %&uSà feu élevée^ formée de fronâ^s <â*e8Bée0$ assest 
Âpansefs, mameleimées e% qa/^néiQi» suban^eiwes à leui^ sommet^ 
eu «née sont mokis seivéeé que éans leur' mitiecu Ces frondes sont 
fréquemment coalescenles^ et épaisses de i ^frtmtoe et plus» Les 
calices sont épars^ larges au plus de 1 millimètre 91 siL|«Rfi«ielft« Unrs 
doisons^ au nombre de six à huit^sont épaisses et très-peu distinctes; 
enfin le cœnenchyme dims leqa^ elles se confondent est très^spinuleux 
et médiocrement ^r^é. 

Habite la mer Rouge. 
§ A t — Pokp^ wWR/" et g^çm W kbé. 

4. PSAMMOCORA HaIMIAITA. 

Milne Edwards et J. Haimei op. cit. 

L. Rousseau^ Voy. au pôle stid par Dumonf^Jfun^, ^ff^x Ir V, 

p. il9, Zooph., pi. 27, flg. 1. 1854. 

Polypier en masse convexe, sublobée, présentant sur toute sa sur- 
face de légères saillies subpolygonales> entre lesquelles sont situés des 
calices de 1 millimètre 1/2 environ (la largeur des polygones étant à 
peu près de 3 millimètres). La fossette calicinale est bien marquée. 
On compte en général douze cloisons^ serrées et peu inégales ; mais ce 
nombre est quelquefois moindre. Le cœnencbyme est médiocrement 
dense ^ et présente ^ dans ses stries vermiculairés^ de gros grains 
oblongs au milieu de granulations beaucoup plus petites et toujours 
un peu irrégulières. 

Habite les iles Se^chdles. 

5. PSAUMOCORA DI6ITATA. 

Psammocora digitata, Miloe Edwards et J. Haime, loc, cit,, p. 68. 

Polypier massif, présentant à sa surface de grosses colonnes cylin- 
driques dressées. Il ressemble beaucoup, par la forme de ses calices 
et l'aspect de son cœnencbyme, à la P. Haimiana; mais ici la fossette 
calicinale est peu marquée. On distingue une petite coliuneUe papil-^ 
leuse^ et les cloisons s'unissent deux par deux ou trois par trois à leur 
partie interne. Les stries septo-costales montrent aussi de distance on 
distance des granulations plus grosses, plus inégales et plus irrégu- 
lières. Les colonnes dressées ont 2 ou 3 centimètres d'épaisseur; les 
polygones qui entourent les calices^ 3 à 4 millimètres. 

Habite les mers de la Gbine. 

6. PSAHMOCORA? COLUHNA. 

Psammocora coltmina, Dana, Expl eœped», Zooph,, p. 347, pi. 25, Og. 4« 1846. 
Milne Edwards ot J. Haime, loc, cit. 

Polypier dressé^ épai^^ subdivisé m biiut^ à lobes dressés et «enés^ 



ftia 



zoAirriuiftBS acLiaooBAMil rBEroAit. 



eyliadio-eamprijaiéf, tnmqoéB au somoiet, largM de I & 3 pouoes. 
Surlace égale, à cellules profondes, subawgiilaires, quelquefob lobées, 
larges de 1 ligne, quelquefois longues de 3 ligi^s et alors contenant 
trois polypes. Ciollines arrondies. ^ 

Habite les ttee Fidji. 

7. PSAMMOGORà ? BXB8A. 

PNMMNocora êx$sa^ Dans, Zooph., p. 546, pi. 96, fig. 1. 1646. 
Milne Edwards et J . Haime, loc. cU. 

Polypier dressé, très-épais, subdivisé, à lobes dressés et serrés, sub- 
cylindriques, épais de 1 à 3 pouces, à surface inégale et souvent gib- 
beuse,amMidis et subtronqués au sommet Cellules larges de iligne4/2, 
irrégulières, presque superficielles, souvent imparfaitement diflluea- 
tes. Collines peu prononcées. Polypes d^m brun pourpre, dépour- 
vus de tentacules. 

Habite les fies Fi^i. 



SECTION 



HiLDRÉPORillRES TABULÉS 

{MADREPORARIA TABULAT A.) 



Polypier composé esseotiellemeol par un système moral très- 
développé, et ayant les chambres viscérales divisées en une 
séried' étages par desdiaphragmes complets ou.planchers trans- 
versaux. Appareil seplal rudimenlaire , manquant pfW|oe 
complètement ou n'étant représenté que par des trabicules qui 
s'étendent plus ou moins dans les espaces intertabulaires. 

Les diaphragmes lamellaires, ou planchers qui ferment à di- 
verses hauteurs la chambre viscérale des polypiérites, diffè- 
rent des traverses des Âstréides en ce qu'ils ne dépendent pas 
des cloisons, et qa ils forment les divisions horizontales com- 
plètes en s' étendant d'un paroi à l'autre de la cavité générale, 
au lieu d'occuper seulement la largeur des loges inlercloison- 
naires. Quant à l'appareil septal, quoique plus ou moins rudi- 
mentaire, il offre le même mode de disposition que nous avons 
rencontré dans les sections^ précédentes, el ne présente jamais 
l'apparence cruciale qui caractérise la plupart des Madrépo- 
raires rugueux. 

Ce groupe a été établi par M. Haime et nous dans l'intro- 
duction de notre Monographie des Goralliaires fossiles de la 
Gran'ie-Bretagne {}) ; mais d'après les nouvelles observations 
faites par M. Agassiz sur les Miilépores, il est probable qu'il 
devra subir de grands changements, ou bien être placé tout 
entier dans une autre classe du règne animal. 

11 se compose de quatre familles qui peuvent être distinguées 
entre elles par les caractères suivants : 



(1) La ikmiUe des MUléporées de BlalovUle (MaiMel, p. 400) m compoialt 
«HentleUeiaeiit de Bryozoaires. 



^ 



3^4 MADUPOAAnVS 



pourvu éfmk 



foitméaawÊÊÊâL. . Auvouix. 



POL 



abondauit, de straetare l.„_., , , . ^ 

,-^ , .^ — it 

f de rnweyjmiiejel l«Mo«J 

elles. 



Ja'ofiRiiii que pea oa poiaL|_„,_- ..^ -,, 

rdeea«e^c*™e,eileÎMa'™^^^ ^^' 

\ meDreDire elles, et '"•"■"■ •* 



PftEmËRE PAimjLB. MILLËPORIDES. 
{MIUSPOUR^.) 

Polyf^m composé prineipaleraent d'ofi omondifffie très- 
dtondaiit, cMstiiict des muraHIes des pely^^érites, et d'vie 
straetare tabolaife on celliilaire. CioieoDs peu uoail^nMiw». 
Plaoch^^ bieo dé?elq)pés et noi&lireiii. 

An moment d'envoyer ee chapitre à Timpression, nous ap- 
prenons qne H. Âgassiz a étadié le mode d'organisation des 
parties molles des Hillépores et a constaté qne ces zoophytes ne 
sont pas des Coralliaires, mais bien des Âctlèphes hydroïdes, 
très-voisins des Hydractinies. M. Danâ partage l'opinion de 
M. Agassiz, et ce dernier pense qne les Favosites, ainsi que 
toates les antres espèces dont les cloisons ne sont pas conti- 
nues verticalement» c'est-à-dire nos Sclérodermés tabulés et 
rugueux» doivent être considérés comme étrangers k la classe 
des Coralliaires (^). Mais les faits sur lesquels il se fonde ne 
sont pas encore assez bien connus pour que nous puissions en 
discuter la valeur,' et, jusqu'à plus ample informé» nous conti- 
nuerons à ranger les polypiers dont il est îei question, d'après 
la méthode adoptée dans nos précédents ouvrages. 

Ce groupe se compose de dix genres reconnaissables aax 
caractères suivants : 



(1) Agassiz ; les animaux des MiUépores sont éies Acalêfhês hydroïdes et non 
dês polypes, {BiU. univ, de Genève; Arch. des Scien., mai 1S59» t, Y^ p. 9^.) 



* 



I 



M1LLÉPOR10E8. 235 



' ' (spongieui^irrégulièrement 



réticulé et très-déve- 
radimen- i . . . I loppé Hillkpora. 



tairas ou Del ^1i,,«^iî^ . 
s*aTançaiitp^""î!"«' 



'aTançantJ^*—— '/subtubulaire Heuopora. 

que très- { ««««h^me 1 
peu dans la] "^"*^"> ® Icosto-alvéolaire. . . . » . Plasmopora. 

t^Yité 1 [ 
viscérale; I Ivésiculeux Fistulipora. 

HiLLÉPORi- I \columelle très-développée Axopoba. 

DES 1 

ayant les' /subtubulaire Polytremacis 

*^*****^°^ » /très-abondant et à struc- 

l ture colcmnaire Hbliouthes. 

tSi^;. ) *^'^'^''' médiocrement abondant, 
imT \ f à cellules confluentes et 
nenchyme * ^ "^^^ columnaires Propora. 



[vésiculeui: et très-développé Ltellu. 

1 I spongieux et très-l&che; planclters vé- 

\ \ siculeux . Batsrsbyia. 

Genre I. MILLEPORA. 

Miîlepora (pars), Linné, Syst nat., éd. 10/t. I, p. 790. 1758. 

(pars), Lamàtck, Eist, des anim, sans vert,, t. 11, p. i99. — 

2« édit., p. 305. 

Palmiporaf BlainviUe^ Manuel d'actinologief p. 391 . 

Milleporay Dana, EoepL exped.^ Zoop/i., p. 542. 

Polypier plus ou moins foliacé et dressé. Cœnencliytne extrê- 
mement abondant, d'une structure très-irrégulière et spongieuse, 
plutôt que tubulaire. Calices de dimensions très - différentes 
dans le même polypier. Pas de cloisons distinctes, ni de colu- 
melle. Planchers horizontaux. 

§ A. — Polypier s^élevant en touffe. 

§ B. — Composé de larges feuilles à bords entiers ou 
lobés. 
§ C . — Surface des lames ou frondes presque unie 
et ne portant que peu ou point de crêtes ou 
de tubeixules. 

1. MOXEPORA COMPLANATA. 

MilUpora alcicomis, var. Yi Pallas, Elench. Zooph,, p. 261. 
MiUepora complanata, Lamarck, Hist, des anim, sans vert., t. II, p. ^1, ^ 
2« édit.^ p. 307. 

Coràtliaires. Tome 3. 15 



n 



336 ZOARTHAOUn SCtiÊftODEBUiS TABDlA. 

Pàkaiipora eomfkÊmOa, Bbimille, Jfawitg dTadm,, p. 391. 
JffBqwra.ooffiirfaïui/a^ Dîna, op. cU.j p.'547. 

Polypier en touffe élargie^ composée jde fpnndes feuffles dressées, 
qui parfois se âiirisent en lobes coale^cenls^ mais ont les bords presque 
entiers^ et les surfaces unies et trè9-<ûblement ondulées, délices subé- 
gaux, assez rapprochés et ue formant pas de sjatèmes. circulaires bien 
reconnaissables. 

Antilles. 

2. M1LI.EPQIA PUCàZà. 

MiUêpora aikorms, var. pUoata, Esper, op. ciL, 1. 1, p. 193; MiOêp.^ pL 8. 
M^^pora eampUmata r», ^^ Lamarck, foc. cit. 

MUiepora pUcata, Dana, Expl. exped., Zoopk., p.M6. 

Polypii^ assez seniblâd)le à celui du M. complanata. Biais plus mince, 
plissé près des bords, et donnant naissance à quelques bbes verticaux 
qui se détachent à angle droit de chaque surface des feuilles en forme 
de crêtes. Les calices de deux grandeurs ; les petits disposés en cercle 
autour de chacun des grands, de façon à<foaner en général des sys- 
tèmes assez distincts. 

Ori^e inconnue. 

3. MnUSPOlU FOLLUTA. 

Madrepora ctmipUtnaUi (paît), Lamarck, foc. cH. 

Polypier en touffe composée de grandes feuilles snbplanes et dressées, 
qui sont remarquablement minces près des bords et se divisent en 
beaucoup de lobes disposés irrégutièrement. Gafioes disposés pajf .petlfts 
systèmes, dont l'individu principal occupe le centre d'une lég^ dé- 
pression. 

Origine inconnue. 

§ A. SB. — (page 225). 

§ ce. — Surface des feuUtes très-inégale^ porlarU une 
multitude de tubercules ou de crêtes. 

4. MnxKPoiiA Ebbenbergi. 
MiUepora complanata, Ebrenberg, Corail, des rothen Meeres, p. 124. 

Polypier en touffe composée de grandes 'feuilles minces, peu ou 
point lobées «ur les bords, et offirant latéralement une ûiultitude de 
petites bosselures mammillaires qui sont souvent disposées en séries 
rameuses et qui portent chacune \m calice principe entouré d'un cer- 
cle de cinq ou six calices plus petits; d'autres petits calices dans les 
vallées. Dans quelques parties, la distinction est peu marquée entre 
ces divers calices, mais en général elle est très-prononcée. 

Mer Rouge. 



» 

8. MnXEPORÀ YERRUCOSA. 

■(λLF2, fig.i«, IMc.) 

Polypier en touffe composée de larges feuilles dressées^ à bords pres- 
que entiers^ se réunissant de loin en loin par des expansions latérales 
-H wmé^etm àe gios tubev^ules très4rfégtiliérs. Oaliees très-inégaux , 
te.ynnoipaux dB grandeur médiocre; les autres extrêmement petits 
et répartis irrégulièrement. 

Des Sechelles et mer Rouge. 

Le MiLLEPORA PLATYPHYLLA dé |[. lËhrènberg (op. cit. p. 425) parait 
dtre Yoisin du M. verrucosa, mais s^en àistHigueralt .parole dév«toppe- 
ment unifenne âfistubercmâieset^etir pau^de saillte. Oe •nstuieliste^r 
assigne les caractères suivants : a Qaadripedctlis 9'' «Ita, «ffusa^ ef- 
florescente-foliacea^ compressa^ latissima, hmis^ iobis esectisy planis^ 
tarins plicatis^ parcius undulatis^latissime^f eticulis (cellulatis 4^6"latis)^ 
cristis acutis^ steUulis subtUioribus^ 1 ^k'" lalÂs^ superficie obsolète 
toberculosa et pomlosa^ tuberoulif hemisphsricîS; ee^alioribus. Go- 
lor isabellinus; viva prurit. )» 
*. 

*6. ^aXfit»(yitA '8^UASkB(KSA. 

a"'6dl(^ p. i07. 
PaknipùNu mummiasa, iBIatoWUe, Matnml'^Mim,, ^r 381. 
iSihpora squammosa, Dana, op. cit, p. 547. 

Polypier en touffe composée de feuilles dressées^ contournées vers 
IdboM/etdomidiit naissance à une tmiltitude decr^6i3<!m delâsciièB 
verticales^ tuberculifères^ dont les principales sont'cdalesciefntes, de fa- 
$on à réunir entre elles lesléuiSles vdstnces; *p!Éfrfois bës dr6^ ^aUl 
lemplacées par des séries de tubercules. CaÛcèK tarè^^petits^ de deux 
ordres^ mais ne fôtmABt pfts de dytitèmes ytilrtkicIS; 

TPatrie inconnue. 

tf. Dtaft^'Cûosidéfé comme une variété de cette espèce un Millé- 
pore de Tarcbipel Paumotou, qu'il désigne sous le nom de M. Incras- 
sata; mais il ajoute que les calices sont grands > x^aractères qui ne 
conviennent pas au M. sgummosa. 



228 Z0ANTHA1RE8 8GLKRODERHÉ8 TABtJUU. 

§ A (page 225). — ^— §88. — Polypier s*éleî)ant m touffe, 
composé prinàpcdement de branches étroites, rameux 
et terminé par une multitude de ht anches siubcylindri- 
ques. 

§ D. — Les branches terminales se réunissam latéra- 
lement vers leur base^ de façon à former 
des frondes pédonculées. 

7. MUXEPORA ALCICOBVIS. 

Sea gingWy Huges, Barbadoes, p, 289. 

MiUepora aUcomis (pars)^ Linné, Syst. nat., édit. X, p. 791. 1758. 

VdXhSf Elench,Zooph., p,W). 

Esper^ op. cit. — Aftftep., p. 16. 

— — Lamarck^ op. cit.y p. 201 . 
Pahniporaj Blainville^ Manuel d'actin., p. 301, pi» 5%, fig. 2. 
MiUepora alcicornis, Dana, op. cit., p. 543. 

Polypier en touffe composée de petites branches subcyliodriques, 
disposées par groupes sur un même plan^ et se confondant vers leur 
base^ de façon à constituer des frondes palmées ou lames pédonculées 
et à bords digités> qui 8ont souvent coalescefttes. Calices très-petits et 
inégaux^ mais pas groupés en systèmes distincts. Branches terminales 
presque cylindriques et ayant de diamètre environ 5 xmUimètres. 

Antilles. 

8. MiLLEPORA FoRSKàLI. . 

MiUepora aUcornis, Forskal, Descript. animal, gucs in itinere orientait cb- 
serv.y p. 137. 

MiUepora compressa (pars)^ Espcr, op. cit^, pi. 10. 

var. p, Lamarck, loc* cit. 

M. alicornis, Ëhrenberg, Corail, des rothen Meeres, p. 126. 

Miine Edwards, Atlas du Règne anim. de Cuvier, Zooph., pi. 89, 

fig. Vl^l^ 

Espèce très-voisine du M. alicorms, mais ayant les branches ter- 
minales beaucoup plus comprimées et sublobiformes. 

Mer Rouge. 

9. MiLLEPORA PUMILÂ. 

MiUepora pumila, Dana, Eœpl. exped-, Zooph., p, 547, pi. 52, fig. 4. 

Polypier de petite taille, en touffe; branches grêles, faiblement pal- 
mées ; divisions terminales droites, simples et très-grêles. 

Habite la côte de Carthagène, en Amérique. 

10. MiLLEPORA FASCICULATA. 

PakiUpora fasdculata, Duchassaing, Anim, radiaires des AntiUes, p. 18. 



HILLÉPORIDES. 22^ 

. Polypier en touffe très -voisine du M. aticcymiSy inaid ayant les 
branches plus grêles et groupées moins régulièrement^ de façon à for- 
mer des faisceaux plutôt que des palmures. 

Antilles. 

11. MiLLEPORA TORTUOSA. 

MiUepora tortuosaj Dana^ op. dt.y p. 545, pi. 52^ fig. 5^ 5*. 

Polypier arborescent, peu raraeux, à branches comprimées, en géné- 
ral subdigitif ormes, tortueuses, et quelquefois coalescentes. Divisions 
terminales de 4 à 5 millimètres de large, comprimées et obtuses au 
bout. Caliees très-petits. (D'après M. Dana.) 

Habite ]es lies Fidji. 

§ A (page 225) . § BB (page 228) . . 

§ DD. — Branches coalescentes, mais ne s* élargissant que- 
peu à leur base et ne formant pas, par la 
réunion de leurs rameaux, des expansions 
frondiformes, 

12. MiLLEPORA RETIGULARIS. 

t 

MiUepora reticularis, Ruppel,'inss., Collection du Muséum. 

Polypier rameui, dont les branches subcylindriques s'étalent et se 
réunissent d'espace en espace, de façon à former de grandes feuilles 
réticulées. Calices grands et subégaux. 

Mer Rouge. 

Le MiLLEPORA CANCELLATA de M. Ehrenborg parait devoir être rap- 
proché de l'espèce précédente, mais n'a été caractérisé que par la 
phrase suivante : <( Pedalis, cancellato-ramosd, diffusa, ramis . ancipi- 
tibus venoso-reticulatis, poris crebris subéqualibus. » (Op. cit, p. 126.) 

13. MiLLEPOàA RAHOSA. 

MiUepora alicornis var. ramosa, Pallas, Elench, Zooph.y*p. ^1. 

Esper, op. cit., MUlep,, pi. 7. 

MiUepora ramosa^ Dana, Expl, eâuped,, Zooph., p. 544. 

M. Dana assigne à cette espèce les caractères suivants : a M. lase 
ramosa, ramis devaricatis et longe flexuosis, fere teretibus, 1/4 — 1/2'' 
crassis, remote coalitis, supeme attenuatis et apice acutiusculis. 
Coralli cellis minutissimis sparsis. » 

Parait habiter la mer deâ Antilles. 

1 4. MiLLEPORA INTRICATA. 

(PI. F 2, fîg.2«,2M 
Polypier très-rameux^ en touffes irrégulières. Les branches subcy- 



333. zoantha1rb8 sclébodbbhé8 tab13is8. 

3. Heliopora macrostoka. 

PfÀytrmnacii macrostoma, Reuss, op. cU» {Mém, de VAcad. de Vienne^ t. VII, 
p. 152, pi. U, fig. 8 à 10.) 

Polypier massif^ glomérulé. Cœiienchyme ayant les grains de la 
saxiace arrondis et plus petits que dans l'espèce précédente; les pores 
et les tubes correspondants plus grands. Calices grands^ à bords épais^ 
costulés et denses. Cloisons rudimentaires (24). 

Fossile de la marne à Hippurites^ près de Gosau. 

Genre III. POLYTREMACaS. 

Heliopora (pars), Blainville, Manuel d'actin,, p. 392. 
PolytremadSy D'Orbigny, Note sur des Polyp, foss,, p. 11. 1849. 

Polypier dont le cœnenchyme est abondant et offre la même 
structure que dans le genre Héliopore. Cloisons bien développées, 

et atteignant, en général, jusqu'au centre des planchers. Pas de 

coiumelle. • 

Ce genre a été éAbli par D'Orbigny , mais nous avons cru 
devoir y faire rentrer les Dacty lacis de ctt naturaliste, qui ne dif- 
fèrent des espèces typiques que parieur forme rameuse. 

§ A — Polypier gibbeux. 

1. POLYTREUACIS BlAINTILLEANA. 

Heliopora BlainviUeana, Michelin, Iconogr. zooph,, p. 27, pi. 7, fig. 6», ô"». 

Quenstedt^ Handb. der Petref. p. 645, pi. 57, fig. 8. 1852. 

Polytremacis BlainviUeana, D'Orbigny, Prodr., t. Il, p. 209. 

Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. des terr. palœoz.^ p. 149. 

Reuss, Kreideschichten in den Ostalpen {Mém. de VAcad. de Vienne, 

t. VII, p. 131, pi. 24, fig. 4 à 7). (Très-bonne figure.) 

Polypiôr massif, gibbeux. Cœnencbyme très-abondant et couvert 
• de granules fins et arrondis entre les pores. Calices petits, à bords très- 
minces et à 12 cloisons égales qui occupent environ les deux tiers du 
rayon de la cbambre viscérale. 

Fossile du terrain crétacé de Gosau et d'Ucbaux. 

Le Polytremacis bulbosa de D'Orbigny n'est connu que par la 
phrase suivante : a Espèce globuleuse^ arrondie^ à calices assez grands.» 

Ile d'Aix. (Prod. t. II, p. 183.) 

Le PoLyTREHAcis GLOMERATA, du même auteur, est signalé comme 
ayant : «les calices bien plus rapprochés que chez les autres espèces. » 
Trouvé dans l'étage Turon4en, à Uchaux. (D'Orbigny, Prodrome, t. U, 
p. 209.) 



mixÉPORiDEs. a33 

2. POLTTREHACIS BeLLABDII. 

Polytremads BeUardii, J. Haime, op. cit (Mém. de la Soc. géol. de France, 
2« sér. , t. IV, p. 289, pi. 22, fig. 7. 1852.) 

Polypier élevé, en masse lobée et gibbeuse. Calices épars, très-iné- 
galement rapprochés, soit dans une mêms colonie, soit dans des co- 
lonies différentes, circulaires, enfoncés, peu inégaux, larges au moins 
de 1 millimètre et profonds d'un 1/2. 16 cloisons assez bien déve- 
loppées, peu inégales, un peu épaisses, très-étroites en haut. On 
comptô 4 ou 5 papilles cœnenchymateuses dans Tespace de 1 milli- 
mètre. 

Ëocène : la Palarea. 
§ AA. — Polypier lamelleux. 

3. POLTTREMACIS COMPLANATA. * 

Polytremads complanata, D'Orbigny, Prod. de paiéont., t. II, p.. 209. 

Polypier en plaque, dont les calices ont deux fois le diamètre de 
ceux du P. Blainvilleana, 

Terrain turonien dUchaux. 

4. POLYTREHACIS inCROPORA. 

Poiytremaeiê micropora, B'Orbigny, Prod., t. II, p. 209. > 

Polypier en lames. Calices beaucoup plus petits que dans les espèces 
précédentes. 

Uchaux. 

5. POLYTREUACIS SUPRA-GRETACEA. 

Polytremads supercretacea, D'Orbigny, Note sur les fossiles de Vétage Danien 
{BuU. de la Soc, géol. de France, sér. 2, l. VII, p* 134). 

c< Espèce dont les cellules sont intermédiaires par la taille, entre les 
P. macropora et P. Blainvilliana; les cannelures du pourtour sail- 
lantes, en lames. » 

• La Falaise, Vigny. 

§ AA A . — Polypier dmdrmde. 

6. POLTTREMAClS RAMOSA. 

« 

Dactylads ramosa, D'Orbigny, Prod. de pal., t. II, p. 183, 1850, 

Polytremads ramosa, M ilne Edwards et J. Haiine, Pd. foss.des terr. pal., etc., 
p. 149. 1851. 

Polypier dendroïde, à branches dichotomes , se bifurquant sous 
un angle ordinairement un peu moindre qu'im droit. Le diamètre 
d-es branches est au plus de 1 centimètre. Calices subégaux^ larges de 



^ 



334 ZOANTHAIEBS aCl4ftaDXai||i8 TABULÉS. 

2/3 de millimètre^ inégalement écartés^ le plos sonyent distants entre 
eux de detix fois leur lavgeiuv 

Groupa da^lacme tuSçau : île d'Aix. 

7. POLTTREMACIS SUBRAMOSA. 

Dactytacis subramosa, D'Orbigny, Prod,, U II, p. 209. 
Polytremads subramosa, Blilne Edwards et J, Qaime, toc, cit. 

Polypier rameux> dont le» calices sont d«ux fois aussi giaadfi qv» 
ceux du. P. BkdmiUeafm, 

8. POLTTREHACIS PROTINGIALIS. 

Dactylacis provinciaUs, IVOrbigny, loc, cit. 

Polytremads provinciàlis, Mibe Edwards et J. Haime, loc. cit. 

Calices sàHlants^ petits. 

Fossile du #rrain turoniea»^ À Figuièi»«« 

Genre Tf. nÉLstitXTEB: 

Madrepora (pars), Linné, Syst. nat,^ éd. 12, p. 13^6* 47W. 

Heliopora (pars), BlainviUe, Manuel d'actmlogi% p. 392, 

Pontes (pars), Lonsdale, Murch. Silur. sept.; p. 686. 

HelioliteSy Dana, Expi. eosped., Zooph., p. 911. 1846. 

PcUcBopora, M'Coy, o^ ùiti [Arith ofnaà. B»k^ t»m^vpu 129^ iS49«) 

LonsdcUia, D'OibigùYj, Note sur les Polyp.foss.^ p, 12. 

Geoporites, D'Orbigny, Prod.^ 1. 1, p. 49. . 

Heliolites, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. des terr. palœoz.t 
p. 149. 

Polypier massif ou deadroïdfi. Gœn«uchyme constitué par de 
petits tubes prismatiques clos, à paroi» lamellaires fermées par 
<Jq8 diaphjîagpiea rdpj^iroohés. Rayons cloisonnaires s*avançant 
pTe»qpir'au centire de, la chambire viscétala sur la surface supé^ 
Heure des planchers, mais ne s'élevant que très-pdu. Plancbers 
bien développés et paraissant être pourvus d'uAc petit tubercule 
columéllaire. 

Ces polypiers se distinguent de tous les autres Myriaporides 
par la structure de leur cœeenohym^v On ne les trouve que 
dans les terrains silusien et dévonien. 

Quelques-uns de ces fossiles, ont été. rajentionnés par les zoolo- 
gistes du siècle dernier, et Blainville a reconnu les af&oltés qui ^ 
les unissent aux Héliopores. Enfin, M. Dana en a formé une 
divisioa g^nécique p^jçticulière sous le.nom de HeUolites, expres- 
ûo»tfm Gttiéta«d;a!«aiii employa d'uKiai manière plus géoâralç* 



aï* 

§A. — Poly'pier mç^^M^ Timifiax^p(J^r^^^ 

§(,B.,— Fovm^ g^érale wrt(mii^ou^ibbeu$e,,quel^r 
fois un pm subdmdrdide. 

§ C'., ^--^I^Q/rge caiidnàlè bien dUlincte dU cosnèn- 
^ chi^^etfiiymai^/un. Pfiù bourrelet, pliis f 
ou moins saillant. 

il WSLtOïXît^TÔ^OiSki 

I 

t. III, p. 454, pi. 32, fig. 15 et 14. 1770. 
Astrêa |»orQM/ Gf>l<ifttét^ Pett^f, Gêrm^j 1. 1, p4j64.«piki31«^^ 7. 183S.. 

Steinger, op. cit. {Métn, Soc. géol, de France, 1. 1, p. 34^^ 

— ^ Lçfffidale,v«\Cf<,. (GM. TroiifM fi^«'3, UY» p|^58^Jc^ 4..184(()« 

Phillips, ?ifimxi fys»., pr 14^ pl^ 7, £«,190 

Por%t.es interstincta^ Bruovy JLn^/kMr^eog^ W I^.pt^S^ jpl. 58, Ag**^* 1835», 
Ejfptmi(miari^ef^im^etj!Mv^v^Sf^*n4' dirve^st 4^,99 5Ô8. 
Geoporites porosa et G. PAiUtp^it^ D*Orbigny, Prod. de pal., 1. 1, p. 109. 
Pti^opm^à^ pyr^mmylA*Cû^ J9Mi^ipfitobft»/te».^.pi'67. 
iMM»l^is«i^fiort(»éi) Bfilrie BdWiri^>etJj HiMle-,vP0LdM /0m pot., v pi 218 — 
jBri/t^c^. /lr«JL:Cona<s<> p> 2i2^pk4t7; fig\ 1».^^' 

Quenstedt, Handb. der Peiref., p. 644, pi. 57, fig. 9. 

R[rigppler'eD':ma3SfiTai!renMy^ xm giMi&ii86>. cpiielque£Di$ cyliadraîde,. 
et ^coniposé ' dft cottcft&ûSi superposée»^ lâen ' diSBtûietesv GaUees im. peu 
iaég^iu^ engéaétial'dkitaiiftS' eiitre^ e\a de Siou 3 fois, leus diiuxiètre; 
etfeuÊonaâs! é'iittipètifr booffitelet nuoioeret saiUanti. Fossette «aUciaale. 
gnndsi et/uapeu'jpv«lond^^Glodson3:auiu^i9l>re dQ 12> altenuttlTe- 
mantmif psuiin^alas^ épaisses ea d^o?flS,pj6sqii;i^'droite8r etatteir 
gnant jusqu'au centre. Gœnenchyme offrant à sa surface dés pores 
assaz rég^liècemantr hexagonaux^ sensiblement ég$i.ux^ , et larges de 
1 millimètre au plus. Lesncalices un pçtt plus grands. Planchers hori- 
zontaux ou un peu obliques et moins serrés, que dans les autres e^ 
pèces. Lames des tube^ c<)@n^n<)himateux,nn9ces,<mais constituant sur 
une coupe verticale, des hgnes verticales beaucoup plus prononcées 
qtte^ ne lé sotit^l^ligÉfes hoiitsèiUale» <{iii\ r6p»ése&teiiit les* trovecwsiât". 
qui, d^rdinaiie^ nô sè proiliongetit pasfdkmiitubeHÀtuacb aiulrev 

Fossile du terrain- dëviônien, Eifel et Aûgleteifre. 

L'AsTREA POROSA de Kjutorg^^'tr.ztif «Oêog^ md Pàl>œm6*y Dorfi&t% 
p. 28, pi. (),.fig..2) est très-voisine de cette espèce, mais pourrait bien 
eu dflïërer, carses calices sont plus^grands et pliîSHé6atté*'eiïtrô«ttx. 



a36 ZOANTHAIRSS SCLÉROOBRMBS TABULÉS. 

2. HeLIOLITES INTBRSTDrCTA. 

MilUpora subrotunda, etc., Fougt, Linné, Amœn. Acad.j t. I, p. 99, pi. 4, 
fig. 24. 1749. 

Madrepora interstinctay Linné, Syst. nat., éd 1% p. 1276. 1709. 

Porpital madreporiie, Parkinson, Organic remains, t. II, pi. 7, fig. 2-5. 

Madreporites interstinctus, Wablcnberg^ Nova acla Soc. se, UpscU, yoI. 8, 
p. 98. 

Sarcinula punctata, Fleming^ Bril. anim,, p. 508. 

— - S. Woodward, Synop, Table of Brit, org. rem., p. 5. 

Astrea corona, Morrcn^ Descr, Cor. Belg,, p. 64, pi. îi, fig. 1, 2. 

Astreà porosa, Hislnger^ LeOiea suec., p. 686^ pi. 26, fig. 2, 2«, 2^ et 2» {cœt, 

excl). 
HeUopora intersHncta, Eschwald, SU. sàhist. Syst in Ssth., p. 199. 
Porites interstiticta, Keyserling, Wiss. Beob. aus ein Reise in dat PeMiora 

Land,, p. 175. 
Porites pyriforfnis, Lonsdale, (If urchison's Russia and Urah^ 1. 1, p. 625). 
Geoporites interstincta, D'Orbigny, Prod. de pal,, 1. 1, p. 50. 
Palœopora interstincta, M'Coy, Brit. paL foss.,'p» 15. 

HeUolites pyriformiSj Hall, Paleont, of New -York, t. II, p. 135, pi. 56 A, 

fig. 1. 
HeUolites interstincta, Milne Edwards et J. Ilaime, Monogr, d»s Potyp, des 
terr. palœoz., p. 214, — Brit. foss. Corals, p. 249, pi. 57, fig. 5, etc. 

Pictet, Traité de Paléontologie, pi. 106^ fig. 21, 22. 

Polypier en masse arrondie ou gibbeuse, ({uelquefois un peu sub- 
dendroïde. Calices longs d'enyiron i/2 millimètre'^ serrés^ distants 
entre eux seulement des deux tiers de leur diamètre, égaux, à bords 
circulaires et un peu saillants. Douze cloisons assez bien développées 
et un peu inégales alternativement. Une petite saillie columellaire sur 
le dernier plancher chez les individus bien conservés. Alvéoles du 
cœnenchyme polygonaux, réguliers, égaux et larges d'un tiers de 
millimètre. 

Fossile des terrains silurien (à Wenlock et en Angleterre, en Goth- 
laud et en Russie), et dévonien (à Nehou et à Viré). 

3. • Heliolites Murchisoni. 

Ftmgites, Pennant, op. cit. {Phil. trans., t. XLlX,p. 515, pU 15, fig. % 1757). 
Cornpound Madreporite, Parkinson, op. dt., t. n, pi. 7, fig. 10. 
Palœopora interstincta, var. subtubtUata^ M*Coy, op. cit., p. 16, pi. l^^, fig. 2« 
Heliolites Murchisoni^ Milne Edwards et J. Haime, Polyp. des terr. palœox., 
p. 215. — Brit. foss. Corals, p. 250, pi. 57, fig. 6, etc. 

Cette espèce se distingue de VH. interstincta par la plus grande 
abondance du cœnenchyme, et conséquemment Técartement plus 
considérable des calices. Elle ressemble à VH, porora par ses carac- 
tères extérieurs, mais en diffère par la structure du coBnenchyine,les 



J 



BlIliLXPOAIDES. a 37 

lames horizontales de celui-ci étant beaucoup plus développées que les 
lames verticales. 

Terrain silurien, à Viré en France, à Wenlock, en Angleterre et en 
Gothla^d. 

§ A. S B {voyez page 235). 

§ C C • — • Calices à bords peu distincts du cœnenchyme 

et ne formant pas un bourrelet saUlant. 

4. HeLIOLITES UEGASTOlfA. 

I 

Porites pytifomUs (pars), Lonsdale, dans MurchisoD, SUut syst,, p. 696,. 
pi. 16, flg. 2<i et 2e. 

Porites tnegastoma, M'Goy, SUur. foss. of Irland, p. 62, pi. é, fig. 19. 1846. 
Geoporiies intermedia, D'Orbigny, Prod. de pal., 1. 1, p. 49. 1850. 
Paleopora imgQsioma, M'Coy, Brit. pftUiBox. fossr, p. 16, pi. i^, fig. 4. 
HéUolUes fMgctstoma, M iloe Edwards et J. Haime, Potyp, des ierr, palœox,, 
p. 216.'— Brit, foss, Corals, p. 251, pi. 57, fig. 2, etc. 

Beliolites macrostylus. Hall, PcUèont, of New -York, t. II, p. 155^ pi. 36 A, 
fig. 2. 

Polypier enmasse irrégulièrement arrondie et hémisphérique. Calices 
grands (2 à 3 millimètres), subégaux, très-serrés, circulaires, abords 
peu distincts du cœnenchyme et ne formant jamais de bourrelet sail- 
lant. Cœnenchyme peu développé, à cellules carrées et disposées sur 
des rangées nombreuses assez réguUères. Murailles minces, mais dis- 
tinctes, dans une coupe verticale. Kanchers nombreux et serrés, mais 
ne correspondant jamais directement aux traverses du cœnenchyme; 

Du terrain silurien de l'Angleterre et de lirlande, et du terrain dé- 
vonien à Nehou, dans le département de la Manche. 

§ A [voyez page 235). 

§ BB. — Polypier mince et subdiscoïde. 

5. Heliolites placxnta.* 

Coscinopora placenta, Goldfuss, Petref. Germ,, 1. 1, p. 81, pi. 9, fig. 18. 1836. 
Geoporites placenta, D'Orbigny, Prod, de pal., 1. 1, p. 108. 
HeliolUes placenta, Hilae Edwards et J. Haime, Po^. des terr. paiœox,, 
p. 219. 

Polypier mince, large, subcirculaire, présentant en dessous une 
forte épithèque. Cahces à bords très-minces, subéquidistants (2 milli- 
mètres), et éloignés entre eux d'un peu plus de la moitié de leur dia- 
mètre. Douze cloisons. Aréoles du cœnenchyme petites (1/3 de milli- 
mètre). 

Terrain dévonîen, Eifel. 



.!iS8 zoASTHAVAiB matm^OÊWEÊiiê tabulés. 

,§,B, — Braaphes frondiform^, mnce^, emportant 
. dfe^ calices sur les deux faces. 

6. HSLIOUTES GrAJI. 



Graiyi, Hilne Edv^ords ec J. Haiioe, Pol,,fMs. 4$t.imrr, paksox., 
' p. 217. 1851. — Brit foss. Corals, p. 3S2, pL S8, fig. t^ 1^. 

Polypier dendroïde et s'étendant en frondes lamellaires soblobées, 
qui priésentent des calices, sur .les .deu;i fa^s. .Calices ayant à peine 
l millimètre en diamètre ^ inégalement entouiiés d'un bourrelet drcu- 
'lâke radié. QMom ififtdÂmeataiires.'.lylMS dU'M^nAobfHàe 1911 fMU 
irréguliers et à parois épaisses. 

Temdn silurien supérieur, à'Wâsall'ineèslïuâley'^'IlSBigli^^ 
sxdm/lmdriques. 

Popitês hordimia, Lonsdale, in Murchison^ SUur. Syst,, p. 687, pi. 16 bit, 

fig. 13. i839. 
lonsdaUa inordinata, D'Orbigny, Trod. de pal, "rOl. i, p. & 18S0. 
Palœopora subtiUs?, ITCoy^ Brtï. potoos. /'ojj.^ p. 17. 18SH. 
Bêiioiites inordinata, Milne Edwards et J. Haime, PoJ. fo^f. ^e« tert. potoos.^ 

p. 217. 185.1, — Brit, fow. CôraU, p. ^255, pi. 97, flg. 7, «c. 

Mypvsr très^rasuifié, à branches gs^es, /cySodieides et ^paisses de 
de 3^à^S aniliânètBes. iOàlioes un fieu fbas de 1 saibmètee de dia- 
mètre, à bords non saiUanÉs, dsculaves ou légèrement alloqgés dans 
la direction des rameaux, et très-inégalement espacés dans les diffé- 
raites régions d'un môme polypier. Cloisons (12) subégaloç, bien déve- 
loppées. Polygones du cœnenchyme un peu inéguliers. 

Terrain silurien de l'Angleterre et de l'Irlande. 

Le MiLLBPORiTES YsmictuorSÂ ée ï^esueur (Hém, du Muséum, t VI, 
j».493) nans parait être .une ei^e d'Héliolite raineuse. Il provient 
des bords du lac £ne. 

Genre Y. FISTULIPORA. 

P^^es (pars)^ Lonsdale, dans MurcMson, Sihtr. Sff^. 
JQillul^ora, \M'Coy, dn some new gênera and species of PaXœoskric Cb- 
rois (Ânn. of nat. Hi$t., sér. 2, t. III, p. 130. 1849). 

Milne Edwards et J. Haime, Monogr, des Polyp. des ierr> 

potooz., p. ISO, etc. 

Polypier encroûtant. Cœnenchyme vésicuieuz. MuraiUes 



J 



I 



^poîMes et dépourvues de êtries à.leur'face externe. Cloisonsra- 
dimentaires. Planchers nombreux. 

«i. EtBtBLomckymawk» 

1849). — Brit. pakeoz, foss., p. 79, pi. 3B^ flg. 13. 
Pictot, ^TrefMés^ ^cMmtohgie, pi. 1^/ ig. 0. 



"Calices trèsrpetlts (environ 4 dans Tespace (Ta peu-près 2 millipoiètves 
1/2)^ à bords légèrement saillants; les espaces intermédiaires occupés 
par 1 à 3 mngéesdetpétltesoellules «oftneticlrfHiateuses. 

Tossiladu lemdn «arbonilke dix comté de Deièy en Angleterre. 

KsiûUpora mcfjûr/WCoy , op, cit. {Àm, ofnat hiât,, t. lU, p.i3f). 
Milne' Edwards et J. Haime> loc, cit. 

Calices larges d'environ 1 172 milUmètrej.etéoavIéseRtfe «ux dSà 
peu près autant. Murailles épaisses^ formé6s4e. ooueheft eonoeottûpies. 
Vésicules du c^aen^hyine disposées sur 4 à;6 rangées wdottre dauz.oar 

Uces. 

Terrain carbonifère d'Angleterre. 

L'AiTFHOPHTLLUii iNeHU9¥A976 de Lousdftle (Murehison^ Yemenll et 
Key8erling,IlMSStaondCr«l;,t.I,p.681. — 'PiêtHlipora?'Lcmd€Uti,WïCLe 
Edwtfds et J. Haime> Folyp'. des terr. palceoz., p. 221) parait devoir 
preiKQi^ place dans ce genre^ mais n'est pas suffisamment caractérisé. 

il se trouve dans le terrain ^pénéen en Russie. 

Génie VI. sHéàamsmoiBJL 

forites {$w>), UmàaH», duos MurQkiseD^.Sito. Sy^.,^. êSîl,.pi. yi, 
fig. 4, 1839). 

Plamopora, Milne Edwards et J. Haime^ Compt.-rend. de l'Acad» des 
Se., t. XXIX> p. 262. 1849. 

Ce genre est remarquable par la structure du coenenchyme 
qui rappelle le rissu costo-ezothëcal des Astréides, car il se com- 
pose de ^àndesp lames verticales radiées, qui représentent djes 
côtes et qui sont unies entre elles par des traverses à peu près 
homoBtales. Les calices sont circulaires et ne font pas saillie. 
Les muraifles sont minces, mais bien distinctes. Les cloisons, au 
nombre de douze, sont bien développées en loi^gueur. Enfin les 
planchers sont à peu, près horizontaux. 

Ce genre se rapproche des Propcres et des Lyellia, mais s'en 
distingue par le grand développement de l'appareil costal. 



24<^ ZOANTHAIRES SGLSflOfiSBMES TABULÉS. 

§ A. — Polypier libre^ à plateau inférieur gçLmi (Vune épi- 
thèque plissée. 

1. PlASHOPOHA PSTAUFOHHIS. 

ParUes peiaUformity Lonadale, dans Murchison, SOnr. 8yst,, p. 687^ pi. 16, 
fig. 4. 1839. 

Astreopora fetaUformis, D'Oibigoy, Prod. de paléont,, vol 1, p. S$0. 1890. 

PakBopora petaliformU, M'Goy, Brit. pakBoz. foss,, p. 17. 1851. 

Plasmopora pêtaUformis, Mibe Edwards et J. Haime^ Brit, foss. Curais; 
Introd.^ p. lix. 1850. — Polyp, foss. des terr, palœQZ,^ p. 221. 1851. 

Polypier hémisphérique et à hords minces. Plateau commun^ un peu 
concave et garni d'une forte épithèque plissée concentriquement. €a^ 
lices circulaires subégauz, à bords très-minces. Côtes très-minces^ se 
rencontrant avec celles des calices voisins^ par leur bord extérieur^ et 
s'y soudant directement sous un angle ou se bifurquant avant de s'y 
unir. Alvéoles du cœnenchyme polygonales formées par des côtes et 
des traverses. Fossettes calicinales excavées^ peu profondes et montrant 
12 cloisons très-minces qui se prolongent presque vers leur centre. 
Murailles minces et paraissant être imperforées. Planchers assez rap- 
prochés. Tubes intercostaux du cœnenchyme subdivisés en cellules 
d'environ 1/2 millimètre, par des traverses horizontales pu un peu 
concaves. 

Terrain silurien supérieur de l'Angleterre , de l'Irlande , et proba- 
blement aussi de l'Amérique septentrionale. 

2. Plasmopora scita. , # 

Plasmopora scHOy Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr, pàkBO%., 
p. 222. 1851. — Brit, foss, Cerals, p. 254, pi. 59, fig. 2, 2«. 

Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente^ mais s'en distingue 
par la petitesse de ses calices^ le rapprochement plus considérable de 
ces cavités^ et la disposition plus régulière des rayons septo-costaux. 

Terrain silurien de Dudley. 
S AA. — Polypier pédoncule et pyri forme. 

3. Plasmopora fallis. 

Plasmopora faUis, Milno Edwards et J. Haime, Polyp. des terr, palmn-, 
p. 223, pi. 16, fig. 5. 5>. 

Polypier élevé, pyriforme, à surface très-convexe et subgibbeuse. 
Côtes très-minces et un peu plus confluentes que dans le P.'petalifûr' 
mis. Cloisons égales, très-étroites en haut et dentelées. Calices ayant 
en diamètre 1 milUmètre i/4 ou un peu plus. 

Terrain silurien de l'Amérique septentrionale. 



MiUiiPORiOES. a4 > 

§ AAA. — Polypier largement fixé. 

4. PlASMOPORA mCHOPOBA. 

jâstrea micropora, Goldfuss, inédit. Mus. de Bonn. 

Ptasfnopora microporaf Milne Edwards et J. Haîme^ Pc^fp. des terr, paksos,, 
p. 223» 

Polypier à plateau inférieur adhérent, mais garni d'une forte épi- 
thèque plissée. Surface supérieure convexe. Calices ayant un tiers de 
millimètre, en disunètre, circulaires, à bords Lien marqués, montrant 
42 cloisons, et étant séparés par des espaces moindres que leur dia- 
mètre. 

Tènain dévonien^ probablement de TEifel. 

Genre YTE. PROPORA. 

Portées (pars), Lonsdale, dans Murcbison, Siiwrian System. 

Fropora, MUne Edwards et J. Haime {Compt.-rend. de VAcad. des Se, 
t. XXIX, p. 262), et Monogr.desPolyp.des terr.pàlœoz.yj^. 150. 1849. 

Polypier massîE Calices circulaires à bords saillants. Cloisons 
bien développées et s'étendant en dehors, de façon à constituer 
de petites côtes. Cœnencbyme médiocrement développé et 
constitué par des traverses nombreuses et sub ramifiées. 

1. Propora tubuiata. 

Pùrites tvbuiata, Lonsdale in Hurchison, Sihtr. 8yst, p. 687, pi. 16, fig. 5. 

1830. 
Mtrwpora tubulàta^ D'Orbigny, Prod.dêpal., vol. i, p. 50. 4850. 
Palœapora tubfdata, M'Coy, Brit paloBos, foss,, p. 18. 185t. 
Propara tubtdata, Milae Edwards et J. Haime, Pol. foss. des terr» paiœoz. 

p. 224. 1851. — British fossU Corals, pi. 59, fig. 5, 5S Z\ 

Polypier en masse irrégulièrement arrondie^ à plateau commim, 
garni d'une épitbèque plissée concentriquement, et à surface supé- 
rieure convexe ou subgibbeuse. Calices circulaires, peif inégaux dans 
le même polypier, mais susceptibles de variations dans' les divers 
échantillons (généralement de M/2 millimètre), à bords légèrement 
saillants et crénelés par les cloisons qui se prolongent au dehors de la 
muraille sous kforme de petites côtes droites^ lesquelles sont quelquefois 
assez développées pour rencontrer celles des individus voisins. Cloi- 
sons presque toujours au nombre de 12, un peu inégales alternative- 
ment, assez épaisses en dehors et peu débordantes. Murailles distinctes 
dans les coupes verticales. Planchers serrés, concaves au milieu, les 
uns horizontaux, les autres un peu obliques. Cœnenchyme abondant 
et formé par des traverses qui les unes sont horizontales et ressem- 

CoràUiairef. Tome 3. 16 



^ 



34 a ZOAHTHAIEES MbÉMDMIMÉS TATOLÉS. 

Ment à de petits planchers extérieurs, tandis que les autres consti- 
tuent des cellules vésiculaires; pas de traces des côtes an milieu de 
ce tissu exothécal. ^ 

Terrain silurien de Dudley, de Gothland et de Bohômd. 

D'Orldgny a 4i3tio|;ué sous les noœs à'A$trwpot^ L0i$ialm «I d'Aê- 
trwpora grandis (Prod. de paléont., t. I, p. 50), de simples vaMléB 
de cette espèce. 

Le Meliolites ekgam de M. Bail (Falœoatology of New^Ycrk, t. II, 
p. 130^ pi. 36^JGig. i)} ^t le Heliolites spimpora du môme auteur {Ue, 
cU.f fi^. 2)^ nouspogrfissent 4pvoir être rapportés à «ette espèce. 

2. Propora conferta. 

Praporc conferta j Milne Edwards et J. Haune, Polyp, des terr» pakooM.^ 
p. 226. 

Cette espèce, dont la forme est hémisphérique, n'est encore qu'im- 
parfsuitement casAue, et se UiX M&eauqu/dJt par le grand rapprocM" 
ment des calices. Cœnenchyme peu développé, mais montrant des 
vésicules inégales. Calices ayant environ 2 millimètres en diamètre 
et garnis de 12 petites cloisons. Planchers très-rapprochés. 

Terrain Mlurien supérieur dISsthonie. 

Nous croyons devoir considérer comme appartenant aussi au genre 
Proporày les fossiles suivants, qui ne sont que très-mal connus. 

Le PoRiTESACEROSus d'Eiuhwald {Zool. spec. t.T, p. 183. — Propora? 
acerosa, Milne Edwards et J. Haime, op. cit,, p. 225), qui se trouve 
dans le terrain silurien de la Russie. 

L^Btdkophora? gyglostoha dePhUlips {Geologyof Yorktkm, p. 362, 
pi. 2, fig. 9 et 10. — Propora? cyclostoma, Milne Edwards etJ. Haime, 
loc» ctY.), qui se trouve dans le termin carbonifère du Norti^uinbe»- 
land en Angleterre. h'A^treopora ûnHqua de M. M'Coy (Ami. o/jm^. 
kUt., Série 2, t. 111, p. 133) ne parait pas eadiff$9W. 

Genre VUL LYEUUA. 

Sareinula (paît), Dale Owen, Beport on ihe Qeoîogy of lowa, Wiscmmn 
mi mnoU, p. 76. 1844. 

LyeUia, Milne Edwards et J. Baime, Monogr. des Polyp. fùês. de$ ten. 
paiœaz., p. 150. 1851. 

Polypier massif. Muraîy.esépaisseis, subcostulëes. Cloisons bien 
dévelqpftées. Cœnenchya;ie très-développé, entièrement véslcu- 
leuj(, et rappelant tout*à-faît la pérîiltèque des Galazées. Plan* 
cfaers un peu îrrëguHers. Douze rayons cioisonnairee bien dé- 
veloppés. 



MlLLÉPOmOBS. 1^3 

1. Ltellu AMBRICANA. 
Ly0lHaamerieana, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des twrr. palœoz,^ 

'p. iteê, pi. i4y tig. ^ 3«. 

:p^lf^^ é^eviijr.pt^sfiae plan. Calices écartés en général de 1 à 2 
|f^]^Uir;^Ji%ii)^j^ (q^ jest d'un peu plus de 2 millimètres), circulaires 
et saillants. i2 cloisons bien développées. Murailles assez épaisses et 
entourées d'un tissu conenchymateux, con^j^osé .de vésicules convexes 
et inégales, mais généralement grandes. Surface du cœneuchyme fi- 
nement réticulée. 

Terrain j^lu;ie^ d^ Tile Drummpnd sur le lac Kuron. 

2. Lyellu glôra. 

*SW*»# ^[Wrûp'M® Owf»,îrjp.c»t,pl. i?, A;, ii. 
l4feUia glabra, Milne Edwards et J. Haime, toc. cit., p. ^, pi. ii, Hg, 2, 
2*, 2^, 2«. 

Polyjpieriastréîforme sub^^lan. Calices larges d'environ 2 milliinètres 
1/2. Cœuenchyme formé par d'assez grandes vésicules, qui donnent à 
s^ surface un aspect chagriné. 

lerrawijilttffien supâri^ur de riowa. 

Le Sçtrcimda costata de M. D^e Owen (loc. cit,, p. 78, pi. 14, 
fig. 42), qu'il ne faut pas confondre avec le Sardnvia costata de Gold- 
fuss, ne parait pas différer .q^écifiqueBient de la Lyelïm glabra. 

Genre DC. AXOPORA. 

Foùkllopo^a {p<ir^j, D^ance, Dict. des se. nat., t. XLU, p. 48. 
A'fffS^^ ^lilnel^iWfrds et J. Haime^Po^j^p. des terr, palœoa., p. 151. 

Polypier de forme variable. Cœnenchyme abondant, ayant 
une struc^ire finement réticulée et présentant des saillies en 
forme d'arêtes. Calices peiits et enfonces. Cloisons rudimen- 
taires. Colamelle grosse, fesciculëe et traversant des planchers 
horizontaux qui sont peu développés. 

1. AZOPORA SOLAKDBRl. 

(PI. F 5« fig. 2.) 

PodXiopora Spfanderi, Defrance, toc. cit. 

Pd^ijpora Sàlanderi, Mlcbelin, Icon. xooph., p. 166, pi. tô, fis* 9. 

Ijo b apsamm ia Sokmëeri, Mllne Edwards et J. Haime, British fossU Corals, 

p. LIX. 

Aoiopara Solandetij Mllne Edwards et J. Haime, loc, cU, 

Paknipora SoUmâeri, Quenstedt, Hanéb, der Petref., p. 646, pi. 57, fig. 1 4. 1852. 

Polypier g'éievant en l<^>es anguleux ou en frondes qui paraisseAt 



» 



344 Z0ANTBA1BE8 SCLÉRODSRBfÉS TABULAS. 

fonnéas par des dnplicatures de la couche polypifère. Calices petits et 
séparés par un cœneachyme réticulé et d'apparence spongieusey très- 
abondant^ qui s'élève dans certains points^ de façon à constituer des 
arêtes mousses dont la réunion donne naissance à des dessins irrégn- 
lieis sur la surface du polypier. Calices enfoncés. ColumeUe trè&-^rosse 
et fortement canoelée. Planchers bien caractérisés, mais écartés; pas 
de cloisons ni de côtes. 

Terrain terti^dre de Paris. 

2. AXOPOHÂ PARISIENSIS. 

AheoUtes parisiensis, Michelin, Icon, zooph,, p. 166, pi. 4S, fig. 10. 
HoiarcM parisiauis, Milne Edwards et J. Haime^ Brit, foss, CoraU, p. 40, 

pL 6, fig. 2. 
Axopora parisiensU, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, fott, an Urr, 

palœoz., p. 151. 

Piolet, Traité de Paléontologie, pi. 106^ fig. 24. 

Polypier encroûtant^ paraissant avoir vécu sur une branche de facus 
et ayant la forme d'une lame disposée en cylindre creui^ ouvert am 
deux bouts. Calices profonds, polygonaux irréguliers, entourés d'an 
bord saillant, et offrant une fossette centrale petite et circulaire. Cotu- 
meUe composée d'un faisceau de stylets réunis au sommet et offrant 
au-dessous im tissu spongieux. Pas d'apparence de cloisons ou de cétes. 

Terrain tertiaire de Paris et de Londres. 

3. Axopora ptriformis. 
Geodia pyrifomUs, Michelin, Icon., p. 178, pi. 46, fif . 2. 

Nous ne connaissons cette' espèce que par la figure citée ci-dessus, 
mais feu M. Haime, qui avait eu l'occasion de l'étudier^ s'est assoie 
de ses affinités avec les autres Axopores. Cest une masse arrondie et 
encroûtante^ fixée sur une coquille, et au premier abord on la pren- 
drait pour une spongiaire. Les calices sont très-petits et enfoncés. 

Terrain éocène de MonneviUe, déparlibment de l'Oise. 

Genre X. BATTERgBTIA. 

« 

BaUenbuiay Mibie Edwards et J. Haîme, Jlfonogr. des Polyp. de$ terr. 
pcdcBOz.^^AH. 4851. 

Polypier massif, à bourgeonnement latéral. Murailles épaisses. 
Cœnenchyme très-lâche, spongieux. Cloisons petites, mais bien 
développées. Planchers vésîculeux. 

Battersbtu insqualis. 

Battersbuia inœquaUs, Milne Edwards et J. HaUne, Brit. fo$$. Corali, p. 21S, 
pi. 47, fig. 2, 2>, 2i>. 



FAV081TIDE8. a45 

Polypier massif. Polypiériles très-inégaux , pourvus de murailles 
épaisse^ non costulées, et unis entre eux par un tissu cœnenchyma- 
teux, spongieux et peu abondant. Calices circulaires. Cloisons bien 
caractérisées, mais petites et inégales (jusqu'à 26)-. Planchers vésicu- 
leux et remplissant la chambre viscérale. 

Terrain dévonien de l'Angleterre. 

DEUXIÈME FAMILLE. FAVOSITTOES. 

{FAVOSITIDjE.) 

Polypier constitué essentiellement par les murailles lamel- 
laires des polypiériles, et ne présentant que peu ou point de 
cœnenchyme. Chambres viscérales divisées par des planchers 
nombreux et bien développés. 

Ces polypiers sont en général faciles à reconnaître an premier 
coup-d'oBil, par leur structure fasciculée qui 1^ fait ressembler 
à des prismes réunis en gerbe ou en masse basalliforme. Tous 
sont fossiles, et on ne les trouve que dans les terrains anciens. 

Cette familFe, limitée comme nous venons de l'indiquer, a 
été établie par M. Haime et nous ; elle parait devoir être divi- 
sée en quatre sections de la manière suivante : 



• 



i perforées ; cloisons 
distinctes.. .... FiyosiTiNiE. 
■- 
imperforées; cloisons 
peu ou point dln- 
tinctes GHiETBTIN^. 

Jde cœnenchyme^A 
Polypier^ Jcomposé de polypiérijtes réunis en 

lames verticales ou on faisceaux 
qui ne sont unis latéralement que 
par des tubes de connexion ou 
des expansions murales VUlibitthm. . 

[pourvu vers sa sur&ce d'un cœnenchyme abondant 

et compacte ^ PocuLOPEBiNiE. 



PRBMIÊRB SOUS-FAMILLE. FAVOSITINES. 

[VAVOSÎTÎNMs) 

Polypier massif, dépourvu de cœnenchyme. Murailles sou- 
dées direcletaenl entre elles dans toute l'étendue de leur sur- 



l46 Z0ANTHAIBE8 SCLÉRODBRBliS TABULÉS. 

face externe et perforées de part en part. Cloisons distinctes 
dans les échantillons bien conservés. 

Ce groupe se compose de six genres qu'on peut distinguer 
entre eux par les caractères indiqués dans le tableau suivant : 

( ' /réffolieff, tons complets, simplAs, 
calices / v.,w;ii^.i ^ même form'L. plaat et à pea 
F»- i^^A l P^ éqiiidirtiA: Favobm. 

l lâires I J^/r., 1 chers I /de deux sortes: les mu 

i l'«e 1 £î LK^ Ihoriioft- ) I complets et boriion- 

des lî2f W^î.) *»" { 1 **««» ^ "*««• "»- 

IPolypié- 1^ ■ ^1 < ou 1 î^,_« 1 complets, obliques et 

Fato«- j^jj^^^lhèment enl I I 

«ÎS*u.\ 'aent 1 ?î™ f frabrôsicoUiwsetàsiiiw 

*y"*ni>2*«^|ap^Çnts.( \ fiuîegtaimMe. Mnamim. 

jamais i \Pltiichen inlimdilmliftonei Itonata. 

[trianga-l 

laires. iMoniHes rétieaUes et eriblées inégiiBèraneiit de 

\ grands trous KflRincKiA. 

Calices obliques, en général triangolaires on semi-dreidaires et 
présentant une dent doisonnaire neancoup plus gnude que lei 
autres ; celles-ci rudimentaires Alyioutxs. 

Genre I. FAV08ITE8. 

Favmtes (pars)^ Lamarck^ Hist. des anim. sam vert., 1. 11^ p. 204. 
i8i6. 

Ccdamoporay Goldfuss^ Petref. Germ., 1. 1^ p. 77. 1826. 

Alvéolites (pars)> Blainville^ Dict. des se. nat., t. LX^ p. 369. 

Thamnopora, Steininger^ IPoss. de l'Eifel [Mém. de la Soc. géol. de 
France, t.I, p. 335. 1831). 

Polypier en masse convexe ou dendroïde, composé de poiy- 
piérites basai tiform es, intimement soudés entré eux par leurs 
murailles. Plateau commun, recourert d'une épithèque mlnrée. 
Murailles polygonales, bien développées, et offrant des perfo- 
rations régfulières et espacées. Calices perpendiculaires à Taxe 
des polypiérites, eu général hexagonaux, jamais triangulaires. 
Cloisons formées par des séries dé trabicolés. Ptàiichers hori- 
zontaux, complets et régulièrement superposés. 

Ce genre, établi par Lamarck, a été mieux délimité par Goldfuss 
sous le nom de Catamopora, et doit comprendre non-seulement 
les espèces à formes arrondies que Ton y rapporte généralement, 
mais aussi celles qui sont dendroïdes et qui constituent le genre 
Thamnopora de M. Steinioger, car ces différences dans la 
forme générale du polypier n'ont aucune importance z()ologique. 

La plupart de ces Coralliaires appartiennent aux terrains si- 



I 



PAVOiKriDEs» a47 

luriens et (MvMîeDs; maïs on en trouve quelqutfft repr^M^itâ- 
tioDS dans le terrain carbonifère. 

La distinction des espèces présente de grandes difficultés et 
souvent beaucoup d'incertitude. 

§ A. — Polypier ayant ta forme des masses convexes ou sw6- 
gibbeuses, 

§ B. — Poutrellds cloisonnaires rudimentaires ou ne 
s'avançant que peu dans la chambre viscérale. 

§ G. ^-- Catioeê peu inégauœ* 

S D. — Pores muraux disposés en général 

en deux séries verticales sur 
chaque pan. 

1. Favosites Gothlàndica. 

Tvèer hué g^bva ecraUinus? D. S. Butmers, CoraSioffrapkki néttrrunea, 
p. 17^ tab. 1,08.1 and 3. 1714. 

Lapis, eakarws, Bromel, LUhographia sumetum {Jota litâr Saee., vol. % ^.•H4 
aad 415. 1798). 

C^raUkim gothlandieuim, etc.,FoDgt^ dans Linaé> Aman, Àoad,, vol. 1, p. 10^, 

lab. 4, fîg. 37. 1749. 
FungiUs? Thoaas Peonant, Philos, trans., vol. 50, p. 515, tab. 15, Û$, X. 

1757. 

Tubipora prismatica, Lamarck» Hist des ontm. sans 17«r^»p. 577. 1801. 
(Absq. desciipt.) 

Madrepora fascitutaris? Parkinson, Or g, rem., vol. 2, pi. 6, ûg,H. léCB. 

Favosites gothlanâica, Lamarck, Hist, des anim. sans vert.,voL % p. 7Xi6. 
1816. — 2» édit., p. 320. 

Defrance, Dict: des se, nat., vol. lé, p. 298, 1820. 

~- Ldmourout^ Eadp. méth, des ffen^és de po^.y p. 98^. 192f . 

Lamouroux, Encycl., Zooph,, p. 388. 1824. 

Calamopora gothkmdka (pars), Goldfass, Petref. Gertn., voî. 1, |». 78, ^. 26, 
llg. 3<, 3P. 1829. 
• P\MéMies g&thkindicus, Eicbwald, Zbo^ spec, vol. 1, p. 194. 1829. 
Favosites retictdum? id., ibid,, p. 194, tab. %x, flg. 14. 
Caktmopora goffdandica (pars), Morren, Descr. Cor, in Beig. repert., p. 72. 
1832. 
->«-^ Stephen Kntorga, ÈeUr, vmr Geagr, «nd Pedêoni. Dorpafs, p. 24, 
tab. V, fig. 2. 1835. 
CaHûnwpora basediéea, RisiB^r, Leth. sMec, p. 90, (A. 27, fig. 5. 1857. 
Calamopora ^Hkindica, Efchwald, SU. ichist. Syst. in EstUtand, p. 198. 
Favosites tubbasaUica, DIOrbigny, Prod, de paléont., val l,p.4». 1850. 
Favosites gaffUandica^ MXoy, Brit. paUsax, /b«.^p.20. 1851. 
< — ^ Jfilne Bdwafé&et J. Haimet, M. foss, des ierr. paUMs,, p. 95% 185| . 






^ 



a4B ZOANTHAIRE8 SGUÉRODBmilis TAVDLÉt. 

FmjotUM miagarensis, J. Hall, PatoOfi<. of Nèw^York, toL 2, p. 195, pi. 54A 
[bis], fig. A, and p.5i4, pi. 73, fig. 1. 1852. 

Milne Edwards et J. Haime, Monogr, of Brit. foss. CaraU^ p. 9S6, 

pi. 60, fig. 1, 1*. 

Pictet, Traité de paiéont.y pi. 107, fig. 1. 

Polypier en masse convexe et arrondie^ quelquefois assez ékvé. 
Calices un peu inégaux. Cloisons au nombre de 10 ou 12^ et représen- 
tées par des grains spiniformes. Pores ou trous muraux entourés d'un 
petit bourrelet^ disposés en deux rangées verticales sur chaque pan 
de mur et alternant un peu entre eux. Diamètre des grands calices^ 
3 millimètres. 

Fossile des terrains siluriens inférieur et supérieur de l'Angleterre, 
de la Hollande^ de la Suède> de la Russie et de l'Amérique septen- 
trionale. 

2. Fàvosites favosa. 

Cakmopora favosa, Goldfuss, Peiref. Germ,,, 1. 1, p. 77, pi. 27^ fig. 2. 

Pavoiiles favosa, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. fo$s, des terr, pakM%*, 
p. 233. 

Calices assez régulièrement hexagonaux. Murailles toujours simples 
et minces. Planchers serrés^ légèrement convexes^ présentant à leur 
centre une petite saillie columellaire et près de la muraille une série 
de petites fossettes correspondantes aux espaces intercloisonnaîres. 
Cloisons peu distinctes et paraissant être au nombre de 12 principales 
et de 12 plus petites. Les trous muraux d'une môme série verticale 
distants entre eux d'un pou plus d'un millimètre, ot un peu plus ébi- 
gnés de ceux de la série voisine auxquels ils ne sont pas tout-à-fait 
opposés. Diagonale des calices de 4 millimètres. 

Du terrain silurien^ de l'Ile de Drummond^ sur le lac Huron^ Amé- 
rique septentrionale. 

3. Favosites Goldfussi. 

Calamopora goVdandica (pars), Goldfuss, Petref, Germ,^ 1. 1, p. 78, pi. 96, 
fig. 3^ et 3« {cœt. eaxlusis), 

Favosites gothlanéica, Phillips, PcUœog, foss., p. 16, pi. 7, fig. 21. 
Calamopora gotMandica?, Ad. Rœmer, Verst. des Harzgeb., p. 6, pi. 3, fig. 2. 
Favosites gothlandica? lonsdèle in Strezelecki, Descript, ofnmo South Waks 
and Van Diemens land, p. 266. 

Steininger, Verst. der Heberg.geb, der Eifel, p. 9. 

Favosites Goldfussi, D'Orbigny, Prod. de Paleont., 1. 1, p. 107. 

De Vemuel et J. Haime, op. cU. (BuU, de la Soc géol, de France, 

2« sér., t. VII, p. 162). 

Milne Edwards et J. Haime, Polffp. des terr. paksox., p. 235, pi. 20, 

fig. 3. — Brit, foss. Corals, p. 214, pi. 57, fig. 3, 3*, S"», 3«. 

Polypier en masse arrondie, plus ou moins convexe, quelquefois 
pyriforme. Calices peu inégaux ou entremêlés de quelques-^uns très- 
petits. Murailles hérissées dé petites pointes sur leur face interne, et i 



FAyOtlTIDM. 349 

pans inégaux. Trous muraux régulièrement ronds^ plus rapprochée 
que chez la F. GatMandiea, disposés quelquefois sur i ou sur 3 rangs 
Terticauzy mais en général sur 2^ tantôt alternes et tantôt opposés. 
Diagonale des grands calices, près de 3 millimètres. 

Fossile du terrain dévonien de la Manche, la Sarthe et la Bretagne ; 
du Devonshire en Angleterre ; de TEif el, du Hartz en Allemagne ; de 
la Russie, de TËspagne, l'Amérique septentrionale et TAustralie. 

SA. §B. §C (page 247). 

§ DD. — Pores muraux, formant en général trais séries 

verticales sur chaque pan . 

4. Fatosites multipora. 

FavotUei nmUipora, Loosdale in Murchiwn, Siktr. Syst, p. 683, pi. 15 bis, 
fig. 5. 1839. 

M'Goy, Spiopsis of the SUtêt, fossils of Ir^land, p. 63. 1846. 

D'Orfoigny, Prod. de Paléont., vol. 1, p. 48. 1830. 

Favosiies àheotaris? WCoj, Brit. palœox, foss., p. 19. 1831. 

Favosites muUipora, Milne Edwards et J. Haime, Pol. foss, des terr, palœos»j 
p. 237. 1851).^ jlfofioi/r. ofBrit. foss. Corals, p. 23S, pi. 60, fig. 4. 

Polypier hémi^hérique, à plateau commun garni d'une épithèque 
plissée concentriquement. Calices égaux, disposés en séries très-régu- 
lières formant des hexagones un peu allongés, dont les angles sont 
égaux deux à deux ; leur grande diagonale d'un milUmètre et demi. 
Pores muraux disposés presque toujours sur trois séries verticales, 
serrés et rangés un peu irrégulièrement. 

Fossile des terrains siluriens inférieur et supérieur de l'Angleterre. 

SA. SB. se (page 247). 

S^^O* — Pores muraux ne constituant en général 

qu'une seule série verticale sur chaque 
pan. 

5. Fayosites Basaltiga. 

Ci^lamopùra BasaUka, Goldfuss^ Petref, Germ., 1. 1, p. 78, pi. 26, fig. 4« et 
4^ [cœt. tfcei.). « 

Favosites Bas<Utica, Blainville, Dict. ies se, nat,, t. LX, p. 367. — Mafiuel 
d'acim,y p. 402. 

Cidamopora BasaUica, Castelnau, Terr. sUur, de VAmér, du Nord, pi. 18, 

fig. 3. 
Favosites prismaiiciu (paru), S(einiflger,l''oM.<iti calcaire intermédiaire de VEi* 

fét (Mém. de Uk Soc, géot, de France, 1. 1, p. 333). 

Favosites gotkkmdica, Hall, Geol, of New -York, p. 137, fig. 2. 

Yandell ei ShunoMurd, Contrib, io the GeoL of Kentuchy, p. 7. 



a'5o ZOANTHAIIIK» SCSéBeBIBlCb TABIJLill. 

Atoofftfw toott<oa> VOrbi^qr* ^f^rod* ^ PtOémii., 1. 1^ p^ 107. 
-«— KHIbo Edrrtrds et 1. Haimo, Petifp. foss. éHB iêrr, pakàas., p. 96. 

Polypier en masse arrondie et h calices sul!>égaux. Le plancher Su- 
périeur offrant en général quatre petites dépressions. Cloisons parais- 
tfttt appaHenir & trois cyele»^ dont le dernier ser ast ineoixiplèt. Trous 
mnraux formant pvesqne toujours use seule série au miliau de dia^ 
pan iet distants tatre eux d'un millimè^e. D&agonalades ^anda ciliées 
ayant au plus 3 millimètres. 

Du terrain dévonien de Nehou^ de l'Elfe! et de rAmérîcpie septen- 
trionale* 

6. Fayosites mazimus. 

Favosites tnaximus, Quenstedt, Handb. der Petref., p. 642, pi. 56, fig. 44. 
1852. 

. Glttd e^pdce, (^ provient àollolmestraiid^pai^t être ranuqurtle 
par la taille de ses polypiérites^ dont la diagonale est de 6 à 7 milli- 
mètreSj et par la rareté de ses pores muraux ^i mmt très-écartés îes 
uns des autres et ne forment que des rangées simples sur le» pans 
verticaux. 

SA, SB. 8C(page247). 

S DDDD. — Pores muraux oeci^Mint $euUmml les 

angles des pdypUrkes. 

7. FAT08ITBS FIBHOSA. 

CaUmopora fthrosa, var. tiJiberosa ramosa, GoMfuss^ Petref. Gtrm., t.I, 
p. 82, pL 28, fig. 3«, 3b {cœt, êXcL). 

FoMiêitm f?ii6f OjMorn», S^ningfer^ cp. tit. (JMn. de fo 5èe. gééU âe Praim, 
1. 1, p. 357. 1831). 

Ahmlites fibrosa, Loosdale in MurdbiiBon, Sttor. Syst., p. 683, pi. 15, fl^. 1. 

Favosites fibrosa (pars), Lonsdate, ibid., p. 683, pi. 15 bis, fig. 6. (Mais pas 
la fig. 7.) 

' Phillips, Paiœos, fàss,, p. 17, pi. 9, fig. 25. 

Calamopora fibrosa. Ad. Kœmer, Vmrst, des Marxgâb,, p. 6, pi. 3, fig. 4. 

Keyserling, Reise in Petschora-land, p. 177. 

AlveoUtes fibrosa, D'Orbigfny, Prad, dé peOëùnf., 1. 1, p. 108. 

Stenoporm /ibrosa, M*Goy^ Brit, palœoz, Foss., p. 24. 1851. 

Astrocerium constrictum, fiall, Pakeofd, of New -York, t. (I, p. i2S» pUMA, 

fig* 2 et 3. 1852. • 

Favosita fibrosa, Milne Edwards et J. Haime^ Pùlyp, foss. des terr. pak»i., 

p» 244. — Brit foss. Corals, p. 217^ pi. 48, fig. 3, et p. 61, pi. 6ij fig.5,.8^. 
Favosites fibrosus gldbosm, Quenstedt, Handb, der Petref., p. 642, pi* S6, 

fig.50ct51.i852. 

Polypier en masse f ortemeflat convexe ou subpyrifbnue, ou sublobulé. 
Polypiérites piifiHnatiques iîradiant de la base à la su^ftoee, peu ivé- 
gaux en diaml>to«y dreitsou légèremeoit fl^xtxdux. Plâamhefs très-serrés 



(ii ob A dmn feÉpàoe iftiû tnillioiètrd). Pores mutatix &pd8ês en ^ * 
séftés Vértîeâîés simples snr les angles des prismes. Diamètte àéê car 
Hces^ de 1/2 à ^3 de mllHUadt^e. 

Ihi terrain silurien inférieiur de FAngleterre j du terrain silurien 
supérieur de l'Angleterre^ de l'Irlande^ de la Russie et de TAmâicme - t 
septentrionale; euûn du terrain dévonien de Viré, de TËlfel^ dhi 
Hailz^ de rAngleterre et de TObio en Améiicpie. 

g A S^B (liage 247). 

$ G€. ^ CàKeêêà^setméffaùx. 

§ E. — Pores sùui$ vetÉ le milieu des pan$ 
muraux. 

§ F. — Disposés en une seule série verti- 
cale^ 

8. Fatositbs polthorpha. 
Calamopora polymorpha, Goldfuss, Petref. Germ,, 1. 1, p. 79, pi. 27, fi^« 9», 

ÂUmUtei polymorpha (pars)^ Blainrille, Manuel d'aetin.y p. 404. 
Calamopora pciyiàifxtpha? ftronn, ÏJ^dtiMi ùedgn,, 1. 1, p< S^, p!. é^, 0^.9^. IS98. 
FovosUbs ifot y ih a t fha j Bèlé Ovretk, Répert, an ihe Gwl of lowa, p. 74, 

pi. 18, flg. 13. 
Àlveoiiies po^fmorpha^ D'Orbigny, Prài,, 1. 1, p. 108. 

FavosUes folymorphct Milne Edwards et J. Haime, Pofvp. des terr, pakBox., 
• p* &1, 

l)e Yaroeuil et J. Haime, BuSeL de la Soc* géol, de France, sér. 9, 

t. yn, p. lés. 1850. 

Quenstedt^ Hanàb. der Peiref., p. 642, pL 56, fig. 46-49. 18S2. 

Polypier en masse subgibbeuse; calices asseï inégaux. Pores distants 
entre eux d'environ im millimètre. Diagonale des calices en général^ 
un millimètre et demi. Cette espèce est très-yoisinô de la JP. BasaUica, 
mais ies trous muraux sont plu^ ra^pprochés^ et les calices plus petits 
ainsi que plus inégaux. 

Ihl terrain déTôhîèii & Nehoii et à Viré en France^ dans l'fôfel en 
Allemagne^ dans la province de Léon en Espagne et à towa en Amé- 
rique. 

§ A (page 247). § CC — — $ E (toyez ei-dessng). 

S F F. — Pores muraux formant en général trois séries 

teriicûlf^. 

%: Fivoism» Tioosii. 

Favosites trooéii, llliiieEdMrardâ et J. Haime, Pél^. des terr, palœox., p. 2M, 
pi. 18, flg. 1, V. 



^ 



aSa ZOANTHAIHBS SGLÉBODERJiiS TABULB8. 

Cette espèce ressemble beaucoup au F. muUiporas maïs s'eu dis- 
tingue par l'inégalité plus grande des calices et la disposition ptes 
régulière des pores muraux qui forment en général sur chaque grand 
pan trois séries verticales séparées par de petites lignes verticales; 
sur les petits pans il y a deux séries. Enfin^ ces trous alternent et sont 
placés à un peu plus d'un millimètre les uns au-dessus des autres. 

S A. S BCpage 247). § CC (page 251). 

S E E. — Pores formant en général deux séries verticales 
et relégués sur les angles de jonction des pan$ 
muraïuc. 

10. FÀVOsrnss altiolaris. 

Cakmopora àheolaris (pars), GoMfuss, P^ef. G^rm., 1. 1, p. 77, pi. S6^ 
fig.l«etl«. {Exd.,^,iK) 

-~ Hall^ Ha$idb. der Petref., p, 413. 

FàvoêUes àlMokiris, Blainville, Dki se. nat.j t. LX, p. liffl.-^MamÊBl^aam., 

p. 415. 
Calamopora radians, Castelnau^ T&rrains sUuriens de l'Amérique du Nord, 
. pi. 18^ fi;. 1. 

FavosUes aiveotaris, D*Orbigny, Prod. de poMcwr., 1. 1^ p. 107. 
Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr. poteox., p* 254. 

Polypier massif^ à surface subplane. Les calices assez inégaux, les 
petits étant en minorité; planchers présentant près de la muraille de 
petites fossettes très-peu profondes et dont le nombre varie de 4 à 8. 
Cloisons formées par des séries de poutrelles assez fortes. Trous muraux 
assez rapprochés et constamment relégués dans les angles des cham- 
bres viscérales. Planchers parfaitement horizontaux et régnlièrement 
espacés. Diagonale des grands calices^ 3 millimètres. 

Fossile du terrain dévonlen des environs de Boulogne^ de l^Eifel et 
de l'Amérique septentrionale. 

11. Favosites asperà. 

Calamopora alveolaris (pars), Gokifuss, Petrêf., vol. 1, p. 77, lab. 96» flg. i^. 
{ccet. excl.) 1829. 

Morren, Descr. CoraU. in Belg, reperl.j p. 7Î. 1858. 

Favosites alveolaris, Lonsdale in Murchison, SUur, Syst,, p. 681, pi. 15 Mt» 
fig. 2, et peut-être aussi la fig. 1. 1859. 

Calamopora alveolaris. Ed. Eichwald^ SU. schist, Syst, in Esthiand., p. 198. 
1840. 

Favosites alveoraiis, Lonsdale in Murchison^ Yemeull and Keyserling, Riussia 
and Ural., vol. 1, p. 610. 1845. 

Calamopora alveolaris, Reyserling, Reise in Petséhora-land, p. 177. 1846. 

Favosites aspera, D'Orbigny, Prod. de paléont., yol. 1, p. 49. 1850. 

.? M'Coy, Brit, palœox. foss., p. 20. 1851. 



r 



FAYOSITIDKS. ^53 

FavoHtes aspera, Milne Edwards et J. Haime^ Pol. fots, des tmr. ^oUbom. 
{Areh. du Mus,, vol. V), p. 234. 1851. — BriL foss. CoraU, p. 257, 

pi. eo, ag. 5, 3«. 

Cette espèce, trè»-voisinô de la précédente, en diffère par l'inégalité 
beaucoup plus grande des calices et par la disposition des fossettes 
des planchers qui, constamment au nombre de dix, sont plus larges 
et mieux marquées. Diagonale des grands calices, 3 miUin^ètros. 

Du terrain «lurîen de Suède, de Russie, de TAngleterre, etc. 

S A... S B(page.247). 

§ CGC. — Calices Irès-inégauœ. 

12. Fayositbs Fobbbsi. 

Madrepora subroiunda?, Fougl, dans Linné, Amœn. acad., t. L p. 1000, pi. 4, 
ùg. 17. 174». 

Calamopora hasaUica (pars), Goldftiss, Petref. Germ., U I, p. 78, pi. 26, 
fig. A\ 

Morren, Desct*ip, CoraU, Belg., p. 73. 

Calamopora goihlandica, Hisinger, Leth, suec., p. 96, pi. 27, fig. 4. 
Favofites gotMandica, LonsdaIe,dans Murchison, SUur. Syst, p. 682, pi. Vihit, 
fier- 3 et 4. 

D*Orbigny, Prod. de paiéont,, 1. 1, p. 48. 

Favasites Forbesi, Milne Edwards et J. Haime, Pofyp. des terr, pakBoz,,p. 238. 
-^Brit. foss, Corals, p. 237, pi. 60, fig. 2 à 2». 

Polypier en masse convexe ou subgibbeuse^ médiocrement élevé. 
Calices extrêmement inégaux; les plus grands sont ordinairement 
espacés an milieu des plus petits et sont souvent presque circulaires; 
leur diamètre dépasse rarement 2 millimètres, mais les plus petits 
n'ont qu'environ 1/2 millimètre. Murailles assez minces. Planchers 
horizontaux et en général serrés, mais très-inégalement. 

Terrains siluriens en Suède, Angleterre et blande. 

13. Favositbs mauuiliabis. 

Calamopora mammiUaris^ Gastelnau, Terr, sU, de VÀmér, du Nord, pi. 19, 
fig. 3. 

FavasUes maxkna, Troost, dans Dale Owen, Repert, on ^ Geol, of lowa, 
Wisconsin and lUinois, pi. 13, fig. 7. 

Yandell et Shumard, Contrib, to the Geol, of Kentucky, p. 7. 

Favosités mammiUaris, Milne Edwards et J. Haime, Poijfp. des terr, palœox,, 
p. 240. 

Masses arrondies, formées quelquefois de couches superposées. Mu- 
railles très-minces. Calices polygonaux et très-inégaùx. Cloisons for- 
mées par des séries de pointes très-serrées et horizontales, de grandeur 
inégale suivant les ordres; quelquefois on distingue six systèmes 
égaux et trois cycles complets. Planchers légèrement convexes, minces 
-et serrés, quelquefois un peu enchevêtrés et moatraat des traces d'une 



1 



3^4 ZOANTBAlBBt yy^^0Jy|y/^É8 TABdis. 

^tow8 vei^ifide» «t ^oipacées. Gmid^ <Mag^n»to 4w «tfilf^s variant 
entre 2 et 6 millimètres. 

çan^ ff 49qu*au uMre au polypiénl^. 

14. Fayosites HisnrcBRi. 

Tubiilaria fossUU, elc.^ Bromel^ op. cit. {Aeia Uter. mmeo.^ Tel. II,p. 406. 1T28). 

Madrtpara ports, etc., Foogt, da^w Unné^ 4mm. ^ootf.^ roi. J, p. 101, Udit 4, 
fig. 21. 1749. 

FmgUety Th. PenDant, op. jie. X<PM«^ jyii|f.,.«ll- XLIX, p. M3,tab. 15, 

fiç. 4. 17S3). 
FaooHUs àlcjfon? Beftmce, iM^. se. nat,, t6L ^I, p.'ttB. 18SB. 
Ffiji^o^ites pothlqndica? De QlaiOTille, IHc^ «c. nat.; Attas^ Zooph., pi. 40, 

^«.4.1830. — ila«tiil(rac«fi.^li.«, èg.i. '' '' 

Favoiites alcyon?, De Blainville, Dtc/.^ pi. 42, fig. 5. — Manuel, pi. 64, 9g. 5. 
FavoHtes? Paqiider, ^«tïr. |rt«r ^eojjfii. àes Russ. fieiehes, pi. 29, fig. 9. ISSU. 

CoJfin^opora minufissima? Çastebau, Terr. sU. de VJ^nUr. du Nord, pi. 19, 

ifig. 2. 4843. 
Favosiies Hisingeri, Mibe Edwards et J.Haime, Poh foss. des terr. patoof., 

p. 240, pi. 17, fig. 2,2*,2b. IS&l.-^BH/. /Ofi?. €ora<f, pi 29i,p3.<ël/fig. 1,1b. 

Astrocerium vmnuium, 3. Bail, PfUeont. of New-j'ork, vol. n, p. f^, pL5l, 
fig. 1.1852. 

Polypier à surface sult^bèeuse. Calices peu Inégaux, en général 
assez ^guHèrement polygonaux^ séparés par des muritUles \m pea 
épaisses et ayant environ 1,1/2 millimëtre de large. {]iouze cloisons, 
Subêgales, médiocrement épaisses et formées par des poutreEes Meo 
développées et légèrement arquées, qui se rencontrent presqae ésDS 
le centre de la chambre viscérale. Planchers minces, assez serrés, ho- 
rizontaux ou un peu ftexiseux. 

Du terrain silurien jidèti/^^ #n .Angleterre; du terrain silurien 
supérieur de la Suède, de TAngleterre et de l'Amérique; et paraissant 
eaiister aussi dans le terrain dévonien eu Tenessée en Asnéfiqtie. 

<$ AA. — Polypier aymut ia firme de feike$^mai$eê f»6tf- 

le^se$. 

15. FâTOSITISS PABABITlCà. 

Cojamopora parasitica, Phillips, Ifhutr. of Ne/w-Yçfrk, t. n» p. 201« pi. i, 

fig. 61 et -éî. 1836. 
jFavosites parasitica, M'Coy, Synop. carb. foss. of Irélfindy p. 192. 

D'Orbigny, />rod. dé poi^pn^.^ 1. 1, p. 160. 

— Milne Edwards et J. Haime, Po^p. des ierr. palœox., p. 244. 

Poàjfàet Sanmox de petites mfma.^iax^fii»^^ fis^. içn âM^M 



tâi^oavraMf. a56 



millimètres^ les petits situés aux angles des premiers. 

Du terrain carbonifère de l'Angleterre, deTIrlande et probablement 
aussi de l'Amérique. 

S A A A . — Polt/pier dendrotde. 

S Xi. -r- Cakœgsîiibigmçp. 

§ H. — Branches très^cocUescenies. 

16. Fayositbb lŒncouLTK. 

Calamapora 8p(mgit9i, var. ramosa, GoliH^, Mtti^^ Çmm*» ^J^p^M, 
pi. 38, fig. 2« à 2s. 

AlveoUtes reticuiataj Blainville, Dict des se. nat,^ t. U, p. m. -^MawuH 
d'actin.y p. 404. 

Calamopora spongites, Geinitz, Grund, der Verst., pi. 25 A, fig. 13. 

KeyMrling, Betsem^d^^J^fitschûra-iandg p. I7S. 

ilit70oitÏ5« spQngites, D'Orbigny, Prod. de paUont,, 1. 1^ p. 108. 

Fàvosiies Orbignpana, De Verneuil et J. HaimÇ) op. oit. [PuUet de la Soc. 

géoi., 2« sér., t. II, p. 162). 
Faoosites reHculata, MilneEdwards et J. Haime, Polpp. des terr. pakBox:,p.^l. 

Polfpi^r &raié de faisceaux de JturaïKîlM» épaisses de 1 4 2 centi^ 
mètres, entremêlées et fréquemment coalescentes. CaUcds seulemeiit 
un pieu iaégaua^> lam^ d'un milUmètm». Muvaillds épaisses. 

Du terrain dévosnen, A Brest et à Nehou «n^FrexiGe, à Torqtiftj en 
Angleterre, dans TEifel, etc., en Allemagne, à Uchta en Russie et dans 
les Astories en Espagne. 

17. Fàvosiies TGHOuicaannri. 

Favosites Tchihatcheffl^ J. Qaime, Notes inédites. 

Cette ^^pèçe est ^rès-v^isine de la F. reticulata; mais ^s J)raa6bf# 
aoat âj!oiies, iax«jxu»at coalescentes, bifurquées suiFamt uxi,^ii!gle4'eii- 
yiron 60 degrés et larges de 5 à 7 millimètres, h^ €^q«^ .sub^im» 
dépiassaat trè^-peu ifl millimètre en largeur; leurs murailles mu9pes 
et polygonales. 

Du terrain dévonien, dans TAnti-Taurus. 

S AAA. ^ — S G (voyez ci-dessus). 

§ H H. — Branches non coalescentes. 

18. Fatosiiss dubu. 

Calamopora pali/morpha, var. gracUis, Goldfuss, Petref, Germ., 1. 1, p. 79$ 

pi. 27, fig. 5. 
Alvéolites dtUiia, Blainviile, Dict. des se. nat., t. LX, p. 370. r- Man., p. M5. 



1 



356 ZOAMTBAIBXS tCÊÂKOBaOKÉB TiBUliiS. 

ThamMporamadrtporaceafSteiaiiÈiS^^Qp. eit, {JHém^àêlaS^c^géoLdBFrmiee, 
U I, p.358). 

Favosites palymorpha, Phillips, Palœox. foss., p. 15» pL S^ fig. SO. 

Alvéolites cervicorrUs, Michelin, Icoti., p. 187^ pi. 48, fig. 2, et pL 48, fig. Si 

D*OrbigDy, Prod, de paléont., 1. 1, p. 107. 

FavosiUs dubia^ Mihie Edwards et J. Haime« Polyp. foM, des terr, palao$.^ 
p. 243. 

Favosites polymorphus gradlis^ Qoenstedt, Bandb. der Petref,, p. (M, pi. 56, 
fig. 45. 1852. 

Branclies écartées^ non coalescentes et d'environ un centimètre de 
diamètre. Calices \m péfL obliques, profonds, à bords externes arrondis 
ou subpolygonaux. Murailles épaisses. Pores grands et espacés, formant 
une seule série sur chaque pan. 

$AÂA(page255). 

§ G G. — Calices assez inégaux^ 

m 

49. FaYOSITES CEHYICOBKIS. « 

Calamopora poiymorpha, var. ramosa divaricata^ Goldfuss^ Petref, Germ., 
1. 1^ p. 79, pi. 79, pi. 27, fig. 5«, 4*, l> et 4« (cœ/. eascL). 

Alvéolites cervicomis, Blaiavilie, Dict. des se, nat., t. LX, p. Tiûd.^Mamd, 
p. 405. 

Thamnopora mHleporacia (pars), Steininger, op. cit. {Mém, de la Soc, géoL de 
France, t. V, p. 338). 

' Calamopora polymorpha, A. Kœmer, Verst, der Harsgeb,, p. 6, pi. 2, f. 16. 

Favosites comigeraei Akeoktes celleporatus, D*OrbigDy, Prod. de Paléont, 
1. 1, p. 107. 

* Favosites coTnigera, De Yeroeuil et J. Haiiiie,op. tM, (Bullei, de la Soc. gioL, 
2« sér., t. VII, p. 162). 

Favosites cervicomis, Milne Edwards et J. Haime, Polifp. des terr, palaos., 
p. 243. 

Polypier branchu. Calices inégaux; murailles un peu épaisses. Trous 
mtiraux plus grands, moins réguliers et moins nombreux que chez la 
F. jpo^ymorp^, dont cette espèce se rapproche beaucoup. Diagonale 
des grands eaHces, près de 2 millimètres. 

Du terrain dévonien de Brest, de Torquay en Angleterre, de Mons, 
de TËifel, du Hartz, des Asturies et de la Turquie. 

20. Favosites gristata. 

Madreporites cristatus, Blumenbach, Comment. Soc. scien. GotHng., t. XV, 

p. 154, pi. 3, fig. 12. 1805. 
Calamopora polymorpha, Hisinger, Leth. snec, p. 97, pi. 27, ûf^. 6. 
Calamopora spongites?, ibid., p. 97, pi. 27, fig. 7. 
Favosites polymorpha, Lonsdale, dans MurchisoD, SU. Syst., p. 684, pi. 15, fig. 1 
Calamopora polymorphoy Eichwald, SU. Syst. in Esihland, p. 198. 
Favosites polymorpha, Lonsdale in Murchison, Verneuil et Keyserling, /huns 

amlCTrai^t. I,p. 610. 



AUfeolites Lonsdaki^ D*OrbigDy, Prod, de pcdémi., 1. 1, p« 49. 

Favosites cristata, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des ierr» paksoz,, p. 242, 
—Brit, /bw. CoralSy p. 260, pi. 61, fig. 3, 3*, 4 et 4*. 

Polypier à branches généralement écartées^ cyllndroides et submar 
melonnées. Calices un pen inégaux^ à bords un peu épais et souvent 
subcirculaireâ. Diamètre des grands calices^ 1^1/2 millimètre. 

Des terrains siluriens de Gotbland^ de Russie^ d'Angleterre^ d'Ir- 
lande. D'après Lonsdale^ on le trouverait aussi dans le terrain dévonien 
de l'Oural. 

Ce polypier se rapproche beaucoup de F. cemcorms, dont il ne de- 
vrait peut-être pas èivfi distingué. 

Les fossiles suivants paraissent devoir prendre place aussi dans ce 
genre^ mais he sont pas caractérisés d'une manière suffisante. 

Calamopox^a POiLXKOiiW^ Fischer^ Oryet. du gouvem, de Moscou, p. i59^ 
pi. 35, fig. 9 et. 4: 1836. 

Galahopora iNCRUSTANS, Phillips, Geof. of York., t. Il, p. 200, pi. i, 
fig. 63 et 64: ^^ Favosites mcmstans/D'OvhigaY, Prod. de PcUéot, 
t. I, p. 160, du terrain carbonifère de BoUand en Angleterre. 

La FAVOSitKS stRiATA, Thomas Say (Ammc. joum, ofsc, 1. 1, p. 384, 
181^), n'a pas été ^Suffisamment caractérisée pour «ju'on puisse la re- 
coimaitré avec certitude. On la trouve, suivant l'auteur, dans les loca- 
lités suivantes : Chutes de l'Ohio ; Tenessée, New-York ; Pittsbourg qi 
Yilksbarre, Pensylvanie ; Missouri, etc. 

Le genre Balboporites de Pander (Russische Reiches, p. 106,1830) 
nous paraît avoir été établi sur de petites masses de Favosites; mais 
nous ne pouvons rien affirmer à ce sujet, n'ayant vu que des échantil- 
lons en très-mauvais état de conservation. M. Pander distingue quatre 
espèces : JB. semiglobosa (op. cit., pi. 2, fig. 1); JB. triangularis (op. 
cit., pi. 2, fig. 2); JB. undnata [op. cit., pi. 2, fig. 3), et JB. mitralis 
(pi. 2, fig. 4). D'après M. Eichwald, ce dernier fossile se trouverait dans 
le terrain silurien à Pawlowsk (St7. schert. Syst., p. 202). 

Genre IL EMMONSIA. 

Favosites (pars). Hall, GéoL of New^Yorh, p. 157. 
Calamopora (pars), Castelnau, Terr. sil. de l'Amer, du Nord. 
Alvéolites (pars), D'Orbigny, Prodr. de paléont., 1. 1, p. 49. 
Emmonsia, Milne Edwards et J. Haime, . Po^yp. des terr, pcUceoz,, 
p. 247. 

Polypier en masse convexe ou à surface plane, composé de 
polypiérîtesbasahrformes intimement soudés par leurs murailles. 
Plateau commun, recouvert d'une épitbèque mince. Murailles 
biea développées, offrant des perforations régulières et espacées. 

CoraUiaires. Tome 3. 17 



L. 



^56 zoAHnumis 'M&ilnMttffiiis tabulxs. 

Calices à peu ptés perpendîcularres à Taxe âes (k>lypiérited, po- 
'lygooadx ou Bubcirculaires, mais jamais triangulaires. Cloisons 
fermées par des séries de poutrelles. T^lanchers de deux sortes : 
i6s uris complets, s'étéhdant duos toute la largeur de la cham- 
1]^re'âii pblypiérite et à peu prés horizontaux ; les autres* incom- 
plets, obliques ou subvésiculeux, s^appuyant sur les précédents 
~ëi restant en général libres par leur bord externe, de ïaçou à 
laisser plusieurs cellules communiquer entre elles. 

i. EmmONSIA HJSXISPHERICA. 

FawMu alveoUxris, Hall, Gtol. of Nêw-Yark, p. 157, fig. i, 1«. 1843. 
î^aMHres hMUpMka, iTandell elShumardj CorUHbutUms to the Geology of 

Alvéolites hemisphêrica, Verneuil et J. Haime, op. «ffv (ÀtiR. ê» -Uk Soc, -i/ëol., 
î» 1er., t. VII, p. 162). 

kmauksià hêMsffhiBtrica, MiloéEdwards et J. Hainie, A>^. dvs (0rr,|>ai«Bss., 
p. 117. 

Polypier en masse subspbérique, quelqpiefois très-élevé etionné 
^^Xti^ea âiipèipos^s. «Calices irréguliers , pentagogiaux. Douze raf<M» 
'âbisbnbâir'és bien développés, arrivant juéau'au centre des planchers 
iup^rieuts, droits ou légèrement courbés. Trous muraux très-serrés^ 
*iin peu ir]^é^(èreméht horizontaux. Grand diamètre des calices, 1 1/2 
ou 2 millimètres; distance entre les planchers, 1/4 ou 1/5 de miili- 
iÉitoe. 

Ùu terrain dévonien de l'Amérique septentrionale, de rAngleteno 
et de l'Espagne, et du terrain silurien supérieur de TAmérique sep- 
tentrionale. 

2. EUMONSU ALTEIUlfS. 

BMnê&tum àUètms, BfiUte 'Bdttarfls et J. Hahote, Polyp. fi>ks. âéi i$fr. pê- 
Ubox,, p. 24S. 

Polypier massif. Calices polygonaux, peu inégaux et larges d'en- 
viron 3 millimètres, tro^s tÉspo^s tatitdt SûV une seule ligne ver- 
ticale, mais ordinairement en deux séries sur chaque pan de la mu- 
raille, quelquefois altemeis, le plus su^Vetit oppo^s et tïè&^s)pacés; 
en général pl&cés à environ 2 milllniètres lés uns aa-^essus des autres 
dans chaqoB série verticale. Plttucbers irrégnlieis. 

Bu ttnam carbosiftre de la Belg^i^ue. 

3. EmMONSIA? CTUlCDaiCA. 

CtUamopora goOikmdica, Castelnau, Jerr. tU. de Vànnét. dki liord, pt 16, 

fig. S. )8iS. 
PùHH^tes cgUnéHcù, MicbèHia, Iccn., p. 255, pi. 60, fis- )• i8i6. 
M mm mU f cylMHeto, ttAmé fidViràrïs et J. Rairtfe, Polyp* paXœo%., p. 2ift. 



Polypier en masse élevée^ à surfadd va pen cônyèib. CttHdè^ peu 
inégaux^ taiitôt polygontfOx simpl^^ tantôt cùfêolaifes. Pfatticbetë tdi 
peu inégalemeât espacés^ mais en général t^rès-tapprochéB, légèraméixt 
convexes et & surface couverte de granulations; un certain nombi^ de 
ces planchers sont subhorizontaux et parallèles; mais entre ceux-ci 
on en distingue d'iiutres qui sonf incomplète et s'entremêlent. Les 
pores muraux présentent des séries horizontale^ de 4 ou 5 t)*6us pres- 
^'égaux et assez petits. Ces séries alternent avec les grands plan- 
chers et sont éloignées entre elles d'environ i 1/2 millimètre. Cloi- 
sons représentées par des stries spinuleuses, suhégales et généralement 
au nombre de 48. Longueur des calices^ 6 à 7 millimètres. 

Des terrains dévôiïien et sQurien supérieur de VkméfnqjÊ» WffkÊt^ 
trionale. 



Genre III. 



H : I H 



iiahûh (pârs)^ Goldîuss, Petref. Germ. 

Michelùna, de Koninck, Amm. /oss. des terr. carb. de laBelofigue^p.SO. 
t8(42. 

.xf . I ; 

— — Milne Edwards et J. Haime^ Polyp. de$ terr. palcBoz,, p. 249. 

Polypier massif, convexe ou à surface subplane, et à jplateau 
commun, recouvert d'une forte ëpithèque plissée qui présente 
Souvent des prolongemeiits radîciformes. Folypîérites prismati- 
ques et intimement soudés par leurs murailles qui sont percées 
détrdiAI petits et ëti géùëi'a! peu nombreux. Cloisons ret>résen- 
tées par de simples stries. Planchers tris-irrëguliers et plus ou 
moins vésiculaires , à surface granulée. Calices, polygonaux, 
ayant leur pian seosiblemeitt parpendîculaire à Vksie des poly- 

^k.^ Ftftfpkr panant en dessoia dê$ prôlùn^mëfUH rH- 
diciforme$. 

i. MiCHSUmA FAVOSA. 

Mffpitr imitani les petits jg/ù^^s, 'WUry, Ane, friétn. ai VAèdèî. des se, ds 

BntsMes, t. III, p. 35, pi. 4, fig. 7 et 8. (SuW. de Koalnck.) 
Honey eomb.^ Parkinsoo, Org. rem. of a fermer Werld, t. If, p* 89, pL fi, 

fig.O. i80& 
Manon favosum, Goidfuis, Petref, Germ,, 1. 1^ p. 4, fig. 11. 1896. 
Poriies ceUtshsa, Fleming, Brit, anim,, p. 511. 1898. 
Favastrea Manon, De Blainville, Dict, se, nat.^ t. LX,p. 540. 1830.— jramiel 

d'acimol,,p. 37i. ^ 

Parités eeOuhsq, S. WoodWard, Stfn, taJbi, ofBrit. org. rsm.^ p. ë. 1830. 
JIM^O» ffmsa, deRimièck, Ànkmmx fm. M fèrr, edi'V. WBàJt., j^.^, 

pl;Gi H'^ <«42. 



^6o ZOANTHAIRES 8CLBRODERMB8 TABULÉS. 

Columnaria semUs, ibid., p. 25, pi. B, ûg^ 9. 

Favositês ahfêokUay GeiniU, Grund, derwrst, p. 527. 4845, 1846. 

MicheUma favosa, Michelin, /con., p. 251, pi. 59, fig. 2. 4846. 

Michelinia fàioosa et Fava$trea seniUs, DOrbigny, Prod., 1. 1, p. 460. 1850. 

Hibe Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr.paUBOx.^ p. 254. 

— BrU. fosi, CoraU, p. 154, pi. 44, fig. 2, 2«, 1^ et 2». 

Pictet, TraUé de paléont., pi. 107, fig. 2. 

Polypier en masse ordinairement arrondie^ peu élevée , à surface 
supérieure subplane ou légèrement convexe. Plateau commun recou- 
vert d'une épithèque très-forte, qui doime naissance à des expansions 
radiciformes nombreuses et bien développées. Calices un peu iné- 
gaux, peu profonds^ & bords épaissis par des vésicules endoihéciajes, 
qui sont en général petites^ mais pas très-irrégulières. Lorsque ces vé- 
sicules sont enlevées près du bord supérieur de la muraille, on dis- 
tingue de 30 à 40 stries cloisonnaires subégales, mais en général peu 
prononcées. Pores de la muraille disposés en petites séries horizontales. 
Diagonale des calices^ de 6 à 8 millimètres. 

Terrain carbonifère de la Belgique^ de la Prusse, de TAngleterre et 
de l'Irlande. 

§ AA, -^ Polypier dépourvu de prolongements radiciformes. 
§ B. — < Massif arrondi ou subturbiné. 

2. Michelinia tenuisepta. 

CàUmopora tenuisepta, Phillips, Illustr, of geol. of YorksMre, U II, p. 201, 
pi. 2, fig. 30. 1836. 

Michelinia tenuisepta, De Koninck, Anim, foss. des terr. carb. de Belg.^ p. 31, 
pi. 6, fig. 5. 1842. 

Michelin, Icon. xooph., p. 83 et 254, pi. 16, fig. 5. 1843. 

Favosites {Michelinia) tenuisepta, M'Coy, Syn. carb. foss. of Irelandy p. 195. 
1844. 

âiidieUnia glomerata, M'Goy, op. cit. (Ann. and Mag. of nat hist.j ^ série, 
t. III, p. 122. 1849). 

Favosites tenuisepta et Michelinia tenuisepta, D'OrbigDy, Prod. de paléont., 
1. 1, pi. 160. 1850. 

" — Milne Edwards et J. Haime, Pol^. des terr. palœox., p. 250.— Brit. 
foss. Corals, p. 155, pi. 44, fig. 1, 1*, 1»». 

Cette espèce se distingue de la précédente, non-seulement par l'ab- 
sence constante de prolongements radiciformes, mais par la minceur 
des planchers, qui sont serrés, très-enchevôtrés et finement granulés à 
leur surface. Hauteur du polypier, 10 à 12 centimètres ou même plus. 
Diagonale des calices, 7 à 8 millimètres. 

Terrain carbonifère de Sablé (Sarthe), de Toumay, de l'Angleterre 
♦et de l'Irlande. 

Le Ctathophtllum pyrïpobme de Fischer {Orycl dugùuv.deMoscùti, 
p. 155^ pi. 48, fig. 1 et 2),'pourrait bien appartenir à cette espèce. 



FAVOSITIDES. a6l 

mais Véehantillon flgtiré par cet auteur est en trop mauvais état de 
conservation pour que nous puissions avoir à cet égard un avis arrêté. 

3. MiCHSLINIA GOirVBXJk. 

Mkhelinia cofwexa, D'Orbigny^ Prod. de paléont., 1. 1, p. 107: 

Milne Edwards et J. Haime, Pokyp. des terr, paUBOg., p. 251, pi. 16, 

fig. 1. 

• 

Polypier en masse arrondie ^ convexe en dessus et assez élevé. Ga- 
lices un pe.u inégaux; une gnarantaine do stries cloisonnaires. Plan- 
chers fort minces, extrêmement serrés, vésiculeux près de la muraille 
et très-convexes dans le milieu. Deux séries verticales de pores sur 
les grands pans muraux; une seule sur les petits; les pores d'une 
même série situés à environ 2 millimètres les uns des autres et op- 
posés à ceux de la série voisine. Diamètre des calices, 8 à 10 millimè- 
tres au plus. 

Terrain dévonien des Etats-Unis d'Amérique. 

4. MiCHBLINU HEGASTOHA. 

Cakanopor wgastoma, Phillips, lU, ofthegeol. of York, 1. 11^ p. 201, pi. 2, 

fig. 29. Ig, è. 
Favosites megastoma, M'Coy, Syh. carb, foss, of Ireland^ p. 192. 1844. 
MkhêHnia grandis, M'Coy, op. cit. {Ann. and mag, of nat, hist,, 2« sér., 1. 111, 

p. 12^. 1849). 
Fanositês megastoma, D'Orbigny, Prod. de paléont., 1. 1^ p. 160. 1850. 

Milne Edwards et J. Haime, Poliyp. des terr. palœog., p. 251. — Brit. 

foss. CoralSy p. 156^ pi. 44, fig. 3, 3«, 3>>. 

Cette espèce se distingue des précédentes par la grandeur des ca- 
lices, dont le diamètre atteint 15 et môme 18 millimètres. Planchers 
entièrement composés de vésicules un peu inégales et très-convexes , 
mais toujours. plus larges que hautes. 

Terrain carbonifère de la Belgique et de rAngleterre. 

5. MiCHELINU CONCINlfA. 

MiiChe^lMa concinna, Lonsdale, dans Murchison, de Vemeuil et Reyserling, Rus- 

sia and Vrai. 1. 1, p. 611, pi. A, fig. 3. 
' Milne Edwuds et J. Haime, Po^t^p. des terr. patoox., p. 255. 

Cette espèce parait être remarquable par la presque horizontalité 
de ses jtoichers. Les calices sont bordés de petites vésicules et ont 
environ 3 millimètres en diagonale. Les pores de la muraille soat 
très-distincts. 

Terrain carbonifère de la Russie. 



r 



^6% ZOAHfBAlBXS Sfîl^MQIWIBS TABULÉS. 

S AA (pageafiO). $ BB: ^ Polypier trè$4hrgi. 

Yilalata en lames minces ou encroûtani. 

6. MlCHELIKIA AMTIQUA. 

Dietyùpkffiia anHqua^WCoy, Syn. carb. fats, of hréUmdy p. 191, pi. 90, fig. iO. 

1844. 
Jftdleltfiia wmprttsay Michetin^ Icm., p. 254, pL 59, fig. 3., 1846. 
IfîqMînM a$4^P»a, O'Orbigojr, Pro^., U I, p. 160. 18Sp. 

Milne Edwards et J. Haime, PfÀuP* ^* ^* paUBOX,, p. ^$,-r-Bri(t 

fos$, Çorals^ p. 156. 

Polypier en lame mince, dalices polygonauz très-profonds, un pea 
inégaux et à bords en arêtes peu saiDaates; 40 à 50 stries eloison- 
naires suhégales et sobvermicdlées, qui s'avancent sur les pàanchéit 
à une petite distance de la muraille. Plano^iers serrés^ inréguUersyeif 
leur circonférence et presque horizontaux au milieu. Diamfttye des 
calices, 10 à 15 millimètres* 

Terrain carbonifère de la Belgique et de TAn^leterre. 

7. MlCHELINIA GEOHETRICA. 

I 

Midiêlinia gwmêtrica, Milne Edwards et J. Haime^ Polyp, des teffi, M^tf m 
p. 29^ pi. 17, fig. 3, 3«. 

Polypier plat, libre ou encroûtant et ren^arquable par la régularité 
et régalité des calices hexagonaux, qui sont très-profonds et tcmninés 
par un fond plat, fortemrait granulé. Stries cloiçonnaives peu mar- 
quées, euTiron ^. Diagonale des calices, entiren 5.à 7 mmimètoes. 

Terrain dévonien de la Sarâie. 

Genre IV. BoaUBIii. 

Calarnùpora (pars), Goldfuss, Peêref. Qerm*, 1 1^ p. 78, 

AlveoUtes (pars), QlainyiHe, Dttf . dfi$ se, nç$., t. ijx^ p. ViQ.^Ufiffui 

d'actinoL, p. 404. 
Bicaneria, Ifîhie Edwards et J. Haime, Bolyp. des terr. pàlœoz., p. 152 

et 253. 

Polypier en masse arrondie; polypiërites unis par leurs mu- 
' railles. Planchers infundibullformes. 

Ce genre est tris-voisin des Favosiles et ne parait ea difKrer 
que par la disposition des planchers. 

ROEMCRIÀ INFUNDIBUUFERA. 

Calamopora tnfunMuUfera, Goldfuss, Petref, Gsrm., 1. 1, p. 78, tab. 27, fig. 1. 

1829. 
AlveoUtêS infvndibuUformis, De Blainyllle, Manuel d'actin., p. 404. 

Milne Ed^nrards et J. Haime, Polyp. des /etV. pakeoM.^ p. 9S3. 



par leurs mura^les sur certains j^oints^ quoique libres près de leur 
sommet. Calices en général polygonaux et larges dq 2 à3 millimè- 
tres. Des traces de cloisons rudimentaires^ très-minces et égates. 
Plancliers fisses réguliers^ nombreux^ infundibulifbrmes et s^engre- 
naiit mutuellement. 

Terrain déyonien d'Eife). 



Gsnve Vi. 

Polypier ressemblant aux Favosites par ses cloisons trabicjLi- 
laires et ses planchers horizontaux, mais présentant ùes murail- 
les réticulées, plus fortes et iiTégulièrement criblées de gros 
trous. 

KONINCIPA FBÀCaffl. 

Koninckia firagiUSy Mllne Edwards et J. Q^^* Polyp. des imr, palœox,. 

Murailles médiocrement mincesr. Calices subégjai^LX, su^polygonaux, 
larges d'un peu moins de 2 millimètres. Sif séries de pointes cloi- 
sonnaires grosses, courtes, coniques et trèsf-espaçées; trous mur^ui; 
larges et irréguUers. IHanchers très-minces^ presque horizontaux et 
médiocrement serrés. 

De la craie blanche de Royan. 

Genre VI. ALVEOUTEi». 

Millepora (pars), Linné, Amom, Aead., 1. 1, p. 99. 

AlveoliteSy Lamarck, Syst des anim. sans vert., p. 375. 1801. 

Steininger, op. cit {Mém. de la Soc. géol. de France ^ t. L 

p. 133. 183.1.). 

Le caractère le fins remarquable des Alvéolites est fourni par 
l^.^systèm^ doi&^nnaire qui eftt représenté par trois dents ou 
saillies verticales, situées Tune à la face interne de la lèvre ex- 
terne du calice, les deux autres en face de la précédente sur la 
lèvre interne du polypiérite, et parfois rudimentaires* Les calices, 
sont obliques, subtriangulaires ou subhéniisphériqueç. Les oiu-f 
raill^ soioit siimplt^s, bien développées et pqrcées d'un pptit i^oofi- 
bre detffQu^. Les planchers copnplets et horizontaux. 

Ce genre, établi par Lamarck, a été très-mal délimité soit 
par ce naturaliste, soit par Blainville et la p|u part des autre^,. 



364 ZOAHTRAIRE8 SCLÉRODSRMiS TABULÉS. 

paléontologistes, mais a été mieux compris par M. Steininger ; 
pour plus de détails à ce sujet, nous renverrons à notre Mono- 
graphie des polypiers des terrains palaeozoïques. 

Les dents allongées ou saillies verticales qu'on observe à l'in- 
térieur de la chambre viscérale des polypiérites, forment le ca- 
ractère le plus remarquable des Alvéolites et rappellent les trois 
cloisons principales qui caractérisent le genre Heterocœnia dans 
la famille des Astréïdes^^eulemehticion ne trouve pas d'autres 
traces de l'appareil septal, et l'on peut dire que la moitié du 
cycle des cloisons primaires a complètement avorté. Il est aussi 
à noter que l'une des saillies cloisonnaires est toujours plus dé- 
veloppée que les deux autres, et souvent même elle parait exister 
seule. 

§ A. — Polypiérites disposés très-obliquement par rapport 
à la surface générale du polypier, 

1. Alvéolites suborbiculahis. 

Alvéolites suborbicuhris^ Lnmarck, Hist, des antt». sans vert,, t. II, p. 186.— 
2« éd., p. 286. 

• Lamouroux^ Encycl., zooph,, p. 41. 

Escharitês spongiies, Schlotheim, Petrefactenkunde, 1. 1, p. 345. 

Calamopora spongites, Goldfuss, Petref, Germ,, 1. 1, p. 80, pi. 28^ fig. 1 a-A. 

Alvéolites stiborbicularis, Blainville, Dict.des se. nat.,i. LX^ p. 269.— Manuely 
p. 404. 

AheoHtes spongites, Steininger^ op. cit. {Mém. delà Soc, géol, de France, 1. 1, 
p. 33 i^ pi. 20, fig. 4). 

Calamopora spongites, Morren, Descr^ Cor, in Belg, reper., p. 74. 
Favosiies spongites, Phillips, Palœoz, /o».^ ft. 16, pi. 8, fig. 23. 
Calamopora suborbiadaris, Michelin, icon., p. 188, pi. 48, fig. 7. 
Favosites suborbicularis, D'Orbigny, Prod. de paléont., 1. 1, p. 107. 
Alvéolites suborbicularis, Milne Edwards et J. Hainro, Polyp. des terr, palœox.j 
p. 2o5. —Brit. foss. Corals, p. 219, pi. 49, fig. 1,1*. 
Quensledt, Handb. der Petref., p. 643, pi. S6, fig. 52. 1852. 

Polypier irrégulier, peu élevé, incrustant en général des Cyatho- 
phyllwn ou des Fawsites rameuses, formant des couches superposées, 
à surface inégale ou subgibbeuse. Calices très-penchés, très-serrés 
(mais inégalement), allongés en travers et subtriangulaires, tournés 
vers la périphérie du polypier. Le côté inférieur ou extérieur des ca- 
lices garni en dedans d'une petite crête qui représente une des cloi- 
sons principales et qui est opposée à une petite échancrure. Dimen- 
sion des csdices, environ 1/2 millimètre de dehors en dedans^ et un 
peu plus d'un millimètre transversalement. 

Du terrain dévonien de Ferques en France^i du sud-ouest de l'An- 
gleterre et du Bemberg en Allemagne. 



FAV0SIT1DE8. 265 

L'AlveoKtes escharoiâes de Lamarck (op. cit,, p. 18'6), cité par di- 
vers auteurs (Lamouroux^ Blainville^ etc.)^ ne diffère pas spécifique- 
ment de la précédente ^ et a été caractérisé d'après un échantillon 
usé. 

V Alvéolites tvlerosa de D'Orbigny (Frod. de paJéont,, t I, p. 108) 
ne se distiug^e pas de VA, svborhicidans . 

2. Alvéolites reticulata. 

AlveoUtes retktUata, Steininger, op. cit. (Mém, Soc. gécl, d» France, t. I, 
p. 554, pi. 20, fig. 5. 1851). — Verst. des Ueherg, g$b. der Eifel, 
p. 11. 1849. 

Milne Edwards et J. Haime, Pol^, des terr, pakBOX,, p. 256, pi. 16, 

fig. 5-5*. 

Polypier en masse subhémisphérique^ pédoncule. Calices plus bom- 
bés^ moins serrés et à axes moins inégaux que chez VA. svhorbiculans. 
Dimension des calices, environ i/2 sur un 1/4 de millimètre. 

Du terrain dévonien de Ferques et de Néhou, en France; de TEifel 
et de Besoberg en Allemagne. 

3. Alvéolites LASEcmi. 

Favosiiss spongites, Lonsdale dans MurchisoD, Silur. Syst,, pi. 15 bis, fig. 8,8«, 

9^ (cmt, excî.). 1858. (Non Calamopora spongites, Goldfass.) 
Calamopora spongites, Ëichwald^ SUur. Syst. in Estland, p. 197. 1840. 
Àiveolites Labechii, Milne Eàwardset J. Uùme^Polyp. des ierr. palœox., p. 257. 

— Brit. foss. Corals, p. 262, pi. 61, fig. 6, 6«, 6»>. 

Polypier en masse convexe ou subgibbeuse^ ressemblant beaucoup^ 
par son aspect général, à VA. suborbicularis, mais s'en distinguant par 
ses calices plus irréguliers, très-peu saillants extérieurement, à bords 
très-minces, subtriàngulaires, dont la saillie interne est très-peu dis- 
tincte; leur grand diamètre atteint presque 1 millimètre, etleorbau- 
teur est d'un tiers plus petit. 

Terrain silurien supérieur, en Angleterre, à Wenlock, etc., en Ir- 
lande et en Russie. 

4. Alvéolites Grayi. 

AheoUtes Grayi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. des terr, palœoz., p. 258. 

— Brit. foss. Corals, p. 262, pi. 61, fig. 2, 2«. 

Polypier massif, à surface plane ou submamelonnée , ressemblant 
beaucoup à VA. suborbictUaris, mais ayant les calices plus grands et 
les murailles plus épaisses. La saillie murale interne est peu pro- 
noncée. Longueur des calices, 1 i/12 millimètre; leur étondue dans le 
sens opposé, 1 millimètre. 

Terrain silurien supérieur de l'Angleterre, à Wenlock et à Dudley. 



368 zoanthàiiib8 sclbrodbiibcês tabulés. 

12. Alveolitbs repexs. 

MiUepora repens, Fougt, Linné, Amœn. Acad., X. I, p. 99, tab. 4-, fig. 25. i749. 

MiUepora ramis, elc.^ ibid., p. 98, tab. A, flg. 14. 

MiUepora cervicomitf Wahleoberg, Nov. acta Soc, Upsal, t. YIII, p. 100. 

1820. 
CManwpora fbrosa^ var. ramis gracilibus, Goldfass, Pêtr$f, Germ,, 1. 1, p. 82/ 

iab. 28, fig. 4. 1826. 

PociUopora approxinuUa? Eichwald, Zooph., Spec.y 1. 1, p. 182. 1829. 
Millepora Burteniana? Morrcn, Descr. CoraU, Belg,, p. 25, tab. 7, fig. 1«4* 

1832. 
MiUepora repens, Hisinger, Leth, suec, p. 102, tab. 29, fig. 5. 1837. 
MiUepora ramosa, ibid., p. 103,. tab. 29, fig. 6. Est une branche usée. 
MiUepora repens? Lonsdale in Murcbison, Situr, Syst.^ p. 680, pi. 15, fig. 30. 

(Excl, fig 50a.) 1839. 

Chœtetes repens, D'Orbigny^ Prod, de paléont., 1. 1^ p. 49. 1850. 

Jlveolites repens, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. des terr, palœog., p. 258. 
— • BriL foss. Corals^p. 263, pi. 62, fig. 1, 1*. 

Polypier rameux^ formé de branches assez grêles (ayant rarement 
plus de 5 millimètres de diamètre), et souvent coalescentes. Calices 
assez serrés^ un peu plus larges que hauts ; leur lèvre extéideure un 
peu échancrée dans son milieu et présentant de chaque côté de cette 
échancrure une petite dent moins forte cpie celle dont le bord opposé 
est armé. Largeur des calices, un demi-millimètre. 

Terrain silurien supérieur de Suède et d'Angleterre, et terrain silu- 
rien inférieur des environs de Québec aux Etats-Unis d'Amérique. 

13. Alvéolites vermicularis. 

Alvéolites vermicularis, M'Coy, op. cit. (Ann. ofnat, hist., sér. 2, t. VI, p. 377. 
1830). — Brit. pal. fossils, p. 69. 

Milne Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corals, p. 220, pL 58, fig. 5, 5*. 

Polypier dendroïde, à branches grêles, cyhndriques, coalescentes et 
se bifurquant à angles presque droits. Polypiérites légèrement flexueux 
et terminés par un bord caliculaire saillant du côté externe. Murailles 
épaisses. Planchers paraissant être très-serrés (mais en général dis- 
tincts). Pores muraux peu ou point distincts. 

Du terrain dévonien du sud-ouest de l'Angleterife. 

S AA. — Polypiérùes disposés presque perpendiculairement 
à la surface générale du polypier^ et formant 
des séries longitudinahs. 

14. Alvéolites? seriatopobides. 

MiUepora ramis^ etc., Fougt, dans Linné, Amom. Acad,, vol. I, p. 98, Ub. 4, 
fig. 15. 1849. 



FÀV081TIDB8. aôp 

MUleporiies r$pênM, Wahlenberg, Nov. acta Soc. Upsal^yol. VIII, p. iOO.lSâl. 

MiUeporarepms (pan), Loudile, dans MurchisoD, Sihér. Sytt, pi. 15, fig. 30*. 
1859. 

Oadopora mvUifora, J. Hall^ PeUeont, ofNêw-York, vol. U, p. 140, pi. 39, 
fig. 1«, 1»», is Id {cœt exd. ?). 1852. 

AlveoUtes? seriatoporidêSf Milne Edvirards et J. Halme, PcH. foss. des iêrr. 

palœox.y p. 260. 1851. — Brit. fass, Corals, pi. 62, fig. % i«. 

• 

C'est avec beaucoup d'inoertitade que nous rangeons ce fossile 
parmi les Alvéolites^ car il n'est que très-mal connu^ et il nous parait 
assez probable que lorsqu'on aura pu l'étudier plus complètement^ 
on en formera im genre particulier. Quoiqu'il en soit^ c'est un polypier 
dendroïde à rameaux cylindriques^ à murailles épaisses et & calices 
disposés nettement en séries verticales. Leur largeur est d'un demi- 
millimètre, et leur lèvre inférieure très-peu saillante; à leur intérieur, 
on aperçoit des traces de 3 cloisons très-peu développées. Diamètre des 
rameaux, environ 3 JDiiliimètres. 

Du terrain silurien supérieur d'Angleterre et des Etats-Unis d'Amé- 
rique. 

V Alvéolites glomeratus (Thomas Say, Amer. joum. ofsc,, 1. 1, p. 338, 
1819), est un fossile de l'Améiique du Nord, qui pourrait bien se rap- 
porter à ce genre, mais dont la détermination spécifique est impos- 
sible. 

Les fossiles de l'Eifel dont M. Steininger a fait mention sous les 
noms à!Ah>eQliteê 8quaimmosi»,A. megastomus et A. ramosus (Verst. des 
Ud>erg. geb. der Eifel, p. 1 i), sont trop imparfaitement connus pour 
que nous puissions savoir s'ils constituent des espèces particulières ou 
s^ils devraient être rapportés à quelques-unes des espèces énumérées 
ci-dessus. 

Le CcUamopara aheolaris de Fischer {Oryetagr. du gouo, de Moscou, 
p. 159, pL 35, fig. 1 et 2), ou Favosites placenta du même auteur, 
(op. cit., première édition), parait appartenir aussi à ce genre. Il se 
trouve à, Miatchkva en Russie. 



BBUIIÈMS SOOS-FAMILLE. GHi£TETINi£. 

Ce groupe se compose de polypiers massifs dont les polypié- 
rites onl des murailles iraperforées et sondées complètement 
entre elles. On n'y trouve ni cloisons distinctes, ni cœnenchyme 
proprement dit. 

* Les dirisions génériques établies parmi les Chœletinœ peijt- 
vent être distinguées de la manière suivante : 



':i7^ zoàNTHAiRts VëÈSàtfiiiàkkÈ» tabulés. 

«^ '*^ I fto^çm et 
Planeben te «oatmiiant 

paraîue continM. . . Daku. 

^aràié d^ iaamelôns étoiles dalîdl- 
fèrêm >. . . Smknou. 

hérijsiÀ de loib en liÀh pà ékg pèùUk^^ 
mfenti «igéUirei finutiA* 



dOisiiiicU ; manilles hinn&is & loi)és tiibercidiforznês. . . . Ijjwnà. 



Genre VII. 



Favosites {pars), Pander^ iluss. mcA.^ p. 105. 
etOùn^ora (|iftrs)> Goldfiifl«> Petrêf, Germv, 1. 1. 
€kBBMe9, fi^n^ OrifCt- èagùicd. de MoKoti^ p. ft(»; iBdT; 

Polypier massif, convexe , et n'offrant pas de monticules. K^ 
1)lplërite« Ibfif^ baialtiibniieir. Catfcès sub^f gchaaofr, olrdintii- 
fikiiètï\ iWéi^tik. Màr&meÀ bii^A déVëtopf6«». Pfiitittî^ré miû^ 
t^i^^iy eb^pleb, Uàritoâtab't et hé éé cok^resj^iidàht pâk itit HA 
même plan dans tes clifFërents ïndivicf us. Pas de tirage dé clôt- 
sons. Reproduction nssipare. 

n Veà\i quelle ià^l^tdë âùr ia position nxrfogic(tte du 
"^bi&'rë CHieteWÉ. L'kb^etice dé doisdiih et le nïodfe de i^nMipéirieift 
(ies pblypférites pourràïèni fà?ré ^é^sbf û'ûH ap^tiftî^A'i à l*énN^ 
des Alcyonaires, opinion adoptée par M. Àe Kéysertiug; ; mais 
l'analogie considérable qu'il a avec les Favosùes et plus particu- 
lièrement avec tes BedMioniià ùik litftéseMe de cloisons n'est 
pas contestable, et la facilité avec laquelle le système cloison- 
ààirè se détruit quand il est représenté par de petites poutrelles 
seulement, nous portent à croire que ces Goralliaires sont en 
réalité des Zoantbaires plus ou moins altérés par la fossilisation. 

Dans le travail sur les polypiers fossiles des terrains paléozdî- 
ques, publié il y a quelques années par M. Haîo^ié et mms, fè6 
fiiïiites de cette division générique avmsnt été beaucoup éten- 
dues, et nous avioiis réuni aux Cbsefteles proprement dits les 
Monticulipores de D'Orbigny. En effet, la ligne de démarcation 
est très-diffîcilé à établir entre ces deux groupes; mais l'examen 



tfe ^lUèlqteies ^éh^fttiTIbm l[^tii^ prèlsri^nt îiîteti^ àl^ëtiiSë i{t^é dëà 
-foéâites ne le font dVrdirlarîre, nou^ a permis de constater iine 
différence importahte *iris'i^tif ihode de tïrtittîpKcaftiôb, fet W 
lors, dans notre MonogpjipHîe des Coi?alliatres fossiles de l'Angle- 
terre, nous sommes revenus aux divisions admises par D'Orbi- 
gny. Cependant^ pour rendre les déterminations possibles» i) 
nous a paru sécessaire <de {{rouper autour 'des types de ce« uteiix 
genres, toutes les espèces qui, à raison de leur forme géh'Irilley 
paraissent devoir se multiplier les unes par igemmatioft., 'les 
autr«s<par iissiparitéy-et cela nous a- conduits à reporter ki pîupifft 
de ces fessites daiis la dirâiion des >Moi»tictitîpok*e«. 

Il est probable que les polypiers dont M. Eich^ëfi! WMt 
formé ses genres Ckibitolèt6s etùamtlïiyes, %ant de Ijd^iifëè "Cbse- 
têtes, mais l'incertitude qui existe à ce sujet ne nous permet pas 
de substituer à dé -é^i^vét t)om ^nëriqtle i'ifn des précédents. 

Les caractères spécifiques des Gliaetetes sont souvent très-ob- 
scurs, et il est probable que lotsqa'oh cbnWà^tVà nlieûx béé tos; 
siles, on sera conduit à faire beaucoup de irélFortiiès dans leur 
classification. 

Ckasteiês radians ^ Fischer^ €H^t de M0aeou, p. IW, pi. SSy if . ^. - 

LoDsdale, dans Murcbison, Russia an4 Ural, L l, p. 30S^ p|« A> %. 9. 

Miln« Edwards et J. Haime, P<dyp. foss, des i$rr, paùsoz,, p. 363^ 

pi. 20, flg. 4, 4*. — British fgssil Corals, p. 158. 

Polypier en masse élevée^ pyriforme et très-convexe en dessus. Mui^ 
railles bien développées, non perforées et toujours simples; eaiice9 
polygonaux^ peu inégaux en largeur et tantôt allongés dans un sens, 
d'autres fois triangulaires, tétragonaux ou hexagonaux^ etc. Les poly* 
piérites extrêmement longs et irradiant de la ba^ au sommet. Plan- 
€lieis*borizontaux^ distants de 2/3 de millimètre. 

Fossile du terrain carbonifère de la Russie et de l'Angleterre. 

Les fossiles désignés sous les noms de Chœtetes dilatatus (Fischer, 
op. cit,, pi. 36, fig. î; Loéàdide, ûp, cû,j f, S9), de C. cylindricus 

i Fischer, op. cit., pi. 36, fig. 1), de C. jvbatus (Fischer, op. pȕ., pL3{8^ 
ig. 4)^ et de C. excmùrimis (Fischer, op. cit,, p. 159, pi. ^5, fig. 5 «t 6), 
ne paraissent pas différer spécifiquement du C. radiam, 

2i GsjtTETfiS HILLBPOBACEUB. 

Chœtetes miUeporaceus, Milae Edwards et J. Haime, op. ctï., p. 273. 

Polf pier eii m^e glbbeu^. Polyptérîtë^ e&]^ilttt6Méà irè^Iëiii^'. 
Calices polygonatbt un peu iaëgatit^ d'Uh ^ërt dé û^iÊdèti^ de dia- 



37a ZOAlfTHAlRES SCXBROBfiBUES TABCLis. 

mètre. Planchers complets^ très-également espacés, serrés (environ 40 
dans la longueur de 1 centimètre) et ne se correspondant pas du toiU. 

Du terrain carbonifère des Etats-Unis d'Âménipie. 

3. GHvETETBS crinitus. 

Stenopora crtnita, Lonsdale, dans Strzelecki, New Souih Wales and Van-LHe- 
tnen Island, p. 965, pi. 8, fi$. 5. 1845. 

Chœtetes crinitus, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. paksox., 
p. 273. 

Polypier mas»f, très-éleré^ convexe en dessus et offirant des stries 
d'accroissement assez nettes. Calices un peu inégaux, polygonaux^ à 
bords minces, et larges d'environ 1 millimètre. Pianehers exactement 
horizontaux. 

Fossile de la Nouvelle-Galle du Sud (Auistr«die). - 

Genre VIU. MONTIGIUPGRJL 

CcUamopora (pars), Goldfuss, op. cit. 

ChoUetes {pars), Lonsdale, etc. 

MonHculipora, D'Orbighy, Prodr, de paîéoni,, t. I, p. 2S. 

Wiinopora, Hall, PaJœont, of New-York, t. U, p. 170. 

Nebulipora, M'Coy, Brit. pàkBot, fossil, p. 22. 

Cette division générique établie par D^Orbigny se compose de 
polypiers qui ont une très-grande ressemblance avec les Cbae- 
tetes, mais qui ont en générai leur surface parsemée de petites 
élévations sur lesquelles se trouvent les calices les mieux déve- 
loppés. Nous avons pu reconnaître sur quelques échantiiloDS 
que les polypiérites sont gem mi pares. 

§ A. — Calices à bords droits. 

§ B. — Polypier mctssif, pyriforme^ turbine ou encroû- 
tant (mots ni rameux ni frondi forme.) 

1. MONTICULIPORA PfiTROPOLlTANA. 

Favo8%t€S Petropolitanus, Pander, op. cit., p. 105, pi. 1 , fig. 6, 7, 10 et 11 ; peut- 
être aussi les fig. 12 à 15 de la pi. % 

Calamopora fibrosa (pars)^ Goldfuss, Petref. Gertn., 1. 1, p. 215, pi. 64, fig. 9 
(pas pi. 28, fig. 3). 

Favosites hemisphericusj Kutorga, Stueit. BeUr. ztir geogn. und paleont. 
DorpaVs, p. 40, pi. 8, fig. 5, et pi. 9, fig. 3. 1837. 

Caki/niopora fibrosa^ Eichwald, SU. Syst-. in Esthland, p. 197. 

Favosites Lycopodites,YaiUMX4im,Geol, of New.-Yorky part. 3, p. 46, fig. 3. 

Mather, Geol. of New -York, part, 1, p. 357, fig. 5. 



i 

i 



FAVOSITIBES. 378 

Catamapora flbrosa, Gastebiau, Terr. sil. de l'Amer, du Nord, pi. 19, fig. 4. 
Chœtetes petropoUtanw, Lonsdale, dans Murch., Verneuil et Keyserling, Ai»- 
sia and Vrai, 1. 1, p. 596, pi. A^ fig. iO. 

Keyseriing, Reise in Petschora-land, p. 180. 

Favosites petropoUtana, H'Coy, Syn, of the Sil. foss. of Ireland, p. 64, pi. 4, 

fig. 21. 

Chœtetes lycoperdon (pars). Hall, Pakont, of. New -York, 1. 1, p. 64^ pi. 35, 
fig. i, et pi. 24, fig. 1 a-h (peut-être aussi pi. 75, fig. 2). 

Chœtetes petropditanus, C. lycoperdoneL C. svbfibrosus, D'Orbigny, Prod. de 
palëotit., t. J, p. 25 et 108. 

Chœtetes petropolitanus, Milne.Edwards et J. Haime, Pdyp. des terr, paUog., 

p. 265. 
Monticuiipora petropolitana^ Hilne Edwards et J. Haime, Brit, foss. Corals, 

p. 264. 

Polypier ordinairement libre ; base plane ou concave , recôUTerte 
d'une épithèque complète , plissée concentriquement ; surface supé- 
rieure régulièrement convexe et en général hémisphérique , présen- 
tant des tubérosités arrondies, obtuses, larges de 3 millimètres, mais 
très-variables quant à leur saillie (probablement par l'effet des divers 
degrés d'usure). Calices assez inégaux, ordinairement polygonaux, 
quelquefois subcirculaires, les plus graitds réunis par petits groupes 
sur les mamelons, mais n'ayant guère plus de 1/2 millimètre. Mu- 
railles non perforées, plus épaisses dans les points correspondants, aux 
mamelons. Planchers horizontaux complets, distants entre eux de 
i/5 de millimètre. Quelques vestiges de cloisons. Les jeunes polypiers 
sont plats et discoïdes. 

Du- terrain silurien inférieur de l'Amérique du Nord^ de la Russie 
et de rirlande. 

Nous sommes portés à croire que ce sojit de jeunes exemplaires de 
cette espèce qui ont été décrits par Eichwald, sous les noms de Dianu- 
lite^ pyriformis {J.00I. spec, 1. 1, p. 181, pi. 2, fig. 2), à'Orbitolites he- 
misphericus {op. cit., p. 179, pi. 2, fig. 1), et d'OrbitolUes apiculatus 
(op. cit., p. 180 pi. 2, fig. 3). 

2. MONTICULIPORA PaNDKW. 

FàivosUes petropolitanus (pars)^ Pander^ op. cit., pi. 1, fig. 8. 
Chœtetes Panderi, Milne Edwards et J. Haime, Pdyp. des terr. paléo%., 
p. 265. 

Polypier en masse turbinée, élevée, présentant quelquefois des sail- 
lies circulaires, et entièrement entourée d'une épithèque forte* et 
plissée; sa surface calicinale circulaire, plane ou légèrement con- 
vexe. 

Cette espèce est très-voisine du C. petropolitanus, dont elle ûe pa- 

CwùJOimts, Tome 3. iS 



3^4 ZOANTHAIRE» BtàJÊMt^KMÉB TABCLÊS. 

tM diftêrdy ^e par sa fbnne générale et la présekiee de petiiti gre«p«s 
de caitees presque cirmilaired îBdiqYMOit Teidsteoee de noÊnh/m. 

Du terrain silurien inférieur de St-Pétersbouj^. 

3. MoNtlcuLiFoiU Trigbh. 

^haktèt Trigeri, MWm Edwards ei i. fisÉMi M|vu fon* an tm^* pùtméA, 
p. 269, pt. 1*^^9.6,6»* 

Boilf (â^Jr eo owse convexe. PolypiéBtes iyradiaut du centre de la 
base^ droits et assez réguliers. Calices un peu inégaux^ sul^ly^o- 
naïuc» Miixai^ a«909 mio^e^ et présentant sur lew» pans de petites 
stries transversales^ légèrement concaves. Planchers parfaitc93i^at ho- 
rizontaux, et distants entre eux d'un demi-millimètre. Longueur des 
calices, i ou 1 1/2 millimètre. 

IVsfdiin dévettben de la Saribe. 

Neii^ sommets portés à croire fue le Favpsif^& communia de Lamou- 
90UX (Micposit. inétK, p. 66, pi. 7$> fig^ 1 et 2} oe difière pas de ceUe 
eq^èce; maïs elle est trop qial connue pour pouvoir être détentnnée 
avec ({uelque certitude. 

^ Lie emMmPBB oeLU«iA«i»4e M. HaH {Paiemi. of NtuhY^ U |» |i.. W, 
pi. 2% ttg. 4) est très-veinm de cette espèce» maâf a'eM pvmffim- 
Stella ottciMtilHiév 

4. Ifoi^nicupupoiu Hexiyosolen. 

Calamopora flbrosa, Lonsdale, daDs Murcbison, Vemeuil et JSj&fwMa^, Ihmt» 
«n^ Urai., 1. 1» p. 406. 4845* 

GAmtfitH Bt49r^9fil9n, KeyseriipSi HeUê in, dq9 PeUolma4(md^ p. 181, Sg. a 
et êr. 184Ô. 

-«^ MUae Siwardy et J. Baiiof, jRp/k|l foHé'dç^ t^rT'palœpz., p. 673. 

Polypier massif, élevé. Calices polygonaux et ttôs-réguliew. lltt- 
railles remarquablement épaisses. 

Terrain silurien de la Russie. 

I&. ItoRTlCUUPOlU. VWL08A, 

MontkuUpora fUiosa, D'OrbIgny, Prod. ds paléont, 1. 1, p. 25. 1880. 

CliCBtetes jUioset, Hittie Edtvards et J. Haime, Poèyp. féss. dâè teipr, pfOéox., 
p. 2906. 

Polypier largement fixé sur des coquilles, à surface trôs-fortemeût 
•convexe et présentant de petits mamelons arrondis, subconiques, un 
peu saillants, à peine larges de % millimètres, et distants entre eux 



wÈMÊmmm. tj^ 

^mmÊÊèêfHÈ. bMiihir8raai»fiiLUMi^4ttMttt.HMt w 

ces mamelons^ n'ont que 1/4 ou i/3 de millimètre de lasg^* 

Du terrain silurien inférieur des EtaMteîH d- Amétkttte. 

<L MQNHGCUf ORA 11116». 

rMiOlportt len9, WCor, op. eit. (AmL ûfnai: Mtf., séf. % f.TI, p. 283. I8S0.) 
-^Brii, pakBox, foss., p. 23, pi. 1«, flg. 7. 

MonUcuUpara lêm, MUne Edwards et .1. Haime, Brit. fots. Corals, p. 960. 

Polypier formant de petites masses lenticulaires dont la surface in- 
férieure est garnie d^ufl» épithëffue h plh eoncentrhittes^ et 1b smftttè 
supMeure convexe et parsemée â6 pmiiés élé¥alîeB»«Mfl(!^> œ* 
cupées par des calices circulaires ou polygonaux, qui sont' becnicdUp 
ffeos-gnuièi que Ids aatoca. 

Terrain silurien de rAngleterre. 

7. MomncuLiPOHA PAPaïAïA. 

fMnOipora pt^fiUatay M'Coy, op. cit {Jtm. ofnat hi$t, série i, t. VI^ p. 184. 
1899. 

«khmpora fuévmilMttP' flMT, PaÊBsmi. 0fNMt^¥^ky t. ]l\ pi ¥t$^ pti 4l^fl^ 
fig. 4. 1S52. 

eMmf9^ f Mlttrdwfafai^ Milaa Edwarda#i A flalp^ i^0%9« f^ou- tki têtr. jpa- 
tes.^ IwââS^pl. 18, % 3^5». 18M. 

Mimikt4i§9tfa gOiiUéUa^ Niloe Edmids ei J.. Haune» ^rt^ûy^ A)Mii Câroii, 
^266,pl.62,fig.4^4*. 

Pictel, TraUétl^ Métmiohgie, pL 107, fig. 4. 

Polypier tiès-mince, encroûtanty piétintiBrt'«iide8n»âes éléralfens 
en forme de petits mamelons ou de crêtes obtuses, qui sont toutes 
comprimées et allongées dans la même direction, longues de 2 ou 
3millimètns, ]fti9e3de 1 oo de i/2miUimètre««l distants entre eus de 
àgskjk feis k»» lon^ueiui; leus sommet un peu compacte. Calices peu 
inégaux; ceux qui se trouvent sur les mamelons un peu plus grands 
que les autres. Cette espèce est très-voisine du M. mammulata, mais 
ses mamelons sont moins saillants et plus aHoïigés. 

Tonte aaiwtta suféti^uf des StotsrUnis d'Amérique et d'Angle- 

8. MOHTIGULIPOBA EXFIANAIÂ. 

NébuUpora explanata, WCof, op. cit. {Àn^. ofnai. hM.j 9èt^%ty% p* 285. 

iSBa. ^ BfU. palmoau fosi., p» 23, pL is fig. 6. i83i. 
MÊ99iêcvli§0Êm esi^^mata, tfilaa Edwd& et J. Haime, BrU. ft>si, Corak, 

p. 988. 

Polypier en lames minces et irrégulières; ofitent en dessus dee 



1 



176 ZOAlfTHAIBES SdiROOERlfis TABDIJBt. 

émlnences peu saillanteB^ larges, arrondies et disposées régulikement 
en quinconce. 

Terrain silurien d'Angleterre. 

S A (p9ge 272). —• — § BB. ~ Polypier mince et e^Aenm 
ea grande replis^ de façon à constituer de largn 
frondes. 

9. MOICTICUUPORA KAHMULAIA. 

MontidiUpora mammulata, D'Orbijpny, Prod, de paUont*, 1. 1, p. 25. 

ChœMes mamtmUatus, MUne Edwards et J. Haimey Polyp. d$s terr, fàUo%., 
p. 967, pL 19, fig. 1, 1«. 

Polypier de forme très-variable , diversement gibbeux et lobé, fo^ 
mant en général de grandes frondes. 

Terrain silurien inférieur de l'Obio. 

10. MONTIGULIPORÀ FRONDOSA. 

MmticuUpora firondosa, D*OrbigDy, Prod. de paiéont., 1. 1, p. 35. 1850. 
Chœtetes frondosus, Milne Edwards et J. Haime, Pot^p. fosi. des terr. palœoi,, 
p. 267, pi. 19, fir. 5, 5«. 

Polypier formant de larges frondes, épaisses de cpielqnes nûllimè- 
tres. Mamelons arrondis, pou saillants, subradiés, larges d'un millimè- 
tre et demi, distants d'une fois et demie ou deux fois leur largeur, 
et offir^t des calices d'un tiers de millimètre de large. Les calices in- 
tennédiaires n'ayant souvent que 1/5 de millimètre. 

Terrain silurien inférieur de i'Obio. 

11. MOKTICULIPOBA PàVONIA. 

PtHodictya pawmUs, D'Orbigny, Prod, de paléont,, 1. 1, p. 22. 1850. 

Chœtetes pawmia, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. paktoH., 
pi. 19, fig. 4, 4«. 

Polypier en laines frondescentes, minces (ayant seulement 2 ou 3 
millimètres d'épaisseur), à mamelons à peine saillants, larges et es- 
pacés. Calices polygonaux, souvent tétragonaux, et plus grands sur les 
mamelons qu'ailleurs, ces derniers ayant un tiers de millimètre de 
large. 

Du terrain silurien inférieur de Cincinnati. 

Cette espèce avait été rangée parmi les Bryozoaires, par D'Orbigny, 
et, en effet, elle en ofOre un peu l'apparence, mais ses affinités zoolo- 
giques avec les Chœtétines nous paraissent indubitables. 



I 

r 

J 



FAVOSITIDES. 377 

§ A (page 272).- § BB6. — Polypier déndrMe à 

branches cylindriques. 

12. MONTICULIPORA RAHOSA. 

MonHcuUpùra ramosa, D'Orbigny, Proâ* de paiéont., 1. 1, p. 25. 

ChcBtetes ramosus, Mllne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. âe9 ierr. pàtéoi., 
p. 966, pi. 19, fig. 2, 2*. 

Polypier rameux^ & branches cylindioldes de 6 à 10 millimètres de 
diamètre^ présentant des mamelons subconiques et quelquefois im 
peu comprimés^ mais toujours très-saillants^ ordinairement larges et 
hauts de 1 1/2 millimètre, et distants d'environ 1 1/2 millimètre. Le 
gommet des cônes est composé d'un lissu compacte. Calices très-peu 
inégaux. 

Du terrain silurien inférieur des Etats-Unis. 

13. MONTICULIPORA DALII. 

ChœMes DaUi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. des ierr. paléos., p. 966, 
pi. 19, fig. 6, 6«. 

Polypier rameux, à branches cylindriques, larges de 5 à 8 millimè- 
tres, et présentant sur leur surface de petits mamelons subconiques^ / 
saillants, distants de 2 ou 3 fois leur diamètre. Calices à bords un peu 
épais, subégaux, suboirculaires et n'ayant que 1/3 ou même 1/4 do 
millimètre de large. 

Du terrain silurien inférieur des Etats*Unis. 

14. MONTICULIPOBA BU60SA. 

Ceriopora ruffosa, DaleOwen, Mss. 

ChœMes rugosus^Uilne Edwards et J. Haime, Myp, foss, des ierr. palmos.^ 
p. 268, pi. 20, fig. 6, 6«. 

Polypier rameux, très-semblable au M. ramosa, mais ayant les 
monticules très-allongés horizontalement et tendant à s'unir entre 
eux de manière à simuler de gros bourrelets transversaux, trèsHsail- 
lants, épais d'environ 1 millimètre, et écartés entre eux d'environ 
2 millimètres. Calices presque égaux et larges de 1/4 de millimètre. 

Terrain silurien inférieur de Cincinnati. 

15. MONTICULIPORA TORRIJBLB. 

Chatetes Torrvbiœ, De Vemeuit et J. Haime, op. cit. (BtOU Soc. géd. de France, 
2«8ér., t. VII,p.l62. 1850). 

Mihie Edwards et J. Haime, Pc^fj^. foss, des terr. palœoz.^ p. 268, 

pi. 20, fig 5, 5«. 

Polypier subrameux, à branches épaisses (ayant 1 à 2 centimètres 



rj$ Z0ANTHAIRE8 MOUÊMpDÊKmÉB TABVtÉB. 

du iimV^* tf ai»rto&s VTooâis, nédiocrement stiMniEtSi ^m^ com- 
pactes^ larges d'environ 2 millimètres, et distante entrt eia je 4 à 6 
millimètres. Calices un peu inégaux et généralement poly^anx. 
Ceux des mamelons u» .peu plus <geaad3 flwe lod autres et ayant 1/2 
ou 2/3 de millimètre de large. 

Terrain dé vopien dô Tire et fle f erqtpcs en France, de l*E3fel m Al- 
lemagne et des Âsturies en Espagne. 

16, ikAXTKnhWOLk FvacstKi. 

« 

CUdamopora 9p<mgUêsf nr., GoWfuss, Petref. Gtrm.^ t. ï, p. W6, pi. W, 

fig. fO. 
f^voHieÊ ëp&Mkes j[parâ), Lonsdflle, â«M MvrehlMm, £W. S^., <p1. 15 Kl, 

fig. ^^s &ât ((x»/. «sMf.). isgo. 

Chastetés FUtcheri, Milne Edwards et J. Halme, Polyp.foss. de$ terr. fàkm^ 

p. 271. 
Chastetés l/ycoperdon (pare). Hall, Paleont. of New-York, t II, p. 48, pi. 17, 

fig. i«, Ik et 1*. 
JMMicti^tpora Fletcheri, Milne Edwards et J. Halme, Brft. fçfis. CqtqIs, p. 967» 

pl.Ô2, fig.5,3«. 

Po^Tfier éeodroSâe, à bfa&elies grôto6 (df 3 à 6 oiîUiBfièM^) «t 
n'offrant pas de monticulds bien disds&tslt sa^rCv^e. ^aliew dediwx 
sortes, û^téguU^eaieiit «atzemâlés; les uns circulaims ^ a^^ l# 
de oiillkn^re «a diaiQètie« les entres «libpoljgcoiai» «I bêtUAOïip 

plus petits. 

Terrain silurieA supéri&uir de tadley ta Angleitofre. 

17. lloifSIGlUtlItQIUl WT^atRT.TATA. 

Chœtetes pukhélhu, Milne Edwards et J. Haine* iM. des $err* pàUog^ M. 

MwmvUparti puicAetfa^ MlHie ^wvrds et J. Hiime, MrUiek fmil (Mtêth 
p. 267, pi. 62, fig. 5, b*, 5^ ^ f 

Polypier rameux; braircbes souvent un peu comprimées, larges de 
S millimètres & 1 cenKâmètre. Mamelons larges «t peu «ailtets, stdh 
stellés. Caliees asseï régulièrement tiexagonaux et très-inégtiBx; cMX 
dneenotre des mamelons terges de 1/2 maSimètrê «t au moins une INs 
plus grands que ceux d«s intervalles. 

Terrain silurien supérieur de Dudiey «t de ^IfieiEdoék idn Aàgleteire. 

18. MoXflGIIltlN^lA tlTltlDA. 

0afM)iapora tmMêi, Phillips, GeàL ^f T^^w-York, 9» p«t., p. 909, fl. i 
fig. 49-57. 1836.. - 

Fmfosëes senbr^ ou €(deem&pora fbrosa. De Kotaiiiek, iMm. féên, 40S ttrr. 
carh. de la Belg., p. 9, pi. B, fig. i et 5. 1842. 

Ç^ifamMp^a ttijlato» Ibid,^. p. 10^ pL A^ fi9« 3. 



Àheolites irreguUuis, ibid., p« 11^ pi. B, 6b^ 2. 

Fat;<»tÏ0« fumt'da^ Poftlûek, Kép. on the pisot, of Louàtfnderrp, etc., p. 396, 
pi. 91, lie. 4. 1643. 
— - M*Coy, Syn, carb, foss, of Ireland, p. 195. 1844. 
Alveiolites tumUa, Mtctelis, leon.^ p. »Se, pi. 60, ^,% 18i6* 
>lItwoll/e« irregularis, ibid., p. SQO, pi. 60. 4g. 4. 
Alvéolites scabra, ibfi., p. !|59, pi. 60, fig» 5. 

Favosites inflata, M'Coy, op. ctï. (ilnn. and 4foi^ «f Mtf. imU^ d*|tér«« i, l|Ik 

F, 154. 1&49). 
Chœteies Kon^ckiij D'Orbigny, Prod. de palémt., 1. 1, p. 161. 1850. 
Ceriopora irreguU&is, ibid., p. 161. 
Favosites tumida, ibid., p. 160. ^ 

Ceriopora tumida, ibid. ^p.* 161. 
Cerinpora inflata, ibid., p. 161. 

Chœtetes tumidus, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr, pakeoz,, 
p. 270. — BrUish fossa Cot-als, p. 15D, {A. 45, %. 3,8*, CM". 

Polypier formant des briaokeii eylm4«oïdei> 4^ gtosseur variable. 
Calices inégaux^ ayant les bords un peu épais et de petites dimensions 
(ordinairement il en iïmi 4 danis Psspaoe d\m milMmètre). Mamelons 
tr^peu saîllantSj mais assez compactes et offrant des calices presque 
ciiciiddiras» un peu plus grands qvLù les autres. 

Du terrain carbonifère éê Touniay et de Visé en Belgiquei d'Aiigle- 
teire «t d'trlasde. 

Kous sommes portés à croire que le Millepora ramosa de PàrMn!l6n 
{Org. rmc6in$, t. II, pi. S, fig. 3. — Wood'Vrard, Sympt fable ùf 
British orgamc remaim, p. 5), et la VertiGiliipora dtMa Ae M. M'Goy 
0ymp. of eaut'hMf. fosêih éf IrèUmd, p. 104, p). 27» % 18. ^ €e- 
ffo)»er« éhbiOi VOMgû'jy Pfod., 1. 1, p. 161), ne diffèrent pesftpéeifi* 
qtiëfiieûf ée la Jtf . ikttnéki. 

19. MoinsGoufroià oiussA. 

Stenopora crassa, LoDs4|Ie, dans Murchison, Verneuil et Keyserling, Russia 
and Ural., t. i;p. 632, tâb. A, tlg. «. l*ft*. 

— -« K^ysertiDg, Bm» in FétHhitra^and, p. 185. 1846» 
Clmt0i»i mwms, mUm Bdimords et J. Hai«e, ?of|pp. Mf- ^^ *^^- p^^c^x-t 

p. 273., 

Polypier rameux, à branches épaisses et divergentes. Tubes (ou 
chambres viscérales) longs, iég^reiAent inclinés et polygonaux dans 
Taxe des branches, brusquement courbes en dehors vers la péri- 
phérie. * ^ 

Terrain pemûen de la Russie. 



a8o ZOANTHAIBBS flCtéaODBBMiS TASOtâS. 

20. MoirricuLipoRA? Goldfussi. 

Calamopora spongUes^ Goldfuss, Petref., p. 216, pi. 64^ fig. 10. 1835. (Non 

Goldfuss, pi. 28, fig. 3.) 
Ceriopora GMfussi, Blicheliii, Icon.^ p. 190, pi. 48, fis.0. 1845. 
Ceriopora af finis, ibid., p. 1^, pi. 48, flg. 10. 
Cwiopora BoUmiensiSy D'Orbigny, Prod,, 1. 1, p. 106. 18G0. 
Ciriopora GMfussi et afflniSy ibid. 
Chœtetes GMfussi, Mibe Edwards et J. Haime, Polvp. foss, des terr. pàksos,, 

p. 269. ^ 

Polypier rameux^ à branches grêles^ ne paraissant pas présenter de 
petits monticules à sa surface. Calices un p^u inégaux^ n'ayant q[ue 
1/3 ou 1/4 de millimètre et' souvent subcirculaires. Murailles un peu 
épaisses. 

Terrain dévonien de Ferques et de Visé. 
§ âA« — CcUices à bords obliques. 

21. MONTIGULIPORA? BoWEHBAimÛ. 

Favosites spongitês (pars]^LoDsdale in Murchison, SUur, Syst,, p. 685, pi. 156», 
fig. 8s8<i,8« (cœt excl), 1859. (Non Calamopora spOAji^M, Goldfuss.) 

JHscopora squamaia? \b\à., p. 697, pU 15, fig. 25. 

Chœtetes? Bowsrbanki, Milne Edwards et J. Halme, Polyp, fass, des terr, fM- 

lœoz,j p. 272. 
Monticulipora? Btywerbafdci, Milne Edwards et J. Haime, Brii. foss. Corals, 

p. 268, pi. 65, fig. 1,1Mb, 1«. 

Polypier de forme très-variabla^ subsphérique ^ gibbeux dans le 
jeune kge, et dendroîde quand la croissance est plus avancée. Calices 
subpolygonaux^ serrés, à bords minces, un peu penchés, pas réguliers 
ni égaux, et simulant c€hix des Alvéolites, mais ne présentant pas de 
traces de Texistence d'une dent cloisonnaire.' Largeur des calices, en- 
viron 1 millimètre ou moins. 

Du terrain silurien de TAngleterre. m^ 

Le Fatosites bolymorpha de M. Portlock {Beport on the Geol of 
Lmdmderry, p. 326, pi. 21, fig. 2a) pourrait bien ôtre uii exemplaire 
altéré de cette espèce. 

Genre IX. DAlilA. 

Bmia, Milne Edwards et J. Haime, Compt.-rmd, de VAcad. des se», 
t. XXIX, p. 26i. 1849. 

Polypier massif, formé de poiypiérites intimement soudés par 



vAvosiTim». 281 

leurs murailles, qui sont bien développées. Planchers parfaite- 
ment horizontaux et se continuant à travers les divers polypié- 
rites, de façon à constituer des lames communes qui divisent la 
masse en un grand nombre d'étages superposés. Calices subpo- 
lygonauz. Pas de traces de cloisons. « 

Danu huroniga. 
(PI. 18, fig. 2, 2*, ^.) 

Dania huronicay Milne Edwards et J. Haime, Compt^rwâ,, t. XXIX, p. 261. 
1849. 
Milne Edwards et J. Haime, PoVyp. foss, des terr, potooji., p. 275. 

Polypier en masse élevée, formé de polypiérites sensiblement pa- 
rallèles. Calices trèsr-inégaux, en général polygonaux, quelquefois sub- 
circulaîres. Murailles toujours simples et minces. Planchers inégale- 
ment rapprochés. Les grands calices ayant environ 1 millimètre de 
large. 

Du terrain silurien de Tîle Drummond (Amérique septentrionale). 

La Dania saxonica de M. Quenstedt {Randb. der Petref,^ p. 643, pi. 
56^ fig. 56, i852)> ne nous parait pas différer de la Dania huromca. 

Genre X. STELLIPORA. 

SteHipora, Hall, Pàleont, 0/ J\reu;-ror&, 1. 1, p. 79. 1047. 
Constellaria, Dana, Explor. exped., p. 537. 1849. 

Polypier en masse dendroïde , présentant* à sa surface des 
mamelons étoiles. Calices subcirculaires et placés sur les rayons 
de ces étoiles aussi bien que dans l'espace intermédiaire. Mu- 
railles tr^s-épaisses. Plancbers nombreux et horizontaux. 

Ce genre a été établi par M. J. Hall, mais ses aiBnités zoologi- 
ques n'ont pas été reconnues par ce géologue, et la place qu'il 
convient de lui assigner a été bien indiquée par M. Dana. 

Stellipora anxheloidba. 

StelUpora antheUndea, Hall, Palewt. of New-York, 1. 1, p. 79, pL 26, fig. 10. 
1847. 
D'Orbigny, Prod, de paléont., 1. 1, p. 32. 1850. 

ConsteUaria antheloidea, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. des terr.paléoz., 
p. 279, pi. 20, Êg. 7, 7* el 7«». 

Polypier en frottdes plates^ plus ou moins ramifiées et présentant à 
sa surface^ sur tous les côtés, une multitude de mamelons en forme 



a8^ zoAimiAiRBs soNtaMmips tabulas. 

d'IéWîte II 6» ^ ou iO rayons saillants et Bé§fflés par é^éSiom^t^ 
biea marqués. Ces étoiles se rencontrent parfois^ de façon à se cou- 
fQlidi^e par 2 ou 3 de leurs rayons^ mais sont en grénéral éloignées à 
une distance presque égale à leur diamètre^ qui est de 2 ou 3 milli- 
mètres. Les rayons présentent 2 on S séries de caûces potifbrines, cir- 
culaires^ finement bordés, et ayaii^ environ 4/4 de âÀilimètre en dith 
mètre; des calices semblables entre les rayons et dans les espaces 
compris entre les étoiles. Le centre de celles-ci souvent compacte et lisse. 

Du terrain silurien inférieur des Etats-Unis d'Amérique. 

Genre XI. BEAUMONTIA. 

Beaummtia, Milne Edwards et i. Haime^ Polyp. des terr, pake».^ 
p. 276. 185d. 

Ce genre se distingae detousIesautresCfasetèttnéspar fei struc- 
ture des planchers qui sont irré{];uliers ou vésiculaires, et ^ous ce 
rapport il ressemble aux Michelenia de la division des Favosid- 
des à murailles perforées. 

1. BfilVIIONTIA VENfiLOBUH. 

BeaumoiUia venelonmhy Milne Edwards et J. Haime, PoVyp, des twr. paiéox.f 
p. 276, pi. 16, fig. 6^ 6> et ^. 

Polypier en masse arrondie et élevée. Polypiérites basaltiformes, 
montrant^ lorsqu'ils sont désagrégés par la fos^sation^ des tnuMdllôs 
minces, non perforées, recouvertes d'une é^itbèque finement plissée 
en travers, qui laisse apercevoir des stries costales longitudinales. 
Calices extrêmement inégaux, les grands ayant 6 millimètres de lar- 
geur. Quelques planchers presque horizontaux, entremêlés avec d'au- 
tres qui sont vésiculaires. Sur les premiers on distingua des rayofiS 
cloisonnaires -dépendent de trois cycles. 

I>u terrain dêvohien dô Néhou, dans le département de la Manche. 

2. BEAUMONTIA EOSRTONI. 

BeaumofUia Egertoni, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr, paléos., 
p. 276. — BrU, foss. Corals, p. 160. pi. 45, flg. 4. 

^-^ Piolet, Traité de Palémtgiogie, pl« i07, &%. 5. 

Polypier élevé en masse lobée. Polypiérites basaltiformes un peu 
contournés et offrant des plis costaux distincts Sttus l'épîlîhèque. Ca- 
lices très-inégaux; les grands ayant 6 millimètres de large. PlànchèiS 
serrés, la plupart horizontaux ou légèrement convexes, mais quelqiies- 
M» iticoiQ|)ietB et subvésiculaires. 

Terrain eatlyoïâfèrè de l'Irlande. 



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3. 'ËEAUMOimA ia:iU. 



Coltmmaria laxa, M'Goy, op. ciL j[i«ttw and Mcq^-cff^L AîML^ 8* «6r^ t. HI« 
p. i2â. 1849). — BrU. pakeoz. foss., p.92, pi. 5^ ûg. 1. 

Beaumoniia laxa, lijine JSdwurds et J. Haisoe» Polyp. foss. des terr, palœog,, 
p. 277. — Brii. foss. Ûorxtts, p. ÎBÎ. 

Poly9Âéii<»8Mi«l(«igfly ouatât MbfOf ilt.eytoèr^u^>4mt6tuâ»eBM 
emiiet pri8flw^VM61)ttQffrallt4es^étet«liDleri3)4i1^^^ 
forte et complète, qui ne lai&se pas apparence de stries costales dans les 
pjlîttGs ISbtes des mtiraîHèe, mais qui cm laissent distîngtitt «tir les 
^eaUes prîmfialiqtte^ des polypiMtes. Llntérieur des «fb^mbree tUtsé^ 
raies «ntièremest lemi^ P^ ^^ véâeules ttfèa^gmndes, iirégulîèresj 
q^ MBt coaTexes en haii^ iacHaéefi ^ bas et en dedans, et ne ooiiBti-» 
tuant jamais desplancbeis complets. Hauteur, 2 décimètres; diamètre 
des polypiérites, environ 8 millimètres. 

Dn terrain carbonifère lieTAnglet^re. 

Beaumontia? Guercm$9ri, Bliioe JSdwwds et J. loime, MtP' A^**» <^ ^^*^« 
pakBOSf,, p. Wi pi* 17, fig. i, 1*. 

Polypier lobé, gibbeux ou subrameux. Calices inégaux, à bèrâs ^r- 
dioaif^ent sûqples et {^lyg^oianx, quelquefois dd\:â>lM et okcuJaiees. 
Murailles laédiocf^ment épaisses, entières. Plaacbers bien dérvek»|^s, 
beaucoup d'«ntre eux horianntaus ; las autres plus ou inow 4^bUqYm 
oi irxéguUeiis. Largeur des grands ealicesi 3 à 4 miUimàtxea^ beau- 
coup n'ont que â millimètres. 

Temdn dévonien d» ^if é «it des «avirot» de Brest. 

« 

Genre XII. VVMAXIA. 

Bi^yia, Hiktê Bdtfrardis et J. Haime, Polyp. dû^ terr. palœôz.^'p. 1^4. 

Pely|Mer à calites polygonaux, à œuratlLee fortes et munies «n 
^Mrtaifis ^nts de prolongements ayant ftt lbrm« de cônes ou de 
petites colonnes analogues à celles qu'on observe chez les Prota- 
rœa et les Stytocœnia parmi les Madréporâlres perforés et aporés. 

Bélfff^ aspêfOy Milae Edwards et J. Haime» Polup^ foss» des terr. palaosh, 
p. 278, pi. 16, fig. 2, 2«. • 

fîfitjtpi^r m massa sniMkniliéè et un peu krégidièieé Otbces petits, 
^Ijf^onftiuu Manôttes siiaples^ pféfidntant à leufs an^^es , «t à éw 4is- 
taitaMes, ém oènes lrè»*fwillaiite^ eempactas^ aigu* et «tnés. 



284 ZOARTHAIRXS 8CI^ÉBOI»Blli8 TàSOlài. 

qui donnent à la snrfaoe du polypier un aspect s^nlenx, LÉlîpiear 
des calices, 1/4 de millimètre. '^ 

Du terrain silurien inférieur de Cincinnati. 

Genre XIII. LABECHIA. 

McnHcularia (pan), Lonsdale^ dans Murchison^ Stftirîen System. 
Labechta, Milne Edwards et J. Hûme^ Polyp, des ierr. palœoz.,i^. 155. 

Polypier massif^ hérissé à sa surface supérieure de petitespointes 
coniques qui sont formées par des lobes des murailles espacées à 
peu près comme dans le genre Hydrophoroy parmi les Astréides. 
Calices iudistincts. Chambres viscérales fermées par des plan- 
chers horizontaux complets. Des cloisons rudimentaires. 

Labechu confbrta. 

MoiUicviaria conferta, Lonsdale, dans Murcliison, Sihir. Sytt.^ p. 688, pi. 16, 

flg.5.1830. 

M'Coy, Synop, of the SUur. foss. of ïrel, p. 162. 

Labechia conforta, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr. paksoz,, 
p. 280. 

Polypier massif ou en lames d'épaisseur variable.Plateau «onunim 
couvert d'une épithèque complète. Surface supérieure plane ou sub- 
mamelonnée et couverte de petits tubercules coniques, très-prononcés 
et très-rapprochés, qui parfois s'unissent en série, de façon à consti- 
tuer de petites collines. Murailles très-épaisses ^1/2 millimètre ou da- 
vantage); chambres viscérales larges d'environ 2/3 de millimètre. 
Planchers bien développés, régulièrement horizontaux et rapprochés. 

Du terrain silurien supérieur de l'Angleterre. 

Le genre Stbnofora de Lonsdale a été caractérisé principalement 
par la fermeture des calices, à une certaine période du développe- 
ment du polypier, mais ne nous parait pas devoir être ^conservé, car 
cette particularité ne dépend probablement que de la multiplicité des 
plancher^. Dans quelques-unes des espèces que ce paléontologiste y 
rangeait, le bord des murailles est granulé ou tubercule, ce qui les 
rapprocherait de notre genre Labechia; mais nous ne les connaissons 
pas assez bien pour pouvoir les y réunir. Tel est le Stenopora spim- 
géra de Lonsdale (Murchison, de Vemeuil et Keyserling, QeoL of 
Bussia, t. I, p. 632, pi. A, fig. il), petit pplypier rameux du terrain 
permien des monts Ourals. 

Le Galohopora Mackbothii de Geinitz {Gfvnder Verst.y p. 582; — 
Sienopora independens / KiDg, Catal. of the Orgcmic renmns of the 
permian Rocft,p. 6;— Stenopora crassa Hov^se, Tram, ofthe Tyneside 






r" 



FAVOMTIDIS. a85 

wÉ. Hist. Fidd-cbA., 1. 1, p. 200; — Stenopora Mackrothii GdxiitK^ 
Fer$. der Deutschen Zechsteingebirges, p. 17, pi. 1, fig. 8 à 10; — Car 
lamopora Mackrothii King, Monogr. of thePermian fossils of EngUmd, 
p. 26, pi. 3, fig. 3; — ChoBtetes? Mackrothii, Milue Edwards, Bnï. /bss. 
Corals, p. U8), appartient à cette famille, et offre également des tu- 
bercules spiniformes sur le bord libre des murailles. Nous n'en con- 
naissons pas la structure intérieure, n se trouve dans le terrain per- 
mien en Angleterre et en Allemagne. 

Le GoRAixiOLiTES GOLUMNARis de Schlotheim {Mém. de VAcad, de 
Mvnick, 1829, t YI^ p. 23, pi. 3, fig. 10; -^Stenopora columnaris Ring, 
Fennianfossils ofEngZond, p. 28, pi. 3, fig. 7, S.e%9;^Chœtetes?cohin^ 
nariSy Milne Edwards et J. Haime,£nï. foss. Cor., p. 148), présente la 
même disposition du bord mural, mais, au lieu d'être dendroide 
comme l'espèce précédente, il est encroûtant. 11 se trouve aussi dans 
le terrain permien, et M. King pense qu'il pourrait bien ne pas dif- 
férer de Y Alvéolites producti de Geinitz. 

h'Alveolites Buchiana de M. King {Perm. foss. of EngL, p. 30, 
pi. 3, fig. 10, 11 et 12; — Chostetes? Buohia^ià, Mihie Edwards et 
J. Haime, Brit. foss. Cor., p. 148), ne nous parait pas diffîret géné- 
riquement du précédent. 

TBOISliMB SOUS-FAHILLB. STYLOPHYLLINÊS. 

(STYLOPHYLLINJË.) 

Noos croyons devoir établir une division parlicalière pour 
un fossile très-remarqu;3d)le que M. Renss a décrit dernière* 
ment, et qu'il a rangé dans notre sous-famille des Chœtetinœ, 
mais qui s'en distingue à plusieurs égards, notamment par 
Fexistence d'un appareil septal poutrellaire. 

Genre XIY. STTLOPHYLLUIMI. 

StylopkyUum, Reuss, Beitr* zur charact. der kreid, in dm Ostaipen (Mém. 
de l'Acad. de Vienne, 1854, t. VII, p. 132). 

Polypier composé» massif. Polypiérîtes tubulaires prismati- 
ques, soudés directement entre eux dans toute leur étendue par 
les murailles qui sont épaisses et imperforées. Calices superficiels 
et n'offrant ni columelle, ni cloisons radiées. Planchers très-irré- 
guliers, les uns complets, les autres se réunissant obliquement à 
leurs voisins* Appareil septal représenté par des poutrelles et des 



ftC6 SOAMTHAIBKS» «UÉMMMMis TlBDlis. 

dôisonB et (ftn sont (Kgposéi très-îiT^gQfiteetiienCfiiidiâse cor- 



Pplyiûer gloipâmlé. Calice» «lég^iUi SQl^SPxyaQx* l^i9inMit con- 
caves, et ayant 7 4 li nûllim^t^es da Ur|;e. MuraUle^ ^(M93^ «t q{- 
fraut ime lignée épiibdcale bien <fistijiQ(« dans k^ JfiViA dajpxictUui^ 
Surface supérieure de» filanicbesi tuberqfolée^ ou $t]rli{èc% 

vrAtKttïïs socs-FAimxi. QAJiTSIflffES'^ 

SMf^ooiipoié^nip»dmtle»pdy^^ 
qu'imparfaitement et constitdent soit des expansiotiiï lam^- 
formes, soit des fai3ceaax Ikbes, et sont libres sur deuxc6tés, 
on réi!nis entre eux seaïcment par des expansions murales. Les 
cloisons sont petites, obm erdlMiMOêfilbien distinctes. Enfin, 
les murailles sont bien développées et point poreuses. Toutes 
lè8'es|)èees'ée cei groupe appartiennent à Tépoque paiéoaMique; 
on^ peut le» distribuer de la manière sufrante : 

/ unis en séries. linéaires et lit)re8 sur dçux de 
IflMf» BuCluPts , de ftotn à ooff^tlMr- dt» 
frondes Oaltsit^i* 

Haltsitoije 1 /deproiongements'tubulaires./. . STanieArotA. - 

dotïi\es I ^^ l 

^^^Snt^ 1 «-» ^«^"^ i "^^mSTrSS"' ihorizontaox TiacosTEaiTtt 

au moyen j i«--eiiaireg- \ 

ilU>re8 et groupés en faisceaux. ... * Ftncaftm* 

Genre XV. ttALYSITies. 

BiUymt&i Fftscbory 2bo0ii€»a^ 3« édit, t l^^p. 3Sf7. iSldi 
C$tam^^»m1i'ajmasKlh EûL du cnim. ssm vertu, t II, p^ &ft6; lâtf« 

Pcflypier conxposé de largues fiondes>qui â\tnife8em en eltercte 



façon à cîrconserfre des espaces yïâea, et qufi «mit fermées; par 
Tasaçinblaçe d'uoe série linéaire de polypiédtes très-ioQgs et 
lubuilMres» di$paaé& parallèle iq en t et soudas eixtjpe eux dans leur 
points de contact, mais libres latéralement EipiithtlqiiQ tr^s-épaisse. 
Muraillat foMUSL Cnfiees aMoofl^ Cioiaoiia tiè»4iÎ9lift€liii im$ 
• les IndiTidiis bien oonsei^é»^ et au aoiabre da ta, mais le i^iis 
ordioï^irement détruite^ Planchers horizontaux et bien dëve* 
loppés. 

La surface de ces polypiers composés offre nu aspect féA^cv^ié^ et 
les séries Uttéaives formées parles caiitDDs.resMiiibl«iit assMiàdes 
chaînes, de sorte que lorsque les espaces compris entre les expan- 
sions frondiformes sont remplis par des matières étrangères, ainsi 
que cela arrive souvent pour ces fossiles^ on croirait ceux-ci coip- 
posés d'un réseau de cellules ovoïdes. On ne les a trouvé^que d^ns 
le terrain silurien, et ils «ont tféfrrdififiQilâl ii Mm ^BffM^éxmf 
spécifrpMOMMl. 

1. EUltsites catenuiabia. 

Madrepora tubis, etc., Fougt., Linné, Amœn, acad,, t I^ ^ 105, ttb. 4, 
fig. 20. 1749. 

TMpora çatenulAtùt, hmé, Sy^t. npU ^^ i^P* 1^^^ i7&1v 
Fungite, Knoir et J.-E.-H. Wrfcà» Kfv» da« iwmi. 4fB çt^ofit,. ^ 0, lA» W» 
% 4. 1775. 

Tulnpora catenulata, Gmelin, Linnaei S$ti0im§ t^vim,éi' i$, .^ 3tSS^ 4789. 

ParkinsoD, Org. rem. p/"^ fsrvm Worl^ t, U, i^* 9» % «i «» 6. 

Tubi]fimiies çatunarius, SçboUbeim, Mref^ 1'* pwt,, P*,«Ô6. WW- 
Catenipora tui^iosa, Lamouroux, Socped. f^éth,, P< ^* i^* 

l«aiQOiiroux> jenc}fci*,JloQph.,p. 177. iHU. 

Catenipora laburintkita, GdWuss, Petrtf. Qerm,, 1. 1, p. 73, tab. â^,. 69. 8. 

I(pia^«5 attenuûiAt Fischer^ No^ wr d^s Tubip. foss., p, j^ Us, 4. ^SSUt 

Balysites dichoiotm, ihid,, p, 17« 

Uéèy^tiis mûcsrosUm^ ihi4.» p. 19. 

BtUmtes 8($m^tomti, ibi<t, p. 18. 

Gà^MJfi^« 4jfpiff{09maia, Ed. EichmU, iTiiol. «t)0C.» i, h 9- IBhtÊh.% iig. 9. 
1829. 

, (M#rM((iora (ttt/oM, ibid., p. m, lab. % a|. 10. 

€a^fl»4Kra commumcAi»? â>id., p. 1Q$. 

€M«34Mra £<Gftiirofcie«, Dd BlaiftviUe, Dhi. df« ac. mil.^ Atlas, pi. 4% fif tt. 
^ 1830.— ifantf^l, pi. % fig. 5. 

Catenipora or Tubipora, R.^C. Xaylor, çp. dt (WlWf, o/" «04. fti«t> t.ni^ 
p. 271, fig. 2. 1830). 



288 ZOAHTHAIRSS SCLBBODUUliS TABULiS. 

BalysUês êkMQma, attênmta et Ma9crastoma, Fischer, Oryd. d$ Jfoicov, 

pi. 38, fig. 1, 2, 4. 1830. 
CatetUpora labyrinihicay Morren, Deser, CoraU. in BOg,, Rêp., p. 68. 18S2. 

— - Stepban Kutorg«, BeUr. %ur Geogn, und palmmi. Dorpafs^ p. 23, 
Ub. 5, flg. 1.1835. 

BùÊifiUes labyrkUhka, Brono, Uthma gwgm,, 1. 1, p. 52, lab. 5, fig. 8. 1835. 

Halysites labyrinikica, Fischer, Onfct, de Moteou, 2« édit., p. 165, pL 38, 

fig.1,2,4. 1837. 
Co/efitpora labyrinthica, Hisioger, LUh. suec.^f. 95, tâb. 26, ag. 10. 1837. 
CaUmpora êscharoides, Lonsdale, dans Murchison, Sihur, Syst, p. 685, 

pi. 15 bis, fig. 14. 1839. 
Caimipora labyrinihiea, Eichwald, SU, sehisi. Syst. in Ssthkmd, p. 199. 

1840. 
Cattnipora escharoides, Hall, Geol, of New -York, A^ part., n» 22, fig. 1. 1843. 
Catenipora agglonurata, ibid., HP 22, fig. 2. 

Catenipora labyrinthica, Castelnau, Terr. sUur, de VÀmér. sept., p. 45, pi. 17, 

flg. 1. 1843. 
Catenipora MiOieUni, ibid. , p. 45, pi. 17, fig. 2. 

Catenipora Éscharoides, Portlock, Rep. on the Geol. of Londonderry, tic, 
p.325,pl.20, fif.9. 1843. 

«-^ Dale wen, Rep, on Geol, of Jotva. Wiseonsin and ÎUinois, p. 33, pi. 7, 
' fig. 2. 18U.. 

ËaH^sUes labyrinthica, GeinHs, Grund, der Ferst., p. 581. 1845-46.. 
Haiysites catentdatus, M'Goy, Syn. ofthe Siktr, foss, of IrOand, p. 65. 1846. 
Halysites labyrinOdca, Keyserling, Reise in Petsi^h,, p. 175. 1846. 
Catenipora graciliSt Milne Edwards et J. Haime, Allas du Régne anim, de Cu* 
vier, Zooph., pi. 56 bis, fig. 2, 1849. 

Catenipora compressa, ibid., pi. Qbbis, fig. 3. 

Halysithes labyrinthica, D'Orbigny, Prod. de paléont,, 1. 1, p. 50. 1850. 

Halysites agglomerata, ibid., p. 50. 

Halysites catenularia, Milne Edwards et J. Haime, Myp, foss, des terr, pO' 
Ubox., p. 281. — Brit, foss, Coreds, p. 270, pi. 64, fi^.l, 1«, li>, le. 

Polypier très-élevé^ en masse arrondie et convexe, dont la surface 
supérieure présente un réseau de mailles inégales irrégulières, peu 
serrées et en général beaucoup plus allongées dans un sens que dans 
l'autre. Les côtés de ces mailles sont formés par des séries de 3, 4, 5, 6 
ou môme 8 individus. Calices elliptiques et égaux dans une même 
colonie^ mais la longueur de leur grand axe varie dans les divers 
exemplaires, depuis 1 1/2 jusqu'à 4 millimètres. Murailles assez fortes 
et entourées d'une épithèque épaisse. Douze cloisons poutrellaires at- 
teignant jusqu'à une petite distance du centre de la chambre viscé- 
rale. Planchers bien développés, horizontaux et serrés. 

Des terrains siltiriens supérieurs et inférieurs de l'Angleterre, de 
l'Irlande^ de la Norwège, de la Suède^ de la Russie^ de la Bohôm6 et 
de TAmérique septentrionale. 



FAV06mi>l3. . 28g 

Nous somxnes disposés à croire que les fossiles réunis ici sous le 
nom de fl. CatemUaria appartiennent en réalité à trois espèces, mais 
nous n'ayons trouvé aucun caractère satisfaisant pour les distinguer, 
ce sont : le Catenijpora labyrintkka de Goldfuss (Petref. Germ., pi. 25, 
fig. 5 ; — Milne Edwards, Atlas du Bégne anim. de Cuvier, Zoopft., 
pi. 63, fig. 3); le C. agglmerata Hall, {Geol of New-York; — (Hi- 
singer, Lith. suec.y pi. 26, fig. 10); et le C. gracilis Milne Edwards 
(op. est, pi. 65, fig. 2). 

2. Haltsites bsgharoides. 

Fmgite, 6.-W. Knorr et J.- J.-E. Walch, Rec. des mon. des catastr., t. II. 
pi. F-9, fig. 1,2, 5. 1775. 

CorattUe, ibid.^ t. III. Suppl., p. 158, pi. 6>. 1779. 

Madrepora catemUaria, Esper, Die P flans,, pétref., tab. 5. 

Tubipora catemdata? ParkinsoD, Or g. Rem., u II, pL S, fig. 4. 1808. 

Catenipora escharoides, Lamarck, Bist. des anim. sans vert., t. II ,^ p. 207. 
1816. — 2* éd., p. 322. 

Ti^tiporites catmidarM, Walhenbog, Noo. aeta Soc. scient: Upsal, t. VIII, p. 99. 
1821. 

Catenipora escharoides, Lamouroux^ Ea>ped. méthod.j p. 65. 1821* 

Kruger, Gesch. des UnmU., C. II, p. 264. 1824. 

<— - Lamouroux, Encycl,, Zooph., p. 177. 1824. 

— Goldfuss, Petref. Germ., 1. 1, p. 74, pi. 25, fig. 4. 1826. 

HaH/sUes Jacowiekyi, Fischer, Note sur des Tubip. foss., p. 15, fig. 5 et 6. 
1828. 

Catenipora escharoides, Eichwald, Zoo<. Spec., U î, p. 192. 1829. 

Catenipora exiUs, ibld., p. 193, tab. 2, fig. 13. 

Catenipora reticuiata, ibid., p. 192, tab. 2, fig. 11. 

Catenipora escharoides, De BlainvlUe, Dict. se. nai., Atlas, pi. 40, fig. 1.1830. 

— Manuel, pi. 62, fig. 1 . 

Tub^^a caienuUsta, Sam. Wobdward, Synopt. to&. 0/ BriHsh Org. rem.^ 
p. 5. 1830. 

Catenipora escharoides. Hall, Han^. der Petref., p. 412. 1830. 

— Stelnioger, op cit. {Mém. Soc. gédt. de France, 1. 1, p. 341. 1881)« 

•^«— Horteo, Descr.. corail. Belg., p. 68. 1832. 

Halysites escharoides, Fisdier, Oryct. de Moscou, p. 164, pi. 38, fig. 3. 1837. 
{Sous le nom d'Halysites Jacowichyi, dans l'éd. de 1830.) 

Catenipora esdiaroides, Hisinger, Leth, suec., p. 94, tab. 20, fig. 9. 1837. 

Eichwald, SU. schist. Syst. in Ssthkmd, p. 199. 1840. 

Gastelnau^ Terr. SU. de VAmér. du Nord^ p. 45, pi. 17, fig. 3. 1843. 

Ho^^ex 6«c^t*oi((M, Geinitz, Gnmd. dtfrFers/.^ p. 581 , pt. 23 A, fig. 1 1.1845-46. 
Halysites catenulata, Keyserliog, Reise in dos Petschora-land, p. 175. 1846. 
Halysites escharoides, D'Orbigny, Prod. de paléont., 1. 1, p. 50. 1850. 
Halysites catenulata, ibid., P. 109. 
Halysites escharoides, Milne Edwards et J. Haime, P<^. foss. des terr. pa- 

lœoz:, p. 284^ 285. -< Brit. foss. Coràls, p. 272, pi. 64, fig. 2,2*. 

Mailles du réseau caténiforme de la surface supérieure du poly«* 
Cordmaires. Tome 3. id 



%^ • ZOARTHAIBIS WBUftHMiMMis TABOli». 

delà 'ftiiMte ^t dé l'A^ii^ tseptéiMû&ale. 

Tu^ipora (pars)^ Iiiuié,'PafkifMKiD^f!laiBiB|(^ etc. 
Synngop<n'aGolôîus8,Petref. Germ., t I^ p. 75. 4826. 
'karmoiùtes Fischer^ Notice sur des polypiers fomk^ p. 19. iSbS. 

Polypier fascicule, for cb'ë de pôlypiëritès c>f ttri JrôidèS très-IolîigSy 
senBiblement parallèles ou un peu contournés, libres latérale- 
ment jet unis seulement par des tubes de connexion horizontàiuc. 
Murailles bien développées et entourées d'iffte forte ^épitbèifiae. 
flÉlkéë cirtoultiras. Gloîsoiis minces, (mi tectedbre *fwiabèe. ^Fibii- 
chers serrés, infundibuliformes, reçus les uns dans les autinés. 

Les Syrïngoporés ressemblent 1)'eaucoup, par leur 'forme |[éiié- 
rale, aux Alcyonaires clugenre Tubipore, et lors(]|ie les -cloisons 
de ces polypiers soat complètement détruites, ^ ainsi que cela a 
l|eulie [Âis souvent, il sstdifiBicUe delesisa djstuaipisrf maïs dai» 
plusieurs échantillons bien- conservés, nous avons pu coimÉHer 
d'une maUSèèe làdbfttCaJbrte TéfiAiiet^t <^ë de» fttMé5M|tti >iiHk 
caractéristiques des Madi^épcn^ires. ' Ces fos^f ess se 'dri'ilb^ihift 
facilement dçs autres tiklysitiébs ^t inètiié de toU^ les Utitifes 
Favositidës, jpÀsir'le mode d'union de'leursipolypiéntés. Un ren- 
çon^e <^8'3fKin|;9p#res dans les tanaifis sllui«ci;i, 'devonàen -tt 
carbonifère, mais on n'en a trouvé aucune trace dasts^s >c9a- 
ches moins 'MSMeliMeii. 

SA. — Polypiérùes unbéMiPB euapàt^ie^tîAès^rèsfmâki^^ 
% ""B. ^^Le$'tia>e$ de eàméiùbm itiiposis irès-te^ûf^e- 
merd, de f^oné rept^êenier^me^sàrifid'dU^ 

i. StUNGOPOKA «TisBlJiJLIA. 

fSyt^ngtqkn'a'Mtdataj Vàn Cieve,' Mss. 

hitoeiîchvards et J. mînic, Pdyp. fb^s. (tes Mr^pcOôsàg, p.4«, 

pl.i»,«g.5,5«,5»». 

Po^iéntes long?, très-droits, fort rappiochés, en général distants 
seulement de la moitié 4e leur diamètie (qui est d'ennùo^i 1 loÙli- 
mètre). Tubes de connexion gros j^ ordinairement situés à la même 
IkitileiSar'd&ite 'iBS^ixidili^ "ud^acMits^ 'et tyôtirant ^AxxârMtt^^or aa 



»AV08ITl]yE8. IQI 

moyen de petites ezpaïuâons moiales; distants d'envirou 2 millimè- 
tres. 

D9JI terrain d^vonien de TjDhio. et pejit-ètre aussi du terrain sQurien 

S BB. — Les tuj(^ 4fi aoiftffipcfm ^i^f^s assez régtUitre* 

V0 ^ Pfirtii:ill€s^ ffms ne je correspondant 
pj^^ &^re Us ^ipers polypiérùes^ et par conr 
séquent ne smulant pas des systèmes ho'^ 
rioiontaux ou Aages. 

'2. StRINGOPORA TERnCILLATA. 

Tubtpmam «kmes, Wh\sjB^b9ifS^ ^^- ^- S^- VpuAy 1. ifHI, p.«^. 4881. 
Syrinffopora verUdUata, Goldfoss^ J^âr*/". iG«rm*^ 1. 1, p. M, )tab; âS, Jg, M* 

HaU^ HafM. der Petref., p. 411. 1820. 

.DeBlaMniDe, lfanii#i4l'ac^., pl.53,>fig.i. OU. 

tkumêdit9s V9tikiaaia,'DtQfbifsaf, Jfr^. depffUmtyU l,>p.)W. 1880. 
Stfringopora verticiUata, Milne Edwards et J. Héme, Poiyp. foês.ii^e iêrr. 

Pol^iéiites (jjotts^ parallèles au très-ipeu i^xueux^ cyli^droïde^^ 
Bj^i environ 3 millimètres de diamètre , ^t très-^oi|;nés entre eux 
[i du 3 fois leur diamètre). Tubes de comiexîon nombreux et subver- 
tktjàïés. ^laaobtts îStoviluraux et en fotogie dc'entQ4MMÉr> wm mm^ 
«Hnngésjfflfl Mans la ftopart (jjes espèoes. 

Su'tefnôn sâtaien de File de Drummond. sur le lae'Huron. 

fo8S. of Ireland, p. 65^ pi. À, fig. 20)^ parait être très-voisiu (^ <ieU^ 
emèc^'mais ]s^ ppljrpiérites sont iQQiqs réguliers. Du reiste> il n^est 
•^Tae'ttfes^tmpanàitemehi connu. ' ' ' '' ' 

3. Stbingopora ^çoi^pA. 

Basmodites conferius, Keyserling, Reise in das P§t9chora''land,, p. il%, 
tab..3, fig. 3. 1846. 

,4ip^W^'f^^f^^ i^'prWpy» frod.Mf^ij(4cmt., 1. 1, p. leo. .isso. 

l(809.>p. 8K(. 

Pol^lérites cjlindroîdes^ j^ôles (1 millimètre)^ généralement serrés. 
Tubes de connèàLion très-ra|{prochès et réguliers. 

Du terraini^bpxûfèrj .^e la ^v^. 



ags ioauthaiiibs soiROOEEBiis TABuiis. 

S Â (page 290). 

S BBB. — Lestvbeide eamuxim disposés irrégtêlière- 

meni, de façon ànepas simuler des étages 
dans r ensemble du polt/pier et à ne pas 
constituer des verticilles. 
I G. — les polypiérites presque droits ou lighr 
rement flexueux. 

4. SmiNGOPORA PARàIXELà. 

Minéral coral., John Beaumont, Philos, irons., t. XIU, p.380, n« ISO, fi;. 96. 

1685. 
Harmoâitês paraUeh, Fischer, Notice sur des TMp. foss., p. 25. 1828. 
Harmoâites radians, ibid., p. 90, flg. 2 et 5. 
Harmodites conflua, ïhià,, p. 2i. 

Harmodites paraUdus, Fischer, Oryet. de Moscou, p. 181, pi. 37, fig. 6. 1857. 
Anhpora conglomeraia, ibid., p. 163, pi. 37, fig. 2. et 3. 1837. (Sous le non 

à' Harmodites confiua, dans l'édit. de 1830.) 
Syringopora paraUela, Lonsdale dans Miirchison, Vemeuil et Keyserling, 

Jiuss. and Vrai, 1. 1, p. 391. 1843. 
Harmodites paralMus, Keyserling, Reise in Petschora-'land, p. 173. 1846. 

-— — > Milne Edwards et J. Haime, Pol/j/p, foss, des terr. paUBOX.^ p. 288. 

Polypier formant des masses considérables. Polypiérites très4ongs> 
assez serrés, mais un peu inégalement; distants de la moitié de leur 
diamètre ou de leur diamètre entier; très-peu flexueux^ pas géniculés 
et presque parallèles entre eux. Les tubes de coimexion nombreux^ 
en général distants de 2 millimètres. Diamètre des polypiérites^ 1 1/2 
millimètre. 

Du terrain carbonifère de Sablé et de diverses localités en Russie. 

L'AuLOPOBA TUBjBFORMis de Eischor (op. cit., p. 163) paraît être un 
jeune polypier de cette espèce. 

5. StRINGOPOBA RETICULATA. 

Tubipora strues, affhiis, etc., Parkinson, Org. rem., t. II, pi. 2, fig. i. 18M. 
BrismatoUthus tubiporites {eaienatus) (pars), W. Martin, Petref. Derb., pi. 42, 

flg. 2. 1809. (Non la fig. 1, que ses polypiérites trés-grêles et très -écartés font 

ressembler à la Syringopora fUiformis,) 

Syringopora reliculata, Goidfuss, Petref., L I, p. 76, tab. 23, fig. 8. 1826* 

Tvbipora strues, Fleming, Brit. anim., p. 329. 1828. 

S. Woodward, Syn. tab. of Brit. Org, rem,, p. 5. 183Ô. 

HarmodUes radians, Bronn, Lelh. geogn., 1. 1, p. 31, Ub. 3, fig. 7. 1833. 

Syringopora reticulata, Phillips, Geol. of York, t. II, p. 201, 1836. 

' — Portlock, Report, on the Geol.of Londonderry, p. 937, pi. 22, fig. 7. 
1843. 



l 



FAV08IT1DB8. 2^ 

Stfr in gopor a eaHnaia, M'Ggy, Syn. Carh. fou. of Ira., p. 180. iS44. 

BarmodUes sirues, D'Orbigny, Prod. de paléont., 1. 1, p. i6S. i8S0. 

Syringopora reticuiata, Mllne Edwards et J. Haime, Pol/fff>. foss» dei tm-r, 
pakBog.y p. 290. — Brit, foss. CaraU, p. i62, pi. 40, fig. i^ i«. 

Polypiérites très-longs, irradiant faiblement, écartés en général de 
1 ou 2 fois leur diamètre, droits ou légèrement flexuenx. Tubes de 
connexion gros, médiocrement nombreux, disposés un peu irréguliè- 
rement, distants entre eux de 3 ou 4 millimètres. Diamètre des poly- 
piérites, 1 ou 2 millimètres. 

Du. terrain carbonifère du Limbourg, de TÂngleterre et de Hr^ 
lande. 

L'Harmodites 6RACIL18 (de M. Keysérling (BeUe in dos Petsehùrof 
land, p. 173, pi. i, âg. 4), nous parait être une variété à petits poly- 
piérites de cette espèce. 

6. Stringopora CiBSprrosA. 

Syriuffopora cœspUota, Goklfuss, Peirefada Germaniœ, i, l, P« 76, lab. 29, 
fig. 9. i89B. 

BarmodUês emspHosa, D'Orblgny, Prod. de paléoHt., 1. 1, p. 100. 18K0. 

Sfffingopora cœsjritota, Milne Edwards et J. Haime, Po^. fou. d»t terr. 
pakBOg., p. 294 

Espèce très-voisine de S. retkuMa, mais ayant les polypiétltes plus 
rapprochés. 

Parait provenir du terrain dévonien de Paffirath. 

7. STRIICGOPOIU FAdaCULÂRIS. 

» 

Tubipora faschularis, Linné, Syst. nat.j édit. 12, p. 1271. 1767. 
Syringopora fiUformis, Goldruss, Pdref. Gtrm., 1. 1, p. 115, tab. 38, fig. 16. 
1820. 

Morren, Duer, CoraU. BOg., p. 70. 1852. 

AtUopora serpetu, De Blabivllle, Mamui ^actin», pi. 81, flg. 1. 1854. * ^ 
Syringopora fOifùrtni», Lonsdale dans MurcUson, SiU Syit,y p. 085, pi. 15 bis, 

fig. IS. 1830. 
A^dopora titbœformis, ibid., p. 676, pi. 15, fig. 8, et peut-être aussi AulopoM 

serpent, ibid., p. 675^ pi. 15, fig. 6. 
Harmodites flUformis, D'Oi^y, Prod,, 1. 1, p. 50. 1850. 
Aulopora angUea et A. irregiUaris, ibid., p. 51. 

— '- Mibe Edwaids et J. Haime^ Po^yp. fo$t. des terr. ptOma,, p. 293. 
Brit. fosi. Corals, p. 274, pi. 65, fig. 1, !•, IN 1«. 

Ce polypier commence par être rampaat et l)ourgeonne au-dessous 
ou derrière les calices, qui sont relevés ; deux bourgeons naissent de 
chaque individu et divergent de leur parent, de façon à former, en se 
multipliant, une sorte de' réseau rampant, à mailles un peu inégales, 
et à ressembler beaucoup à un Atdopora. Mais bientôt les polypié- 
rites s^ développent davantage et s'allongent beaucoup dans le sens 



1 



agi zoAHTHAiBB^ âtJiËÉdAÉlidb TABOlit. 

vertical dé mabi^ilè à constituer un poîypièr f ÀsdcnI6 Gt AéÊ^, fiïb 
leqaéi les polypîéiitès sont un pèù inégàlëttient écâttéé ôûtl^ ôtïi 
d*nne ou deux fois leur diamètre, ttûraîlïè é^ai^. £j)itttèi{iiié' tôM. 
Les polypiéritès peu géniculéis^ larges d'environ 3/4 dé tdillimS&e, 
elttidsparimp^tnoiiâKrodBlxûmsdéooimeiîoAy^iÉ sodltet'gfos. 

Du terrain silurien supérieur de l^Ànglefe^^ dix tM^HgûC éft db 
Gothland. 



Le Stbihgopoiu ezilis de Goldfoss (voy. Ifiltié Bfl'vraafiAyeiiJ. HàiÉii^ 
Pétifp, Jes tetr. palcMi., p. 29S) paraît èteetièB-vomii do^S. /osoictt- 
Zam, mais les polypiéritès sont flexueux, un peu irrégûliers et trè»- 
serrés. 

Le STRiKfiKffOAf cûmÀNA (Milne Edwards et k Sàiméj îhc. çitJj 
n'est aussi qae tiès-imparfaitement connu. Les polypii^rit^s^ Ikrgés 
seulement de 2/3 de miÛimètre, sont peu flexueux et distants eiitrd 
eux d'une ou deux fois leur diamètie. Du lèiraÉn dévonien de l'Ohio. 

Le SYftXNoopDBA Troots ( IfUtte Eéwards 9t J. Haîme, op* isit^ p« !m] 
est un fossile du môme terrain que le précédent, dont iM'pdlypkn 
sont plue gros (eyaot'pnès de 1 mûlîmètie)^ xm peu pkis ftti«««tt et 
l^uA éArtés entre eux. 

3 A. a^^ ^ BBB. (page 299). 

% ce. — Les polypiéritès ginieuliê {(^)eâ-t^êh 

pîàyés^ âefdpn à offh^ Ùl/ie à^ de 
coudes) ou très-flexueux^ 

8. Syrîngoi^oAa. GBmCtLAfA. 

Tiêàipora muHca, f^fl^^f Parkinson, Organ* rem,, t. n^ pf. !« fig. i et 2» 
1808. 

, ^eut-étre la fig. i de Mi pi. 9, cpii est de yMiÛxp fliUf^ esV^Qe de te nlAite 
espèce. Cependant les polypiéritès partissoBt un peu p^s flexueux. Cette 
dernière a reçu de Fleming, 2. c^ le nom de Tubipora ramnêUsct, 

^fwUtn^a vUênatà^ Ftemlngi Brit.vmèn,, p.J589. 1838. (Non HartiiL) 
Tubipora rarmdosa, S. Woodi^rd, Synopii, M» ofBtit* 01^* rem,, p. 5. 

1830. (Non Syrùîffùpotà ranutio^a/ G<eld(us8.) 
Stfrtngopora genicuiaia, PhMËpft, Yar^sh., U D> pv âOi. pi. 2> fift. 1. 1838w 

FinUock^ fl^^/dn ixMdoftd^tryv p^ 957^ pL tt^ 

M'Goy^ Sun. cù»Ik feee, Irêl, p. 190. 1844. 

tfmrmodites geniçulala, D'Orbigny, Prod., 1. 1^ p. i62. 1850. 

Syringopora genkulata, Miloe Edwards et J. Haime, Polyp,j6^^y,^ terr. 
peUcBOSf.y p* 291.— BHf. foss. Corals,^p. 165, pi. &, fig.ï^ ^^ etfig.l 

Pictet, Traiié de pcdéontol, pi. i07^ fig. 8. 

Polypiéritès tifès-loûgs, tfès-légèrement dfirergéâfc, tÂWNi^^WèSfc 
et larges de 1 4 /2 à !2 ùiilliàlëtm. T^mimmditimitti^^ 



i 



miiioes, petites et woiiQiaihfe i^ i,4. 

9. Strii^gopora ramuiosa. 
Tubipora, Knorr et Walch., Bec. des mon. de catasi,^ t m, p. 168. Suppl.» 

pi a>, % 1. fTTe^ 

Syringopora ramuioea, Goldfuss, Pe^ra/'. germ,, p. 76, pi. 25^ fi$. 7. 1826. 

-! — tfonrof , Z>0«fir. Cora0. m ^«(g. repext., p. 69. 18S$^. 

Fàill|p5, Gfeo^ ojT r<r&, t. U, p. 20i. pi. 2, £«;. ?. 1036> 

•r-*^ B^eUoc^,. i^. on hfmdoiif^,r^^ p. 397. 1813. 

IfCoy, Syn, Carà. foss. oflrel,^ p. 190. 1844. 

Barmodites ramulosuSj Keiserling^ Reise in dqs i^«^5:(^aTfaf^. p. J^^Jf. }/|46. 

» D*Orbigny^ Prod. de paléont,, 1. 1, p. 162. 1850. 

Syringopùra ramdo^gu JiU9». Stfi/fiM^^ et J. Bei'me, PolyP' fo*^, des terr. 
paUBOz.^ p. 289. — Brit* foss. Corals^ p. 161, pi. 46, lig. Z, 5>, 7S^, 3«. 

Polypier très-voisin du S. distans, mais qui s'en distin^e^ W^^ 
We les 9Qba#P^^ soi^t un pe\^ p;ips. écartés enttfi ^m^ ^ toigûQpis 
subgéniculés aux points de naissance des tubes de conoieiianu Efâthè- 
fg^ ti:è^ jin^^ment. pli4sée en travées., l^ tubes de connexion situés à 
environ 1 centimètre de distance. Diçjq^^e 4e8 polypi^les^ 2 1/ât ou 
3 mpLmètres. 

lf\i tjçrrjWBi.fi?^pïii^rei 4e< laBeîçwiue^ de 1? Presse, 4e l>pçlp,teirpi 
etdela.^aif|. 

L'Harhodites rugosa dy. i)N>tbi9&7 (;PfoéL de j^alétnd.yt l, p. 50) 
paxaît être "v^hm du S, r^fn^^a^ mais avQir lfépU|i$<i9e ^^cpup 
plus fortement ridée transveiisalement De TOhio. 

10. StRnrGOPORA bifcuga^. 

Tubiporites fasdcuUuris? Wahlenb^^ Nov. act. Soc. sdeni, Upsal, t. VIII, 

p. 99. 1821. 
Aulopora serpens? ibid. Le jeune âge. 

S^rénffopora retkuiaia, HIsiBger, Leth. smx, p. m, M. 37^ flf^S» iWH* [Nùci 
Goldfuss.) Les polypiérites sont trop éciit^ ^Anfl cette. 9BUm. 

Aiêioppra serpens? ibid.^ p. 95, tab. 27, fig. 1. te.jfinn^ %»* 
StringopitnretioiMay UfisM^dMfis Miirelii«oB^4^ Syst., v*tiAf9k.i^^, 
«g. iO. i9». 

S0V«i0fop0ra MA«rMto^iiHd., p. 68$, pi l^ili^^ 4g. 11. 

Barmodites catenahis (pars), Geînitz,.Grtiiid. derVenet.j p«56Cf* l8l6-46« 

BàtmodUes bifi^roùta, DfQrbigay, Prod. de palé^., 1. 1^ p.>SÛ. 18SS0. 

*-— Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des Urr. palœoz.j p. 287. 
BSfU. foss. CûroiSy p. ^272, pL 64y llgw 3. 

Eo^yw44t^ djiçijt? pu légèi;eme»t géniculés aux poiptç d'Qçiçbie 
des times de connexion, qui sont gros, bien dével/^ppé^et souvent ïrn 
peu ascendç^ Bw^^Çi^^ P!«lXW4P*e|,,. i t/^ à,% i/^.içyHW^^^^ 



1 



396 SOANTHAIRÙ §CIiiilODBRII<S TABOliS. 

Distance entre eux égale à une ou deux fois leur diandto; âistanee 
entre les tubes de connezien, environ 5 nûllimètres. 

Du terrain silurien supérieur de TAngleterre, de Groningue et de 
Gotbland. 

li. Stringopor^ Yernbuili. 

Syringopora V0m0iHU, Uilne Edwards et h Haime, Poipp. des terr. palMa., 
p. 289. 

Polypiérites longs^ distants entre eux de 2 ou 3 fois leur diamètrOj 
subflexueux et anguleux aux points d'origine des tubes de connexion^ 
qui sont distants dé 2 ou 3 millimètres. Diamètre des polypiérites^ 
2/3 de millimètre. 

Du terrain dévonien de TOhio. 

42. Stbikgopor^ gancbllaia. 

Harmodites canattaius, Eichwald, Zooph. ^pec^ 1. 1, p. 191, lab. 2, fig. 7. 

1829. 
Harmoditês elegans, ibid., p. 191, tab. 2« fig. 8. Est un ezeu^laire dépouillé 

de répithèque. 

Syringopora canceUata, Miine Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des Un» 
pàkBoz., p. 287, pi. 15, fig. 2,2«. 

Polypiérites très-inégalement rapprochés^ flexueux et assez forte- 
ment géniculésaux points d'origine des tubes de connexion, où ils se 
touchent prestpie, de façon que ces tubes sont très-peu développés. 
Calices ayant i, 2/3 de millimètre de diao^ètre. 

Du terrain silurien supérieur de Gronii%ue et de la Russie. 

$ ÀÂ. — Potypiéràes n'offrant que trèi-peu de tube$ de 

connexion. 

13. STRIlCGOPORà DISIANS. 

BtÊrmodUêS diitans, Fischer, Notice sw des TvMp. foss., p.. 19, fig. 1. 1828. 

Harmoditês stonoUfera, ibid., p. 21. 

Harmoditês ramosa, ibid., p. 23. 

Harmoditês distans, Fischer, Oryet. de Moscm, pi. 57^ fig. 1» 1830. — Edit. 
de 1837, p. 161. (La figure 2 parait se rapporter plutôt à la ^. paraUeia.) 

Harmoditês stohnifera, ibid., pi. 37, fig^4. (Portant dans l'édit. de 1S37 le 
nom ^AuUipora serpens, p. 182.) 

Harmoditês ramosa, ibid., pi. 37, fig. 3. (Sous le nom à'Jukpora UUennMi, 
p. 162, de la 2« édit.) 

Harmoditês catenatus, De Koninclc, Anim, foss. des terr, carb. de Belg,<i p. ii, 
pi. B, fig. 4. 1842. {Syn, ecccl,) 

Syringopora d«^/an5^Lonsdale,dans Murchison, Veroeuil et Keyserling, Russia 
and Uràl, 1. 1, p. 592. 1845. 

Êarmodites distans^ Keyserling, Meise in P^s<^.,p. 174. 1816. 



VAV0SIT1DB3. 197 

BarmodUes caienahu, Hichelin, /eon. xooph,, p.SM, pi. 00, flg. (k 1846. 
Peut-être aussi la figure 2 de la pi. 16. 

Milne Ed^murds et J. Haime, PohfP» f^^- ^ ^^^^ pàlœog., p. 286, 

pi. ao, fig. i. 

Polypiérites allongés^ contoiimés^ quelcpiefois un peu génioulés, 
très-grèles^ entourés d^ine forte épithèque plissée, inégalement es- 
pacés, mais restant, en général, écartés de 2 ou 3 fois leur diamètre, 
qui est dVdinaire à peine de 2 millimètres. Les tubes de connexion 
situés à 5 ou 6 millimètres de distance. 

Du terrain carbonifère de la Belgique et de la Russie. 

14. SnUNGOPORA SURFINS. 

Madr$pora UibuUs, etc., Fougt, Linné, AmoBn. Àca4,, t. !, p. 105, tab. 4, 
fig. 28 et 96. 1749. 

Tubipora- swpens, Linné, Sytt. nat., éd. 12, p. 1271 . 1767. 

Catenipora ttxiUaris, Lamarck, Bitt, des anhn. sans vert,^ t. II, p. 207. 1816. 
— 2*édit.,p.522. 

— — Lamouroux, J?âE|>. fn^iA.,p.66. 1821. 

TMporites serpsns, JijngeT, Geschichte der UrtosU., p. 265. 18i3. 

Catenipora aanUaris, Lamouroux, Eneycl. Zoofh,, p. 177. 1824. 

Afdopora conglomerata, Lousdale, dans Murchison, Siknr. Syst,, p. 675, pi. 15, 

fig. 5. 1830. (Non Goldftiss.) 
Aidopora Lonsdaki, D'Orbigny, Prod. de paléowt,, 1. 1, p. 51. 1850. 

Syringopora serpens^ Milne Edwards et J. Haime, Pô^. foss, des terr. par 
Ubo%.^ p. 294. — Brit. fàss. Cordh, p. 275, pi. 65, (ig. 2, 2«. 

Polypier d'abord rampant, à stolons dichotomes et semblable à un 
Aulopore; puis se dressant. Les polypiérites sont alors très-serrés, 
larges de 1 1/2 millimètre. Tubes de connexion peu nombreux. Stries 
cloisonnaires au nombre de 18. 

Du terrain silurien supérieur de TÂngleterre. 

15. Stringopoba tubiporoidbs. 

Surinffopora, Hall, Geol* of New^York, 4« part., p. 160, no 65, fig. 3. 1845. 

Syringopora fu&tporotclM, Yandell et Shumard, Conirib, to fhe Geol. of Ken- 
Hfcleiy, P.8..1847. 

— — Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. pakso»., p. 292. 

Polypiérites longs, ascendants, flexueux^ cylindroîdes, naissant les 
uns les autres par une base grêle, et distants d'environ 11/2 fois 
leur diamètre qui est de 3 millimètres ou un peu plus. Epithèque 
complète , à plis im peu Qbliques. Tubes de connexion irréguliers. 
Cloisons paraissant être au nombre de 24. Des stries costales, petites 
et serrées, se voient quelquefois quand Tépithèque est usée. 

Du terrain dévonien de TAmérique du nord. 



1 



»g| BOAIITHAIBIS tg|i<P»nmyiTff TABClii. 

46. JSVRQfGOPOBÀ àMimih 

^n^/op&ii'a aidaa. De Velmettil^ inédit. 

— Milne Edwards et J. Haime, Polyp. fi>s8. des tèrr. paimo%,, p. M, 

• 
Pdlyplftiteâ cylîïidilqpiefs^ un peu giéniculés on conifnés, dlbmgé^^ 
iiiégalôment espacés. Epithèqae très-fbrtement pTîsséè 6Q travers 
Tabès de connexion très-rares et peu marqués. 6a!îces circulaires, 
peu inégaux, à fossette profonde. Cloisons touVà-fstîtruâiïnentàlreset 
nombreuses {e»woix 30). Planebi^» ^itrêa»(»»9«[| asRés «I ayaasl la 
forme de cornets qui s'engainent. Diamètre, 5 millimètres. 

Du terrain dévonien de Néhoft, dttos lé^ département de la Manche. 

Le SmNOOPOBA YMiêELU (Ifilne'Bdwafdset J. BtBkaHà, P^ègp^ àk 
terr. pcUœoz., p. 296), est une espèce mal connue^ n^venaiit des^ter- 
rains anciens de YÙYào, et ayant les tulKs à» oflaniniiiHcatMPL petite et 
nom. Sfis polypiéiiles sont légèrement flenem^iargaa te. i i^ aiiâ- 
mètre et écartés de deux fois leur diamètre. 

Le Syringopora laxa de M. Phillips {Geol. of Yorkèhirey p. 201 ; — 
M'Coy, Carb. foss. of ïrelmdy p. 190;— Portlock, on Ltmâondeff^^ 
p. 338), n'a été caraâiérisé qfoe par la {toase suivante : Branches (oioi 
pelfpiéritei) ttès-làehes, irrégtttièremeÉt coaie^eentes, a^rec peu ou 
point de tubes de communication. 

NoD» croyons devoir eonsidérer cornso dej'6unesSyrâ{ig<^p(Hre8» JjQP 
fossiles qui ont été désignés soi» les noms sui^aol^, maûi:qiii ne aent 
que fort mal connus. 

4;u2opora compomlata M, M'Coy {Synopsis of ths carb. of Ir^lmi»' 

p. 190, pi. %(9, âg. 15), du teimn coAomS^^ de rirlande* 
Auloporagigas M'Coy (op. cit., pi. 27, %,. 14); mêpa^ où&m^ 
Jama bactllaria M'Goy {op, cit.^y. 197, pi. 26, ûg. 11). 
Cladochonus bremcollis M'Coy (Arm, ofNat. hist, série 2, t. IIÏ, p. 128). 

Cladochonus tmuieeiliSi WC^. (Âmn of N^ Hst, lérie 2, t. XX, p. 227, 
pLH,fig.8). 

Nous sommes disposé^ à croire qu'i} en est de môme des fbssilc^ 
suivants. 

JâHfoa (mtkfm M'€oy {Gwth. fm. of Irdand, p. Iê7, pi. 26, fig. 2; 

— Cladochonus antiqua, du même auteur^ op. cit. {Arm. ofNat. k^., 
série 2, t. IH, p. 134). 

Jania crassa M'Coy {Carb, foss., pi. 27, fig. 4;— Cladochonus crassusi, 
EJ., Am,, t. III, p. 134). 

L^6Titm«opo«A.cffiSFiaK)SA.de Lo9sdale(vo]/. Iforcbison, Si/nr. <yât.> 
pi. 15 bisy % 13 ; iïmmodit^s L0mdaie(iWOibïgaY,Frêdr. 1 1 p. ^h 
pourrait bien ne pas appartenir à ce geni^e; mais il est la^op mal, cojfo^ 
pour que nous puissions rien prouver à ce sujet. 



i 



TSwOSrnOEm 



i99 



Gtnée %yR. 



: i j^^tii 



E(xrmodttes (pars)t^ VStAxe&fi, Icmwgrapkia ispdj^^vtofigHi^vp. 1S5. 

FoiJIi^eir ayant beiàifâolqpt d'anaiogîe avec k» Syringopi^s» 
mHxÈ âoàt lé» pôlyfiiéHtés iM cod>t&«ii]ti(|iie«it ^ entre eux à 
Faiilè <fé tùbes^ lïmrat» et ^sottt unis «Tieâpace en espace par deis 
expansions lamelieuses en forate de plan«ihét^s extkh^câux, dis- 
poses en étages. Les planchers proprement dits sont sensiblement 
horizontaux ; lé^ elôitouts^m pea développées et au nombre de 
m; enfin les calices sont circulaires, et les polypiéritea cylindri- 
ques et courts. 

1. tHECÔSTEGITES BOtCHABDI. 

BofimOUeê BomhtMi^ Viclielki, lem. gooph., p. i9&, ^ 48, fig. iO. I84tf» 

Harmonies Smtcbmrdi, D'Orbigiij, Prcd. de paÙmU,, X. I« p. lOS. 1850. 

GeopoHtes americana, ibid, p. 108. 

Geoporites BoUmiensis, ibid., p. 109. 

fhecostegiiès MowihaHi, Milne Edwar<is et J. Aaitte, PoViip, foss. des Urr. 
palœox., p. 297, pi. 14, fig. 1, 1», IK 

KlffietéUciMikàt, edùSiXxtaÈieiDX fixé âttr d'auM» fossiles (coquiQes 
ou coradliaires) et fonnant des masses généralement peu épaisses. IN)*- 
lypiérites cylindriques^ mdssàht piw boav^oimement extracalicinal et 
unis entre euz par des expansions minces et membraniformes, qui 
sont probablement dès dépendances de Tépithèque, et qui sont £s- 
posés sur des plans horizontaux, de façon à constituer une séiîe de 
divîdoiïs ou ét&ges & peu près égalés, et situés à enyi^on 1 malHm^tre 
de dîÉtâtice. La surface du polypier est légèrement convexe ou sub*> 
gibbettse, et lé^MicespfeAique égaux et larges de 1 àl i/2miHin^ft% 
BôiMâtués K deiidi^Aiioes qui égalent à p^tLptèir le^r diamètre. Bouze 
petites dents cloisonnaires égales. Flanefaers ho]ii^ont6.uï et très-)rap- 
prochés, les ims correspondant aux expiattidonB d^ummusales^les au- 
tres alternant avec cellesrci. 

Du terrain dévonleii de Fendues, près BoulogoË^sur-Mer, et proba- 
blement aussi de TEifel et de TAméFique septentrionale. 

2. Thecosiegitss aulopoboïdes. 

Thecostegites av(U]for(Mes, De VerDeuil et J. Hdime, op. cH. (Butt. de la Soc. 
sied, de France , ^ sér., t. VIÏ, p. 162. 1850) . 
--^ Hîfacf Éè^rds et J. Hèiiae, Pdyp. foss. des terr. palœog.ip. 2W. 

Polypier subrameux. Polypiérites un peu rampants à la manière des 
Atllopo^ès. CaÏÏces inégalement serrés et larges de 2/3 de millimètre» 
Dô^e dentft oldi^ontDaÉrM. 

Du terrain dévonien des ÂstmièSé 



1 



^ ZOANTHAIBBS fÇ^Ç^^WHI^ TABClis. 

très-rapproqb«|^> maif par ks progrès 4fi 1» gn>i^f,fK<^l^ P^IHVTRr 
chyme dont la texture est compacte, ne tarde pas à se dévelop- 
per beaucoup. Les calices sont petits, et l'appareil costal peu 
développé. Esfip, les ckAxohttê iriseémltf» )3*«Ûi<te«l |^ -^ 
Bmas «compièteB»eintt .l#r8«|tte rindînda «st tarcivé 4u tavnc i4e 
sa croissance, et tantôt cette oblitération a lieu dans toute leur 
étondutt^ i^,^SaiitP68 fois ivers^la parâifs «npéri^re, wmûemfifA de 
façon à laisser Iib«e94e8 espaces situés entre les planetiers k-Mcll- 
que distance de la surface du polypier; m9is'jtoi:^purs le rem- 
plissage jse fait dfins le voisinage du calice^ et il ep rés^te cpie 
la partie superficielle du polypier office wç sU;u)C$ui;:e çp^pa^i 
lors même que sa partie profonde C3t plu^ pu ;)ppi^3 Ç^v^r- 
neuse (a). C'est chez les espèces frondiibrmes que ce remplissage 
s'étend le nu)ins. Il est aussi à noter que les cloisons sont tou- 
jours plus -ou moins •radimentaîres; mai» que -«ouveot l'une 
d'elles se prolonge de 6^09 à i^QÎwtee ja columelle. 

Presque toutes les espèces de ce genre appartiennent à l'épo- 
que actuelle et ^e trouvent dans l'océan'Pacifique ou les qiers 
d'Asie. Les espèces fossiles sont de la période tertiaire. 

1. POGUXOPOBA ACUTA. 

Madrepora damicomt^ (pars)^l*ftllas, Elendï, %oqfh,,^»JRk. 

PocHy^sotf^ ftcuta, Lamarck^ Hist* des anim. sans verU, t. H^ p. 27^.7-1" édit, 
p. 442. 

Ehrenberg, Corail, des rothen Meeres^ p. 127. 

Milne Edwards^ Atlas du B^qml anifnokl de.Çj|iv|^r, Zoofh», pi. 8i> 

^— 'Dana, Escfl* exped»,Zooph., p. t04. 

JPolypier en touffe arrondie^ iojxi l^s l^ranches subcylindriques et 
acuminées vers le bout, sont médiocrement ^j^rrées et divergent 
beaucoup à leur origine, puis se courbent -un peu; les ramuscules 
terminaux très-grèles (^yaut environ 2 milMmàtres en4i>avers). Calices 
.Mtoz.seitr^, foitfWQnt écbinulés sur les bQjcds , .dispoilés très-icrégu- 
.liâiyament,.»xêiQç vers re^tréjoc^té des jeunes bjraacbes,, et ayant à^u 

(1) Voyez à ce si^t les figures que nous avens 4oi^6es dans^l'JMiMd^Js 
graDde édition du Règne animal de Guvier (Zoop^. .pi. i9)«;AS«» 36). 



J 



uvMffiiaM. loB 

près i millimètre d'ouveitiitie. Chaialw^s yiggéiflaB > tf<tt» HSi MMt yw* 
^% toiijoturi, Miê'tesi^i qm ^^foLf^f f^téfsmàè f«iWiit4 VMHàwï 
une stnictore compacte. 

Ha})ite le9 mers de I«i NOutôlle^Itôll^^e. 

2. PoCnXOPORA SUBAGUTA. 

Espèce très-voisiiie du P. oiQU^ piaijsi forw^t upi^ tckufe lieaucûup 
plus serrée^ à branches plus courtes^ plus droites et moins régulièré- 
înent (Jj'fmdifiqiies. !Les Tsmuscules terminaux arfant environ mHli- 
iiièttéir'^n dramètre. Calices serrés, a^ant environ S^ de millimètse 
be hn^, dispo^ d'une manière suBsérialaire sur les plus jeunes 
tnr^dk^ ^ très-lliiemernt ^binii^ twt tes bords. Dès traces d^unfe 
imlBie cèluméllairé et de Payons. 

'Habite les îles Seychelles. 

Le PoGULOPOBA APicuLATA de M. Ëbrenberg (op. cit,, p. 127), est 
très-Yoisin du P. subamitta; il'eit miraolérâié de la manière suivante : 
P. sein|pedaUs, cœçpitoso-hemisplierica, 46pres§a,rampsi9sima, ran^ 
crassls, toiftuosis, co^pressis, angulosis^ verrucoso-ramùlQsiSj rapauQs 
brevibus, acuiis, ad a^ces acervatis, ut in prioribus (non piliatis'?). 
A.bulbosa diffeft ramis breyioribus, versus apieem minus attenuatis, 
«iwii&^eteeimnkM»; «P. f»m<iu7mi\ûMffo.^^xiefi obtM&dijKirt; 
ik^ P. lintf aramîs. ciii«ionb«s,-i8d^uti8 jatrnmûmSf ^re^ît* v» 

Origine inconnue. 

3. PoCnXIPORA CXSPITOSA. 

'^>àUhpdfa t»sfmsa,if>dim, op. dt., p.5l5, pi. 49, fig. 5, tS*. 

Polypier cespiteux, peu élevé, à divisions très-nombreuses, courtes 
et très^értées; ^to dàrj^ères grêles iDt presque àcuminï|B». CMic0 
jpiAP^,iE^ya];^tpiièsvde 1 i^millimètiie de ^|;e..4ïi colu«|^e>;|ii cloi- 
sons nîèn^âistinctes. 

Iles Sandwich. 

Cette espèce partit rMft-^miipi^ idMiP.^i^fi&acii^a, mais M. Dana la 
range dans la division des Pocillopores dont les branches sont verru- 
~^euse»; ce qui nous iàit supposer que les dîyisions temçdnales soiit 
beaucoup plus verrucif ormes que chez les çspèces. précédentes. 

S A (page 302). 

^ ^©. ^^Brmehesverrnjumsésversiebaut. 

4. PocuxopoRA DAificoams. 
Hiê i Njf êim i»m4$êP9ii9^^Éptf, M'P/lÉilswIf^:, >jr«irif», pi. 46 A. 






L 



3o4 soauthaihbs tctJaaimmjg TABmis. 

ileropora êamkorfÊis, Okao, op. ci(.> 1 1, p. OS. 

IVwi0(»poradaiii<coriiJ« (iMn),L8ii^^ p.fT4. 

— 2«édit.,p.443. 

— — Blalnville, iTomiei d^acHn,, p. 306, pi. 50, llg. 1. 

^-— Quoy et Gaimard, Voy* de VAstrci,, Zool., t. IV, p. 244; Zoof*., 
pi. 90, fig. 7-IS. 

— »- Ehrenberg, op. ctï., p. 127. 

>— - Dana, op. c<f.^ p. 927, pi. 40, lig. 7. 

Polypier cespiteuz, à branches trèshaerrées^ trapues, élargies plutôt 
que cylindriques, et offrant souvent, sur leur faces latérales, de petits 
prolongements en forme de crôtes qui, en se développant, deviennent 
de nouvelles branches ; les ramuscules ne s'allongeant que très-peu, 
de façon à avoir l'aspect de grosses v^rues plutôt qua de tigelles, et se 
réunissant souvent, de manière àformer de petites expanûons palmées. 

Singapor, les lies Fidji, etc. 

5. POiULLOPORA B1IL806A. 

Madrepora damicomis (pars), Esper, Die PflanxetUh. Fortsetz, I, p. 38, pL 46. 
Pocttfopora bulbosa^ Ehrenberg, CoraU, des rothen Meeres^ p. 127. 

Dana, Boopl. ea>ped,, Zooph., p. 527» pi. 49, fig. 6. 

Polypier en touffe, très-rameuz. Ces ramuscules terminaux souveiit 
subdigitiformes et réunis en groupes serrés, mais non confluents et 
pas palmés vers le bout 

Singapore. 

Ce polypier pourrait bien ne pas être distinct spécifiquement du P. 
dandcùmis. 

§ A (page 302). SBB. §G (page 303> 

§ DD. — Branches peu divisées vers le boia {générale* 

ment élargies). 

6. POCnXOPORA BBBVIGORKIS. 

PœiUopora breviconUs, Lamarck, Hist. des atnm* sane vert., t. II, p. 275. -^ 
2eédit.,p.443. 
— — Blainville, Manuel d^actin., p. 308. 

Dana, Expl. exped., Zooph., p. 526, pi 40, fig. 8» 

Polypier en tou^e, cespiteuz, à branches très^grosses, très^courtes, 
subfrondiformes vers le bout, et terminées par un grand nombre de 
î^amuscules subverruciformes. Calices très-serrés, petits, faiblement 
échinulés sur les bords, et disposés très-irrégulièrement. 

Iles Sandwich, ^es Fidji, Ceylan, etc. , 

7. POCILLOPORA LOBIFERA. 

Espèce voisine 4u P.^dapncQmis, mais dont les divisions terminales 



J 



et dont les calices sont teo^iiuablein^pl. profonds. 

L'exemplaûe de la collection du Musée-qui asemà l^éteWtteaie&t 
de çi^tte esp^çe,.estéti(iiieté comme prpvenaii.t djB.la ipej dqs.lq^es. 

MeereSy p. 128)^ parait être très-voisin de l'espèce précé4fil4^« 

S, POGIILOPORA FÀYOSA. 

Podllopora favosa, Ehrenberg, CoraU. des roihen Meeres, p. 127. 

Pp^ypfieir en touffe à branches grosses, élargies, sijjifrondi^oiïnejj, 
hérissées latéralement d'une multitude de prolongements sùbverruci- 
f ormes, et terminées par de grosses divisions subloMformes, vèrruci- 
fêres. Calices très-serrés, profonds, à bords échinnlès. Saillie coltmièl- 
laire assez distincte. 

Mer Rouge et îles Seychelles. 

Le PociLLOPORA FAvosA de M. Dana (op. cit,, p. 528, pi. 50, fig. i) 
nous paraît différer notablement de cette espèce. Les prolongèiàênfs 
verruciformes sont plus courts et moins serrés. Ce pol J^pier proviefift 
des îles Sandwich. 

La. PociLLOPORA CLAVARiA de M. Ehrenberg ne yaraîi différer (jue 
trè^7P,eu du P. favosa. De mêjne que celui-ci, il ressemble beaucoup, 
au iV verrucosa de Lamarck, mais ses branches Ae sont qi;i6 çj^u pu. 
point .élargies. Origine inconnue. 

S A (page 302). § BB (page 303), 

§ ce. — Branches frondiformes, très-larges. 

§ E. — > S élevant beaucoup. 

§ F. — Portant des prolon^eiifm^ 

ci formes sur leur bordst^émuf 
aussi bien que laiirdement , 

9. PociLLOPORA VERRUGOSA. 

Madrepora vemtcosay EUis et Solander, op. cit., p. 172. 
Podllopora virrucosuy Lamarck, Htst, des anim, sans vert., t. II, p. 275. — 
2« ôdiU, p. 445. 

— — Bl&in ville, Manuel é^actin., p. 398. 

Ehrei^berg, op* dLy p« 12Sk 

Polypier en touffe formée par des branches élargies, plus ou moios 
frendifônnes et garnies latéralemen^t d'une mtiltitude de prolange-, 
ments verruciformes, allongés et subégaux. GaMoes profonds, offnmt 
des stries costales bien caractérisées' et ime saillie^ Ç^VIH^f^ilfi^i ^flf 

CoraUiaires, Tome 3. 20 



3o6 ZOANTHAmBS SCLBRODEBUis TABUUb 

prononcée. Goenenchyme assez abondant et à sozfiice grannlée enlie 
les calices^ cpii sont situés à la base des verrues. 

Ile Bourbon et mers de l'Inde. 

Le PociixopORA YERRuœsA de M. Dana (op. cit. y p. 529, pi. 50, 
fig. 3), paraît être une espèce diiférente et se rapprocher davantage 
du JP. claioaria, 

10. POCILLOPOIU SQUARR08A. 

PodUapora sguarrosa, Daoa, Expl. exped., Zooph., p. S30, pL 50, fig. 5,5*. 

Espèce trôs-voisine du P. vemtcosa, mais les branches frondiformes 
sont plus renflées vers le bout, et les prolongements verruciformes 
plus irréguliers et plus tubercideux. 

Iles de la Société (Tahiti). 

11. PocnxopoRà Etbouxi. 

(PI. F4, fig. 1«.) 

Polypier en toufè composée de grandes frondes dressées, contour- 
nées, irrégulièrement lobées et garnies latéralement d'une multitude 
deprolongementsverruciformes, coniques, subégauiettrès-rapprochés, 
mais beaucoup moins saillants que chez le P. verrucosa. Cloisons plus 
développées, et cœnenchyme plus granulé que dans l'espèce précédente. 
Chambre viscérale ne s'joblitérant que rarement, de façon que les 
planchers restent distincts et écartés dans presque toutes les parties 
du polypier. 

Parait provenir de l'océan Pacifique. 

12. POCULOPOIUL ELOKGATA. 

I 

PoeiUopora ehngata, Dana, op. d^, p. 551, pi. 50, fig. 4, 4*. 

Espèce très-voisine de la précédente, mais dont les branches sont 
beaucoup moins élargies. 

Habite Ceylan. 

S A (page 302). § BB (page 303). § CC 

S EE (page 305). 

§ FF. — Sommet des branches nues. 

13. POCnXOPORA UGULATi. 

PodUopora Ugttlata, Dana, Eicpl. eœped., ZoopK, p« 53it pi. 50, fig. 2. 

Branches très-minces, élargies, et portant des prolongements ve^ 
ruciformes sur leurs faces latérales setJement; ceux-ci petits, obliques 
et tendant à se réunir en crêtes verticales. 

Des îles Sandwich. 



VAVOSITIBES. 307 

SA(page302). SBB(page303). gCC (page 305). 

§ EE. *— Branches frandiformes ne s élevant que très- 

peu et ne portant pas de prolongements 
verrudformes sur leur bord supérieur. 

14. POCIIXOPORA HEANDRIKA. 

PocUlopora meandrinay Dana^ op. ct^., p. 535^ pL ^0, Ûg, 6, 6*, e^. 

Polypier en touffe subhémisphépique, à branches lamelleuses, sou- 
yent sinueuses^ nues sur le bord supérieur et portant latéralement 
des prolongements verruciformes angulaires et quelquefois prolifères. 
Cloisons et columelle peu ou point marquées. Texture intérieure très- 
Gavemeuse. 

Iles Sandivich. 

15. POGILLOPORA BLEGANS. 

PociUopora elegans, Dana, op. cit. y p. S$52, pi. 51', fig. i. 

Branches lamelleuses^ presque simples^ larges, peu élevées et tron- 
quées supérieurement. Eminences verruciformes^ petites et irrégu- 
lières. Rayons cloisoimàires peu distincts. Columelle peu développée. 

Des Fidji. 

16. POCILLOPORA GRANDIS. 

Podilopora grandis, Dana, op. cit., p. 553, pi. 51, fig. 2, 2% 2^ 2«. 

Polypier en touffe hémisphérique^ composée de larges feuilles ou 
lames très-écartées entre elles ^ un peu sinueuses vers le haut^ tron- 
quées supérieurement et garnies d'éminences verruciformes^ siib- 
égales et très-nombreuses. 

Iles Fidji et Tahiti. 

17. PoCIIXOPORA PLIGATA. , 

PociUopora fUcata, Dana, op. dt, p. 534, pi. 50,* fig. 7, 7« à 7^. 

Branches lamelliformes^ très-larges^ minces^ ne se divisant que peu^ 
tronquées supérieurement et portant latéralement des eminences ver- 
ruqueuses Irès-espacées ou disposées en séries subcristiformes et sou- 
vent plissébs. Rayons cloisonnaires et columelle très-distincts. Cham- 
bres viscérales peu ou point obhtérées. 

Iles Sandwich. 

§ AA. — »• Polypier massif et glomérulé inférieur ement, et 

irréguiièrement ramifié vers le haut. 

18. P0CIIJ;.0P0RA IICPORMIS. 

PooiUopora informis, Danat 9P* eit; p* 535, pi. 51| figt 5« 3«* 



3^8 ZOiHTHAIRES 9CtJÊkOim$/UÛS TABULÉS. 

« 

PidyfÂei^ fomnaoït des tegoens iia^Uais^ bms6î& àtiJbaKi^qtllè^ 

ramifiés sypérieurement ; en partie nus, en partie T£rruçifères ou 
portant des prolongements irr^liers. Calices petits etprésestant une 
oUosMUe fvêtev SoutmH m» eloiso» Inen distincte. 

Habite te^tle» Saad^sh. 

Les corps que M. ]Çlirf^l)çrK a dé^âgiiés SQgos If s noms de PociUop<»ra 
polymorpha et de FocHlopora agariciformis (op. cit, p. 129), n'ap- 
pertiennent pas à cette classe et paraissent devoir fwpeadg» pU m|MM»ni 
1q9 algies. 

S AAA* — Polypier gibbeux on diviêi m lohesammâis, 

mçii$pas, ranm^. 

19. POCILLOPORÀ MAOBIPOBACEA. 

Âk!êolU9S madreporacea^ Lamarck, Hist des amim. sqns vert,, t. II, p. 186.— 

2» édil., p. «87. 
Madrepora glabra, Goldfiiss, PeUtef, Qerm,, 1. 1^ p« %k I>li 3Ai 4g-)^ 

Michelin^ Icon. xooph., p. 66, pi. 14, Gg. 1. 

Pocitlopora madreporaeea^ Bliliie Edwards et J. Haime, Potyp, des terr, pa^ 
ksoz,, p. 157. 

Polypier dépourvu de prolongements verruciformes, couvert de 
petits calices circulaires, très-peu profond?. Columelle rudknentaire, 
mais distincte. Tissu caverneux intérieurement. 

Fossile du terrain tertiaire miocène de Turin et de Dax. 

Genre XXI. GCBBKEBfl. - 

CœniteSj Eichwald, Zoolog. spécial., t. I, p. 179, iSHk 

Limaria Steininger, op. cit. (Mém. de la Soc. y^/df Eryi^ «^ t^ I, 
p. 339. 1831.) 

Polypier massif, dendroîde ou en forme de fronde. Cœnen- 
chyme à surface lisse. CaUces de forme irrëçciMére) teujecupe ri- 
IppiÇés.Kn travers. et préseatan; oixliniairepo^^xM eo, cled^qs^U^is 
satiUiei cloîsûDQatres iné^paieê» 

Ce genre se distingue tr^s-facilement des Pocillopo^es parla 
forme des calices et ressemble aux AlvépHtes par 1^ dispositiçn, 
des saillies cloisonnaires. Nous ajouterons que ce n.'e^t pas s^s 
hésitation que M. Haime et nous avons rangé les Cœnites dans 
la^ classe des Coralltaîres, car ils oQrent heauçotip de ressem- 
blance avec c^iaios Bryo^^oaires; a^ad^ i\ es.t probable qu'ils se 
rapprochaient des Favositides par leur mode d'organisation. 

Ils n'ont été troavéa4|u'4r^atib6wle dans des terrains silurien 
et dévonien. 



j 



FAT0SITH>£8. 309 

t§ A. -*- Poltffnerà^ameauacylindfi^eB. 

1. Gœnites juniperinus. 

Comités juniperinus, fiiQbwa1wl;^ool.apee*9-t.l; p. 497* 1810. 

Limaria clathrata, Lonsdtle dans BtnrdiiséB, Sihnr, Syêt., qp.'^fiOft^'pl. i6#f9, 
fig. 7, 7*. 1830. (Non Sieiningsr.) 

Limaria Lonsdalei, D'Orbîgriy, 參l., t.ï, p.^». i8B0. 

JJmarêa fwmUosa/BtBAU Paiéonti>f New 'York, t. II, >p. 142» p). 30, ùg, 4. 
i852. 

Ccenites juniperiffu^, SfUne Edwards et J. Haisae, Pok/P^ fo9s, des-terr, pa- 
Uboz., p. 301. — Brit. foss. Corals, p. 276, pi. 65, fig. 4, 4«. 

Polypier dendroïde^ à lameaux ^ubfleiueux, mais j>eu ou point coa* 
lesceuts. Calioes serrés^ point saillants^ très-allongés traofiversalemeiit 
ou même sublinéaires, et présentant 3 dents, dont Tune est opposée à 
réchancpupe qui sépara les deux dents de l'autre i)ord. Odenenchylne 
^^Efa -développé. Dian^tre des bvaaches, 5 ou 6 «millimètres. Calices 
«tyakït -i màUimèltpe de 'large sur 1/4 de milMmètre de long. 

Du terrain silurien de Dudley, Angleterre, et de Russie. 

Ccmites intertextus, Eichwaki^-Zool. i^mo., t.1, p.^170, pi. 2, fig. 16. 1829. 

Limaria fnUicosa, Lonsdale in Murchison, SU. Syst., p. 002, pi. 16 bis, fig. 8, 
*^S«,'S>>. iÔoO. C^bn Sleininger.) 

Cœnites intertextus, M'Goy, Brit. pàUBOz, foss., p. '22. 

BÏHne ErlWards éi J. Haime, Ptdyp. foss. des ierr.pàioêox., ^'M2.— 

JW-tY. foss. CoràlSy p. 276, pi. 65, fig. 8, 8*. - . 

— ^ VicXei, Traité iie'Paiéontol.,'pl 10, fig.'8. 

Polypier rameux, à branches cylindriques, non coalescentes. Calices 
médiocrement serrés, saillants, à 'bords élerés et subtrianguMres, à 
sommet un peu arrondi. Trois dents cloisonnaires à peu près égale- 
ment développées et situées chacune sur Tun des ctetés'dUTjalice.'Dia- 
mètre des branches, 5 à 8 millimètres. Latgeur des calices, 2/3 de 
millimètre. , 

Ou ^êrradn silurien supérieur de TAngleterre et fte ia'Russie. 

3. Cœmites fruticosus. 

Ùmairia fmUtediaj Steininfifer, Mém. Soc.géol.'PYance, t.h p.'SOO. 1851. 
Cénites fruticosus, Milb^£dwardsctJ.'Hâtme,'Pof^. /b95^.'1l0»/6rt*;^)«ato^ 
p. 503. 

Polypier à rameaux cylindroîdes libres, hérissés comme Une i^pe. 
Gblices obliques, triangulaires, un peu saillants. 

'Pa^t se trouver dans le terrain dévi>nién de TËifel. 

4. Cœnites clathratus. 

Hmdfia'^teMmèo, Btéininger, ep.etï. {M:éfn^^ùe.,géol,>4ê France, 1. 1, p. 380^ 
pL 20^ fig. 6. 1831). 



1 



3lO ZOANTHAllIBS SCLéRODKlIMÉS ^tàMOîâ». 

CœniUs elaihrattu, Milne Edwards et J. Hiime^ Polyp. fots. dês terr, palœox., 
p. 303. 

Cette espèce est remarquable par la coalescence de ses rameaux 
qui forment une sorte de réseau. Calices anguleux. 
Parait proyenir du terrain déTonien de FEifel. 

5. Cœicitbs? strigosus. 

Comités strigosus, M*Coy, Ann. ofnat. hist,^ série 3, t. VI^ p. 280. 1850. «- 
Brit, pàlœoz. foss., p, 22, pi. 1«, fig. 8. 

Milne Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corak^ p. 27S. 

Polypier à branches cylindriques et dichotomes. Calices triangu- 
laires et se continuant supérieurement avec un sillon vertical, de 
façon à paraître très-allongés dans le sens de Taxe des branches. 

Du terrain silurien supérieur de Dudley, en Angleterre. 

* 

Nous ne connaissons ce fossile que par la description et les figures 
que M. M'Coy en a données^ et nous doutons beaucoup que ce soit un 
Ccemtes. 

§ AA. — Polypier lamelleux, pédoncule. 

6. Cœnitss labrosus. 

Comités labrosus, Hilne Edwards et J. Haime^ Poiyp. foss. des terr,palœ<a,, 
p. 302. — Brit, foss. CorcUs, p. 277, pi. 65, fig. ô, 6*. 

Polypier pédoncule^ s'étalant en une lame cyathoide subplissée. Ca- 
lices espacés et presque formés par une lèvre saillante qui est très- 
légèrement échancrée au milieu. Les trois dents peu développées, 
mais distinctes. Largeur dos calices, près de 1 millimètre. 

Du terrain silurien supérieur de TAngleterre. 

§ AAA. — - Polypier gibbeux ou en masse convexe. 

1. Cœihtes LINEÀRIS. 

CœrUtes tinearis, Milne Edwards et J. Haime, Pol^. des tsrr, palœoz., p. 302. 

— Brit. foss. Corals, p. 277, pi. 63, fig. 3. 

Polypier composé de lames minces superposées et formant une 
masse convexe ou gibbeuse. Calices serrés, peu ou point saillants, li- 
néaires, à dents très-peu distinctes et larges de 1 millimètre ou un peu 
plus, sur 1/3 de millimètre d'avant en arrière. 

Du terrain silurien d'Angleterre. 

M. Steininger rapporte à ce genre deux espèces nouvelles, qu'il dé- 
signe sous les noms de Limaria escharoîdes et de L. puàctata (Stei- 
ninger, Verst. des Ueberg. geb. der Eifel, p. ll)r 

Le LiHARU ANGULARis D'Orbiguy (Prod. depalemt,^ t. I,p. 49; — 
Escharina angularis Lonsdale, dans Murchison, Silurian Syst.y pi. 15^ 
fig. 20, 20<»), parait être un Bryozoaire. 



■I 



SiRUTOPORIDSS. 3 1 1 

TROISIÈME FAMILLE. SÉRIATOPORIDES. 

{SERIÀTOPORIDJE.) 

Polypier en tonffe arborescente. Gœnenchyme compacte et 
abondant. Chambres viscérales se remplissant par l'accroisse- 
ment continu de la columelle et des marailles, et montrant seu- 
lement quelques traces de planchers. 

I finement échinulô (à peine visibles. .... Snutopoiu. 
et les calices sérialaires;] 
cloisons (très-distinctes 'Rhabdotora. 
vermiculé et les calices écartés Trâchtpoba. 
lisse^ et les calices écartés.. Dihbrofora. 

Genre I. 8EBIATOPORA. 

Seriaiopora, Lamaick, Hist. des anim, sans i>ert., t II, p. 282. 1816. 

Polypier arborescent. Gœnenchyme finement échinulë. Calices 
disposés en séries ascendantes. Cloisons rudimentaires, à peine 
visibles. Columelle large, compacte et placée dans la direction 
de l'axe des branches. Chambres viscérales s'oblitérant en géné- 
ral presque complètement (i). 

1. SeRUTOPORA SUBOLATà. 

Madrépore seriata? Pallas, EUnch, ssooph,, p. 356. 

Ellis et Solander, op. cit, p. 171 , pi. 31, fig. 1 et 2. 

Seriatopora suMata, Lamarck, Hist des anim, sans vert, t. II, p. 282.— 
2«édit., p.451. 

Lamouroux^ Exposit. méthod., p. 61, pi. 51 , fig. 1 et 2. 

Blainville, Manuel d'acHn., p. 307. 

Elirenberg^ op. cit, p. 122. 

- Dana, op. dt,, p. 520. 

Touffe lAche. Branches fortes ^ très-divergentes dans tous les sens^ 
souvent courbes^ ne naissant pas par faisceaux et assez souvent coa- 
lescentes. Calices disposés normalement à la surface des branches^ et 
formant des séries assez écartéey^ entre lesquelles le cœnenchyme est 
très-échinulé et présente^ en général^ ime ligne longitudinale subcris- 
tiforme. 

(1) Voyex, au sujet de la structure de ces polypiers, les figures que nous en 
a^ons donaées dans l'Atlas de la grande édition du Régne animal de Guvier 
(Zoopfc., pi. 81, fig. 2% 2»»). 



1 



3^13 ZOAKTHilRÎb 'À(^titlOi>kliM£8 TABDUBS. 

2. Sbuiatopora CERTIKA. 

Port/05 cervina, Lamarck^ Hist des anim. sans vert., t. n, p. 271. — 7fi édïi., 
p. 45S. 

Espèce très-voisine du S. subulata, mais ayant le cœnenchyme plus 
éc^ulé^ les calices disposés en séries moins régulières^ et la celymelle 
-*plus di^èloppéé. 

Oti^e inconmue. 

3. S£RIAT0P0RA ELEGANS. 

'Pél^Uofâra Acci/a/ Mlltie £div«irds/ Allas du ^k^^ antùial deCuTier, 2Sooph,, 
pi. SU ig. 2, 2*. 

E«>èce tr^s-yoisine du S* subviata, mais ayant les calices pliB^grands 
"et oisipiosés obliquement, la portion supérieure de leur bord labial 
étant beaucoup plus saillante que la portion inférieure. Les séries ca- 
licinales au nombre de 6 ou de 8 vers l'extrémité des branches^ mais 
beaucoup plus nombreuses et fteu'distitictes.Térs le bas. Cloisons ru- 
dimentaires et nombreuses. Golumelle peu développée. 

'Sin^poctr. 

4. SeRIATOPORA HTSTRIX. 

Sertatopora hystrix, Dana, op. cit., p. 521, pi. 49, fig. 3, 3*, Sf*, 

^Espèce très^vûisine du S. elegans, mais ayant lès oalioés di^^ooés'^n 
.séries longitudinales plus distinctes et plus espacées. Six lamés eloi- 
sonhaires. 

Iles Fidji. 

'5. SfiRlAtOPOlU In^AI^A. 

Lithodendron lithoreum? Vnmph^ Herbarium Ambbi^k^, t. Vf, pl.tKl^g. 3. 
MiUepora lineaia?'L\mié, Sgst.nat., édit. i% p. 1^. 
MaU^aiineata,~E8pef^op,eit.,}iîUlêp,,p\.'id. • 

Seriatopora suhtdata var., Laïuarck, Hist. des amm. sans' vert. j i, U, p.SSS. 
SeriatoporaHneata, Schwdisért ffktndbi^ p. 413. 

— — Ehrenberg, op. cit., p. 123. 

Dana, Expl. exped,, Zooph., p. B^. 

Cette espèce ressemble au S. elegans par la forme Voûtée" du bord 
supérieur des cellules, iriaîs ses branches sont plus gtélès et deVien- 
neiit subpàrÀlièles vers le bout, de façon à former des toiâEe^'ïïéht'la 
disposition est assez régulière. 

6. Seriatopora spinosa. 

MiUepora lineata? Forskal, Descrip. animaHum quœ itinere oriefââïi'owr' 
vavit, p. 137. 

Seriatopora svlmUiia, Efareoberg, CoraU. des rothen Meeres^ p. iSî. 
Polypier formant un buisson très-lâche, lïon 'fascicule, et ttêftèsé 



J 



sent presqu'à angle droit tbut autour 'des DMncIiës '{>rîii'ci^^è(s; 
celles-ci fortes et devenant très-grosses vers le iMs {%h 1 ftilffiûètres 
ée^large). Calices subovalaires, surmontés d'une lèvre saillante^ voûtée 
^et échinulée. dolùmêile très-distincte et comprimée. Èlpiso^ assez 
bien développées. Gœnehchyme assez abondant et à surface ^anu- 
loso-échinulée. 

Mer Rouge. 

7. Seriatopora caliendrum. 

Sêtiatopora caliendrum, Ehrenberg^ op. cit^ p. 123. 
— - i)djiu/Ëxptor. exped., îooph., p. 5^2, i)l.'49/iig. 4. 

Espèce très-voisine du S. lineata, mais ayant les calices droits, la por- 
tion supérieure de leur bord labial ne s^âvaùçant pas "en forme ^e 
voûte. Golumelle peu marquée. Cloisons tout-à-fait rudimentaires. 

Mer Rouge. 

'8. StRiATOPOiU Valida. 

)^értàtôpôra vcUtdoy Ehrénbérg, 6p, et/., p. ife. 

Polypier en buisson fascicule, serré. Branches souvent çoalescentes, 
'presque 'toutes vérticaïes, naissant sous (les "angles irës-aigtis feta^ant 
'environ 4 millinièfrés dediamétre. Calices petits /sans prôlOû'gémétit 
labial^ et formant des séries très-rapprocliées, ihàis'géhéralemént bfèn 
distinctes. 'Cloisons fiidiinentairés. Cœiiénchym'B îi surface griûiuKe. 

Ongine inconnue. 

9. Seriatopora octoptèra. 

Seriatopora octoptèra^ ÊErenberg^ CoraU. 'des rothen Meeres, p. iS5. 
Dana) op, otY*,>p. 521* 

Polypier formant un buisson fascicule et peu élevé, dont les bran- 
'éhcfs tâiisseht très-obliqûemem (sous un angle d'ehvirotiao*). -Les 'ta- 
muscules terminaux courts, gros jusqu'auprès de leùrsomtotèt, où le 
eçNijçnpbyine mural lormQ une sorte d'étoHe' tiinminale beai^ooup 
mieux marquée que dans les autres espèces du même genre. Calices 
T^etifô,'f>eru allongés, sans iMdîHeTabiàle et iae fornitot, éttgéjiéral, que 
Ades sériesîpeu disti&cteset fort rapprbehées. C<3e^ebchynie très^hi- 
nulé et à tissu moins compacte que d'ordinaire. Longueur des bran- 
ches, 3 ou 4 millimètres. 

Habite la mer Rouge. 

io. Seriatopora ôceliata. 

^kààpora ocrf&rfû, Ehrcnbcrg, CordtHûes roi)iénHéeres,p. i^. 

Polypier rameux, a branches fortes (7 à 8 millin^ètres de diamètre), 

généralement subquadrangulaires, trapues vers le bout et coales- 

'léêfntés.'Caliêéis plus grands que dans 'ïés'ésjpècés précédfetifes (alyant 

tm'peti'plus'de 1 innifinètre dàiisia direcUon'de tèur 'grand 'âXe)'ot 



3l4 ZOAimUlBBS SCLBBOWBBlis TABULÉS. 

disposés^ très-près les uns des autres^ en séries qm sont séparées par 
des espaces assez larges et presque glabres. 

Origine inconnue. 

Le PoBiTES CERYiNA de Lamarck (op. dt,, 1. 11^ Pv^"?!) 6st une Se* 
fiatopora en mauvais état de conservation. 

Genre II. DE1I0ROPOEA. 

D^dropora^ Michelin^ tcon. zooL^ p. 187. 1845. 

Polypier arborescent, formé de branches cylindroïdes, grêles. 
Gœnenchyme lisse. Calices écartés et entourés d'un petit bour- 
relet. Cloisons très-petites et peu distinctes. 

Dendropora explicata. 

Dendropora explicita, Michelin, lœn. zooph., p. 187, pi. 48, fig. 6. 1845. 
«— Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. pàlèoz,, p. 304. 
-^— Pictct, Traité de paléont,, pi. 107, flg.9. 

Polypier rameuz, dont les branches naissent les unes des autres 
sous un angle d'environ 85% et sont presque droites, suhtétragonales 
et très-finement granuloso-striées, suivant leur longueur. Calices es- 
pacés, suhovalaires, pourvus d'une bordure murale assez saillauite^ et 
déçusses (c'est-à-dire opposés 2 par 2, et les paires alternant entre 
elles). Dents cloisonnaires peu ou point distinctes. Diamètre des bran- 
ches, 1 1/2 millimètre. 

Du terrain dévonien à Ferques près Boulogne-sur-Mer. 

Genre III. RHABDOPORA. 

Dendropora {pars), M'Coy, op. cit. (An«. of nai. hist., série 2% t. III, 

p. 129). 
Bhabdopora, Milne Edwards et J. Haime, British. foss, CorcUs, p. i*zin. 

Polypier formé de branches prismatiques. Cœnenchyme échi- 
nulé. Calices disposés en séries. Cloisons très-distinctes et légè- 
rement débordantes. 

Rhabdopora megastoma. 

Dendropora megastoma, M'Coy, op. cit. {Ann. and. Mag. of nat. hist., 2« sér., 

t. III, p. 129. 1849). 
Rhabdopora inegastoma^ Miloe Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corals, p. 165. 

Polyp. foss. des terr. palœoz., p. 305. 

Pictet, traité de paléont., pi. 107, fig, 10. 

Polypier rameux. Branches tétraédriques, naissant sous un angle 
d'environ 70% et ne différant que peu en grosseur (épaisses d'un peu 



raicnmê, 3 1 5 

pluB de i millimètre). Gœnenchyme à surface granulée ou sobéchi- 
nulée et très-obscurément striée. Calices disposés en séries verticales^ 
simples^ sur chaque face des branches, espacés, \m peu allongés ver- 
tioalement et un peu saillants. Dents cloisonnaires bien marquées, au 
nombre de 12, et subégales. 

Du terrain carbonifère de TAngleterre. 

Le PociLLOPORA APPRoxiHATÀ de M. Eichwald {ZooL spec.,t. I, p. 182) 
parait appartenir à ce genre. « . 

Genre IV. TaAGHTPOBA. 

lYachypora, Milne Edwards et f. Haime, Poîyp, des terr, po^éoz, p. 1S8. 
1851. 

Polypier depdroîde, à branches cylindriques. Gœnenchyme 
offrant des stries costales très-grosses, vermiculëes, très-irrégu- 
lîéres et subéchinulées. Galices écartés et entourés dnn petit 
bourrelet. Pas de cloisons distinctes. 

Trachtpoba Datidsonx. 

Traehypora Davidsoni, Milne Edwards et Ji Haime, Potyp, foss, des terr» 
pakBOZ.y p. 305, pi. 17, fig. 7, 7«. 

Pictet, Traité de paléont., pi. 107, fig. 11. 

Polypier composé de branches grêles et cylindroîdes. Galices cu- 
puliformes, subovalaires, distribués irrégulièrement, et trèsrécartés 
entre eux. Gœnenchyme irréguUèrement costulé par des stries longi- 
tudinales qui paraissent résulter de la confluence de tubercules échi- 
nulés, et qui sont unies latéralement par de petites traverses, de fa^n 
à circonscrire de petites fossettes et à donner à la surface du polypier 
un aspect vermiculé. • 

Du terrain dévonien de Ferques près Boulogne-sur-Mer. 
QUATRIÈME FA&OLLE. THÉGIDËS. 

{TBECID^.) 

Polypier massif. Polypiérites soudés entre eux par leurs 
murailles qui sont épaisses et compactes. Cloisons lamellaires, 
bien développées dans toute la profondeur de la chambre vis- 
cérale, mais n'atteignant pas tout-à-fait jusqu'au centre de 
cette cavité. Planchers horizontaux, bien développés. 

Cette petite famille est propre au terrain silurien et ne se 



n 



3l6 ZOAMTHAIRBS SCUÉROnKIIMiS TABULÉS. 

donfipôSe'iitiè de Seul genres : tes TMCià ^i'inft lestiifisBrifi 
sobcocifluentes extérieurement, et lès Columnaria, éi!ilKUarïi^ 
est inm tKstincte des doisons. 

Genre i. YWtÊiCÊA» 

Âganhia (pars), Goldfuss, ^etréf.^'Germ./i. % p. 't^9. 

Forites (pars), Lonsdale dans Murchison, StW.'Sysf., p/é^. 

Thecia, Milne Edwards et J. Haime^ Con^t-rmd, de VAcad, des se., 
t. XXIX, p. 263. ^849. 

'l^otyi^tèr toà^if, {>rë8e!titaAt «n faux cœnéàchyine compaeCie 
et très-développé, qui est formé par la soudure latérale des ékÀ- 
sons «Rire, elles. A la surface du polypier, ces cloisons sont sub- 
ooofluenies. Calices très-peu profonds; chambre viscérale étroite,' 
f^lanch^l's épais. 

Thkcia S^miÈtixitifh 

Agaricia Svmdemiana, €oldftiss, Pêttéf.yimniyh. I, p. 109, pi. 38, flg. 3. 

1829. 
Agaricia StiHhderiana, Morren, Descr, CoraU, Belg.^-ii, 46. 1832. 
Pontes expatiata, Lonsdale in Murcbison^ SU, 'Syst,,p, éÀl, pi. 15, flg. 5. 

1839. Le grossissement 3 a est inexact. 

Portes SttAndémàna,^T(>m, Itid. palé&ni.yp.'ifUSi. 1949. 
"TfiëtialSiMndèrni^^lâ Brk. /«tf^. Conrf», ItftMd., 

-p, ^xfii.-l89D, eljj. 278/pl.65;«g. 7, >. '^Poiyp, féss, des ierr.paiœoz., 

T)/3(n. 

(Hiav^hilijfôra'0ttfiM»ta,k.îrOâiig^^ t. I,!p. âO. 1830. 

'^àlébp6ta?^{mBàià) éépkMa, M'Coy, Brit.paUBOZ. /bf«.,>p. 14. 

Polypier en masse subgibbeuse ou subplane, libre ou Até>|iiSar le 
milieu et iÔT^foiiïs'à^sëz'ihihé'e. PMteiâu iiiférteUr 'recotïvwt tHine 
épithèque mince et plissée. La surface supérieure couverte de calices 
superficiels, plus petits dans les dépressions que sur les gibbosités, 
souvent polygl9t)fdttx,'ét iïépjrés quelqii^'ôis r][^'t(n faible sillon intra- 
mural, mais en général à cloisons conûuentes par leur périphérie. 
Une petite fossette calicinale très-peu profonde, entourée par les cloi- 
sons et n'offrant pas de trace de columelle. Cloisons au nombre de 12 
,4,18, bien développées, un' peu épaisses^ légèrement âexueuseç, al- 
ternativement un. peu inégales en étendue, mais également fortes et 
'Serrées^ leur bbtd supérieur horizontal. Unesectiôn'Terticale fàitTiJir 
^ue 'le fô,ux xitBnâiicliynie résultant de la souduve des cloisons est 
très-développé, très-oompacte et disposé en manière de muraille 
épaisse entre les chainbres des polypiérites adjacents. Planchers' aisées 
forts et occupant seulement la' partie céntMle delà chambre vîséftléle, 
.qui n'est pas envahie par le tissu septo-mural. Largeur des' calices, 
environ 1 millimètre. 



J 



3iif 

l/AjpiTigi^^G^UJÇïULATiL de Morren (Descr. Cùrafl. in Belffèo repert,^ 59^ 
^ i%^^' lx.%) nous. parait ôlre un ezçmplairct usé ih c^lte espj^ce. 

2t. Thecia Gkatana. 

Ikeeàa Grayam. MiliM Edwards et J. Baim^^ f odfy. d^5, ftçfar, fyni^aii^, p«^« 
— Bnï. foss Corofe IV 370, pt ^, % St^ 

Polypiê? BBônoe» fixé* 6pithd<pi« dn ^\sém^ tr^l^vtft ^:lt..pjy^,()9n- 
centriques. Calices subégaux^ plans en dehors et creusés au ceojUre 4'iW(9 
fossette arrondie, un peu profonde. Cloisons au nombre de 12, égales, 
serrées , très-épaisses et portant sur leur bord supérieur une double 
sifi^ dçi giaiiis «3^ ^o^ Diaixièjjre d^s c^^es^ environ 1 niillim^tçe» 

Du terrain silurien supérieur de l^Angleterre, àPudk|(. 

Nous sommes portés à croire que le Monticxûaria St&mbergii (Lons- 
dala^ dans Muschison, de Yemeuil et. Kayseslîng^ fy^m omi^Qm^, 
t i> p. 6fli&), est un moule, da Thecia* 

Genre II. GOLDBUIAHIA. 

Columm'fi(^ ['90,rs), Goldfhss, Fetref. Qerin., 1. 1, p. 7t. 1886. 
Pavisteïïaf Dana, ExpL exped., Zooph.y p. 538. 1846. 

Polypier massif. Calices polygonaux. Murailles compactes, 
xt^aU bien disunctes. dçs cloisons qui sont lit^res entre elles et 
l^Qfk dévol^ppé^s, quoique n^inç^s^ Pisiocliers borizQnt^HI?:. 

Ce genre n'a été bien délimité que par M. Dana souftle nom 
de FavhleUa^ mais a été établi longtemps avant d'une manière 
moins précise par Goldfuss sous le nom employé ici. 

1. GOLUUNABIA ALYEOLATA 

Cciumnaria alveolata, Goldfuss, Petref, Germ., 1. 1, p. 1% Ub. 24, fig. 7. 1896. 

Bronn, Leih. Geogn., 1. 1, p. 51, tab. 5, fig. 6. 1835. 

Columnaria muUiradiata, Castelnau^ Syst. Sil, de VÀmér. sept, p. 44, pi. 19, 
fig. 1.1843. 

Columnaria alveolata. Hall, Paléont. ofNew-York, t I, p. 47, pi. 12, fig. 1 . 1847. 

Favistelia steUata, Hall, ibid., 1. 1, p. 275, pi. 75, fig. 1. 

Columnaria alveolata, Miloe Edwards et J. Haime, Polf^. foss, des terr, 
palœox., p. 309. 

Polypier en masse asf réiforme, élevée. Calices très-inégaux dans les 
^divers échantillons et souvent dans le même exemplaire ; les plus 
grands ayant 5, 6 et jusqu'à 7 millimètres de diamètre. Murailles 
toujours simples et polygonales, assez épaisses. Cloisons au nombre de 
12 & 18, peu inégales, quoique alternativement un peu différentes. 



1 



,3i8 ^AWiuiBit saiRODBuKt Tinnii. 

bien développées, trôs-minces^ se prolongeant sans interraption dans 
toute la hauteur de chaipie polypiérite^ mais n'atteignant pas tout^ 
fait jusqu'au centre où les planchers sont lisses; quelques-unes se re- 
courbent un peu vers leun voisines; des vestiges d'autres cloisons 
^dimentaires entre les précédentes. Les traverses intercloisonnaires 
se correspondent à peu près dans les diverses loges de la cavité vis- 
cérale et viennent se confondre au centre de celle-ci^ de façon à cons- 
tituer les plancherâ communs qui sont légèrement convexes et sitoés 
à environ 1 ou 1 1/2 millimètre les uns des autres. 

Du terrain silurien inférieur des Etats-Unis d'Amérique (Ohio, fai- 
diana^ etc.). 

2. GoLUMlfAlUA GOTHLAKDIGA. 

Cckinmaria Gcthkmdka, Milne Edwards et J. Haime, Pofyp. fns. det tmr. 
pakBOg., p. 309, pi. 14, fig. % 2«. 
Pictet, Traité de PaléotU,, t. IV, p. 448, pi. Ifl7, flf . 12. 

Polypier en masse astréenne. Calices inégaux^ polygonaux. Murail- 
les assez minces. Planchers supérieurs lisses dans leur milieu; Î8 à 
22 cloisons très-minces, subégales^ n'asrivant qu'à une certaine^ dis- 
tance du centre et légèrement courbées en dedans ; un nonaJ[>re égai 
de cloisons très-petites^ alternant avec les précédentes. Planchers dis- 
tants de 1 1/2 à 2 millimètres, légèrement convexes et minces. Grande 
diagonale des calices, 7 millknètres; leur profondeuf^ 3 millimètres. 

Du terrain silurien supérieur du Gothland. 

Le CoLUMifARiA SULGATA de Goldfuss est un Cyathophyllum altéié 
(Fetref. Germ., 1. 1, p. 72, pi. 24, fig. 9), et le Columnaria lsyis, du 
même auteur (op. cit., pi. 24^ fig. 8), nous parait appartenir au genre 
Lithostrotien. 



SECTION 



SES 



lADRÉPORAIRES TIIBULEUL 

{MADREPORARIA TUBULOSA.) 

Polypier simple ou composé. Marailles non perforées. Cavités 
viscérales ne présentant ni colamelle, ni planchers, ni cloisons. 
Système costal rudimentaire et représenté seulement par des 
stries costales non saillantes à la face interne des murailles. 

Cette division, établie par M. Haime et nous en 1850, ne se 
compose que d'une seule famille, celle des 



AULOPORIDES. 

{AVLOPORIDJE,) 

Les deux genres qui constituent ce petit groupe, sont fossiles 
et se distinguent entre eux par leur base qui est tantôt libre, 
tantôt rampante. 

Genre I. AULOPORA. 

Milleporites^ Knorr et Walch^ itec. des monum. des catastr., t. III, p. 157. 
Au/opora, Goldfuss, Petref, Germ,y 1. 1, p. 82.. 1829. 
Stomatopora Bronn^ Lethea geognost., t. I^ 54, 1835. 

Polypier fixé, rampant, se multipliant par gemmation latérale 
et composé de poiypiérites' cylindroïdes ou en forme de cornets, 
plus ou moins libres entre eux latéralement et recouyerts d'une 
épithèque complète. Stries cloisonnaires peu ou point distinctes. 
Chambre viscérale des jeunes communiquant avec celle de l'in^ 
dividu souche. 

Les Aulopores ressemblent beaucoup à certains Bryozoaires, 
tels que les Alectos.et les Griserpies (i), mais s^en distinguent 

(1) Voyez Dotre Mémoire sur les Grisies> etc. {Ann. des Scien, nat.^ 2« série, 
t. IX, pi. 4, fig. 1-4.) 



1 



âlO tOAKtttAnifeS SGLÉRODKlIMis tfJVCUSOX. 

par la confluence des cavités viscérales chez les individus qui 
naissent les uns des autres, et par l'existence de stries cloison- 
naires. Cependant ces caractères ne sont pas toujours bien tran- 
chés, et il est possible que l'on ait confondu sous ce nom des 
êtres d'une structure dîGFérente. Il est aussi à noier cme Iq^o- 
lopores ont la plus grande analogie avec les très-jeunes Syrin- 
gopores; m^is.i|s.reft^ r;i^p2^n(s^ ^(Vdis,qii|B, ce^-ci s'élèvent 
en iaisceausi. 

Toutes les espèces bien caractérisées appartiennent au terrain 
dévonîen. 

M^SÊforUêp repmi, Knorr el Walch, Aac. detnim* dêieatMStt*, i. 1U, p. 1S3. 

Suppl,pj.6*,Hg^l.i77fii. 
Tvbiporites serpens, Schloiheîm, PetrêfacL, i^* part., p. S57. 1820. 
Àukpofa 4mtpenB, Goldfciss, Pelrêf^ Qemûy 1. 1, p. 8S^ tih. 3% i%. I. IW. 
(Non Tubipara serpeii^L) ' 

HoU, Handb. der Petref., p. 413. 1830. 

Akcto serpens, Sieininger, op. ctï. (Mém. Soc, géol, de Franc», 1. 1^ p. 341, 

pi. 90, fig.9. 1831.) 
Avlopora serpens, Morren, Descr, CoraU. in Belg. repert,, p. 71. 1832. 
Stomatopora serpens, Bronn, Leth, geogn-, U I, p> 34» lab. 3, flg. 10. 1835. 
Avlopora serpens, Keyserling, Reise in das Peischora-land^ p. 184. 1846. 
AiUopora reticulum, Steininger, VersL der Eifel., p. 13. 1849. 
G(0tof^serpm9y D?Ofbigiiy, Frod,y 1. 1, p. 109» 1^30i 

~^ Dp YewuU et J. Uaiinç, op, <*. (J^kU, Sqc. giç^. da ^^rt^fi^ ^ 8^ 
t, VII, p. 103. 1830). 

Aiàopora repens, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr, palœos., 
p. 312. 
Quenstedt, Handb. de$rp»twf., p. 638, pK 96, fig. 19 et 20. 

^t^iljrp^ev rampant» tou^oui^ trèsrpeu él^vô et feixniçu^ ^ Iji^ s^çr^* 
du corps qu'il recouvre, soit un réseau^ soit une pjaque mince. Pôly- 
piérites cylindro-turbinéfî, entourés d'une épithèque complète, cou- 
chés dans toute leur longueur et relevés seulement à rextrémité su- 
péfiti^e 0Ù.I9 c^Uce préy^nte un p0tit bou^^^l^t \alm\ circulaire» et 
qu^ijfAfoJ^ iQt^rieufepent 12 petites dçnts c^oiaonn^aires ^^ibj^a]^. 
I4 geHmjj^iiôi]^ a lieu près du calice, soit sur unç ligne ^ui se prolonge 
dans la direction du parent, soit latéralement; et suivant que la mm- 
tiplication est lente ou active, la réunion dos polypiérites nés dé la 
sorte constitue un réseau plus ou moins séné, ou l3ien une plaque 
continue dans laquelle ceux-ci sont tous soudés entre eux par leurs 
côtés. La longueur des individus est ordinairement de 3 à 3 millimè- 
tres, et le diamèti^e dos calices varie dç 1/2 à 1 1/2 millimètre; le dia- 
mètre du polypiérite n'est pas beaucaup plus grand. 

ÏÏ^T^ 1^5 nçi*Sop?. danç 1^ 1^% des polypiérit^, on serait, a^a 
premier abord, disposé à les considérer comme appartf ]j^apt ^ plu^i^ 



J 



r 



AULOPORIDJBII» 3a 1 

espèces distinetes; mais nous avons trouvé tous les intennédiaires 
entre les extrêmes. 

' Du terrain dévonien de Ferques près Boulogne-sur-Mer^ de llSfel, 
de la Russie et de l^pagne. 

2. AULOPOBA TUBJiSFORUIS. 

AfOopora tubœformis, Goldfuss, Petref., 1. 1, p. S5, tab. 29^ fig. 2. 1829. 

Àleeto tubœfoimUs, Stelninger, op. cit. IMém, de la Soc. gM> de France, 1. 1, 
p. 541. 1831.) 

Avkfora iubœformis, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. pa- 
teojar., p.513. 

Cette espèce présente les mômes variations dans le mode de grou- 
pement des polypiérites que l'A . repens, mais les individus ont une 
forme im peu plus turbinée^ et les calices sont subovaloires^ à bords 
très-minces et aussi grands que le diamètre des polypiérites (1 1/2 mil- 
limètre). 

Du terrain' dé vonien de TEifeL 

M. Hall rapporte à cette espèce un Aulopore qui se trouve fixé sur > 
le CysHphylîum ammcamxn (GeoZ. of New-York, 4* partie, p. 209), 

3. AimOPORA CUGULLIlfA. 

Atdopora cucuUma, Michelin, Icon, zooph,, p. 186, pL 48, fig. 5. 1845. 

Aulopora iubœformie? \bïà,, p. 186, pi. 48, fig. 4. 

AiUopora cuctdiina, Mllne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, pakBOg.', 
p. 313. 

Ce polypier, très-voisin de TA. tubœformiSy parait s'en distinguer 
par un mode de groupement toujours lâche, par la forme plus- déci- 
dément turbinée des polypiérites et par la grande ouverture des ca- 
lices, qui ont les bords minces et subovalaires (1 è 2 millimètres de 
diamètre). 

Du terrain dévonien à Ferques, Nahou et Viré. 

4. Aulopora coif6L0HBRA.TA. 

Aidopora conghmerata, Goldfuasi Petref. Germ., 1. 1, p. 85, tab. 29, fig. 4. 
1829. 

*— ^ Horren, Descr. CoràU. m Belg. repert^, p. 71. 1832. 

D'Orbigny, Prod, de paUont,, 1. 1, p. 109.' 1830. 

-^— Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. paiœoz., p. 313. 

Ce polypier offre un groupement très-serré et un peu irrégulier. 
Les individus sont longs, cylindriques, très-relevés et libres en haut 
dans une certaine étendue. Calices circulaires et dont le diamètre ' 
égale presque celui du polypiérite (environ 1 millimètre); bord labial 
un peu épaissi. Quand Tépithèque est enlevée, on distingue 12 stries 
costales. 

Du terrain dévonien de TEifel et de Bemberg. D'après D'Orbigny, 
ce fossile se trouverait aussi à Ferques. 

CoraUiaires. Tome 3. 21 



3a3 Z0ANTBA1RE8 jKUÉBOilSailéS TCBULE1JZ. 

L'AvLOPOBA SFiCATA de Goldfuss (l^etref. Grem».^ 1. 1, p, 8d^ pi. %S^ 
iig. 3)^ ne nous paraît être qu'une variété rameusQ de TA. congrlûme- 
ro^a. On Ta trouvé à Néhou^ dans le département de la Hanche^ aussi 
bien que dans TEifel. 

Lonsdale rapporte avec doute^ à TA. cc/nglomeTaJta, un polypier du 
terrain silurien de Tîle de Dago (dans Touvrage de MM. Murohison, 
de Vemeuil et Keyserling, sur la Russie et l'Oural, t. ï, p. 626). 

Genre IL PYRGIA. 

Pyrgfta, Milne Edwards et J. Haime, Folyj^. des terr. pa/œo«., p. 310. 

Polypier simple, ayant la forme d'un cornet libre, pédicellé 
et entouré d'une forte épithèque. Calice circulaire, très-profond 
et ne présentant que des traces obscures de stries cloisonnaires. 

1. Pyrgu Michblini. 

Pyrffia MicheUni, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. desterr. pHœox., 
p. 310, pi. 17, fig. 8, 8s S"». 
Quensledt, Handb. der Petref., p. 638, pi. 36, fî«. l8. * 

Polypier rappelant la forme d'une pipe, courbé à une faible dis- 
tance au*dessous du calice et se prolongeant en un pédicellé teès- 
grand, droit et subulé. Au point de courbure naissent souvent 1 ou 2 
éperons divergents. Longueur, environ iS millimètres. Diamètre du 
calice, 4 ou 5 millimètres. 

Du terrain carbonifère de Toumay, en Belgique. 

2. Ptrgia Labechii. 

Pyrgia LabeohU, Hilne Edwards et J. Haime, Polyp. dêf tetr. pakBox,, p. 311. 
— Brit. (088. CoraU, p. 166^ pi. 46, flg. 3, 3«. 

Cette espèce diffère de la précédente par la brièveté du pédoncule 
et l'absence d'éperons; les stries cloisonnaires paraissent être aussi 
beaucoup plus nombreuses. 

Du terrain carbonifère, à Frome en An^eterre. 



SECTION 



VE» 



KADRÉPORAIRES RUGIIEUX. 

{MADREPORARIA RUGOSA.) 

m 

Dans cette division, comprenant des polypiers simples et 
composés, l'appareil septal ne forme jamais six systèmes dis- 
tincts, comme dans tous les Zoanthaires précédents, et parait 
dériver toujours de quatre éléments primitifs. Quelquefois cette 
disposition est mise en évidence par le grand développement 
de quatre cloisons principales ou par Tetistence d'un égal 
noD^re de dépressions qui occupent le fond du calice et afiec* 
tent une disposition cruciale. Dans d'autres cas, il n'y a qu'une 
de ces excavations ou une des cloisons principales qui soit bien 
développée, de manière à interrompre la forme étoiléé de l'ap- 
pareil septal (pi. G\ fig. 2, 3""). Enfin, dans d'autres cas en- 
core, on ne peut découvrir aucune trace de groupes ou systèmes 
distincts dans l'appareil septal qui n'est représenté que par des 
stries nombreuses s' élevant de la surface supérieure des plan- 
chers ou des vésicules endothécales vers la paroi intérieure de 
• la muraille (pi. G*, fig. l^ 1^ pi. G«, fig. V). 

Les polypiéiites sont toujours parfaitement distincts entre 
eux et ne sont jamais unis par un cœnenchyme indépen- 
dant. Les murailles sont en général très-peu développées. La 
chambre viscérale est ordinairement occupée par une série de 
planchers ou par un tissu vésiculaire, et souvent cette endothè^ 
que constitue la principale partie du polypier. Il est aussi à 
noter que les cloisons, quoiqu- en général très-incomplètes, ne 
sont jamais poreuses ni poutrellaires ; enfin, leurs faces latérales 
ne portent jamais de synapticules proprement dites et ne sont 
même que très-rarement granulées. 

Les individus se multiplient par gemmation et jamais par 
fissiparité. Les bourgeons reproducteurs se développent en gé- 



'I 
I 



'1 



324 EOAimunus scLiaossuis Rvsinroz. 

néral à la surface du calice des parents, ce qui arr^ souYent 
raccroiflsement de ces derniers et amène une superposition de 
générations {voyez pi. G\ fig. \\ i^). Dans d'autres cas, le 
bourgeonnement est latéral. 

Le groupe des Zoanthaires rugueux, établi par H. Haime et 
nous dans notre Monographie des Gorailiaires fossOes de la 
Grande-Bretagne, se compose presqu'entièrement d'espèces 
fossiles appartenant aux terrains anciens. U se subdivise eo 
quatre familles qui peuvent être caractérisées de la manière 
suivante : 



eomplètet, /miieg par àeê tra- 
s'étradant wul Tenes lameUai- 

interruption i res STAOBidiE. 

lertpQiir4 dans / 
Ta d'an Itoate la haateorlUbres latérale- 
|appareil i de la chambre I nent; ni traTer- 
costal / Tiflcérale et \ ses^ ni plancbere. Ctatmaxoiopa. 



llAlttÉPO- 
KDGUKUZ, 

dont 
le polyi^er 



bien 

distinct ; lincomplètes^ neformant pasde lames 
cloisons! continues dans toute la baoteur 
de la chambre Tiscérale, qoi est 
ordinairement subdiTîsée par une 
série de planchers superposés. 



CTaraoparujDiB. 



est composé essentiellement d'un tissu vési- 
calaire et ne présente que de liidbles traces 
d'un appareil septaL CTsnFonxiDJS. 



PREBIIËRE FAMILLE. STAURIDËS. 



{STAURWAS.) 



Cloisons bien développées, constituées par des lames par- 
faites qoi s'étendent sans interruption dans toute la hauteur de 
la chambre viscérale, qui sont unies latéralement par des tra- 
verses lamellaires et qui sont disposées en quatre systèmes, 
caractérisés en général par l'existence de quatre grandes cloi- 
sons primaires formant une croix. Murailles bien développées 
et imperforées. 

On peut distinguer de la manière suivante les divisions gé- 
nériques établies, en 1850, dans celte petite famille par 
H. Haime et nous. 



/ (pas de colamelle ni de eàU% murales. Stàdbiâ. 

(composé^? 
STAuaiBiE 1 (une columelle styliforme et des côtes. Hologtstis. 

dont J 
le polypieM (systèmes septaox bien caractérisés par 

^^ I simnle I ^^^® grandes cloisons Poltcobtu. 

\ (systèmes septaux contes. ....... Mstriophtiluk. 

Genre I. STAURIA. 

Colurnnaria {pars), Lonsdale (Murchison^ Yemeuil. et Keyseiling); 
the Geology of Bussia and the Uràl Momtaim, 1. 1^ p. 601. 

Stauria, Milne Edwards^ British. foss, Corals, p. LXIY. 1850. 

Polypier composé, massif, astréiforme et s'accroissant par 
gemmation caliculaire. Polypiërites revêtus d'une épithèque 
complète qui est intimement unie à la muraille et ne présente 
pas de stries costales. Cloisons larges et glabres; les principales 
au nombre de 4) s^unissant entre elles par leur bord interne en 
forme de croix régulière, et plus saillantes que les autres vers le 
centre du calice. Pas de columelle. Traverses de deux sortes; les 
unes périphériques et vésiculaires; les autres centrales, simples 
et horizontales. 

1. StaUBU ASTRBIFOBIIIS. 

Madrepora (tggregata, etc., Fougt^ Linné, Amœn. Âcad.y 1. 1, p. 97, pï. 4, 

llg. 16. 1749. 
Madrepora favosa (pars)^ Linné^ Syst, nat, édit. i% p. 1275. 1767. 
CokuMUvria svUcaia^ Lonsdale in Murchison, Vemeuil et Keyserling, ihe Geol. 

of Russie, vol. I, p. 601, pi. A, fig. 1. 1845. (Non Goldfuss.) 

Stawria astreiformis, Milne Edwards et J. Haime, BriU foss. Corals, Intr., 
p. LXIY. 1850.— Pol^. foss. des tsrr. paiœoz., p. 316, pi. i, fig. 1, 
l^l^l«,i«. 

-*— Pictet, 7ratïtfde|Ni/^6ii^o/.,pl.l07, fig. 13. 

Polypier astréifonne. Polypiërites assez élevés, soudés entre eux pour 
la plupart^ mais quelquefois en partie libres. Calices inégaux, circu- 
laires chez les individus qui sont écartés entre eux, mais en général 
polygonaux et présentant des bords simples et minces. Cloisons minces^ 
serrées, formant 4 cycles; ceux du premier cycle atteignant jusqu^au 
centre du calice; les quatre systèmes un peu irréguliers. Calices assez 
profonds (4 millimètres) et ayant 6 ou 7 millimètres dans leur grande 
diagonale. A Taide d'une section verticale on voit que les murailles 
sont assez fortes^ et que les traverses endothécales sont vésiculaires 
et disposées sur deux rangs près de la muraille, mais simples et à peu 
près horizontales vers le contre, où elles sont distantes d'environ 1 mil- 
limètre entre elles. 

Du terrain silurien supérieur de Gothland et de Dago. 



\ 



33o zoAinrHAiRBS teuÉBOisftifis rugueiiz. 

Cyàtùf^lfUitm mUraium (pan), De Koninck^ Anim, fats, du ierr. earh. de Ut 
BOg., p. 32, pL G, ùs- 9* et ^. 1842. {cœt. exc^. Non GoUfoss. 

Cyaihaxùma comu^ Michelia, Icon. zoopk., p. 258, pi. 59, fiy. 0. 1846. 

Cyaihaaxmia mitrala, D'Orbigny, Prod. de paJéant., 1. 1, p. 158. 1850. 
M'Goy, Brit paiœoz, foss,, p. 109. 

Cyathaxonia cornu, Milne Edwards et J; Haime, Poiyp, fost. des ierr. fa- 
lœoz., p. 520, pi. 1, llg. 5, 5«, 5">, — Brit. fan. Corals, p. 166. 

-— Pictet, Traité de paléontol., pi. 107, iig. 15. 

Polypier cylindro-conique, arqué en forme de corne, pointa & la 
base, entouré d'une épithècpie mince et présentant de trè&-foibles 
bourrelets circulaires, mais jamais épineux. Galice circulaire^ assez 
profond, à bords minces. Golumelle cylindro-conique, très-saillante, 
légèrement comprimée dans le plan de la courbure, et d'une texture 
compacte, mais creusée d'un petit canal central. Fossette septale bien 
marquée, mais étroite. Gloisons extrêmement minces, étroites, hautes 
et formant 4 cycles; celles des trois premiers ordres subégales, alter- 
nant avec \fiï égal nombre de plus petites, et arrivant pour la plupart 
jusqu'à la columelle, où elles présentent ordinairement un petit lobe 
arrondi ; celles du troisième ordre courbées vers les secondaires et s'y 
soudant près du centre. Hauteur du polypier, 10 ou 15 millimètres; 
diamètre du calice, 4 millimètres. 

Du terrain ^carbonifère de Tournay, en Belgique; se trouve aussi à 
Kendel, en Angleterre. 

2. Gyathaxonia CTNonoir. 

TurbinoUa etfnodon, Bafinesque et aifford, op. dt, (Ann. gén. de fhy$, de 
BruxeUes, t. Y, p. 234. 1820.) 

CifaihophyUum Midielini, Gastelnau, Terr. sil. de VAtnér. du Nordy pi. 23, 

fig. 3. 1845. 
Cyathaxonia cynodon^ Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr. pa- 

Ubo%., p. 321, pL 1, fig. 4, 4*. 

Polypier assez semblable au précédent par sa forme générale, mais 
plus allongé, moins courbé et très*aigu à la base. Epiihèque très- 
mince, laissant apercevoir de petites côtes droites, fines et égales, 
qui, vers le haut du polypier et de deux en deux, sont armées d'une 
série de petites épines formées par des prolongements de Tépithèqûe; 
jamais d'épines vers la base du polypier. Galice subcirculaire pro- 
fond. Golumelle très-saillante, pleine et très-comprimée au sommet, 
mais subcylindrique dans le reste de sa partie libre. Gloisons bien 
développées^ au nombre d'environ 36 ; minces. Hauteur du polypier, 
environ 25 millimètres; diamètre du calice, 6 ou 7 millimètres. 

Du terrain carbomfère de l'Amérique septentrionale, près de Louis- 
ville et à Pittsburg. 

3. GTATHAXOmA TOftlUdSA. 

CifflrfAop*yWiim plkaium (pars), De Koninck, Foss. des terr. ca¥b. de Belg., 
p. 22, pi. G, fig. ¥ et 4s. 1842. {Cœt. exd.). Non Goldfuss, * 



J 



r 



cTAfHAxominis. 33 1 

C^hUâmia totiuùtû, HiGhèUii, Ictm, }ayoph,y p* Kffii jA. tS», Hg: 8. 4848; 
C^fàfkaxwiikt plieaia, D'Orbigny, Prod. de pàléont., i. I, p. 458. i850. 
Cyàthaamia hrtuoÉà, Milne Edwards et J. Hâime, Myp. fn$i 4ès iêm 
pùkBàg,, p, 331 

Polypier allongé^ contourné , entouré d'une épitliëque plisséé et 
présentant quelques bourrelets d'accroisseiiiefiit. CâliOè €irciulâii<e. €k>- 
lumelle un peu forte, médiocrement saillante, comprimée et à section 
ovalaire. Fossette septalé bien marquée. Cloisons principales au 
nombre de 28, égales, minces, légèrement épaissies en dehors et al- 
ternant avec un égal nombre de .cloisons très-petites. Hauteur, près 
de 4 centimètres; diamètre du calice, 15 millimètres. 

Du terrain carbonifère de Toumay. 

4. GTÀTHAXOinÀ KONINCKI. 

Cyaihaxonia Konincki, Milne Edwards et J. Haime, Pef^P' des t$rr. ptUœos.^ 
p. 521. 

Polypier subpédicellé, légèrement courbé et garni d'une épithèque 
très-forte, un peu plissée. Galice suboyalaire, médiocrement profond. 
Columelie très-saillante et fortement comprimée au sommet. 26 cloi- 
sons principales fort minces, alternant arec un égal nombre dé cloi- 
sons rudimentaires. Hauteur, 6 millimètres; Diamètre du calice, pres- 
qu'autant (jeune âge). 

Du terrain carbonifère de toumày. 

5. GTATHAXONIA DALHAiri. 

Cyathaxonia Dalmani, Uilne Edwards et J. Haime, Polyp, fass, des terr, pa- 
kBoz,, p. 322, pi. i, fig. 6. 

Polypier turbiné, médiocrement allongé, très-légèrement courbé, 
quelquefois un peu contourné et présentant de faibles bourrelet 
d'accroissement. Galice circulaire, à bords tranchants et à fossette 
grande et assez profonde. Golumelle saillante, très-fortement com- 
primée, 9ubcristiforme; une fossette septale peu mari|uée et située 
du côté de la grande courbure du polypier, mais un peu variable 
dans sa positioa. Une trentaiae de grandes cloisons un peu épaissies 
en dehors, étroites en haut, légèrement courbées près de la -colu- 
melie, allemant avec un égal nombre de plus petites. Hauteur, 2 cen- 
timètres; diamètre du calice, 15 jnillimètres; sa profondeur, 6 milli- 
mètras. 

Du terrain silurien supérieur de Gothland. 

6. GyATHAXONU PHOFIJKOA. 

Cyaihaxonia profimda, Mitee Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des tert. 
paiœoz,, p. 323. 

Nous ne connaissons ce fossile que par le moule extérieur de son ca- 



333 Z0ANTHAIAB8 aCLÉHODERHBS RUGUEUX. 

lice ; cieltii-ci était suiwirculaire et profond ; la columella forte et à section 
subelliptique; les cloisons principales au nombre de 24, assez fortes^ 
bien déyeloppées, alternant avec un égal nombre de cloisons plus 
petites^ et se disposant près de la columelle d'une manière subrami- 
flée. Diamètre^ 18 millimètres. 

Du terrain carbonifère de TObio. 

7. GTàTHAXONU? SILUBIENSIS. 

Cyaihaasonia sHuriensis, M'Coy^ op. cit. {Ann. of nat. hist,, sér. 2, t. VI, 
p. 281 . 1850) . — BriL palœog, /b««., p. 36, pi. i^, fig. 11. 

Milne Edwards et J. Haime, Brit foss, Carals, p 279. 

Nous plaçons ici^ avec doute^ cette espèce qne nous ne connaissons 
que par l'ouvrage de M. M'Coy. Elle a été caractérisée do la manière 
suivante : Polypier conique^ allongé et haut d'environ 13 millimètres^ 
sur 5 de large. 60 ou 70 cloisons radiaires^ fortes^ s'étendant jusqu'à 
la columelle^ et se dédoublant près de la muraille^ de façon à être 
creusées d'une fente triangulaire. Surface externe présentant des sil- 
lons longitudinaux^ grossiers^ qui correspondent aux fentes clolsoQ- 
naires aussi bien qu'à chacune des bifurcations des cloisons. 

» 

Du terrain silurien d'Angleterre. 



TROISIÈME FAMILLE. CYATHOPHYLLIDES. 
{CYATBOPHYLLIDJE.) 

Polypier simple ou composé. Cloisons toujours plus on moins 
incomplètes et ne s'étendant pas sous la forme de lames conti- 
nues dans toute la hauteur de la chambre viscérale, mais in- 
terrompues soit dans leur partie extérieure, soit vers leur bord 
interne ; celles du premier cycle à peu près semblables aux 
autres, et ne formant pas une croix à quatre branches net- 
tement caractérisée. Chambre viscérale fermée par une en- 
dothèque bien développée et ordinairement divisée vers le 
centre par une série de planchers superposés et plus ou moins 
étendus. 

Cette famille établie en 1 850 par M. Haime et nous, se com- 
pose presqu* entièrement de fossiles propres aux terrains pa- 
léozoîques, et a été subdivisée en trois groupes de la manière 
suivante : 



CTATHOPHTLUDES. 333 

lirrégalier, interrompu par une grande 
fouette leptale ou une grande eloison. ZiPiiBiKTiifiB. 

/interrompuesTersle cen* 
CTAnopmrLLiBiB i [ tre de la chambre vis- 

ayant / régulièrement \ cérale^ où le plancher 

le système septal l radié ou j esta nu GTATHorarLUKiB. 

drifascicttlé ; ] 

cloisons Jinterrompues vers le de- 
[ hors et unies à une co- 
l lumelle essentielle. . . Axophyllu^e. 

PBBMIÈBB SOUS-FÂHILLE. ZAPHRENTINES. 
(ZAPHRENTIN^.) 

Une fossette septale en général bien développée ou repré- 
sentée tantôt par une crête, tantôt par un sillon , d'où résulte 
une irrégularité plus ou moins grande dans la disposition ra- 
diaire de l'appareil septal ; cloisons interrompues dans leurs 
parties internes ; le plus souvent la columelle manque complète- 
ment, et lorsqu'elle existe, elle ne parait pas être essentielle. 
Toutes les espèces de ce groupe ont un polypier simple, libre 
et subpédicellé. La plupart des Zaphrentines présentent en un 
point déterminé du cercle radiaire, une dépression plus ou 
moins profonde, que nous avons appelée fossette septale. Dans 
les espèces dont les planchers sont bien développés, on voit au- 
tant de ces fossettes superposées, et lorsqu'elles sont un peu pro- 
fondes, leur ensemble rappelle le siphon des Ort^ocères : aussi 
les a-t-on souvent désignées sous ce nom; mais jamais elles ne 
traversent les planchers et n'établissent une communication 
entre les diverses loges intertabulaires. Nous ignorons complè- 
tement quels étaient le rôle et l'importance de ces fossettes 
chez les Zoophytes qui en étaient munis; mais il nous a semblé 
qn'il fallait tenir compte de ce caractère remarquable, et nous 
avons réuni dans un même groupe tous les genres qui présen- 
tent nettement cette particularité organique , en y joignant 
quelques polypiers dont la fossette septale est évidemment re- 
présentée sur un sillon ou même sur une cloison crisliforme. 
Toutefois il faut remarquer que le groupe ainsi constitué ne 
se délimite pas d'une manière nette, et qu'il offre de nom- 
breux passages avec les Cycuhophyllinœ. 

Ce groupe se divise en onze genres qui sont reconnaissa- 
bles aux caractères indiqués dans le tableau suivant. 



334 



20AKTKA1UÇS T.LJWTlWUlt RtFGUEDX. 



il 



1.5 :i 

ri II 



^ I 



1 I 



j3 

II 



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11^!; 2 M 



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4;^%ni^nY^^iDM»* 33$ 

Genre I. ZAPHRENTIfl. 

Caryophyllia {pars), LesnQvi, op. cit, {Mém. du Muséum, t. y, p. 297. 
1820.) 

Zaphrentis, Rafinesque et Glifford, Prodr. d'une monog. des Turbino- 
lies foss. du Kentucky, (Ann. gén. des se. phys. de Bnixelles, t. Y^ 
p. 234. 4820.) 

Caninia, Michelin, JHct. des se. naJt.y Supplém., 1. 1, p. 485. 1841. 

StpA(mop%Wia,Scouler,daiis M'Coy, Carb. foss. ofireîand, p. 187. 1844. 

Zaphrm^s, MUne Edwards et J. Haime, Poîyp, des terr. pcUcBOZ. p. 164. 

Polypier simple, allongé, libre, et finement, pédîcellé, entouré 
d'une épithèque complète; à calice plus ou moins profond; pas de 
columelle ; une seule fossette septale très-développée et occupant 
la place d'une des cloisons ; cloisons nombreuses et en général 
bien développées) à bord dentelé et s'étendant à la surfacei des 
planchers jusqu'au centre de la chambre viscérale ou très-près. 

Ce genre a été établi pour la première fois en iS'jto, par Rafi- 
nesque et Giifford dans leur Prodrome d'une monographie des 
Turbinolies; mais ce travail est resté tout-à-fait inaperçu et n'a 
été cité par aucun des auteurs qui ont écrit depuis sur la Zoo- 
phytologie. Vingt ans plus tard, en i84o,M. Michelin qui n'avait 
pas eu connaissance du genre Zaphrentis, l'a de nouveau caracté- 
risé au congrus de Turin, et l'ayant dédié à Gh. Bonaparte, prince 
de Canino, y donna le nom de Caninia. Enfin, nous k retrouvons 
encore dans l'ouvrage de M. ATGoy, sous le nom de Siphono" 
phyllia. Tandis que M. De Koninck l'a considéré comme devant 
rentrer dans le genre Amplexus de Sowerby, avec lequel il a en 
effet la plus grande affinité, M. Aie. D'Orb^giiy conserve à la fois 
le genre jimplexus, le genre Caninia de M. Michelin et le genre 
SîphonophyUia de M. H'Goy» bien que ce dernier auteur ait lui- 
même reconnu Ijsur identité; il définit les SiphonophyUia des 
Caninia^ dont le siphon (fossette septale) est central. Mais, outre 

que ce caractère n'existe pas dans laSiphonophytliadeM.M'CoY» 
nous voyons la position de cette fossette varier trop souvent dans 
les différentes espèces pour qu'il soit possible de lui attribuer une 
importance générique. 

§ Â . — Planchers médiocrement développés et à fossette 
septale bien marquée. 

1. Zaphhentis gobkicula. 
CoryopM^ta ccmicuta^ Lesueiir, op. dU (Mém. duifut., t. YI, p. 297. 1820.) 



1 



336 Z0ANTHAIRE9 âCLÉRODEIIlfÉS RUGUXUX. 

Zaphrenfis phrygia, Rafinesque et Cllfford, op. cit. [An». d$i se. pAyf. 4e 

BruxêUes, t. Y, p. 355. 1820.) 
' Caninia ptmctata, D'Orbigny^ Prod. de patéont. stratig,, 1. 1« p. 105. 1850. 
Zaphrentiscomicuktj Milne Edwards et J. Haime, PiOup- foss, des ierr. par 

kBOS., p. 337, pL 6, fig. 1, IS ^^ IS 1«, !•. 

Polypier en cône médiocrement allongé^ à base assez fortement ar- 
quée^ surtout dans le jeune âge y entouré d'une épithèque mince et 
présentant quelques bourrelets ainsi q[ue quelques étranglements circu- 
laires. On distingue sur certains individus des côtes égales et assez fines, 
qui Tiemient couper obliquement la ligne dorsale correspondante & 
la grande courbure. Galice circulaire, grand et profond ; fossette septale 
oblongue, profonde, situé^ du côté de la grande courbure, et se pro- 
longeant en haut sous forme d'une rainure bien marquée. Appareil 
cloisonnaire assez régulièrement radié. On compte ordinairement de 
72 à 92 cloisons alternativement un peu inégales, qui sont très-serrées, 
minces, fort étroites en haut, non débordantes. Leur bord est divisé 
en poicMes saiUantes, serrées, à peu près horizontales et plus grandes 
sur le milieu de la partie libre. Les principales cloisons arrivent jus- 
qu'au centre de la fossette calicinale, où elles sont légèrement cour- 
bées et un peu relevées. Dans certains individus dont le plancher su- 
périeur est enlevé, et dont peut-être les cloisons ont été partiellement 
détruites, on voit ime petite partie lisse sur le milieu des planchers. 
Les grands exemplaires ont 8 centimètres de hauteur, le calice est 
large de 5 et profond de 3. On trouve fréquemment des jeunes qui ne 
sont hauts que de 3 centimètres et larges de 2. 

Du terrain dévonien de l'Amérique septentrionale: chute de l'Ohio, 
île Saint-Joseph dans le lac Huron et Indiana. 

Le Gtathophtilum ammonis de M. de Gastelnau (Terrain silur. de 
l'Amérique du nord', pi. 21, fig. 1), parait être une espèce de Za- 
phrentis très-voisine de la précédente. 11 est probable que le C. dilator 
tum et le C. conicum du même voyageur (op. dt.y pi. 21 , %. 2 et 3), 
n'en difèrent pas spécfbquemeùt. 

2. ZaPHHENTIS GENtBALIS. 

Zaphrentis eentraUSy Milbe Edwards et J. Haime, Po^. foss, des terr, fo- 
Ubox,, p. 3â8, pi. 3, fig. 6. 

Polypier en cône courbé, médiocrement allongé, sans bourrelets 
(saillants, à épithèque mince. Calice circulaire. Fossette septale^ large, 
centrale et se prolongeant un peu du côté de la petite courbure. Une 
quarantaine de cloisons fortes et bien développées, altemativement 
un peu inégales et paraissant se rapprocher en 4 groupes. Hauteur, 
3 centimètres; diamètre du calice, 2 centimètres. 

Du terrain carbonifère de l'Amérique septentrionale^ près de Louis- 
ville dans le Kentucky. 



J 



CÏATH0PHtIXU.K8. iij 

ê 

3. Zafhrentis Rafinesquii. 

Zaphr&niis Rafinesquii^ Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des ierr, 
pàkeoz,j p. 329, pi. 3, fig. 7,7*, 7'>. 

Polypier long, irrégulièrement courbé et contourné, montrant quel- 
ques bourrelets d'accroissement très-prononcés. Calice circulaire, à 
bords très-minces et très-profonds. Fossette septale un peu étroite, si- 
tuée du côté de la petite courbure. 32 cloisons principales, extrême- 
ment étroites dans presque toutes leurs parties libres, un peu fortes, 
dentelées, se prolongeant inférieurement jusqu'au centre du' calice, où 
elles sont légèrement flexueuses, mais non relevées. Elles alternent 
ayec un égal nombre de cloisons moins développées. 

Du terrain dévonien de TAmérique septentrionale (chute de TOhio). 

4. Zaphrentis Gliffordana. 

Zapbrentis Clifforduna, Mitee Edwards et J. Haime, Polyp. foSs. des ierr. 
palœoz,, p. 329, pK 3, fig. 5. 

Polypier en cône courbé, allongé, sans bourrelets saillants* Epithèque 
mince, laissant apercevoir des côtes serrées, égales, planes, un peu 
étroites. Calice circulaire , assez profond. Fossette septale assez grande, 
oblongue, située du côté de la petite courbure. 32 ou 36 cloisons sub- ' 
égales, fortes, un pou épaisses en dehors, amincies en dedans, arri- 
vant pour la plupart au centre du plancher supérieur, sur lequel 
eUes sont très*peu courbées et non relevées. Leur bord libre paraît 
coupé obliquement. On distingue entre ces cloisons, un égal nombre 
de cloisons rudimentaires. Hauteur, 3 ou 4 centimètres ; diamètre du 
calice, de 1 i/2 à 2. 

Du terrain carbonifère de TAmérique septentrionale, dans le Ken- 

tucky. 

5. Zaphrentis Daiii. 

Zafhrentis Daliiy Milne Edwards et J. Haime, op. cit., p. 329. 

Polypier en cône allongé, courbé, légèrement contourné et avec 
des bourrelets irréguliers. Calice oblique, subcirculaire, à cavité pro- 
fonde. Fossette septale bien prononcée, située du côté de la petite 
courbure. 60 à 70 cloisons bien développées, milices, alternativement 
un peu inégales; la plupart atteignant jusqu'au centre, où elles sont 
un peu courbées, surtout celles qui avoisinent la fossette septale. 
Hauteur, 5 centimètres; diamètre du calice, 2,5. 

Du terrain carbonifère de TAmérique septentrional» (Illinois). 

Cette espèce ressemble beaucoup à. la précédente, mais ses cloisons 
sont plus minces et en nombre double. 

6. Zaphrsntis Stokesi. 

Zaphreniis Stokesi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp- foss. des ierr. patma., 
p. 330, pi. 3, fig. 9. 

CoroIZioires. Tome 3. 22 



1 



338 ZOAlTTHAiBB» $Cl4BOIHUUii8 ECpUXUX. 

Polypier allongé, sans bourrelets d'accroissement, courbé, légèie- 
ment comprimé daiis le sens opposé h la courbure. Galice subellipti- 
qoB, médiocrement profond. Fossette s^pitale âtiiée dn edié deia 
grande courbure. 64 cloisons principales, subégales, assez n^mes, 
très-légèrement épaissies à la muraille, où Ton distingue quelqu^foû 
les deux feuillets qui les forment, alternant avec un égal nombre dd 
ebisons rudimentaires, et se continuant, suivant une direction un peu 
flexueuse, jusqu'au centre du plancher supérieur, leijuel est un peu 
relevé. Hauteur du polypier, 8 centimètres; largeur du calice, 4; sa 
profondeur, près de 2. 

Dq toriaîa nlunen de TUe Drummond, dans le lae Hittoa» 

7. Zaphrentis MlGHEUm. 

ZaphruUit MkhdkU, Milne Edwards el J. Hàime, Polyp. foss, dê$ terr. par 
Ubox., p. 530, pi. 3, fig. 8, 8*. 

Polypier subturbiné, très-légèrement courbé^ & ^thèque très-^rte, 
& bourrelets saillants et inégaux. Galice subovalaire, peu profond. 
Fossette aeptaieatuée du cété de la giude eourbure, mais MàgiÈsaX 
ffes4|iie j.u8q[u'au centre du caMoe. 36 ékUsaoB l6rM, aimant auboft 
de]a£o88«tteoùellessontunpeuflexaeiises, attemaQl arrecimégsl 
«ombre de cloisons plus petites, fiantenr, 9 eoitimètpee; largeur da 
oalice, 4 ; sa i«af (mdeur, 1 . 

Du terrain dévonien de lIEifel, dans la Westpbalie. 

8. ZAYnom» Gonraoopui. 

Caninia cormicopioe, HicheUn, Icon. zooph., p. 956, pL 58, £|;. 5. 1846, 
Zaphrentis comucopiaê^ Milne Edwards et J. Haimet Polyp. des terr. paiera*, 
p. 381, pi. 5^ ig; 4, 4». -^ Brit ftss, CànOs, p. 167. 

Polypier en cône allongé, comté, finement pédicellé, à bourrelets 
d'accroissement faiblement marqués. Galice ovalaire^ profond. Fos- 
sette septale centro-dorsale, allongée. 32 grandes cloisons un peu 
épaisses en haut, mais trè»étroites^ arrivant jusqu'au bord de là fos- 
sette septale, sur les côtés de laquelle elles sont légèrement coorbés 
et soudées entre elles, mais relevées. Elles aKement avec un égal 
nombre de cloisons plus minces, mais encore asseï bien développées. 
Hauteuf, % centimètres, rarement plus; grandie largeur du calice, au 
moins 1 ; sa profondeur, («es de i centimètre. 

Du terrain carbonifère & Toumay (Belgique). M. lFC!oy parait Tft* 
voir trouvé «usa à Glascow en Ecosse, et dans Tila de Man. 

0. Zaphrentis Konikgki. 

Zaphrentis Konincki, M itoe Edwards et J. Haime, PolyP' foss, des terr. pa- 
ksoz,, p. 331, pi. 5, fig. 5, 5*. 

Polypier ayant la même forme et à peu piès les màmas profiorlkiiis 
que la Z. ComucopicB, mais en difiérant par son cidioe ckculaiie, aBS 



J 



Idoiscms fsdno^akes au nombre dd 30^ plus épaisses «t plus laides en 
iiatit^ e<t q«i forment im lobe saillant près lie [a fossette sepUle. Cette 
jossellid -est plus lavge au milieu et inoins prolongée du oôté âe ta 
grande courbure. Les petites cloisons sont tout-à-fait rudimentaiies. 

Du terrain carbonifère de la Belgique (à Toumay et Ath). 

10. Zaphrbntis Pbillipsi. 

I^QStv P* J^, Pl 5> fîg. i^ 1*. -^ i?rfï. /ois^. iCor,^^» p. i/^^ 
pi 54. %. 2, 2% 3^ 
..-r-^ Picteit Trat^d^lwl^onM., pl.W, %.16. 

ï*o!ypier «n côné èourbé, Un peu allongé, présentant quéltpiés bour- 
relets assez prononcés, quelquefois même une véritable sdliitiôn de 
continuité «bus la muËÛHe. Bpilhèque forte. Galice oinouklM, à 
Jtïords^ ^ès-niLnceçj à casfUé très-profonde. Fossette .fep1#le grande, 
située du QÔté de la grande courbure, mais rapiwocbée dju ,çei;itre çjt 
élargie en dedans, profonde et présentant dans son milieu une cloison 
bien séparée des autres. 32 okisons poâneip&Ies minces et très-étroites, 
atteigustnt jusqu'au bord de la fossette sej^tal^^ où ceU<$s ç[.ui s^opt pla- 
cées du côté de la grande courbure soijit un jp^eu dérangées 4^ ^ ai- 
rection radiaire. Elles alternent avec un nombre égal de plus petites, 
«t sont asseï nettement partagées en 4 systèmes par suiie d^une lé- 
gère saillie que font en dedans les 3 cloisons primaires fdmiatit croix 
avec celle de la fossette septale. "On compte 7 cloisons principales dé- 
rivées dans cbacun des deux systèmes situés du côté de la petite conr- 
f>nre, et B dans les deux autres. Hauteur, 2 cent. ^; diamètre du ca- 
fece, 4,5 ; sa profondeur autant. 

Du terrain carbonifère à Sablé; à Toumay, Àtb (Belgique}, et Frome 

(Angleterre). 

il. Zaphrektis DelanouIi. 

€yalh(^yliMn mUstatinm (para), Be Koninck, Fosê. earb.dsB^,, p. ^, pl.€) 

a$. f^^ &>, 5e ((^t. 0«e2.). 1842. 
Zapkrentis Delanmi, Mitoe f4w.aras et J. Uims, PioUyp, fm. âes.imr» pa^ 

l(BOg,j p. 333, pi. 5, fig. 2, 2s 2^. 

Polypier en cône un peu allongé, à peine arqué, ne présentant que 
de trè&-faibles bourrelets d'accroissement. Calice circulaire, à bords 
minces, très-profond. Fossette septale bien marquée, située du côté 
d^ la petite courbure, un peu rapprool^éie du centre où elle esit un peu 
plus élargie et où elle est limitée par un plancher rudimentaii», dont 
la.surface est lisse dans une petite étendue. 2B à 30 cloisons principales 
assez fortes, étroites en haut, alternant avec un nombre égal de pe'- 
lites; celles qui sont situées du côté de la petite courbure im peu dé- 
rangées de la direction radiaire^ et s'umssant entre elles sur les bord? 
latéraux de la fossette septale. Hauteur, 3 cent. ; diamètre dj^ calip.^^ 
1^5; profondeur, autant. 

Ba temôB carboni&N de T<miiiay. 



1 



34o 

Le Canùda Mema de Loosdale (dans MotcIiîsqo, de YcmenQ et 
KeyBerfing, BuMsia and Tntf, p. 607, pi. A, fiç. 6) ]Mnîl se nppwtef 
à cette eqièee et ^ofvieiit du ternin caibonifire sopéri^ 

ea Russie. 

12. Zaphikitis Disobi. 



ZofhremUs Desori, Mille Edwards et J. Htimey op. ctf., p. 335. 

Polypier médiocrement aUongé, en cène conibé. Fossette septak 
ttès^rononcée, allongée, située dn côté de la petite conrirare. Une 
quarantaine de cloisons assez bien développées, nn peu épaisses an 
dehors, médiocrement serrées et se prolongeant presque jusqu'au centre 
du plancher supérieur, où elles sont légèrement courbées. Elles al- 
ternent avec un égal nombre de doisons rudimentaiies. Hauteur, 
3 centimètres; diamètre du calice, 2. 

Du terrain dévonien de l'Amérique septentrionale (Tenessée). 

Cette espèce est très-voisine de laZ. CKffordana, mais s'en distingue 
par ses bourrelets plus prononcés et ses cloisons plus nombreuses. 

13. Zaphbuitis Gbiffithi. 

ZaphretUis iSrif/Uhi, M ilne Edwards et J. Haisie, op. cit,, p. 335. — Brit, fou. 
CoraU, p. 109, pi. 24, llg. 3, 3«. 

Polypier court, turbiné^ légèrement courbé, à épithèque mince et 
à plis d'accroissement légèrement marqués. Galice circulaire médio- 
crement profond, à bords minces. Fossette septale grande et profonde, 
atteignant jusqu^u centre du calice, située du côté de la grande 
courbure du polypier. Une indicaiiun de deux autres petites fossettes 
formant Ja croix avec celle-ci. 36 cloisons principales, altemativemeat 
un peu inégales et s'unissant 2 par 2 à leur bord interne oii elles 
sont légèrement courbées, peu serrées, un peu épaissies en dehors; 
celles qui avoisinent la fossette septale un peu déviées de la direction 
radiaire, et s'unissant entre elles par leur bord interne, de manière à 
constituer les parois latérales de cette fossette. Un égal nombre de 
cloisons sont rudimentaires. Planchers peu développés. Hauteur du 
polypier, 2 cent. 5; diamètre du calice, un peu plus. 

Du terrain carbonifère, à Clifton (Angletorre). 

14. ZaPHRENTIS SPINULOSA. 

(Planche 5, fig. 7, 7*.) 

Zaphrenlis spinulosa, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, dês terr. 
paUBOZ., p. 334. 

Polypier turbiné, médiocrement allongé, faiblement courbé et lé- 
gèrement contourné, présentant quelques bourrelets irréguliers et 
tme épithèque mince qui, sur les parties voisines de la base, forme de 
petites pointes coniques et subspîniformes. Galice circulaire, médio- 
crement profond.. Fossette septale médiocrement développée, située 
près de la muraille, mois ayant une position variable par rapport à la 
courbure. Une trentaine de cloisons médiocrement minces^ très-fod- 



i 



CTATH0PHTLL1DE8. 34 1 

blement courbées près de la fossette septale ;; un égal nombre de cloi- 
sons rudimentaires. Hauteur^ prèé de 3 centimètres; diamètre du 
calice^ de 1^5 à 2. 

Du terrain carbonifère de Vlllinois (Amérique Septentrionale). 

15. ZaPHRENTIS ENNISKEUlïfl. 

Zaphr9nti$ SnniskeUiniy Milne Edwards et J. Haime, Poiyp. fus. d$8 terr. 
palœoz,, p. 334.— Brit foss. Corals, p. 170, pi. 54, fig. 1. 

Polypier en cône courbé^ médiocrement allongé^ à base très-grôle, 
entouré d'une épithèque mince^ sans bourrelets d'accroissement. Car 
lice circulaire^ à bords très-minces^ à cavité grande et extrêmement 
profonde. Fossette septale bien prononcée^ située du côté de la petite 
courbure, et n'atteignant pes tout-à-fait jusqu'au centre. Une quaran- 
taine de cloisons principales, extrêmement étroites en baut^ très- 
minces, droites ou à peine courbées en dedans; deux d'entre elles 
sont un peu plus fortes que les autres et viennent former un angle 
au-devant de la fossette septale; les cloisons principales alternent 
avec un égal nombre de cloisons très-petites. Hauteur du polypieir, 
6 centimètres; profondeur du calice, 3,5; son diamètre 3. 

Du terrain carbonifère dans le comté de Sligo en Irlande. 

16. Zaphbsntis dsnticulata. 

AfUhophyUim denticulaiwn,GoWu6s,Petref. Germ.jUl, p.<46,tab.l3,fig.ll. 
18%. 

Zaphrmtis deniicuktta, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr» 
palaog., p. 335. 

L'échantillon ligure par Goldfuss est engagé par sa base dans la rocbe, 
ce qui pourrait faire croire qu'il était ûxé. Le calice est sensiblement 
circulaire et peu profond. Fossette septale \m peu petite et rapprochée 
du centre. 44 cloisons égales, bien développées, larges, régulièrement 
dentées et pourvues, en dedans^ d'un lobule; elles alternent avec un 
égal nombre de cloisons plus petites et surtout plus minces. Hauteur 
présumée, 4 ou 5 centimètres ; largeur du calice, un peu plus de 2. 

Du terrain silurien de l'Amérique septentrionale (Niagara). 

17. Zaphrentis Gassedayi. 

(PI. 61. fig. 3.) 

• 

Polypier régulièrement conique, pointu à la base, droit ou à peine 
courbé. Bourrelets d'accroissement très-peu prononcés. Toute la sur- 
face est couverte de petites épines coniques, assez régulièrement espa- 
cées. Calice circulaire et profond. Fossette septale grande^ oblongue, 
très-profonde, centro-latérale. 24 cloisons principales, minces, peu 
Inégales, se soudant entre elles obliquement par leur bord interne, 
de manière à former la paroi de la fossette septale. Un égal nombre 
de cloisons encore bien développées, mais un peu plus petites que les 
précédentes. En plaçant le calice devant l'observateur, de façon que le 



1 



34a ZOÀNTHAIRBS SCLÉflODBRBlÂS KTTGUEITZ. 

prcdoBg^Eoest latéral de la fossette centrale soit en bas^ oa veit qpe 
chacuae de ces petites doisons s'unit à sa grande voisine de droita 
pour la partie droite du calice^ et à, sa grande voisiiiB de gauche, 
pour la partie gauche. La hauteur du polypier est d'environ 2 centi- 
mèti'ès; le diamètres du calice^ 1. 

Formation carbonifère : Spurgen Hili (hidtana). 

Noua dédions cette espèce à M. S. A. Gasseday^ de LouâsviUej qui 
Ta découverte avec la Zaphrentis cotnpressa et k 2. prMa. 

18. ZAPHRSimS COUPKESSA. 

(Planche Gl, fig. 5.) 

Polypier fortement comprimé^ ciméiforme, étroit, pointu àlabaseï 
droit ou à peine courbé dans le sens du grand axe du calice* Bou^ 
relets d'accroissement très-peu marqués. Galice elliptique, dont k 
petit ase fait à peu près la moitié du grand. Le plancher supérieur 
n'est lisse, au centre, que dans une très-faible étendue. La fossette 
septale oblongue, bien marquée et très-profonde, située du côté de 
la grande courbure. 22 cloisons subégales, fortes, un peu épaisses 
dans leur moitié externe, bien développées, droitfi$ et ialterzuuQ^ avee 
un égal nombre de cloisons très-petites. Hauteur du polypier ^ 2 cen- 
timètres 1/2; grand axe du- calice, à peine 1. * 

Formation carbonifère : Spurgen HiU (Indiana). 

Nous regardons comme une variété de cette espèce,, un ]^ffier 
(pL G 1, fig. 4) de la môme localité, qui est beaucoup plus couit et 
plus large que les échantillons précédenmient décrit?^ dont le plat(- 
cher supérieur est lisse dans une étendue plus grande, et dam lequel 
on compte une trentaine de cloisons principales. 

19. Zaphrentis prona. 

Polypier allongé, pointu, plus ou moins arqué, à bourrelets d'ae- 
croissement peu prononcés. Calice circulaire ou subelliptique. Fos- 
sette septale bien marquée, profonde, située du côté de la petite cour- 
bure et arrivant jusqu'au centre du calice. Les cloisons sont en même 
nombre et offrent la même disposition que dans la Z. Cassedaf/i. Hau- 
teur du polypier, de 2à 3 centimètres; diamètre dn calice, i. 

Formation carbonifèi^e : Spurgen HiU (Indiana). 

§ A A. — Planchers médiocrement développés et fossette 
septale peu prononcée . 

20. Zaphri^ttis tortuo$a. 

CyathophyUum plicatum (pars), dcKouiDck, Anim, foss. du terr, carb. de B^,, 
p. 22, pi. C, fig. 4«, 4^ {cœt, excl), 184?. Non Goldruss. 

Zaphrentis tortuosa, Milne Edwards et J. Halme, Polyp» foss. des terr.patœoi., 
p. 53^. 

Polypier très-long^ courbe, tortueux, k accroiss^nent intem^ttent. 



otàrmwanusmM, 343 

^IttièqBe fofle; Gafiee grande profond et anbeircnltlre. Fossette sep^ 



iaà» subdorsale, étroite et fnblemeiit maripiée. Une centaine de doi- 
sflBS trtfi-éttoîtss, très^minces, serrées^ altemativeinent un peu difli^ 
fentes et amyant Jusqu'au centre du calice^ où elles sont un peu 
t(»âue8. Hauteur, 9 centimètres; diamètre du calioe> 3 ou 4. 

Terrain carbonifère, à Toumay, en Belgique. 

21. Zafhbsntis ctathophtlloides. 

ZaphrenHs CyafhophyUoides, Milne Edwards et J.' Haime, Polyp, foss, ici 
terr, palœoz,^ p. 336, pL 5^ fig. 8, 8*. 

Polypier allongé, cylindro-conique, arqué ou un peu contourné, 
présentant quelques bourrelets. Galice circulaire, médiocrement pro- 
fond, à bords assez épais. Une fossette septale très-étroite, un peu rap- 
prochée du centre ôt située en dehors du plan de la courbure. Une 
soixantaine de cloisons médiocrement étroites en haut, un peu épaisses 
extérieurement, très-minces en dedans, et arrivant jusqu'au centre où 
elles sont un peu courbées et relevées en un lobe peu prononcé ; 
celles qui ayoisinent ^ fossette septale soat dérangées de la direction 
radiaire, et subparallèles entre elles; un nombre égal de petites cloisons 
alternent avec les précédentes. Traverses endothécales petites et nom- 
breuses, ne paraissant pas dans Tintérieur du calice. Hauteur, 6 cen- 
timètres; largeur du calice, 2,5; sa profondeur» 1,2. 

Du terrain dévonien de Ferques» département du Pas-de-Calais. 

22. ZAPHBEirns Guerangeri. 

ZafhrenHs GuBrangeri, Milne Edwards et J. Haime, Poiyp' fi)ss, des terr. pa' 
l(BO%., p. 836f pi. 5, fig. 9, 9*. . 

Polypier en cône médiocrement allongé, pédiceUé, un peu courbé^ 
à bourrelets d'accroissement extrêmement faibles. Galice subcirculaire, 
à cavité assez grande et assez profonde, à bords, minces. Fossette sep- 
tale petite, rapprochée de la muraille, située en dehors du plan de la 
courbure. Une quarantaine de cloisons extrêmement minces et étroites» 
arrivant presque jusqu'au centre du plancher supérieur, sur lequel 
elles sont un peu courbées et relevées; ce plancher est comme en- 
touré d'un sillon bien marqué. 40 cloisons très-peu développées al- 
ternent avec les principales. Les loges intercloisonnaires sont remplies' 
pat des traverses nombreuses et subvésiculaires, qui les rendent tout- 
à-fait superficielles. Hauteur; 5 à 6 centimètres; largeur du calice, 
près de 4; sa profondeur, près de 2. 

Du terrain carbonifère, à Juigné^ département de la Sarthe« 

23. Zaphbentis excavata. 

ZofhtuUiê caseM^ato, BfilM Bdwards et J. Haime, Potyp, fats» des terr. par 
loNMS., p. 337, pi. % jlg. 3, 5>. 

Polypier turbiné, pédicellé, dsoit ou à peine courbé à la base et pourvu 
de faibles bourrelets d'accroissement. GaMee subciroulaire, à bords min- 



I 



344 Z0ÂNTHÂ1BB8 SCLéRODBRMÉS RUGUEUX. 

ceBf à canté large et extrêmement profonde. Fossette septale petite^ 
un peu rapprochée du centre. Environ 90 cloisons très-étroites, tiès- 
minces, alternativement un peu inégales » à bord finement dentelé, 
les principales à peine courbées près du centre. Vers les bords du ca- 
lice, les loges intercloisonnaires montrent quelques vésicules endothé- 
cales saillantes. Hauteur, 4 centimètres; diamètre du calice, un peu 
plus ; sa profondeur, près de 3. 

Terrain carbonifère de Juigné, près Sablé. , • 

24. Zaphrentis Omalinsi. 

Zaphrentis OmaUnsi, Wlue Edwards et J. Haime, Poiyp, foss. des terr. pa- 
lœo%., p. 337, pi. 5, fig. 3,3*. 

Polypier en cône médiocrement allongé et un peu couché, sans 
bourrelets saillants. Galice circulai^, assez profond, à hoiôs minces. 
Fossette septale très-petite, dorsale. 26 cloisons assez minces, fort 
étroites en haut, arrivant jusqu'au centre du calice, où elles sont lé- 
gèrement courbées et un peu relevées; un égal nombre de cloisons ru- 
dimentaires. Hauteur, 2 centimètres 5; diamètre du calice, 1,2; sa 
profondeur, 0,6. 

Terrain carbonifère, à Toumay, Belgique. 

25. Zaphrentis Marcoui. 

Zaphrentis Marcoui, Mitoe Edwards et J. Haime, Polyp* des terr. pakeog,^ 
p. 377. 

Polypier en cône allongé, presque droite sans bourrelets. Epithèqae 
mince et laissant voir une cinquantaine de côtes planes, égales et un 
peu larges en haut. Calice circulaire, médiocrement profond. Fossette 
septale très-peu marquée. 26 cloisons subégales, fortes, un peu épaisses 
en dehors, un peu amincies en dedans , droites, assez larges, attei- 
gnant jusqu'au centre; leur bord libre est coupé obliquement et pa- 
rait entier^ sans doute parce qu'il est usé. Hauteur, 3 centimètres; 
diamètre du calice^ i,8. 

Du terrain silurien supérieur de l'Amérique septentrionale, à Lock* 
port. 

26. Zaphrentis NŒGOERATm. 

CyathophyUum ceratites? (in parle), Goldfuss^ Petref. Germ., pi. 17, fig. 2* et 
2* (cmt. «a;c^). 1826. 

Zaphrentis Nœggerathi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, pa* 
lœoz.y p. 338. 

Polypier subturbiné, un peu court, légèrement courbé. Galice cir- 
culaire, très-peu profond. Fossette septale très-peu marquée, située 
du côté de la grande courbure. Une quarantaine de cloisons, toutes 
sensiblement égales, légèrement épaissies en dehors et flexueuses en 
dedans. Hauteur, 2 centimètres; diamètre (jiu calice, autant. 

Du terrain dévonien de l'Eifel. 



cnrâTHapHTiiUDEs. 345 

27. Zaphrentis Bowerbanki. 

« 

Zafhrentis Bowerbatûci, Miloe Edwards et J. B9Âme,Pobfp»d0S terr.paiœox», 
p. 358. -- Brit. fos^, Corals, p. 170, pi. 34, fig. 4,4». 

Polypier allongé, cylindpoïde, très-fortement courbé en arc, à bour- 
relets d'accroissement assez bien marqués et recouverts d'une fort« 
épithèque, à pédicelle très-grêle. Calice circulaire. Une petite fossette 
très-rapprochée du centre, dans laquelle la cloison située du côté de 
la petite courbure se prolonge beaucoup. 24 cloisons principales trè&- 
minces, un peu inégales, arrivant, pour la plupart, presqu'au centre; 
elles alternent avec un égal nombre de cloisons rudimentaires. Hau- 
teur du polypier, 4 ou 5 centimètres; diamètre du calice-, 12 mil- 
limètres. 

Du terrain carbonifère, à Oswestry et Frome en Angleterre, et de 
rirlande. 

§ AAA. — Planchers très- développés et fossette septale bien 

marquée. 

28. Zapqrentis fatula. 

Canmia patuia, Michelin, Icon. zooph,, p. 255^ pi. 59, fig. 4. 1846. 

Cyathopsis fungites, M'Goy, Brit, palœoz, foss,, p,91. < 

Zaphrentis patiUa, Hilne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr. iaUsosi,^ 
p. 338. — Brit, foss, Corals^ p. 171. 

Polypier en cÔne un peu allongé, fortement courbé, finement pédi- 
celle^ à bourrelets d'accroissement bien marqués. Calice large et pro- 
fond. Fossette septale profonde, large, toujours située du côté de la 
grande courbure et éloignée du centre. Une quarantaine de grandes 
cloisons égales, très-minces, se continuant sur le plancher supérieur 
sous forme de stries peu courbées. Hauteur^ 5 ou 6 centimètres; dia- 
mètre du calice, près de 4; sa profondeur, 1,5. 

Du terrain carbonifère près de Boulogne, à Toumay, et suivant 
M. M'Coy, aussi en Angleterre. 

29. Zaphrentis ctlindrica. 

CifathophyUum fungites, Portlock^ Rep, on the Geol, of Londondsrryy etc., 

p. 332. 1843. (Non TurUnolia fungites f'SXemm^.) 
Caninia gigantea, Michelin, Icon. Zooph., p. 81, pi. 16, fig. 1. 1843. 

Syphonophyllia cylindrica, Scouler in M'Coy, Syn, ofthe carb. foss, of Irekmd, 
p. 187, pi. 27, fig. S. 1844. 

Canin/ia gigantea et Syphonophyllia cylindrica, D'Orbigny, Prod, de paléont, 
stratig., 1. 1, p. 158. 1830. 

Zaphrentis cylindrica, Milne Edwards et J. Haime, PoVyp. foss. des terr, pa- 
lœoz.j p. 339. —Brit, foss, Corals, p. 171, pi. 35, fig. 1, 1«, 1»». 

Polypier très-long, subcylindroïde, plus ou moins arqué, à bourre- 
lets d'accroissement très-marqués. Fossette septale proportionnelle- 



iifi Z0ANTHÂIRB8 «utaOMHOrfB RUGUEUX. 

ment un peu petite, variant beaucoup dans sa position, par rapporta 
la courbure du polypier^ mais toujours excentrique et située à peu de 
distuiee du bord extérieur. Au mohis une soiiantaine de grandes 
cloisons qui sont minces, serrées, subégales, et qui ahement ayee un ' 
égal nombre de cloisons très-petites ; elles arrivent sous forme de stries, 
presque jusqu'au milieu du plancher supérieur; les planchers sont 
^trémement serrés et très-étendus, et les loges interdoisonnaires sont 
remplies par des traverses vésiculaires qui paraissent indépendantes 
des planchers. Hauteur, 2 ou 3 décimètres ou même plus ; diamètre^ 
de 5 à 7 centimètres ; profondeur du calice, 2. 

Terrain carbonîfère à Sai^, & Toumay, en Angleterre et en irlandd. 

30. Zaphrentis gigantea. 

0»y»phyUim ffigaïUea, Lesneiir, op. df. (Uêm. du Mus,, t. VI, p. 29a. 1890). 

TurhiftoUa BugeroSj'K^ÛDesqut et Clifford, op, cit. (Ann. des se» phys, d» Brade., 
t.V, p. 253. 1820). ' 

'CffeeUwphylkm gigtu, Clapp, in Yandell et Shuntard, Oudrih. (o ike Geoi, of 
KerUucky, p. 8. i847. 

Zaphrentis Chppi, De Vcraeuil et J. Haime, op. cit. {BuU, de la Soc. fféol. de 
France, 2» série, t. VII, p. 161. 1850). 

Zaphrentis gigantea, Milne Edwards et J. Haime, Pciyp. foss. des terr, par 
lœoz., p. 340, pL 4, ig. 1, 1«, l^ i«. 

Polypier cyUndro-conique, très-long, à bourrelets d'accroissement 
larges et peu saillants. Fossette septale proportionnellement un peu 
petite et située très-près de la muraille. Au moins 70 cloisons égales, 
minées, arrivant sur la partie supérieure des planchers jusqu'à une 
pt^e distamoe du centre, où elles sont légèrement flexueuses; un 
égal noimbre de cloisons rudimentaires. Planchers très-grands, enva- 
hissant les loges intereloisonnaires, où l'on ne voit pas de traverses 
véeâculaites ind^ndantes, et hsses en dessous dans une grande 
étendue. La longueur du polypier est fréquemment de 40 à 50 cen- 
timètres ou même plus; le diamètre du calice, de 7 ou B centimètres. 

î)u terrain dévonîen de l'Amérique septentrionale (OMo). 

Lesueur pensait que sa Caryophylla pulmonea (loc. cit., p. 297), 
pouvait bien être une vioriété de ^ette espèee. 

31. ZArSREirris KoitfEnii. 

' Zaphrentis Romerii^ Milne Edwards et J. Haime, Poiyi^. des terr. paiaog., 
p. 341. * 

Polypier en cône médiocrement allongé, très-fortement aiqué, à 
bonnfelets d'accroissement très^prononcés. Epithèque finement plissée, 
laissant apercevoir des côtes nombreuses, planes, égales et médiocre- 
ment larges. Fossette septale bien marquée, tout^-fait marginale, si- 
tuée du côté de la grande courbure. On compte toujours une qua- 
nmtaltte de doisons principales qui sont un pan ia^pales^ misées, 
légènBi6ttt^e9ueuw en dedans, un peu écartées et qui alteroeot 



.9V«« \u» é^fk^nâtte d& ekiaoDs plus petitM» PlanehefS trè>4éf^dp^. 
pés. Hauteur^ 4 ou 5 centimètres; diamètre du calice^ d ou «u peu plus. 
Terrain silurien supérieur de TAmérique septentrionale. 

92. ZAPBBSNns Halu. 
ZâphrMis ffaiU, HMtte Edwards et J. Hàime, Pdyp. dèi térr. paUBOx.y 

t^olyi^ier long, cylindro-turbiné, courbé, et de plus, un peu con- 
tourné. Epithèque assez forte, à bourrelets saillatits, trè9*-ra:pproc1iés. 
Galice circulaire. Fossette septale peu marquée et paraissant rapprochée 
de la grande courbure. Une cinquantaine de cloisons très-minces, sul^- 
égales, étroites en haut, arrivant, pour la plupart, jusqu'au centre du 
plancher supérieur, dû elles sont xm peu Ûexueuses. Un égal nombre 
êe cloisons plus petites, alternant avec les précédentes. Une section 
verticale montre des planchers qui occupent au moins le tiers du dia^^ 
mètre du polypier, et dont les prolongements extévieum dans lei 
loges interclcôsonnaixes simulent des traverses convexes. Longu<Miî, 
15 centimètres; diamètre du calice, 4. 

Terrain dévonien de l'Amérique septentrionale. 

« 33. ZAPkRENTIS StàNSBUAYI. . 

Zàphrentis Sianshuryi, JT. ïtài\, in Stansbury*s Explor, of tke vàUêp of the 
ffreat saU Lake of Vtûh, p. 468, pi. 1, fig. S. 18SSr. 

Polypier allongé, fMi^œejOt «ouriïé, p^ioftu inférieurement, à bour- 
relets d'accroissement peu prononcés. Ç^ice un peu elliptique. Fos- 
sette septale située du côté de la grande courbure. Le dernier plan- 
cher paraît être lisse au milieu. Une quarantaine de cloisons un peu 
fbrtes, légèrement flexueuses, peu inégales, étroites; quelquefois on 
en voit de rudlmentalres dans les intervalles de celles-ci. La zone ex- 
térieure de la chambre viscérale paraît être remplie par un tissu vé- 
«îculadre; les planchers sont très-rapprochés et très-développés. Hau- 
teur du polypier, de 5 à 8 centimètres; largeur du calice, de 3 à 4. 

Fondation carbonifère : Gr«at Sait Lake^ Montagnes Rocheuses. 

Zàphrentis? muttilamella^ J. Hall, tôid., p, 408, pi. i, fig. 2, est 
un f<>ssile exMmeiâenl ahéré, qiai nous payait â!ppfu*teiiiï à cette 
espèce. y 

Les ibssilës que KaAnesqœ et Clifford 'ont désignés sous les noms 
de Zàphrentis cam^amda^ Z. catinata, Z. ^ornava et Z. xmgukia (op. 
ci^., Arm, des sc.phys.^ t. Y,, p. 235), ne nous paraissent pas déter- 
minables «t appartiennent probablement à quelque^unes des espèces 
décrites ci-dessus. 

Genre II. AMPLEXD8. 

AmpleçDus^ Sowerby^ Miner. cmchoL, t. I, p. 165. 1814. 
CyoÛkop^, D'Odugny, Prod. de paiéoni^, U l, p. iû5i. ISS^O.. 



348 ZOASTHAIBBS SCtiEOKUlit BUGOKDZ. 

Amplexuê, lOlne Edwards et J. Haime^ Manoq* da folyp. de» terr, 
palœoz,, p. 342. 

Polypier très-long;, entouré d'une épithèque ; cloisons ne s'é- 
tendant pas jusqu'au centre de la chambre yiscérale et laissant 
la surface supérieure des planchers lisse dans son milieu. Fos- 
sette septale bien caractérisée dans la partie supérieure du po- 
lypier, mais tendant à s'effacer dans les étages inférieurs. Plan- 
chers extrêmement développés et sensiblement horizontaux. 

Ce genre, qui avait d'abord été considéré comme faisant par- 
tie de la classe des Céphalopodes, a les planchers plus développés 
qu'aucun autre Cyathophyllide ; mais il a, du reste, les plus 
grands rapports avec les Zaphrehiis^ dont il né diffère que par 
des cloisons moins étendues. M. D'Orbigny a formé une divi- 
sion particulière, sous le nom de Cyathopsist pour les espèces où 
il a constaté la présence d'une fossette septale; mais nous nous 
sommes assurés que ce caractère est commun à tous les Jm- 
plexus; il ne nous paraît donc pas y avoir de raison pour les 
subdiviser de la sorte. 

Le genre CcUophyllum de M. Dana {Explor. exped.y Zooph., 
p. 1 15) ne parait pas différer du genre Amplexus. 

1. AMPI.BXUS CORAIXOIDES. 

Àmpl»xm coraUoides, Sowerby, Minerai conchdogyj vo\,A, p. 165, pi. 72. 
1814. 

Bronn, SysL der UrweiticJien KonchyUen, p. 40, tab. i, fig. 13. 1824. 

Àmplexus Sowerbyi, Phillips^ Geol, of Yorkshirey t. Il, p. 205^ pi. 2, fig. 24. 
1836. 

Amplexus coraUoides, De Koninck, Anim. foss. des terr, carb, de la Belg,, 
p. 27^ pi. B, fig. 6. 1842. 

Amfieams Sowerbyi, M'Goy, Syn, carb, foss, of Ireland, p. 183. 1844. 

Amplexus coraUoides, MlcheliD, Icon, Zooph,, p. 236^ pi. 59, fig. 6. 1846. 

- M'Coy, Brit, paléox, foss., p. 92. 

~- Milne Edwards ot J. Haime, Polyp. foss. des terr, pakeoz,, p. 342. — 
Brit, foss. Corals, p. 173, pi. 36, fig. 1, 1«, l^ Is 1<», 1«. 

Quenstedt, Handb, der Petref,, p. 661, pi. 59, fig. 31 et 32. 1852. 

On n'a pas encore, que ^ous sachions du moins, trouvé d'exem- 
plaires entiers de cette espèce. On en rencontre seulement des segments 
plus ou moins allongés , dont la grosseur varie depuis 6 millimètres 
jusqu'à 4 ou 5 centimètres, mais qui sont souvent assez grands pour 
montrer que ce polypier cylindrique était extrêmement long. Il était 
irrégulièrement contourné, k bourrelets d'accroissement très-peu mar- 
qués, et entouré d'une épilhèque qui, le plus souvent, a disparu et 
laisse apercevoir des lignes verticales équidistantes, correspondant au 
bord extérieur des cloisons. On ne connaît pas le calice. Les cloisons 



CVATHOPHTIiLIOES. 349 

sont toutes égales > éoartées^ minces^ toutrè-&it maiginales; leur 
nombre varie avec Tàçe et la grosseur du polypier^ depuis 28 jus- 
qu'à 58. Les planchers sont très-développés et très-rapprochés^ lisses 
dans leur plus grande étendue. On remarque très-près de leur bord 
une légère dépression correspondant à la fossette septale^ laquelle 
chez tous les Amplexus, de même que chez les Zaphrentis, est tou- 
jours beaucoup plus prononcée sur le dernier plancher que sur les 
autres. 

Du terrain carbonifère de la Belgique (à Toumay}, de TÂngleterre^ 
de rirlande et de rAmérique septentrionale. 

2. Ampluus cobnu-boyis. 

CyaffiopkyUum mUratum (pan), DeKoidnck, Anim, f09$,du terr, carb.de la 
Belg., p. 29, pi. G^ fig. 5^ (cœt. êxd.). 1842. — Un jeuoe ; pu VHippwrite$ 
mitraius Schlotheim. 

Cyaihophyllum plicattm (pars), ibid., pi. G, fig. 4«, A^, 4*. —Le calice de la 
fig. 4A est trop évasé ; le trou de la fig. 4« est accidentel et De correspond pas 
à la fossette septale, comme on pourrait le croire. 

Camnia comt^Bovis, Michelin, Icon, Zooph., p. 185, pi. 47^ fig. 8. 1845. 

Cyathopsis cùmu-Bovis, D'Orbigny, Prod, de paléont, univ., 1. 1 , p. 105. 

M'Goy, Brit. palœox. foss , p. 90. 

Amidexus com/urBovis, Milne Edwards et J. Haime, PoVyp, foss, des ierr» 
pakBOX., p. 343-44, pi. 2, fig. i, 1«, i\ 1% ià. -> Brit. foss. 
Corah, p. 174. 

Plctet, Traité depalé<miol., pi. 107» fig. 17. 

Polypier cylindro-eonique^ très-allongé^ très-fortement courbé> sou- 
vent un peu contourné. Bourrelets d'accroigsement assez bien mar- 
qués. Epithèque fortement plissée. Fossette septale arrondie^ située 
très-près de la muraille et du côté de la grande couri>ure. Calice asset 
protond. Une trentaine de cloisons très-minces, égales, droites, alter- 
nant avec un même nombre de cloisons plus petites. Planchers très- 
grands, lisses dans une étendue considérable. Hauteur, 6 ou 7 centi- 
mètres, quelquefois 1 ou môme plus ; diamètre du calice, 2 ; diamètre 
des plaôichers, 1,5. 

Du terrain carbonifère de Toumay (Belgique); peutrôtie aussi de 
Ferques (département du Pas-de-Calais), et do Corwen en Angleterre. 

3. Amplbxus Yanbblli. 

Amplexus YandeUi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr.palœox., 
p. 344, pi. 3, fig. 2, 2«. 

Polypier très-long, cylindroïde, irrégulièrement contourné, mon- 
trant des bourrelets d'accroissement et des rétrécissements bien 
marqués. Calice médiocrement profond; le plancher supérieur lisse 
dans une grande étendue. Fossette septale profonde, arrondie, très- 
rapprochée de la circonférence. 76 cloisons alternativement plus 



3iS0 ZOÂNTHAIIUU «OfttaODBmiS HUGCSCX. 

fMoidM <ot fans pitfte»^ mincw^ dfoiteft «t ttès^éMUs. Lon^utifir^ 
7 QpatiiBdtnM ; ^dhMDèlro du cêàite, 1>5. 

Du t^TrolA dévonien de l'Amérique septeutiionale (Chu|e$ 46 
rÇhio). 

4. âunnus KootiLOStJS. 

ÀmpUxw ser^pidoides, De Koninck^ ilfitm. foss. des terr. carb, de Beig^ ^ 9|; 
pi. B, fig. 7 et 8. 1843. 

An^fleatfw noditloM»^ M^^ Syn, carb. fots. c/f îréUn/6i, p. ifSS. \^U. 
Amplexus serpuioides, Michelifi, Icon. iÊOOph., p. 2Sn, pi. 99, fi$. 7. t846. 
ilmpfeânix noduhsw, Hilne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr. jne- 
Ubox., p. 345. — BrU. féSê. GopeMs^ p. 475. ' 

Potfpler 1iè84oD9, nibeylÉidfln^e^ l^gènnieiit fleiueiuk, wtonsé 
d^tnM épîthèque asaea fcrte «t présentaiM > Â de» âistattcés d« 3 malli- 
mètres^ des bourrelets saillants et eu forme d'aiêtes circulaires. Une 
llrentaliie d^doisons tout-^ait margindles. Le plus fmnd des éiôhan- 
tfllons que nous avons observés^ mais qui n'était pas entier^ a 
6 centimètres; son diamètre est de 6 millimètres. 

Du terrain carbonifère de la Belgique (à Vi^é), de J'AtUj^let^rïie et dç 
llrlande. 

5. Amplexus ankiilatos. 

AmpkaBM annuMu», Oe Yemettil et J. fiaime, op. ef^. 4B|«tt. Ar i» Soc, géU, 
de France, 2» série, t. VII, p. 461. 185Û;J 

— — Milne Edwards et 9. Haime, Pdlvp. fom* 4l«r à^rr^fritooME^ 1^. 545b 



Poljfipier liâs^ang, iui«peu ooctouiséy pow^rud'iMÉe j^hè^ua fiue- 
fiMnt pliMée^ ^ lésentant, à des dàstanoes de 2 fientîmèÉies enviion^ à» 
toranelels «inwlainw mx «notes saiHaiites^ ttt au-dessus 4e œs iboutse- 
tots^ ua vélréeiss^meut aasess marqué. <Galice circulaire. 32 clowns «« 
piNi écartée^ UHOoes j»i iièS'i^att déreloppées. fiâas urne sectiou verr 
tiMUile^ «n ¥oit des planichecs serrés, A peu pcès ikMri»nitauK et qui 
s'étendeait d'une paroi de la mufaille juaqù'À Taulre. Un exepopkîii^ 
iac(0»i{ilet a 14 centimètres de Ipngtour; son diacûètte est de i>B. 

Du terrain dévonien en France, à Viré, et à Bruloia (S(tittti&), et efi 
B^pAgne^ 'dans les proviucee de Léon et des Aâkurifi«. 

6. Amplexus sfinosus. 

Anvfieocus spinostts, De KoniiM^y 4n»* /»«»•• 4fs tfirr. carb. de Belg., p. 2S, 

pi. G, fig. 1. 184â. 
Cyaihaxonia spmesa, Michelin, /cou., p. 257, pi. 59, fig. 19. 1#46. 

— . lyOrbigny, Prod. de paléont., 1. 1, p. 158. 1850. 
ÛsjQfhyjUmn spmoewn, M'Coy, Brit. paiéoz.. fose., p. 81. 
M^pHeom sfmosus^ Milne Edwards et J. Haiiae^ Pc^/p. foes, 4fi* terr, palmoff,, 

p. 546. — Brit foss.rCmrals, p. 176. 

Polypier allongé, cylindro4uibfné, un peu contourné^ à base aigu6> 
entouré d'une épithèque rud3menta>re> el ne pi^ésentant que de Sé:^ 



fiYAVPOBq3rU4DB& ' lil 

Km bonmddti d'floorolisement Osi âtstingne 4«s côt^ ite^SA «^ 
égaies, aenréts, sônples cUms la moitié supénocne êxi polypier, mais 
pfésentaiii dans la moirtlé infiôneure des séiies de petites épines as- 
cendantes. Galioe assez ptofond. Une petite fossette septale. Le plaik* 
cher supérieur médiocrement étendu, surtout dans les indvpidits 
jeunes, et faisqnt quelquefois une lég^e saillie dans la cayité ç^ci- 
naie. 16 cloisons principales très-minces, tièfr^troites en liant, à Jboid 
concave en dedans, denticulées, légèrement courbées vers le centre, 
alternant avec toi nombre égal de cloisons très-petites. Hauteur, 3 ou 
4 centimètres; largeur du calice, 1. 

Bu terrain carboidfère de la Felgique (Toumay), et de l'Angleterre 
(!te de Man). 

7. Amplexus Hekslowt. 

CyaihofhiUum cerafif^^, Micbelia, Icon, xooph., p. 181, pi. 47, flg. 3. 1845. (Non 
- Goldfuss.) 

émplexuê HmuUnàij Miine Edward^ et J..Baiine, Myp. fbts. des terr. jmtœox.^ 
p. 546. — Brit. fàss. Coràts, p. 476, pi. ^, flg. S^ tt«. 

P^ypier feirbiiiô, médiocrement altoogé, légèrement couibé, mon- 
trant de faibles bourrelets d'accroissement, et, lorsque l'épitbèque e#t 
enlevée, d'asses nombreuses côtes égales et planes. Le calice de tov^ 
les exemplaires que nous avons vus s'est trouvé empÂté , et nous 
ignorons là position de la fossette septale; mais des coupes verticales 
nous ont montré un calice profond et des planchers xm peu enchevê- 
trés, très-développés, et tous fortement iAcUiiés m bas» du jcété 4p la 
petite courbure. Ces planchers s'étendent presque d'uAe pasoi de. la 
muraille à la paroi opposée. Il parait j avoir des cloisons nombreusçs^ 
étroites en haut, et alternativement inégales. Hauteur des grands in^ 
dividus, 6 centimètres; diamètre du calice, 4 ou 5. 

Du terrain carbonifère de France (Visé et aux environ^ de Bou- 
logne), de rile de Mail* 

II. est probable que Tun des fossiles figurés par Goldfuss, sous Je 
nom de Cyathophyllum ceratiteSy appartient k cette espèce» m^ ne 
proviendrait pas de la localité indiquée par cet auteur ; c'est celui re- 
présenté dans la pi. 18, flg. 2« et^(Petref, Qerm,, t. Ij. 

4 

^ 6. Amplexus? TiirviinrAjinLiiif.^ 

ÀmpUosux iifUimuîMwn, Qvenstedt, Hanàb, der Petref,, p. 661, pi. 59, flg.33« 
1858. 

C'est un polypier droit, cylindr»*comque, qui parait foimé de oca^ 
nets nuiranx embolies les uns dans les aioitreSib Les cétes sont lacKes 
et très-peu nombreuses. 

Gaibonifère : Kildare. 

Nous ne connaissons pas les espèces suivantes, et elles na npus pa- 
raissent pas avoir été caractérisées de manijère à être déterminables. 

AxPLtxus T0R7U0SUS PhîlHps (Polttos. M'Goy, Synop. ef thê cor* 



354 ZOANTHÂlREft «C;iiÉaOBBRM«t RUOITEUZ. 

PolTpiei en eôoe courbé, allongé^ attéaué à ta hm^ «ttlmiié è^mi 

assez forte épithèque, etmoixtrai^tdes bounelela d'^caioiaieinflnt^ë*' 
diooiemont prononcés. Calice circulaire un peu ojbliqtie^ atses pfûfimdv 
Possette septale grande^ très-profonde et s'étendant preafUe jiuqultajl 
centre du calice. Golumelle petite^ un peu saillante^ comprimée ^ se 
continuant avec la cloison qui se terminé en dehors i la petite cour- 
bure^ et rapprochée de ce côté du polypier. Environ 32 cloisons prin- 
cipales assez bien dételo|)péès^ coupées ôbfiquëtnént^ minces; celles 
qui sont situées près de la fossette septale s'unissant entre elles au 
bord èê cette foîisette ; eues siont iiofablément plus grandes qUe les 
cloisons qui occupent la moitié du calice voisin de la petite courbuf e. 
32 cloisons très-petites> alternant avec les pmeipaJ^s^ HauteiiF du po- 
lypier, i, centimètres; diamètre du calioe^ 2 millimiètiea; sa pfofcft' 
déur^ 6 du 8. 

Du terraiii carbonifère^ à Toumay. 
ÀfU!Hàtlkt/(SU*fi biàùstatim, Goldfuss, Petrèf. Ger^., vol. ï, p. 46, pL 15, % il 



bkosittl^y jyOtUeaji Ptod-. du fàiiàHt, t P, p; iîïB. ilM. 

LophophyUum? bMsM^m, lUine EÉwodft ei J. BUÉ», f^ti^f v foH\ Mf éfi^. 
pakBOZ. p. 350. 

Polypier droit ou â ^eiiié courbé^ allongé^ présentant latéralement 
deu3ç l^piee vertieatos saillitiitës, puraUèlSs e< <^pëdées l'tLtté & ftstim. 
Galice circulaire, médiocrement prof(HiA> à DOtê épais. GoltLtt^e 
très-comprimée^ forte, en continuation avec une petite lossAttfif sip- 
tale. ^i cloisons principales un peu épaisses^ à bord subentieer? akb^ 
nant avec un égsJi nombre de* cloisons plus minces CFt plus pelites. Le 
bord libre des grandes cloisons est convexe en haut, eoDcav^ en d^ 
dans, et devient horizontal près de la coliunelle» où eee lames MA 
très-Iég^rement fLexueuses; et très-minces* BaBitei^^ 6 eentimèUes^ 
diamètre du calice> près de 3 centimètres; sa profondeui^ 1^ 

Du tevraîA dévonien^ à HeisteiBteiii, FrmsB ttéûOM. 

AyiilÉOp%fle^, Hihie Bdi^ards 6t J. Ifoime, Brit, /btô. Corùis, p. tXVt. 

Polypter simple, subpëdieeliié, trochoide, à calice profond. 
Trois cloisonc primaires trè^-dëveloppées^ dofit là médiatoe est 
opposée à une fossette septale qui é'avaac^ beaucoup vers le 
centre et se confond avec le fond du calice. Planchers peu dé- 
veloppés. Pas de columelle. 

Ce gent'e eafretiiarquablë entre toutes les Cyatbophyllidés {Sar 
ses trois grandes cloisons primaires. Le Baryfhylbm pfëseute à 



3S& 

pM flAt hi tÊèmm àupùàihn, mui ^ towmt giiiiAraki «il esirft* 
lÉëtliëtift diiiKlf^mè. 

ilfii:tq^y%«gfi i^o^^j^rt' Milne Èdvmds et J. baime, ^<%t». fbsk. âè$ tUtr. pé^ 
kèoi,, p. Issu, pi. 3, ng. i, 8«. 

PoI^iér conîqiuè^ médiocreineiit éÎLotLgê, V^ht&meAX waUbi, éh- 
touié d'une épithèque rudimentaire qui laisse apercevoir des côtes 
droites^ planes, subégaleiM «liyeu ibbites*. CSolice subcirculaire, un 
peu oblique, assez profond. Fossette septale grande, presque isentrale 
et pnufMstiacte ie la caiité <saUeiiia],e. Im 8 grandes domm piûnair^ 
venant se rencontrer au centre du calice, par leur bord interne; elles 
sont étroites en iMxX et assez épaisses. Tonles les autres akmmà^ y eitfn- 
piil la ¥ primaire, sont trèsi^u développéesy droites ^t assez r^gu- 
lièiMiiiiiit radiées. Dans chaque système on compte ordinairement 
A olpisons petites, mais distinctes et subégales, qui alternent arec 4 au- 
tres tout-Malt rudimentaires. Hauteur, près de 2 centmièirés; dia- 
mètre du caiïte, 1 ; sa profondeur, 8 miBimëtres. 

Du terrain dévonien dans le Tenessée, aux Ëtais^Unis d'Amérlctué. 

Genre VI. BMÈtfpmtLVM. 

1850. 

Polypier très-court, sttbdiscoîd^t ^ muraille nue, à calice, su-'* 
perficiel, à fossette septale peu marquée et représentant l'une 
des brandies d'une croix dont les trois autres sont formées par 
des cloisons primaires biëh développées. Les tloiéons d«s ordk^ 
inférieurs ne se dirigent pas radiairement vers le centre du pi^- 
lypier^ mais se portent obliquement sur les cloisons fititte^lës. 
Pas de columelie. Les loges intercloîsonnaires paraissent pleines. 

Le BarfphyUum a beaacoup d'afBntéa avec VJmsophyUtm ; 
il en âitfkrt par sa forme générale et ta disposhîon îrrégidière <k 
Tappareil radiaire. 

BàtvrHVLiw ¥iRKBuaAinni« 

BotryfphyUim VênmUaman, Milne Edwards e J. Haii&e, Polyp. fos$. àes iert. 
palœoz.y p. ^2, pi. 6, Bg. 1, 7^. 
•- — Fictet» Traité depaléontoLj pi. 107, fig. 10. 

Polypier tiè»4ouri, à snifaoe inUfirleui^ ua peu convexe, presque 
lisse dans son milieu, présentant de grosses c^tef trèsrsembïeLbles aux 
cloisons^ un peu saillantes et séparées par de grands siÙons. Surface 
supérieure ou calicinale subplane. Fos§ptte septale peu liiarqilée, al- 
longée. La cloison primaire qui lui est oppc&ée^est plus grande que les 



356 EOAXmUdBMB SCUfotODUUlis BUGUXUX. 

autres. Tontes les cloisoDS sont fort épaisses et un peadéboedi&tesen 
haut et en dehors; les principales légèrement flexueuses. On compte 
dans chacnie système 6 et rarement 7 cloisons dérivées, qui sont sen- 
siblement droites, situées à peu près parallttement entre elles, et de 
façon que leur bord interne vient rencontrer la cloison primaire, sui- 
vant un angle aigri. Hauteur, 5 à 7 millimètres ; diamètre, 20 à 25. 

Ou terrain dévonien, dans le Tenessée (Etats-Unis d'Amérique). 

Genre VII. HAIXIA. 

•F 

HaiHa, Milne Edwards et J. Haime, Brii. foss. Carals, p. ixvn, 1850. , 

Polypier sim[de, libre, subpëdîcellë; les cloisons bien déve- 
loppées, rëgttlîéreffient radiées dans une moitié du calice, mais 
dans Tautre moitié elles se disposent obliquement et parallèlfr* 
ment entre elles, comùie les barbes d'une plume, de chaque côté 
d'une grande cloison qui s'étend de la muraille jusqu'au centre 
du calice, où sa partie interne simule une columelle lamellaire. 
Pas de fossette septale. 

Ce genre, que nous dédions au savant paléontologiste améri- 
cain James Hall, est très-remarquabie par l'existence d'une 
grande cloison qui dépasse le centre calicinal, et par la disposi- 
tion pinnée des cloisons voisines. 

1. RàUl INSI0NI8. 
(PI. 6, Ûfi. 3.) 

BaUia insignis, Milne Edwards et J. Haime, Pdyp. fass. des terr^ palœax,, 
p. 3SS3. 

Polypier conique, un peu allongé^ arqué, atténué à la base, pré- 
se^ptant des étranglements et des bourrelets irréguliers. Lorsque l'épi- 
thèque et la muraillle sont usées^ on voit des stries costales fines et 
serrées. Ces stries correspondent au bord extérieur des lames cloison- 
najres, et 11 y en a deux pour chaque cloison. 11 existe sur le milieu 
de la grande courbure un petit sillon dorsal que les stries costales 
voisines viennent couper à diverses hauteurs, suivant im angle aigu. 
Calice ovalaire, penché du e6té delà petite courbure, assez profond. 
Environ 70 cloisons principales, serrées, bien développées, très-minces, 
arrivant jusqu'au fond du calice, où elles sont sublobées pour la plu- 
part; quelques-unes sont légèrement courbées près de la cloison cris- 
tiforme. Un égal nombre de cloisons rudimentaires. On aperçoit dans 
les loges des traverses obliques. Hauteur, 5 ou 6 centimètres; grand 
axe du calice, 3 ; petit axe, 2,5. 

0u terrain dévonien, à Golumbus (Ohio), Etats-Unis d'Amérique. 



ctâthophtllides; 357 

2. Halua Pbngsuti. ^ 

HaUia PmgHljfi, Milne Edwards et J. Ilaime, Polyp» des terr. palœog., p. 8S4. 
- Brit. foss. Corals, p. 225^ pi. 49, fig. 6, 0«, 6>>. 

Nous ne connaissoiis qu'une coupe horizontale polîe> subciiculaire, 
seulement un peu plus allongée dans un sens que dans Tautre. 54 
cloisons principales^ très-épaisses^ toutes droites et régulièrement ra- 
diées dans leurs parties extérieures^ munies en dedans d'un lobe pa« 
liforme très-étendu et plus mince qu'elles. Ce sont les lobes des cloi- 
sons voisines de la cloison cristiforme qui affectent une disposition 
pinnée. Cette cloison est moins étendue que dans la H. insignis. Les 
cloisons principales alternent avec un égal nombre de cloisons plus 
petites et plus minces. Les traverses sont très-minces et très-serrées. 
Diamètre^ au moins 4 centimètres; Tune^ occupée par les lobes pali- 
formesy forme xme ellipse longue de 22 millimètres et large de 15. 

Terrain dévonien, à Torquay. 

Le CYATHqpETixnx plicatux de €loldfass {Petref. Qtrm., 1. 1^ p. 54^ 
pi. 15^ fig. 12) parait appartenir & ce genre^ mais n'est que très-im- 
parfaitement connu. Il provient du Kentucky. 

Genre VIII. AULAGOPHTLLUBI. 

Polypier turbiné, libre, subpédicellé ; cloisons nombreuses, 
bien développées; dans une moitié du calice, elles sont régu- 
lièrement radiées, mais dans l'autre moitié^ elles sont séparées 
en deux faisceaux par un sillon très-étendu^ au fond duquel 
elles viennent s'entrecroiser en affectant une disposition pinnée. 
Pas décolumelle; planchers médiocrement développés. 

Le caractère principal de ce genre ne permet de le confondre 
avec aucune autre Cyathophyllide. Des trois espèces que noua 
décrivons» l'une appartient au terrain silurien» et les deux autres 
sont dévoniennes. 

1. AULACOPHTLIUIC SULCATUM. 

Caniniia suhata, D'Orbigny, Prod, de paiéont, tmn;.^ 1. 1, p. lOK. 1850. 

AtikteophyUum stUcatum, Miloe Edwards et J. Haime» Polyp, foss, des terr. 
pakBox., p. 355, pi. 6, fig. 2. 

Polypier en cône^ médiocrement allongé» fortement courbé^ présen- 
tant quelques bourrelets d'accroissement. Galice médiocrement pro- 
fond^ subovalaire» oblique et tourné du côté de la petite courbure 
jusqu'au fond de la cavité calicinale; ce sillon est la ligne de ren* 
contre des cloisons de toute une moitié du calice» qui sont situées 
obliquement de chaque côté» et qui viennent s'y croiser suivant ub 
angle très-aigu^ mais sans se souSer par leur bord interne ; les dd^ 



3S8 zoARTHAimi muÉmMammis bvqveox. 



sons de Tantre moitié du calice sont assez légalièrement radiées et 
arrivent jusqu'au fond de la cavité ti^^nale; il y en a en tout 70 qui 
wpt wimm^ ^tan déy^lopp^s^ mais étroit en h^^ et u^ é|^ 
nombre de cloisons rudweataires. HauteuVj 5 centimètre; gsvpd axe 
du çalicOj 4^9; petit^ 3^7. 

1>9 tanain dévonien de r014o (Etat»-Uni8 d'Améiiqua). 

2. ÂUXACOPHTILUll ElHUTàBI. 

Aulac&i^ffUim Mmifari, De Temenfl et J. Halrae, Bull, âe fa 8oe. ffëoi, de 
FrantlB, S* ter., t. VII, p. 161. 189». 

--— Mfhie Edwards et J. Hrime, JPolyp. fèis. âe$ tmv.paltêoix*, p. 98I. 

Polypi^ ^ c^ allongé et courbé^ att^u^ dans sa moitié îpj^ 
.tji#m»9 à calfce 9ubairculair^ et un peu peQcbpé du cûté <ie la p9tiie 
courbure. SiUon bien meirquéi siç terminant en une petite losaçtte an 
fond du calice. Une quarantaine de cloisons principales , un peu 
épaiipes en debors^ légèrement flezueuses en dedans^ arrivant pour la 
pUipBit jU3f n'ait ABntra ; f^naieufs d'entre eUes tewmtfum^ lamis voi- 
aiBesparlfitt bord interne; celles fui se tenniife^nt daas je splton |e 
croisent avec celles qui Isuz sont opposées. Un égal waùa» de ^- 
sons très-petites. Les loges intercloisonnaires sont peu profondes^ et 
lorsque les cloisons aopt m peu brisées, la flancbo^ ^upârieur est mis 
à nu. Hauteur^ 4 ou 5 centimètres ; diamètre du calice, 2,5. 

Du tenain déironiati, è Sabero (Uon). 

3. AulàGOPHTixuH InraATux. 
tt|pairito« mUraifU (par^^ 8cUetbelm» PftrefactmikmAh i'^ 9^*f 9< ^* 

TtÊTbinoUa obliqua, Hisinçer, ArUeckningar, U Y, p. 138^ pi. 8, fig. 7. iSH. 

TurlnncUa fureata, Hisinger, i&td., p. 1^, tab. 7^ fig. 4. ~- Est iin jeune. Le 
siHoa eat mal nprésemé et reasaBable trop à une foaaelte ^Shuphren^* Vl 
^ tMOfifié ça haiit par une ^bancrure dme au niauvais état de coQS»rvati9n 
du fossile, 

TwhiwMa nUtraia^ Hisingery Lefhea suexka, p. 100, pL 28, ûg. 10 (var. 
obliqua), et fig. 11 (var. fuscata), 1837. 

CyathophyUum mitratum, Geinitz, Grund, der verst,, p. 571, pL 35 A, fig. 8, 
1845-46. 

Àuiacçfhif(h$m n^atvm, Hflue Edwardd ut J« Haim» f^^ fm- 4m Urr.' 
P9i<Jm.f p. 3% pi. %, fig. 6. — Brit foss. Cor<tUi p, SBQ., p). Q6, 
fig.l, IM»^. 

Pictet, Traité de paléontol, pi. 107, fig. 20. 

Polypier aUcMigé, forlem^t arqt^, ei^ouré d'une épitbi^qtm mUm, 
présentant delaibks bourrelets d'accroissensb^nt. PiiM dp )mi^ d|^ c^ 
Hoe^ le siUon présente la foripo^ d'we fossette ^aptaie r]udm@^1||jire; 
mais un peu plijs psè^ dxi ceoitre^ les cloisons se crpisent ^vee o^jOes 
du cété <^posé. On en QQi»pt^ 34,prii)Gipal(^j, qtii sont^^iipz foit», 
sortont eadeiii»> et q^i», panr la finm^ eMeiflmn* j«MP^^ C4«^ 



SkB filtetnent é^^ un nombre égal ie «cloisons mâiffieiMbes. Hftu*^ 
Du tenrin silurien supérieur du Gotblsmâ et d« Dudley^ ^ Angle- 

Genre IX. THOCSilOIlHTUkBai. 

TrochophyUvm, MilIl^ Edwa^cl^ et J. Haûite; folyp. foss, des terr. 
palœoz,y p. 356. 

Polypier trochoîde, libre, subpédicelié. Galice peu pri^uid. 
Fossette septale presque rudimentaire. Cloisons bien dévelop- 
pées, r^vilièretnent radiées, à bord entier. Pas de columellfe, 
Pl^T;iiçlj\erjs pei^ développés. 

Par ses cloisons entières et sa fossette septale peu prononcée, 

le TreehophyUum se sépare bien des autres Zapbrentines. Il fait 

le paçsaçe ^ui Cyathophytlince. 
* 

TftOCSOPHTLIUH Yernujilanuh. 

Trç(i^kyll\m Vertmilmm, M^o Sdw.ai;d8 «t J. Halmç, P<ik/P* fi^^* ^ 
i^ff po/jsw^v p. 557, pi. !5, fig. .6, 6«. 

FoljTf ier allongé^ e]|iindrO"«onique, eoudoé. La suifaee de Teiem- 
j^ùre que nous aivons observé est altérée et, dans l'étot nonnal, présen- 
taift puobal^lement d^ larges cotes planes. Galice circulaire^ très^eu 
profend^menti^antau nnlieu une petite dépression. Fossette septale în- 
éiquée seulement par la brièveté de la cloison située le plus près de la 
grafide courbure, io cloisons toutes égales, à Texception de celle que 
nous venons d'indiquer^ serrées, bien développées, ^ites, arrivant 
presque jusqu'au centre, extrêmement épaisses en dehors, amincies en 
dedans, à bipprdi^tiw> P))Uqnfl et U^mm^Vcm^^^» Hsiitaur^près 
de 2 centimètres; diamètre du calice, 8 à 9 millimètres. 

Du terrain carbemfèie'éu Rentaeky, am Etats-Unis. 

Genre X. HADECXPli^LUIlW- 

Etififûpl^han} 'Mibie Eévavds et J. Haime^ Bolyp. âes terr. palœot., 

Polypier libre, très^ourt, sul;>pédice)lé, entouré d'upe 4pif 
Aè<|iie ; ^atice trâs-^peu profond ; loges iatereloisonnaii^s super* 
fieielles; une fossette septale très-grande, formant la croix avec 
trois plus petites. Radiation un peu irr^Uère. Cloisons très-peu 
élevées. Pas de columelle. 

Les lïadropbylles, par leur foripe générale et leurs loges in- 
terseptales superficielles, ressemblent aux Bwryphyllum^ dont ils 
diffèrent par leurs fossettes septales; ces fossettes rappellent ce 



36o 



SOANTHAIRBS SCLABODXBMiS AIJ013SDX. 



qu'on observe dans les Omphyma; seulement, dans ce dernier 
genre, on n'en voit jamais une qui soit notablement plus déve- 
loppée que les trois autres. * 

Nous connaissons seulement deux espèces de ce genre; elles 
ont été trouvées dans le territoire dévonien. 



1. Hadrophtllum Orbignti. 

HadrophyUum OrHgwyi, Milne Edwards et J. Haiine, P(%p. foss, des ierr, 
pakeoz.j p. 557, pi. 6, fig. 4, 4«.. 

Polypier très-court, droit, subturbiné, conico-convexe inférieure- 
ment; les stries costales paraissent égales, médiocrement larges et 
subplanes, mais elles ne sont plus distinctes dans les exemplaires al- 
térés que nous avons observés. 11 y avait sans doute une épithèque. 
Galice circulaire plan ou à peine concave. Les 4 fossettes septales sont 
un peu rapprochées du centre, qui est lisse dans une très-petite 
étendue; elles sont oblongues et se rétrécissent du cô^ de la circon- 
férence. Trois sont semblables et petites, la 4* est beaucoup plus 
grande,* et inégalement partagée en deux par une cloison un peu 
courbée. Les systèmes dont les limites sont indiquées par les fossettes, 
sont formés chacun de 7 cloisons principales un peu irrégulières. 
Dans les deux systèmes opposés à la grande fossette septale, les cloi- 
sons sont peu inégales et ne s'unissent entre elles que dans le voisi- 
nage des fossettes ][ mais dans les deux autres systèmes, les cloisons 
s'unissent de proche en proche par leur bord interne, de manière à 
former, près du centre, un faisceau simple. Toutes ces cloisons sont 
un peu épaisses en dehors et minces en dedans, très-peu élevées et à 
bord horizontal. Il parait aussi y en avoir de rudimentaires. Hauteur, 
1 centimètre ; diamètre, 1,5 ou un peu plus. 

Du terrain dévonien de l'Indiana et de TOhio (Etats-Unis). 

2. Hadrophtllum paucibadutuv. 

Hadrofhylkm paueiradiatum, iiilne Edwards et J. Haime, Poiyp, foss, det 
terr, pakBox,, p. 368, pi. 6, fig. 5, 5«. 

Polypier très-court, subturbiné et légèrement courbé, à épithèque 
mince, mais distincte, à bourrelets d'accroissement à peine indiqués. 
Galice subcirculaire, presque superficiel. La fossette septale principale 
assez grande, située du côté de la grande courbure, mais arrivant 
presque jusqu'au centre ; les autres fossettes très-peu marquées. On 
compte seulement 16 cloisons épaisses et ressemblant à de gros plis 
qui tendent à se réunir en quatre groupes, vers le centre, et qui al- 
ternent avec des cloisons rudimentaires, auxquelles elles se soudent. 
Hauteur, 1 centimètre; diamètre du cahce, 12 millimètres. 

Pu terrain déyonien de l'Eifel (Allemagne). 



CTATHOPHTLLIDBS. 36 1 

Genre XI. GOMBOPHTLLUM. , 

CombophyUum, Milne Edwards elp J. Haime^ Folyp. des terr» pàlmz., 
p. 359. 1851. 

Polypier très-court, subdiscoïde, libre et sans traces d'adhé- 
rence. Muraille costulëe et dépourvue d'épitbèque. Calice super- 
ficiel. Une seule fossette septale bien développée. Cloisons assez 
régulièrement radiées et atteignant presque jusqu'au centre. 
Loges intercloisonnaires pleines. Pas de columelle. 

Les Combophylles sont très-distiucts des autres Zapbrentines ^ 
par leur forme très^courte et leur muraille costulée. Les deux 
espèces connues appartiennent à l'étage dévonien. 

1. COUBOPHTLLUM OsiSMORUM. 

CombcphyUum Osismortan, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr, 
palœoz., p. 350, pi. 2, fig. 2, 2«, 2M, 2«, 

Polypier cyclolitoîde^ à surface inférieure presque plane au milieu 
et convexe sur les bords^ montrant des côtes bien marquées^ un peu 
saillantes, striées en travers, alternativement un peu inégales et de- 
venant plus fortes vers la circonférence, où elles débordent un peu. 
Le calice est subplan et présente dans son milieu une petite concavité. 
Fossette septale assez large et peu profonde. 14 cloisons principales 
assez régulièrement radiées, un peu fortes et saillantes, alternant avec 
un égal nombre de cloisons rudimentaires; les cloisons paraissent cré- 
nelées sur leur bord. Hauteur^ 2 millimètres ; diamètre^ 7 ou 8. 

Du terrain dévonien inférieur^ près de Brest. 

2. GOMBOPHTLLUM LeONEKSE. 

(PL 6, fig. 6, 6*.) 

DiscophyUvm Leonense, De Vemeuil et J. Haime, op. cit, {BuU, Soc, géol. de 

France, 2« sér., t. VII, p. 161. 1850). 
Comboj^hyUum Leonense, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des twr, 

palœoz., p. 359. 

Polypier discoïde, très-mince, à surface inférieure plane et mon- 
trant des stries costales assez fines, droites, mais dont les plus petites 
rencontrent souvent les plus grandes par leur extrémité rapprochée du 
centre. Calice subplan. Fossette septale bien m.arquée^ ets'étendant 
du bord du calice jusqu'au centre. 26 cloisons principales, fortes^ 
épaisses surtout dans leur moitié interne, paraissant tendre à former 
quatre groupes vers le centre, et alternant avec un égal nombre de 
cloisons rudimentaires. Hauteur^ 2 ou 3 milliïnètres; diamètre 12. 

Du terrain dévonien^ à Pèna de la Yenera (Léon). 



369 ZOANTHAIHBI lfÇ^49»VnffM KOGOWOX. 

Nous sommes portés à croire que la Fwigia prœcox de H. Fr. 
Rœmer {BMen. llig)erg(mgigà^,,ji* 58, pi. ^^ fig, i)^ a été restaurée 
d'après un moule de GombopbyUe. 



BKUXIÈIIK SOUS-FAMILLK. GYÀTHOPHTLLINËS. 

{CYATHOFEILLm^.) 

Polypier simple oq composé. Appareil septal Féffol^meBl 
radiaire ou égaiemeot divisé en quatre groupes, par uq égal 
nombre do fossettes seplales superficielles. Cloisons ioterrom- 
pues dans leurs parties internes. Des planchers plus ou moins 
développés.. 

Pour distinguer entre eus ees polypiers, il faut prendre prin- 
cipalement en considération les caimtères fournis par leor 
structure interne, et pour constater ces particularités de struc- 
ture, il faut M général faire des xsoupes verticales et trans- 
versales. NoQS avotis été conduits de la sorte à y admettre 
vingt-deux divisions géoériques, dont les trailçles plus sel- 
lants soRt MMliqués dans le tabl^ui suivant : 




, ^JHIÉ 



• 
• 



364 EOANTHAIRBS SGLÉBOOEBMis RI7617BI7X. 

Genre XIl. GTATHOPSTULUM. 

m 

Madirepora (pars), Liimé^ SysL nat. , 

Cyathophylkan,GoldÎMS8, Petref. Germ,, t. I>p. 54. 1826. 

FlosctUaria (pars)^ Eichwald^ ZooL spec,, 1. 1^ p. 188. 1829. 

Peripoedivmj Strorribodes, Cyaihophyllum et PterorMzaj Ehrenberg^ 
Corallenthière des rothenMeereSj^, 84^ 87 et 88. 1834. 

P^reia, Munster^ Beitrœge zur Petrefactenhmdey heft Ij p. 42. 1839. 

Strephodes, M'Coy^ op. cit. {Arm. ofnat; HisL, sér. 2^ t. III^ p. 4. 1849. 

Polypier tantôt simple, tantôt composé, et, dans ce dernier 
cas, se multipliant par gemmation, soit calicinale, soit latérale ; 
cloisons bien développées et s'étendant jusqu'au centre du ca- 
lice, où elles sont légèrement courbées et relevées de manière à 
produire quelquefois l'apparence d'une columelle rudimentaire; 
planchers occupant seulement le centre de la chambre viscé- 
rale,* ses parties extérieures sont remplies par de nombreuses 
traverses vésiculaires ; une seule muraille située extérieurement 
et paraissant entièrement constituée par une épithèque com- 
plète. 

Goldfuss, qui a créé ce genre et a donné d'excellentes figures 
des espèces typiques, y a placé quelques polypiers qui doivent 
en être séparés, tels que les Cystiphylium et les Thecocycuhus. 
M. Eichwald^ frappé du mode de multiplication de certaines 
espèces, en a formé sous le nom de FloscuUtria une division 
particulière qui comprend aussi une Acervulaire. M. Ehrenberg 
a également cherché à établir plusieurs sous-groupes d'après les 
différents modes de reproduction; mais-ces caractères, qui sont 
ordinairement employés d'une manière trèff-utile dans la classe 
des Goralliaires, paraissent ici n'avoir aucune valeur, car ils ne 
sont même pas constants dans une même espèce. La structure 
intérieure du polypier fournit seule des bases solides pour la ca- 
ractéristique des genres de cette famille. 

G. S. Rafinesque et J. D. GlifFord ont publié en iSao, dans le 
tome y des Annales générales des sciences physiques de Bruxelles, 
un Prodome d'une Monographie des Turbinolies fossiles du 
Kentucky. Ge petit travail contient la description sommaire 
d'un certain nombre d'espèces qui toutes appartiennent à la fa- 
mille des Gyathophyllides, et non pas à celle des Turbinolides, 
comme pourrait le faire croire le titre du mémoire. Ges auteurs 
établissent cinq sous-genres^ dont deux sont reconnaissables, 



5. GnMo^sntiikt xtctutucoH. 

(Mdtte^ ^MvA 6«nn.^ 1 1, ^ 85, lab. Id, %. 4. 



i826. 

Polypier en edne lé^iement courbé^ bianemip phis développé du 
côté de la grande conrbme, présentant, dans Tonique exemplidre que 
1I0IB aiens êtUÊÛsoé, \m» Èaîe interrnption dans son développementi 
d'où idtalte, Ttiv mu itâ^m, tme téritaLle solution de continuhé dé 
la Amraffie. CUm sttbovaiaifepeu proMdet àbordâ minces. Du cété 
de la petite oo«rikwe oft obsetre une trfts-petite fossette septale. 62 doi* 
aiBs aktamativeoMiit un peu inégales, droites; les grandes anîTent 
preeqae jnaqn'au eenHe. Hauteur, 4 eentimètrâ^; tonguéur du c&- 
li0i^2»6« 

Dti terrain carbonifëre de la Prusse, à Ratiiigin. 

6* CVAitae»HiueHt LôtÉtrt. 

Madrepora simplêXj elc., Tir. 8, Fougt, DUwrt. de CoraUHs BaUMs ÇUané^ 
Amam.acad., 1. 1, p. |00« taU 4 %. 4. IWt)» 

Fmgitêi,Th. Pennant^op. cU.{Philos.trani.,UXLlX, t>pait., p. 515^ lab« 19» 
ig.^ et *.!«!). 

CyaihQphi^liiÊm fUxUùhêM? Hlsinger, iMh. <fMC.^ p. 103, pi. 9à, llg< S* 1857. 
(Non Goldfuas.) — hts bouitelett de h muraille ne sont pu asseï pro- 



TrypkmM articuUHa^ Lonsdale in Murck V<lia. «t Keys., Jhuffo mi$ OM, 
1. 1, pi. A, tg. S. 1845. (Non CyaOU^yOum orltctiMiiiH HMager J 

CyathopkyOum ? Lovmi, Milne Edwards #1 J. mime, Pcèyp, foêt. dm tên. 
palœoz,, p. 364. -^ Brit. f9S9. Corals, p. 380, pt 66« flg. 2. 

Pelypiet Ample, ov acddenteleinent eggrégé, trës-totg, bubcjiiïi- 
drique, subpédicellé, légèrement courbé vers la base. Leâ intermit- 
tences'dans le développement sont si pronoocées qa'ii en féaalte des 
bourrelets saillants et anguleux, et des étranglements raj^prochés, et 
même, de distance en dialaace^ de tétiteblés solutions de qpntinuité 
dans la muraille. Les côtes sont en général distinotesi ub peu épaiiniii 
toutes égales et planes. Galice circulaire, peu profotld; une soixan- 
taine de cloisons alternativement petites et grandes, serrées^ épaisses, 
à dents fortes et très-rapprochées; les grandes cloisons correepondent 
aux sillons intercostaux, et les petites au milieu des cétes. Hauteur, 5 
ou 6 centimètres; largeur du calice, un peu plus de 1 ; sa profondeur, 
5 millimètreil. 

Du terrain silurien supérieur du Gothland et de .Dudley, eti Angie* 
terre. H. M'Coy paraît Tavoir trouvé aussi en Irlande» dans le comté 
de Mayo, et Ta rapporté au C. flexiwsum de Geldfuss (M'Gof , SUmimi 
fùssiîs ofireïcmdf p. 61). 






366 ZOANTHAIRES SCfJnODERJlfiS aUGUBCX. 

7. Cyathophtixum ÂNGUSTUH. 

CyathopbyUum angustum, Lonsdale, dans Moichîsoo, SU, Syit., p» 600, pL 16, 
fig. 9. 1830. 

FOrbigny, Prod, de paléant., 1. 1, p. 47. 1850. 

— — Milne Edwards et J. Haime, Pohfp* foss. des terr. paUBO%.^ p. 365.— 
Brit, foss. Corals, p. 381, pL 66, ùf^, 4, 4>. 

4 

Polypier simple^ droit, présentant quelcpies bourrelets d'accroisse- 
ment, allongé, comprimé (peut-être accidentellement), probablement 
haut de 10 centimètres, pour une largeur d'un peu plus de 4. Les 
cloisons sont distantes entre elles d'un millimètre et demi eoTiron. 
Dans une section verticale, on voit des petits planchers serrés et un 
peu irréguliers qui n'occupent guère, au centre, qu'une largeur de 7 
millimètres; tout le reste de la chambre viscérale du polypier est rem- 
pli par- des vésicules assez régulières, un peu obliques et inclinées en 
haut et en dedans; elles sont larges à peine d'un millimètre et demi. 

Terrain silurien supérieur^ dans le Wenlock Shale, à Attwoods 
Shaf t et à lickey, en Angleterre. I 

8. Gyathophtixum Dbcheni. 

CyathopkyUum ceratites (pars), Goldftiss, Peiref.*Germ,, t.I, p. 57, tab. 17, 
fig. 2k et peut-être t^, 2«, 2« {cœL exd,). 1826. 

D*OrbigDy^ Prod, de paléont., U I, p. 105. 1850. 

Milne Edwards et J. Haime, Poiyp, foss, des ierr. pcdœox., p. 305. 

Polypier simple, libre, pédicellé> en cône courbé, un peu allongé, 
phs de l'épithèque très-marqués. Galice à cavité grande et profonde. 
Une soixante de cloisons non débordantes, im peu épaisses, dentelées,, 
alternativement un peu inégales, à bord légèrement arqué en dedans. 
Hauteur du polypier, 3 ou 4 centimètres; diamètre du calice^ 2 ou 3; 
sa profondeur, 1 . 

Terrain dévonien de l'Ëifel, et de Ferques. 

9. Gyathophtixum obtoetum. 

* 

Str<mibodes vemUcularis, Lonsdale, Trans. nfthe geol Soc. ofLondon, 2« sér., 
t. V, pi. 58, fig. 7. 1840. (Non CyathophyUum vemiiculare Goldfuss.) 

— r- Phillips, PakBOg, foss,, p. 11, pi. 7, fig. 14. 1841. 
CyathopItyUum obtortum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des ierr» 
paUBOZ., p. 366. —Brt^. foss. Corals, p. 225, pi. 59, fig. 7. 

Polypier allongé, cylindroîde. Calice circulaire. 32 6u 34 cloisons 
principales, très-peu épaissies dans leur moitié extérieure, extrême- 
ment minces en dedans, où elles sont très-courbées et tordues, alter- 
nant avec un égal nombre de cloisons plus petites et encore plus 
minces; des traverses vésiculaires bien développées dans les parties 
extérieures de la chambre viscérale. Hauteur, environ 6 centimètres; 
diamètre du calice, 2,5. 

Terrain dévonien, à Torquay^ en Angleterre. 



CTATHOPHTlLlDEfl. ^ ' 369 

10. Gtathophtlluu Micheuni. 

CyathofhyOum dianthttSy Mii^tiiîD, Icon., p. 182, pi. 47, fig^. 4. 1845. (Noa 
Goldfass.) 

CyaihophyUum MicheUni, De Verneuil et J. Haime, op. eit {BuU. âê la Soc. 
géa. de France, 2« sér., l. VII, pi. 161. 1850). 

Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr, pàlœoz,, p. 366. 

Polypier simple, fixé^ turbiné^ un peu courbé à la base. Epithè<iae 
assez forte et ayant quelquefois une apparence subradiciforme d'un 
côté seulement et dans les parties inférieures. Bourrelets d'accroisse- 
ment assez bien marqués. Galice circulaire^ à cavité grande et pro- 
fonde. Une fossette septale rudimentaire du côté de la grande courbure. 
Une soixantaine de cloisons très-minces en dedans, très-étroites, alter- 
nativement un peu inégales, arrivant pour la plupart jusqu'au centre, 
vers lequel elles sont souvent \m peu contournées. HajUteur, 2 ou 3 
centi^iètresj diamètre du calice, autant; sa profondeur, 1,5. 

Terrain dévonien, à Ferques (Pas-de-Calais), dans l'Eifel et à Feiv 
rones dans les Asturies. 



11. Gyathophtllum Bodchardi. 



.itt 



CyathopkyUum Bouchardi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr, 
palœox., p. 567, pL 10, fig. 2, ÎS 2>>. 

Polypier allongé, dtoit ou légèrement courbé, entouré d'une forte 
épithèque, et présentant des bourrelets en général bien prononcés. 
Galice circulaire, assez profond. 56 & 60 cloisons droites, alternative- 
ment un peu inégales, bien développées, un peu étroites en baut, 
dentelées, un peu épaissies près de la muraille , mais peut-être par 
l'effet de la fossilisation. Hauteur du polypier, de 5 à 10 centimètres; 
diamètre du calice, 2,5 à 3; sa profondeur, 1,5. Une coupe verticale 
montre dans les loges intercloisonnaires, des vésicules obliques et très- 
inégales, et au centre, des planchers légèrement convexes dans leur 
milieu, un peu enchevêtrés, mais bien développés. 

Terrain dévonien> à Ferques, près de Boulogne-sur-Mer. 
12. Gtathophyllum hetebophtllum. 

CyathophyUum heterophyUum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des 
terr. palœoz., p. 367, pi. 10, fig. 1, !•> 1»». 
Pictet, Traité de paléofUol, pi 108, pg. 1, 

Polypier simple, ordinairement court et trapu, un peu courbé, 
présentant quelquefois, du côté de la grande courbure et dans ses 
parties inférieures, des prolongements de Tépithèque en forme de 
crampons. Environ 96 cloisons larges, droites, formant un gros bour- 
relet autour de la cavité calicinale, alternativement minces et épaisses. 
Souvent on trouve entre elles d'autres cloisons rudimentaires. Hau- 
teur, 4 centimètres; diamètre du calice, 5; sa profondeur, 1,5. Dans 
une coupe verticale, on voit que les loges intercloisonnaires sont rem- 

Coràlliaires, Tome 3. 24 



37^ EOANTHAIEB^ ^l4f^f»fj^^ RU60BUX. 

plies par de petites vésicules assez régulières, inclinées en bas et en 
dedans. Les planchers paraissent très-peu déverôppés, et lorsque la 
l^çtiou a'^st pa$ fa^ exactement sijiivayat Tç^e d\i p^jj^, çn yo^i 
au centre la tranche des cloisons principales qui sont bien développées 
Gif 9'étP94^)it fprt loi«. 

Terrain dévonien, dans l'fiifel. 

13. Gtathophtlluu marginatuu. 

(^ft^WMMt 9iHirsffoa(K9»>^d(Ms&, Pêtr^f. Qefm.,i. l, p. 59, pi. i^, fIg.Si 
18J6. 
Milne ^dwards et J. Haime, Polyp. fos$. dM imrr, pqff^of'} P» «W* 

Polypier simple, turbiné, fortement courbé, enveloppé d^une îorip 
éfâthèque. Cloisons à bord fortement arqué en haut, de façon à si- 
laâi^der un fort bourrelet autour du calice. Les cloisons paraissent cou^ 
pées par une muraille plus intérieure, mais qui n'est probablement 
que la section dés traverses endothécales. La cavité calicinale a 3 cen- 
timètres djQ diaxnMre pi Mat entouirée ext^ufep^ent d'mQ botdvre 
large de 6 millimètres. On compte environ j$0 ctoàSQQS altematixe* 
ment un peu inégales. Hauteur, 2 ou 3 centimètres. 

Terrain dévonien de l'Eifel. 

14. GYATHOPHtLLUM P3SUpO-Ç^R^7i:|;f^, 

fff^efi^a Wmp(«(9, ^ic„ yw. e, Fougl^ op. dt. ftjnfi^, 4fl«»f^. ^cij^v t. 4, 

p.l9p,ia}).4, ftg.7.m9). 
Fim^fs, Th. V^^n^, (^. çiU (P¥lfi9' trans,, vol. 49, ?• par^.^ p. 314, ^ *?* 
^g. 7. i757). 

Çy<^thçpkyliWA ^feuifo-cffr(iiit$$, ^i'Coy, Brit. jfolœox. fos9.y p. 30, pi. 1 B, 

Çyat^Q^hyV^ recurvum, W]^t Edwards et J. Haimei Polyp.foss. des terr, 
pakBçz.y^,^. 

ÇlfaOiophylfum j^seudo^^ratiUSj Hilne Edwards et J. Haime, British fossil 
'' Corals, p. 282, pi. 66, fig^. 3, 3*, 3»». 

Polypier çjpaple, en cône allongé ou subcylindroïde, à base grêle et 
très-arquée^ épitlièque assez forte. Bourrelets d'accroissement peu 
marqués. Calice «uboirjLUure» profon(|. Vm £p9S^tte ^ptale rudimen- 
taire da côté de la grande courbure. 38 cloisons assez développées, 
minces, un peu épaissies en dehors et alternant avec xm égal nombre 
de' plus petites. Hauteur, de 4^6 centimètres^ quelquefois plus; lar- 
geur du calice 2; sa profondeur, 1,5. ' 

Terrain silurien -supérieur du Gothland et de Dudley. 

Le fossile désigné par Ëichwald sous le nom de Cyathophyllum ce- 
r<Uite$ (Silur. syst, in Esthland, p. 201) et tnouvé à Reval, pçœait sq 
rôpprocbeff de cettp espèce. 

Nous soBmies également portés à y réuaîr le Turbinolopsis dongatat 
de M. PorUock {Report on the G^ol. of Londmderry, p. d^9, pL 24, $g. 9). 
Quant au Turbinûlopsis elegainta dja mèi^e géologii^ {op. oiU, p. 329^ 
pi. 20, fig. 1), c'est une empreinte qui ne nous p«^a^t pa^ ^étermiiiable. 



G¥ATH0PH1|.T4PE«, ijl 

15. CTATHOPHTLLUM MuRCHtSONI. 

Pdlœosmilia Murchisoni, MUqjb Edwards et J. Haiine, op. cit» (inn. se, naé,, 
3«sér.,t.X,p.2ei. 1848). 

Strephodes muUilamelkUum, M'Goy, opw ciL (iim. a«i. Mag. of fwt Bist., 
2« sér., t. m, p. 5. 1840). 

CyaihophyUum Murchisoni, Milne EdWBrds et J. Haime, PoPj/p. fbss, des terr. 
pfilofosf., p. 800. «r* Brit, foss. Cotais^ p. ITS^ pi. 85, flg. 3^ 5S 9». 

Polypier très-long, subcylindrique, courbé ^ à peine comprimé, 
0iOBtrant d68 bourrelets circulaires très-prononcés, et distants entre 
eux d^entiron, S^ millimètres. Galice subovalaire. Rapport des axes, 
100 : 130. Le grand axe est dans le sens de la courbure. Cloisons 
très-minces et t^ès-serrées, subéigales, au nombre de 150 environ, aV 
teignant jusqu'au centre, droites ou à peine courbées. Hauteur, 15 
eentimètres; grand axe du calice^ 4; petit, 3. Une section yeiti^ale 
montre des planchers très-petits, assez écartés. Les traverses vésicù- 
laires sont très-petites et presque aussi hautes que larges; les cloisons 
sont bien dévak»p|>éea. 

Terrain carbonifère (calcaire de montagne) à Frome, Gliflon, etc., 
en Angleterre; et à Kendal, etc., en Irlande. ^ 

Le Gysêiphylhm excavoÉutn (|e M. Keyserling (Betse in dos P€i$chora' 
land, p. 159, pi. 1, fig. 4), et le Cystiphyllum obliqmmy du mém^ 
géologue (op. cit, p. 160, pi. 1 fîg.'5), nous paraissant se rapporter & 
eètie espèce. 

16. Cyathophyllum Wrighti. 

Cyaihophyll^ Wrightiy Milne Edwards et J. Uaiiae, Polf^. foss, des. terr, 
palœoz,, p. 370. — BriL foss. Corals, p. 179, pi. 34, fig. 6, C*. 

Gette espèce est fort yoisine de la précédente, mais elle est moins 
longue , recourbée seulement près de la base et très-fortement com-. 
primée près de son extrémité supérieure. Galice allongé dans le plan 
de la courbure, plan sur les bords, à cavité centrale étroite et peu 
profonde. Les axes calicinaux sont entre eux comme 100 est à 200 ou 
même 220. Au moins 130 cloisons, altemaitivement un peu inégales, 
minces, droiteâ^ ou légèrement courbées en dedans. Haùt^ur^i 7 oeati-» 
mètres ; grand axe du calice, 5; petit axe, 2 ou im peu plus. 

Terrain carbonifère, ^ Frome, en A&gleteirre. 

17. Gtathophtllum wltiplex. 

Cyathophyllum multiplex, Keyserling, Reise m dos PetsthoraAmtd, p. fd5> 
tab. 2, fig. 1.1846. 
Mllne Edwards et J. Haime, Poiyp. f^ss. des terr. paksoM., p. 370; 

A en*JageT pair la figure de M. Keyserling, ce polypier est droit, co- 
saque et est régulièrement annelé par des bourrelets d'accroissement 
saillante. La hauteur est de 5 centimètres, et le diamètre de 3. Dans 
une section yertical#,raÂie extéadeure se Eoonire remplie de réélculea 



^ 



3^ a Z0ANTHA1EK8 SCLiaODBBMXS RUGUEUX. 

petites et subégales. Les planchers sont subvédcolenz^ convexes exté- 
rieurement et concaves dans leur milieu. 

Terrain carbonifère^ à Ylytsch dans le Petschora. 

18. CTATHOPHTILUlf ShUKABDI. 

CyathofhyUum Shumardij De Vemeuil, oiss. 

Ifilne Edwards et J. Haime, Polyp, fou. des têrr. futoi».^ p. 370, 

pi. 7, fig. 3. 

Polypier allongé^ contourné^ à épithèque mince et facile à détacher^ 
montrant des bourrelets saillants, coupants, assez également rappro- 
chés. Environ 60 à 80 côtes subégales, serrées, bien distinctes. Galice 
circulaire assez profond. 30 ou 40 cloisons épaissies en dehors, égales, 
amincies en dedans, à bord régulièrement dentelé, droites, mais de- 
venant un peu flexueuses près du centre. Un égal nombre de doisons 
tout-à-fait rudimentaires. Longueur, 6 ou 7 centimètres, ou môme 
plus; diamètre, 1,5. 

Terrain silurien supérieur dans le Tenessée, aux Etats-Unis d'Amé- 
rique. 

10. Gtâthophylluu Damnonisnsb. 

CystifhyUwn Damnoniense^ Lonsdale, op. eii, {Geol. iram,^ 2> série, L T, 
p. 703, pi. 58, fig. 11. 1840). 

CyathophyUum Damnoniense, Phillips, Pal, foss., p.9, pL 4, fig. il. 1811. 

Milne Edwards et J. Haime, Palyp. fots. des terr, paiœoz,, p. 371* 

— Brit. foss. Corals, p. 223, pi. 50, fig. 1. 

Polypier simple, allongé, à peu près droit, subturbiné. Au moins 
une centaine de cloisons alternativement un peu inégkiès, serrées, 
fort minces en dehors, épaissies dans leur moitié interne, légèrement 
courbées. Traverses extrêmement serrées, vésiculeuses, un peu irré- 
gidières, plus petites et plus abondantes dans les parties extérieures. 
Le diamètre des grands exemplaires est de 8 centimètres. 

Terrain dévonien^ à Torquay, Plymouth, etc., en Angleterre. 

20. Gtâthophtexuii Lesueubi. 

CyaihofhyUmn? Hall, Geoi. of New-York, part. 4, p. 160, n» 35, fig. L 
1843. 

CyathofhyUum Lesueuri, M^be Edwards et J. Haime, PiOyp. foss. des Urr* 
p(Uœoz.,p.Zli. -^ 

Polypier en cône, fortement courbé, à base grêle et à calice large. 
Epithèque mince. Bourrelets d'accroissement très-faibles. Gôtes larges, 
égales, à.peine saillantes. On voit dans les endroits usés, comme dans 
la figure donnée par M. Hall, que ces côtes correspondent à Tespace 
qui sépare les cloisons principales. Les grandes cloisons paraissent être 
au nombre de 70, et il y en a un égal nombre de plus petites qui al- 
ternent avec elles. Hauteur, 6 ou 7 centimètres; diamètre du calice, 4. 

Terrain dévonien^ & Galedonia^ Etat de New-York. 



gtathophtixibbs. . 373. 

21. Gyathopbtlluh rectum. 

Strombodes? rectuSy HaU^ G0OI. of New-York, part. A, p. 210^ n« 48« fig. 5. 
1843. 

CyathùphyUum rectitm, Milne Edwards et J. Haime^ Polyp* foss, des terr, pa- 
lœoz., p. 372. 

Polypier turbiné^ allongé^ droit ou^ peine courbé, finement pé- 
dicellé. Ëpithèque mince. Bourrelets très-faibles. Côtes planes, un peu 
larges, droites, subégales, correspondant aux espaces intercloison- 
naires. Des sillons distincts sur le milieu des côtes indiquent le bord 
extérieur des cloisons. D'autres sillons trè^-faibles indiquent des cloi- 
sons rudlmentaires. Une cinquantaine de cloisons principales. Hau- 
teur, 3 ou 4 centimètres; diamètre du calice, 4,5 ou 2. 

Les exemplaires que nous avons observés ont tous leur calice em- 
pâté de la substance de la roche. 

Terrain dévonien, à Moscow, aux Etats-Unis' d'Amérique. 

22. Ctathophyiluu distortuu. 

Sironibodês distorius, Hall, GeoL of New-York, part., p. 210, n<> 48, fig. 4. 

i843. 
Strombodês? ibid., ii9 49, fig. 2. — Est probablement un jeune. 
CyathopkyUvm distortum, D'Orbigny, Prod. de pcUéont,^ t. I, p. i06. i850. 

Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr, pakBox., p. 372. 

Polypier allongé, irrégulièrement cylindro-turbiné, un peu con- 
tourné. Epitbèque forte; bourrelets très-saillants et coupant; les plus 
forts espacés et séparés par d'autres plus faibles. Cloisons peu nom- 
breuses, espacées, très-minces, de 26 à 34 dans les adultes. Tous les 
individus que nous avons examinés ont leur calice empâté. La fonne 
générale varie beaucoup : certains individus sont grêles et longs, 
d'autres gros et courts; les premiers longs de 4,K centimètres, avec 
un diamètre de i ; les autres longs de 3^ avec 2 ou 2,S de diamètre. 

Terrain dévonien, à Moscow, Etats-Unis. 

Le Strombodes simplkx de M. Hall [Geol of New-York, 4« partie, 
p. 209, fig. 6) est voisin de cette espèce, mais paraît être remarquable 
par la double courbure do ses cloisons, qui sont fort étendues de de- 
hors en dedans. Il se trouve aussi dans le terrain ait Handltonien, à un 
endroit nommé Moscow dans l'état de New-York. 

23. Gtathophtllum Stutchburti. 

Turbinolia fungites, Phillips, Geol. of New-York, 2« part., p. 203, pi. 2, fig. 23. 

1836. (Non Fleming.) 
TurbinoUa expansa, M'Coy, Syn. of carb, foss, of Ireland, p. 186, pi. 28, fig. 7. 

1844. 
CyathophyUum expansum, D'Orbigny, Prod, de paléont,, 1. 1, p. 159. 1830. 

(Non Fischer.) 
Cyaihophylium Sttdchburyi, Milœ Edwards et J. Haime, Pi^. foss. des terr* 



374 Z0ANTHÀIRE8 SCLÉRODEAMis RUGUEUX. 

palœos., p. 973.— BW/. fo&s, CoraU, p, 179^ pi 31, flg. 1, Is % 2« ; pi. 35, 
fig.4. 

Polypier droit ou très-légèrement courbé^ tantôt anssi large ^e 
haut^ tantôt très-allongé^ présentant des bourrelets d'accpoissement 
en général bien prononcés^ mais inégalement espacés. Calice sub4»T- 
culaire^ montrant une petite cavité centrale peu profonde, près de la- 
queUe on observe dans quelques exemplaires des traces d'une petite 
fossette septàle. Autour de la cavité centrale existe un large bourrelet^ 
et plus en dehors une zone plane ou légèrement concave. Cloisons au 
nombre de 4 20 à i 40, bien développées, alternativement un peu inégales^ 
minces, serrées, presque toutes parfaitement droites; la moitié d'entre 
elles arrive jusqu'au centre, et l'autre moitié s'en approche beaucoup. 
Il n'est pas rare de trouver des individus longs de 15 à 20 centimè- 
tres, pour un diamètre de 6 à S. Mais il en existe aussi dont le c&tice 
est au moins aussi large, et qui ne sont hauts que de 4 centimètres. 

Terrain carbonifère de l'Angleterre et de l'Irlande. 

24. CTATHOPHTUiUli CELTICUK. 

TurbinoUa cdtiea^ Lamouroux, 'Exp. méth.y p. 85, Ul). 78, fig» 7 et 8. iSM. 

•^ Deslongchamps, Encycl.j Zooph,, p. 761. 1824. 

Petraia celtica, LoDsdale,, op. cit. {Geol. trans.y 2« sèri^ t.V, p. 6979 pi. M, 

fig. 6. 1840). 
Turbinolopsis ceUica, Phillips, Patooi. foss,, p. 5, pi. 1, fig. 1* 1841. 
Cyathophyllum ceUicum, D'Orbigny, Prod. de paléont, 1. 1, p. 105. 1850. 

— Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, palœoz., p. 573. — 
Brît foss. Corals, p. 226. 

Cette espèce n'est connue que par des figures grosnères que ncms 
venons de citer et qui ont été faites, d'après des moules tiès-impar- 
faits. Elle présente de 36 à 48 cloisons alternativement inégales, et 
dont les principales^ atteignant jusqu'auprès du centre, sont \m peu 
contournées. 

Terrain dévonien, à Kerliver, près Faon> département du Finis- 
tère, etc., et à Torquay, etc., en Angleterre. 

25. CTAmOPHTLLUM BINUM. 

Turbinolopsis bina, Lonsdalein Murchison, Silur. Syst, 1. 1, p. 692, pi. 16to, 

fig. 5. 1859. 
Turbinolopsisi ibid., p. 695, pi. iQbis, fig. 6. 
Petraia bina, M'Coy, Spn. siL foss, oflrOand, t.LX. 1846. 
Strepteîasma bina, D'Orbîgny, Prod. depaléoni.y 1. 1, p. 47.1850. 

Cyathophyllum bihiim, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, 
palœox,, p. 374. — Brit. foss. corals, p. 227. 

Les exemplaires figurés dans le Silunan System, sont des moules 
presque indéteimmaMes, qui présentent en général 72 cloisons alter- 
nativement inégales, dentées et im peu courbées vers le centre. Ils 
provieiment du giès du Garadoe, deMarloes-Bay et de Bromsgrov^ U^ 



key^ Oxiâ te WoiéoéstèrsMre^ et font ^rtîé de là c6lte(Sl!îoti der LBiâocIêti 
géologique de Londres. Nous avons observé^ dans cette même collée- 
tioB et dans le Musée de Bristol^ des moules semblables trouvés à 
Tortworth,NashScar,FollywoodetCopstonTumpike,ppès de Presteign. 
Il est très-probable que tous cee moules appartiennent à la même es- 
pèce que les polypiers d'Atiwoods Sbaft, Leach Heatb, Fallièld et 
Tortworth, qui ont la forme de coins allongés et courbés, présentant 
d'assez faibles bourrelets d*accpoissement ; ils sont entourés d'une épithè- ' 
que bien marquée et montrant des cloisons très-minces. Ils sont longs 
db 5 ou 6 centimètres, et leur diamètre au calice est de 2L Suivant 
M. Lonsdale, on rencontre encore cette espèce dans le Calcaire d'Ay- 
mestry, à Bringwood Gbase, Dov^nton on the Rock, près Ludïow et 
BotviÛe, près Gburch Stretton, et dans le calcaire de Wenlock, à 
iNewswood, Eastnor-Park, et sur les pentes occidentales des monts 
Malvem, près Presteign. Les localités citées par le môme auteur dans 
le grès de Garadoc, sont : Golingad, Llandovery, Bog Mine Shelve, 
Salop. MXoy cite beaucoup de localités en Irlande, dans les comtél» de 
Kerry, Galway et Mayo, 

Lés fossiles désignés sous les noms de tùrbinoïapsi^ Mm, Phillips 
(Palœoz, foss. t^A, pi. i, fig. 2), de T, pauciradiaKs, Pb. (ojp.ct^.^ p. 5, 
pi. f, fig. 4),TO T. elongata, Ph. (op. cit, p. 6, pi. 2, fig. 6b), de T. 
rugosa, Pb. {op. cit., p. 7, pi. 7c), de T. pteuriradialts, Ph. {op. cit., 
p. 5 et 6, pi. 2, fig. 5a et 5*), nous paraissent appartenir à cette es- 
pèce où à des espèces très-voisines, mais ils ne sont que très-îirpàr- 
fâdtement conservés. 

JlB. GTATHOt'HTLLtTK BUOKliAiml. 

Pelraia gigas, È'Coy, op. cit. (Ânn. and Mdg. of nat, Hist.y 2« série^ t. III, 
p. 1. {%l% 

Milne Edwards cl ^f.fiaime, Polyp. f6ss> des terr. palœoz , p. 390. . 

^ — Btiia^li, foèiiil Corals, p. 336: 

Ce polypier est simple et n'est connu que par un moule en cône 
obtus, légèrement courbé, et long de 2 pouces anglais et 7 lignes. On 
compte 36 grandes cloisons qui alternent avec un égal nombre de 
cloisons un peu plus petites, et qui sont un peu contournées dans 
leurs parties internée. 

Du terrain dévonien, à New-Quay, Angleterre. 

§ AA. -r Polypier quelquefois simple^ mais le plus soment 

devenant composé et astréiforme ou fmcicvié. 

27. Gtathophtllum Helianthoides. 

Vyàthophymm HèUêiwâtoides, Goldfass, Petrèf. Germ,, t. I, p. 61, Ub. 30, 
fig. 2 a Jfe. — La figure 2f représente un iadivida du lac Erié trop mal conservé 
pour être coDsidéré avec certitude comme appartenant à cette espèce. Tab. 21, 
fig. i. Les bourrelels calieinaux de la figure 1« ne sont pas assez prononcés, 

183^. 



ij6 ZOANTRAIRES SCXEAODÉRUitf RUGUEUX. 

iés tùoi pen inégales^ prescpie aussi hautes ^e larges. Les cloisons sont 
bien développées. 

Terrain silurien supérieur du Gothland^ de l^thonie et de 
Dudley. 

Le Gladocoba scicàtà de Lonsdale (dans Murchison^ SiVurian Sffst,^ 
p. 692^ pi. i6 bis, fig. 9) nous parsdt être une variété de cette espèce 
ayant les bourrelets peu développés. Il a été trouvé aussi en Irlande 
(M'Coy, Syn. of silwr. foss. of Ireland, p. 6i). 

Nous sommes portés è croire que le Cyathophythen e€sspUosum de 
ce dernier géologue (op. eit,, p. 61), appartient aussi à cette espèce. 

30. Ctathophtllum SiEnnNGERi. 

Cyaffiùphyttum dianlhus {pan), GtildfasB, Petref, €v<mi., 1. 1, p. 54^ pL t^ 

fig. i\ 1^ is i<>. iSâfi. (Non pi. i5^ fig. 13.) 
CyathophyUum Stemmgeri, Milae Edwards et J. Haime, PoiUP- fos9. des terr, 

folœoz., p. 378. 

Polypier simple ou fascicule. Polypiérites allongés, cylindro-tnr- 
binés, présentant d'assez forts bourrelets d'accroissement et quelque- 
fois, dans leurs parties inférieures, des prolongements épithécaux en 
forme de crampons. Le bourgeonnement parait être toujours latérad. 
Calices circulaires, profonds, à bords minces. Une cinquantaine de cloi- 
sons principales minces, étroites en haut et légèrement courbées veYs 
le centre; im égal nombre de cloisons rudimentaires. Hauteur, 7 à 8 
centimètres ; diamètre des grands calices, 1 ,5 ; leur profondeur, autant. 

Terrain dévomen de l'Eifel. 

31. Ctathophtllum truncatuu. 

Madrepora cùmp<mta, etc., Fougt. op. cit, (Linné, ilmcBii. Amid>, 1. 1, p. 95, 

tab. 4, fig. 10. 1748). 
Fmtgites^ Th. P^Miant, op. cit. [PhU. trans., t. XUX» 2* part., p. 514 et 516, 

tab. 15, fig. 6 6113.1757). 
Maér^pora trmicata, Lioné, Sys/. nat., éd. 10, 1. 1, p. 795. 1758. ^ Pûuna 

mecicay p. 536. 1761. • 
Strombodes truncàtwf, Schwdgger, Bandb. der NahKTff,, p. 41S. t9S0. 

MadrepmiÉBt frtmcafi», WaUenberg, op. cit. {Nov^ acta Soc, scient. UpsoL. 

▼oL 8, p. 97. 1821). 
Strombodes tnmcatus, fiichwald, Zod. spec., 1. 1, p. 188. 1829. 
Floscularia corolUgera, ibid., p. 188, pi. 11, fig. 4. 

Strombastrsa tnmcata, De fibàmrilte, Diet., t. LX, p. 342. 1830. — Manuel 
^aciinologie, p. 376. 

CaryophyUia expianata, HJsinger, Leth. 5i4ec.,p. 101, tab.28« fig. 13. 1837.— 
La fig. 9 est peut-être un indi?idu séparé. 

CyathophyUum dianthtis, Lonsdale, Silur. Syst., p. 680, pi. 16, fig. 12, 12^ 
{cœt. excl.). 1S39. (Non Goldfuss ) 
— Var. prdtifera, Eichwald, Silur. Syst. in Esthland^ p. 200. 1840. 

CyathophyUum subdianthus, D*Orbigny, Prod. de paléont.^ 1. 1, p. 47. 1850, 



CyathophyUum truncaium, Milne Edwards elJ. Haime» Polyp, foss.desterr. 
palœoz,, p. 379. — Brit, foss, CoralSy p. iU, pi. 66, fig. 5, S*, 5*», 5«. 

Ct polypier se présente sous la forme d'une masse turbïnée, assei 
élevée, dont l'individu souche occupe la base. 'Surface supérieure con- 
vexe, montrant des calices de grandeurs très- différentes, ordinaire- 
ment libres entre eux par leur bord, mais quelquefois rapprochés et 
soudés. Gemmation exclusivement calicinale; les jeunes, quoique 
toujours fixés sur leur parent, en sont promptement indépendante 
par les c,ôtés, et prennent rapidement les caractères de Tadulte : c'est* 
à-dire qu'ils deviennent régulièrement turbines, médiocrement allongés 
et fixés par une base assez droite. Leur muraille présente fréquem- 
ment des bourrelets d'accroissement très-marqués, et elle est recou^ 
verte d^une épiâièque très-mince. Calices circulaires ou légèrement 
déformés, à bords tranchants, un peu renversés en dehors, et présen- 
tamt une large bordure plane autour de la fossette calicinale, qui est 
assez grande et médiocrement profonde. En général, 50 ou 60 cloisons 
très-épaisses et très-serrées en dehors, plus minces en dedans. La 
moitié d'entre elles un peu plus fortes et plus étendues que les autres, 
avec lesquelles elles alternent, arrivent jusqu'au cen^e, où quelques- 
unes sont légèrement courbées. Des sections transversales mettent en 
évidence la grande épaisseur des murailles et la confusion dé la partie 
extérieure des cloisons en une masse compacte ; les rayons cloison- 
nàires se prolongent jusqu'au centre des planchers, et les loges sont di- 
visées par des traverses obliques. Une coupe verticale montre la dis- 
position des planchers qui sont étroits, relevés sur les côtés et un peu 
confondus en dehors, avec les traverses .irrégulières des loges intercloi- 
sonnaires. Hauteur des polypiérites, 3 à4 centimètres; diamètre des^ca- 
lices, ordinairement un peu moins; leur profondeur, 5 ou 6 millimètres. 

Terrain silurien supérieur du Gothland, de Dago, de l'Angleterre et 
de l'Irlande. 

Le Ctathophtlltïm i>ropokdum de M. Dale Owén {Report on the 
geolog, of Imoa^ p. 16, fig. 5), nous paraît appartenir à cette espèce. 

32. Cyathophyllum dianthoides. 

CpcUhùphyUwndiantkoides, M'Coy, op. cit {Ànn. and Mag. of mt Hist., â«sër., 
t. III, p. 7. 1840). 

Milne Edwards et J. Haîm^^ Polyp, foss. des terr. po/cBOs., p. 390. — 

BritM fossU Corals, p. 182. 

Cette espèce ressemble beaucoup par l'aspect général au C. tnmcor 
turriy pourtant ses cloisons sont beaucoup plus minces, et les polypié- 
rites plus cylindriques; le bord des calices paraît également tronqué. 
On compte 96 à 100 cloisons, minces, droites, crénelées, et alternati- 
vement lin peu inégales en étendue. Le diamètre des calices est de 
45 millimètres. Une sectionî verticale montre de larges planchers sub- 
horizontàux, un peu vésiculaires en certains points, et dans les parties 
latérales un tissu vésiculaire assez régulier. 

Dû terrain carbonifère, à Kendal, Angleterre. 



38o lOANTHAIRM flCLéEOOBBBlis BUOriUZ. 

33. Gtathopstlluk dianthus. 

CyathophvUum dianthus {pus], Goldfuss, Petr$f. Germ., 1. 1, p. 54^ pL 15, 
flg. 13. 1826. (Non les figures de la pi. 16.) 
— — Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr. pateoz.^ p. 581 .^ 

Polypier subfasciculé. Gemmation quelquefois latérale^ mais princi- 
palement caliculaire; les grands calices sont couverts de jeunes indivi- 
%ud. Polypiérites subturbinés^ rapprocbés; les bords. calicinaujc, qui 
sont un peu feuilletés^ sont ordinairement libres. Calices circulaires^ 
extrêmement inégaux^ assez profonds. Cloisons dentelées^ peu inégales^ 
mais pourtant alternativement un peu plus petites; on en compte en- 
viron une soixantaine dans les grands calices; la convexité en haut et 
la concavité en dedans de leur bord libre sont peu marquées ; elles sont 
étroites dans leurs parties supérieures et un peu courbées près du 
centre. Largeur des grands calices^ 5 centimètres; leur profondeur, 
près de 2. 

Terrain dévonien de TEifel. 

34. Ctathophtllum hypog^isrifohiee. 

CycUhophyUum hypocrateriforme, Goldfuss, Pttrtf» Germ., p. 57, tab. 17, 
fig. 1.1826. 

CyathophyUum tttrbinatum (pars)^ ibid., pi. 16^ flg. ^, 8^ et 8« {cœt, eœcl.), — 
Les jeunes ne sont pas en r^lité aussi neUement reçus dans Tépithèque, la- 
quelle est d'ailleura pius irréguliëre et moins détachée qu'on ne le voit dans 
la figure. 

CyathophyUum explanatum, ibid.^ p. 56, tab. 16, fig. 5. — Individus jeunes . 

Favastrea hypocrateriformis. De Blainville, Dict se, nat., t. LX, p. 540. 1830. 
— Manuel, p. 375. 

Turbinolia turbinata (pars)yS(einiDger^op. eiU (Mém, de la Soc» géd, de France, 
1. 1, p. 344. 1831). 

Favastrea hypocrateriformiSj D'Oibigny^ Prod: de paléont., 1. 1^ p. 107. 
1850. 

CyathophyUum hypoeraieriforme, Milne Edwards et J. Haime^ Po^. foss, des 
terr. p<Uœog.y p. 381 • 

Polypier élevé^ tantôt simple^ tantôt composé et subfasciculé ou as- 
tréiforme. Bourgeonnement toujours extracaliculaire et paraissant 
s'effectuer avec beaucoup d'activité. Les bords Aes calices sont en gé- 
néral libres vers la périphérie du polypier, mais sur d'autres points^ 
ils sont soudés entre eux , suivant des lignes qui forment des arêtes 
assez saillantes. Calices à cavité grande et profonde^ un peu renversés, 
très-inégaux; les grands entourés de très-petits. Une cinquantaine de 
cloisons droites et presque horizontales vers l'extérieur des calices, as- 
sez fortement convexes dans leur milieu^ subégales, très-minces, peu 
serrées, dentelées, arrivant jusqu'à une très-petite distance du centre, 
où l'on distingue une petite partie de la surface du dernier plancher^ 
et étant très-légèrement courbées à leur extrémité interne. Hauteur du 
polypier^ 8 centimètres; largeur des plus grands calices^ 3 centime- 



CTATH0PHTLLIDE8. 38 1 

très; leur profondeur ^ au moins i centimètre. Une section verticale 
montre que les planchers sont assez bien développés^ et les vésicules 
latérales assez régulières. 

On trouve souvent des exemplaires simples ou groupés par très- 
petites masses^ et dans cet état ils ont été confondus par Goldfuss 
avec son Cy(iUh<yphyUvmturbinatum {€, ceraHtés); mais i]s s'en distin- 
guent aisément par leurs calices renversés en dehors. 

Terrain dévonien de l'Eifel. 

Le C. eeratites de Hisinger (Lethea sueoica, p. iOi^ pi. 28, fig. 15)^ 
et le C. iurbinatum du môme auteur (op. cit., p. 102 pi. 29, fig. 1), 
paraissent se rapporter également à cette espèce, mais proviennent da 
terrain silurien de Gothland. 

35. Gyathofhyllum heiagonum. 

Madmpcra trvncata? Esper, DiePflanz, Petref., tab. 4. (NonLioDé.) 
CyathophyUum hexagonumy Goldfuss, Petref, Germ,, t. I, p. 61, tab. ^^ 

fig. 1. 1826. — Dans cette figure la couronne des faux paHs n'est pas assez 

grande. 

Famsirea hêxagana, Be Blainville, DicL se. nat., t. LX, p. 340* 1830. -« 
Manuel, p. 375. 

Astrêa hecoaganoy Sleininger, op. ci/. {Mém, Soc, géol. de France, 1. 1, p. 345. 

1831) . 
CyathophyUum hexagonum, Morren^ Descr, CoraU. in Belg, report., p. 57. 

1832. 
Astrea ananas, Ad. Rœmer, Verst. der Harzegeb,, p. 5, tab. 2, fig. il. 
1843. 

Cya^ophyUum heoDagonum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss» des terr. 
palœoz., p. 382. — Brit. foss. Corals, p. 228, pi. 50, fig. é, 4*. 

Polypier astréiforme. Gemmation caliculaire et eitracaliculaire. Ca- 
Ikes polygonaux, très-inégaux, assez profonds, limités car des mu- 
railles peu saillamtes, mais bien distinctes, toujours simples et très- 
minces. 46 cloisons alternativement petites et grandes; les 23 jnetites 
s'arrêtent à peu de distance de la muraille ; les grandes sont minces, 
denticulées, honzonlales près du bord, puis très-fortement convexes 
en haut et en dedans, enfin elles présentent, près du centre, de petits 
lobes paliformes, dont l'ensemble forme une couronne bien distincte. 
Hauteur du polypier, edtiron 6 centimètres ; grande diagonale des 
grands calices, 12 ou 15 millimètres; leur profondeur, 5; diamètre de 
la couronne* des lobes paliformes, 3 millimètres. 

.Terrain dévonien de Torquày (Angleterre), de Montignies et Ghimay, 
en Belgique, de Bemberg, en Prusse, et de Grund dans le Hartz. 

36. Gtathophtlluu quadrigeminum. 

FavosUes striata? Defrance, Dict. des Se. nat., t. XVI, p. 208. 1820. 
Cyaihopkylhun quadrigeminum, Goldfuss, Petref. Germ., 1. 1, p. 50, tab. 10, 
fig. 1 el 5f, tab. 18, fig. 6. 1826. 

Columnaria sukata, ibid.» p. 72, Ub. 2é, fig. 8. 



^||| 20ANTHAIRES ^qiJ^OBXRl)!^ BUGUBUZ. 

Jjfoniastrea oéfti^^ina et if. ccmiformis, Qe BUin^iUe» tHcf^, th%^9. 33Q« 

1830. —Manuel, p. 374. 

Favastrea quadrigiminatay ihï&,^ p. 540. — Manuel, p. 375. 

Favcutrea alveolataj ibid. 

FaiJçsiiM q^a^rig^mina, ibid.» p. Soi — Jifanii^j, p.. 405. 

Colmmarift si^aia. Hall, Ifandb. éer Petref,, p. 401. iW^ 

Astrea aheolata, Steipojfer^ <>|2« cit, tUi^» <l# ^ âfoo. géol. 4» Frwn^f t. I, 
p. 545. 1851). 

Monticviaria hea^gona, ibid., p. 346. Est un moule. 

Çy€^hophylhm çjUQirigemirwm, Brouit is£h. geogn., 1. 1, p.Sft, tiè.5, %. f . 
183S-57. 

fMostrQtion gpadri^tjmmm, Jyothignyf P^^> ^ pMt^., 1. 1, p. iQ^, 

1850. 

Favastrea quadrigemina, ibid., 1. 1^ p. 107. 

Favastrea stUeata, ibid., 1. 1, p. 107. 

Cyathoj^yllutn qi^adrig^ntm, lUiliie Edwaiçds et J. H«ime» ^<^^P- /io^^ det 
terr, pajiœosf., p. 585. 

Polypier astiéIfojBme. Calices polygooasix^ trèa-inégaui, prc^onds. 
Gemmation le plus souvent caliculaire. En général 46 cloisons ég;«tes, 
minées, étroite», serrées, h bord droit et oblique, am^ant p^squ%a 
fond de la fossette calicinale et légèrement courbées. La largeur des 
calices est très-variable, les plus grands ayant de 8 à 10 millimètres el 
à peu près autant de profondeur. Nous avons vu un exemplaire chez 
lequel^ dans une moitié de sa masse, les individus sont isolés et res- 
semblent beaucoup au C. ccespitosumy par les caractères- extériemis^ 
tandis que dans l'autre moitié, ils sont intimemient soudés , conune 
cela a lieu hsJ)ituellement. 

Terrain dévonien, à Visé (Sarthe)^ à Bemberg, Eifel, Dollendorf 
(Prusse), et en Turquie. 

^7. GTATHOPHTLLUM GiBSPITOSUM. 

Cyathophylhmi cœ^pjtoiwm^ Goldfuss, Petref, Germ,, 1. 1, p. 60', tab. 19, fig. 2. 

1826s. 
CyaihophyUMnheœagonum (pars), ibid., tab. i9, fig. 3«,5ky5« {cœi, eoid.), 

Cyarophyllia dubia, De Blainville, Dtcf. se. nat, t. LX, p. 311. 1856. — Ma- 
nuel, p. 540. 

CyathophyUvm cœspitosum, Lonsdale, op. ciï. {Geol. ir€tns,, S* sér^ t. Y, 
^ part., pi. 58, fig. 8. 1840). ' 

— ^ Phillips, Palms, foss., p. 9, pi. 5, fig. 10. 1841. 

Cladopora GMfussi, Geinitz, Grund. der verst., p. 569. 1845*46. 

mpl^hyUum cœspitostim, D^Orbigny, Prod, de palëomt,^ u î, p. 106. ISSO. 

CyathopkyUum ccespitosum, Ifflne Edwards et J. Haime, Polyp. fkss. des terr. 
paUBox,, p. 384. — Brit. foss. CoraU, p. 229, pi. 51, fig. 2, 2», 2»». 

Polypier élevé, fascicule ou subastréiforme. Gemmation principale- 
ment calicinale. Polypîérites cylindroïdes et ne présentant que de 
faibles bourrelets d^aeoroîssement. Galices ordinairement circulaire, 
quelquefois rapprochés et polygonaux, assez profonds. De 40 à 50 



çbi^pns gJterAaJivement Uii pe^ inéggl^s, minces, ^çitç^ jçn h^ut, 
droite, p^pnies d'un petit lobe près du- centre. Diamètre ^e^ calices^ 
environ 1 centimètre. Les planchers sont assez bien développés. jLij^ 
vésicules des loges intercloisonnaires, petites. Dans une coupe hori- 
zontale, le point où s'arrêtent les traverses simulé une murame inté- 
rieure peu éloignée 46 rextérjieur.e. 

Terrain dévonien, à Torcruay et PJymouth, -à 3embei^ et dans 
raifel. ■ ' . *f^ . 

11 em^ quelques ùmi^ au çujet de la déteizaiiiatioad^ foss^e 
dTIchta, qu^ M. Keyserling a désigné sous le nom de J^itàedendi^m 
cc^f(itasum (Reisf in dc^ Pel^cfeora-ton(^, p. i6^, pi. a, ûg. ^) et q\j© 
l'on devra pjH)babIen:^ent rapporter^à cette espèce. 

38. Gyathophyilum Boloniense. 

^ontastrefii BoUmiemis, De BlaioviUe, Dict sç. naf., t LX, p. ^. IWi, -r^ 
Manuel, p. 394. 

ÇyathqphiiUim hexqgomm, MichçUp,./co»., p. 181, pi. 47, %. 2. 18^, (1^4^ 
Goldfus*.) —- Dans cette figure, les cloisons sont trop içégalesi. 

Lithçstrotion arachr^oides, D'Orbigny, Prod. de paÙont, U I, p. 10^.. IÇÊiO. 
(î^on Astr ea. arachnoïdes ^Defrance.) 

CyathpphyUurn Boloniense, Milne Edwards et J. Haiicet PQly^P fçsSf ^^ terr» 

palœoz.^ p. 335. — Brit. foss, Corals, p, 230, pi. 52, fig. ï, i«. * 

» 

Polypier astréaforme^ &a. masse soboipculaiie peu élevée. Calices 
polygonaux^ tcè^-inégaui^ séparés par des murailles minces ^ droites^ 
à cavité assez profonde. Environ 42 à 46 cloisons subégales^ très* 
minces^ striées latésaji^P^^^t, ^Tiem^t deut^çs^ droites; la J»oitié 
d'entre elles s'arrêtent à une faible distance du centre^ les autres 
atteignent un peu plus loin et présentent un très-petit lobô paliforme^ 
en général peu visible. Toutes ces cloisons sont larges^ et leur bord 
supérieur s^avance un peu obhquement jusqu'à une certaine distance 
de la muraille, puis devieat légèrement conveiiie ep dedaos. La difigo- 
nale dei^ grande cahces est dç 2 centimètres^ ou un peu moin^. 

Terrain dévonien à Ferques près Boulogne, et h. Toiquay. 

Cette espèce est très-voisine du Cyathophyllum he^agonum, mais 
s'en distingue par ses cloisons plus égales, moins saillantes à une petite 
distance des murailles, et munies de lobes palif ormes beaucoup plus 
petits. 

39. CTATHOPHTLliUM? PABACtDA. , 

Cyathophyllum paracida^ M'Coy, op. cit, {Ann. and Mag, ofnat. Hist, 2« sér.^ 

l. III, p. 7. 1849). 
■ Milne .Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr, palœos., p. 385. 

— Brit. foss. Corals, p.' 181, pi. 37, fig. i, 1», iK ' 

Polypier fascicule. Gemmation calicinale ; les grands calices portent 
3 ou 4 jeunes. Polypiérites libres latéralement, cyUndroïdes, sajis 
bouAlets d'accroissement. Calices circulaires. 3% cloisons 8ubégales> 



384 SOANTHAIBBS SGtÉHODSRlliS RUGUEUX. 

minces, noies extérieurement par des travesses yésiculaiies. De grands 
planchers horizontaux. Diamètre des polypiérites, de 6 à 10 millimè- 
tres. 

Terrain carbonifère, à Mold, en Angleterre. 

40. Gtathophtlluu Mabhini. 

Cyathopkffium profimdum, Michelin, Icon. xooph,, p. 184, pi. 4t^ fig.l. 1845. 

(Non GeiniU.) 
CyaihùphyUum ccupUonm, Ma., p. 184 pl* 47, fig. 5. (Non Goldfuss.) 
JAthostrotion profundum, D'Orbigny, Prod. de paJémt., 1. 1, p. lOe. 1850. 
CyûthophyUum Marmini, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des tmrr. 

pakBOz., p. 386. — Brit, foss. Coirals, p. 2:^1, pl. 52» flg. 4, 4*. 

Polypier subfascicnlé ou astréifoime. Multiplication presque tou- 
jours latérale. Polypiérites médiocrement élevés, entourés d'une épi- 
thèque bien développée. Calices très-inégaux, circulaires lorsqu'ils 
sont libres, ou polygonaux lorsqu'ils sont soudés. Cavité calicinale 
grande et profonde. *Une quarantaine de cloisons, subégales en cer- 
tains points et un peu différentes sur d'autres parties des calices; ces 
cloisons sont minces, finement denticulées et atteignent, pour la plu- 
part, jusqu'au fond de la cavité calicinale, où elles paraissent ne pré- 
senter qu'un lobe rudimentaire; elles sont un peu saillantes à une 
petite distance du bord extérieur, où, par leur ensemble, elles simu- 
lent le sommet d'une muraille intérieure. Largeur des calices, 10 ou 
12 millimètres, rarement plus, leur profondeur étant de 6 ou 7. Tra- 
verses nombreuses. 

Terrain dévonien à Ferques, Torquay et Teignmouth. 

41. Ctathophtllum flexuosum. 

Madrepora composita, etc., Fougt, CoraUia BaUica (Linné, Amœn, acad., 
1. 1, p. 06, tab. 4, fig. 15 et no 5. 1749). 

Madrepora flexuosa, Linné^ Syst, nat.<téàH. 12, p. 1278. 1767. 

Caryophyllia flexuosa, Lonsdale in Murchison. SU, Syst,, p. 689, pl. 16, fig. 7. 
1850. (Non Umarck.) 

DiphyphyUum flexuostwn, D'Orbigny, Prod depaléont., 1. 1, p. 38. 1850. 

CyathophyUum flexuosum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, 
paUBO»., p. 386.— Brit. foss, Corals, p. 285, pl. 67, fig. 2, 2*. 

Polypier dendroîde. Gemmation calicinale. Polypiérites cyliu- 
droîdes, allongés, recouverts d'une épithèque peu développée et mon- 
trant une vingtaine de stries costales. Diamètre des plus gros polypié- 
rites, 3 ou 4 millimètres. 

Terrain silurien supérieur de Gothland, d'Angleterre (à Malvem) et 

d'Irlande. 

42. Ctathophtlluu RUgOSUU. 

Jsirea rugosa. Hall, Géol. of New -York, 4fi part., p. 199, n» 32, fig. 2. 
1843. ^ 

CyaihophyUum dianihus, ibid., p. 160, n» 33, fig. 2. 



CTATH0PHTLL1DE8, 385 

Astrea rugosa, Dale Owen» JRep, on Geol of Jatoa, Wisoonsin and JlUnois, 
p. 33, pi. 7, flg. 6. 1844. 

Cyathophyllum Euglypttm, Qapp, in Yandell et Shumard, Contr, to Geol, of 
Kentucky, p. 7. 1847. 

Astrea rugosa, ibid., p. 8. 

Favastrea rugosa, D'Orbigny, Prod, de paléont, 1. 1, p. 107. 1«50. 

Milne Edwards et J. Haime^ Polyp, foss, des terr. palœox., p. 387| 

pi. 12, flg. i, 1*, Ib. 

Polypier en général astréiforme^ rarement fascicillé. La gemmation 
paraît être à la fois latérale et caliculaire. Calices très-inégaux^ assez 
régulièrement polygonaux^ à bords renversés ^ limités par des mu- 
railles extérieures minces et un peu élevées. Golumelle rudimentabe ; 
des lobes paliformes bi^n marqués. Une quarantaine^ au moins^ de 
cloisons principales, très-minces, peu inégales, atteignant presqu'au 
centre, où elles sont légèrement recourbées; alternant quelqpiefois 
avec un égal nombre de cloisons rudimentaires. Traverses très-abon- 
dantes et très-serrées dans Taire costale ou extérieure, mais étant fort 
rares en dedans de la muraille interne. Grande diagonale des calices, 
1 centimètre 5. Dans certains états de fossilisation, les individus se 
^détachent facilement les uns des autres et sont entourés d'une épi* 
thèque qui forme des plis transversaux, saillants et obliques. 

Terrain dévenien des Etats-Unis (Ohio et Kentucky). 

43. Gtathophtllum Sedwicki. 

Cyathophyllum Sedgu)icki,.1Aï\TïQ Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, 
pakeox,, p. 387. — Brit, foss. corals, p. 251, pi. 32, fig. 3, 3*. 

Polypier astréîforme, & calices inégaux, polygonaux, limités par 
des lignes murales à peu près droites. Gemmation latérale et calicu- 
laire. 32 à 40 cloisons bien développées, un peu inégales, les unes 
plus petites et minces dans toute leur étendue; les autres grandes, 
minces extérieurement, un peu épaissies vers les trois quarts de leur 
trajet, et de nouveau amincies vers le centre , où elles sont un peu 
courbées, et présentent un très-petit lobe paliforme. Les traverses vé- 
siculaires sont généralement petites, maïs un peu inégales, et s'arrê- 
tent vers le milieu de Tépaississement des cloisons principales. Grande 
diagonale des calices, en général 15 millimètres; largeur de la cou- 
ronne des lobes paliformes, à peine 2. 

Terrain dévonien de TAngleterre (à Torquay). 

Cette espèce est très-voisine du C. Bolomensey dont elle diffère prin- 
cipalement par Tépaississement des cloisons principales, à une petite 
distance du centre. 

44. Gtathophtllum? pseudovbrmiculaeb. 

CyathophyUumpseudovermictdare,WCoj, opMt, {Aim.andMag. ofnat.Hist,, 
2«sér.,t.ni,p. 8.1849).— ^n/.poteojï. foss., p. 86, pi. IHS flg. 8. 

Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des ^err. j9atooz.,p.388.*-* 

Brit, foss, Corals, p. 182. 

CwàUiaires. Tome 3. 25 



386 ZOANTHAIRES SGLÊROIttRnlis RUGOSUZ. 

Ce polypier, f après M'Coy, est alIoDgé, cylindrique et fié^tueux. Sa 
surface est très-inégulière et aonelée transversalement. 11 forme de 
petits rameaux cylindriques situés à des distances inégalés. De larges 
planchers ondulés, occupant plus de la moitié du diamètre total 
des polypiérites ; les parties latérales remplies par un tissu cellulaire 
lâche. De 24 à 27 cloisons qui s'arrêtent à une grande distance du 
centre. 

Terrain carbonifère de l'Irlande. 

45. GTATHOPHTLLUH BADICANS. 

CyathophyUum raâicans, Goldfuss, Petref, G«rm., 1. 1, p. 55, pL i6, fig. 2. 

1826. 
— - D*Orbigny, Pràd. de paléont , 1. 1, p. 106. 1850. 
— — Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr. palœoz., p. 388, 

pi. 15, âg. 5. 

Polypier fascicule, en masse un peu irrégulière. Bourgeonnement 
latéral. Polypiérites suhcylindriques très-rapprochés, entourés d'une 
épithèque fortement plissée et qui, d'un côté seulement des polypié- 
rites, forme des sortes de pieds ou de racines qui s'attachent au po- 
lypiérite voisin, sur toute sa largetir. Calices circulaires, peu pro- 
fonds. Cloisons assez serrées, minces, toutes égales, à bord à peine 
arqué en dedans, au nombre de 24 ou 26. Hauteur du polypier, 7 ou 
8 centimètres; diamètre, i ; profondeur de la fossette, 1 1/2. 

Terrain dévonien de l'Allemagne (Bemberg et Eifel). 

Nous rapportons avec doute au genre Cyathopkyllum ^ les fossiles 
mentionnés par divers auteurs sous les noms suivants, mais que nous 
n'avons pas eu l'occasion d'examiner. 

CYATHOPHTixtJM? Vanoxemi (Hall, GeoL of NeW'Yorh, p. 49, ûg, 3; 
— ^MilneEdwards et J. Haime,po/yp. palœoi., p. 391). Polypier tnibiné, 
à épithèque forte et à bourrelets peu marqués. 34 cloisons principales 
droites, épaisses, et arrivant jusqu'au centre de la cavité viscérale. Du 
terrain dévonien, à Moscow, aux Etats-Unis d'Amérique. 

Cyathophtllum? Bubtini (Milne Edwards et J. Haime, loc, dû, — 
Cyathophyllia duplicata de Koninck, Anim, foss, des ierr. carb, de la 
Belgique, p. 19, pi. D, fig. 3, et pi. G, fig. 19). Polypiérites droits, cy- 
lindro-turbinés, de 2 ou 3 centimètres de diamètre, de 6 à. 8 de hau- 
teur, et réunis en faisceaux, mais paraissant avoir été rapprochés ac* 
cidentellement. Du terrain carbonifère, à Visé. 

Cyatbophtlium? cororiccLUM, Keyserling [Petschora, p. 166, pL 2, 
fig. 4; — Milne Edwards et J. Haime, loc. cit). Petite espèce, eôni- 
que, un peu courbée, à bourrelets prononcés. Du terrain carbonifère^ 
à Ylytsch. 

Cyathophylluà? zigzag (Milne Edwards et J. Haime, loc. dû, ; — 
Petrana zigzag M'Coy^ Silur. fôss. of Ireland, p. 60, pï. 4, fig. 17). 
Moule hitérieure^ dont les côtes sont très-fiexùëuses. Du terrain âlu- 
rien de l'Irlande. 



c 



CTATHOPHTLLIDSS. 3d7 

GtAtHôPSTtLUM? LoBBSi (Milne Edwahls et J. Haime^ loc. tit; — 
Cfxryofh^lUa eaipetdaris Steininger^ op, dt.y ilém. de la Soc. géol, de 
France, 1. 1, p. 344). Polypier composé. Polypiérites turbines^ à ca- 
lice profond, et ofirant de 44 à 52 rayons cloisonnaites» Du teïrain 
dévonien de TËifel. 

TuRBiNOLiA mcRCSTATA Kutûïga (Bûitr., p. 25, pi. 5, fig. 3; — Cya- 
thophyllum? incmstiOum, Milne Edwards et J. Haime, loccit). Po- 
lypier conicpie, droit et tpôs-altéré. De Stadierw, en Russie. 

La TuBBiNOLiA ACCMiNATA, de Kutorga (op, ait,, p. 26, ]^. 6, fig. 4; 
— Cyathophyllum? acuminatum, Milne EdXurards et J. Haime, loe. dt.) 
n'est peut-être qu'un échantillon encore plus altéré d« l'espèce pré* 
eédente. 

GTÂTHpPHYLLute PiicATUM, KutoTga (loô. ctt,, p. 26, pi. 6, fig. 5;— 
Cyathophyllum? KutorgcBy Milne Edwards et J. Haime, loc. cit.). Poly- 
pier obconique, courbé à sa base et paraissant avoir été iixé, cjui ne 
peut pas être rapporté au Cycàh. plicatum de Glldfuss. 

Ctathopstlluu FASGicuLUS^ Kutorga (op. cit., p. 41, pi. 8, fig. 6^ et 
pi. 9, fig. 4). Polypier composé. Polypiérites un peu flexueux, de 
2 1/2 millimètres de diamètre. 24 cloisons. De Gamby. 

Les Turbinolia eomea de Fischer (Oryctogr. de Moscou y p. 153, 
pi. 30, fig. 6)^ T. arietina du même auteur (op. cit.y pi. 30, fig. 4; — 
et T. ibUma {loc. cit., pi. 30^ fig. 5. — Siphonophyllia ibicina, D'Or- 
bigny, Prod., t. l, p. 158), paraissent appartenir à ce genre> mais ne 
sont pas dëterminables. Ces fpssiles proviennent du terrain carboni- 
fère de Miatchkova. Les fossile^ du terrain carbonifère de Petschora, 
que M. ïeyserling a désignés sous les noms de CyatJiophyïlum arieti^ 
mm (Hetse, p. 165, pï. H, fig. 3), et de C. ibicinum [op. cit., p. 16t, 
pi. li, fig. 5; — Dephyphyllum ibicinum D'Orbigny, Prod.. p. 159), 
paraissent être distincts spécifiquement des précédents. 

Les Cyathophyllum galëa, C. diseus, C. obsoletum, C. eœplanatum, 
C. Eifeliense et C.pnmœvum de M. Steininger (yiersf . der Uebergangsgeb. 
der Eifely p. 14 et 15), proviennent du terrain dévonien de Gerds- 
tien, mais n'ont pas été décrits avec assez de détail pour être recon- 
naissables. < 

La môme remarque s'c^pplique aux fossiles suivants : 

PsTHAKA BADUTA, Muuster Bcitr. mr Petref., fasc. I, p. 42^ pi. 3, 
ûg. 4; — Cyathophyllum radiatum D'Orbigny, Prod.y 1. 1> p. 158. 

PefiAiu decussata. Munster, op. dt., p. 43, pi. 3, fig. i j — Cyor 
tfiophyllum radiaiùm D'Orbigny, loc. cit. 

PsiRARiA SEMiSTRUTA, Munstor, op. cU., pi. 3, fig. 2; — Cyathophyl- 
lum semistriatum D'Orb., loc. cit. 

p£i»ARiA TBNUicosTATA, Muustor, op. Cit., pi. 3, fig. 3; — kyoJthh 
phyllum tenuicostatum D'Orb., Zoc. cit. 

Petraru Koghu, Munster, op. cit., pL 3, fig. 5; — Cyathophyllum 
Eochii B'OA.p loc. cit. 




388 ZOANTHAIRES SCLÉROOBRirÂS RUGUEUX. 



Le Cffaihophyltum Htwndes, Munster (Bsâr. tur Petref., 3 Ih., 
p. ii4) pi. 9^ fig. 12), est lin fossile remarquable par sa forme cylin- 
droïde> recourbé en crosse^ et sa forte pellicule plissée; maïs il n'est 
pas bien certain que ce soit im Coralliaire. Du tetrain dévonien^ à 
Geyser. 

Le Madrepùra undulata de Parkinson (Org. rem. t. U, p. 56, pL 6, 
fig. iO; — A$treauiyiulataàeFïemmg,Briti8hammalSy^.^iO), poortait 
bien être un CyathophyUum astréiforme; mais nous sonmies disposé i 
croire qu'il n'appartient p^ au terrain palaBozoîque, et qull se rap- 
porte au genre hostrea. 

Nous sommes porté à croire que le genre Tryplcesma de Lonsdale 
(Murcbison, de Vemeuil et Keyserling, t. I^ p. 613) devra rentrer 
dans le genre CyathophyUum; cet auteur y assigne, il est vrai, pour 
caractère d'avoir les cloisons percées do trous et terminées par une 
rangée de petits tubes^ et cette structure anormale, si elle existe, dis- 
tinguerait ces fossiles de tous les autres Gyathopbylliens; mais nous 
n'avons pu découvrir rien de semblable dans son TrypUjBsma arUcu- 
lata, et Ù est probable qpi'il s'en est laissé imposer par quelque dis- 
position accidentelle. L'espèce typique de cette division est le 3Vy- 
plœsma œquabilis de Lonsdale (op. ct^., pi. A, fig. 7), polypier ample, 
allongé et légèrement courbé, qui a été trouvée dans le terrain silu- 
rieu, à Petropoolofsk. 

Le genre IHseophyUtan de M. Hall {Pàléont, of New-York) ne con- 
tient qu'une espèce (le D. peltatumy loe. cit., pL 75, fig. 3), qui nous 
paraît avoir été étabJie d'après une empreinte de CyathophyUum, 

Le Strephodes gracilis de M. M'Coy (op. dt., Arm. of nat. Hist., 
1850, t. YI, p. 378) parait devoir être rapporté aussi à ce genre ou 
au genre Ptyehophyllum. 

Genre XIII. ENDOPHTLLUM. 

EndophyUum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr. paimi*, 
p. 393. 

Polypier composé; polypiérites unis entre eux par des murailles 
extérieures rudimentaires et un tissu vésiculaire irrégulier; mu- 
railles intérieures bien marquées; cloisons bien développées, 
mais se prolongeant très-peu en dehors des murailles internes; 
planchers petits. 40 

Ce genre relie en quelque sorte les Cycahophylhun et les Jcer- 
vularia; il présente à peu près la structure générale des premiers, 
mais les parties extérieures des individus sont presque complè- 
tement vésiculaires et sont séparées des parties centrales par une 
muraille bien caractérisée; les Acervulaires en diffèrent parla 
présence de leur épithéque et le {dus grand développement de 



GTATEI0PHTLLIDE8. 38^ 

Tappareil septal dans Fespace compris entre les deux tubes mu-, 
raaz. 

Nous ne connaissons encore que deux espèces, qui sont pro- 
pres au terrain dévonien de l'Angleterre. 

i. Endophtuum Bûwbrbanki, 

Bndofhylhim Bowerbanki, Milne Edwards et J. Haime, Poiyp. foss, de$ 
twrr. palcBOX,^ p. 394. — Brit. foss. Corals, p. 233, pi. 53, fig. i. 

Polypier astréiforme; polypiérites plus ou moins intimement unis 
entre eux par des murailles extérieures rudimentaires et un tissu yé* 
sîculaire irrégulîer. Murailles intérieures bien marquées, circulaires, 
souvent doubles. 30 ou 32 cloisons principales, assez bien développées, 
un peu minces, très-flexueuses en dedans, atteignant jusqu'à une pe- 
tite distance du centre, alternant avec un nombre égal de cloisons 
plus petites. Ces cloisons ne se prolongent que peu ou point en de- 
hors de la muraille interne, sous forme de stries costales qui se per- 
dent dans le tissu vésiculaire. Plancbers assez bien développés, im 
peu irréguliers. Diamètre des cercles muraux, environ 2 centimètres; 
ils sont distants entre eux, de i ou 1,5, quelquefois de 2 centimètres. 

Terrain .dévonien, à Torquay en Angleterre. 

2. EnDOPHTLLUM ABDITUM. 

EndophyUum àbditum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, pa- 
lœox., p, 394. — Brit, foss. Corals, p. 233, pi. 32, fig. 6. 

Polypiérites plus ou moins intimement soudés par des murailles 
polygonales assez fortes. Murailles intérieures minces, souvent dou* 
blés, à coptours un peu irréguliers ; l'espace compris entre les deux 
murailles occupé par de grandes vésicules sur lescfuelles on dis- 
tingue quelques stries costales. De 34 à 40 cloisons principales très^ 
minces, surtout en dedans, où elles sont fortement courbées, alternant 
avec un égal nombre do cloisons plus petites. Diagonale des grands 
polypiérites^ 4 ou 5 centimètres; diamètre'des cercles muraiu, 3 cen- 
timètres. 

Terrain dévonien, à Teinmouth, Angleterre. 

s 

Genre XIV. GABIPOPHYLLUM. 

Campophylîum, Milne Edwards et J. Haime, Brit foss. Cor. Mr., 
p, Lxviii. 1850. 

Polypier simple, libre, subpédicellé, entouré d'une épithèque. 
Calice profond. Cloisons assez bien développées. Planchers très-? 
larges et lisses vers le centre. Les loges intercloisonnaires rem- 
plies de petites vésicules. 

Ce genre présente avec les Cyathopbylles les mêmes rapporta 



^QQ Z0ANTHAIRE3 SOI4lllOOiMIWii BUGUSUX. 

fue les Jmpkxus avec les Zaphrendsj c'est-Mire qu'ayant une 
organisation très-semblable à celle des CyathophyOum, il en dif- 
fère pourtant par ses cloisons moins étendues et ses planchers 
beaucoup plus développés. Cette division ne renferme jqsqu'à 
présent que des espèces simples, mais peut-être devra-t-on Taug- 
menter de quelques polypiers composés qui sont encore mal con- 
Bus, tels qnfi le CyéithophyUwn paracidti de M^Goy (v9y^ p* 383), 

1. Gampophtixuu flexcjosum. 

CyatlHtphiAmk /Zt^iiomm^ Goldfuss, Peiref. Germ,, 1. 1, p. 57, t^b. iDru, fig.SA 
et 5^. 18i^. — La figure 6 ne montre pas e](actetnent les vésicules çndotliècales. 

JWbtnçlia flexuQsa (pars), Stcininger^ op. cit, {Mif»- Soc. gM. 4$ Fromce^ t.I, 
p.344. iS^l). — M. Steininger fait aussi rentrer dans cette espèce le Cyatho- 
j^yUum vermkulare de Goldfuss et une partie du C. ceratites de ce méinç 
tuteur. 

CyathophyUum flexuasum, Bronn^ Lethœa geogn,, 1. 1, p. 49, tab. 5, fig. 2. 
1835-37. 

Cyathos^yUfm turbinatum, Phillips, Patœoz. foss., p. 8, pL 7, fig. 9. 1841. 

CyathophyUum flexuosum, Michelin, Jcon., p. 183, pi. 47, fig. 6. 1845. 

Geinitï, Grund. der Verst, pi. 23 A, fig. 7. 1845-46. 

: Bfike Edwards et J. Haime, Pi)lyp. foss. des ierr. paimox., p. 395, 

pi. 8, fig. 4, 4«. 

Polypier très-long, courbé et contourné; à bourrelets d'accroisse- 
ment gros et larges; àépithèque mince. Calice circulaire, profond, à 
bords minces. Le plancher supérieur lisse au milieu, dans une petite 
étendue. CSloisons fort étroites, minces, très-peu inégales alternative- 
ment, et au nombre d'environ cinquante. Dans une coupe vertical^ 
on voit que la chambre viscérale est occupée par des planchers bon- 
zontaux et très-serrés, et que les loges intercloisonaaires sont rem- 
plies par de petites vésicules arrondies et dont on compte 3 ou 4 «1 
travers. Longueur, 8 à 10 centimètres ; diamètre du ealice, 4 6 nûl&nô- 
très; sa prof ondeur, presqu'autant. 

Du terrain dévonien de raifel, de la Belgique, de l'Angleterre, et 
probablement de Ferques. 

2. Campophtlldm.Duchateli. 

Campophyllmi DudiateU, Blifaie Edwards et J. Haime, Po^Joss. des terr. 
palœoz., p. 396. 

Ce polypier est voisin du précédent, mais il est moins long, seule- 
ment un peu courbé et non contourné. Les bourrelets d'accroissement 
sont gros et irréguliers. Au moins 50 cloisons alterBalivement iné- 
gides* tr^snétroites en hai^t^ denticulées. Les planchers sont très- 
éjfilldus et iftoms serrés que dans l'espèce précédente. Longueur, 
6 centimètres; diamètre du calice, 2.5 ; sa profondeur, près de 2 cen- 
timètres. 

Du terrain dévonien de Mons. 



GTATH0PHTLL1DE8. $gi 

3. Gampophyllum Murchjsoi^i. 

CampopkyUmn Murchisoni, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss» des terr, 
fiAom.y p. 596. — Brit foss, Corals, p. i84, pi. 36, fig. 2, 2*, 5. 

P,olypier médiocrçment aUongé, courbé, non contourné, à bqurr^ 
lets d'accroissement peu prononcés. 66 cloisons alternativement un 
peu inégales, médiocrement minces ; un égal nombre de cloisons ru- 
dimentaiies. Planchers très-larges. Vésicules latérales petites, peu nom- 
breuses et formant tout au plus 2 ou 3 rangées verticales. Hauteur, 
7 pu 8 centimètres; diamètre du calice, 3,5, quel^efois pl^3. 

Du terrain dévonien carbonifère de FAngleterre. 

Lç Cuc^ho^llw^pn^çum de Mimster {hçitr.ziurPetref,^ t. IIJ, p. i t4, 
^. 9» %* il) paraît appartenir à ce genre; il provient du terrain dé- 
ypnien de S^hûbelbapimer. 

Genre XV. PAGHYPllTIXUllI. 

faekyphyîlufn, Kilne Edwards et J. Haime, British foss. Gorote, 

p. LXTIII. 1850. 

Polypier composé, se multipliant par bourgeonnement latéral. 
Polypiérites n'étant pas séparés par une epithèque individudilet 
niais unis entre eux dans leurs parties inférieures par un grand 
développement des côtes et de Texoibèqûe; cloisons bien déve- 
loppées; planchers assez étendus. 

Les Pachyphylles se distinguent de toutes les autres Cyatho- 
phyllides par le développement de leurs côtes et de leur exo- 
thèque : ce caractère les rapproche de la famille des Astréides. 

Les deux espèces de ce genre appartiennent à Tétage dévo- 
nien. 

4. Pachyphtllum Bouchardi. 

(P1.7,fig.7,7«,7»>.) 

PachyphyUmn Bouchardi^ Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, 
palœog.^ p. 397. 

Polypier épais, en masse irrégulière mais non dendroïde ; les calices 
inégalement espacés à sa surface; nous avons cru y apercevoir quelques 
rares exemplaires de fissiparité. Côtes nombreuses, très-développées, 
toutes égales, assez fortes , à bord crénelé , séparées par des sillons 
bien marqués, médiocrement saillantes, s'unissant avec celles des 
polypiérites voisins, et étant géniculées en certains points et conr 
fluentes ailleurs. Murailles fortes et distinctes. Calices circulaires un 
peu profonds, à bords un peu élevés. Une trentaine de cloisons ^ub- 
égales, un peu débordantes, étroites en haut, un peu épaisses en de- 
hors, minces en dedans, atteignant jusqu'au centre du plancher su- 



ig^ Z0ANTHAIRB8 SCLiEODKRMÉS RUGUEUX. 

périeur^ où elles sont très-légèrement flexueuses; elles alternent avec 
un nombre égal de cloisons rudimentaires. On distingue dans quel- 
ques individus des traces de fossettes septales. Une coupe verticale 
montre des planchers minces, horizontaux , assez étendus, très-iap- 
prochés, ainsi que des vésicules exothécales un peu irrégulières et 
très-serrées. Largeur des calices, 15 à 20 millimètres; leur profondeur, 
6 ou 8. 
Du terrain dévonien, à Ferques. 

2. Pâghtphtllum Devonisiise* 

Paehyphylkm Devoniense, Milne Edwardset J. Haiine, Po^fp* foss. des terr, 
palœox,, p. 397. — Brit, foss. Corals, p. 254, pi. 53, fig. 5, 5«. 

Ce polypier ne nous est connu que par une seule coupe polie, qui 
parait présenter la plupart des caractères des Pachyphyllum* Les indi- 
vidus ne sont pas circonscrits, sans que pourtant l^rs rayons soient 
complètement confluents; leurs parties extérieures sont principale- 
ment constituées par un tissu vésiculaire, lequel est traversé par des 
côtes très-peu prononcées, mais distinctes; à une certaine distance 
dn centre du polypiérite, on observe une zone très-marquée, subcir- 
culaire ou elliptique, qui est formée par un léger épaississement des 
cloisons, et qui semble représenter une muraille rudimentaîre. 44 à 
48 cloisons très-minces, alternativement inégales en étendue; les plus 
grandes fort amincies en dedans, où elles sont un peu flexueuses et 
paraissent mimies d'un lobe paliforme; elles s^arrôtent à une petite 
distance du centre. La largeur des individus est environ de 2 centi- 
mèftres; celle des zones murales, de 1 centimètre, tout au plus. 

Du terrain dévonien, à Torquay, Angleterre. 

Genre XYI. 8TREPTELA8MA. 

Streptélasma, Hall, Paléont. of New-York, 1. 1, p. 17. 1847. 

Polypier simple, libre, subpédicellé ; muraille nue et montrant 
de petites côtes distinctes depuis la base; calice profond ; cloisons 
bien développées, courbées vers le centre ; planchers peu éten- 
dus et un peu entremêlés. 

M. Hall, qui est Fauteur de ce genre, lui a donné un nom indi- 
catif du caractère sur lequel il le fondait; mais il est à remarquer 
que les cloisons sont ici beaucoup moins contournées vers le 
centre que dans plusieurs autres Gyathophylliens. Pourtant nous 
avons conservé cette division, parce que nous sommes assuré 
qu'elle offre en réalité une particularité très - remarquable 
parmi les Cyathophyllides; en effet, aucun autre genre de cette 
famille ne nous montre des murailles costulées et complètement 
dépourvues d'épi ihèque, ainsi qu'on l'observe consUmment chez 



CTATHOI^HTLLIOBS. 39$ 

les exemplaires de ce groupe qui pous sont parvenus dans un 
bon ëtat de conservation. Le genre Slreptelasma paraît carac- 
tériser le silurien inférieur dans l'Aménque septentrionale. 

i. Streptelasua corniculum. 

Sireptelasma corniculum, Hall, Paleont. of New-York, 1. 1, p. 69» pi. 35, flg. d , 
1847. — Exemplaire presque adulte et en mauvais état. 

StrepteUuma crassa, ibid.^ p. 70^ pi. 25, fig. 2. — Est une base usée. 

Sireptelasma rnnUtilameUosa, ibid.» p. 70, pi. 25, fig. 3. — Est une base usée. 

Sireptelasma parvtda, ibid., p. 71, pi. 25, fîg. 4. — Est un jeune individu. 

D'Orbigny, Prod, de pàléont., 1. 1, p. 24. 1850. 

Sireptelasma comictdum, Milne Edvrards et J. Haime, Poiyp. foss, des ferr. 
palœox», p. 598, pi. 1, fig. 4, 4«, 4^. 

Polypier en cône très-allongé^ très-légèrement courbé à Tétat adulte 
(il l'est davantage dans le jeune âge)^ se terminant inférieurement en 
pointe aiguë. Muraille présentant de faibles bourrelets d'accroisse- 
mentj entièrement nue. 130 côtes très-fines, sublamellaires ^ alterna- 
tivement un peu inégales^ striées latéralement, généralement droites^ 
mais offrant dé légères flexuosités tiès-rapprochées. On distingue près 
de la base du polypier^ une ligne dorsale et deux latérales, indiquées 
surtout par l'obliquité des côtes voisines, et qui correspondent aux 
côtes primaires. Calices circulaires, à cavité grande et profonde, pré- 
sentant une fossette septale rudimentaire du côté de la grande cour- 
bure. Au moins une soixantaine de cloisons principales, un peu étroites 
en baut, mais paraissant avoir un bord entier, assez fortes en dehors^ 
se courbant vers le centre et s'entremèlant un peu sur le plancher 
supérieur, où elles font une légère saillie. Elles alternent avec uti 
égal nombre de cloisons plus petites; une section verticale montre 
des planchers convexes assez peu étendus et un peu irréguliers. Les 
grands individus ont plus de 10 centimètres de hauteur; leur calice 
ayant 3 centimètres 5 de diamètre, pour une profondeur de 2,5 cen- 
timètres. 

Du terrain silurien inférieur de TOhio et d'Indiana, aux Etats-Unis 
d'Amérique. 

2. Strspt£lasua?expansa. 

Sireptelasma ea^pansa, Hall, Paleont, of New-York, t I, p. 17, pi. 4, fig.0. 
1847. 

D'Orbigny, Prod. de paléont:, 1. 1, p. 24. 1850. 

Hilne Edwards et J. flaime, Polyp. foss. des tefr, palœo%., p. 390. 

Nous rapportons, avec un pou de doute, à l'espèce nommée S. ea>- 
Tpama par M. Hall, les petits échantillons de Dnimmond Island, 
figurés depuis longtemps par M. Stokes (Geo/, tram.y 2« série, t. 1, 
pi. xxîx, 1824), et qui sont moins larges au calice que ceux repré- 
sentés par l'auteur américain. Ils sont turbines, droits ou légèrement 
courbés> toujours très-petits, à calice très-profond, et n'ont qu'un petit 
nombre c!c cloisons qui sont bien développées; les plus grands ont 10 



3^4 ZOANTBAIBBt SQlillODWIÉS ROGfnSIJZ. 

à 15 miUlmèltes de hauteur, et le diamtee de leur caMee est un peu 
moindre. U çst fort pofinble que ce ne soient que des jeunes de S. oor- 
rdctdum; mais le mauvais état dans lequel nous les avons observés, 
ne nous permet pas, quant à présent, de décider la question. 

Du terrain silurien inférieur de Vue Drummond, sur le lac Huron. 

Le Strkptelasma profunda Hall (op. cit, 1. 1, p. 4%, pi. 42, fig. 4) 
n'est connu que par des échantillons en tiès-mauvais état de conser- 
vation. 

Genre XVil. OMPilIllA. 

Madrepùra (pars), Linné, 6yiL fwt. 

Turbinolia (pars), Lamarck, Hist. des anim. sans vert,, t. li, p. 231 . 
ÙKuphyma, Rafinesque et Glifii(»rd, op. cit. (Afin, des se. phy$. de Brvr 
oïelJdf, 1820, t. Y, p. 234). 

-• 

Polypier simple, turbiné, subpédicellé; muraille p^'^sentant 
une épithèquc rudimentaire et donnant naissance à (les appen- 
dices radiciforines; cloisons très-nombieuses, régulièrement 
radiées; 4 fossettes sëptales rapprochées du centre, dont deux 
sont plus marquées que les deux autres; planchers très-déve- 
loppés, le dernier étant lisse dans son milieu. 

Par ce dernier caractère, les Omphynm se rapprochent des 
Campophyllum^ mais elles en différent par leurs prolongements 
radiciformes et leurs fossettes sëptales. Toutes les espèces sont de 
l'étage silurien. 

1. OmPHTMA TURBIlfATA. 

Madrepora simplex, turUnata, etc.,, Fougt^ op. cit. (Unné, Amcm, Àcad., 

ToU I^ p. 87, tab. 4, fig. 1,2 (c«B^ «zvi^. i749). 
Madrepora turhinata, Liimé, Fauna suec, p. 536. 1761. — Sysi. nat., éd. 42, 
p. 1272. I7e7. 

Esper, Pflang, petr$f,, tab. 2, fig. I et 2 {cœt, exd.), 

Turbinated madrepor t/^^FarkinsoD, Org, remains, 1. 11^ pi. 4, fig. 2. 1808. 
Turbifiolia turbinatq (pars), Lamarck, Hisf, des anim. sans vert,, t. II, p. 231. 

1816. — 2«'édit., p.360. ... 

Turbinolia cyathoides, Lamarck, loc. cit,, p. 231. 

Madreporites iurhinatus (pars), Wablenberg^ jQp. cit. {ifov. acta Soc, Upsal, 
t. VIlî, p.96. 1821.) * 

Turbinciia cyathoides et ttirbinata, Lamouroux, Eocpos. méthod,, p. SI. 
1821. 

«— — Deskingcbamps^ Bncyd., Zooph,, p. 760. 1824. 

Defrance, Diet. se. nat,yi LVI, p. 91. 1828. 

CaryopftyUta turhinata (pars). Al. Broogniart, Tab. des terr., p. 431. 1829. 
Omfhyma iurbinata, MUne Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corals, p. 287, 

pi. j69, fig. 1, 1«. ^ Pelyp. des terr, pakeog., p. 400. 



Poliypitr émàif f^nH, souvent une fois plus Iwge ^e lumU lap pro* 
loogemeiits ra^ikifonnes pa?ai«8eoi toujou» limités jt la mpitléinf^ 
neure du polypiiut. Epith^e miuea; bouirelets d'acctQi^MioMit m 
gén^Bal P0U pi^uoneép; te bord du o^^tiee lég^roiaeiit feuilleté, s^ 
circulaire. Cavité calicinale grande et profonde. Le dernier plancl^jir 
lisse dans un^ grande étendiie; les quatre fossettes septales bien pro- 
noncées; 2 d'entre elles plus grandes que les deux autres. 100 à 120 
cloisons minces^ peu élevées et semblables à des plis^ alternativement 
un peu inégales en étendue^ droites eu tiès-iégèiement flaxueuses 
dans les parties qui approcbent le plus du ceutre. Une section verti- ^ 
cale montre des planchers larges et bien développés^ sensibUMnent 
horizontaux; les parties latérales de la chambre viscérale occupées 
par de grandes vésicules inclinées en bas et en dedans. Hauteur du 
polypier, 4 ou 5 centimètres; diamètre du calice, 7 ou 8 ; sa proloin- 
deur, au moins 2. 

Du teizain silurien supérieur de Gothland, d'Angletetre et d^r- 
lande. 

3. OmFHTXA SOBICRBINITA. 

(Pb]iebe63,fig.i,iSIM 

Madrepora iknplex, turbmata,eic, (pare), Fougt, op, cit, (Uoné» Amtm. apad., 
1. 1, tab. 4, llj;. 3 [cmt «xd.). 1749), 

Maârepora Utirhinata (pars), Esper, Pfians, petref,, tab. 2, Û$. 4> et tab. 3, 
fiç. 5. 

Turbinaied madreporiU, Farkioson, Org, rwiain^, t. Il, pi. 4, Ûg, i. Peut- 
être aussi fig. 3. 1808. 

Tvrbinolia verrvcosa et echinata, Hisioger, Anteckn.^ t. V, p. 128, pL 8^ fig. 5 
et 6. 1831. 

TurbinoHa iurbinaia, var. verrucosa et echinata, Hlsinger^ Leth, ^tiec,, p. 100, 
tab. 28,' fig. 7 et 8. 1837. — La figure 6 est peut-être ud jeune usé. 

Cyathophyllum turbinatum, Lonsdalc in Murciiison, SHur. Syst., p. 600^ pi. 16, 
fig. 11, 11». 1839. 

Efchvrald, SU. Syst. In Esthland, p. 200. 1840.^ 

CyathophytttMn nU^ttarbmatvmj D^Orbigny, Prod, de paléont., 1. 1, p. 47. 
1850. 

Omphyma subturbinaia, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. d$s terr» 
paU»o»., p. 401. — Brit fo$s. Corsiê^ p. 988, pi. 68, fig. 1, 1«, 1^^ 1«. 

Polypier allongé, droit, ou légèrement courbé à la base, eylindro- 
UKiffiBé, & pédioelle grêle, attaché par de grandes racines qui ne pa^ 
raissent jamais naître plus haut que la moitié inférieure du polypier. 
Bourrelets de la muraille e^ génésal jasaez prononcés. Ëpîihèque très- 
mince. Galice cîrcul^DO, inédiocriement profond, à bord légèoraieiii 
épaissi, mais non feuilleté. Plancher supérieur lisse au milieu, dans 
une asses petite étendue. Les fossettes septales plus petit^ et moins 
profondes que dans TO. turbiruUa, 80 cloisons assez fines, altemative- 
Tuent un peu inégales. Dans une section verticale, on voit des plan- 
chers très-grands, très-nombreux et assez forts, horizontaux^ dans leur 
milieu et relevés par les côtés. Les parties extériewiQs ,de la chaipbre 



396 ZOAMTBAIBBS •GE.ÉRODKBMB8 HUGCBia. 

du polypier sont occupées par de grandes vésicules obUipies et iné- 
gales. La hauteur ordinaire est d'environ 1 décimètre, mais il n'est 
pas rare de trouver des échantillons ayant le double ou le triple. Le 
diamètre du calice est à peu près le tiers ou au plus la moitié de la 
hauteur. 

Du terrain silurien supérieur de l'Angleterre, du Gothland et de la 
Russie. 

L^Ellipsoctathus grandis de D'Orbigny (Prod. de paléont., %. l, p. 48) 
parait être un exemplaire de cette espèce, qui aurait été comprimé 
accidentellement. 

3. Omphtma Murchisoni. 

Cyitiphylkm sUuriens^ (p^rs^t Loosdale in Murcbison^ SUur. Syst, p. 691 « 
pi. 16 bis, fig. 2 {cœt exc2.). 1839. 

Om^phytna Murchisoni, Milne Edwards et J. Haime^ Polyp* foss. des terr. pa- 
Ueoz., p. 402. — BriL foss. CortUs, p. 289, pï. 67, fig. 5, 3«, 3^ 

Polypier en cône aUongé, légèrement contourné vers la base. Pro- 
longements radiciformes se montrant quelquefois jusqu'à une petite 
distance du calice, mais très-peu nombreux. Bourrelets d'accroisse- 
ment en général très-peu marqués. Galice circulaire, médiocrement 
profond, à plancher Hsse dans une assez grande étendue, présentant 
dans les parties extérieures des vésicules interseptales saillantes. Au 
moins une soixantaine de rayons cloisonnaires très-minces, médiocre- 
ment serrés, droits ou très-légèrement flexueux en dedans; ils sont 
alternativement un peu moins étendus de dehors en dedans; mais 
ceux qui le sont le plus s'arrêtent toujours à une certaine distance du 
centre. Hauteur du polypier, 4 ou 5 centimètres; diamètre du calice, 
^,5 ; sa profondeur, 6 ou 7 millimètres. Dans ime section verticale on 
voit des planchers très-dé veloppés, dont la plupart dévient plus ou 
moins de la direction horizontale, et dans les parties latérales, des vé- 
sicules, très-grosses et inégales, dont la convexité est tournée en haut 
et en dedans. 

Terrain silurien de Wenlock, Angleterre. 

4. OjHPHTMA GRANDIS. 

Cyathophytttm grande, Barrande, mss. 

Omphyma grandis, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, palœog,, 
p. 403. 

Polypier turbiné, court, à surface inférieure présentant des restes 
de quelques prolongements radiciformes. Galice h bords feuilletés, 
épais^ à cavité très-grande et un peu profonde , montrant un grand 
plancher ^des fossettes septales peu prononcées. De 100 à 120 cloisons 
alternativement un peu inégales^ assez serrées; les loges intercloison- 
naires remplies de vésicules jusqu'aux planchers. Hauteur, 6 à 7 cen- 
timètres; diamètre du calice, 10 à 12; sa profondeur, 2. 

Du terrain silurien supérieur de la Bohème. 



CTATR0PHTLL1DZ& 3qJ 

5. Ohphtma ybrrucosa. 

Omphfyma verrucosoj Bafinesque et Clifford* op. cit. {Ànn, gén, de pfkys, de 

Bruxelles, t. V, p. 235. 1820). 
Corai, Stokes, op. cit. {Géol, trans., 2« sér., 1. 1, pi. 29, fig. 1 (de gauche), 

2« et 2»». 182i.) 

Omfhyma verrucosa, Milne Edwards et J. Haime^ Polyp, foss. des terr. pa- 
keoz,, p. 405. 

Cette espèce est allongée, cylindro-turbinée, souvent courbée* Les 
bourrelets d'accroissement sont très-prononcés ; ses prolongements ra* 
diciformes espacés, mais quelquefois situés très-près du calice. Sa 
hauteur est d'environ 6 ou 7 centimètres; le diamètre du calice^ de 3 
ou 4. 

Terrain silurien de Tile de Drummond sur le lac Huron. 

Genre XY]II. GOmOPHTLLUBI. 

Turbinolia {pars), Hisinger, Lethœasuec.y p. 101. 

Gomophyllvm, Milne Edwards et J. Haime, British foss. CoràlSj Irir 
trod., p. Lxiz. 1850. 

Polypier simple, pyramidal, à 4 pans, libre et subpédicellé, en- 
touré d'une épithëque. Calice profond, quadrilatéral. Cloisons 
fortes, nombreuses, arrivant jusqu'au fond du calice. 4 fossettes 
septales situées dans les angles de la cavité calicinale. Planchers 
peu développés. 

Parieurs fossettes septales, les Goniophylles se rapprochent 
des Omphyma, mais ils s'en distinguent bien, de même que tous 
les autres Cyathophylliens, par leur forme générale et le faible 
développement des planchers. 

M. Girard a considéré l'espèce type comme la valve d'une 
coquille de Brachiopode ; elle a en effet quelque ressemblance 
extérieure avec les Galcéoles de Lamarck, mais les coupes que 
nous en avons fait faire ne nous laissent aucun doute sur ses vé- 
ritables afEnités. 

1. GONIOPHTIXUH PTRAMIDALE. 

TurbinoUa pyramidaUs, Hisioger, Antaieck., etc., t. V, p. 128, tab. 7, fig. 5. 
18M. 

•~ Hisinger, Lethœa suec, p. 101 , tab. 28, fig. 12. 1837. 
Calceola pyramidaUs, Girard, op. cit, (Leonhard et BronD, /oArè. fmr rnimr, 

Geol,, p. 252, fig. a^ h, c. 1842.) 
Petraia quadrata, M'Coy, Syn. of the sil, foss. ofJreiand, p. 61, pi. 4, fig. 18. 

1846. 
GçniophyUum pyramidale, Milne Edwards et J. Haime, Brit, foss. CoraHs, 



39^ ZOAITTHAIRÏI âÛiÊtlÔllilllt£â nCGUECZ. 

Introd., p. LUX. 1850. — Polyp. fo9s. des terr. palœog,, p. 404, pi. % 
fig. 4, 4*. — Brit, foss. Coraïs, p. 299. 

Polypier en pyramide & 4 pans, légèrement courbé^ à pédîcellô 
Çrèle^ entouré d'une assez forte épithèq[ué qui présente des plis 
transversaux assez bien accusés^ et sbuveut^ du côté de la grande cour- 
biire, des sortes d'expansions subradiciformes. Galice quadrilatéral, 
médiocrement profond; les deux côtés perpendiculaires au plan de la 
courbure^ parallèles entre eux et inégaux ; les deux autres égaux 
entre eux et obliques Tun vers l'autre du côté de la petite courbure. 
Quatre fossettes septales assez bien marquées, placécSs en croix, sùi- 
rant les deux diagonales du quadrilatère. 72 cloisons un peu épaisses, 
Ms-peu élevées, se prolongeant presque jusqu'au centre, où eUes 
sont légèrement flexueuses. La hauteur est en général de 2 à 3 cen- 
timètres^ mais eUe varie beaucoup dans ses rapports avec la largeur 
du calice, et, ordinairement, ce sont les individus les plus élevés qui 
ont le calice le moins large. Les diagonales de ce calice, qui sont tou- 
jours presque égales, ont de 2 centimètres 5 à 3,5 ou môme 4. 

Du terrain silurien supérieur de Gothland et dirlande. 

2. GONIOPHTLLUH FlGTCHSRI. 

(Planche G 2, fig. 2.) 

GoniophyUum Fletcheri, Milne Edwards et J. Haime, Polyp* foss. des terr. pa- 
lœàz,, p. 4)5. — Brit, foss. Coraîs, p. 290, pi. 6è, fig. 5, 9*. 

Polypier allongé, presque droit; les plis de ré|âthèque très-forts. 
Calice presque carré, assez profond. Il paraît y avoir une cinquantaine 
de cloisons un peu épaisses en dehors. Hauteur, 26 miUimëfres; un 
des côtés du calice^ 1,2. 

Terrain âlurien, à Dodley, Angleterre. 

Genre XIX. GHONOPBYIXimi^ 

j 

CyaihophyUwn (pars), Goldfùss, P^ref, Germ,, i. l, p. 59. 

ChonophyUum, Milne Edwards et I. Haime, Po^i^. foss. des terr. 
palœoz., p. 405. 

Polypier simple et principalement constitué par une série de 
planchers infundibuliformes, superposés et invaginés, dont la 
surface présente un grand nombre de rayons cloisonnaires éga- 
lement déveloi)pcs et s*ié(endàtit du cèntire à la circoàïFéren^e. 
Pas de columeUe, ni de muraille. 

Les CboBophyUes ont dcis rapports avec les Strombodes, mais 
ils restent toujours simples et ne présentent pas de mnrailfes; ils 
diffèrent rfeè Ptyciiôphyllés par ràbsenîçé de tout organe central. 



■•t 



CTATHOPHtiXlDES. 3^9 

i. GlH»fO»HTll.tX PBRPdItÂTUlÉ. 

dfaffiophfflkm ptSeaitm, Goldfuss, Pêtref, Girm», 1. 1, p. 89, tab. i%, fi|r« 5. 
1826. (Mais tms rèspécé de même nom dans cet ouvrage, tab. 15, fig. 12, qui 
est indéterminable. Goldfuss a reconnu lui-même ce double emploi, après la 
publication de son livre et a changé le nom de pUeaiiim sur Téchantillon du 
musée de Bonn^ en celui de per/blto/um que nous avons adopté.) 

ChonophyUum perfoliatum,, Milne Edwards et J. Haime^ Brit. foss, Corals, 
Jntrod., p. 235 et 291, pi. 50^ fig. 5, et pi. 68, fig. 2, 2«. — Polyp. 
foss, des terr. palœoz,, p. 405 et 406. 

Pictet, Traité de Paléontologie, pi. 108, fig. 2. 

Polypier droite assez allongé. Galice médiocrement profond ^ à ca« 
yité snbconique. De 60 à 74 rayons cloisonnaires^ égaux^ droits et at- 
teignant jusqu'au centre. On distingue quelquefois un vestige de fos- 
sette septale rudimentaire. Hauteur, 8 centimètres, pour un diamètre 
de 5 ou 6. 

Parait se trouver dans le terrain dévonien, à Torquay, et dans le 
terrain silurien, k Wenlock. 

2. Ghonophtlluh elongatuh. 

Ckonoph^^Uum ekmgatumj Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des ierr, 
paiœùz., p. 406^ pl^. 8, fig. 1, i«. 

Polypier allongé, cylindro-turbiné, droit ou très-faiblement cu^ué, 
présentant lin grand nombre de bourrelets saillants et de solutions de 
continuité. Epitlièque bien développée. Les parties extérieures du po- 
lypier subvésiculaires. Galice médiocrement profond. 74 à 76 rayons 
cloisonnaires très-minces et égaux. Hauteur, 7 à8 centimètres; dia- 
mètre du calice, 2 à â. 

Terrain dévonien, à Nehou, département de la Manche. 

iOenre XX. PTYCHOPHTIXtOBI. 

Tungites (pars), Schlotheim, Vetrefadenkmde, t. ï, p. 247. 

Stronibodes {pars) y Lonsdale {Murckison SU. Syst,). 

JPtychophyîîvm, Milne Edwards et I. Haimé, British foss. Corals, Iri" 
trod.j p. LXix. 1850. 

Polypier simple, pédicellé, principalement constitué par une 
série de planchers sufoînfàndibulifbrmes et superposés, et dont 
la surface présente de nombreux rayons cloisonnaires assez éga- 
lement développés; ces rayons sont fortement tordus vers le 
centre des planchers, de manière à constituer une fausse èolu- 
melle. 

La présence de cette fausse columelle sépare ce genre dek 
Cbônophylies, avec lesqueljS il a dtt reste let ^us gralhds rap- 



4oo z0antha1re8 sclbrooermés rugueux. 

1. Pttghophtliuh pateixatum. 

Fungites paUUatus, Schlotheim, Petrefactenkunde, !'• part.^ p. 247. I8S0. 
(Bapporté k tort à la Madrepora peteUa d'Esper, qui est une 
F<mgi0,) 

Kruger, Geschichte der VrwéU, t. II, p. 2S5. 1825. 

Hisinger, Lethœa suec,, p. 99, pi. 28, fig. 5. 1857. ^ 

Sirombodes plicatum, Lonsdale, Silur, syst,, p. 691, pK 16 bis, fig. 4. 1859. 
Strombùdes plicatus, M'Coy, SiU foss, ofireland, p. 61. 1846. 
CyathopkyUum peteUaium, Bronn, /ml. paléont., U I, p. 569. 1848. 
Cyathaxùnia plkata, D'Orbigny, Trod. de paléont, 1. 1, p. 48. 1850. 
— — mine Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des ierr. palœoz., p. 407. — 
Brit. foss, Corals, p. 291, pi. 67, flg. 4, 4*. 

Polypier peu élevé, pédicellé, droit ou très-faiblemènt arqué, à 
épithèque plissée, à calice très-renversé et à bords feuilletés : ce qui 
donne à l'ensemble la forme d'un champignon. Fausse columelle pe- 
tite. Par suite du renversement du calice, il existe un bourrelet très- 
prononcé autour de la fossette centrale , qui est proportionnellement 
assez profonde. On compte une centaine de cloisons environ, qui sont 
alternativement un peu différentes, un peu épaisses en dehors, très- 
minces en dedans^ où les grandes se tordent fortement et se relèvent 
un peu au centre. Hauteur, 3 â 4 centimètres, rarement plus; largeur 
du calice, 6 à 10; sa profondeur, 1,5. 

Des terrains siluriens de Gothland, de Wenlock et d'Irlande. 

2. Ptychophyllum Stokesi. 

Coral, Stokes, op, ctï. (Geol. trans,, 2« sér., 1. 1, pi. 29, fig. 1 (de droite) . 1824.) 

PtychophyUum Stokesi, Milne Edwards et J. Haime, Brit. foss. Corals, Intr., 
p.Lxiz. 1850. — Polyp. foss. des terr. palœoz., p. 407. 

Polypier à pédicellé peu distinct, entièrement feuilleté extérieu- 
rement, un peu court. Galice renversé, à fossette grande et assez pro- 
fondev Près d'une centaine de rayons cloisonnaires très-minces, sub- 
égaux, rapprochés deux par deux, tordus au centre,' de façon à 
constituer une fausse columelle très-grosse. Hauteur, 4 centimètres; 
largeur du calice, 6 ; sa profondeur, 1,5. 

Terrain silurien de Tlle de Drummond, sur le lac Huron. 

3. Ptychophyllum sxpansuh. 
(PI. 8, fig. 2, 2«.) 

PtychophyUum expansum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr» 
palœoz., p. 408. 

Polypier court, large, pédoncule, à calice renversé et à bords feuil- 
letés. Epithèque bien marquée. Fossette calicinale assez profonde. 
Fausse «olumelle large et peu saillante. Environ 70 cloisons (rare^- 
ment plus), égales, légèrement épaissies en dehors et minces en de* 



GTATH0PHTLLIDE8. 4oi 

dans. Hauteur, 3 centimètres; diamètre, 4 ou 5; profondeur du oa- 
Hce, 1. 

Terrain dévonien, & Nehou, départemeat de la Manche. 

Genre XXI. HEUOPHTLLUM. 

S^ombodes (pars), Phillips, Palœoz. foss., p. 10. 

neliophylhm, Hall, (dans Dana, Explor. ea!ped.,Zooph., p. 356. 1846). 

Polypier simple, turbiné. Cloisons bien développées et don- 
nant naissance latéralement à des prolongements lamellaires 
qui s'avancent de la muraille vers le centre, suivant une direc- 
tion arquée et ascendante, de manière à constituer dans Taxe 
de la chambre viscérale des planchers irréguliers; ces prolonge- 
ments lamellaires vers la périphérie du polypier sont unis entre 
eux par des traverses verticales. 

L'Héltophylle se distipgue très-bien des autres Cyathophyl- 
lides, par la structure très-remarquable de ses loges intercloison- 
naires. 

1. Heliophylluh Halli. 

(P1.7, fig.6,6«,6»'.) 

Stromboies hêlianthoides, Phillips, Fig. and descr. of palœox, foss,, p. 10, 
pi. 5, i3«. 1841. (N'est pas le CyathophyUum hêlianthoides, Gold- 
fuss.) 

— - Hall, Geol. of New-York, 4« part., p. 209, a» 48, fig. 3. 1843. 

CyaihojphyUum turbinatum, ibid., n» 49, fig. {, (Non Goldftiss.) 

CyathophyUum (intérieur)^ Castelaau, Terr. sU, de VÂmér. du iViord, pL 16, 
fig. 3. 1845. 

Heliophyïhjm HalU, Milne Edwards et J. Haine, Brit, foss. CoraU, p. 233, 
pi. 31, fig. 3. — PoVyp, foss, des terr. paksox,, p. 408. 

Polypier turbiné ou cylindro-conique, en général assez allongé et 
faiblement courbé à la base, entouré d'une épithèque et présentant 
de légers bourrelets. Galice circulaire, médiocrement profond. Une 
petite fossette septale. Cloisons très-minces, serrées, assez larges en 
haut où elles sont arrondies, dentelées sur leur bord libre, alternati- 
vement un peu illégales, im peu contournées vers le centre; elles 
sont au nombre de 80 ou même plus. Dans une coupe verticale on 
voit que les prolongements latéraux des cloisons sont arqués et a8>- 
cendûits ; ceux qui occupent la partie supérieure des loges viennent 
se terminer au bord libre des cloisons, ceux qui sont situés plus infé- 
rieurement s'unissent au centre pour former des planchers irrégu- 
liers. Ces prolongements, qui ferment incomplètement les loges in- 
tercloisonnaires, sont distants entre eux d'un peu plus do 1 millimètre^ 
et sont unis par des traverses simples^ serrées, qui viennent les 

Coralliaires. Tome 3. 26 



4oa ZOANTHAIHES SGLÉRODERMÉS fiUGUEUX. 

couper à angle droit. Hauteur^ 5 ou 6 centiiDètres ; oiamètre du 
lice^ 4. 

Du terrain dévonien^ à Torquay en Angleterre et dans TOhio^ etc.^ 
aux Etats-Unis d'Amérique. 

Genre XXll. GUSIOPHmxUBI. 

t^âko^k^lfim [pm)y dô Kbninck, Keyserlâig. 
Clisiophjfllum (j)ars)> Dana> Explor. expeâ: Zooph,j p. 86i. 1848. 
— -^ Milne Edwards et J. Haime^ British fo$s, CoraiSj p. lxx. 

Polypier bîmîJle, tutbîné, subpécîioeWé, recouvert fl'uiie *]^- 
ftîë^uë; cloisons bien développées et s'élëvant, au centre âà 
caltbë, sùf les pistricbèrs souleVés^ tout en festatit droites; au 
iotnbîet dû bàne, ainsi forolé, bu remarque utie Iam« cblûméi- 
laire, plus ou moins distincte du bord interné d'une dès c^Bf- 
Joris prïaeipales; loges intersefptales, remplies de traverses ibbn- 
4anteb. 

Ce genre, ainsi défini, se rapproebe beaucoup des Lithô^ii'O^ 
tîon; il en difFère eïi th qu'H fëstë tt^ùjoUrs simple, et que ses 
planchers et sa columelle hûtit beaucoup moins distincts, en 
même temps que ses cloisons sont plus développées. 
• M. Dâna compiétid dans ce groupe certain eg lespèiees compo- 
sées, qui sont probablement des Lithostrotion ou dès Lonsdalia. 

4. GlisIopUTLIUK HtSlN«6Ekl. 

4» . • • • 

CUsiophyUum Hisingeri, Milne Edwards et J. Haiode, Polyp, foss, des terr. 
^lœoz», p. 410, pi. 1, fig.5. S*. 

Polypier allongé, en cône fortement courbé, très-atténué à sa base, 
présentant de très-faibles bourrelets d'accroissement et une épithèque 
lien développée et fortement plissée. Calice circulaire, abords minces, 
â fossette grande et profonde. 44 cloisons égales, très-étroîtes èii 
haut, très-minces, régulièrement radiées et arrivaiât jusqu'au centre 
du calice, où elles se relèvent sans se tordre, de manière à constituet 
une faussie columelle conique très-saillanle. Les logés sont divisées 
par des traverses subvésiculaires fort nombreuses. Hauteur, 6 centi- 
mètres ; diamètre du calice, 3,5 ; profondeur de la fossette, près de 2; 
la columelle fait une saillie de 1 centimètre. 

Terradn silurien supérieur de Gothland. 

2. ClISIOPHTLLUM lURBIIlATlilI. 

Ti^rbi^dlia fmyite^ ^t%)^ Fleming, Brit, anM., p. 510. 1828. 

C^athophyUiim fungités. Do KeAtiidt, Anim, foss. Hes Urr, càrh.âe Bélgiqv9f 
pl.24, pl.P,fig.2. 1842. 



CTATIÏOPHTLLIDÉS. I^ài 

Clisiophyîlum iurhinatum, M'Coy, op. cit. {Ann. of nat. Hist, série 2, t. Vil, 
p. 169. 1851). — Brit palœoz. foss., p. 88 cl 96, fig. 1, 1»>, le, 

CUsiopfèyUum Konhkki, Milne Edwards et J. Haise, Poiyf. foss. dès tevt. 
palœoz., p. 410. 

ClisiiyphyUum tu^binat^m^ Milne Edwards et J. Hainae, Britisk fossU Corals, 
p. 184, pi. 33, fig. \, 2. 

' Polypier eu cône eourbé, tantôt médiocrement allongé et plus ou 
•moins teapu, tantôt long et assez grêle, présentant une forte éphhèque 
e* des bourrelets d'accroissement assez gros et irréguliers. Calioe cir- 
Gralaire, à cavité assez profonde, à bords minces et un peu renversés. 
44 cloisons principales, dont la moitié à peine se relèvent au centre en 
se courbant très-légèrement sur une columelle lamellaire qui est assez 
bien développée ; ces cloisons sont assez minces et extérieurement, elles 
alternent avec un égal nombre de rayons hidimentaires. Une section 
Verticale montre une aire extérieure remplie par des vésicules très- 
longues et très-inciinées, une aire moyenne peu distincte de la précé- 
dente, et une aire centrale offrant des lignes relevées en forme de tente, 
qui indiquent les petits planchers traversés par les cloisons princi- 
pales. Les grands individus ont 5 ou 6 centimètres de hauteur avec 
autant de diamètre, ou seulement un diamètre de 2,5 ; on en trouve 
beaucoup n'ayant que 3 centimètres de' longueur; la saillie de la 
fausse columelle est large de 8 millimètres. 

Du terrain carbonifère de Visé, en Belgique, et à Oswestry, Wel- 
lington, etc., en Angleterre. 

La TuRBiNOLiA MiTRATA de M. Portlock (Hep. on ihe Geot ofLondor^ 
derry, p. 331) paraît appartenir à cette espèce. 

3. CtlSIOPHYLLUM CONISEPTXJM. 

Cyathophylium coniseptum, Keyserliof^, Reise in Petsctkora-hnd, p. 1^, pi. 2, 
fig. 2. 1864. 

Cyathaxonia conisepta, D'Orbigny, Prod. depaléont., 1. 1, p. 158. 1850. 

Clisiophyîlum coniseptum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp» foss. des terr, 
pakBoz.j p. 41 1 . — Brit, foss. Corals, p. 185, pi. 37, fig. 5, 5«. 

Polypier cylindro-conique, très-allongé, arqué, présentant des bour- 
relets d'accroissement en général peu prononcés. Calice circulaire. 
Fausse columelle conique, saillante, montrant au sommet une lame 
columellaire peu développée. De 60 à 70 cloisons, alternativement 
inégales ; un certain nombre des plus grandes avancent jusqu'au'centre 
et se relèvent sur la pseudo-columelle, en suivant une ligne très- 
flexueuse. Toutes ces cloisons sont minces. La longueur du polypier est 
environ de 6 à 7 centimètres, pour un diamètre calicinal de 2 1/2 à 3. 
Nous avons vu un exemplaire mutilé qui devait avoir eu 2 décimètres 
de longueur pour une largeur de 5 centimètres. 

Du terrain carbonifère, à Corwen, etc., en Angleterre, et d'Ylytsch, 
en Russie. 



1 



ê 



4o8 E0ANTHA1RB8 SGLiBODBRIfÉ^ AUGUBrZ. 

sont soudés inférieuTement. Tous les individus sont entourés d'une 
épithèque bien développée. La gemmation est principalement cali- 
cinale. Les lignes d'union des polypiérites sont polygonales, très- 
minces, légèrement en zigzag et forment des arêtes peu saillantes. 
Les murailles intérieures sont très-marquées et sont indic^uées en 
haut par des bourrelets saillants et toujours régulièrement circulaires. 
Calices très-inégaux dans les divers exemplaires ou dans une même 
masse. Fossettes calicinales im peu profondes. En général 54 cloisons 
dans les grands calices, de 30 à 35 dans les plus petits, subégales et 
un pou épaissies dans leurs parties extérieures, mais plus minces et 
alternativement inégales en dedans de la muraille intérieure; les plus 
grandes arrivent seules jusqu'au centre, où elles sont droites et très- 
légèrement dressées. L'aire comprise entre les deux murailles est 
subplane en haut ou légèrement concave. Largeur des grands poly- 
gones terminaux, 15 millimètres ; des petits^ 5 ou 6, ou même moins; 
diamètre des calices proprement dits, 7 ou 8 dans les grands poly- 
gones; ce rapport varie avec Tâge, Taire extracalicinale étant très- 
peu développée dans les jeunes individus ; profondeur des grandes 
fossettes calicinales, 3 millimètres. 

Terrain silurien supérieur, en Angleterre, à Dudley, en Gothland, 
et Dalécariie en Suède. 

Le PoBiTES ASTBBiFOBHis de M. Dale Owen {Beport, on the GeoL of 
lowa, pi. 13, fig. 8) parait appartenir à cette espèce. 

2. ACERVJDLARIA TrOSCHELI. 

I 

CuathophyUum ananas (pars), Goldfuss, Petref, Germ.y t. I, p. fSO, pi. 19, 
âg. 4i>. 1826. (Non la fig. 4«.) 

Àcervuiaria Troscheli, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, pa- 
teos., p. 416. 

Polypier astréiforme. Individus polygonaux, séparés par des mu- 
railles extérieures minces et un peu saillantes. Muraille intérieure 
assez bien marquée, mais peu proéminente. Fossette calicinale grande 
et un peu profonde; nous n'avons pas vu au fond de cette cavité les 
faux palis indiqués dans la figure de Goldfuss. 28 à 34 rayons cloison- 
naires, minces, droits, égaux dans l'aire costale ou extérieure, deve- 
nant alternativement un peu inégaux en dedans de la muraille in- 
terne. Les traverses sont une fols plus serrées que dans Y A. Goldfussi. 
Grande diagonale des polypiérites, en général *12 millimètres; dia- 
mètre du calice, 5. 

Teirain dévonien des environs de Namur, de l'Eifel et du Hartz. 

3. ACERVULARU CORONATA. 

Jcêrvularia coronata, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr* po- 
lm%., p. 416. — Brit. foss. Corals^ p. 237, pi. 85, fig. 4, 4«, 4^ 



Ce fossile nous est connu seulement par \me coupe polie, mon- 
trant des polypiérites soudés par des murailles épitbécales, polygo- 



CTATHOPHTLLIDE8. ^Og 

nales et en zigzags très-peu prononcés. Murailles intérieures bien 
marquées^ ayant un très-petit diamètre^ par rapport à la longueur de 
la diagonale des polypiérites. En général^ 28 rayons très-minces^ mais 
un peu épaissis par des granulations latérales près de la muraille ex- 
térieure^ où ils sont \xa peu courbés pour la plupart. Ces rayons sont 
égaux entre eux^ dans Taire comprise entre les deux murailles ; mais 
la moitié d'entre eux seulement pénètrent dans la chambre viscérale, 
et s'avancent jusqu'à une petite distance du centre ^ où chacun d'eux 
présente un petit lobe paliforme très-net. Les cloisons sont légèrement 
épaissies à la muraille. Les traverses exothécales sont très-ferrées. 
Diagonale des polypiérites^ iO à 15 millimètres; diamètre de la mu* 
raille extérieure^ 2 1/2 ou 3. 

Terrain dévonien des environs de Torquay, en Angleterre. 

4. ÂCERTULABIA GOLDFUSSI. ♦ 

CyathophyUum ananas, Goldfuss, Petref.^ 1. 1, pi. 60, fig. 4«. 1826. (Non la 
fig. 46.) 

Hall, 'Handb. der Petr$f., p. 416. 1830. 

— — Morren, Descr, Corail, in Belffio reperi.y p. 56. 1832. 

Astrea basattiformis, Ad. Rœmer, Verst, der Harzgeb,,p, 5, tab. % fig. 12. 
1843. 

Acervuktria GMfussi, De Verneuil et J. HaimCf op. cit. (Bull. Soc, géol. de 
France, 2«sér., t. VIII, p. 161. 1850.) 

LHhostrotion ananas (pars}> D'Orbigny, Prod. de paUont., 1. 1, p. 106. 1850. 
AcervtUaria Goldftissi, Milne Edwards et J. Haime, Potyp. foss, des terr. po- 
Uaox., p. 417. — Brit. foss. Corals, p. 236, pi. ^, fig. 3, 3*. 

Polypier en masse astréiforme. Les lignes polygonales de la surface 
> supérieure bien prononcées et un peu en zigzag; leur grande dia- 
gonale est de 7 ou 8 millimètres. La muraille intérieure bien mar- 
quée et un peu forte^ un peu débordée par les cloisons^ et ayant seu- 
lement 2 millimètres 1/2 de diamètre. 24 à 26 cloisons^ à peu près 
droites et très-minces > alternativement un peu inégales en dedans. 
Traverses assez rapprochées^ mais beaucoup moins que dans l'A. 
Troschili. 

Terrain dévonien de Namur, Aix-la-Chapelle , le Hartz ; Torquay 
en Angleterre^ et Sobero en Espagne. 

5. ACERVULABU INTBRCEIXULOSA. 

Asirea inierceUtdosa, Phillips, Palœog, FossUs of Comwal, p. 12^ pi. 6^ 

ûg. 17. 1841. 
Favastrea intercèUidùsa^ D'Orbigny, Prod. de paléont., 1. 1, p. 107. 1850. 

Acervularia interceUtdosa, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr, 
palcBOX., p. 417. — Brit. foss. Corals, p. 237f pi. 53, fig. 2, 2*. 

Polygones inégaux ^ circonscrits par des murailles extérieures en 
zigzags bien marqués. Muraille intérieure rendue distincte par un 
épaississement des cloisons et formant des cercles très-grands rekti- 



1 



/^lO ZOANTHAIRES SCI^ÇpDKRMBS RUGÎTSUX. 

v6Jn0nt i 1^ largeur des polygones. 40 à 44 cloisons fort peu pronon- 
cées dans les parties extérieures du polypiérite, où elles sont en quel- 
(fae sorte perdues dans le tissu cellulaire^ épaisses à la muraille 
interne, et de nouveau amincies en dedans, où la moitié d'entre elles 
atteignent h une petite distance du centre, et sont munies d'un lobe 
paliforme. Grande diagonale des polygones, i5 millimètres environ^ 
pour \m diamètre calicinal de 10. 

Terrain dévonien, à Torquay, en Angleterre. 

6. ACERYULARIA PENTAGONA. 

CyathapfuifUum pentagonum, Goldfuss, Petref, Garm», 1. 1, p. 60, tab. iQ, fig. 5. 
1826. 

Favastrea pentagona^ De Blainvillç, Bief. sç. aat., X. I^X, p. 5i0. iSQO. — 

Manuel d'actinologit, p. 375. 
O^athophyUum pentagonum, Iilprrei\, Descr, Corail, Belg,, p. S6. 1832. 
Astr$a pentagona, Lonsdale, Géol. trans., 2« sér., l. V, pi. 57, fig. 1. 1840. 
(Non la 6g. 1*.) 

Phillips, Palœoz» foss., p, 1 1 , pi. 6, fig. 15. 1841. 

Acervularia pentagona, Michelin^ Icon.^ p. 180, pi. 40^ fig. 1. 1843. 

Acervtdaria ananas, iôid., p. 180, pi. 47, fig. 1. 

Lithosfrothn pentagonum, D'Orbigny, Prod, de paléont, 1. 1, p. 166. 1850. 

Acervularia pentagona, M'Coy, Brii. palœoz, foss,, p, 91. 

Milne Edwards et J. Haime, Pdyp. d^s terr, palœoz,, p. 418. — 

Brit. foss. Corals, p. 238, pL 53, fiç. 5, 5«, 5»». * 

Picicl, Traité de Paléontologie, pi. 108, fig. 3. 

Polypier en masse astréiforme. Polypiérites un peu inégauz, poly- 
gonaux. Leur grande diagonale est en général de '5 millimètres, le 
diamètre de la muraille intérieure étant à peine de 1 .1/2 millimètre. 
18 à 24 rayons cloisonnaires, subégaux, minces et à peu près droits. 
Les lignes d^union des indiyidus sont un peu en zigzag. 

Terrain dévojuen de Ferques, près Boulogne, de Torquayj> m A»g}ç- 
tew, de l'Eifel, du Limbourg, ptc. 

7. Acervularia Datidsoni. 

Acervularia Lmidsoni, Hilne Edwards et J. Qaimç, Polyp. foss, des terr, 
palœoz., p. 418, pî. 9, fig. 4, 4«, AK 

Polypier astréiforme, à surface subplane. Sommets des polypiérites 
en polygones un pêù inégaux et un' peu irréguliers, dont les côtes 
sQnt un peu en sig^iag. Murailles iatéri€)ures p§a dis^ctes ai^ d.ebor6 
et indiquées par un bourrelet circulaire peu prononcé , qqi ci^rcoRS- 
crit un calice un peu profond, et dont le diamètre fait à peu prè$ 1^ 
inoilié de la grande difigpnaie de$ polygones. Une quarantaine d^ 
rayons cloisonnaires, miaoes, droit», qui oon^mencent à la muraille 
épithécale^ et dont la moitié seulement traverse la muraille intérieure 
et atteint jusque pr^s (fu centre, en présentant un petit lobe pali- 
forme. Dans une coupe horizontale ou dans certains ëta^ de fossili- 



GTATHOPHTLLIDES. 4^ * 

aa4ioii, la muraille intériepre est bien prouoncée. Les traverses sont 
serrées dans Taire comprise entre les deux murailles. Grande (îiagonale 
des polygones, de 10 à 12 millimètpcis; diamètre des calices^ 4 ou 5. 

' Terrain dévonien, à Ferques et au chute? de i'Ohio. 

8. ACERYUL^aiA LIMITATA. 

Astrea pentagona (pars), Lonsdale, Geoh irans., 2" sér., t. V, pi. 58, fig. 1«. 

1840. (Nonlafig.1.) 
4.Gwrtmlaria limitaia, Milne Edwards et J. Haime, Polyp\ foss, des terr. pa- 

lœoz.y p. ^19. — Brit, foss, Corals^ p. 238, pi. S4, fig. 1. 

Ce polypier ne nous est connu que par une section polie. Polypiérites 
circonscrits par des lignes polygonales bien prononcées jct en zigzag. 
Les murailles int^Houres tiont au contraire très-peu marquées, et indir 
quées surtout par UQiiai})le épaisîsiçsepaent des «cloisons. £p générftl, 
26 cloisons, médiocrement minces et granulées latéralement, souvent 
un peu courbées dans Taire comprise entre les deux murailles ; la 
moitié d'entçe elles s'a,rrôîe à la murg,ille interne, celles qui pénètrenjt 
dans la chambre intérieure ne paraissent pas être munies en dedans 
d'un lobe paliforme. Diagonale des polypiérites, 7 ou 8 millimètres; 
diamètre de* murailles intérieures, 2 i/?. 

Terrain dévonien, près de Torqjiay,- • .• . 

« • I ... 

9. ACERYULÀRIA BaTTERSBYI. - 

Ac^vuUtria Battersbyi, Milnc Edwards et J. Haitnc, Peiyp, fbss, des ietr. 
. pakBoz.f p. 419. ^ Brit, foss. Corals, p. 239, pi. 54, flg . â. 

Une coupe horizontale polie montre des individus très-intimement 
unis et limités seulement par une muraille extérieure en zigzag, très- 
mince et très-peu marquée, qui forme des polygones irréguliers ; les 
murailles intérieures sont au. contraire très-épaissès, et n'ont qu'un 
assez petit diamètre relativement à l'étendue des polygones, dont 
elles n'occupent pas Je milieu ; elles paraissent formées par un tissu 
exothécal très-dense. Pn «général, 36 cloisons égales dans Taire exté- 
rieure, fort minces, pour la plupart très-courbées et subconfluentes; 
elles sont un peu épaissies à la mairaille interne : la/mpi^i^ d'entre 
elles seulçment se prolonge dé façQu à atteindre jusqu'à une petitç 
distance du centre de la chambre viscérale, où elles présentent un 
petit lobe paliforme. Les traverses sont très-abondantes et très-seiTées 
dans Taire extérieure, mai» on n'en distingue qaot peu qm point en 
desdans de la> muraille interne. jGi^^d^ diag^^oal^ 4^ polygoi^^» H 4 
SlO îuillin^ètres.j diamètre des palices, ^ ou 6. 

Terrain dévonien, à. Torqua^. ... 

10. ACERTULARU RCBttERI. 

Astrea Hennahit, Ad. Bœmer, Verst. der Har%ghirger^ p. 5, tab. 2, fig. 13. 
1849. (Nèii Lonsdale.) 

Àttr^a par€aieta?'A(Àà., fab. 2, fig. 1. 1- Paialt être un cxcmidain de la mèouB 



4ia Z0ANTHAIBE8 SCLéBODERIffÉS RUGUEUX. 

«pèoe^ coupé obliquement et daus lequel les murailles extérieures sont peu 
marquées. 

PhUUpsastrea paraUela? D'Orbigny^ Prod, de paléont,, t.I, p. i07. 1850. 
AcervîUaria Rœmeri, De Verneuil et J. Haime, op. cit, (fitil. Soc, géol, de 
France, 2» série, t. VÎI, p. 162. 1850.) 

Milne Edwards et J. Haime, Polyp. fosi. des terr, palœoz^j p. 420. — 

Brit. foss. CoraiUs, p. 239, pi. fi4« fig. 3. 

Polypier massif, à surface subplane. Polypiérites prismatiques inti- 
mement soudés entre eux. Murailles extérieures fort minces et souvent 
difficiles à distinguer dans certains états de fossilisation. La grande 
diagonale est de 6 à 8 millimètres; le diamètre de la muraille inté- 
rieure étant de 2 millimètres. Au moins 26 à 28 rayons septo-costaux^ 
qui sont fort minces et fortement courbés ou flexueux en dehors. 

Terrain dévonien^ & Torquay, dans le Hartz, et en Espagne. 

11. Agertulabu anakas. 

Jfodrapora compo^tïo, etc., Fougt, op. cit (Linné, Âmas^, Acad., t. I, p. 92^ 

tab. 4, fig. 9. 1749.) • 
Madrepora afuinas, Linné^ Syst. nat, éd. 12, p. 1275. 1767. 
Acervularia Baliica, Schweigger, Handb, der naturg., p. 418. 182D. 

Eichwald, Zool. spec, 1. 1, p. 187. 1829. 

Favàstrea Baltica, De Blainville, Dict. se, nat^ t. LX, p. 340. 1830.— Mauua 
d'actinologie, p. 575. 

Acervularia anawu, Milne Edwards et J. Haime, Pdyp, fpss. des terr. pa- 
kBOZ,, p. 421. 

Cette espèce, grossièrement figurée par Fougt, nous parait différer 
de l'A. luxurians par le grand nombre de ses rayons septo-costauz et 
par le petit diamètre des murailles intérieures, proportionnellement à 
la diagonale des polypiérites, qui est d'environ 12 millimètres. 

Terrain silurien supérieur, dans Tlle de Gothland. 

Genre XXV. glHTHIA. 

Astrea {pars)^ Phillips, Pcâœoz. foss., p. 12. 

SmitMay Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr. palœoz.. 
p. 42. 

Polypier composé, astréîforme, se multipliant par gemmation 
submarginale. Polypiérites, toujours intimement soudés entre 
eux, ayant la même structure que les Acervolaires, si ce n'est 
qu'ils manquent de murailles extérieures distinctes et que leurs 
rayons septo-costaux sont plus ou moins confluents. Pas de 
columelle. 

Nous avons nommé ce genre en mémoire de W, Smith, l'au- 
teur du remarquable ouvrage intitulé iStrata ideniified by organk 



ï 



GTATHOPHTLLIDES. 4>3 

fossibj et l'un des fondateurs de la paléontologie. Les Smîthies 
ont beaucoup d'affinité avec les Âcervulaires; elles s'en distin- 
guent surtout par le mode d*unîon des polypiérites, qui ne^ sont 
pas circonscrits par des murailles épithécales. Les PhiUipsastrea 
en différent par la présence d'une columelle styliforme. 

Toutes les espèces connues appartiennent à l'étage dévonien. 

1. Smithia Hennahi. 

Asirea Hennahi (pus), Lonsdale^ in Sedgwick el Murchifloo, Gé>L trans.f 
3" sér., t. y, p. 697, pi. 58, ûg, 3. 1840. 

Philtips^ Palœo», foss,, p. 12, pi. 6, fig. 16. 1841. Les petites cloisons 

ne sont pas assez marquées. 

CyathofhyUum Hetmahii, Broun, Index palémt.^ 1. 1, p. 368. 1848. 

Lithostrotùm Hermahii et Actinw^athus Hennahii, D'Orbigny, Prod, de pa- 
iœont, 1. 1, p. 106 et 107. 1850. 

PMmj^astria HennaJUi (In parte), D'Orbigoy, ibid., p. 107. 

Smithia Hennaki, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, pakBox», 

p. 421. — BriL foss, Corals, p. 240^ pL 54, ût^. i. 
Arachnophylkm Hennàhi, M'Goy, Brit palœox, foss,, p. 72. 
Acervtdaria seriaca, Queostedt, Handb. der Petref., p. 664, pi. 60, fig.3. 1852. 

La coupe horizontale polie de ce polypier montre des cercles muraux 
bien marqués^ quoique minces^ distants entre eux de 2^ 3 ou 4 fois leur 
diamètre^ mais très-inégalement écartés dans un même exemplaire. 
Les rayons costaux^ au nombre de 24 ou 26 dans chaque individu^ sont 
tous h peu près également minces^ et paraissent un peu granulés sur 
leurs faces; en général ils sont beaucoup plus étendus dans une direc- 
tion que dans la direction opposée^plus droits et plus confluents dans 
la direction principale que dans l'autre seus , où ils sont irrégulière- 
ment flexueuX; anguleux ou géniculés : la moitié de ces rayons s'arrête 
à la muraille, l'autre moitié s'épaissit un peu ^n ce point, pour s'a- 
mincir de nouveau et atteindre presque jusqu'au centre de la chambre 
viscérale, où l'on distingue des traces de petits lobes p.iLiformes. Dia- 
mètre des cercles muraux, 3 ou 4 millimètres. Dans une section ver- 
ticale on voit que les loges intercostales sont remplies par des vésicules 
très-petites et assez régulières. Les traverses des loges intercloison- 
naires sont presque horizontales et s'unissent dans l'axe des chambres 
des polypiérites, pour former de petits planchers très-serrés. 

Terrain dévonien, à Torquay. 

2. SxiTHU Pengiixti. 

» 

Astrea Hennahii (pars), Lonsdale, in Sedgwick et Murchison, Geol. trans,, 
2« sér., t. V, 3« part., p. 607, pi. 58, fig. 3«. 1840. 

Smithia Pengillyi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr.pakeox; 
p. 422. — Brit. foss, Corals, p. 241, pi. 55, fig. 1 . 

Cercles muraux peu prononcés, et indiqués surtout par un léger 



4l4 ZOANTHAIRÈd SCLERODÊRÂlii RUGUEUX. 

épaississement des cloisons, très-inégalement écartés. Utiô (piapantàinè 
de payons costaux ou plus, alternativement inégaux en épaîâseut, 
granulés latéralement, en général plus allongés dans un sens que 
dans l'autre, et plus confluents dans la direction principale^ flexueux 
et fréquemment anguleux dans la direction opposée ; la moitié d'entre 
eux s'arrôte à la muraille; ceux de l'autre moitié s'épaississent en ce 
point et deviennent extrêmement minces près du centre ; ils sont 
munis d'un appendice paliforme. Le diamètre des cercles muraux est 
de 5 à 6 millimètres; quelquefois un peu plus; les traverses sont 
très-serrées. 

Terrain dévonien, à Torquay et Plymotith. 

3. Smithia BoLomsKSis. 

Smithia Boloniensis, Miinc Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr. pa- 
ïoBoz.y p. 423. 

Nous ne connaissons cette espèce que par un échantillon usé, mais 
elle nous parait très-dtstincte par la complète confluence des rayons 
costaux et leur disposition très-flexueuse. Les calices sont régulièrement 
circulaires, distants d'une fois ou deux leur diamètre. 24 à 26 rayons 
minces, courbés, alternativeinent un peu inégaux en dedans des mu- 
railles. Diamètre des calices, 2 millimètres ou 2 1/2. 

Terrain dévonien, à Ferques. 

4. SMItHIA BOWERBAlfKI. 

SmUhia Bowerbanki^ Milae Edwards et J. Haime, Polyp, foss, dés ierr, pa- 
kBOx., p. 4â3. — Brit, foss, Corals, p. 241, pi. 55, fig. 2. 

Cercles muraux bien marqués, très-écarlés, quoique inégalement. 
18 ou 20 rayons costaux complètement confluents, minces, plus dé- 
veloppés et plus droits dans un sens que dans l'autre, mais en général 
très-flexueux et vermiculés, d'autant plus minces qu'on les observe à 
une plus grande distance du calice et s'épaisâissant à la muraille, où 
ils deviennent inégaux. Les grandes cloisons ne paraissent pas tout- 
à-fait atteindre jusqu'au centre et semblent privées' de lobes pâli- 
formes. Les traverses sont très-petites. Diamètre des cercles muraux, 
un peu moins de 2 millimètres. 

Torquay. 

Genre XXVI. £RIDOPHYI.LtJM. 

Eridophyllum, Milne Edwards et J. Haîme, Bnt. foss, Corals, Mr,y 
p. Lxxi. 1850. 

Polypier composé, fascicule, se multipliant par gemmation 
latérale ou calicioale. Polyptérites allongés, cylindroïJes et mu- 
nis d'une ëpitlièque épaisse qui donne naissance à une série de 
prolongemènu subradiciformes, courts let épais, lesquels s'éten- 



CTATHOPHTLLIOES. 4>^ 

deb't sûr Fibcliviclu lé plus proche. Planchera bien développés et 
occupant toute l'aire centrale circonscrite parla muraille interne. 
Appbretl scptOrfcostal rempliâsant Tair o extérieure située entre les 
Qeùk ifiilraiHés, mais nt se proiotigeani pss dans Tartre centr^iié. 

Ce genre remarquable se distingue bien des Acervuldires pàt 
le mode d'union des poly[itérUes éii même temps que {)ar le 
peu de développement des cloisons en dedans de la muraille 
interne. Les deiix espèces types appartiennent aii terrain dévo- 
nien de l'Amérique du Nord^ nous y ajouteronsi, avec doute, une 
troisième espèce, provenant de Gothland, dont nous n'avons pas 
pu étudier la structure intérieure. 

1. ERlDOPHtLLtJlJt VËItNBtJII.ÂNtJM. 

' ' ' • * • 

Eridophi)Uum Verneuilanum, Milne Edwards et J. Haime, Brii,. foss. Corak, 
Inlrod, p. Lxxi. 1850. 

.^-^-^ Miltïfe Edwards et J. Hâime, Pdtyp. foss, âei ietr. paldiôs,, p. 4fl, 
pi. 8, fig. 6, 6«. — Brit. foss, CorcAs, p. 233, pi. 53, fig. i. 

Polypier fascicule. Polypiérites un peu irrégoKers, et assez écartés. 
Gemmation latérale; les pli|s de Tépithèfue ordinairem^it obliques 
soit en hÊoX^ èoit en bas. Crampons très-forts^ ascendants^ bien es- 
pacés^ bien qu'inégalement. Muraille extérieure mince. Muraille inté- 
rieure d'un très-petit diamètre, mais très-nette et très-prononcée. En 
dedans de celle-ci on ne voit pas de traces de cloisons ; elle circons- 
crit un cylindre fermé par des planchers, horizontaux superposés. 
àâ rayons costaux, peu inégaux, minces, mais bien développés, occu- 
paiit Taire comprise entre les deux murailles, et dans les loges qu'ils 
forment. On voit dans une section horizontale plusieurs rangées de 
traversée. iWaïkiètre des individus, 7 à 10 milliihôtres | de la muraille 
intérieure, S millimètres. 

Du terrain dévonieE, â Torquay, Angleterre. 

2. EtUDOPHTLLUM STRICTUM. 

BridojfiiyUum strictumy Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des ierr, 
pakBoz.j p. 4âi, pi. 8, fig. 7. 

Polypiers s'errés, alloQgés, cyliûdro-turbinés, s'unissant par des 
crampons peu prononcés et inégalement espacés. Gemmation calioi- 
naie; 3 ou 4 jeunes se montient à la fois dans ijua même calice. Dia- 
mètre des grands individus, 8 à 10 millimètres; de la muraille in- 
terne, un peu plus de 2. 

Terrain dévonien, aux cbutes de TOhio. 

3. Ebidophtlluh? rugosum. 

EridophyUuml* rugosum^ Milne Edwards et J. Haittie, Polyp, foss, des terr, 
pcUœoi,, p. 425, pL 10; fin. é, 4*, 4"». 



4l6 ZOANTHAIRBS flCLiRODSRlOb KUGUIUX. 

Polypiérites longs^ grêles^ parallèles ou légèrement flexaenx et 
serrés. Epithèque très-forte, délicatement striée en travers et dans une 
direction oblique et ascendante. Crampons forts et bien détachés; les 
jeunes individus naissent sur ces prolongements. Cloisons paraissant 
être au nombre de 26 environ. Diamètre des polypiérites, 3 ou 4 mil- 
limètres.* 

Temûn silurien supérieur de Gotiiland. 

Genre XXVII. 8PONGOPHTLLII1I. 

Spùngophyllum, Milne Edwards et J. Haime, Folyp. des terr, pakBOz. 
p. 425. 

Polypier massif, astréiibrme. Polypiérites prismatiques soudes 
par leur muraille épithécale; pas de murailles intérieures, pas de 
columelle. Cloisons nombreuses, tris-minces et en quelque sorte 
perdues dans le tissu vésiculaire, qui remplit presque entière- 
ment les chambres viscérales. De petits planchers horizontaux 
au centre de ces chambres. 

Ce genre est remarquable par le faible développement des 
lames cloisonnaires qui [graissent strier la surface des vésicules, 
plutôt que les traverser nettement, et qui rappellent ainsi les 
côtes des lonsdalia. Nous ne connaissons qu'une espèce. 

Spongophtlluh Sedgwicki. 

SpongophyUum Sedfftvkkiy Milne Edwards et J. Haime, Pdyp. foss, des terr, 
patœox,, p. 425. — Brit. foss. Corals, p. 242, pi. 56, fig. 2, 2«, 2*», 2«, 
2^,2». 

Polypier massif. Calices polygonaux, très-inégaux, limités par des 
murailles assez fortes. Columelle nulle. 14 ou 16 rayons cloisonnaires^ 
extrêmement minces, atteignant en général jusqu'à une petite dis- 
tance du centre , légèrement flexueux et souvent très-difficiles à, dis- 
tinguer au milieu du tissu vésiculaire qui remplit les chambres des 
polypiérites. Ils alternent quelquefois avec un égal nombre de cloi- 
sons rudimentaîres. Une section verticale montre les vésicules iné- 
gales, en général très-allongées et un peu irrégulières, qui occupent 
toutes les parties extérieures des cavités viscérales; mais il y a au 
centre de petits planchers horizontaux. Diagonale des grands calices, 
6 ou 7 milhmètres, rarement plus. 

Terrain dévonien, à Torquay. 

♦ 

Genre XXViil. 8TROMBOOE8. 

Madrepora (pars), Linné, Syst. nat.. éd. 12, p. 1277. 

Strambodes (pars), Schweegger, Handbuch der NcUurg,, p. 418. 1820. 

Stromboiirea, Blainville, JHct, des Se. no^., t. LX, p. 341, 1830. 



<^ 



CTATROPHTLUDB8. 4^7 

LameUoporaf Dale Owen, Report on the GeoL of lowa, p. 360. 
Arachnophyllum, Dana, Easplor, eocped, ; Zooph,, p. 360. 
Cyfocopora, Stpinenger, Yerst. der Uehergangsgeb. der Eifel, p. 17. 

Polypier composé, massif, s'accrôîssant par gemmation cali- 
culaire ou submarginale. Polypiërites essentiellement constitués 
par une série de planchers infundibuliformcs qui sont unis entre 
eux par des trabicules vésiculaires, de manière à former une 
masse columnaire; les sommets de ces polypiërites en' général 
polygonaux, bien circonscrits et couverts de nombreux rayons 
septo-costaux. Murailles extérieures très-peu développées; les 
intérieures également rudimentaires. Pas de columelle. 

Schweigger a établi ce genre pour 3 espèces figurées dans les 
Amœmtates academicœ. L'une {Madrepora stellarisy L.) présente 
en effet les caractères que nous venons d'indiquer; mais la se- 
conde (Madrepora truncata^ L.) doit rentrer dans le groupe des 
CyaihophyUum,D3in6 ces derniers temps, la signification du mot 
Slrombodes a beaucoup varié. C'est ainsi que M. Ebrenberg, 
puis M. Lonsdale l'ont appliqué à des Gyatbopbyllides simples, 
et ce dernier auteur appelle au contraire Acervularia^ une espèce 
qui ne diffère que très-peu du Sirombodes steUaris de Schweigger; 
tandis que MM. de Blainville et Steininger ont changé, le pre- 
mier en Strombastrea^ l'autre en Cylicoporuy le nom proposé en 
1820 par le naturaliste prussien. M. Dana et M. Bronn ont re- 
gardé comme un Gyathophylle, le Strombodes un peu altéré, mais 
pourtant bien caractérisé, qu'a figuré Goldfuss; en même temps, 
M. Dana a créé le genre ArachnophyUum pour un polypier qui 
n'est pas autre chose qu'un Strombode bien conservé. M. D'Or- 
bigny est arrivé de son côté à un résultat semblable, et tout en 
adoptant le genre de Schweigger pour l'espèce de Goldfuss, il 
forme une coupe (Actinocyathus) pour le véritable Strombodes 
représenté par M. Lonsdale sous le nom d'Acervvlaria baltica; 
quelques années avant, M. Dale Owen avait augmenté d'un 
nouveau nom (LameUopora)^ cette synonymie déjà suffisamment 
embrouillée. 

Toutes les espèces que nous allons décrire appartiennent exr 
clusivement à l'étage silurien ; nous sommes porté à croire que 
\SL Cylicopora fasciculata Steininger (FersU der Uebergangsgeb, 
p. i7),cloit se rapporter à l'une de celles-ci, et n'est indiquée que 
par erreur comme provenant du terrain dévonîen de Gerolstein. 

CwolUaiTes. Tome 3. 27 



4l| aOANTHAIRni ttQMMMmiliS AUOUIUZ. 

i. SXROHBODES ITPÇS. 

Jrueknôpkylkim Hfput, WC/oj, op. ek, {Ànn.ûfnak ki9^,^%tt.%t.yt, p. 8R. 
1850). — Brit palœoz, foss,, p. 58, pi. 1 B, fig. 27. 

Sfromhodes LabechU, Mflne Edwards et J. flaime, Polyp. foss, des t^rr. po- 

Ubm.j p. 4ST. 
StromkoêÊê fifpm, J^ilne Edwarés el J. UeAm», BM, fou. €anii, ^ 4BQ, 

Mypier en masse soMurbinée^ & suiface mjpérieare iégèramoA 
4)0iiyexG, à platoMi commun pTésentaot des boorretetB inégagg et 4aèft- 
Millajpits^ et r^coavert d'xxo» ^ithèque très^mû^; i^ ^msmt des in- 
dividus fojxnant ie^ polygones ijTé^pjOiiers^ dont les lignes de 9épa,t9r 
lion sont produites par des arêtes fortes et principalement relevées à 
leurs points de rencontre. Vers le milieu des polygones^ nm distingue 
un faible bourrelet circulaire très-peu proéminent^ dont le eeicle ^esxt- 
regpond à la partie supérieuxe des murailles ^ et oife((»iSGnt Jhas aar 
lioes proprement dits. Les rayons oloi^n^aires n'ont^ en léa^té^ 
qu'une très-petite étendue > mai» ils se confondent avec les ray(>B9 
costaux^ qui se prolongent beaucoup en dehors^ jusqu'à ce qu'Us at- 
teignent les limites des individus. Ces rayons sont très-fins et très- 
serrés. On en compte environ imo centaine pour chaque indi- 
vidu; mais le tiers seulement arrive jusqu'au centre de la fossette 
calicinale, où ils se recourbent et font une légère saillie; ils pacoisr 
sent pp\ir la plupai^t présa^tor de petits lobes paPormes. Les jsayop^ 
çTATginaux ou costaux sont çncore plus fins que las précédents^ et i]^ 
s'y soudent da^s leur partie interne. Entre tous ces rayons s'éten- 
dent des traverses très-fines, très-serrées et équidistantes; il y en a 
une quinzaine dans une longueur de 2 millimètres. L'ensemble de 
ces rayons et de ces traverses^ vu à la loupe, représente un réseau très- 
fii^ et très^iégulier. Des coupes verticales et horizontales montrant la 
structure essentieUement vésiculeuse de ce polypier. Une section faite 
suivant un plan passant par la base et un des diamètres de la face 
supérieure^ fait voir une succession de lignes horizontales ondulées 
et parallèles, qui correspondent à des couches plus denses, dans un 
tissu finement celluleux; ce tissu est très-délicatement traversé par des 
rayons verticaux qui apparaissent sous la forme de petites stries lon- 
gitudinales. Une section homontale montre des murailles ciroi^aiiffs 
bien mai^^es , et chaque individu ainsi coupé présente h sa sutfa«e 
un réseau régulier, dont les mailles deviennent plus grandes etmoin^ 
régulières, à mesure qu'on s'éloigne davantage du centre ; en beau- 
coup de points on ne voit plus de traces de rayons dans cette zùae ex- 
térieure, qui est alors entièrement occupée par des vésicules. Gcesde 
.diagornuU des polygones à la surfietce aupérieure, 2 centimètres aa 
plus; diamètre des calices, 7 où 8 milliiiaètres. 

Tttrraûa sikurien supérieur, à Wenlock, en A^gleleiee. 



F. 



2. StROSBODBS MOBiCRtSOlIX. 

Aeêrmiiaiyia btdtkm (ptn)^ Lentdale, in MurohisoD, SU. 9^9t, p. 689, pL 16, 
flg. 8^ 8e, S^, 8{ (C9^. «rc^). 1839. (Non Schweigger). 

Jictknot^Mm baUicm, D'Orbigny, Prod. depaléotst., t. I,p. 46. ISSMK 

Strombodes Murchisoni, Miloe Edwards et J. Haime, Pcl. foss. des t§rr. pth- 
Ubox., p. 428..— Brit. foss, CoraU, p. 293, pi. 70, fig. 1, 1«, 1»», le, id. 

Polypier en masse subturbinée^ à plateaa inférieur présentant des 
bourrelets d'accroissement irès-irréguliers et recouvert d'une trè»- 
forte épithèque. La surface supérieure est légèrement convexe ; les 
polygones sont séparés par des arêtes plus ou moins saiHanten et^ en 
général^ un peu plus relevées à leurs points de rencontre. Bourrelets 
ca£cinaux petits^ mais assez distincts. Une fausse columelle un peu re- 
levée. Nous avons pu distinguer sur quelques individus seulement^ 
des traces de lobes paliformes très-petits. Les rayons septo-costaux 
sont extrêmement fins et nombreux^ on en compte jusqu'à 100; mais 
la plupart s'arrêtent à une distance plus ou moins grande des bords 
des polygones^ et une quarantaine seulement s'approchent du centra; 
il est probable que vingt seulement sont munis d'un lobe paliforme. 
La diagonale des polygones est d'environ 2 centimètres 5 ; le diamètre 
des bourrele|s calidinaux^ 8 millimètres. Une section verticale montre 
une structure presque complètement vésiculaire ; c'est à peine si dans 
la partie qui correspoiïd à l'axe central des individus, on distingue 
quelques stries verticales interrompues, représentant la coupe des 
oloisons : les lignes transversales ondulées qui indiquent les diffé- 
rentes couches intimement soudées, dont est composé le polypier, sont 
surtout relevées aux points correspondant aux arêtes polygonales, et 
sont presque horizontales dans le reste de leur étendue. 

Terrain silurien supérieur, à Dudley et Wenlock, en Angleterre, 
Bt ÀEgool en Irlande. 

3. Strohbodis Phillipsi. 

Acerwdaria baifica, Phillips, Palœos, foss. of ComwaU. Dwon^ etc., p. 15, 

pi. 7, fig. 18e. 1841. 
AciinoGyathus Phillipsii, I)'Orbigny, Prod. de ptMmt,, 1. 1, p. 108. 18Ka 
Sirombodês PhiUipsH, Milne Edwards et J. Haime, Poiyp, fus, des terr, peiL^ 

p. 420.— Brit. foss. CorcAs, p. 294, pi. 70, fig. 2, 2«. 

Polypier à surface plane ou légèrement convexe, les polygones qui 
indiquent les limites des individus, inégaux et formés par des arêtes 
irrégulièrement saillantes; les stries costales se continuent souvent 
sur ces arêtes, d'un polypiérite à l'autre; des bourrelets oalicinaux 
très-forts et saillants, d'un très-grand diamètre par rapport à la lar- 
geur des polygones ; les fossettes calicinales assez grandes et peu pro- 
fondes. Columelle rudimentaire et très-peu élevée. Environ 80 rayons 
septo-costaux, grêles, serrés, desquels partent latéralement des tra- 
verses très-fines et très-serrées; la moitié d'entre eux à peu près ar- 
rivent près du centre, et parmi ces derniers, la moitié seulement^ 



4lt ZOANTHAIRES SOUÉBODBBIlif RUGUECZ. 

Le Strombodbs nnrowDiBULABius (Lamdîopora infundibulàna, Dale 
Owen, Rep. on the Geol &f Wfecotiwn, etc., p. 70, âg. 1) est une pe- 
tite espèce qm ne paraît différer que peu du S. pentagonus. Il estpos- 
râble qu'il faille y rapporter aussi YAstrea mamiUaris du même géo- 
logue (op. cit., p. lé, £g. 3). 

Genre XXIX. UTBOSTHOTION. 

Madrepora, Parkinson, etc. ' 

Lithostrotùm (pars), Fliming, Britùh antm., p. 508. 1S28. 
Litkodendron, Phillips, nimtr. of the Geol of York, t. II, p. 202. 
Stylarœa? Lonsdale dans Murchison, Yemeuil et Keyserling, Bussia 

and Uraï, 1. 1, p. 62i. 
Cùlumnaria, Dana, Expl. exped., Zooph., p. 363. 
Sephonodendron et Nemaphyllum, M'Coy, op. ciY. {Arm. ofnat. Sisi., 

série 2, t. III, p. 16). 1849. 
Acrocyatkus et Lasmocyathus, D'Orbigny, Prod. de Faîéont., t. 1, 

p. 160. 

Polypier composé, se multipliant par gemmation latérale. 
Polyptérites entourés d'une épithèque complète, tantôt restant 
libres entre eux latéralement, tantôt complètement soudés par 
leurs murailles. Cloisons asitez bien développées. Chambres vis- 
cérales présentant dans leurs parties extérieures» des traverses 
' vésiculaires, et dans leurs parties centrales, des planchers bien 
développés, qui sont traversés par une columelle styliforme. 

Fleming comprend dans ce groupe 4 espèces : la presûère 
avait déjà été anciennement nommée par Lhwyd LitliostroUony et 
c'est elle que Ton doit considérer comme le type du genre; la 
seconde espèce (Uthostrotion margmatuni) paraît aussi devoir s'y 
placer, mais elle est trop imparfaitement décrite pour être déter- 
minée spécifiquement. Quant aux deux autres, elles n'appartien- 
nent pas à la même division, le Liûiostrotion floriforme est une 
Lomdaleia^ et le Lithqstrodon oblonguni^ une Isastréa. 

Le genre Lùhostrotion a été établi d'après la considération de la 
forme [nrismatique des polypiérites, et c'est encore d'aprèsce carac- 
tère que M. Lonsdale, en confondant les genres Idthostrodon avec 
les Lonsdateiay a formé le groupe des Styla^trea pour des polypiers 
qui nous semblent très-voiâins.des espèces dont nous donnons la 
description ici ; que M. Dana a conservé le genre ColwnnanOf en 
changeant la signification de ce mot créé par Goldfuss, et que 
M. M'Coy, qui rejette complètement le nom de Fleming camiiie 
synonyme des Strombode» de SchweiggerK a proposé le petit 



CtÀTHOPHTLLIDBi. 4^^ 

f^cnips Ae&NefHophyUum. Nous nous sommes assuré, pour les po- 
lypiers prëseùlaint la daiême organisation que le Lithostroiion sfria- 
ium de Fteminf;, qile le degré de rapprochement et de soudure 
desinditidus est trè^-variable dans une métnë espèce^ et par con« 
séquent ne saurait avoir une importance générique ; les gebres £t- 
thodendron de Phillips» Axinura de Castelnau, Sîphonodendron de 
M'Coy et Acroeyadms, de D'Orhigny, qui sont tous synonymes^ et 
qui D^avaient été établis que pour séparer tes espèces à polypiériteé 
libres latéralement de celles dcmt.les individu» sont priwnatiques 
et soudés, ne doivent donc foroHir avec ces c^ernïère8 qu'un ^enl 
et même groupe auquel nous conservons le nooi de LitHostrO' 
tion^ parce qu'il est plus ancien que les autres. Toutes les espèces 
sont carbonifèresy àFezception d'une seule que Goldfuss a indi-» 
quée comnije provenant du terrain déyonien de Bensberg. 

i. LtTHOSTBOTlOSi; BUMlIXàBI. 

Astrea mamiUaris, Castelnau^ Terr, siL de VAmér. du Nord, pi. 24, fi$. S, 

1843. 
Axinira canadensis, ibid., pL 24, fig. 4. 

Aerocyatus fioriformis, D'Oubigny, Prod.de paléont.ji, ï, p. 160. 18SS0. 
Lfthosirotion mamiUare, Milne Edwards ci J. Haime, Pol^p» fost, dês terr, 

ptUœox., p. 433^ pi. iZ, ^. i, 1 V 1^ 

Polypier tantôt en touffe subdendroïde^ tantôt moitié âendtoîde^ 
moitié astréiforme, ou tout-à-fait massif, suivant les divers degrés de 
rapprochement des individus. Calices circulaires ou polygonaaix, ex- 
trêmement inégaux^ profonde. Dans les calices polygonaux, les bords 
sent simples et tfès^ulinces; tantôt on voit des calices petits au milieu 
des grands^ tantôt un grand nombre de petits groupes par places. L^on- 
vOTture du calice large, évasée en haut, mais non déjetée eïf dehors; 
son centre est monticuliforme et terminé au sommet par une oolumelle 
qui est un peu saillante, comprimée et subcristiforme, mais petite et peu 
dâ^nûtô du dernier plancher. Dans la direction du grand axe borlzou' 
tal dé la coluïHellc, on observe de chaque côté lïne très-petite fosse^e 
septale peu prononcée, mais un peu plus marquée d'uù côté qxté de 
l'autre. Dans chacune de ces petites fossettes^ on voit une cloison qui 
avance plus près de la oolumelle que toutes les autres; cependant on 
distingue dans les calices bien conservées un cei^tain nombre de rayons 
cloisunnaîrés, qui remontent sur la coiumélle en suivant line route 
nnpeu flexuetlse. Le plus souvent ces rayons sont brisés, et oti cifôi- 
raît alors que le plétUcher est lisse. Le nt)mbre des cloisons varie, sui- 
vant la grandeur des calices, depuis iâ jusqu'à 46; et entre ces cloi- 
sons^ qui sont bien âéveloppées^ fort minces, droites, subégalos^ dls- 
tiaotés definss la mmaiUe^ on en voit seuvent un égsd nombre de olo^ 
sfiÉM^ nidtecntiûres ioteicalées. Les grandes cIoI^obb sont lésèremenft 
coÉfUtH^ émus leui pacrlie siip^ieui<e> ndn débovdâates^ pwt un peti 



4l4 ZOAIITHAIRSS SCLÉRODERMlÊS RUGUEUX. 

convexes dans le milien^ et de nouveatt concaves en bas. Les individus 
qui restent libres latéralement sont droits ou légèrement contournés ; 
ils sont totalement recouverts d'une épithèque mince, finement plissée, 
qui laisse à peine distinguer la direction de côtes droites et égales. Dans 
les individus devenus prismatiques par rapprochement, mais qui sou- 
vent se détachent sans se briser sous le marteau, les pans de la mu- 
raille sont irréguUèrement scalariformes, et on distingue mieux alors 
des côtes très-fines et égales, peu serrées. Dans une coupe verticale, la 
muraille intérieure est indiquée par une ligne parfaitement verticale, 
étroite mais non interrompue. Les traverses extérieures à cette mu- 
raille sont très-convexes, un peu inclinées en bas et en dedans, et 
forment de grandes vésicules plus larges que hautes; celles qui sont 
en dedans de la muraille et qui concourent à la formation des plan- 
chers, sont plus serrées et relevées vers la columelle : elles sont dis- 
tantes entre elles de 2/3 de millimètre environ, et à peu près droites. 
Hauteur des plus grands polypiérites (brisés), 25 centimètres; largeur 
des grands calices, 2 ou 2 1/2. L'altération la plus profonde qui s'ob- 
serve dans ces fossiles, consiste ùaxa la complète disparition de la co- 
lumelle, et les planchers se succèdent alors, sans connexion entre eux, 
comme dans les Ampleœus, 

Terrain carbonifère de l'Amérique septentrional^. 

2. LlTHOSTROTION JUNCEUM. 

Junci lapidei, David lire, Hist, of Ruther^len and East Kilbride, p. 337, 

lab. 19, flg. 12. 1793. 
CaryùphyUia jtmcea, Fleming., Brit, anim,, p. 509. 1828. 

S. Woodward, Tah. of BriL org. remains, p. 6. 1830. 

Lithodendron junceum, Keferstein, Nat, der Erdkorp , t. II, p. 785. 1834. 

Lithodendron seocdecimaley Phillips, Geol of York, t. II, p. 202, pi. 2, fig. 11, 
12, 13.1836. 

Caryophyllia sexdedmalis, De Konlnck, Foss. des terr, carh, de Belg,, p. 17, 
pi. D, fig. 4. 1842. 

Cladocora sexdecimcdis, Morris, Cat. ofBrit. foss., p. 33. 1843. 
Lithodendron coarctatum, Portlock, Rep. on the GeoU of Londonderry, 
p. 336, pi. 22, fig. 5. 1843. — Parait être une variété à petits polypiérites. 

Lithodendron sexdedmaXe, M'Coy, Syn, carb. foss. of Ireland, p. 189. 
1844. 

Lithodendron coarctatum, ibid.^ p. 188. 

Pladocora sexdecimalis, Geinilz, Grund. der Vefist., p. 570. 1815-46. 
DiphyphyUwm sexdecirmley D'Orbigny, Prod. depaléont., 1. 1, p. 159. 1850. 
Siphonodendron sexdecimaîs, M'Coy, Brit. palœoz. foss., p. 109. 1851. 
Lilhostrotion junceum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr, 
palœoz., p. 435. — Brit, foss, Corals, p. 197, pi. 40, fig. 1, Is 1»>. 

Polypier fascicule. Polypiérites allongés, cylindriques, inégalement 
rapî^rochés, droits ou un peu irréguliers, rarement coalescents, forte- 
ment courbés en dessus de leur point d'origine, entourés d'une épi- 
thèque finement plissée. Columelle assçz forte, un peu comprimée. 



GTAT»»HTIX1DB8. 4^^ 

16 à i8 cloisons principales^ qui alternent avec un égal nombre de 
plus petites^ et «pii atteignent très-près de lacoiumelle. Diamètre des 
polypiérites, 2 à 3 millimètres. 

Terrain carbonifère^ à Visé en Belgique» à Oswestry» etc.» en An- 
gleterre, à Gookstown, etc., en Irlande, et à Ilinsk dansTOural. 

3. LiTHOSTROTION BIaRTINI. 

ErismatoUthw, etc., W. Martin, Petref, Du6., pi. 17. 1809. 

Caryophyllia fascicuiata, Fleming^ Brit, an,, p. 509. i8%. (Non Lamarck.) 

LUhodendron fasciculatum, Phillips, GeoL of York, t. II, p. 202, pi. % fig. 16 
et 17. 1856. 

CarycphyUia ^(isciculata, De Koninck, Ànim, foss. des terr. carh. de Belg,, 
p. 17, pi. D, fig. 5, pi. G, fig. 9. 1842. 

LUhodendron cœspUosum, M'Coy, Syn. carb. foss. of Ireland, p. 188. 1844. 
(Non Goldfuss.) 

LUhodendron fascicukttum, Lonsdale, in Murchison, Verneuil et Keyserling, 
Russ, and Ur,, 1. 1, p. 600. 1845. 

Cladocora fascicuiata, Geinitz, Grund, der Verst,, p. 570. 1845-46. 
DiphyphyUum fasdcviafum, D*Orbigny, Prod. de paléont,, 1. 1, p. 159. 1850. 
LiOwdendron Martini^ Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, 
palœoz,, p. 436. — Brii. foss. Corals, p. 197, pi! 40, fig. 2, 2*, 2S2«,2*, 

. 2«,2',2ir. 

Siphonodendron fascicukUum, M'Coy, BrU.palœoz, foss., p. 108. 1851. 

. Polypier en gerbe. Polypiérites très-allongés, cylindriques, légè- 
rement flexueux, souvent coalescents, montrant soua l'épithèque des 
côtes fines, planes, serrées, droites, bien distinctes. Calices circulaires. 
Columelle assez mince et très- comprimée. Cloisons extrêmement 
minces, assez serrées, droites ou à peine courbées, dont 26 princi- 
pales se montrent très-près du centre, sur les planchers, et 26 très- 
petites s'éloignent fort peu de la muraille. Planchers distants entre 
eux d'un millimètre à peine, presque horizontaux dans leur milieu, 
très-relevés par les bords. Diamètre des calices, 9 millimètres, dia- 
mètre de la surface lisse des planchers, 2. 

Du terrain carbonifère, à Visé, en Belgique, et à Oswestry, Bris- 
tol, etc., en Angleterre. 

4. LiTHOSTROTION IRREGCLARE. 

Screw Stone, Rob. Plot, Nat. hist ofStraffordshire, p. 195, tab. 12, fig. 5. 1686. 
Madrepora? etc., Parkinson, Org, rem,, t. II, pi. 6, fig. 8. 1808. La fig. 5 est 

une coupe [x)lie qui se rapporte peutnitre à la méoM espèce. 
CaryophyUœa, Gonybeare et W. Phillips, Outl, of ihe Geol. of EngL and Waies, 

p. 559. 1822. 
Caryophyllia fascicuiata, De Blainville, Dict. se, nat., t. LX, p. 511. 1830.— 

Manuel^ p. 345. (Non Lamarck.) 

CaryophyUœa fascicukUa, Woodward^ Tàb. of Brit. Or g. rem,, p. 6. 1890. 

lUhodenéron irreguiare, J. Phillips, Geol. ofYork, t. II, p. 202, pi. 2, fif.l4, 
15. i9Si$. 



4ft6 ZOANTHAIRES SeLiBOBaMBt EUGIIKCZ. 

Chd«eora êmgàtàrii, Morris, C4d. 9f BtrU^ fou., p. S3w 1845. 

tÀàkùémàrim fàscie^daium, Ponlock, Bêp* on londoMkrry, p. ^Sk 1M5* 

(Non Phillips.) 

Lithodendron irregtdare, ibid.^ p. 336. 

DiphyphyOum irregulare, D'Orbigny, Pro^^. da paléont., i. I» p. 158. 1850. 

LUhqstrotion irregtUare, Milne Edwards et J. Haime^ Polyp. fos^^ des terr, 

paltBOx., p. 436 et 4:^7. ^ BrU. foss. Corals, p. 198, pi. 41, fig. 1, U, i\ 

IS i*, 1«. 

Polypier formant des touffes très-considérables. Polypiérites extrê- 
mement longs^ cylindriques, flexueux^ surtout inférieurement, où ils 
portent des bourgeons ^ dont beaucoup ont avorté et semblent s'être 
soudés aux polypiérites voisins. Columelle très-peu comprimée. Cloi- 
sons extrêmement minces, assez écartées; les principales (au nombre 
de 18 dans les jeunes et 24 dans les adultes) amvant presque jusqpi'au 
centre; les tertiaires se rapprochant beaucoup des secondaires, non 
loin de la columeUe; les autres cloisons presque rudimentaires. La 
partie lisse des planchers peu étendue, ceux-ci distants entre eux 
d'environ 1/2 millimètre. Diamètre des calices^ 5 millimètres; de la 
partie lisse des planchers, à peine 2. 

Terrain carbonifère de TAngleterre^ de Tlrlaade et de la Russie. 

Nous sommes porté à croire que le Lithodendron eostatum Lons- 
dale (Ittissia and lirai, 1. 1^ p. 598^ fig. a, 6) est un échanàlldn de 
cette espèce, dont Tépithèque a été entevée, et que la Ciadocora sar- 
mentosa (Lonsdale, op. cit., p. 600) s'y rapporte également^ mais ijae 
sa columelle a été détruite. 

5. LmtOSTROTION AFFUIB. 

Madrepora,Kiïonei Walch, Ree. des mon. des Çatastr.. pi. G 1*, fig. 2. 177S. 

Madrepora pec^mo^a, etc., Parkinson, Org. rem., t. II« pi. 6^ fig. 5, et peut-être 
fig. 9. 1808. 

Erismatolithus madreporites [affinis), Will. Martin^ Petref. Derb., pi. 31, 
1809. 

CaryophylUa affinis, FlemiDg, Brit. anim., p. 50d. 1828. 

De BlainviUe, JHct. se. nat., t. LX, p. 311. 1830. — MamâH, p. 346. 

CaryopinfÙia a/}lni#, Woodward, Syn. tab. ofBrit. org. rem,, p. 6. 1830. 

Lithodendron affine, Keferslein, Nat. des Erdkorp., t. IT, p. 785. 1834. 

Lithodendron Umgiconicum, Pbillips, Geol. of York, 1. 11^ p. 205, pi. 2, fig. 18. 
1836. 

Lithodendron sociale, PkiHipâ, ibid., p. 903, pL 2, fig. 19. llïous parati être ni 
exemplaire dont les polypiérites sont un pei» plus rapfMrockés. 

Lithodendron sociale ei L. kmgieomcum, Portlock^ Rep. on Londonderry, p. 355 
et 36. 1843. 

Lithodendron affine et L. sociale, MXoy, Syn. carb. of Ireland, p^ 18S et 89. 
1844. 

Diphyphffium Umgiconicum et L.'sociale, lyOfUlgiiy, FM^. depaléont., 1. 1, 
p. 159. Ifêa 

XiaotfK>liofà affike, MUne Bé««afdft d J. Hainie^ Polgp. fan. âsr tgrt. pt* 
laoz., p. 437 et 38. — Brit. foss. Corals, p. 90O, pi. 39, fig. 2, 2*y 2H 



CTATHOPHTLtlDKS. 4^7 

Polypier en touffe dendroïde. Polypiérites dressés^ «ylindro-tur- 
binés^ très-allongés^ portant de distance en distance des bourgeons qui 
se recourbent en haut, se soudant souvent entre eux, et sont entourés 
depuis la base jusqu'au sommet d'une épithèque mince, un 'peu 
plissée. Dans les points où cette épithèque est usée, on aperçoit de 
petites côtes planes, égales et serrées. Calice circulaire, à fossette 
grande et profonde. Columelle compacte, comprimée et saillante au 
.fond du plancher calicinal, sous forme cTui^e petite crôte. Cloisons 
étroitçs, serrées, les principales subégales, au nombre de 30 ou 32; 
les autres en même nombre, presque rudimentaires et ne paraissant 
pas à k surface des planchers. Ces cloisons sont minces, assez serrées, 
et paraissent être deuticulées. Les planchers très-rapprochés, convexes 
dans leur milieu et se relevant beaucoup par les côtés, à peine di$-^ 
tants entre eux d'un millimètre, simples, réguliers, traversés dans leur 
milieu par la columelle, à laquelle ils sont intimement soudés. La sur- 
face lisse de ces planchers, sur laquelle les cloisons ne se prolongent 
pas, a 4 millimètres de largeur, pour un diamètre calicinal de 10 ou 121. 

Terrain carbonifère, en Angleterre et en Irlande. 

Le LïTHODETïDROîT ANKULATUM Lousdale {Russia and UrcU, 1. 1, p. 5^, 
pi. A, fig. 5) ne paraît différer du précédent qîie par des bourrelets 
d'accroissement plus prononcés. Il est du terrain carbonif^e de l'Oural. 

6. LiTHOSTROTION PhILLIPSI, 

Lithodendron fasciculaium, Keyserliog^ Reise in Petsckora-land, p. 170, pT. 5, 

fig. î. 1846. (Non Phillips.) 
Lithùdendron PhiUipsi, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, fosi* des terr. pà- 

IcBOX,^ p. 439. — Brit. fess. Corals, p. ^f^ pU 39, fig.3>3«. 

Ce polypier ressemble extrêmement au Lithostrotion Martini; il en 
diffère par la fréquente coalescence des polypiérites, qui s'unissent en 
petites séries par leurs parties latérales, de manière à rappeler un peu 
la disposition des Halysites. Il parait y avoir une trentaine de cloi- 
sons qui sont alternativement un peu inégales. La columelle est peu . 
comprimée. Diamètre des calices, 7 ou 8 millimètres. 

Terrain carbonifère, en Irlande et Russie. 

7. Lithostrotion PAuaRADiALB. 

Lithodendron pauciradiak^ M'Qoy, Syn^ carb» foss. oflreland, p. 189. 1844. 
Siphonodendron pauùir<xdiale, M'Coy, New spec, ofpaktoz, Corals (^nn. and 

Mag. of nat. Hist, 2« série, t. III, p. 135. 1849.) 
Dtpftg/pAyUtJi» pauciradiale, D'Orbigny, Prod, de paléont,, 1. 1, p. 139. 1830. 
Lithostrotion pauciradéale^ Uiloe Edwards et J. Haiine, Po2^p. foss, des terr, 

palœoz.y p. 439. 

Polypiérites lisses, légèrement Ûexueux, s<mvent doaleBceiitSv iC^ôi» 
1 1 cloisons principales^ aUemant avec un égal nombre de plus patitof^ ; 
toutes fort minces. Diamètre des individus^ 3 millimètres. 

Terrain carbonifère de l'Irlande. 



43iO ZOANTHAIBIS Tl É aftWIl IBa EIJGUE1JZ. 

» 

IMhoitrotUm itriaium^ Fleming, BrU. anim,, p. SSOS. 1828. 

COumnaria striata, De Blaioville, DM., L LX, p. 516. ^ Mamiti, p. 360, 

pi. S% fiff. 3. 
Uthasiroiion striatum, S. Woodward, Sy». tàb. of BrU. #f jf. rm., p. 5. 

1830. 
CyathophyUim hasaUifùrme, PhiUips, Geol. of York, t. II, p. 20% pi. % fic.21 , 

22. 1836. 
Astrea hexagona, Porilock, Rep, on the Geol. of Londondêrry, p. 332, pi. 25, 

fig. i. 1845. 
Asirea basaUifiimUs, ibid., p. 333. 
Lithostrotion tnicrophyllum? Keyserling, Reise «% dasPetschora-land, p>iS6y 

tab. 1, ilg.2. 1S46. 
Lithostrotion striatunij M'Coy, Syn. carb. foss, of [retand, p. 188. 1844. 
NemaphfyUum minuSj llXoy, op. ci/. [Ann.'and Mag, ofnaf. HiH.^ ^ sér , 

t. III, p. 47. 1849). — Bn/. palœoz. foss,, p. 90, pi. 3B, fig. 3. 
Lithostrotion basaltiforme, Milne Edwards etJ. Haime, Po^vp. foss. des terr. 

pakBOZ,, p. 441 et 442. — Brit, foss, Corals, p. 190, pi. 38, fig. 3,3*, 3»». 

Polypier astréiforme. Polypiérites complètement soudés par leuis 
murailles et prismatiques. Calices très-inégaux. Dans une coupe ho- 
rizontale, on distingue des murailles extérieures, minces et très- 
nettes, et des murailles internes qui sont seulement indiquées par la 
limite d66 traverses vésiculaires dont les parties extérieures des loges 
sont remplies. Golumelle petite, comprimée, mais un peu renflée au 
milieu. 40 à 50 cloisons un peu serrées, extrêmement minces, très- 
finement flexueuses, alternativement un peu inégales; les graades 
arrivent seules près de la columelle. Grande diagonale des grands ca- 
lices, 10, 12 ou même 45 millimètres; diamdtre des murailles inté- 
rieuresi, 5 ou 6. 

Terrain carbonifère de TAngleterre, de l'Irlande et de la Russie. 

14. Lithostrotion ensifer. 

JÀthostrotUm ensifer^ Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des Urr, fa* 
Uboz,, p. 442. — Brit, foss. Corals, p. 193, pi. 38, fig. 2, 2*. 

* Polypier à surface plane ou suboonvexe. Polypiériles n'étant séparés 
entre eux que par une muraille épithécale très-mince^ et qui en cer- 
tains points est très-peu distincte. Calices polygonaux, souvent mal dé- 
limités, subplans dans leurs parties extérieures, à fossette un peu pro- 
fonde. Columelle forte et comprimée, très-saillante. Une ti^entaine de 
cloisons minces et assez droites, alternativement un peu inégales en 
étendue ; quelques autres rudimentaires. Largeur des polypiérites, 
8 ou 10 millimètres. 

Terrain carbonifère^ à Clifton, en Angleterre. 

15. Lithostrotion àrànba. 

Àsir^a hexagona, var. minor? Portlook, Rep. on Londonderry, p. 399, pi. 23^ 
fig. 2. 1843. 

Astrea araneçt, M'<3^,,Stffk carb.pQS9.ofir€Umd, p^ 187. 1844. 



«fA!HIQra»LCJf>XflU 43il 

ifftm^fMvm Pnm$, WOnf^ New spêc. (^|»toM. Cùtp^ {Atm^ ani Ma9* 

^fmtHkt,9' série, L m, p. 155. 1840.) 
l9amis>çyqaiAia arm^Uj D'Orbigo^, Prod, de paléfmt, 1. 1. p. 160. i^^SO. 
Lithostrotûm aranea, Milne Edwards et J. Haime^ Polyp, foss. <!•< inrr» tfa»- 

teo*., p. i45. — Brtf. /om. Corals, p. 193, pi. 3Ô, fig. 4, 1*. 

Polypier massif. Calices irrégulièrement polygonaux, quelques-uns 
de leurs côtés étant loraiés par desli^iâs oouit)es. Murailles intérieures 
'assez bien marquées. Golumelle comprimée^ à section fusiforma. 
Rayons cloisonnaires fort minces^ mais bien développés, légèrement 
flQxne.ux , 22 à 24 princif^ux s'arrêtant à une petite distance àB k 
colamelle; un égal nombre de rayons très-peu développés, n'attei- 
gnant pas jusqu'à la muraille intérieure. Les grandes diagonales des 
calices sont de 40 & IS millimètres; le diamètre de la muraille inté- 
rieure est de 5 ou 6. Les traverses de l'aire ext^eure sont très-nom- 
toeuses et forment de petites vésicules très-serrées. Les planchers pa- 
raissent nombreux et fortement soulevés au centre par la columelle. 

Terrain carbonifère de l'Irlande. 

46. LlTHOSTROTION POHTLOCXl. 

Jstrea irregiUaris, Porllock, Hep. on the Ged, ofLondonderry, p. 333, pL 23, 
fig. 3 et 4. 4845. (Non Dcfrance.) 

M'Coy, Syn, ofthe carb. foss. of Ireland, [v 487. 4844. 

Âstrea Portlocki, Bronn, Ind. paléont., p. 428. 1848. 

Memaphytkm CUsioideS: M'Goy^ op. cit {Àrm, and Ua^, ofnat, Sist., 8» sur,, 

t. III, p. 48. 18400 
Uthoetroiiim PortM^i, Milne Edwards et J. ftiime, Polyfi. fbse, des terr. pa- 

lœoz,, p. 443. — BrU. foss. Corals, p. 104, pi. 42, fig. 4, U, etc. 

Polypier astréifcnraie. Polypiérites un pe^ inégaux^ prismatiques #t 
complèteipiient soudés par leurs murailles extérieures^ qui sont minoesi, 
juais bien distinctes. Murailles intérieures à peine indiquées dans quel- 
<[aes calic^. Environ 22 à 36 cloisons alternativemient très-inégales en 
étendue, peu. serrées^ excessivement minces, légèrement flexueuses; 
les grandes atteignant presque jusqu'à la columelle. Celle-ci est grosse 
et très-légèrement comprimée^ saillante. Diagonale des polypiérites ^ 
5 à 7 millimètres. Une seotion verticale montre, dans les parties exté- 
rieures des polypiérites, 2 ou 3 séries longitudinales de traverses vé- 
siculeuses fortement inclinées en dedans, et de planchers bien déve- 
loppés, tr^s-relevés au milieu et un peu divisés extérieurement. 

Tei^rain cariïonifère, en Angleterre et en Irlande. 

47. LlTHOST&OTlOIf M'€OTÀNl}M. 

Liihostration M'Coyanum, Miloe Edwards et J. Haime, Polyp, foss. des terr, 
palœoz.y p. 444. — BriL foss, Corals, p. 195, pi. 42, fig. 2, 2*, ^\ 

■ • * 

Cetto espèce est très-voinoA du L, Portlocki; elle nous paraît ce^ 
pendunt en diiérar par aes polypiérites plus petits et beaucoup plus 
joépia^ sesmnmillBsiiiténeufles plus ptoniunci^ ^t se^ ^ ou S4 doi* 



433 loAHTHAUun waâaotmaMiM mvonKiix. 

moM vn pea épaîases et aUematiTemeiit inoiiis inégales. Diagonale 
des grands individus^ 3 millimètres, rarement 4. Les clouons for- 
ment im bonnelet saUlant autonr de la colnmeDe, qoi est saillante 
éHe-mâme* 

Terrain carbonifère de TAngleterre. 

18. LmosTBonoH? sbrosuh. 

NmathyOïtm sepiotum, M'Goy, op. cit. {An», and Mag. of nat. Bisi., S* ait., 

t. III, p. 19. 1849.) 
LUhosiroikm? êepUmum, Miloe Edwards et J. Baime, Polyp. foss. des ierr. 

palœox., p. 444. -^BrU. fins. Corais, p. 196. 

Les calices, suivant M. M'Coy, sont polygonaux, larges de 5 lignes 
(angL). Dans une section verticale, la columelle est mince, plate, 
large de 3/4 de ligne. L'aire interne est remplie de traverses, ordinai- 
rement simples, légèrement arquées.. Aire extérieure large, pleine de 
nombreuses petites traverses vésiculaires, inclinées en bas et en de- 
dans. Dans une section horizontale on compte 48 cloisons minces, 
dont 24 seulement atteignent jusqu'au centre, et les autres à la moitié 
de Taire interne. 

Terrain carbonifère de llrlande. 

19. LrraosTfiOTiON Lxye. 



CcUmmaria ksois, Goldfuss, Petref. Germ., 1. 1, p. 72, tab. xxiv, fig. 8. 1826. 
LUhosirotion lœve, Brono, Ind. Palé^nt,, 1 1, p. 66i. 1848. 
— — Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. fifss. des terr. palœog.y p. 445. 

Le polypier sur lequel a été établie cotte espèce est extrêmement 
altéré. Calices polygonaux, inégaux. 16 ou 18 cloisons principales, 
n'arrivant pas tout-à-fait jusqu'au centre, excessivement mmces, 
droites, alternant avec un égal nombre de Ms-petites; diagonale des 
grands calices, 10 à 12 millimètres. Goldfuss indique cette espèce 
comme provenant de Naples, mais elle appartient vraisemblablement 
au terrain carbonifère. 

20. LlTHOSTROTION lUJOR. 

Siykuxfis major, H'Ck>y, op. cit. (Ann. and Mag. ofnat. Hist, 2« sér., t. III, 
p. 120. 1849). — Brit. palcBox. fi>ssUs, p. 101, pi. S A, fig. 4. 

Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. fi)ss. des terr. palœoz., p. 454. 

lAthostrotion major, Miloe Edwards et J. Haime, British fitssU Corais, p. 201. 

Les calices, suivant M. M'Goy, sont larges de six lignes (anglaises), 
presque hexagonaux. 63 cloisons, dont la moitié atteint jusqu'à la co- 
lumelle, qui est large d'une ligne, tandis que l'autre moitié s'arrête 
à la muraille interne. L'aire externe montrant de nombreuses vési- 
cules entre les rayons septo-costaux. Dans une section verticale l'aire 
interne est large et présente des traverses jarquées, ascendantes vers 
la columelle qui forme à peu près au travers 3 cellules allongées. 



'L'idffd ëiMtféiixiB liôâiplie de tiès-petites vésieules h4ml8î>hér^e8^ 
très-inclinées en bas et en dedans. 

Terrain carbonifère^ dans le Dcrbyshire. 

21. LiTHOSTROTXON ABACHNOIDBUM. 

'^éf/ru^^ûtn QfaéfMoideum, M*Goy, New gênera and sp. of pâttsoi. CoraU 
{Am, and Mag. ofnat Hist,, ^ sér., t. III^ p. i5, fig. 3 b, et p. 16. 1SI9). 

-Sil^ùxis «racftinotdMi, Hilne Edwards et J. Haime, PoJyp. fots. des terr, po- 
toi».> p. 454. 

-iÂOtottrciion arac^moMMUn, Mille Edwards et J. Baime, BriHah fouH Corais, 
p. SOS. 

Suivant M. ]!i*Coy, les calices sont polygonatu, larges de 6 à 9 li- 
gnes faâglaiS6B) ; la colnmelle est tiès-mlnce et largue d'une ligne. Dans 
tme Coupe verticale ^ l'aire interne plus large que l'extérieure^ pré- 
sentant de (Dhaque côté de la columelle deux rangées de traverses ar- 
quées et peu relevées eu haut et en dedans des murailles distitiçtea. 
Aire extérieure reniplie de teversesTéâculaires beaucoup plus petites 
«t plus coirliées en dedans. De 30 à 55 cloisons trôs-minces^ altema- 
tivèiiient inégales en étendue, les grandes atteignant jusqu'au centre, 
les petites traversant à peine la muraille interne. 

Terrain carbonifère du Derbyshire. 

22. LiTHOSTBOTION FlïHIKGl. 

SiykuBis Flemktgii, M'Coy, loc. cit., p. 121. 1849. 

Milne Edwards et J. Haiœe^ Polyp. foss* des terr. paiceog., p. 454. 

LithostrotUm Fkmngi, Miloe Edwards et J. Haime, British fossil Corais, 

p. 203. 

Les calices, suivant M. M'Goy, sont généralement l^xagonaux, 
larges de 3 lignes (anglaises). Une coupe verticale montre une colu- 
melle inînce et plate ; dans la zone interne, de petites traverses vési* 
eulaires dressées sur la columelle, et dans Taire extérieure^ de petites 
traverses vésiculaires inclinées dans la direction opposée. Dans une 
section horizontale, la columelle est large d'une ligne et entourée 
d'environ 43 cloisons minces, alternativement inégales. 

Terrain carbonifère du Derbyshire. 

Le Lrrbo^TRonoH? Dibbiensb {StylasU'ea imcnferta, Lonsdale, Russia 
and Ural, t I, p. 622, pi. A, fig. 2. -^ Lithostrotion imonfertum D'Or- 
bi^y, Prod., 1. 1, p. 159. — Lithostrotion Derbiense Milne Edv/ards et 
J. Haime, Poly^p. de$ terr. palœz,, p. 445, etBn^ foss. Corais, p. 201. 
'^tylaocis irregularis M'Coy, Brit. palœoz. foss., p. 101, pi. 3 A, fig. 5) 
est un polypier astréif orme , dont les calices sont polygonaux et ont 
10 à 12 millimètres de large, dont les plàtnchers sont horizontaux, et 
la columelle paraît avoir été détruite. La prétendue multiplication par 
fissiparité que Lonsdale a cru avoir observée et qui a déterminé ce pa- 

CoraJtUaires. Tome 3. 28 



434 ZOANTHAKRKft SCLiaODSaMBI EUGUEUZ. 

léontolosiste à séparer géoérigaernent ce fossile des Lifbostrotioiis^ ne 

nous semble pas exister. 

Terrain carbonifère de TOural. 

Le LiTHOSTROTioN 8TELLARB (Bronn^ Index paléont,, 1. 1, p. 662. — 
Coîumnaria stellaris Steininger^ op. cit,; Mèm. de la Soc. géoLj t. l, 
p. 343) a des tubes de 2 lignes de large avec un centre plein et pro^ 
minent. Il paraît provenir du terrain dévonien de l'Eifel. 

Le fossile figuré par M. Morton, sous le nom de StyUna (Amer. 
Joum. ofSc,, i835, t. XXIX^ p. 152^ pi. 44, fig. 25), parait appartenir 
aussi à ce genre, et M. Haime, qui avait eu Toccasion d'en examiner 
un échantillon, le considérait comme devant constituer une espèce 
distincte, à laquelle il donna le nom de Lithostrotion canadense. 

Le genre Diphtphtlluh de Lonsdale (dans Murchison, Verneuil et 
Keyserling> op. cit., t. I, p. 623) a été établi d'après un polypier fas- 
cicule, qui nous parait être un Lithostrotion dont la columelle aurait 
été détruite. C'est le DiphyphyUtan conctnnvm Lonsdale, loc. cit., pi. A, 
fig. 4. — Diphyphyllufii latiseptum M'Goy, Arm. of. nat. Histy série 2, 
t. m, p. 8) qui se trouve dans le terrain carbonifère de l'Angleterre 
aussi bien que dans l'Oural. Les polypiérites sont allongés, cylindri- 
ques, garnis d'une épithèque mince et de bourrelets très-faibles; la 
muraille interne est assez distincte. 32 cloisons fort minces et ,autant 
de cloisons rudimentaires alternent. Les planchers sont bien développés 
et lisses au milieu. Enfin, l'aire extérieure est remplie de traverses 
très-inclinées et un peu vésiculeuses. Diamètre, près d'un centimètre. 

a 

Genre XXX. GHONAXIg. 

ChonaxiSy Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr.pàkeoz,, p. 446. 
i85i. 

Polypier composé; les parties extérieures des polypiérites for- 
mées d'un tissu vésiculaire, dense, dans lequel ne se prolongent 
que peu ou point les rayons costo -sep taux; murailles interaes 
assez bien marquées; cloisons lamellaires bien développées, un 
peu étroites; le centre des chambres viscérales occupé par une 
série de planchers que traverse une columelle lamellaire. 

Ce genre fait en quelque sorte le passage des Lithostrotion 
aux Lonsdaleia; il a les planchers des premiers et les vésicules 
extérieures des âerniëres. Nous ne connaissons qu'une espèce 
qui appartient au terrain carbonifère. 

Ghoi^axis Verneuili. 

Chonaxis Verneuili, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des ierr, pa- 
Imog., p. 446, pi. 11, fig. 5, 3«. 



CTATH0PHTLLIDE8. 4^5 

Polypiérites tantôt libres^ tantôt serré» et soudés latéralement. Mu- 
raille intérieure assez marquée. Aire extérieure très-étendue^ traversée 
par des stries costales et remplie de vésicules un peu inégales^ mais 
très-petites et très-inclinées en dedans; on en compte jusqu'à 10 dans 
le rayon d'une section transversale. 44 cloisons assez bien dévelop- 
pées^ assez minces^ étroites. Traverses internes un peu irrégulières, 
simples ou ramifiées extérieurement^ distantes en général de 2/3 de 
millimètre, ascendantes et se continuant avec des planchers bien dé- 
veloppés, superposés, bien distincts dans leurs parties extérieures, en 
forme de capuchons un peu coniques et qui se recouvrent les uns les 
autres. La série de ces planchers est traversée dans toute sa longueur 
parime columelle sublamellaîre peu développée, et qui ne paraît pas 
interrompue dans les espaces intertabulaires. Diamètre des polypié- 
rites, au moins 2 centimètres 5; de la muraille intérieure, 12 milli- 
mètres; des planchers, 7; les cloisons n'ont pas tout-à-fait 2 millimè- 
tres de largeur. 

Terraii^carbonifère de la Russie. 

Genre XXXI. PHILLIP8ASTBEA. 

Erismathoîitkus {pars), Martin, Petref, Derb. 1809. 
Tubipora [pars), S. "Woodward, Synop, table of Brit. org. rem., p. 5. 
SarcimUa (pars), M'Coy, op. dt, [Arm. of. nat. Hist., t. III, p. 124.) 
Pkillipsastrea {pars), D'Orbigny, Note sur des polyp. foss. p. 12. 1849. 

Polypier composé, astréiforme, se multipliant par gemmation 
submarginale; polypiérites intimement unis, à rayons septo- 
costaux bien développés et confluents; murailles épitbécales 
.rudi^tentaires ou nulles; murailles internes, en général distinctes 
et cylindriques; planchers peu développés et traversés par une 
columelle styliforme. 

Les Phillipsastrées diffèrent des Smithies par la présence de 
leur columelle. De même qu'on peut regarder celles-ci comme 
des Acervulaires à cloisons confluentes, les Phillipsastrées peu- 
vent être brièvement définies des Lithostrotions confluents et 
dépourvus de murailles extérieures. 

M. IWCoy a fait une Sarcinule de l'espèce qui a servi de type 
au genre que nous venons de décrire ; mais quoique très-mai 
limité et très-vaguement caractérisé, le groupe auquel Lamarck 
a donné ce nom est complètement différent et trouve sa place 
naturelle dans la famille des Astréides. L'un des deux fossiles 
que D'Orbigny appelle Phillipsastrées doit être reporté parmi 
les Acervulaires, et les caractères génériques donnés par cet 
auteur sont tout-à-fait inexacts. 



436 lOiJITBAIBSS tGI^BOSBBlIXS RUOVEUZ. 

'PkH^uMna i^mmuiH, MAoe Edwards et J. fliiuie/ A%1». /^f. itef ft»t. 
paiiBox,, p. 447, pi. 40, fig. ^ 

l^olypier à surface plane ^ formé de couckes fniperposées. Polypié- 
"rytesà Tayons tout-à-fait confluents en dehors; un bourrelet circulaire 
assez saillant autour de la fossette calicinalo; celle-ci bien marquée 
et même un peu profonde. Columelle saillante. 28 à 32 rayons oioi- 
sônnaires égaux> assez forts^ un peu saillants, granulés ou finement 
striés en travers, se continuant directement d'un individu à un autre^ 
quelquefois en suivant une direction im peu flexueose. Diamètre des 
bourrelets calicinaux, 5 ou 6 millimètres; ils sont distants entre eux 
d^ûne fois ou deux cette largeur. 

TéMîa détoiueii» au Wiflcooôn (fitaMJnift). 

2. Phillipsastbba baduta. 

Erimaiiiiidh'm iubiporites (radiatus), Martin, Petref. Derh., pi. i8. 1809. 

Tubipora radiata, S. WoodwaiVl, 9yn. iab.àfBrit. chrg. ¥àn., p. 6. i830. 

Àsirea Hmnakii (pars), Phillips, Palœog. foss,, pi. 7, fig. 15 D Xeœt. exeJ), 
(non Lonsdale). 184i. 

Sardmiki paomta «t S, ^Mpsii, M'Goy, op. oa. (Anii. aad Éia§. <ùf ^. 

Bi9t,, 2« Bâr., t. fil, p. 124 et 125. 1849.) 
PhUUpHuirea Bmnahii {pars), D'Orbigny, Prodr,, 1. 1, p. 107. 1850. 
PhUlipsastrearaâùita, Milne Edwards et J. Haime, Folyp, foss. des terr, po- 

ioMm., p. 448. — Brit. foss. CortUs^ p. 20S, i^ 57, fig. 2,^. 

t^olypier à surface plane. Calices tr^s-inégalement espacés, à l>6irds 
1tës-peu saillants, à cavité tm peu profonde. Colùtnelle mince 'et bdùi- 
p«iméè> «û -géûéi!^ peu di&tihtfté. i4 k 30 rayotts defito^^stmiÉ, pré^ 
que «omplètement conflueatB en dehors, Irôs-mikices» deTenaoît «dter- 
nativement inégaux près des murailles, où s'^rétent \m certain 
nombre d'entre eux. La largeur des calices est de 2 ou 3 millimètres; 
leur profondeur est H/2. 

Terrain carbonifère du berbyâiire. 

3. PÉXLLXf^kS^tOk ttilSkHOSÀ. 

Sarçinuia tubsrosa. M'Coy, op. dt (Ann. and M<tg, of nat, Hist., 2« <ér., 
t. III, p. Ha. 1849). — Brit. palœoz. fois., p. 110, pi. i É, fig. 8. 

PHiUipsàstrea iubeirosaj iMiloe Edwards et J. Héiîne, Pôtyp. fdsS. des ierf. pa- 
teof., p. 419. — i^rlf. fbss. Corùls^ p. 204. 

Polypier à surface supérieure plane. Calices saillants, en forme de 
mamelons, en général très-distincts entre eux, mais inégalement 
écartés. 32 rayons septo-costaui extrêmement toincës, bônfluente, 
assez flexueux en dehors, inikis peu ou point ^éniculés. Lès (Calices oiit 
à peine 4 millimètres de diamètre* Les twV^iiilseB ittt^MMtaldS Mût 



CTATH0PHTLLIDI8. 4 ^7 

suljpolygonales, une foi?, pluç loçgues.que.h^ut^jj^ un, p^ iff^^eai ^fe 
disposées en séiries concayç;s ou flexueuççiç. 

Terrain carbonifère du Derbyshire. 

Ce fossile ne diffère qne peu du, P. radiafc^ et poui^^it. t^fit e^ 
ôtTQ une simple variété. 

Genre XXXII. 8YBniOOPBrn.1.UM. 

BÊadreporay Linné^ Syst nat, 

SyriTigophyllum, Milne Edward^ et J. Haime^ J^r A><f- Cof'^ 
p. ijau« 1850, 

I\>lypier composé, astréifqrine, se i^iiUipliapJt par boi|rgeoii- 
n^ment latéral. Polypi^rites munis de murailleati*è$-fort^f» Çô|^«i 
tr^s^éveloppéea, 8<^ soudant i^vec.ceUe^t des individus voisios ei- 
unies entre ellea par une exothèque abondante. Gloisons biea 
développées et débordantes. Planchers petits. Columelle stylî* 
forme. 

Ce genre a de grands rapports avec les Pbillipsastrées, mais, 
ses murailles sont beaucoup plus fortes, ses calices sontsaîllantSy 
et la distinction entre les individus est beaucoup plus marquée, 
quoiqu'il n'existe pas de murailles épithécales. La forme desi 
calices, qui sont munis de clpison^ débordantes, jointe à.la struc- 
ture du tissu costo-exQthécal, donne à ces polypiers une grande 
re^ittblance ayeç les Stylines » ressemblance qui est. encore, 
augmeatée par la. présence d'une petite columejle styliforme; 
mais dans ces dernières on ne distingue jamais de planchers, et 
les systèmes de cloisons se rapportent à on autre type. 

i. Stringophtlluh orgànum. 

Mftdtêpo^a emnpêsUa, etc^ Foûgt, op. ek, (liBiié, Jmcm» Àûaâ,, 1. 1, p.90;— 

Tab. 4^ fig, 6^ D«» 4. i74e). 
Madrepora organum, Linné, Syst nat,, éd, 12, p. 1278. 1767. 
Sarcinula organan, SîQbMfiSSWi Han4^, ((rr^MtfVi, p. AVI* 1820. 
Sarcinula organum, Goldfuss, Petref., p, 73, (ab. 24, fig. 10. 182& 
Sarckwia organan, Eicbvfald, Zool. spêOé, 1. 1, p. 18^. 188SI. 
SardmUa organum^ HoU, Bandb, d$r Pêérêf., p. 401. 1830. 

De Blainyille, Diet, t. LX, p. 314. 1850.— Mannêl, p. 348. 

Morren, Descr, corail. Belg,, p. 67. 1832. 

Qisingep, L$th. swe., p* 97, tah. 28, fig. & 1837i La sépaiallondes dii- 

vers in4lvidu& est trop marquée dans, la figure 8*^ 
-n-^ Eteteml^t U$i^. ^. Mlurisçht ScMkim Slfsi^ in fithla^ p. 18|^, 



1 



44o zoauthairb^ m^jwjimfJmf». muouiuz. 



Genre XXXID. PETALAZ18. 

r 

Stylaxis (p£grs)i Milne Edwards et J. Haime^ Polf/p. des terr. palœoi,, 
p. 452. 

Petalaxis, Milne Edwards et J. Haime^ Brit. fou. CoraU, p. 204. 

Polypier compose, astréiforoie ; polypiérites* prismatiques, 
ayant leurs parties extérieures formées d'un tissu vésiculatre 
dans lequel les rayons septo-costaux ne se prolongent que peu 
ou point; les murailles intérieures assez bien marquées ; cloisons 
lamellaires bien développées; columelle lamellaire. M. M'Coy a 
considéré les espèces de ce groupe comme se multipiiaxit par 
fissiparité; mais il ne nous parait pas douteux que la reproduc- 
tion ait lieu au contraire par bourgeonnement marginal. 

Les Stylaxis ressemblent beaucoup par leur aspect général 
aux Liihostroiion massifs; ils en diffèrent par la structure de l'ap- 
pareil septal. Ils se distinguent bien aussi des Axophyllum et des 
Lonsdaleia par leur columelle^ qui reste mince et lamellaire, et 
qui n'est jamais formée, comme dans ces deux derniers genres, 
par des feuillets tordus et enveloppants. 

i. PJETAIAXIS M'GOTANA. 

» 

Stylaxis M'Coyana, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, palœo%,, 
p. 453, pi. 12, fig. 5, 5«. 

Polypier astréiforme. Calices polygonaux^ tous intimement soudés. 
Columelle libre en haut dans une assez gi*ande étendue, étroite, éga- 
lement mince sur toute la largeur, et ayant la forme d'une latte. L'aire 
costale petite. Murailles internes circulaires, assez bien marquées. 
16 A 18 cloisons principales, subégales, droites, assez larges, attei- 
gnant prescme à la columelle, à laquelle toutefois elles ne se soudent 
jamais. Elles alternent avec un égal nombre de cloisons beaucoup 
plus petites. La grande diagonale des polypiérites est en général de 
6 millimètres; le diamètre de la muraille interne étant 4, Dans une 
section verticale on voit que la partie extérieure des individus est 
remplie par des traverses vésiculaires, sur lesquelles les rayons cos- 
taux apparaissent sous forme de stries très-peu saillantes; ces tra- 
verses sont plus hautes que larges, fortement convexes en haut et en 
dedans, et par leur bord interne prolongé inférieurement elles consti- 
tuent uLe muraille bien marquée. 11 n'y a en général qu'une vésicule 
dans l'espace qui sépare la muraille de l'épithèque ; les cloisons ont leur 
bord interne droit et entier^ et ne contractent pas d'adhérence avec la 
columelle ; elles sont constituées par des lames parfaites, larges de 
} 1/2 millimètre^ les traveipses eudotiiéçales sont borizontales ou un 



peu irrégulières ^ un peu relevées, un peu ramifiées et s'insèrent en 
dedans de la columelle. 

Terrain carbonifère, à Golonna sux.l>&ka, en Russie. 

Stylaxis Portlocki, Milne Edwards et J* Haime, Potyp, foss, des terr, pa- 

UBOf,y p. 453. 
PMalax%9, Pcrtlocfii^ Milne Edwards et J* Haime^ Brit. fqss» Corais, p. ^^ 

pi. 38, fig. 4 4«. 

Nous ne connaissons cette espèce que. par un pofypiérite prismati'* 
que détaché d'une masse astréiforme, I14i£^e de l'espèce précédente, 
dont il a les proportions, par des cloisons principales plus minces eti 
qui se soudent à la columelle , et en ce qu^les< petites cloisons sont 
encore plus étroites. 

Terrain carbonifère de Galles, en Angleterre. 

Genre XXXIY. AKOPHTLLUM. 

Cyatliophfflîum (pars), de Koninck, M$s. Musée de Paris. 

Axophyîlum, Milne Edwards et Haime, Bnt. jToss. Corals^ p. lxxii, 
1850. 

Polypier simple, turbiné, entouré d'une épithèque complète ; 
les parties voisines de Tépithèque subvésiculaires; une muraille 
intérieure bien marquée; cloisons lamellaires bien développées; 
columelle très-grosse, cylindrique et formée de lamelles tordues. 

Ce genre diffère de Lonsdaleia en ce que son polypier reste 
toujours simple; du reste, il présente la même structure, si ce 
n'est que. ses rayons, costaux sppt plus développés et presque^ 
lamellaires. 

AxophyUum expansum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr. 
palœoz,, p. 456, pi. i'i, fig. 3, 3*, 3^. 

Polypier allongé, turbiné, entouré d'une* épithèque assez mince et 
présentant des bourrelets d'accroissement bien marqués et quelque- 
fois coupants j calice circulaire, bords minces et quelquefois subfeuil- 
letéSj à fossette centrale peu profonde. Columelle im peu saillante, 
assez forte et très-faiblement elliptique. En général une soixantaine 
de cloisons au moins, alternativement un peu inégales en épaisseur 
et en étendue, droites, serrées, à bord libre, sensiblement horizontal 
dans ses dpux tiers extérieurs, d'où la forme subplane du caUce; ces 
cloisons sont épaisses et s'amincissent seulement un peu en approchant 
de la columelle. Hauteur des grands individus, 3 centimètres; diamètre 
de leur calice, 2,5. 

Terrain carbonifère, à Visé en Belgique, 



44^ soAimiAiBss scLimoiiBiuns rugusuz. 

2. AXOPHTLLUM RADICATUM. 

CyaihophyUum radicaium. De Koninck^ mss. 

AxophyUum radicatum, Miloe Edwards et J. Haime, Polyp. fus, dês Urr. 
palœox., p. 456^ pi. 12, fig. 4, 4«. 

Pictet, Traité de paléontologie, pi. 108, fig. 5. 

Polypier subturbiné^ légèrement courbé^ présentant des bourrelets 
d'accroissement en général très-marqués et irrégnliers. Epithèqae 
très-développée et s'allongeant^ principalement sur Tun des côtés du 
polypier^ en tubercules verruqueux ou même subradiciformes. Calice 
subcirculaire ou un peu défo^né^ à bords assez minces, à fossette un 
peu profonde. Columello très-grosse, saillante^ subcylindrique. En gé- 
néral 72 rayons épais, sÊttéSy droits, alternativement inégaux en éten- 
due, leur bord supérieur est un peu concave dans les parties extérieures. 
Hauteur du polypior, 3 ou 4 centimètres; grande largeur du calice, 
presqu'autant. Une section verticale, faite suivant Taxe du polypier, 
montre une columelle très-grosse dans ses parties supérieures et 
formée par des lames repliées et tordues. Les cloisons proprement 
dites sont fort étroites, et les loges comprises entre elles sont fermées 
à des distances assez rapprochées par des traverses en général simples 
et légèrement inclinées en bas et en dedans. Les parties extérieures 
sont remplies par des vésicules allongées en travers, un peu inégales, 
deux fois aussi larges que hautes, et inclinées en dedans ; les bords 
internes des vésicules les plus intérieures forment par leur uiuonime 
muraille assez distincte. Les plus grandes vésicules ont jusqu'^ 2 mil- 
limètres de largeur. 

Terrain carbonifère, à Visé en Belgique. 

3. AXOPHYLLUH? KONINCKI. 

AœophyUtm? Konmcki, Miine Edwards et J. Haime, Polyp. foss, cEm Imt. 
palœoz., p. 456, pi. 15, fig. 2, 2«, ^. 

Polypier turbiné, droit, entouré d'une très-forte épithèque plissée 
transversalement et légèrement débordée par les rayons costaux. Ca- 
lice circulaire, à bords en bourrelets et à fossette peu profonde. Colu- 
melle cylindrique saillante, 48 rayons septo«costaux, très-peu inégaux, 
alternativement épais en dehors et serrés, amincis en dedans. Hauteur 
du polypier, 1 centimètre ; diamètre du calice, 6 ou 7 millimètres. 
Une section verticale montre une columelle cannelée, rugueuse, et 
qui parait formée par un faisceau de lames tordues. Les cloisons pro- 
prement dites fort étroites; elles présentent des traverses très-serrées, 
simples, subhorizontales ou très-légèrement inclinées en dedans. La 
muraille intérieure est mince, mais bien marquée, et les côtes parais- 
sent constituées par des lames bien développées, dont les faces laté- 
rales oiTirent des stries subverticales radiées. Ces stries sont coupées 
transversalement par de grandes traverses convexes qui sont paral- 
lèles au bord supérieur de ces mêmes côtes. 

Terrain carbonifère de Visé, en Belgique. 



CTATHOPHTLLIDES. ^ 44^ 

Genre XXXV. LONflDALEIA. 

Stylina [pars), Parkinson, op cit. 1822. 

Lithostrot%(m {pars), Lonsdale, dans Murchison, Vemeuil et Keyser- 

ling, Bussia and Vrai, t. I, p. 602. 
Strombodes et Lonsdalda, M'Coy, op. dt, Ann» af nat. Eist., série 2, 

t. III, p. lOetH. 1849. 

Polypier composé, fascicule ou astréiforme, se multipliant par 
bourgeonnement latéral et submarginal; deux murailles bien 
distinctes; l'aire extérieure vésiculaire ; cloisons lamellaires bien 
développées; columelle très-grosse, cylindroïde et formée de la- 
melles tordues, qui se recouvrent les unes les autres. 

Lonsdale et la plupart des auteurs récents ont considéré les 
espèces douées des caractères précédents, comme devant former 
le genre Lithostrotion de Fleming; mais la figure de Llwid citée 
par ce dernier naturpliste ne peut laisser aucun doute sur la si- 
gnification de ce nom , qui doit évidemment appartenir aux 
polypiers auxquels nous l'avons appliqué ci-dessus. M. M'Coy, qui 
rejette, sans en donner de raisons, le genre de Fleming, appelle 
Strombodes les Lithostrotion de Lonsdale; mais il change ainsi la 
signification donnée antérieurement à ce mot par Schweigger 
et Goldfuss. Comme en même temps il a créé un nouveau genre 
pour les espèces qui présentent la même structure, mais dont 
les polypiérites restent libres par leurs murailles, nous avons 
étendu au groupe tout entier le nom de Lonsdaleia^ appliqué ^ 
seulement par M. M'Goy aux espèces fasciculées. 

1. LONSDALEU FLORIFORMIS. 

Stone foundin Wales? Llwid, op. ciï. (Philos, 7Va*w.,vol.21,p.l87, n^252, 

flg. 3et4. 1700). 
FrismatoUthus madreporites {ftorifomis), W. Martio, Petref. Dêrb,, tab. 43, 

ûg. 3 et 4, et pi. 44, fig. 5. 1809. 
Compound Stylina, Parkinson, Intr. to the Study of foss. org, rem., pi. 10^ 

fig. 5. 1822. 
Astrea fiorida, Dcfrance, Dict. Se, nat., t. XLII, p. 383. 1826. 
Lithostrotion floriforme, Fleming, Brit. anim,, p. 308. 1828. 

Woodward, Tab. ofBrit, org, rem,, p. 5. 1830. 

Columnaria floriformis. De Blainville, Dict,, t. LX, p. 316. 1830. ^ Manwl, 
p. 330. 

CyathophyUtm floriforme, Phillips, lU, of GéoL of York, t. II, p. 202. 1856. 

Astrea emareida, Fischer, Oryct. de Moscou, p. 134, pi. 31, fig. 3. 1837. 

Astrea pentagona? Fischer, i6f(ivP. 134. 



444^ ZOANTHAÎREI^ SÇliw^^J^f^^ KVGVtXJX. 

Astrea mamXUaris, Fischer, ibid.y p. 154. pi. 51^ flg. 2 et 5. 

CycUhophylhm easpansum, Fischer^ t6t(i.^ p. i9i5, pi. Si, fig. i. 1857. (Sous le 
nom âiAstrea expansa Ans l'explication des planches de l'édition de 1830.) 

LUhostrotUm maxiUare et L. ctstroides, Lonsdale in Murcb., Yern* et Ke^.« 
Russ. and Ur.j 1. 1, p. 606 et 607, fig. a, b, c. 1845. 

Cmthepkylium astrw, Brann, Ind.pàUoni., p. 367. 1848. 

Strombodes conaxis, M'Goy, op. cit. {Ann. and Mag. of nat. Hkd.y 9^ sér., 

t. m, p. 10. iS49!). 
LithostrotUm mamiUare, D'Orbigny, Prodr. de PqUoM,, 1. 1, p. iS9. I8S(0. 

Lithostrotian floriforme, Mibe Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des terr, 
palœos,, p. 456. 

Lonsdaleia fiariformit, Milne Edwards et J. Haime, BrU. fose, Corah, p. 905, 
pi, 43, fig. i, is ib, le, id^ !•, 2, 2*. 

Polypier astréifonne; polypiérites prismatiques^ séparés par des 
murailles exqthéoales bien développées^ très^inégaux à la surface. Ca- 
lices assez profonds. Golumelle forte ^ très-saillante^ comprimée à son 
sommet^ qui a la forme d'une petite crête, et présentant sur les par- 
ties latérales des arêtes ascendantes et courbes très-prononcées. 24 cloi- 
sons princiQ^es assez minces, étroites, formant en général un bour- 
relet un peu saillant autour de la fossette calicioale, alternant ayeo un 
égal nombre de cloisons plus petites. Les prolongements costaux des 
rayons cloisonnaires assez bien marqués sur Taire extérieure; la disr 
gonale des grands polypiérites varie de 15 à 20 millimètres, et quel- 
quefois on en observe de 30 millimètres, le diamètre de la muraille 
intérieure étant de 7 ou 8, rarement de 10, et celui de la columelle 
de 3. Une section verticale montre des traverses inter-septales dis- 
tantes de 2/3 de millimètre , presque horizontales ou un peu ascen- 
dantes vers, la columelle; des murailles internes un peu marquées. 
Les vésicules extérieures sont très-inégalps, ti^s-obliques en. dedans, 
et dans ime section horizontale on en compte 4 ou 5 entre les deux 
murailles. Une coupe faite dans ce dernier sens -montre des feuillets 
concentriques de la columelle traversés par des rayons assez régu- 
liers et épaissis; elle esf assez den^e dans son milieu. 

Terrain carbonifère, à Bristol et Whitehaven en Angleterre ^ à Bo- 
rovitchi près Valdoï, en Russie. 

2. Lq9;5D4xbu B^ONiri. 

Lonsdaleia Bronni, Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, palœox.j 
p. 45», pi. 11, fig. 1, î*. 

Polypier fascicule ou astréUorme; polypiérites ordin0iremetUsoudéft 
par leurs muraille épithécales, quelquefois, restant libres entre eux. 
L'aire extérieure* de le^ so](pmet légèrement concave et strié^ par le 
pi^longement costal d|çs rayons cloisoni^aires. Muraille interne, bien 
marquée et circonscrivant un cyhndre, dont le diamètre est assez grand 
par rapport à celui di^ p^lypiérite. Columelle très-groa$Q^ médiocrer 
ment saillcuite, à seQtion çubelliptique, p]:és^tao,t vers soix sommet^ 
des stries courbes et tordues. Une tiei)f^§ de clp^^oifi^ étn)i,ti^» esr. 



"mm, mlhéjgfÊmy'in p&nfi^èi^é» en dl^ht)n/àl)d)<d!&téhl6 véfrtitoal; 
'ùu t^fûsitqae etit^e leurs prolongements costanx tm égal nômbte âe 
titries iniéiHi^dntàires. Une section verticale montre lès àrètés ëpirales '6t 
ascendantes qui couvrent la surface de la colmneUe. Celle-ci est formée 
.par un gmaû nombre 4)e fetnllets tordus^ qui se recouvrent coint>lè- 
tement les uns les autres. Les cloisons sont étroites et séparées de la 
columelle par un très-petit espace ; elles présentent des traverses sub- 
horizontales, ordisaireme&t ftimples et extrêmement serrées. La mu- 
raille intérieure est bien marq[uée, et les parties latérales comprises 
«ntre elle et la muraille épithécale sont remplies par des vésicules 
un peu inclinées en dedans y en général au moins deux fois plus 
larges que hautes, mais de grandeur trè^-inégaie. Largeur 4es.po- 
lypiérites, 2 ceittimètres 5 ; diamètre de ia muraille intériemre, 12 mil- 
limètres, de la columelle, 5 ou 6. 

Terram oarbonîlère de Russie. 

3. LONSDALEU PAPIIiATA. 

CyathophyUum pa^Uatum, Fischer, Oryct du gouv. de Moscou, p. 155, 
pi. 31, fig. 4. 1837. 

Columnaria Troostii, Casteloau, Terr. iil, de Vàmiér, diu Nord, pL 19; fig» t. 
1845. 

LithostrotUm floriforme^ Lonsdale in Hurch.yVerD.etKeysi,fluri<a attd Ur,, 
^t. I, p. 609, fig. a, 6, c. i^ {non Flemiog). 

LithostrotUm emardatum^ ibid., p. 605, fig. a, f. Les différences signalées par 
IxHiiAile eftfire ces deux eiféoef nominales tiennent uiiiqoement à la fossilisa- 
tion, 

LUhothvtkM floriform, Keyserlkig, Rûise «n das Petsdfiof^VâHâ, p. i94, 

tab. 1, fig. 1. 1846 (aynon. cxdas.). 
Stromàodes emaroiatum, MXoy, op.ct7. {Ann* and M^. of HtitHist.^^^tÊér,, 

t. III, p. 136. 1849). 

LithostrotUm floriforme, D*Orbigny, Prodr, de Paléont,, 1. 1, p. 159» 1850. 

Lonsdàlèia rugosa, Miloe Edwards et J. tfàime, Polyp. foss, des terr. pu' 
lœoz.^ p. 480, pi. 11, fig. % 2». — Brii. foss. 'Côràts, p. ^7. 

Piciet, TTe^ëde paléontologie , pi. 168, fig. 6. 

Polypier massif . SomMaéts dès polypiérites polygonaux, souvent té- 
tiragonaux, à bords simples et minces. L'aire extérieure presque plané; 
fossette cdlicinale assez grande et assez profonde. Goluinelle médiocre- 
ment gkûàse, peu saillante, un peu amincie au sommet et pi^ésentant 
latéralement des côtes un peu arquées et subverticales. 22 à 24 cloisons 
principales^ assez minces, à bord interne, ne touc^nt pas tout-à-fait à 
là columelle ; elles alternent avec un égal nombre de petites cloisons. 
Grande diagonale des polypiérites, en général 15 millimètres; dia- 
mètre de la muraille, 7 ou 8 ; largeur des cloisons, 1 1/2 ; diamètre de 
la columelle, 21/2. Dans une section verticale, la muraille interne est 
mince, mais distincte, et paraît formée par le bord interne des vésicules 
de Taire extérieure, lesquelles sont un peu inégalés, fbttement arquées, 
peu inclinées en dedans, plus larges que hautes^ et montrant d leur 
surface de faibles traces dé prolongements costaïu. Une coupe hori- 



446 XOAIITHAIIUM aCUÉRODXRllis RUOUBUX. 

zontale traverse ordinairement 3 vésicules dans Tespaee qui sépare 
les deux murailles. Les traverses de Taire interne sont distantes à 
peu près de i millimètre, simples, presque horizontales, ou légère- 
ment arquétis^ soit en haut, soit en has. 

Terrain carbonifère, à Petschora, en Russie, et dans le Derhyshire. 

4. LONSDALEIA RU60SA. 

lAmsdaleia r%tgo$a, M'Goy, op. cit. {Ànn. and Mag, of nat. HUt„ 2* sér., t. m, 
p. 13. i 849). 
»— MUne Edwards et J. Haime, Polyp, foss, des terr, palœox., p. 461. — 
Brit, foss, Cwrals, p. 208, pi. 38, fig. 5. 

Polypiérites ordinairement libres latéralement, subcylindriques, 
montrant des bourrelets d'accroissement extrêmement prononcés et 
recouverts d'ane très-forte épithèque, extrêmement inégaux en dia- 
mètre (les plus grands ayant 16 millimètres). Columelle large. Un^ 
quarantaine de cloisons minces et subégales. 

Terrain carbonifère, à MoM et à Corwen, en Angleterre. 

5. LonsdàleÎa DI}PLICATA. 

Lsmdaleia crassiconus, M*Coy, op. cit. {Ann. and Mag. of nat. Hist», 9fi sér., 
t. III, p. 1«. 1849). 

Mitae Edwards et J; Haime, Po^. foss. des terr. palœoz., p. 461. 

LomdaUta diupUcata, Milne Edwards et J. Hairoe, Brit. foss. Corals, p. 209. 

Polypiérites ordinairement libres, ne présentant extérieurement 
que de faibles bourrelets d'accroissement, larges de près de 2 centi- 
mètres. Ciolumelle médiocrement large. 24 ou 26 cloisons subégales, 
assez minces. L'aire extérieure remplie par de très-grandes vésicules. 

Terrain carbonifère, à Âmside, Kendal, Bakewell, dans le Derhy- 
shire, en Angleterre. 

Le LONSDALEIA? STTLASTROBFORHIS dO M. M'Goy, (Op. Cit., p. 14] 

nous parait être une variété de l'espèce précédente. 

Nous croyons devoir y rapporter aussi YErismaJtolithus madrepo- 
rites dupHcatus de W. Martin {Petref. Derb., pi. 30. — CaryophyUia 
duplicata Fleming, Brit. Ann.^ p. 509. — Wooward, Synop. table of 
Brit. org. foss.^ p. 5. — Cladocora duplicata Geinitz, Grundr. der 
Verst., p. 507). Ce fossile provient de Bakewell, en Angleterre. 

QUATRIÈME FAMILLE. CYSTIPHYLLIDES. 

[CrSTlPUYLLIDJS.) 

Polypier essentiellement composé d'un tissu vésiculaire et ne 
présentant que de très-faibles traces d'un appareil cloisonnaire. 

Cette famille ne renferme qu'an seol genre. 



GTtTIPHTLLUDBS, 44? 



Gqnre GTgTIPHYLLUllI. 

Cyatkophyllxm (j^s), Goléhiss, F^ref. Germ., t. I, p. 58. 
CystiphyUum, Lonsdale^ dans Murchison^ Silur. Syst.-, p. 691. 
Çystipkylhm, Dana^ ExpL exped., Zooph», p. 360. 

Polypier simple, turbioé; la chambre viscérale entièrement 
remplie de petites vésicules qui ne sont pas traversées par des 
lames cloison naires; la surface du calice montre seulement 
quelquefois destracea de stries radiées. Epîthèque complè|e^ mais 
mince. Ni muraïUe interne, ni columelle. 

Cette division générique a été indiquée par nous en i836, et 
a été définitivement établie en 1839 par Lonsdale. 

« 

1. Gtstiphtlluh vesiculosuu. 

CyathophyUum vesictdosum^ Goldfuss, Petref, Germ., p. 5S, pi. 17, fig. 8, 
ettab. 18, fig. 1. i836. 

Cyaihophyttum secundum, ibid., p. 58, tab. 18, fig. 2. C'est un échantillon dé- 
pouillé de Sun épttbéque. 
CyathophyUum ceratites (pars), Goldfuss, t5id., tab. 17, fig. 2 A:. 
Cystiphyllum vesiculosum, Phillips, PcUœoz, foss., p. 10, pi. A, fig. 12. 1841. 

— ^ De Vemeuil et J. Haime, op. cit. {Bull, Soc. géol. de France, 2^ sér., 
t. VII, p. 162. 1850). 
CyUiphi^ijtm secundum, D'Orbigny, Prodr. de PaJléont,, 1. 1, p. 106. 1850. 

Cystiphyllum vesicuhsum, Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr. 
palœoz,, p. 462. 

Polypier très^allongé^ un peu contourné^ sttbcylmdTique, enveloppé 
d'ime épithèque très- forte, présentant des bourretets assez prononcés 
et sensiblement borizchitaux. Fossette calicinale un peu profonde; 
lorsqu'il existe des stries cloisonnaires^ elles sont plus distinctes 
vers les parties extérieures; les vésicules sont inégales^ larges de 
2 à 3 millimètres, les plus grandes occupent le centre. La hauteur 
varie depuis 7 à, 8 centimètres jusqu'à 20 et môme 30. M. Pengilly 
(à Torquay) possède môme un exemplaire long de 35 centimètres, et 
large seulement de 4. On trouye fréquemment des individus moins 
grands et dont le diamètre est de 7 à 8 centiniètres. 

Terrain dévonien, à Torquay, à Plymouth et à Mudstone, en Angle- 
terre; à Eifel et en Keldenich, dans la Westphalie; à Gom-lsland et 
aux chutes de TOhio, en Amérique; à Millar, en Espagne. 

2. Gystiphtixum lahellosuh. 

CyathophyUum lameUosum, Goldfass, Petref. Germ., 1. 1, p. 58, tab. 18, fig. 3. 
1826. 

CyathophyUum pUtcenHforme^ ibid., p. 58, tab. 18, fig. 4. 



4So iFMifDtet. 

7. Ctstiphyllum ixpimcTtiii. 

CysOfhyUnm knfiuncHim, Lonsdale in Murchison , Vecneiiil et Keyseriiis» 
Rus9ia and Ural, 1. 1, p. 615. 1845. 
Milne Edwards et J. Haime, Polyp, foss. àês Urr» palwQ»,, p. 406. 

« Tiges cylindiiques^ groupées, présentant extéiienrement des stries 
longitudinades peu marquées , et des lignes d'accroissement irrégu- 
lières ; sous la muraille extérieure (épithèque), de larges et profonds 
sillons fortement ponctués; lames vésiculaires inégales; pas de cloi- 
sons ni de stries radiées. » (Lonsdale, lieu cité,) 

.Terrain silurien, aux bords du lac de Petroporlofsk, en Russie. 

Le Cystiphtixuh excatatum de M. Keyserling (Beis$ in dos Pds- 
chororland, p. 159, pi. 1, fig. 4) est un fossile à stries radiées^ très- 
prononcées^ et nous doutons beaucoup qu'il appartienae réellement à 
ce genre. 



APPENDICE. 



Polypiers de la sous-classe des Cnldiaires, dont les carac- 
tères sont mal connus et dont les affinités sont trèsrdouteuses. 

Genre DISTIcnOPOBA. 

Lamarck a établi ce genre pour un polypier très-slogulief que 
Pallas avait 'décrit sous le nom de MUlepora violaceay maïs que 
Ton ne connaissait que d'une manière très-imparfaite. Les par- 
ties molles de ce Zoophyte n'ont pas encore été observées, et 
d'après l'étude que nous avons faite de la structure intérieure 
de sa dépouille solide, il nous reste beaucoup d'incertitude 
quant à la place qu'il doit occuper dans une méthode de clas- 
sification naturelle. La plupart des zoologistes le considèrent 
comme appartenant à la (grande division des Madréporaires^ et 
en effet il offre quelques traits de ressemblance avec les Favosi- 
tides ; mais à d'autres égards il s'en éloigne considérablement, 
et nous parait avoir plus d'analogie avec les Alcyonaires. 

Il affecte la forme dendroîde, et se compose de branches 
presque cylindriques, un peu contournées et noueuses, qui s'éta- 
lent sur un seul plan vertical^ et qui présentent de chaque côté, 
sur ce même plan, un sillon occupé par des pores à contour irré- 
gulier. A l'aide d'une section verticale on voit que ces orifices 



«Ma M MnttttikiMâ (f âatatit de iongiièë eeBalès tublilftiteB qui 
sont disposées en foisceau et rangées tiransvérsàlement sur deux 
ou plusieurs pkms, comme nous Patons représenté dans PÂtlas 
delà grande édition du Règne animal de Cuvier {Zoophytes, pi. 85, 
fig. 46). Après s'être élevées en ligne presque droite» ces loges se 
recourbent des deux côtés, de façon à représenter une sorte 
d'éventail; elles sont d*abord à peu près (Cylindriques et a'é- 
Tasent légèrement en montant, mais vers le haut elles se défor* 
mmkt en 9e comprimant mutuellement, et elles se terminent par 
des oriflceaqui sontgénéralement triangulaires et disposés su^ utt 
Éêvl rang à ^extrémité des branches, mais sur deux raâgs ver- 
ticaux sur les parties latérales de celles^eî. Sur les deux surfaces 
opposées de la branche, con^prises entre ces séries d'ouvertures» 
le polypier s'épaissit beaucoup , et présente une structure très- 
compacte et un peu granulée. Enfin , sur les bords du silloni 
latéral qui loge Textrémité des cellules ainsi disposées, on re- 
Biarqtie une série de petites ouvertures circulaires qui parais- 
sent être autant de loges naissantes, analogues aux grandes cel- 
lules tubulaires déjà mentionnées. 

On connaît aujourd'hui deux espèces de. ce g^nr^, Vwos ré- 
cente, Tautre fossile. 

i. DlSTlCBeVORA YlOtAPUL. 

Madrepûra i)%olac6a, Pallas, EUmhm Zoophytorum, p. 258. 

DMchopsra vioiaeêa, I^maick, mst, des œûm. sans vsfi,, t. II, p. 108^ et 

9» édit., p. 305. 
^— • Mmeifiw^r^BeobaehtimgsnaufnalîirhistoriiehMRfisen^^ 

•— Bamdbuch, p. 451. 

BiainviUe, Manml dUctiHoIûgi9, p. 4A6, pL »&, ig. 3. 

Milne Edwards, Atlas du Règne animal de Cvuiêr, Zôofhiftss, 

pi. 85, fig. 4, 4% 4>>, 4«. 

Polypiep très-rameux, à branches grêles et tortueuses. Une série 
de verrues perforées au centre, sur «haque bord du sillon latéral. 
Souvent des petits groupes de verrues imperforées sur les faces 
non cellulilèf es. Couleur générale vialacée ; extrémité des biancbes 
jaunâtre. 

Panait, provenir des côtes de Ttle de Timor. 

2. DisncHOPoaA antique* 

DisUekopora aniiqua, Beftnnce. 

Micbelia, /eo». Zooph., p. têè, pi. 46, fig. il. 

PioVst, Tr(iii4 40 Payant., t. lY, p. 4m, pi. m, te. iâ. 



452 APPnmiCB 

Polypfr mnenx, oemprimé^ à surface lisse; plus épais qae la pié- 
cèdent et dépourvu de petites verrues. 

Fossile du terrain tertiaire^ à Ghaumont et à Yalmondois. 

Genre HBTEEOPHTIXIA. 

EeterophyUia, WCoj, op. dt. {Am. of nai. Ei$t., série 2, t. m, p. 126, 
1849). 

Polypier composé d'une tige allongée, subcylindrique, irré* 
gulièrement cannelée, contenant un petit nombre de cloisons 
irréguliirement ramifiées et coalescentes, mais qui ne présentent 
pas une apparence radiaire. 

1. Heierofhtllu gbandis. 

B$t9rophyUia ffrandis, M'Goy^ loc. cit., p. 126, fig. a, h. 1849. 
— — Milne Edwards et Haime, Polyp, foss. des terr. palœo%», p. 467. 

Tige légèrement flezueuse, d'environ 5 lignes de diamètre^ marquée 
longitudinalement de sillons inégaux et d'un petit nombre de côtes 
saillantes qui y donnent une forme très -irrégulièrement anguleuse 
dans une section horizontale; surface lisse (d'après M'Goy}. 

Terrain carbonifère, dans le Derbyshire, en Angleterre. 

2. Heterophtilu orkata. 

HeterophylUa omata, M'Goy, ibià.y p. 127. 1849. 
Milne Edwards et J. Haime, Poh/p. foss, des terr. pakBOZ., p. 467. 

Tiges cylindriques, longues^ flezueuses, larges de 1 i/2 ligne (an- 
glaise), avec environ 16 arêtes longitudinales, étroites, subégales, se* 
parées par des espaces plans, plus larges que les côtes elles-mêmes, 
qm sont ornées de petits tubercules ronds ; surface très-finement gra- 
nuleuse. Dans une section horizontale on voit environ 14 cloisons près 
de la muraille (d'après M'Goy). 

. Terrain carbonifère, dans le Derbyshire, en Angleterre. 

Genre GYGLOGRINITES. 

CyclocrinUeB, Ëichwald, Uéber dos silur. Sckichten in EstMandy p. 192, 
1840. ' 

'^— Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr.jpalœoz*, 
p. 468. 

Polypier astrélForme; calices polygonaux, superficiels, séparés 
par des murailles simples; cloisons bien développées, mais s'ar- 
rétant à une certaine distance du centre, lequel parait être sou- 
levé par une columelle styliforme. Existe-t-il des planchers? 



APPENDICE. l53 

Nous ignorons si ce genre doit être placé dans la section des 
Zoantbaires tabulés ou dans' celle des Zoanthaires rugueux. 

Gyclocainites Spaski. 

Cyclocrinites Spaskii, Eichwald^ Ueher dos sii. schichtm syst. in Esthiand, 
p. 192. 1840. 

EichwaM, Die. WerveU Russlands darch abbildunge Erlœutert, p. 48, 

tab. i, fig. 8. 1842. Dans cette figure, les cloisons ne sont pas assez 
nombreuses. 

. Milne Edwards et J. Haime^ Pclyp. foss. des terr. palœo%,,. p. 468. 

Polypier en masse subsphérique. Calices assez régulièrement hexa- 
gonauz^ superficiels^ à murailles simples et minces. 18 cloisons alter- 
nativement un peu inégales, assez iQinces. Largeur des calices^ 1 1/2 

millimètre. 

.' 

Terrain silurien^ & Saint-Pétersbourg. 

Genre 



Bhysmotes, G. Fischer^ Note sur un genre de polypier muoeau pré- 
senté sous le nom de Bhysmotes {BtUL de la Soc. des natar, 
de Moscou, t. IV, 419. 1832). 

Milne Edwards et J. Haime, Polyp, des terr. pàlœoi,, p. 468. 

M. Fischer le définit : Polypier pierreux, sessile, globiforme 
ou fbngiforme, à étoiles circonscrites sur la surface supérieure, 
à lamelles larges, dentées, épineuses ou nodifères, se touchant 
ou se croisant sur les Jlimites intermédiaires des cellules. 

L'espèce type est le Rhtsmotes pbtiolatus, lac. cit,^ p. ^lo^ 
tab. 4» qui est indiqué comme appartenant au calcaire de tran- 
sition des environs de Saint-Pjétersbourg. 

Nous ignorons tout-à-fait à quelle famille il faut rapporter ce 
polypier, qui, à en juger par la figure, participerait des caractères 
des Stylines et des Poritites. 

M. Fischer place dans le même genre une espèce récente de 
Jaya qu'il nomïnt Bhysmotes cenlaurœa^ et la Madrepora dipsacea^ 
Ellis et Solander, Zooph,^ pi. 5e, fig. i, qui est une Astréide. 

Genre GTATHOPORA. 

Cyathcporay Dale Owen, Rep. on GeoL of lowa, Wiscontin and lUi- 
• nots, p.69. 1844. 

Milne Edwards et J. Haime, Polyp. foss. des terr. palcsoz., 

p. 469. 

La Cycuhopora lowènsis (Owen, Rep, on GeoL of lowa^ n^' 1 1 , 



454 

fi|;. I )» est un polypier ffrossièreineiit figarë qui a été tfonté dans le 
calcaire oari>ooiftre d'Iowa. Elle refsemble an pea à nne Alvëe- 
lite branchue. Elle est caractérisée de la manière suivante : dge 
simple ou ramifiée, cellulaire; cellules divergeant de Taxe à la 
etrconiérence et s'ouvrant à la surfiice en couches cupuKformes 
distinctes et à bord élevé. Longueur, i pouce 1/3 ; diamètre, un 
septième de pouce (anglais). 

Genre MORTIBRA. 

Moriiera, Koninck, Descrip, des ardm. fo8$. du Un, carh. âfi Belgique, 
p. 12. 1842. 

M. de Koninck a établi ce genre pour un fossile très-ainguKcr, 
qui ne peut rentrer dans aucun des genres de CoralUaires pré- 
cédemment établis. Sa forme est celle d'une lentille bi-concave; 
il présente eztérieureaient ëes Aries costAles nombreuses, et sur 
chacune des surfaces concaves, des rayons cloisonnaires minces 
et sensiblement droits, qui atteignent jusqu'au centre. 

On ne connaît encore qu'une espèce, et les éobantillons qu'on 
a observés jusqu'à préseot, sont tous teUement altéi^éi, qu'il est 
permis d'avoir des doutes sur la valeur réelle des caractères qu'ils 
nous ipo titrent. 

MOBTIERA VBBTEBEÂLI8. 

M&riier^ ^fifrlébraUt, De KmitnclL^ Ànim» fos$. des ietr. oar&. de Mg.^ p. iX 
pi. B, fig. 3. 1842. 

-' — Michelin, /con. Zooph., p. 2S3, pi. 59, fig. i. 1846. 

•«^ Miliie Edwards et J. Haime, Polyp. foss, des tert, p(Uœo%,, p. 467. 

Corps courte pylindroîde^ ayant la forme d\ine vertèbre bicon- 
cave^ comme sont celles de beaucoup de poissons; il est ordinaire- 
ment tPès-Biince daïis son miHeu. Ses rayons oloisonnaires sont au 
nombre de plus de 100. Le diamètre est de 4 à ^ eentimètres; quant à 
la hauteur^ elle varie, suivant M. de Koninck^ de 6 à 40 milUmètres. 

T^rala carbonifère, à Touraay. 

M. Rafinesque {Journal de Physique, t. LXXXVIH, p. 4^^» 
18 19) a indiqué d'uue manière très*obscure quelques genres de 
polypiers fossiles de Kentucky, qu'il nomme Tricuiisites, Cyclo- 
tyleSi Moitretna^ A^^ra^ Gonopera^ Laiepwyx^ Dipierittm, S^di^- 
sis y Lepocera^ et Cladocerus. Les caractères doniyés par Tauteur * 
sont lout-à-fcit Insuttsants; toutefois, «cas sommes \yortè k 
eroire que le genre Aplora correspond aux Liriiostrùtion, 






SECTION 



BES 



PODâCTINAIRES. 

{PODACTINARIA.) 



Les Zoophytcs dont se compose cette division de la classe 
des Coralliaires, s'éloignent considérablement de tous les autres 
par leur conformation extérieure, aussi bien que par leur struc- 
1 ure intérieure, et à plusieurs égards, ils se rapprochent beaucoup 
desAcalèphes. Ils ont le corps mou, et parleur forme générale ils 
ressemblent à une ombrelle ou cloche renversée, dont la partie 
bombée se prolongerait en manière de pédoncule, dont le centre 
de la face concave porterait une sorte de trompe et dont les 
bords seraient d'ordinaire prolongés sur un certain nombre de 
points pour constituer un système de bras terminés chacun 
par un groupe de tentacules à sommet discoïde. La bouche 
occupe le sommet du prolongement proboscidiforme ; elle pré- 
sente une disposition cruciale, et ses bords sont froncés (^). La 
grande cavité digestive située au-dessous, s'étend jusqu'au fond 
du pédoncule, et ses parois sont garnies de quatre pilastres sub- 
cylindriques qui font saillie dans son intérieur et qui limitent 
autant de loges, dont l'extrémité supérieure se prolonge daps 
les compartiments correspondants de la cloche péristomienne ; 
rentrée de chacune de celles-ci est garnie d'une paire de voiles 
^membraneuses dont le bord libre porte une {nuitilude de fila- 
ments tentaculiformes et contractiles (^) qui ont beaucoup d'a- 
nalogie avec les appendices gastriques de divers Acalèphes et 

(1) Voyez à ce sujet les figures que nous avons données de la LucérDaife^ dans 
VÀilas de la grande édition du Règne animai de G«yiar {Z&ophj^tiSj pi. 63^ 

(2). Voyef pi. A^, ûg. I<. 



1 



456 PODACTUIAfllES. 

notamment de la Pdagia noUUuca (^). Xes organes génitaux 
ne sont pas logés dans la portion centralede la cavité dlgestive, 
comme cela a lieu chez les Zoanthaires et les Alcyonaires, mais 
sont suspendus dans Tintérieur des loges péristomiennes, de 
façon à s'étendre en rayonnant du pourtour de la base de la 
trompe vers Textrémilé des bras ou prolongements marginaux 
de la cloche. Ceux-ci sont très-contractiles et logent aussi dans 
leur intérieur des faisceaux de fibres musculaires bien distincts. 
Les tentacules qui en occupent l'extrémité sont aussi très- 
mobiles ; ils diffèrent beaucoup par leur structure des tentacules 
péristomiens des autres Goralliaires, et ressemblent davantage 
aux pieds des Echinodermes. En effet, chacun de ces organes 
est composé d'un cylindre pédonculaire terminé par un dis- 
que cupuliforme assez semblable à une petite ventouse; enfin, 
il loge dans son intérieur un tube qui se renfle en manière d'am- 
poule à ses deux extrémités et qui parait être destiné à déter- 
miner réreclion de T appendice (^). D'autres vésicules, qui sont 
probablement des organes sécréteurs, se voient aussi à la base 
du bouquet formé par ces tentacules. Il est également à noter 
qu'au centre du pied constitué par l'élargissement de l'extré- 
mité inférieure du pédoncule de ces animaux, il existe une 
petite ouverture qu'au premier abord on pourrait prendre pour 
un anus, ipais qui donne seulement dans une poche csecale et 
ne communique pas avec la cavité générale dû corps (^). Enfin, 
les téguments logent dans leur .épaisseur une multitude de pe- 
tits renflements granuleux qui sont formés en partie d'utri- 
cules sécréteurs (*), en partie* de néraatocysles (^). M. Owen 
avait cru trouver chez ces Zoophyles un système vasculaire 
distinct de la cavité digeslive (^) , mais nous nous sommes 

(1) Voyez les dessins que nous en avons donnés dans l'ouTrage déjà cité 
(Zoop^., pi. 46, fig. 1«). 

(2) Voyez pi. A 6, fig. !»> et 1% et l'Atlas du Hègne animal de GnTier, Zooph,, 
pi. 63, fig. IS IS Id. • 

(I) Voyez YAtlas du Règne animal, Zooph., pi. 63, fig. U, 1^. * 

(4) Planche A6, fig. 1'. 

(5) Planche A 6, fig. 1^, 1«, 1^. 

(6) Qwen, On lucemaria inauricukUa {Report of the 19 ^^ meeting of fhe 
Bntisth association for the advonc, of science* 1849. Tràns, p. 7S. 



PODACTINAIREI. 4^7 

assuré qu'il n'eiisle aucune trace d'organes de ce genre (^). 

Ces animaux peuvent nager à Taide des contracliong de la 

portion campanuUforme de leur corps, mais en général ils se 

tiennent tixés aux algues ou à d'autres corps sous-marins, par 

l'extrémité inférieure de leur pied ou pédoncule. Quelquefois, 
ils se servent de leurs tentacules comnie de ventouses ambula- 
toires, pour se traîner sur la surface des végétaux auxquels ils 
adhèrent. C'est à raison de cette réunion de particularités or- 
ganiques, que M. Haime et nous avons séparé des Zoanthaires 
les Lucernaires et les autres Coralliaires d'une structure .ana- 
logue, pour en former un ordre distinct; mais la plupart des 
zoologistes rangent ces animaux dans la famille des Âctiniens. 
Cette division correspond à la famille des Lucernariadœ dans 
la classification de Johnston et se compose de deux genres 
caractérisés par la disposition des appendices tentaculaires qui 
chez Tun occupent seulement Texlrémité de huit prolongements 
de la cupule, tandis que chez l'autre, ils forment une couronne 
presque continue. 

Genre I. LUGERNARIA. 

Holothuria {pars), 0. F. Midler, Prod. zooL Dm.^ 
Lucemaria, 0. Fabricius, Favna Groenlandica, 4780. 

Animaux en forme de cornet ou de cloche renversée, dont la 
portion inférieure constitue un pédoncule ou pied cylindrique, 
et la portion élargie se prolonge de façon à former huit bras ou 
cornes à Textrémité desquels se trouvent réunis en groupes les 
appendices tentaculaires. Huit ovaires réunis en quatre groupes 
près de l'estomac, mais divergents vers le bord de la cloche 
péristomienne et se terminatit immédiatement au-dessous des 
huit groupes de tentacules. 

(1) Milne Edwards, Leçons sttr la Physiologie et VAnatomie com^afée de 
l'homme et des animaux, t. UI^ p. 71. 



1 



458 

S A. -* Les huii bra$ oti come$ tentacitHfire$ égahamt 

espacés. 

$ B. -• Point d'appendices vésieutaires efUre ia base 
de ces prolongements. 

\. LtŒRNARU GAMPAITOLATA. 

Lucemaria campanulata, Lamouroux, Mém. sur la Lueemairt {Mém. du Mu» 
9éum, t. U, p. 41% pi. 16, fig. i. 18i7). 

Lucemaria eonvoUmlus^ JohnstoD, JUuttr, in Brit. Zool, {Màg, of nai. Hisi., 
t.vni,p.59, fig.5). 

Lucemaria ouricuto/Miliie Edward!, A&as du Règne animal d$ Cwier; Zoo- 

phjftesj pi. 63, fig. 1, etc. 
Lucemaria campanulata, Johnston, British Zoopkytês, t. I, p. 248, fig. 56. 
1847. 

Goflse, Notes a» some new or Uttlé^known marine animais (Ànn. of 

nat. Hist, 185S, sér. % t. XVI, p. 513). 

Corps très-^vasé vers le haut, très-contractile^ fort mou, et colofé 
tantôt en vert, tantôt en brun-violacé. Les bras tentaoulifères égale- 
ment espacés, de longueur variable. Point de vésicule ou d'appendice 
marginal entre ces prolongements du disque péristomien. Hauteur, 
environ 3 centimètres. 

Très-commun sur les rochers tabulaires, près de Langrune, sur les 
côtes du Calvados. Se trouve aussi sur les côtes de TÂngleterre et 
dans les mers du Nord. 

§ A. — ( Voye% ci-dessus.) 

§ BB. — Vn appendice vésiculaire sur le bord de la 

cloche y au milieu de chaque espace inter- 
brachial. 

2. LvCBBNiBU AOaiGDLA. 



Bolofkuria lagenam referens, tentacuUs octonis fasciculatis, Muller, Prod. 

2182. 
Lucemaria auricula, ©tbon Fabricius, Fauna Groeniandica, p. 341. 1780. 

0. F. Muller, Zoologia Danica, t. IV, p. 35, pi. 132, fig. i-3. 

— — Montagu, Descrip. of several marine animais (Trans, of the Unn, 
soc., IX, p. li?, pi. 7, fig. 3. 18^). 
Lucemaria octo-radiata, l^m^iTck, Hist des anim, sans vert,, t. II, p. 474. 

JonhstOD, Mag. ofnat. Hist, t. V, p. 44, fig. 29, et British Zoophytes, 

1. 1, p. 246, fig. 54 et 55. 
Lucemaria awicuUij Sars, Bidrag til Soedyrenes naturhistorie, p. 34, pi. 4, 
fig. 1-13, et Isis d'Okeu^ 1833, p. 288, pi. 10, fig. 6. •— Fauna Utto- 
raUs NorwegUBj pars 1 , p. 25. "^ 



Espèce très-yoisine de la précédente, mais ayant nn appendice yé- 
siculaire sur le bord da dssqud périst(Hm«B, aa milieu de chaque es- 
pace situé entre les bases des bras ou prolongements tentaculifères. 

Se trouve sur les côtes de TAngleterre; de la Norwège et du Groen- 
land. 

S ÂÀ.-^ Les huit bras eu cornes tentacuUfkres inégatement 
espacés et réunis deux à deux en quatre groupes. 

3. LUCERNÀRIÀ QUÀDRIGORNIS. 

iMcemaria ^tadricorniSy 0. F. MuUer, Zool, Danica, 1. 1, p. 51, pi. 38, fig. 1-6. 

Lucernaria fasdcviaris, Fleming, CùntrfMions to thê Britishfauna {Memoirs 
of(he Wemerian nat. hist. Soc., t. II, p. 248, pi. 18, fig. 12. 1814). 

Lucernaria quadricornis, Lamarck, Hist. des anim. sans vert., t. II, p. 474. 
Johnston^ British Zoophytes, 1. 1, p. 2S2. 

Lucernaria quadricornis y Sars, Fauna littoralis Norwegiœ, i^^ partie, p. 20, 
pi. 3, fig. 1-7. 1846. 

Lucernaria fascicuiariSy H. Frey et B« Leuckart^ Beitrœge zur Kenhtniss 
wirbeUoser Thiere, pi. 1, fig. 3. 

Bras OU prolongements tentaculifères réunis de façon à constituer 
quatre cornes bifides yers le bout et très-écartées entre elles. 

Habite dans les mers du rford, sur les côtes du Danemarck et de 
Norwège. 

Genre II. GAUdNARIA. 

Lucernaria (pars), Sars^ Fauna littoralis Norwegiœ, p. 26. 

Nous croyons devoir séparer gënériquement des Lucernaires 
proprement dites, un petit Coraliiaire de la même famille, dont 
le disque péristomien, au lieu de se prolonger de façon à former 
huit bras tentaculifères, est arrondi et simplement cupuliforme. 
Les tentacules qui en garnissent le bord constituent, il est vrai, 
huit groupes,- mais ceux-ci sont peu distincts entre eux et telle- 
ment rapprochés, quHls donnent naissance à une couronne fran- 
gée, presque continue et circulaire. Les ovaires sont disposés 
d'une manière cruciale et fort rapprochés par paires dans toute 
leur étendue, de façon que les extrémités des branches de la 
croix formée par leur réunion correspondent à quatre des 
groupes de tentacules marginaux, et les intervalles compris entre 
ces mêmes branches correspondent aux quatre autres divisions 
du cercle tentaculaire. 



1 



46o PODACTOrAIBSt. 



GALICmABIA GTATHIFOBIIIS. 

Luetmaria eyathiformis, Sars, Fauna littoràlis NonvegùB, p. 26, pi. 3^ fig. 8 
à 13. 

Pédoncule cylindrique^ grêle et très-allongé. Portion péristomienne 
très-renflée^ à bords très-contractiles^ et susceptible de s'étaler en 
forme de disque. Tentacules marginaux peu nombreux et disposés sur 
une série linéaire simple. Hauteur^ environ 2 centimètres. 

Côtes de Norvège. 



TROISiÊHB PARTIE. 



DE LA DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

BB8 COAA&UAIASS9 

DBS RÉCIFS OU ILBS HADRÉPORIQUBS, ET DE LA DISTRIBUTION 
GÉOLOGIQUE DES POLYPIERS FOSSaES. 



§ 1 . Dans rétat actuel de la science; on ne peut présenter 
que fort peu de résultats généraux relativement au mode de 
distribution des Coralliaires à la surface du globe, car la pro- 
venance des polypiers qui se trouvent dans les musées zoolo- 
giques n'est que rarement indiquée d'une manière précise, et 
la. plupart des déterminations spécifiques données par les voya- 
geurs ne peuvent inspirei^ que peu de confiance ; enfin, la re- 
cherche de ces Zoophytes n'a été faite avec soin que dans un 
petit nombre de localités, et on ne sait encore que fort peu de 
choses sur les limites des régions habitées par les espèces les 
mieux connues. Il y a cependant quelques faits de géographie 
zoologique qui ressortent assez nettement de leur étude et qui 
méritent d'être rapportés ici. 

En comparant la Faune maritime des divers parages où 
des Coralliaires ont été recueillis, on remarque d'abord que 
les Alcyonaires paraissent être presqu' aussi abondants dans 



463 DISTftIBimoil QiOORiraïQDB 

les mers des régions tempérées oa même froides du globe, 
que dans celles de la zone torride. Il en est à peu près de 
même pour les Zoanthaires Malacodennés ; mais le mode de 
distribution géographique des Madréporaires ou Zoanthaires à 
téguments calcifiés est très* différent. On trouve, il est yrai, 
quelques représentants de ce type zoologique à des latitudes 
assez élevées, par exemple sur les côtes de TEcosse et même 
jusque dans la mer Blanche ; mais dans ces parages et même 
dans les mers qui baignent les pays tempérés, les CoralUaires 
à polypiers sont peu variés, et les espèces ne sont représentées 
que par un très-petit nombre d'individus, tandis que dans les 
mei's tropicales, les Madréporaires abondent comme espèces 
aussi bien que comme individus, et, ainsi que nous le verrons 
bientôt, ils se développent avec tant de puissance que, malgré 
leur peu de volume» ces Zoophytes jouent un rôle important 
dans la constitution de la i;roûte superficielle du globe. La 
température élevée des eaux paratt donc être une condi- 
tion favorable à la multiplication des Madréporaires en gé- 
néral, et indispensable à Texistence de la plupart de ces ani- 
maux. 

Il est aussi à noter que parmi les Alcyonaires, les^ espèces à 
sdérobase bien constituée , tels que le Corail , les Gorgones 
et les Isis, ne s'étendent que peu au-delà du 40^ degré de 
latitude. On rencontre,il est vrai, quelques Gorgcmes plus au 
nord, et les Virgulaires se trouvent sur les côtes de la Nor- 
wège ; mais dans ces mers froides, ce type zoologique e^ repré- 
senté principalement par les Alcyons. Là où Ton observe en 
abondance soit des Madréporaires, soit des Alcyonaires à tige 
solide et rameuse, on peut donc présumer que la température 
doit être pour le moins aussi élevée que dans la partie sud de 
la Méditerranée, et nous verrons bientôt que ce résultat est en 
parfait accord avec d'autres faits fournis f%v l'étude géologique 
du globe. 

Il est également évident que pour les Goralliaires» de même 
que pour les autres animaux marins, il y a des Cmnes spéci- 
fiques ou même génériques» qui soiU propres à certains pa- 



Bkft OORéLLtAIlilIt. 4^3 

rages» et que les différentes régions zoologiqaes ont des 
&aDes distinctes. Ainsi, la mer du Nord est caractérisa 
sous ce rapport par la présence du Paragorgia arborea, du 
Caryophyllm Smith»^ etc ; la Méditerranée possède en propre 
le Corail rouge, YÀstroïdes cdyculam et quelques autres 
espèces remarquables;, certains Madréporaires appartien- 
nent exclusivement, les uns aux mers des Antilles , les au- 
tres aux mers de la Chine et du Japon, ou bien encore à 
certaines parties de la Polynésie; et lorsqu'on aura des ren- 
seignements plus précis et plus nombreux sur les localités ha- 
bitées par chaque espèce, il y aura intérêt à comparer sous 
ce rapport la population des diverses régions du globe ; maici 
dans rétat actuel de la science, nous le répétons, on ne possède 
pas assez de données certaines pour qu*un travail de ce genre 
ait quelque valeur. 

Nous ne sommes aussi que fort peu renseignés sur les pro- 
fondeurs auxquelles les Coralliaires peuvent se rencontrer 
dans la mer; mais nous savons qu'il existe, à cet égard, des 
différences très -grandes. Ainsi, sur les parties du littoral 
de la Méditerranée, où Ton rencontre en abondance XAs" 
trdUes calyculariSy le Dendrophytlia ramea et le CordUium 
rubrum, le premier de ces Zoophyles est fixé aux rochers à peu 
de distance de la surface de l'eau, et ne parait pas descendre 
à des profondeurs considérables, tandis que les deux derniers 
ne se rencontrent guère par moins de 50 brasses, et se trou- 
vent dans des eaux dont la profondeur est même beaucoup plus 
considérable. Des différencest analogues se remarquent entre 
les diverses espèces propres aux régions tropicales; ainsi, le 
MUlepora alcicomis et les espèces voisines du même genre se 
trouvent depuis la surface jusqu'à une profondeur d'environ 
1 2 brasses (c'est-à-dire environ 20 mètres) ; les Madrépores et 
les Seriatopores prospèrent surtout à une profondeur plus con- 
sidérable et vivent parfois à plus de 20 brasses de la surface ; 
enfin, on a trouvé des Caryophylliens à une profondeur de 80 
brasses. 

Des observations intéressantes sur les stations habitées 



464 DI8TAIBUT10N QWOGKàgmiqm 

par les derniers Zoophyles de celte classe ont été faites par 
plusieurs voyageurs (^); mais nos connaissances à ce sujrt 
laissent encore beaucoup à désirer. 

Il est aussi à noter que beaucoup de ces animaux ne se dé- 
veloppent bien que dans les lieux où la mer est fort agitée, 
et que presque tous ne peuvent vivre ni sur un fond de sable 
ou de vase, ni,daus des eaux saumàtres. 

§ 2. Dans certains parages qui sont habités par des Coral- 
liaires à polypier calcaire tr^solide, et qui réunissent les con- 
ditions physiques les plus favorables au dévdoppement de ces 
zoophytes, les Madréporaires s'accroissent et se multiplient 
d'une manière si prodigieuse, que non-seulement ils tapissent 
complètement les rochers, mais qu'ils constituent à eux seuls des 
récifs ou même des îles. Depuis longtemps les navigateurs, en 
visitant les mers de l'Inde et de l'océan Pacifique, ont été frappés 
de l'aspect particulier de certaines terres basses qui surgissent à 
peine au-dessus de la surface de l'eau, et qui présentent un mode 
de conformation très-singulier. Ainsi, Pyrard de Laval qui, en 
1601 , partit de Saint-Malo pour explorer l'océan Indien, dit, 
en parlant des lies Malouines situées sous l'équateur, au sud- 
ouest de Geylan : c Elles sont divisées en treize provinces qu'il 
nomme AtoUonSy qui est une division naturelle selon les lieux : 

(1) MM. Quoy et Gaimard ont cru pouvoir déduira de leurs recherches faites 
pendant le premier Toyage do circumnaYigation de TÂstrolabe , que les As- 
trécns et les autres Madréporaires n'habitaient que très-près de la surfoce de 
la mer (à quelques brasses seulement), et ne pouvaient vivre dans les eaux très- 
profondes (Quoy et Gaimard, Mémoire iUr Vaccroissement des polypiers U- 
thophytes, considéré géologiquement. Annales des sciences naturelles^ 1" série, 
t. VI, p. 277). . 

Mais les i^its constatés par MM. Gouthony^ Darwin et quelques autres natu- 
ralistes, prouvent que cette opinion est exagérée. Pour plus de détails à ce 
sujets on peut consulter l'ouvrage de BL Darwin^ intitulé <: The strticture and 
distribution ofCoral reefs, p. 80 et suiv. 1842. 

M. Dana a fait une remarque intéressante au sujet des rapports qui parais- 
sent eiister entre la profondeur de la station habitée par certaines espèces et 
leur extension à des latitudes plus ou moins élevées. Ainsi, les Méandrines et 
les grandes Astre ides qui ne se trouvent que dans les régions les plus chaudes 
du globe^ occupent dans la mer une zéne plus élevée que les Poritides^ et 
celles-ci remontent plus loin vers le nord. Enfin^ les Garyophyllies se trouvent 
dans les eaux très-profondes et sont répandues en nombre plus ou moins consi- 
dérable, dans presque toutes les mers. 



. nur csoRAsuAimi. . 4^ 

il'mtait que ch^Mpie âloi)on est séparé des autres et cootieiit e» 
8oy une grande multitude de petites îidés. C'est une merveille 
de voir it^hacun de <^ atoUons environné d'un grand banc de 
pierre tout autour, n'y ayant point d'artifice humain qui pust 
ai bien fermer de mur^IIes un espace de terre comme est cela. 
Ces atoUons sont qua#i tous ronds ou ovales, ayant chacun 30 
lieues de tour, les uns quelque peu phis, les autres quelque 
peu moins, et sont tous de suite et bout à bout depuis le Nord 
jusqu'au Sud, sans aucunement s enlretoucher. Il y a entre deux 
des canaux de mer, les uns larges, les austres fort étroits. 
£tanl au milieu d'un atoUon^ vous voyez tout autour de vous ce 
vgraud banc d€| pierre qui entoure et qui défend les isles contre 
.ritni)étuosité de la mer. Mais c'est chpse effroyaUe,.méme 
aux plus hardis, d'approcher ce banc et de voir venir de bien 
^loÎQ les vagues se rompre avec fureur tout autour > (^). 

Des récifs, des bancs et des lies analogues furent ensuite 
découveils en grand nombre soit dans l'océan Pacifique, soit 

* dani d'autres localités; on ne tarda pas à reconnaître que ces 
immenses masses pierreuses étaient constituées par de^ poly- 
piers, et on les daigna d'une manière générale sous le nom 
à'^es de Corail ou (ÏUes mcidréporiqiÂes. Forster, naturaliste . 
qui accompagna Cook dans un voyage de circumnavigation, 
en fit connaître les caractères les plus remarquables, et attri- 

. bùa leur formation au développement des Zoophytes à enve- 
loppe calcaire (^). Flinders, Ghamisso, MM. Quoy et Gaimard, 
M. Ehrenberg et plusieurs autres Voyageurs firent sur leur 
mode de constitution des observations nouvelles (^); mais c'est 

(1) Voyage de F. Pyrard de La^al^ oontenant là Davigation aux Iodes orien» 
tales^ Maldives^ Moluques et au Brésil^ et les divers accidents qui luy sont ar* 
liyez en ce voyage pendant son séjour de dix ans en ces pais. Publié par 
Duval. géographe du roi, in-4, Paris, 1679, p. 71. 

(2) J. R. Forster, Obswvatkm mode duning a voyage round the worldé 
1778, p. 148 et suivantes. 

(3) Ffinders, a Voyage to terra australis, t. U. 1814. 

-— Chamisso, Bemerkungen und ansichien. {lioUeMe, Eniderlung Reise 
inder sud-see. Ed., 3 p. 187. 1821.) 

Quoy et Gaimard» Mémoire sur Vaccroiseemmt des polypee Uthophytee^coti' 
Coràlliaires* Tome 3. 30 



466 OISTAiaOTIOH OiOGRAPHIQIIB 

dans eès derniers temps seulement qu'm ra a fait Tobjet d^é- 
todes approfondies, et c'est anx travaux de MM. Darwin, Cou- 
thouy et Dana, que nous sommes redevables de la connaissance 
des faits les plus importants relatifs à leur histoire (^). 

Ces vastes assemblages de Coralliaires affectent certaines 
dispositions constantes , à raisons desquelles on les divise en 
plusieurs catégories. Tantôt ils constituent un grand anneau 
circulaire dont le centre est occupé par un bassin profond, en 
communication avec la mer extérieure par une ou plusieurs 
brèches très-profondes ; on les désigne alors sous le nom A' atolls 
ou i'Ues à lagune; d'autres fois ils entourent, à distance, en 
manière de cadre, une petite lie qui est ordinairement un cône 
volcanique, et ils constituent des barriire» de ridf$ appelées 
aussi récifs en ceinture. Enfin, dans d'aûtreà cas, ils gar- 
nissent immédiatement la côte d'une lie ou de la terre ferme, 
et sont appelés récifs en bordure ou récifs littoraux Q). Du 

sidérés géologiqwment (Annales des sciences natureUes^ V^ sérient. VI; p. 273. 
1825). 

— Ehrenberg^ Ueber die naiur und bildung der Corcàlerienséln und Cordl- 
Uhbàuker in rothen Meeres (Mém. de VAcad. de Berlin pow lb34). 

— Bçechy, Nûtrative ofav^ageio ihe Pacific and Beering'strait. 1S31. 

— G. Nelson^ on the Geology of ihe Bermudas {Transactions ofthe Geolo- 
gicas Society ' of London^ secood séries^ vol. V^ p. 103. 1837). 

(1) Darwin , the structure and distribution of Coral reefs, being ihe first 
part ofthe geology ofthe voyage of the Beagle, under ihe command of capt, 
fitiroyyduring ihe years, 1832 to 1636. iD-8^ Loodon^ 1842. 

— Coiithouy, Remarks up^ ihe Coral formations in the Pacific ; toith 
suggestions as to the cames of ihier absence in ihe same paraUals of latitude 
on ihe coast of south America, (Boston, Journal of natural history, vol. IV^ 
p. 66. 1844. ) 

— Dana, on Coral reefs and Islands ; in-8. 1833. 

•^ Âgassiz^ Report to ihe superintendant of the coast survey on the examina- 
tion ofFïorida reefs, Keys and coast. (Annual report of the superintendant 
ofthe coast survey, Washington, lSib\ p. 145.) 

— Grange, Etudes sur les formations madréporiques. {Voyage au pôle sud 
de V Astrolabe et de la Zélée; géologie et minéralogie, p. 181. 1854.) 

(2) La plupart de ces expressions sont empruntées aux écrits des voyageurs 
anglais^ et quelques auteurs ne les ont pas toujours rendues d'une manière 
exacte. Ainsi^ les récifs littoraux ont été appelés aussi récifs frangés; mais le 
nom de fringing reefs qna Von a voulu traduire delasorte^ signifie des récifs for- 
mant bordure ou récifs marginaux. L'expression d'I^j lagofms, appligode aux 



* I 



T&^le, ces anneaux, oa bandes madréporiques» sont générale- 
ment étroits ; Leur bord extérieur est très-escarpé, et souyent, 
à très-pea de distance, la profondeur de la mer devient tout-à- 
coup si grande, que Ton ne trouve plus de fond ; là les vagues 
se brisent toujours avec violence, et la roche madréporiqde 
est couverte de polypes vivants, de façon à ressembler à un jar- 
din émaillé de fleurs; mais au-delà de l'espèce de ceinture ainsi 
constituée, c'est-à-dire dans le bassin central des atolls. ou 
dans le canal circum-liltoral des lies qui sont entourées de ré- 
cifs en barrière, la mer est calme, et les Coralliaires ne se dé- 
veloppent qu'en petit nombre; enfin, dans l'espace Intermé- 
diaire, c'est-à-dire à la face supérieure de ces agglomérations 
de Madréporaires, dont la largeur n'est que de deux à trois 
cents mètres, les fragments de polypiers roulés par les eaux se 
transforment en une sorte de pâte pierreuse et, en s' amoncelant, 
s'élèvent peu à peu au-dessus du niveau de la mér, pour con- 
stituer un sol sur lequel des semences de plantés transportées par 
les courants ou par les vents, ne tardent pas à se développer. 
Les naturalistes ont été fort partagés d'opinion au sujet 
du mode de formation des iles madréporiques. Les uns ont 
supposé qu'elles étaient composées uniquement des dépouilles 
solides de Coralliaires qui auraient commencé à se développer 
au fond de la mer à des profondeurs immenses, et se seraient 
superposés en se multipliant de façon à former, par leur as- 
semblage, une sorte d'immense cornet ou coupe adhérent par 
sa base et arrêté dans sa croissance par le manque d'eau 
en arrivant au-dessus du niveau de la mer (^). D'autres ont 
pensé que la forme annulaire de ces iles était due à la confor- 
mation du sol sur lequel la'colonie de Madréporaires se trouve 

atoUs ou atoUonSy est aussi dérivée des mots lagaon^sland, qui signifie lie à 
lagune^ c'est-à-dire une lie contenant une sorte de lac ou de grand bassin oc- 
cupé par de l'eau. 

(1) C'est de la sorte que Forster^ Peron^ Fiinders et Cbamisso ont cm 
pouvoir se rendre compte de la formation des atolls^ et cette hypothèse, 
abandonnée depuis longtemps par tous les naturalistes^ a été soutenue tout ré- 
cemment par un navigateur^ M. le vice-amiral Du Petit^Thouars {sur la for-^ 
mation récente des Ues de Vocéan Pacifique. Comptes-»rendus des séances de 
r Académie def sciencesj 1859, t. XLVIU, p. 212.) 



46S DISTAIBUTIOK GÉOéRAPHIQUE 

fixée; qne celte base était le cratère d'un ancien volcan sous- 
marin sitné à peu de distance de la surface dé la mer, et qu'en 
se couronnant de Goralliaires ^ elle aurait donné à la ma^e 
rocheuse produite par les polypiers de ces animaux , la forme 
d'une muraille circulaire (^). Mais, d'après Tènsemble des faits 
recueillis par M. Darwin , les choses ne paraissent point se 
passer de la sorte, et les observalioûs de ce zoologiste, corro- 
borées par celles de M. Dana et de plusieurs autres voyageurs, 
tendent à établir que la constitution des îles madréporiques en 
forme de bassin, de même que celle des récifs en ceinture, est 
subordonnée à un de ces phénomènes d'abaissement lent du 
sol, dont la géologie nous a révélé Texistènce sur plusieurs 
points delà surface du globe. Nous ne pourrions, sans sortir du 
cadre de cet ouvrage, exposer et discuter ici les faits sur les- 
quels repose cette théorie, car ces faits sont du domaine de la- 
géologie (2); mais, afin de montrer qtielles sont les conditions 
dans lesquelles les Goralliaires se trouvent quand ces zoophyles 
concourent à modifier ainsi la configuration de la surface du 
globe, il nous parait nécessaire d'en dire quelques mots. 

Les atolls et les bancs madréporiques en ceinture, de 
même que les récifs littoraux, sont formés principalement par 
des Poritides, des Milleporides et des Astrééns massifs, et ces 
Goralliaires, comme nous l'avons déjà dit, ne vivent pas dans 
les très-grandes profondeurs de la mer, mais , dans les loca- 
lités favorables, se développent en abondance sur les flancs 
des rochers sous-marins, dans une zone de' quelques brasses 
au-dessous du niveau de l'eau. En se multipliant, ils tendent 
à former ainsi une sorte de revêtement autour des îles , et cons- 
tituent les bordures qui ont été désignées ci-dessus sous le 
nonide récifs littoraux. L'espèce de banquette marginale ainsi 
constituée doit être considérée comme le premier âge d'une île 
madréporique, et si, après avoir grandi pendant un certain 

(1) Voyez Ljéil, Principîes of geology,.3à edit., vol. 3, p. 280. 1837. 

{!) On trouve dans l'outrage de M. D'Arc^iac ^ intltalé Histoire dês pro- 
grès de la géologie (t. I^ p. 361 et suir.), un très-bon coiit^td<4rendtt de VùUX 
actuel de nos connaissances relatives h la coûs^ttUoii ot au mode de dévidop- 
peaient des îles madréporiques. 



DES C0BAIXIAIBE8. 4^9 

temps dans ces conditions^ elle vient à s'abaisser un peu, par 
Teffet d'un mouvement du sol sous-jacent, le développement 
de la colonie madréporiqùe continuera sur la surface supé- 
rieure qui se trouvera submergée; mais nous avons vu que 
ces Zoophytes prospèrent surtout là où la mer est le plus 
agitée, et par conséquent c'est près du bord extérieur de la 
banquette qqe F accroissement de la masse constituée par les 
polypiers doit être le plus rapide, Il en résulte que si l'a- 
baissement de l'ile ainsi entourée continue, il arrivera un mo- 
ment où ce bord extérieur s' élevant à mesure que la base 
commune descend, dépassera beaucoup le niveau de la por- 
tion du banc située plus près de la côte , et transformera cet 
espace en une sorte de lagune circulaire qui entourera la por- 
tion encore émmergée de l'île et sera séparée de, la baute mer 
par une barrière annulaire. Le récif marginal se sera alors 
transformé en une ceinture madréporiqùe isolée , et l'abaisse- 
ment du sol se continuant toujours donnera à la lagune incluse 
une profondeur de plus en plus considérable. Dans cet état, 
que nous appellerons le deuxième âge de l'ile madréporiqùe, il 
y aura donc un anneau composé en partie de Goralliaires vi- 
vants et en partie de polypiers morts, puis une ceinture aqueuse 
intérieure, et vers le centre un pic plus ou moins élevé, et l'eau 
douce qui se condensera sur ce cône, en s'écoulant au dehors, 
arrêtera le développement des Zoophytes lithogènes dans le 
point correspondant à l'embouchure du ruisseau ainsi formé. 
Le récif en ceinture ne devra donc pas être continu, mais in- 
terrompu sur un ou plusieurs points qui constitueront autant 
de canaux de communication entre la lagune littorale et la mer 
extérieure; disposition qui, en effet, se rencontre toujours dans 
les îles de ce genre. Enfin, si par suite de l'abaissement gra- 
duel du sol, le pic intérieur vient à être submergé à son tour, 
le récif en ceinture se transformera en une ile annulaire ou 
atoll, dont le centre sera occupé par de l'eau seulement et 
constituera un bassin en communication avec la haute mer par 
un ou plusieurs goulets. L'Ile madréporiqùe sera alors arrivée 
à la troisième période de son existence, et par suite de la con- 



47<y DISTRIBUTION QÉOGRAPHlQra 

tinuité da mouvement lent d'abaissement qui y a donné nais- 
sance, sa forme générale ne sera pas changée, seulement sa 
laguuQ centrale deviendra de plus en plus profonde, et son 
bord extérieur s'accroîtra. 

On voit donc que celte théorie géologique relie en un seul 
faisceau tous les faits principaux relatifs au mode de constitu- 
tiont des récifs et des lies madréporiques, et donne une expli* 
cation facile des particularités de form